mardi 8 janvier 2008

Plinthe ou plainte ?


Mercredi soir, j'ai un espoir.

Celui de retrouver la question qu'on m'a posée à la suite d'un article et que je ne retrouve pas (pas l'article, la question...).

Faut que je diminue le kawa.

Je peux pas continuer comme ça.

La la la lalala la...

La prem's qui dit que c'est nul je lui file une baffe virtuelle ! Tiens prends ça, ça t'apprendra. Un peu de violence dans ce monde de calme et de silence. C'est vrai quoi j'en ai marre que personne ne dise rien sur rien.

Tiens regardez les problèmes des transports à Paris, vous croyez que les usagers diraient quelque chose ? Boycottons dès lundi les transports pendant 2 jours. La RATP (Rentre Avec Tes Pieds ou Reste Assis T'es Payé) et la SNCF (Sans Nous Consulter Franchement) veulent pas bosser, mettons les au chômage technique ! Y s'ront payer à rien foutre (comment ça on verra pas la différence ?) et les directions vont commencer à s'intéresser aux consommateurs que nous sommes.

M'en fout vous me direz, je prends pas les transports. Je préfère polluer. Comme les milliers d'usagers qui ont dû prendre leur bagnole ce matin et redécouvrir avec plaisir la non-cohabitation avec certains de leurs semblables qui oublient de se laver, qui se croient encore dans leur salle de bain et se nettoient les oreilles, le nez et les dents dans le tromé.

Pour revenir au sujet qui nous interpelle (au niveau du vé-cul), je parlais de ne pas se plaindre. Pourquoi ne pas porter plainte contre la RATP ou la SNCF qui portent atteinte à la liberté de circulation ? Qui portent atteinte au droit au travail ?

Parce que...

Parce que porter plainte, y'en a plein qui savent pas faire... Ben oui, tiens prenez les victimes de violence conjugales, les victimes d'agressions, les victimes d'abus sexuelles. Combien portent plainte contre leur agresseur ? Je vous le demande. Dites un chiffre. Allez encore moins que ça. Je vous aide : environ 10 % tous types d'agression confondus.

Peur des répresailles, peur de ne pas être crue. Peur d'avoir honte tout simplement. Eh bien, oyez oyez, chères futures et ex-victimes, le ministère de la Justice (celle avec une balance qui pèse le bien et le mal) nous promet de mettre en place dès le 1er janvier 2008 la possibilité de porter plainte EN LIGNE ! Je parle pas d'une ligne de coke non, non. Je parle d'internet. Et hop je porte plainte et si c'est urgent je vois débarquer chez moi les forces de police ou de gendarmerie qui viendront constater. Et si c'est pas urgent, hop, un RDV au commissariat afin d'en discuter.

Un petit questionnaire en ligne. J'imagine :
Nom, prénom, date de naissance, sexe (d'appartenance pas d'orientation sexuelle siouplé)
adresse, n° de tél (pas de portable ça coûte cher à rappeler)
type d'agression
Pouvez vous expliquer les circonstances de votre agression ?
Connaissez vous votre agresseur (si oui voir question suivante) ?
Nom, Prénom, adresse de l'agresseur (présumé)
Peut on vous contacter à votre domicile ou sur votre lieu de travail ?
Pensez vous qu'une intervention en urgence soit nécessaire ? Si non, cochez ici, si oui et que vous n'avez plus de force pour cliquer, criez très fort. Plus fort on ne vous entend pas à travers l'écran voyons !

Ca part d'une bonne idée vous me direz. Je suis bien d'accord. Si... La plainte est maintenue.
Dans tous les cas la victime aura la possibilité de réagir vite. Mais il lui faudra toujours subir le regard du policier ou du gendarme qui, croit-elle, lit la honte, la souillure sur son front.

Et là elle a gagné quoi la victime ?


Comme dirait l'autre : "C'est Paris ! "




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