samedi 29 mars 2008

Tabou : les agressions sexuelles d’enfants par des femmes

ange ou démon ?

Une femme de 40 ans, mère d’une enfant très perturbée, consulte son médecin. Elle lui explique que pendant plusieurs années elle a été elle-même abusée sexuellement par sa mère. Le médecin lui répond "ne soyez pas bête, les mères n’abusent pas sexuellement les enfants. Ne vous laissez pas emporter par votre imagination ».

Depuis de nombreuses années, les médecins et les médias ne se sont penchés que sur les abus des filles par les hommes. Et à force d’en entendre parler de cette façon, il nous est devenu évident qu’il ne peut en être autrement. On commence seulement à intégrer la notion qu’un enfant garçon puisse être abusé par un homme. Des études dans les pays anglo-saxons estiment aujourd’hui que le ratio fille/garçon ne serait si éloigné (50%/40 %).

Mais l’idée qu’un enfant puisse être abusé par une femme n’a pas encore fait son chemin dans les esprits.

Il ne s’agit pas diminuer le problème des enfants abusés par les hommes, mais de prendre en compte une autre facette de cette problématique.

Si l’idée n’a pas fait son chemin cela n’autorise pas la parole des victimes. Et lorsqu’elles prennent la parole elles ne sont pas crues, même par les professionnels la plupart du temps.

Les agressions sexuelles sur enfant par les femmes reste un sujet tabou parce que :

- cela fait peur car cela remet en cause la relation des femmes aux enfants, les femmes étant considérées uniquement comme des figures maternelles.

- les femmes ne sont pas supposées être agressives sexuellement et les théories sur la « domination » masculine les élimine d’office comme éventuels agresseurs.

- il est difficile de se représenter comment une femme peut abuser sexuellement un enfant.

- les victimes d’abus par les femmes sont accusées de fantasmer. Si l’abus par les hommes –et plus particulièrement par le père- n’est jamais remis en doute, cela n’est pas le cas de l’abus par les femmes, surtout par la mère.

- Les statistiques actuelles indiquent que l’abus par les femmes est rares (5% des abus sur les filles et 20% des abus sur les garçons). Mais les statistiques ne sont basées que sur les témoignages des victimes, qui parlent peu et ne sont pas crues.

La première conference sur les abus sexuels par les femmes s’est tenue en 1992. 1000 témoignages téléphoniques avaient alors été reçus sur la ligne téléphonique mise à disposition. 90 % des témoins étaient des femmes et elles n’en n’avaient jamais parlé à personne. Le fait de mettre le problème en exergue finira sans doute par remettre en cause notre perception du rôle des femmes dans les abus sur enfants. Peut être cela confirmera-t-il aussi que ces cas sont rares.

Les victimes des abus par les femmes présentent les mêmes troubles que les autres victimes d’abus : propension aux toxiques, vies destructurées, tentatives de suicide, difficultés aux relations sociales, colère/honte/culpabilité, automutilations, troubles de comportements alimentaires (anorexie/boulimie), dépression, attaques de panique, agoraphobie, peur de toucher leurs propres enfants…

On pourrait bien sur se dire que si les femmes abusent sexuellement un enfant, cela ne peut être que sur demande ou sous l’influence d’un homme. Cela est parfois le cas, c’est vrai. Mais les trois quarts des hommes et femmes abusés disent que l’abuseuse agissait seule et sans présence masculine.

Quelles femmes abusent des enfants ?

Les femmes abusées disent que leur abuseuse était dans 85 % du temps une personne de la famille. Lorsqu’il y a abuseurs, a mère est impliquée dans 95 % des cas lorsqu’il s’agit d’un « couple » homme/femme (l’homme pouvant être le père, le beau-mère, un frère), dans 100 % des cas lorsqu’il s’agit d’un « couple » femme/femme (l’autre femme peut être la grand-mère, une tante). Lorsque la femme qui abuse agit seule il s’agit de la mère dans 62 % des cas, de la grand-mère pour 7%, de la belle-mère pour 7 %, de la baby-sitter dans 13 % et pour le pourcentage restant cela se répartit entre une tante, une sœur, une enseignante.

Les hommes victimes précisent que dans 82 % des cas la femme abuseuse faisait partie de la famille. Lorsque la femme qui abuse agit seule, il s’agit de la mère à 96 % et de la belle-mère pour 4 %. Si il y avait deux agresseurs, la mère était impliquée dans 45 % des cas avec une sœur, un grand-père ou un autre homme, et la baby-sitter (33%) avec des amis de la famille.

Les types d’abus rapportés sont : attouchements génitaux, sexe oral, pénétration par des objets, masturbation réciproque forcée, relations sexuelles, abus sexuels conjoints avec coups…

83 % des femmes abusées qui peuvent se souvenir disent que les abus démarrent avant l’âge de 5 ans, 16% entre 5 et 10 ans, 1 % entre 10 et 15 ans.

55 % des hommes abusés disent que les abus ont commencé avant l’âge de 5 ans, 35 % entre 5 et 10 ans, 10 % entre 10 et 15 ans.

Les victimes disent que ces abus ont affectés leur vie.

Ce n’est d’autant moins étonnant qu’ils ne trouvent pas d’aide. Le fait de ne pas être entendus et crus est très déstructurant.

Certains diront qu’on ne devrait pas tant parler de ces cas clairsemés. Mais en parle t’on tant que cela ? 20 études en 20 ans est-ce si énorme ?

Mais il est effrayant de se dire que peut être des centaines de personnes n’ont jamais parler de leur problématique, souffrent et indirectement font souffrir leurs proches, et attendent enfin leur temps pour parler.

vendredi 28 mars 2008

Un plan de lutte contre les violences sexuelles… dans le sport


Le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports vient de lancer un plan de lutte contre le harcèlement et les violences sexuelles en milieu sportif. Avec notamment un numéro d'écoute et d'aide aux victimes, le 08 842 846. Ce numéro n'est pas surtaxé. Une Charte de bonne conduite a également été présentée.

Elle repose sur des recommandations de base telles que la non-mixité des vestiaires, l'interdiction d'avoir des conversations portant sur les orientations sexuelles, ou la séparation des lieux de vie des sportifs et des « encadrants ».

Cette Charte était bien nécessaire, au vu des résultats d'une enquête menée auprès de 356 sportifs de 13 à 23 ans de la région Aquitaine. Près d'un tiers déclarait en effet avoir été confronté au moins une fois à une forme de violence, à caractère sexuel ou non.

mercredi 26 mars 2008

Le premier homme enceinte !


"Thomas Beatie va devenir le premier homme de toute l'histoire de l'humanité à donner le jour à un enfant.

Thomas est officiellement un homme, mais ça n'a pas toujours été le cas. En effet, Thomas est né femme, mais il a effectué une opération chirurgicale qui lui a permis de devenir de manière officielle un homme. Il sera donc bien le premier homme enceinte.

Nancy, sa femme, était dans l'incapacité d'avoir un enfant. Dans la mesure où l'appareil génital de Thomas fonctionnait encore comme à son origine, la réponse à ce problème était toute trouvée.

Le suivi de Thomas, qui en est à son 5ème mois de grossesse, est effectué de façon minutieuse, dans la mesure où ce cas reste bien entendu exceptionnel. Le bébé, prévu en juillet, sera une fille. Il faut espérer que le futur enfant ne sera pas trop perturbé par cette situation des plus insolites..."


Personnellement je n'ai rien contre les avancées scientifiques américaines ou d'ailleurs. Mais qui pense aux enfants à naître ?

Vous avez sans doute remarqué, surtout dans ces derniers temps en France, qu'on fait semblant de découvrir qu'on ne peut pas mourir comme on veut quand on veut.
Si le débat voit le jour, on ne se demande pas encore si on peut naître quand on veut comme on veut...
Pas de liberté pour la mort, pas de liberté pour la venue à lavie...

Je ne m'inquiète pas.
Cela viendra.
Le jour où un enfant portera plainte contre ses parents pour l'avoir fait naître alors qu'il n'aurait selon lui pas dû (handicap, maladie ou trouble mental transmissible génétiquement, incapacité à s'intégrer dans la Société, remise en cause de l'équilibre psychique, confrontation du désir d'enfant des parents et du désir de mort de l'enfant).

Bref, franchement à la lecture de la nouvelle tombée aujourd'hui sous Yahoo actualités, quelques questions se posent :

- quelle préparation a eu la Société pour intégrer la notion de naissance par un homme ?

- pour un femme devenue homme (et qui normalement se "vit" homme) comment accepte t il le fait de porter un enfant, alors que l'utérus devrait être source de rejet comme l'ont été les seins et la vulve ?

- Quels risques pour cet homme ne veuille pas redevenir femme après avoir ressentie les joies de l'enfantement ?

- Quelle remise en cause de l'évaluation du besoin de transexualité par les psychiatres ?

- Quelle remise en cause des opérations nécessaires aux transformations physiques de la femme vers l'homme pour la mise en adéquation entre le psychisme et le physique ?

- Comment envisager l'abrogation de l'explication, désormais nulle et non avenue, d'une naissance par les femmes dans toutes les organisations sociétales et les livres de sciences ?

- Comment envisager l'explication de sa naissance à cette petite fille face aux dénégations réfractaires des autres enfants ?

- Comment expliquer cette situation aux enfants pour les familles qui ont des convictions spirituelles (religion) ?

- Quelle remise en cause rapide des préceptes psychanalytiques de la construction de la personnalité, de l'Oedipe et de la sexualité ont devoir rapidement être revus pour afin de s'adapter au vécu de cette petite fille ?

- quelle remise en cause des identité de genre (homme/femme) ?

Allez je pourrais en rajouter, mais je m'arrête là.

Car soyez sans crainte, un bon psy il lui faudra.

Pour une petite fille découvrir qu'un garçon est doté d'un pénis est déjà difficile. Aurait-elle perdu quelque chose ? Si oui qu'a t elle fait de mal pour une telle punition ? Cela poussera t il plus tard ?
Le garçon est donc vécu comme "supérieur", doté de ce qu'elle n'aura jamais.

Tout le job de la mère est de faire comprendre à sa fille que non ça ne poussera pas, que n'on elle n'a rien fait de mal pour cela. Que elle aussi a un sexe, mais qu'il est caché. Et que ce sexe secret est une force, car il permet de porter les enfants.

Ainsi la petite fille se sent valorisée, elle aussi a donc un sexe.
Elle est donc forte car elle, elle ne craint plus de perdre son sexe (comme le garçon) et elle prend le pas narcissiquement sur le garçon.


Mais là, on a affaire à un homme doté du pénis ET de l'utérus. Doublement fort, pourvu du principe mâle non fonctionnel (car chez les transexuel le pénis ne fonctionne pas ou très peu) et du principe féminin fonctionnel !

Que devient cet homme psychiquement réel mais inexistant dans sa totalité car castré et doté d'un utérus qui lui rappelle qu'il est une femme en parfait état ? Que va raconter la maman pour valoriser le sexe de sa fille ? Comment se construira et résistera le narcissisme de cette petite fille ?
Seul l'avenir nous le dira.

Et à moins que la Société et les grandes théories ne s'adaptent rapidement, cette avancée scientifique basée sur une ouverture d'esprit (et un désir d'enfant disproportionné) va faire parler d'elle...

Si cette histoire est vraie...




mardi 25 mars 2008

Sondage

Avec un tel titre, j'en connais, si si, qui s'voyaient déjà en train de lire un article sur une pratique sado-maso.

C'est bien mal me connaître...
Euh... enfin...
Bref, vous pensez ce que vous voulez.

Non, cet article est un article de remerciements.

Car oui, je tenais personnellement à remercier les 7 courageux votants du fabuleux sondage qui était placé sur la gauche pendant 1 semaine (le sondage pas les votants).
Vous fatiguez pas le poignet à cliquer, hein…
7 votants.
Si je résume : 2 pour, 2 contre, 4 abstentions.

Comment ça, ça fait 8 ?
Tiens, c'est vrai ça.
Alors je remercie aussi celui ou celle que j'ai oublié.
Donc 8 votants. Vous allez pas mégoter pour si peu.

Je vais où avec ça, franchement.
On se croirait aux municipales.

D’ailleurs personne ne se souvient du thème de ce sondage. C'était quoi ?
Allez je vous attends là ?

Ben tiens...

Y a que les votants qui s'en souviennent. Et encore...

C’était « faut-il réserver ce blog aux adultes ? »

Soit le QI de mon lectorat est celui d’une moule, ce que je ne peux croire.
Non, c'est impossible.

Soit la question était compliquée.
Trop sans doute.

M’enfin n’empêche que la modération de Blogger est venue faire un tour sur ce blog.
Comme quoi que je tendrais à devenir « adult only ».

A moins que ce ne soit comme cela qu'on devienne "trendy"...

lundi 24 mars 2008

Le top 10 des fantasmes sexuels féminins




Toute femme a un fantasme sexuel. Elle peut ou pas en avoir honte. Pourtant le fantasme est normal et sain dans la sexualité. La plupart des femmes vont laisser au fantasme sont statut de fantasme et cela n’ira jamais plus loin. Certains de ces fantasmes sont tabous ou socialement inacceptables. D’autres passeront à l’acte afin d’assouvir leur fantasme.

Lorsqu’une femme a l’air rêveur qui sait à quoi elle pense ?
Quel fantasme sexuel peut bien lui traverser l’esprit ?

Voici le classement des 10 fantasmes les plus cités par les femmes.

10. Etrangers dans la nuit

Beaucoup de femmes aimeraient rencontrer un homme mystérieux et inconnu avec lequel elle passerait une nuit de sexe sauvage. Au matin, ils se sépareraient sans même connaître leurs prénoms.

9. Plus on est …

Le sexe en groupe est un des fantasmes les plus populaires chez les femmes. La liberté d’être nue au milieu de plusieurs personnes, hommes comme femmes, qui la touchent, la pénètrent est très érotique.

Ne voyez là qu’un fantasme, car cela ne veut pas dire que ces femmes sont prêtes à participer à des séances de sexe en groupe en réel.

8. Qui commande ?

Les femmes aimeraient aussi dominer un homme. Lui mettre la fessée, lui ordonner de réaliser certains actes sexuels, l’obliger à supplier pour obtenir quelque chose, le faire sucer ou le pénètrer analement avec un objet phallique (talons aiguille par exemple).

7. Audition publique

Nombreuses sont les femmes qui aimeraient avoir des rapports sexuels pendant que d’autres regardent. Le fait d’être se savoir regardée est excitant et donne un sensation de puissance et de valorisation de soi. Imaginer que des gens la regardent pendant qu’elle fait l’amour lui donner peut être l’impression d’être la vedette d’un film, mais dans tous les cas la fait se sentir plus sexy.

6. Non Maître !

Bien que la plupart des femmes avouent fantasmer sur le fait de se trouver un « maître », leur participation serait plutôt dans la résistance et à la désobéissance. Il l’instruit, lui dit ce qu’il attend d’elle et en cela elle atteint l’orgasme plus vite. Mais elle refuse d’obéir et se débat trop, elle se fait alors attacher au lit et, entravée, elle s’engouffre dans un orgasme pendant qu’il la pénètre.

5. Minou, minou…

Quasi toutes les femmes fantasment de partager leur corps avec une autre femme. Ne soyez pas jaloux messieurs, car vous ne restez pas sur le banc de touche. Car dans ce cas de figure, leur homme regarde. Et s’il vous est difficile de rester dans un coin, parfois vous serez autoriser à participer !

4. Obtenir un bon pourboire

Certaines femmes, mêmes celles ayant une carrière brillante, fantasment sur le fait de se transformer le soir soit en strip-teaseuse soit en prostituée. Tout y est romancé parce qu’il est clair que tout s’y passe bien, tout est beau et sympa. Gogo-danseuse elle danse nue sur scène ou se livre à lui pour un gros pourboire puis disparaît.

3. Avec deux, c’est bien mieux

Bien des hommes fantasment sur le fait d’avoir deux femmes dans leur lit. Et bien une femme fantasme sur le fait d’avoir deux hommes pour elle, rien que pour s’occuper d’elle en même temps. Ce sont en général des scènarii érotiques plutôt que porno mais le plaisir semble y durer des heures.

C’est plus rarement l’occasion aussi de fantasmer sur des actes jugés dégradant ou tabous (pénétration vaginale et anale en même temps) pour son plaisir à elle et pas pour le leur.

2. Attache le moi

Un des fantasmes les plus populaire est d’être un homme pour une nuit. Certes, s’habiller et se comporter comme un homme, mais surtout avoir un pénis. Pas un vrai non. Un faux, de ceux qui s’attachent autour des reins. Afin de pénétrer leur homme. Profiter de sa faiblesse à lui et se sentir puissante et agressive. Imaginer son homme dans une position vulnérable, à sa mercie. L’idée d’être à la place de l’homme semble très excitant.


Et alors, quel est donc le fantasme classé n°1 par les femmes ?
Dois-je vraiment vous laisser lire la suite ???
Quel suspens… !!


1. Si je mets un titre vous allez savoir tout de suite. Tss tss

C’est un fantasme qui peut paraître impensable.
La femme est innocente, naïve, pure.
Et se retrouve face à un ignoble agresseur qui va abuser d’elle.
Oui, c’est le fantasme de viol.
Il la colle contre un mur, lui immobilise les bras, passe sa main sous sa jupe et enfonce les doigts dans son vagin.
C’est le scénario le plus valorisé par les femmes.
Il lui arrache ses vêtements, la pénètre de force…. Elle y prend du plaisir.

Attention, rappelons qu’il ne s’agit là bien que d’un fantasme. AUCUNE femme n’a réellement envie de se faire violer. Le viol fantasmé se passe ici avec un inconnu qui correspond lui même à un autre fantasme (sur le physique, sur son comportement verbal, …) et la femme y prend du plaisir. Bref, c’est du viol planifié et consenti. Ce qui n’est pas JAMAIS le cas dans la réalité où le viol n’est que souffrance et destruction d’une personne.


Quelque soit le fantasme de toute façon, il y a de grande chance pour qu’il ne soit jamais assouvi. C’est d’ailleurs en cela qu’il est excitant. Tout fantasme réalisé peut se révéler décevant et devra céder la place à un nouveau fantasme qui se devra être plus excitant.


Alors, vous qui me lisez, votre fantasme est-il dans cette liste ?



Images : Luis Royo


mercredi 19 mars 2008

Boycottons les chocolats de Pâques des boulangers… !


Et ceux des pâtissiers et des chocolatiers aussi !!


Encore une année où vous avez de faire plaisir aux petits et aux plus grands ?

Encore une année où vous vous dites que vous voulez de la qualité pour leurs papilles ?

Encore une année où vous vous dites que jamais Ô grand jamais vous n’achèterez de chocolats en grande surface parce que c’est bas de gamme ou que la composition est inadmissible ?

Vous avez bien raison aurais-je envie de vous dire.

Mais…

Quelle est la composition des chocolats vendus chez votre boulanger, chez votre pâtissiers et même chez votre chocolatier ?

Que nous vendent les chocolatiers « réputés » (Hédiard, Fauchon, Godiva, De Neuville, et tous les autres) ?

Vous n’en savez rien ?
J’en suis fort aise.
Et pourquoi n’en savez vous rien ?
Parce qu’il n’y a aucun affichage sur la composition de ce qu’on nous vend.
Tentez donc de demander la composition de ce superbe œuf de 15 cm (1 plaquette de 100 g) à 35 euros…


Oh je sais on va vous répondre : beurre de cacao à tant de %, origine de…
Certes.

Et la lécithine de soja ?
Y’en a ?
Euh, euh…

Et les graisses végétales y’en a ?
Grrrr.

Et les traces de fruits à coque y’en a ?
Grrrrr, grrrr.

Et le lait en poudre ? Ecrémé ou entier ?
Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

Au fait, et des arômes y’en a ?
Et votre vanille ? Vanilline, Madagascar ou Bourbon ?

« DEHORS ! Allez acheter vos chocolats chez Carrefour !! »


Ben oui allez acheter vos chocolats chez Carrefour, Auchan.. où vous voulez, mais seulement là où il y a obligation d’étiquettage.

Oh en super miniscule certes (n’oubliez pas vos lunettes ce jour là), mais y a.

Car pour les fabricants de chocolats qui vous vendent des plaquettes ou des personnages en grande surface il existe une OBLIGATION d'étiquettage de la composition.

Enfin, vous saurez ce qu’il y a dans vos chocolats et vous pourrez choisir en toute conscience de ce que vous donnez à vos chères têtes blondes et brunes.

Et vous serez surpris de découvrir qu’il existe en grande surface des chocolatiers artisans qui viennent vendre leurs spécialités en chocolat sans arôme, sans vanilline, sans graisse végétale, sans lait écrémé. Vous serez même surpris(e) de découvrir que les marques que vous pensiez dégueu ont parfois une composition acceptable.

Bien plus que certains "grands chocolatiers".




Pour exiger une transparence de la composition des chocolats de Pâques (et des autres jours) chez les boulangers, pâtissiers et chocolatiers, boycottons leurs produits !!!


lundi 17 mars 2008

Coluche et la pub


Si vous êtes parisien(ne), vous l'avez sans doute vue dans le métro.
Mais aussi dans les gares au plan national.

Je parle de la pub Adecco avec Coluche ou Gandhi en premier plan.

Sur le principe, OK, c'est vrai des personnalités très différentes qui semblaient au premier abord incapables de s'intégrer dans la Société, ont réussi, ont fait passer des messages fort et ont modifié le visage même de nos organisations. En cela, ces personnalités sont des modèles et je ne suis pas sûre en effet qu'elles auraient réussi à passer un entretien de recrutement ou même que leur CV ait attiré l'oeil de quelqu'un.
(Je ne suis pas sûre non plus que cela marcherait aujourd'hui... Mais bon, faisons semblant d'y croire).

Mais...
Utiliser pour une première fois l'image de Michel Colucci (dit Coluche) -ex-habitant de Montrouge par ailleurs (comme quoi quand on habite dans une ville moche on a envie d'en sortir)- pour vanter un système qui fait fonctionner le précarité et l'instabilité financière d'une famille c'est gonflé ! Coluche aurait-il posé pour vanter un tel système ? j'ai du mal à y croire. Mais je ne suis pas lui.

La famille de Coluche a négocié avec l'agence de pub, qu'aucun amalgame ne puisse être fait avec les Restos du Coeur.
On se demande bien pourquoi.
Comme si on pouvait empêcher les gens de penser et de faire l'amalgame par eux-mêmes.
Ce qui veut dire que l'argent n'ira pas au restos du coeur, mais direct à la famille.
Ce qui veut dire aussi que les gens de "base" que nous sommes et qui vont faire l'amalgame risquent de donner moins aux restos pensant qu'il existe des recettes issues de la pub.
Peut être que non... Je l'espère.
Mais le fait d'avoir besoin de faire préciser cet alinéa dans les dépêches AFP montre bien le malaise de la famille.


Quant à Gandhi... Gandhi qui vantait le renoncement, l'égalité et la paix dans le monde, pas sûr qu'il aurait apprécié de se voir mis en jeu dans une pub pour une entreprise capitaliste qui ne partage ses bénéfices qu'avec les plus riches. N'est pas Robin des bois qui veut, certes.

Et vous, que pensez vous de ces pubs ?

dimanche 16 mars 2008

Test

Le lundi c’est sessouel.

Et même le dimanche soir, si tu viens tard.
Mais pas de pot, cette fois le sessouel c’était vendredi.
Faut suivre.
Y’en a déjà qui me font des reproches pour ses bouleversements.
C’est qu’une bloggeuse se doit à son lectorat, non mais.

M’en fout, aujourd’hui c’est sessouel aussi.
Tu me diras que du coup l’honneur est sauf.
Comme quoi ton sens de l’honneur repose pas sur grand chose.

Alors aujourd’hui je m’en vais te poser une question existentiallo-intellectuelle :

Es tu obsédé(e) sexuel(le) ?

Faut bien que je mette des parenthèses parce que j’ose croire que mon lectorat est masculin et féminin.

Répond franchement aux questions de ce test :


1. Pourquoi fais-tu ce test ?

  1. parce que y a une tof qui m’a inspiré
  2. je fais tous les tests (la tof je ne l'ai même pas vu)
  3. je passais sur ce blog par hasard
2.Pourquoi qu’on parle de sexe ici, c’est psychologie normalement non ?
  1. Y a pas que le sexe dans la vie
  2. Pour une fois qu’on parle sexe ici (hum hum)
  3. Le sexe y a que ça de vrai

3. Et si on mettais une photo porno sur le site .

  1. C’est pas la peine et puis de toute façon je ne la regarderais pas (mon œil !)
  2. oui, d’ailleurs si y en avais plusieurs je me ferais mieux une idée du sujet de ce test
  3. non, ici c’est psycho, faudrait voir à respecter le thème.

4. Quand as tu parlé ou entendu parlé de sexe pour la dernière fois ?

  1. hier tiens, je lisais un article sur la sexualité des carottes rapées
  2. y a quelques minutes, j’ai reçu un SMS hot, hot
  3. Ah bon on peut parler d’autre chose ?

5. Remet ces lettres dans l’ordre : U – C – L

  1. Pff, c’est dur, c’est un test de QI ou quoi ?
  2. Cul ! J’ai trouvé du premier coup sans réfléchir.
  3. Luc ! Comme Saint Luc, intello je suis, intello je reste.

6. Combien as tu remarqué des mecs ou des nanas à croquer aujourd’hui ?

  1. jamais je regarde, je mate pas, pour qui tu me prends ?
  2. Plein, ah le retour des beaux jours et des t-shirts moulants
  3. Je ne me suis pas regardé dans le miroir aujourd’hui, donc personne

7. Ferme les yeux. Imagine, soleil, chaleur, plage. Là passe le mec ou la nana de tes rêves…

  1. Y a un truc qui passe entre vous, c’est le début d’une idylle
  2. Tu baves. Aie aie aie j’en peux plus.
  3. Ok il ou elle passe, mais bon c’est pas le tout, j’ai un bouquin à finir.

8. Allez un dernier coup…

  1. De l’action, chouette !
  2. Ca sous-entend quoi ça ?
  3. Ah non, y en a marre.

Calcule tes points :

réponses

a

b

c

question 1

2

1

0

question 2

0

2

1

question 3

0

1

2

question 4

0

1

2

question 5

1

2

0

question 6

0

2

1

question 7

1

2

0

question 8

2

0

1



Résulats :

Tu as 16 points : tu es au moins aussi obsédé que la conceptrice de ce test : tu voulais une réponse, c’est clair, tu l’as mais en avais-tu besoin ?


Tu as entre 10 et 15 points : tu penses quand même pas mal au sexe ! : non mais qu’est-ce que tu fais sur ce blog qui est un site super vertueux où on ne passe pas son temps à parler entre obsédé(e)s ! Tu veux détruire la réputation de ce blog ou quoi ?


Tu as entre 3 et 9 points : tu es un futur obsédé sexuel mais il te reste des progrès à faire : Rassure-toi, ça se soigne et après tu deviendras un(e) vrai(e) obsédé(e) sexuel(le) et débauché(e) comme tous les autres lecteurs et lectrices de ce blog. Ou alors, tu ne nous dis pas tout…


Tu as moins de 3 points : Tu n’as pas de vie sexuelle. Une psychothérapie s’impose, non ?

jeudi 13 mars 2008

La Fée Lation – Le retour

Résumé de la première partie : La Fée turlute, ayant pris sa retraite, trouve sa remplaçante en la personne de la Fée Lation. Inexpérimentée, la Fée Lation s’entraîne dur, mais fatigue vite. Mais elle est pleine de bonne volonté.


Après moultes expériences, la Fée Lation découvre le monde de l’informatique. Et des informaticiens.

L’informaticien est facilement reconnaissable à son look. Je ne parle du trader, mais bien de l’informaticien de base, celui qui gagne à peine de smic pour 12 heures par jour devant un écran, les pieds sur le bord du bureau et le clavier posé sur les genoux.

L’informaticien, le vrai, à le cheveux long. Et gras. Il a aussi le teint pâle, car à part la lumière son écran qui produit peu d’UV A et B, il ne voit pas le soleil. Il a les yeux rouges. Ses yeux subissent la luminosité excessive de son écran et le fait de lire des petits caractères à longueur de journée. Du coup, l’informaticien, le vrai porte aussi des lunettes. Rondes, style Harry Potter.

A ce discours on se dit qu’on pourrait confondre dans la rue l’informaticien avec le rocker hyper metalleux. Que nenni, l’informaticien de base n’a pas les moyens de s’acheter du cuir, alors il traîne son jeans usé au niveau des fesses. Et le t-shirt, blanc, enfin avant les multiples transpiration et les quelques lavages. Sans compter sur le t-shirt le logo rebelle « fuck you Microsoft », « Linux is alive », « virtual is life ».

Bref vu de loin, l’informaticien nous rappelle que John Lennon n’est pas mort il y a si longtemps. Ou que l’adolescence est une période qui dure parfois jusqu’à la vieillesse.

Voilà donc la Fée Lation faisant une entrée fracassante dans le milieu de l’informatique. Elle a mis son t-shirt moulant et sa jupe courte. Elle entre. Et là….
Personne ne lève un œil.
Les regards fixes restent rivés aux écrans.
Pas un cheveu qui flotte.
Bienvenu dans le monde l’informatique.

La Fée Lation sort le grand jeu : des préservatifs de toutes les couleurs, de tous les goûts. Des avec des stries, des avec des rayures et même, reste d’un détour par les Etats-Unis, des condoms avec des oreilles de Mickey ! De ceux qui chatouillent derrière les amydales !

Allez, elle s’y colle. Après tout La fée Lation n’est pas le genre qui se pose des questions existentielles du genre « mais pourquoi que dont j’ai toujours envie de turluter ? ». Non, c’est pas son genre.

Elle sait que pour bien réussir, il faut avoir envie. Et là tous ces mecs bien caler dans leur fauteuil à accoudoirs, ça lui donne envie. La qualité vient de l’émotion pas de la quantité.

Première tentative : passons sur les quelques essais d’effraction pas facile sur des mecs les jambes en l’air ou fortement calés sur leurs pieds. Mais il faut être réaliste parfois l’homme assis 12 heures par jour fermente. Surtout dans son jeans fétiche et après sa 15ème canette de Coca ou de Powerade.

En fait la fermentation, l’informaticien s’en fout. Oui parce qu’il faut préciser que l’informaticien vit une vie sexuelle virtuelle. Là sur son écran il fait défiler sites porno et videos amateurs dailymotionnées hot. Il bave, s’échauffe mais bon faut bien l’avouer ça va pas plus loin. La turlute il en connaît seulement la version main gauche (inverser pour les gaucher, merci).

La Fée Lation se tâte. Elle préfèrerait tâter autre chose, mais là brutalement sa mission lui paraît un lourd fardeau. Le mineur de fonds recouvert de poussières qui remonte de sa mine et a besoin d’une consolation pour oublier sa morne vie, oui. Mais l’informaticien fermenté, là elle doute.

Euh mais déjà faut la trouver hein, dans le baggy. A droite ? A gauche ? Suivons les mouches !

Alors après le préservatif à la fraise, pourquoi pas un peu de chantilly ou de Nutella ? Hop, allez ne lésinons pas, une couche de plus ça peut pas faire de mal.

Mais une autre surprise attend la Fée lation : on le sait les mecs ne pensent à rien pendant la turlute (déjà qu’ils pensent pas à grand chose dans les autres moment), mais là le vide. Alors imagine un informaticien devant son écran !! Le néant, de quoi refaire la Neverending Story ! Atreyou, reviens !! Falcor, au secours !!

20 minutes, 1 heure !!! Les genoux explosés, la salive lui manque ! Mal à la mâchoire.

Tout y passe :
- la tentative pendant l’appel d’une maman,
- profiter du rythme de la musique de fond (et pour éviter de s’ennuyer aussi),
- alterner les léchouilles, les machouillages et les massages, ….

Bref, Ô lectrice, Ô lecteur, tu l’as compris ce n’est pas avec l’informaticien en chaleur (de fermentation) que la Fée Lation bavera des filaments d’émotion…

Mais où emmènerons ses prévervatifs la Fée Lation la prochaine fois ?


(dessin de Chad - http://www.chabd.com/)


mercredi 12 mars 2008

Séquence nostalgie

A la fin des années 60, je n’étais pas bien grande et certains et certains d’entre vous, Ô lectrice, Ô lecteur, n’étaient pas encore nés.

Néanmoins on découvrait la télé.

Les dessins animés n’existaient pas encore. On faisait appel à l’animation.

Séquences souvenirs :


Pépin la bulle.

Depuis cette série pour enfant, je ne peux pas entendre les mots « pépin » et « bulle » sans m’écrier intérieurement « Pépin la bulle, bulle envole-toi ». Parfois, je le dis tout haut, si ça fait rigoler les gens qui ont à peu près le même âge que moi, ça laisse dubitatif les plus jeunes qui se disent que j'ai pété les plombs.

Du coup nous v’là en train d’expliquer aux p’tits djeunz ce qu’était Pépin la bulle.

Ce qui me faisait rêver c'était l'idée de pouvoir voler dans une bulle avec les peluches Brigantine et Garatakeu...

Quand je revois ces images, je me demande comment j’ai supporté ça.





Titus, le petit lion.

Ah ça, j’étais encore plus petite.

Des souvenirs inoubliables, des images de lion qui marche et qui parle avec un voix drôle (inégalable Micheline Dax !). Et sa copine la souris qui vit dans un vase au pays de Jaimadire.

D’ailleurs depuis mes petites années dès qu’on me demande un prénom de garçon, la première chose qui sort c’est « Titus ! ».

Quand je revois les images, je comprends que j’ai été marqué. Le trauma non traité, ça laisse des traces, lol !




Mais bon, y avait rien d’autre. C’était les débuts.

J'attendais ça avec impatience le jeudi. Oui parce "qu'à l'époque", les gosses se reposaient le jeudi et pas le mercredi, d'où l'expression "les 4 jeudis".

C’était magnifique et j’avais…. Pfff, bien moins que ça encore.



Et les séries me direz-vous ?

Eh bien contre tout attente, si la fin des années 60 n'était pas propice aux jeunes enfants, les ados et les adultes avaient la chance de voir fleurir sur les écrans des séries hautes en couleurs. Et rarement égalées, avouons-le.


Voyage au fonds des mers

Le sous-marin Neptune faisait des rencontres inouies (mêmes des extraterrestres c'est tout dire) au fond de l’eau. Ah, le bruit du sonar au début du générique. Je guettais cela avec impatience le jeudi après-midi.

Quelques images pour vous faire une idée (parce que j'ai pas trouvé d'extraits video potable même en N&B, car les premiers épisodes de cette série étaient en noir et blanc)




Les mystères de l’Ouest

Faut-il encore présenter cette incroyable série ? Incontournable James West. Tout dans l’action, bondissant, charmeur, le costume taillé sur mesure. S’en sortait toujours grâce à son compère Arthémus Gordon, dit Arthie, le roi du déguisement (que Jimmy ne reconnaissait jamais, mais nous oui, parce qu’il ne changeait pas sa voix).

Un titre commençant toujours par « la nuit de…. ».

Des décors en carton pâte, hyper kitsch même déjà à la fin des années 60. Un générique désormais culte.

Jamais égalé parce qu’incopiable.





Les américains savaient déjà faire des sacrées séries, qui, contre toute attente, se laissent encore facilement regarder et qui enthousiasment les plus jeunes auxquels on les passent. Jamais vulgaires, pleines de suspens, drôles, des bagarres, jamais de sang, du bricolage ou le recours à des hypothèses scientifiques de l’époque, des personnages attachants, de l’aventure.. Bref des spectacles familiaux.

Souvenirs, souvenirs.

C’est marrant de penser que c’était il a plus de 40 ans.

lundi 10 mars 2008

Pourquoi es-tu venue au monde, ma fille ?


"Pourquoi es-tu venue au monde, ma fille, quand un garçon je voulais ?

Vas donc à la mer remplir ton seau : puisses-tu y tomber et t'y noyer"

Chanson populaire de l'Inde...


La naissance d’une fille en Inde est vécu comme une malédiction.


Bien peu de familles acceptent d’accueillir une fille. L’avortement sélectif, les infanticides et les abandons sont monnaie courante.


En juillet 2007, près d’une maternité privée, la police a découvert 25 fœtus suite à des avortements illégaux. Pas très loin, une semaine auparavant, des villageois avaient découverts 7 corps de nouveaux-nés filles.


L’inde préfère les garçons. Car seuls les garçons peuvent travailler. Ils ramènent la nourriture, de l’argent en travaillant de bonne heure. Le garçon perpétue aussi la transmission du nom de famille et la garantie des biens familiaux. En plus il s’occupera de ses parents âgés le temps venu.


La fille, elle, ne rapporte rien mais coûte à la famille. Si le bébé de sexe féminin est gardé, elle a peu de chance de trouver du travail ensuite. Dès 6 ans elle est souvent amenée à se prostituer et à 8 ans elle peut être mise à la rue afin qu’elle se débrouille seule. Entre 10 et 14 elle peut être mariée de force. Mais pour la marier la famille doit payer une dot (même si cette pratique est désormais interdite officiellement) qui peut endetter la famille sur plusieurs générations. La famille peut alors faire le choix de la « donner en offrande » à un « couvent » dans lequel elle subira les viols "sacrés".


L’avortement est donc devenu illégal en Inde depuis 1971 afin de tenter de redresser la courbe des naissances de petites filles. Les gynécologues et les laboratoires (qui analysent les amniocentèses) ont l’interdiction de révéler le sexe du bébé. Ce qui n’empêche pas le contournement par l’avortement illégal par des pratiques à risque.


En 2001, on recensait 51 districts ayant un ratio inférieur à 850 naissances de filles pour 1000 garçons.


Quel avenir pour l’Inde alors ?

Moins de femmes pour les hommes.

Moins de futures épouses, Moins de futures mères.

Moins d’enfant à venir.

Moins de « chance » d’avoir un garçon !

Au point que les hommes de certains districts sont obligés d’aller chercher une épouse loin de chez eux, car il n’y a plus de femmes dans leur environnement.

Des petits villages entiers sans femme !

Certains hommes pratiquent désormais l’enlèvement des femmes dans d’autres villages.


Le déséquilibre semble peu rattrapable selon l’ONU. Le gouvernement indien estime qu’il « manque » 5 millions de filles et que l’Inde a perdu environ 10 millions de filles ces 20 dernières années.


Pour lutter contre cela et tenter de rééquilibrer le ratio des sexes, l’Etat indien a décidé de payer aux familles qui décideront de garder leurs bébés filles en effectuant plusieurs versements de 5000 dollars jusqu’aux 18 ans de la jeune fille.


"Il s'agit d'encourager les familles à mieux traiter leurs filles, à les éduquer, à les considérer comme un capital plutôt que comme une charge", a expliqué le ministre pour le Développement des femmes et des enfants, Renuka Chowdhury.




Passer de charge à capital, c’est bien.

Passer de capital à être humain, ce serait mieux.

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