mardi 30 décembre 2008

wii ou non ?

Très naturelle la position du poignet...
Faites vivre les kiné, achetez une Wii !




On s'en doutait depuis sa sortie, la console Wii ou plutôt son utilisation, envoie les gens à l'hôpital.

Les kinésithérapeutes britanniques tirent officiellement la sonnette d'alarme. Environ 10 patients par semaine sont hospitalisés pour utilisation des jeux avec pour résultat des inflammations à l'épaule et/ou au poignet. Principalement les jeux de tennis et les jeux dans lesquels il faut courir, jeux impliquant des étirements et des mouvements brusques et violents.

Une inflammation très spécifique du genou due à l'utilisation intensive de certains jeux a reçu le doux nom de "wii knee" (un jeu de mot avec "winnie", mais bon c'est de l'humour anglais).

Les médecins précisent qu'il a de forts risques pour que l'utilisation de la wii prépare le terrain pour des rhumatismes et de l'arthrite quelques années plus tard.

Les kiné français n'ont pas fait de commentaires officiels, mais on sait depuis quelques temps qu'il existe une augmentation des traumatismes articulaires liés à l'utilisation de la Wii, surtout de façon intensive (j'en connais qui y jouent tous les samedis et les dimanches de 9 h à 22 h !!!).

Ces traumatismes ne sont pas sans rappeler ceux dus au sport.
D'ailleurs, dans les années toutoudouyoudou, les services d'urgence de désemplissaient pas le lundi matin de téléspectateurs pratiquants zé néophytes de l'aérobic télévisuel de Véronique et Davina.
C'est même une des raisons principales de la disparition de leur émission, puisque non professionnelles du sport, l'émission et leurs présentatrices furent remises en cause par les kiné et les médecins qui s'affolèrent de la montée brutale des traumas (et des arrêts de travail à distribuer).

Si vous avez testée la Wii en magasin l'année dernière, lorsqu'est sortie la plateforme, vous aurez remarqué que vous aviez d'ailleurs été coaché par des kiné qui corrigeaient vos erreurs de positions afin de limiter les douleurs et les traumas articulaires.

Mais une fois rentré chez vous avec la console et les jeux sous le bras qui vous coache ?

Le sport via la Wii c'est comme tout sport pratiqué seul, sans professionnel pour vous surveiller, et qu'on n'a jamais pratiqué ou seulement quelque fois, il existe des risques de se faire mal, très mal même.

C'est d'ailleurs une des raisons principales pour laquelle la Wii ne doit pas être utilisée par les enfants encore en phase de croissance.

Alors soyez prudents.




Il serait mal venu de finir cet article sans vous présenter tous mes voeux de bonne fin 2008 et de super bonne année 2009.
Je remercie tous ceux qui ont bien voulu laisser des commentaires pour me faire part de leur avis ou de leur témoignage.
Le Vergi de la personnalité sur la défensive revient à Nakito
Le Vergi du complexe d'Oedipe mal résolu revient à Aztek (merci encore pour les infos)
Le Vergi de l'immaturité revient à Plume
Le Vergi de la personnalité hésitante revient à Eva
Le Vergi de la personnalité psycho-rigide qui manque de confiance en soi revient à Stéphanie
Une erreur de frappe me l'ayant fait effacer, le Vergi de l'ego surdimensionné revient à Alexis (t'as cru que je t'avais oublié ? quelle claque hein ?) . *
Ne changez rien (surtout que ce n'est pas moi votre psy !) !
Merci aussi à tous les autres de passage.

Et pour ne pas vous tromper dans votre décompte de minuit, cliquez ICI

Envie de voir la Tour Eiffle en direct ? Cliquez ICI


Amusez vous bien !!


* une "information" de dernière minute, me fait délivrer aussi à ALexis le Vergi du meilleur documentaire naturiste de la fin de l'année.

vendredi 26 décembre 2008

Une chatte à poil

Sans aucun doute, penses-tu, Ô lectrice, Ô lecteur, qu’avec un titre pareil je vais accroître mon lectorat.

Que nenni.

Bien au contraire, cela fait fuir les gens intellectuels… Et donc tous les bloggeurs atteints de parisianisme aigu, c’est à dire tous ces provinciaux qui cherchent à se faire plus parisiens que les parisiens (bref, ils m'énervent).

Mais que va ta Montrougienne Psy raconter sur un sujet pareil, te dis-tu ?

(ou peut être que tu ne te dis rien après tout).


Toi, Ô lectrice, Ô lecteur, qui a passé la matinée de ton 25 décembre à aider à ouvrir des boîtes en carton, puis à défaire des fils de fer enroulés et à arracher avec les dents des élastiques transparents et si fins que rien ne laissait présager de leur résistance.


Toi qui a du trouver et placer des piles par milliers (des LR6 si tu as de la chance) et lire des modes d’emploi traduits mot à mot du Coréen accompagnés de crobards d’une clarté que n’aurait pas renier Kandinsky puis (enfin) te lancer dans une démonstration.

A toi, donc, je voulais de te dire que le langage français laisse parfois à désirer.


Une expression m’a ainsi traversé l’esprit.

« avoir de la taille ».

Figure toi que cette expression je suis toujours obligée de ma la faire expliciter par celui ou celle qui l’exprime.

« Avoir de la taille », cela veut-il dire avoir la taille marquée ?

Ce qu’on appelle une « taille de guêpe ».

O cela veut-il dire avoir un tour de taille rebondi ?

Dont on dit « ne pas avoir de taille ».

Mais si on n’a pas de taille,

combien mesure-t-on ???


Pourquoi dit-on « avoir des doigts de fée » ?

Cela veut dire qu’on réalise des merveilles avec ses petites mimines.

Mais les fées, elles s’en foutent de leurs doigts, elles utilisent leur baguette magique !!


Et puis dire « je suis le guide » ?

C’est toi le guide ? Je te suis alors.

Si je suis te, te est moi.

Alors qui suis-je ? Le guide ou moi ?


Sans compter les gens importants, ces managers décisionnaires qui disent toujours « qu’ils vont prendre des mesures ».

Tu les as déjà vu toi saloper leur costard Armani, à quatre pattes par terre et un mètre à la main ?

D’ailleurs il n’y a pas un mètre entre eux et leur main.


Et l’autre qui dit sur le ton du reproche que sa femme « porte la culotte ».

Ca veut dire quoi, qu’il préfèrerait qu’elle n’en porte pas ?

Ou qu’il aimerait porter celle de sa femme ?


Mais dis moi Ô lectrice, Ô lecteur, tu n'as quand même pas l'intention de "ramener ta fraise" ?
C'est comme pour l'ananas, c'est pas de saison et c'est anti-écologique.

Sur ce...

Sur cet article je vais me prendre une veste.

Normal, il fait froid dehors.


Selon toi, Ô lectrice, Ô lecteur, laquelle de ces deux chattes est à poil ?


mercredi 24 décembre 2008

Humour informatique




Pour ceux qui vivent sur une île déserte, qui viennent de passer 70 ans en prison ou même ceux qui n'ont pas levés le nez de leur écran depuis des mois, je leur ferais remarquer : ce soir c'est le repas de Noël.

Et du coup j'ai pas l'intention de me fouler sur cet article, même si j'ai trouvé quelques "trucs" liés à l'informatique dont j'ai eu envie de vous faire part.

En première lecture, c'est drôle.
Si si vous verrez.
Ca se corse, comme dirait Patrick Fiori (référence proposée par un de mes commentateurs, à qui je n'hésite pas à poser cette question existentielle "c'est qui Patrick Fiori ?"), ça se corse donc en seconde lecture.


1. Vous créez un nom de domaine ? Examinez-en toutes les lectures possibles.

Quelques exemples anglo-saxons (parce que j'ai eu la flemme de chercher des noms en français)


Une entreprise fabricante de stylos personnalisés a décidé de créer son site internet.
Nom de l'entreprise : Pen Island.
Nom du site : www.penisland.net
Pour les non anglicistes : pen = crayons, stylos.
Pour ceux qui n'ont toujours pas compris (il y en a), on peut lire "pen island" ou "penis land" (est-ce que ça nécessite une traduction ?).
On imagine sans peine (hisse) le nombre d'obsédés qui doivent arriver sur ce site...

Trouver un thérapeute adapté n'est pas simple en Californie.
Il y en a même tellement qu'il faut un annuaire pour savoir où s'adresser.
Nom de l'entreprise : Therapist Finder
Nom du site : TherapistFinder.com
Therapist = thérapeute ; finder = trouveur
Mais le nom peut être lu soit "therapist finder" soit... "the rapist finder" ("le trouveur de violeur").

Mentionnons aussi une société en conseils informatiques.
Nom de la société : Experts Exchange
Nom du site : Expertsexchange.com
Que l'on peut lire "Experts Exchange" (conseils d'experts) ou "expert sex change" (expert en changement de sexe).
Allez savoir pourquoi cette entreprise à changé brutalement de nom de domaine il y a quelques jours.


Vous avez envie d'inviter une célébrité à votre fête d'anniversaire ? Vous allez devoir passer par son agent. Afin de savoir qui est-ce et comment le contacter, il suffit de faire une recherche sur Who Represents ("Qui représente ?").
Nom du site : WhoRepresents.com
Que l'on peut lire aussi.... "whore presents" (comment dire... "cadeaux de péripatétitienne").

Et pour finir ce petit tour des noms de domaine, voici l'entreprise australienne : Mole Station Nursery, spécialisée dans les pépinières !
Son nom de domaine : Molestationnursery.com
Que l'on pouvait lire : Molestation nursery ("garderie par attentat à la pudeur").
L'entreprise a fini par se rendre compte de cette double lecture et a modifié son nom de domaine.

Si vous avez connaissance de noms de domaine en français qui peuvent donner lieu à une lecture double, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires !



Ensuite, comme j'ai l'esprit léger à l'idée de recevoir (peut être, sans doute, surement si y en a qui veulent rester copains avec moi) un cadeau à minuit, je ne peux m'empêcher de vous proposer d'offrir à votre collègue de travail qui vous gonfle le plus un super cadeau high tech dont il appréciera l'efficacité à sa juste valeur.

J'ai nommé la clé USB "Phantom Keystroker".

Cette clé USB se branche, comme il se doit, sur tout ordinateur.
Elle peut être paramétrée sur 3 plans :
- verrouillage des majuscules pendant quelques secondes
- mouvements erratiques non contrôlables de la souris
- injection de caractères aléatoires dans les écrits
Tout cela selon un rythme et une fréquence que vous aurez déterminé au préalable

Votre collègue pourra pester contre sa souris, son clavier, son micro, persuadé au bout de quelques temps qu'un méchant virus a infecté son outil de travail.
Imaginez sa bouille toute déconfite dès potron-minet, le café non encore avalé, constatant que son micro fait n'importe quoi, tapant sur son écran (oui les gens tapent sur leur écran pensant que ça va remettre la machine à zéro...)
C'en est jouissif !

Tout ceci donnera lieu, n'en doutez pas, à une baisse certaine de productivité de ce cher collègue, d'une suspicion primesautière sur son incompétence informatique ou sur d'éventuels surf douteux mais aussi de temps perdu en vérification anti-virale.

Ah que c'est bon !

Malheureusement, le blocage des majuscules ne fonctionne pas sous Mac, certaines souris ne sont pas compatibles et sous Linux, ça ne fait rien. On ne peut pas tout avoir.

On imagine sans peine comment les harceleurs vont s'en donner à coeur joie.
C'est sans compter aussi sur certains DRH qui trouveront ici une bonne raison d'en pousser certain(e)s vers la porte de sortie.

Soyez raisonnable dans l'utilisation de cette clé, ne vous faites pas chopper !
Cela s'appelle du "délit d'entrave au système (informatisé)", passible de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Y a des plaisirs qui n'ont pas de prix.


Allez, Joyeux Noël !!!

dimanche 21 décembre 2008

Classification des jeux video (PEGI)



A l'heure où les jouets vont bientôt tomber de la hotte du Père Noël via les cheminées électriques ou la chaudière au mazout, nombreuses vont être les consoles de jeux video qui vont entrer ainsi par la petite porte dans les foyers.

Bien sur, - comme dans le temps les trains électriques- nous savons que le cadeau de Noël du petit est aussi l'occasion de faire plaisir au papa ou à la maman qui en profitera tout autant, sinon plus, après la reprise de l'école.

Et ça c'est pas beau.
Non.

Mais n'empêche que les consoles vont, quand même, servir aux plus jeunes.
Et parfois un peu n'importe comment.
Il ne s'agit pas ici de décrier ou d'encenser les comportements parentaux, c'est un peu tard maintenant.
Mais j'y reviendrais, je ne vous raterais pas.

Il s'agit bien de savoir quel jeu vous allez donner à votre enfant.
Bien des classifications ont vu le jour.
Surtout d'abord certaines avec des logos incompréhensibles, sous-titrées en anglais. Bref, un truc dans lequel personne ne comprenait rien, même les vendeurs.

Aujourd'hui il existe une classification européenne, la PEGI.
Non, pas la cochonne.
La "Pan-European Game Information".
C'est à dire, le système européen d'information sur les jeux.

On dit bien "information" et pas obligation ou limitation.
Car, allez savoir pourquoi, on considère que -normalement- les parents sont assez intelligents, responsables, ouverts d'esprits, conscients du fonctionnement psychique et uniquement axés sur le développement harmonieux de leur enfant.
Donc ils doivent être informés.
Après ils font ce qu'ils veulent.
Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas.
C'est juste une considération.
Et à mon avis, fondé sur quelques années d'expériences de consultations, on ferait mieux de considérer l'inverse.
Mais ça n'engage que moi.
Et les enfants.

Bref, bref, bref, il existe désormais une classification lisible.
Mais pas claire.
Faut pas trop en demander.
(quel suspens !)


On a ainsi désormais, la classification suivante :
- 3+
- 7+
- 12+
- 16+
- 18+

Méfiez vous !
Cette classification ne veut pas dire qu'un jeu correspond à un âge donné, NON.
Elle vous donne simplement une information sur le contenu du jeu.

Ainsi un jeu classifié "3+" ne veut pas dire qu'il est réservé à des joueurs en bas âge venant d'entrer à la maternelle.
(D'ailleurs pas de console DS avant 7 à 8 ans et de Wii avant 13 ans. Et surtout pas de BabyWii. N'est-ce pas ?)

Un jeu classifié "3+" peut très bien avoir de l'intéret pour les plus de 18 ans, tel que la série des Mario Bros par exemple.

La classification n'indique rien quant à la complexité du jeu ni à son intérêt ni à son graphisme, mais bien uniquement sur le contenu en terme de protection des mineurs.

Mais encore ?

PEGI 3+ : le contenu du jeu est considéré comme adapté à toutes les classes d'âge.
Une certaine violence dans un contexte comique (par exemple les formes de violence présentes dans les dessins animés de type cartoon comme Bugs Bunny ou Tom & Jerry) peut être présente.
Le joueur ne doit pas pouvoir associer le personnage à l'écran avec des personnages réels, ils doivent être totalement imaginaires.
(le problème étant que chez les jeunes de moins de 7 ans, l'imaginaire et le réel ne font qu'un et les personnages imaginaires finissent par envahir la sphère du réel)
Le jeu ne doit pas comporter de sons ou d’images susceptibles d’effrayer ou de faire peur à de jeunes enfants.
Le jeu ne doit faire entendre aucun langage grossier et ne contenir aucune scène de nudité ni aucune référence à une activité sexuelle.

PEGI 7+ : tout jeu qui obtiendrait normalement une classification à 3+ mais contient certaines scènes ou sons potentiellement effrayants peuvent être considérés comme convenant à cette classe.
Des scènes de nudité partielle peuvent être autorisées, mais jamais dans un contexte sexuel.
(bref, le personnage principal peut être une nana qui se promène seins nus tout le jeu, mais les autres personnages font comme si de rien n'était)

PEGI 12+ : Les jeux vidéo montrant de la violence sous une forme plus graphique par rapport à des caractères imaginaires et/ou une violence non graphique envers des personnages à figure humaine ou représentant des animaux identifiables, ainsi que des jeux vidéo montrant des scènes de nudité d’une nature plus graphique tomberaient dans cette classe d’âge.
Toute grossièreté doit rester légère et ne pas inclure d'insultes à caractère sexuel.
(on peut y traiter son ennemi de "pauvre imbécile" mais pas de "sale c..")

PEGI 16+ : cette classification s’applique lorsque la représentation de la violence ou d’un contact sexuel atteint un niveau semblable à celui que l’on retrouverait dans la réalité.
es jeunes gens de cette classe d’âge doivent également être en mesure de gérer un langage grossier plus extrême, le concept de l'utilisation de tabac et de drogues, et la représentation d'activités criminelles.
(c'est vrai, ça en général ils savent bien !)

PEGI 18+ : la classification destinée aux adultes s’applique lorsque le degré de violence atteint un niveau où il rejoint des représentations de violence crue et/ou inclut des éléments de types spécifiques de violence.
La violence crue est la plus difficile à définir car, dans de nombreux cas, elle peut être très subjective, mais de manière générale elle peut regrouper les représentations de violence qui donnent au spectateur un sentiment de dégoût.
(dans les jeux de guerre par exemple. Mais le dégoût annoncé est rarement au rendez-vous puisqu'il s'agit de massacrer des ennemis, donc en toute impunité et sans ressenti d'aucune sorte).

A cette classification, vient s'ajouter au dos du jeu, des icones informant sur les raisons pour lesquelles tel jeu a obtenu telle classification.

On a :

Violence : ce jeu contient des scènes de violence

langage grossier : ce jeu contient des expressions vulgaires et grossières

Sexe : ce jeu montre des scènes de nudité, des allusions ou des comportements de nature sexuelle

Jeux de hasard : ce jeu incite à jouer à des jeux de hasard ou enseigne leurs règles

Discrimination : ce jeu contient des situations ou des comportements susceptibles d'inciter à la discrimination

Peur : ce jeu risque de faire peur aux jeunes enfants

Drogue : ce jeu montre ou se réfère à la consommation de drogues


Il faut savoir que l'apposition de la classification d'un jeu n'est pas obligatoire pour les éditeurs, vous trouverez donc certains jeux qui ne présentent aucune information.

N'oubliez jamais que les enfants deviennent très facilement dépendants aux jeux video.
Chez certains enfants plus fragiles, les jeux video peuvent faire apparaître, voire renforcer, certains troubles obsessionnels.

Donc choisissez et faites les jouer judicieusement !


vendredi 19 décembre 2008

Les piercings génitaux... au féminin

Chose promise, chose due.

Après les piercings génitaux au masculin, voici ceux au féminin.

Y a pas de raison.

Je suis féministe pas sexiste.


Mesdames vous avez bien maté la dernière fois, c’est cette fois au tour de nos obsédés mâles de pouvoir se rincer l’œil… à l’œil.

N‘hésitez pas à regarder deux fois ou à revenir, mais vous y aviez pensé avant moi !

Encore une fois, les précautions d’usage s’imposent.

Vous allez voir ci dessous des images interdites au moins de 18 ans puisque présentant des organes sexuels féminins.

Donc si vous êtes mineur(e), je vous demande de bien vouloir détourner vos yeux chastes de cet écran et de retourner à vos préoccupations habituelles.

Si vous n’aimez pas les piercings, les images que certains considèreront comme gore, passez votre chemin.

Je me passe de commentaires grotesques du genre « c’est moche », « comment peut-on faire ça ? » ou de commentaires anatomiquement déplacés.


6

5

4

3

2

1

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0


Les petites lèvres :

La petite lèvre est la partie de peau sans poil qui va du clitoris jusqu’autour de l’ouverture vaginale.

Les femmes ont donc deux petites lèvres.Une ou les deux pouvant dépasser des grandes lèvres selon l'anatomie.

C'est un piercing très facile à faire car la peau est très fine.

Ce piercing cicatrise rapidement en environ 2 à 4 semaines.

Ce piercing peut saigner un petit peu juste après le perçage.

Il est déconseillé de faire du vélo ou de la moto, de ne pas porter de pantalons serrés pendant quelques jours.

Les relations sexuelles ne sont pas déconseillées, mais cela cicatrisera plus vite si vous pouvez vous abstenir pendant 2 semaines. Mais vous pouvez aussi tenter des positions qui feront que rien viendra se cogner contre le piercing.

Le piercing des petites lèvres est surtout esthétique et ne produit aucune stimulation ni augmentation de sensations.

Une fois cicatrisé, ce piercing peut être très facilement stretché (agrandi) afin d'y passer de plus gros bijoux.

La peau étant d'ailleurs très élastique, on ne met que des anneaux car les billes des barres et des fers à cheval ne retiennent pas le piercing !

Il est possible de ne piercer qu'une seule petite lèvre ou les deux. Il est possible de piercer plusieurs fois, la seule limite étant la taille de la petite lèvre. Certaines femmes en portent jusqu'à 6, voire plus !

Ce piercing est douloureux au moment où l'aiguille entre et passe. Cela ne dure que quelques secondes mais certaines femmes racontent avoir eu comme un choc d'une douleur très vive.


1 piercing du capuchon du clitoris + 4 petites lèvres 2 piercings des petites lèvres


Les grandes lèvres :

Ce sont les lèvres externes recouvertes (normalement) de poils et qui recouvrent le clitoris et les petites lèvres.

Le tissu étant plus épais que celui des grandes lèvres, la cicatrisation est plus longue et peut prendre entre 3 et 6 mois.

Ce piercing est bien plus douloureux que celui des petites lèvres !

On place en général un anneau qu'il faut faire attention à ne pas accrocher dans les vêtements.

Celles qui portent des pantalons larges auront plus de mal à cicatriser du fait du frottement des coutures sur le piercing.


grande lèvre gauche


Le capuchon du clitoris :

C'est le plus classique des piercings génitaux au féminin.

Appelé à tort parfois 'piercing du clitoris", ce piercing est facile à poser et cicatrise vite.

il permet souvent une certaine stimulation lorsqu'on joue avec.

Les sensations de titillement voire d'excitation par frottement du piercing sur le clitoris lorsqu'on marche ou lorsqu'on croise les jambes est très exagéré et ne dure en général que quelques jours. Le cerveau apprenant à ne plus tenir compte de cette information continue.

Ce n'est pas, en tout cas, un piercing qui changera votre sexualité.

Ce piercing peut être réalisé verticalement (barre) ou horizontalement (anneau), tout dépend de l'anatomie de la femme et c'est le pierceur qui définira ce qui semble le mieux adapté.


capuchon du clitoris horizontal capuchon du clitoris vertical


Le clitoris :

Les piercing du clitoris sont rares.

Et souvent les femmes qui parles du piercing du clitoris veulent dire en fait "capuchon du clitoris".

D'abord il faut avoir un clitoris assez gros pour pouvoir être perçé.

Ensuite le capuchon doit être petit et retracté afin que le clitoris soit naturellement exposé.

On place un petit anneau soit horizotalement ou une barre verticalement.

Le clitoris est très inervé. Ce n'est donc pas toujours facile de s'assoir avec ce piercing. Mais inervation importante veut dire aussi sensations importantes !

Le pierceur décidera si la femme a un clitoris adapté à ce piercing (y'en a certains que ça fait rêver ? Lol).

Si ce piercing est aussi peu pratiqué, c'est aussi parce que si ce piercing est mal réalisé, vous risquez de perdre toute sensation à tout jamais. Choissisez bien votre pierceur.

Il faut que le clitoris soit proéminent et non recouvert du capuchon


Le triangle :

Bien réalisé ce piercing fournit des sensations "intéressantes" et intenses.

Il ressemble à un piercing du capuchon du clitoris mais placé plus bas .

Les sensations se produisent car le piercing appuie à la base du clitoris ce qui est excitant.

Là encore toutes les femmes ne sont pas anatomiquement faites pour le porter.

Le capuchon doit être assez gros et dépasser des grandes lèvres lorsque les jambes sont serrées. Car les lèvres peuvent géner ou empêcher la cicatrisation.

Ce piercing est difficile à réaliser et tous les pierceurs ne savent pas s'y prendre.

Mal réalisé ce piercing reste douloureux et peut causer des pertes irrémédiables de sensations.


Le triangle


La fourchette :

Ce piercing est placé là ou se retrouvent les deux petites lèvres sous l'entrée vaginale. Certaines femmes présentent à cet endroit une excroissance de peau qui peut être piercée.

On place normalement un anneau,mais afin de ne pas freiner la cicatrisation il est possible de placer une barre qui frottera moins pendant les rapports sexuels.

Le placement de ce piercing est très douloureux.

Ce piercing cicatrise rapidement, mais plusieurs situations peuvent retarder la cicatrisation et rendre le piercing douloureux : certaines positions assises, des pantalons serrés, le port de string, monter à moto ou à vélo ou trop d'activité sexuelle avec pénétration vaginale !

Souvent l'anneau entre dans la cavité vaginale pendant la pénétration permettant une stimulation des deux partenaires.


La fourchette, le piercing le plus douloureux


Le christina :

C'est un piercing vertical de surface se réalise sur le pubis, juste au début des grandes lèvres.

C'est un piercing purement esthétique qui a pour seul intérêt de frotter contre votre partenaire.

La cicatrisation est lente (3 à 9 mois).

Et comme tout piercing de surface, il a tendance à migrer (se déplacer) ou à rejeter (être poussé vers l'extérieur de la peau) ce qui laisse une belle cicatrice.

Si vous vous épilez cette partie du corps, sachez que vous devrez faire très attention pendant plusieurs mois et que les crèmes dépilatoires ne font pas bon ménage avec les piercings !


1 Christina en haut + 1 triangle plus bas


La princess Albertina :

La princess Albertina est aux femmes, ce que le prince Albert est aux hommes.

Il s'agit d'obtenir une stimulation urétrale.

Le piercing entre dans l'urètre (placé entre le clitoris et l'entrée du vagin) et passe au travers de la membrane qui sépare l'urètre du "plafond" du vagin.

C'est un piercing difficile à réaliser et peu de pierceurs savent le faire.

Il est peu douloureux et permet un excitation optimale.

On place un anneau petit afin qu'il ne gène pas la pénétration vaginale et qu'il ne dépasse presque pas du vagin pour prévenir les frottements douloureux.

La pénétration permet de faire faire une rotation à l'anneau qui vient stimuler l'urètre et permet d'accéder à des sensations de plaisir très intenses.

PA fraîchement piercé

Il est tout à fait possible de 'mixer' tous ces piercings sur une même personne. Mais ils ne seront pas tous placés le même jour !


D'une façon générale, les piercings génitaux sont (très) douloureux au moment du perçage, mais lorsqu'on est décidé la douleur n'est rien.

Ensuite les douleurs sont résiduelles avec forte atténuation dans les quelques jours suivants. Sauf accrochage et sauf frottement de vêtements !

Ces piercings saignent peu, mais le choc d'une zone très sensible et très inervée est susceptible de déclencher les règles dans les 24 heures qui suivent le piercing.

Le fait d'uriner sur ces piercings est sans importance, puisque -sauf si vous avez une infection urinaire- l'urine est stérile. Elle peut même aider, en nettoyant la plaie, à une meilleure cicatrisation.


mercredi 17 décembre 2008

Les jeux de suffocation

Un adolescent de 15 ans est décédé hier aux Etats-Unis pour avoir imité une vidéo trouvé sur le net. Il s'agissait de placer sa tête dans un sac plastique pour arriver à la suffocation. L'adolescent s'était enroulé du scotch autour du cou afin de mieux limiter au maximum les entrées d'air. Il ne s'agit pas d'un suicide, mais bien d'un "jeu" qui a mal tourné.

On retrouve les premières traces des jeux de suffocation dès 1600. Au XIXème siècle on trouve des traités de sexualité détaillant les pratiques d'asphyxie de certains libertins afin d'intensifier l'extase orgasmique. Sade lui-même n'hésite pas à décrire cette pratique.


Disparues de la littérature et des médias pendant fort longtemps, les pratiques de suffocation ont refait surface dans les années 70 dans le milieu SM sous le nom "d'asphyxie autoérotique". Les décés entraînés par ces jeux sexuels sont rares, car cela se pratique à deux, le partenaire veillant à apporter de l'oxygène à l'autre dès les premiers signes de perte de connaissance (déserrer l'étreinte, détacher les noeuds, enlever de l'eau..). Néanmoins quelques décès, surtout liés à une pratique en solo, existent mais ne sont pas détectés par les médecins légistes. Décès par cause inconnue ou par suicide conclut-on à l'époque.

C'est dans les années 80 que la pratique des jeux de suffocation sort du milieu SM.

La libération des moeurs, la recherche de variété dans les pratiques sexuelles, font que jeunes adultes, souvent en recherche de nouveauté et de pratiques extrêmes, vont reprendre à leur compte ces jeux sexuels.

Le premier scandale va apparaître avec le décès d'un ado de 14 ans en 1981 aux Etats-Unis.
Ce jeune homme est retrouvé mort dans sa chambre. Il s'était pendu avec une ceinture accrochée à la poignée de la porte. La dernière édition du magazine "Hustler" était posée à côté de lui, ouvert à la page sur "l'orgasme de la mort". Cet article décrivait des techniques sur l'asphyxie autoérotique, tout en prenant soin de présenter un avertissement sous forme de boutade : "Auto-asphyxiation is one form of sex play you try only if you're anxious to wind up in cold storage, with a coroner's tag on your big toe" (l'autoasphyxie est une forme de jeu sexuel que vous n'essaierez que si vous avez envie de vous retrouver dans une chambre froide avec une étiquette posée par un médecin légiste à votre gros orteil).

A l'époque Hugh Hefner fut condamné pour incitation en première instance. Il fut relaxé en appel sur le concept que l'évolution de la Société passe aussi par la diffusion d'idées dangereuses ou répréhensibles.


Depuis, aux Etats-unis, puis plus tard en France, des association de parents de victime ont vu le jour.

Par le biais des magazines, les jeux de suffocation ont fini par atteindre les jeunes puis les plus jeunes.
Soit par imitation des plus grands (pratique dès l'école primaire).
Soit par initiation par les plus grands (victime dès l'âge de 5 ans).

Chez les plus jeunes, le but n'est pas d'atteindre l'orgasme mais de "jouer" à un jeu qu'ils ne connaissent pas encore, de connaître des "sensations" inconnues dont ils ont entendu les plus grands parler et de suivre le grand frère qui "a quelque chose à lui faire essayer". Chez les ados, les raisons sont partagées, jeu oui mais aussi recherche évidente de plaisir sexuel, jeu très attractif par son aspect doublement interdit (accès à la sexualité, pratique dont il ne faut pas parler) et qui, parfois, se pratique en groupe chez les ados.

Aux Etats-Unis on estime que tout pratiquant confondu (adultes et enfants), 1800 personnes sont décédées en 10 ans.

A la fin des années 90, on comptait environ 15 décès d'enfants par autoasphyxie aux Etats-Unis.
En 2005, on estimait le nombre à environ 50.
En 2008 on estime le nombre entre 70 et 80 par an.

En France, en 2000 on estimait le nombre de décès d'enfants à environ 10.
En 2008 on estime ce chiffre à 15.

Car la pratique s'intensifie grâce à la facilité de diffusion de cette pratique et par la découverte qu'il existe des moyens multiples d'accéder à la suffocation.

Tous les cas de décès ne sont pas recensés. En effet les parents ne peuvent souvent pas acceptés en plus de la mort de leur enfant, la situation dans laquelle il trouve le corps. Et il n'est pas si rare que la scène soit remaniée par les parents afin que la police ne voit pas dans quelles conditions réelles le décès a eu lieu. L'asphyxie passe par un suicide, difficilement explicable certes, mais plus valorisant aux yeux des voisins, de la Société, que d'avoir son enfant décédé sa ceinture de judo autour du cou accroché au montant du lit ou des liens autour du tronc dont les noeuds ne se sont pas défaits lors de la chute du corps.

L'estimation globale en 2008 est qu'environ 15 % des décès d'enfant seraient dus à la pratique d'un jeu de suffocation.

La prévention est France est quasi inexistante et est centrée principalement sur le "jeu du foulard", suffocation par strangulation. L'Education Nationale, si elle a bien fait passer des circulaires auprès des écoles primaires, renacle encore à l'idée de faire de la prévention directement auprès des enfants de peur de les inciter au passage à l'acte.

Comme si ils nous avaient attendu.


Pour en savoir plus sur les pratiques ados, cliquez ICI
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lundi 15 décembre 2008

Faut il consulter son psy pendant les fêtes de fin d'année ?

Un constat général est que les patients ne prennent pas de rendez-vous avec leur psy pendant les fêtes de fin d'année.

Voire annulent leur rendez-vous.

Eh bien moi je vous le dis.
Ce n'est pas bien.
Non.

Bien sûr, il y a les patients qui partent en vacances.
Ceux là on ne peut rien pour eux.
Qu'ils aillent déprimer et se suicider ailleurs, dans des régions ou des pays là où il n'y pas presque pas voire pas du tout de psy...

C'est chouette de déprimer aux Iles Fidji.
C'est chouette de se suicider au bord d'une piste de ski.
Ca fait des super souvenirs à ceux qui vous accompagnent.

Y a ceux qui partent aussi et qui disent que dès qu'ils s'en vont "ailleurs" ils vont bien.
Certes.
Soit ils y restent.
Soit le retour à la réalité quotidienne se fera rapidement et le choc puis le contre-coup seront d'autant plus importants qu'ils ne s'y seront pas préparé sereinement avec le regard extérieur du psy.

Certains me dirons que je prêche pour moi.
Vous n'auriez pas tout à fait tort, si les statistiques n'allaient dans mon sens.

Le taux de dépression et de suicide durant les fêtes de fin d'années subit une montée assez vertigineuse tous les ans (bon d'accord j'exagère un peu mais l'augmentation est réelle).

Obligation de se coltiner la "famille" qu'on n'a pas envie de voir.
Règlements de compte et engueulades pendant les repas de fêtes.
Tristesse resurgissant de la disparition tragique d'une des personnes il y a peu.
Cadeaux achetés de toute évidence pour faire plaisir à celui qui achète et pas à celui qui reçoit.
Abus d'alcool (et peu être d'autre chose) qui intensifie les réactions dépressives.
Et ceux qui passent leur Nöel tous seuls et qui rêveraient d'une engueulade devant un sapin et qui n'en peuvent plus de cette solitude et d'entendre les autres s'amuser, les musiques de Nöel symboles de regroupement familial, les rires des enfants au loin...

Certains me rétorqueront que leur psy part en vacances lui.
C'est vrai.
A croire qu'il n'y a qu'un psy dans toute la France.
Surtout dans les grandes villes, c'est bien connu.

Lorsqu'on ne va pas bien, qu'il existe un mal-être, que les fêtes de fin d'année suscitent angoisse, stress et déprime, lorsqu'on se sent au bord du gouffre, il est évident qu'il faut continuer à consulter pendant les 15 jours qui viennent.

Vous êtes au bord du divorce. Comment acceptez de vivre ses périodes dans la joie ? Comment arriver à faire "comme si" pour les enfants ? Et supporter la tronche de "l'autre"...
Rien ne va plus au boulot ? Rien que de penser qu'après les fêtes il faut y retourner, c'est crises d'angoisse sur crises d'angoisse...
Votre père vous a abusé sexuellement dans votre enfance, vous n'avez jamais rien dit et il va être là, il va vous faire la bise et vous donner du "ma chérie" comme si de rien n'était...
Et Mémé qui va encore vous faire sentir que votre petite soeur a toujours été la préférée, elle a réussit "dans la vie elle au moins"...

S'il y a bien un moment où il faut consulter, moment où il ne faut pas lâcher prise, c'est bien pendant ces 15 jours là dirais-je.
L'ambiance électrique, les foules dans les magasins, les pubs à la télé, l'idée d'une réunion de famille, peuvent chez certain(e) intensifier les symptômes.
L'alibi des fêtes, de la famille qui vient, du fait que vous allez tenir le coup, faire bonne figure, avec l'impression conjointe que tout cela est factice face à son vécu et son ressenti, sont des illusions qui rendront la confrontation à la réalité encore plus difficile.
Et qui risquent juste avant ou au lendemain des fêtes de vous faire sombrer.

Votre psy n'est pas là ?
Négocier avec lui des consultations par téléphone ou par email avant son départ.
Voyez avec lui à qui il pourrait vous adresser pendant 2 semaines.

Votre psy est là ?
Continuer vos séances, même si c'est le 24 décembre au matin.
N'hésitez pas à débuter un suivi durant cette période proprice aux crises.
Soyez plus impliqué que jamais.

En jouant le jeu, vous serez plus à même de vous préparer et de faire face à ce qui va se passer pendant les fêtes et/ou au retour des vacances.
Et à prendre aussi les décisions nécessaires à votre santé psychique.
Abordez le sujet de la période des fêtes de fin d'année avec votre psy.
Et n'arrêtez pas votre suivi pour offrir un cadeau de plus à votre petit cousin.
Faites vous un cadeau à vous-même !

Même la mère Nöel vient sur le divan du psy...

vendredi 12 décembre 2008

Les mots plus recherchés en 2008 sur Vergiberation

Yaou et Gougueule ont rendu leur classement des thèmes les plus recherchés.

Tu le sais, Ô lectrice, Ô lecteur, le site Vergibération n'est jamais en reste lorsqu'il s'agit de coller à l'actualité.

Surtout si je sais que tu t'en fous royalement.
Et ça risque d'être le cas.

Il est tant de rendre public comment, par quel miracle de l'internet, toi et les autres, sont parvenus à vous rendre sur ce magnifique site plein de culture et de.................................. euh enfin y'en a aussi.

D'abord ne lésinons pas, les 10 mots les plus recherchés :
- de
- des
- les
- chez
- femmes
- l
- a
- une
- fantasme
- et

Y a pas à dire, Ô lectrice, Ô lecteur, la vivacité de ton esprit m'étonnera toujours.

Parce que y'en a, je n'hésite pas à l'écrire, oui cela existe, et c'est un grand moment de philosophie contemporaine dont il faut prendre acte, oui il y en a encore qui tapent les articles dans leurs recherches.

Tu noteras que femme est plus recherché que fantasme. Ce qui dénote que dans l'esprit de la populace la femme mérite bien quelques articles et surtout quelques approfondissements.
Que les esprits chagrins (et pervers) n'y voient aucune allusion sexuelle, il n'y en a pas.
Même si ça m'a fortement traversé l'esprit.
Et même très fortement.

En fait, il veux bien te l'avouer, c'est à partir du 11ème mot que ça se corse (comme dirait Tino Rossi) (oui je n'ai trouvé que lui).
Allez, je ne résiste pas à te faire part des 11ème au 16ème mot :
- filles
- ado
- sexuel
- psychologique
- fesses
- mère

C'est très Oedipien tout ça non ?
On ne mêle pas sa mère à sa vie sexuelle, combien de fois va t il falloir que je le répète, nom d'un teckel en rut !

Pour un site qui parle de psychologie, y arriver en faisant une recherche sur femme, fantasme, fille, ado et sexuel, j'avoue que j'ai comme un doute sur ma technique de référencement.
A moins que ce ne soit le contenu de mes articles qui... ?
Non impossible.


Ensuite, viennent les thèmes de recherches (on dit "requêtes") qui t'auront menés sur le chemin de la connaissance et par là même jusqu'à Vergibération, site magnifique.
Mais je crois que je l'ai déjà dit.
Ca donne :

1. zoophilie.
Non on ne se marre pas s'il te plaît.

2. video de zoophilie gratuite.
Non, ne dis rien.

3. montre moi tes fesses.
Efface ce sourire de ton visage.
Mais t'arrête de pouffer oui ?

4. fantasme sexuel des femmes.
Oui, mais bon, pour ce coup là ça s'explique.
Un site canadien sur les fantasmes m'a mis en lien direct sur ce sujet.
Qui c'est qu'a rigolé ?

5. inceste
Ah enfin un sujet sérieux.

6. dépression
Y a que les déprimés que ça intéresse.

7. salaire du psy
Voila un sujet qui te préoccupe.
On est deux.

8. exhib cam
Euuuuuhhh... non c'est pas ici.

9. shibari
Sujet attachant il est vrai.

10. zoophilie femmes et chien

Bon, je vais m'arrêter là, hein....

En fait ce qui me ramène le plus de lecteurs et de lectrices ce sont les sujets auxquels je n'ai consacré qu'un seul article.
Et pour cause, si je commence à n'écrire que sur la zoophilie, la sexualité des femmes et des ados, on va encore m'accuser de chercher de faire monter l'audience sur des sujets raccoleurs.

Or tu le sais, Ô lectrice, Ô lecteur, ici c'est un site sérieux.

Vergiberation, what else ?

mercredi 10 décembre 2008

Votre chef est-il un psychopathe ?

A l’heure où on nous parle de pression, de stress, de suicides en entreprise, on peut se demander pourquoi personne ne réagit et surtout comment cela peut s’installer.

Le stress suite à une situation de travail ce n’est pas nouveau.

La fatigue, la pression, l’énervement, le harcèlement, cela existe depuis que l’homme a décidé de travailler pour vivre et non plus de cueillir et chasser.

Par contre, ce qui est nouveau c’est que les salariés craquent.

Bien sur, tous ne se suicident pas.

Mais si vous demandez aux salariés pourquoi ils se sentent si stressés, ils vous répondront que la pression vient d’en haut.

Toujours la même rengaine non ?

Alors soit nos salariés actuels sont de pauvres personnalités fragiles incapables d’adaptation physique et psychique à leur poste.

Il y en a.

J’en ai même en consultation.

Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont représentatifs de la population salariale générale.

Soit il existe des « chefs », des « supérieurs hiérarchiques », des « managers », appelez les comme vous voulez, qui mettent la pression.

Vous me direz rien de nouveau.

Ce qui est nouveau c’est que certains ne perçoivent pas la situation qu’ils génèrent.

Après tout dans un monde de concurrence et de rentabilité qu’est une entreprise, on se dit que la salarié vient pour travailler, donner le meilleur de lui même et ne pensez qu’à son job. Toujours ce donnant-donnant : tu me donne du temps et tes compétences, je te donne un salaire.

Sauf qu’avec la diminution du temps de travail, la diminution du pouvoir d’achat, la concurrence exacerbée du libéralisme, la crise économique mondiale, on demande à un salarié de donner toujours autant, voire plus pour que l’entreprise reste au moins viable voire reste la première de son rang.


Un manager est à l’écoute de ses inférieurs hiérarchiques.

Il a certes un projet à mener à bien. Résultats, deadline… Et lui même rend des comptes.

Il fait descendre les informations et aussi la pression qui pèse sur lui.

Il écoute les remontées d’informations, en tient compte, adapte sa stratégie et négocie les résultats avec ses propres chefs.

Mais ça, c’est un bon manager.

Mais vu d’en haut, ce manager là est tout le temps en train de remettre en cause les stratégies, le temps impartis. Il fait du « social », est apprécié de son équipe, mais ne répond pas aux exigences qu’on attend de lui.


Il y a maintenant un autre type de manager.

Il a lui aussi un projet à mener à terme. Résultats, deadline… Rien ne change. Il rendra lui aussi des compte.

Mais il descend le moins d’informations possibles. N’a t il pas appris que détenir l’information, c’est détenir le pouvoir ?

Il descend sa pression et la multiplie par 10. On raccourcit le délai réel afin d’être sur que tout sera prêt à temps. On exige du temps passé au bureau. On engueule, on harcèle, on critique…

Le manager ne s’implique pas sauf pour vérifier l’avancement du projet.

Il s’agit uniquement de faire travailler les autres à sa place. Soit le manager considère que ce n’est pas à lui de le faire, il est au-dessus de ça. Soit il ne sait pas le faire.

Ca s’appelle « déléguer ».

Or on a appris à notre manager qu’il fallait déléguer un max.

C’est ce qu’il fait.

Mais c’est lui au bout qui rend des comptes à ses propres supérieurs.

Et comme il n’a pas l’intention de passer pour un incompétent, et comme c’est la guerre ouverte avec le service d’à côté, et comme il veut montrer qu’il est un super manager, jamais il n’ira négocier un retard de livraison du projet, jamais il ne remontera les difficultés de l’équipe qui travaille pour lui. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Ce manager là vu d’en haut, est un super manager. Ces projets sont toujours bouclés en temps et en heure. C’est parfait. C’est vrai on dit de lui que ses dents rayent le parquet, que c’est un vrai requin, que ses « hommes » le craignent mais quelle efficacité, quel meneur d’hommes !


Le psychopathe n'est pas celui qui est debout, mais bien celui assis qui attire l'attention sur lui tout en balançant, mine de rien, la remarque "qui tue"


Or dans une logique de rentabilité maxi et de stratégie concurrentielle, à votre avis quel type de manager à plus de chances d’être recruté et/ou de monter en grade rapidement ?

Le deuxième bien sur.


Alors on va recruter un profil particulier.

Froid, autoritaire, narcissique, toujours bien habillé, à l’aise partout, capable de trancher et de prendre une décision en quelques secondes, stratège et manipulateur.

Le profil du « manager tueur ».


Cela a une contrepartie.

Tout est centré sur lui.

S’il prend une décision, c’est obligatoirement la bonne.

S’il opte pour une stratégie, c’est nécessairement la meilleure.

L’information remonte comme quoi c’est impossible, injouable, trop compliqué… ?

Ce sont tous des incapables.

Le ton monte, la pression aussi.

Il ne voit rien notre cher manager, ni les heures sup à la pelle, ni les cernes sous les yeux, ni les crises entre salariés, ni la difficultés familiales que cela entraîne qui elles même ont des répercussions sur la qualité du travail, ni le fait que les informations circulent de moins en moins bien, ni le fait qu’il existe une ambiance de suspicion étrange, ni le fait que chacun est démotivé, ni le fait qu’il y a de l’électricité dans l’air…

Pendant que l'équipe se démène tard le soir, lui boit un café avec le boss. Sinon, il part plus tôt que les autres et raconte le lendemain matin en se délectant quelle charmante soirée il a passé à l'Opéra, au théâtre, à la soirée Wii organisée par la directrice commerciale...

Aucune empathie.

Aucune capacité à se mettre à la place de l’autre et de comprendre son vécu et son ressenti.

Et si par malheur une partie de l’équipe à la bonne idée de faire part de ses difficultés à d’autres personnes, la guerre est déclarée.

Le manager prend en grippe le leader présumé. Il l’appréciait, mais brutalement maintenant c’est la haine. Harcèlement, dévalorisation, vengeance…. Tout y passe.


Le chef est un psychopathe.


Dans le monde du travail, on évalue qu’environ 10 % des managers ont une personnalité psychopathique.

C’est bien plus concentré que dans la population générale (environ 2 %)

Et pour cause, les psychopathes répondent aux attentes de management des entreprises.


Comme dans la situation de harcèlement morale, il y a un signe qui ne trompe pas sur la personnalité du manager, il existe autour de lui un turn over perpétuel et énorme.


Pourvoir et domination.

Ce sont les maîtres mots du « manager tueur ».


Que faire me demanderez vous ?

Fuyez ! Quittez ce serice ou cette entreprise !

Si vous attendez de l’aide des ressources humaines ou des N+2, vous vous trompez. Ce manager passe pour un modèle de stratège et de réussite.

Et n’attendez aucune amélioration de la situation.

Un psychopathe reste un psychopathe toute sa vie.

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