mercredi 30 avril 2008

Internet et les mineurs : un jeu d'enfants ?


Vous le savez déjà je participe à la prévention auprès des mineurs sur les dangers du net (forums, blogs, jeux, chats, exhibitions....).

Loin de diaboliser l'Internet sans lequel notre Société ne saurait plus fonctionner, il s'agit de chacun prenne conscience que l'Internet est aussi un lieu de déviance et de criminalité, contre lequel on a aujourd'hui peu de recours.

Les utilisateurs sont de plus en plus jeunes, laissés souvent sans surveillance et sans logiciel de contrôle parental devant leur écran.

La prévention se doit donc de toucher les jeunes, leurs parents mais aussi les professionnels de tout poil (médecin, psy, policiers...) afin de les sensibiliser aux risques et aux moyens de prendre les distances nécessaires avec cet instrument magique qu'est l'Internet.

A ces fins, le 30 mai 2008 se tiendra à la Plaine Saint Denis le colloque "Internet : un jeu d'enfant ?" sous l'égide des associations Droits @ l'enfance, Fondation pour l'enfance et SOS enfants disparus.

Chacun peut y participer à condition de s'inscrire (droits d'inscription entre 10 et 90 euros selon que vous êtes étudiants, professionnels....).

Y interviendront :
- Rachida Dati, ministre de la Justice
- Anne-Aymone Giscard d'Estaing, présidente de Fondation pour l'enfance
- Maria-Pia Hutin-Bouillon, présidente de Droit @ l'enfance,
- Xavier Bertrand, Ministre du travail et de la solidarité
- et.... moi (entre autres).

Vous voyez je fréquente du beau monde et en venant ici vous les fréquentez aussi par procuration. C'est beau le net.

Il s'agira de parler des comportements des jeunes face au net, du rôle des prestataires de service et des cybercriminels.

Si vous êtes intéressé(e), contactez moi à consultationpsy@yahoo.com afin que je vous adresse par email le bulletin d'inscription (formation .pdf).


dimanche 27 avril 2008

Montre moi tes fesses, je te dirais...

Wouais !!!! Le lundi, c'est................................................................................................................. lundi !!!
Ben oui, trop forte je suis.
Je sais bien que tu t'attends que j'écrive c'est sessouel.
C'est même pour ça que t'es là ce matin.

Alors figure toi Ô lectrice Ô lecteur, que j'ai décidé de me recycler.
La psy au logis, c'est beau, c'est sympa surtout quand on a un karma de mère Théresa.
Et comme moi personne ne me corporatise ni ne me marketing directise avec des échantillons, des invitations et des voyages à tout va,
je change de vie.
Mais pas dans n'importe quoi.
Que nenni.
Quelque chose à ma portée.
Dans mon genre quoi.
Pourquoi tu t'attends au pire ?
Tu me connais maintenant. Non ?

Figure toi (encore) qu'au cours d'une dernière visite à L.A., j'ai eu l'immense honneur de rencontrer Sylvester Stallone, Sly himself !
Nous sympathisâmes.
Tu ne devrais pas sous-estimer mon sens relationnel.
Et savoir que dans ma quête de suprème superficialité nos QI se trouvèrent.
Eh bien Sly (himself) m'a présenté sa maman.
Jacqueline - herself !
Elle a eu l'infime bonté de m'initier à sa spécialité : la "rumpology".
"Mais caisse ?" te demandes tu
(car ta curiosité est aussi immense que mes fautes d'orthographe et si tu viens ici c'est bien pour y trouver -aussi- un peu de culture, si si).
Donc dans la "rumpology" il s'agit de lire l'avenir dans tes fesses.
Je te vois venir (et te marrer).
Tu remarqueras que moi je reste polie.
Ce blog est toujours poli.
J'écris bien fesses, car tu en as deux.
Une à droite.
Une à gauche.
Et que tu t'assois souvent sur les deux.
Et une raie entre les deux, endroit sombre par excellence (mais que fais EDF ?).

Eh bien désormais je sais te prédire ton avenir à partir de ton booty.
Rien à voir avec un quelconque pouvoir médiumnique.
Non.
Juste une science ancienne partagée par quelques initiés, dont je fais aujourd'hui partie.
Agenouille-toi et sois ému(e) !

Alors tu ne sais quelle chance tu as.
Je me propose de te prédire ton avenir.
Oui à toi.
Si tu m'envoies un tof de tes fesses.
Oh, me t'attends pas à 3 pages de prédiction.
Non, nous sommes ici sur un blog et je ne suis pas Madame Irma et en plus tu payes pas.
Oui, parce que c'est gratuit !
Qu'est-ce que je ne ferais pas pour toi.
Bien sur la photo de ton popotin apparaîtra sur ce blog.
C'est la condition sine qua non.

Tu m'envoies la photo de ton booty donc disais-je.
Attention, de ne pas te tromper. Je ne veux pas de l'autre côté. Cela ne m'intéresse pas, n'insiste pas.
Non, juste une tof de tes deux fesses. Sans fioriture.
Je ne veux pas ton environnement car je m'en fous de tes meubles Ikea ou de savoir que tu peux prendre tes tofs sur ta terrasse de 150 m2.
De même je me fous de ton caniche.
Donc tu cadres. Bien.
Sauf si tu es grand, que tu as 30 ans maxi, que tu es barraqué, que tu as les fesses rondes et que... euh... non, euh... je m'égare là.
Jeudi 1er mai profite des réunions familiales pour proposer à chacun de poser.
Surtout si vous êtes tous bourrés.
Mais attention, hein, que des postérieurs majeurs !

Ton fichier doit être un .jpg à résolution prévue pour le net (tu veux pas que je fasses les retouches non plus !!).
Tu y joints ta date, ton heure et ton département de naissance et si t'es une nana ou un mec. That's all.
Et ton pseudo si t'en as un. Ton prénom fera l'affaire si t'as pas honte.

Je dois recevoir ton fichier à mon adresse email
ICI (consultationpsy@yahoo.com) vendredi 2 mai minuit au plus tard.

Et le lundi suivant (ce sera sessouel !), telle Jacqueline Stallone, je te ferais part sur ce blog des prédictions que ton booty m'inspire.


Le petit rapporteur - Village de Montcuq

mardi 22 avril 2008

La dépression chez l'enfant

La dépression est une maladie que l'on rencontre souvent. Elle affecte l'humeur, l'énergie, la gestion des émotions et bien sur les comportements.

Pendant longtemps la médecin a pensé que les enfants ne pouvaient pas être touchés par la dépression. Aujourd'hui on constate qu'ils ne sont pas épargnés. Mais comme les enfants ne peuvent pas prendre la distance nécessaire pour s'analyser et identifier leur ressenti, le diagnostic est plus difficile que chez les adultes et peut être fait tardivement.

On considère qu'environ 1 enfant sur 10 sera concerné par des aspects dépressifs.


Les signes de dépression chez l'enfant :

  • La dépression chez l'enfant est tout aussi sérieuse que chez l'adulte. Mais les signes peuvent être différents pour le diagnostoc.
  • Capacité dimunée à participer aux activités quotidiennes (école, sport), seuls ou avec ses amis
  • Refus d'aller à l'école
  • S'accroche à un de ses parents ou s'inquiète de la mort éventuelle d'un des parents
  • Enfant boudeur, négatif, grognon, subissant de nombreux problèmes à l'école, se sentant mal compris
  • Concentration difficile
  • Enfant craintif, tendu, impatient
  • Enfant rejeté par les autres enfants
  • Diminution des résultats scolaires
  • Plaintes physiques répétées sans raison médicale (maux de tête, estomac...)
  • Changement dans l'appétit
  • Changements dans les comportements de sommeil
  • Faible estime de Soi, se sent sans intérêt, verbalise négativement à son sujet


Quelles sont les causes de dépression chez l'enfant ?

Il s'agit souvent d'une combinaison de facteurs (comme chez l'adulte) qui lient la santé, certains événements, certains antécédents familiaux, l'environnement, les facteurs génétiques... On trouve principalement :

  • Séparation ou divorce des parents ou de proches
  • La mort d'un être aimé (personne comme animal)
  • stress
  • éducation avec vision négative du monde
  • Difficultés de relations sociales
  • Antécédents psychiatriques dans la famille
  • Antécédents de dépression dans la famille
  • Déménagement
  • Echec scolaire, sportif, personnel...
  • Rêves personnels difficiles d'atteinte


Quel traitement de la dépression de l'enfant ?

Il n'existe pas de médicaments spécialement adaptés à l'enfant aussi on utilise des médicaments destinés aux adultes en plus faible dose. Mais on ne sait pas grand-chose de l'efficacité et des effets secondaires des antidépresseur sur les enfants.

Il est souvent préféré (et tout aussi efficace) de passer par une psychothérapie. Les aspects cognitivo-comportementaux sont préférables conjoint à une thérapie par le jeu, surtout chez les plus jeunes.

Il ne faut pas négliger la psychothérapie familiale ou la guidance parentale car il est nécessaire à la fois d'impliquer les parents et de travailler sur les approches relationnelles entre les membres de la famille entre eux et les membres de la famille avec le contexte social.

lundi 21 avril 2008

Le symbole de l’argent dans la psychothérapie

image Diez

Les consultations en psychologie ne sont remboursées que dans les établissements publics (hôpitaux, cliniques…). En libéral, tout comme pour la cure psychanalytique, les consultations psychothérapeutiques ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale.


Pourquoi ?


En cure psychanalytique comme en psychothérapie, il s’agit de respecter le « cadre ». Le cadre consiste à consulter en cabinet, à avoir en face de soi un « psy » neutre et bienveillant et à payer ses consultations (normalement en liquide et toute consultation manquée est due).


Si le cadre ne souffre pas d’aménagement en cure analytique, il en est tout autre en psychothérapie où il faut bien avouer, face aux contraintes de la vie quotidienne, le cadre est parfois (souvent ?) aménagé (paiement par chèque, consultation due que si elle est manquée ou annulée moins de 48 avant, consultations à domicile…).


Mais le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui est la place du paiement, de l’argent dans la cure comme dans le psychothérapie.


Le coût d’une consultation est aujourd’hui rarement en rapport avec les revenus du patient. Il s’agit désormais la plupart du temps d’une somme fixe, comme pour une consultation médicale.


Néanmoins, le prix annoncé à la prise de RDV et reprécisé lors de la première consultation, se doit d’être « dérangeant » pour le patient afin d’entraîner un remaniement du système de consommation, bref il faut que le patient le « sente » sur son budget afin que cela ait la portée nécessaire.


Freud avait noté que les gens traitaient de la même façon les faits sexuels et les questions d’argent, la relation à l’argent étant donc par elle-même informative.


Quelques autres raisons au paiement :

  • - Il faut payer pour prendre son analyste ou son thérapeute au sérieux
  • - Il faut payer l’analyste ou son thérapeute pour ne pas avoir à le « payer » plus tard, c’est à dire penser qu’on peut avoir une dette envers lui
  • - L’argent donné symbolise un sacrifice d’une certaine jouissance. Le plaisir qui aurait pu être pris en dépensant cet argent dans un produit de grande consommation est différé, ce qui facilité le travail
  • - L’analyste ou le thérapeute se trouve pendant quelques instant être salarié par son patient, ce qui l’oblige à se concentrer uniquement sur le patient, à lui accorder son temps et ses pensées.
  • - Et bien sur, l’analyse comme le thérapeute a besoin de vivre de son travail et la rémunération se doit d’être le reflet des qualifications qu’il a pu acquérir. (Ca me rappelle une patient qui me disait qu'elle avait toujours du mal à me donner l'argent et à qui je faisais remarquer que ce n'était en rien un cadeau mais bien une rémunération pour mon travail de concentration son cas et qui en resta abasourdie... Ce qui ne l'empêcha pas de tenter plusieurs fois de négocier mon "salaire").

Le fait de donner de l’argent est en soi un acte séparation et de reconnaissance de dette.


Si les consultations par un médecin psychiatre sont remboursées par la sécurité sociale, il n’est pas rare, s’il pratique une analyse ou une psychothérapie qu’il demande un complément financier pour entrer dans le cadre.


Les prix d’une consultation en analyse ou en thérapie sont en général entre 40 et 60 euros pour environ 45 à 60 minutes de travail chez des patients adultes(fuyez ceux qui vous proposent des consultations de 20 à 30 minutes !)


Cela peut être frein à la poursuite du travail, les professionnels en sont bien conscients. Mais la parole a un prix, même s’il est difficile à définir.


Il existe des consultations psychothérapeutique ou analytiques gratuites en CMP (Centres Médico-Psychologiques). Si on sait que le non paiement n’a pas d’influence sur la chronicisation du patient (il ne finirait jamais son travail ou continuerait à consulter même lorsque le travail est fini), on constate néanmoins un moindre respect du travail du professionnel par le non respect de l’intervalle entre les séances ou le nombre de séances manquées et non prévenues.

samedi 19 avril 2008

la Nouvelle Star


Ben oui t'as bien lu.
C'est ouiquennede, la moitié de la population parisienne est partie chercher du pseudo beau temps en montagne, alors je profite de ces deux jours à 5 lecteurs pour vous donner mon avis (dont vous n'avez rien n'a faire) sur la super méga béton émission de M6 : la Nouvelle Star.

Comment ? Qu'ouis-je ? Que lis-je ? Se dit mon small lectorat.
"Elle" regarde la Nouvelle Star !!! "Elle" est tombée bien bas !

Je te rappelle Ô lectrice, Ô lecteur que je poursuit sans y arriver la suprême superficialité et j'ai remarqué que ces derniers temps j'ai tendance à me laisser aller à des considérations purement psychologiques, bref du vécu qui interpelle.

Il est temps que cela change ! Que je dis !

Bref, j'enregistre la Nouvelle Star afin de me passer les 3 heures d'émission en 45 minutes.
Ce qui me permet d'éviter les reportages ringards, les casting archi vus, les débilités de la minute qui ne sert à rien, les moqueries sur les pauvres qui ne savent pas chanter (c'est pas bien de se moquer apprend-on tout petit) et surtout les commentaires pseudo sévères de Miss Efira.
Certes elle est blonde, mais cela n'explique pas tout.

Non, qu'on se le dise (je prends les devants pour éviter un procès), je l'aime bien V. Efira...
Enfin, je l'aimais bien surtout quand elle a remplacé B. Castaldi, l'animateur le plus nul de tout le PAF, le pistonné à son papa.
C'est vrai que la fausse blonde elle avait un sourire plus sympa et savait mieux mettre de l'ambiance.

Mais c'est la deuxième année (oui parce que je suis la Nouvelle Star tous les ans, je l'avoue) qu'elle se la joue Madonna sans le fouet en recadrant les jurés et les candidats et elle commence à se prendre pour Nikos (dont je ne sais plus le nom puisque je n'ai jamais regardé la Star'Ac, j'en ai presque honte).

Pour commencer, les jurés
:

je m'étais habitués aux "anciens" dont j'aimais bien les castagnes, les remarques constructives de Manu Katché et les délires libidinaux d'André Manoukian. Dove Attia ne me manque pas, d'ailleurs qui se souvient à quoi il ressemblait ?

Sinclair
: quelques gamines de 7 à 8 ans à la sortie d'une école m'ont dit "
il est moche, il est toujours mal coiffé et on a l'impression qu'il s'ennuie". Tout est dit.
André Manoukian
: fidèle à lui-même. Il bave toujours autant sur les jeunes filles et je comprends qu'il ait largué Lian Foly et sa seconde femme, elles devenaient trop vieilles pour lui. Ses remarques sont toujours marrantes, mais il donne trop dans la surenchère (Kristov = Roy Orbison !! Point trop n'en faut !).

Lio
: Comme l'autre, comment c'était déjà ? Ah oui Marianne James. Cette dernière fait des CD nuls et ne les a pas vendu (sauf à sa famille) contre Lio qui a fait des CD nuls et les a vendu. Mais Marianne sait chanter elle ! Bref, Lio trouve toujours tout génial, même quand c'est archi nul. Par contre, on ne peut pas lui retirer son enthousiasme. Peut être du aux joints qu'elles fument (après on en est sûrs, avant certainement aussi).

Philippe Manoeuvre
: c'est mon préféré. Faut dire que je le connais dans la tévé depuis que je suis gosse. Qu'il n'a pas changé de look, qu'il a une gouaille parisienne trop typique, qu'il a eu le courage de dire aux musicos lors du premier prime que leurs arrangement étaient vraiment mauvais (ce qui était vrai) et qu'il ose sortir un bouquin quand il s'ennuie ! (
"Il est aveugle ?" m'ont demandé les gosses de l'école. "Non, pourquoi ?" "Parce qu'il porte tout le temps des lunettes noires" !)

les candidats :
"Candidat" veut dire "celui qui aspire à une fonction".
Mais quelle fonction ? Celle de chanteur ou tentateur de SMS ?
Il paraît que cette année le niveau est meilleur que l'année dernière.

Ah bon ?
Les talents sont vachement mien cachés..
Ces candidats ont pour la majorité des CV dans le showbiz, groupes, scènes, disques, comédies musicales, cinéma..

Bref ce n'est pas Baltard qui va les intimider. Ni le jury.

D'ailleurs ils le miment. Le jury c'est du pipeau, ils n'écoutent pas, s'en foutent royalement.
Ils n'ont pas tort puisque de toute façon, c'est le public qui vote (enfin il parait...).


Jules : la tête à claque. ("il a une drôle de tête" m'ont dit certains gosses. "très gros en haut, tout petit en bas" et puis "il a la tête aussi large que ses épaules"... C'est vrai qu'il a la tête d'un "petit gris" (pas l'escargot, l'extra-terrestre voyons !). Il a pour une fois fait preuve d'humilité en s'attaquant à Syracuze. Parce que d'hab, c'est plutôt "je suis le meilleur et je me fous bien de vous"... Mais je trouve qu'il fait des progrès, alors je le sauve.
Siân
: C'est la jolie nana. Celle qui permet de faire monter l'audimat auprès des jeunes boutonneux avec ses robes courtes et décolletées ou des mâles en manque de femelle castratrice avec sa beauté froide. Elle a une belle voix, elle chante bien, mais elle est jamais en rythme, toujours en retard ou en avance sur les musiciens. De toute façon, elle plait pas à Dédé Manoukian, donc elle va gerber.

Kristov
: Son interprétation était pas mal. Mais il a un gros problème d'articulation. Déjà en anglais (pour un prof d'anglais c'est pas gagné), mais aussi en français (
"et jé bleurééé, bleuurééé, Alice... !). Peut mieux faire à mon humble avis.
Ycare
: Il a beau faire des efforts de look, il fait toujours peur aux gosses. Rien qu'à cause de lui faudrait interdire le programme au moins de 12 ans, moi je vous le dis. Je l'attendais au tournant, parce que si je trouve que c'est un super showman, je voulais savoir s'il savait chanter. Je suis rassurée : il ne sait pas. Toujours faux. Mais c'est un gars très (très) intelligent, qui semble cacher une sacrée sensibilité et sait mine de rien trouver le mot juste pour remonter le moral des autres (souvenez vous des castings). Du coup je l'aime bien. Mais bon, ça rappelle trop Juju Doré de l'année dernière...

Benjamin
(je suis pas dans l'ordre je crois) : je l'aime pas. C'est clair. Net. Il chante bien. Il a une belle voix. Rien à voir avec Jules avec lequel il a fait un duo, il est très au-dessus. Mais je le supporte pas. Trop sûr de lui, capricieux au possible, irrespectueux. La caricature du mec qui pense qu'il a droit à tout. Et à qui on file du bleu même quand il se plante. Bref, il aurait bien besoin de prendre un coup de pied dans le... derrière (ce blog est poli, tu l'as déjà remarqué).

Lucile
(ça me rappelle une tortue. Non pas Christophe. Une autre. Si sa propriétaire me lit, j'ai une pensée bien pour elle dans son terrarium (pas la propriétaire, la tortue). Je m'égare) : ben Lucile, je l'ai raté. Et j'ai pas raté grand chose. Trop de vibrato sur la fin de ses phrases en général et le résumé que j'ai vu battait tous les records. On croirait une chanteuse des années 30. On cherche une personne qui représente 2008, alors Lucile dehors !

Thomas
: bien. Belle interprétation. Mais mec passe-partout. On ne se souvient jamais de comment il s'appelle ou à quoi il ressemble. Le mec qu'on oublie aussi vite qu'il est passé. Bon chanteur, mais rien d'une future "star".

Julien : s'est -enfin- fait éliminer. Certes j'avais craqué pour sa voix éraillée à la Bob Dylan durant les sélections. Mais il ne sait faire que ça ! Il chante tout de la même façon et surtout, surtout, on croirait toujours que ce type va à l'abattoir. Tristoune, anorexique, torturé de l'intérieur... N'est pas Mick Jagger qui veut.
Cédric
: Je n'aurais pas parier un kopec sur ce type au départ. Avec ses chansonnettes proprette, je me demandais comment il allait s'en sortir. Avec brio ! (
avec qui ?) Ce type est capable de chanter tous les registres. Etonnant. Et je rejoins Manoeuvre : lui se voyait détendu avec une clope, moi je me voyais dans un bar lounge sirotant un cocktail (chacun ses vices). Très (trop parfois) à l'aise sur scène, s'amusant de faire découvrir au compte goutte ses capacités vocales aux jurés. Lio n'en peut plus d'ailleurs, avec un joint de plus elle lui sautait dessus à une heure de grande écoute.
Amandine
: grosse surprise. j'aime beaucoup, mais j'en avais un peu marre de l'entendre chanter tout de la même façon (comme Julien). Et là surprise, elle sait aussi chanter sans faire sa voix rocailleuse façon country ! Et elle chante ainsi fort bien. Du coup, elle remonte dans mon estime et j'ai (re)découvert un vrai talent.


Alors vous éliminez qui la prochaine fois ?

Oui vous, parce que moi j'appelle pas.

Siân peut être afin que le jury arrête de la faire souffrir avec ses remarques déplaisantes ?
Kristov pour lui laisser le temps de prendre des séances d'orthophonies ?

Thomas parce qu'on s'apercevra même pas qu'il n'est plus là ?
Lucile parce que vraiment elle est trop nulle ? (comment ça je suis partie pris ?)

Ah ouaip, j'oubliais ! La prod' a eu la gentillesse de nous diffuser un extrait du clip majestueux de Cindy Sander, celui tourné dans son parking où elle manque de se bouffer le pilier central, celui dans lequel elle chante son "tube". Toute la salle de Baltard s'est marrée. Trop c'est trop. Cindy arrête, tu te fais mal.

Ô lectrice, Ô lecteur, tu ne vas pas manquer de me faire remarquer que le Nouvelle Star c'était mercredi et que franchement j'ai quelques jours de retard (mais je ne suis pas enceinte, ça va merci).

Eh bien, je te l'ai dis j'enregistre la Nouvelle Star et je la regarde vite fait le soir.
Car...

Tu crois quand même pas que que le mercredi soir je vais rater le Dr House !!!!!

mercredi 16 avril 2008

D'où la femme existe au travers de sa sexualité...

As tu été sage Ô lectrice, Ô lecteur ?

Je vais faire comme si tu avais répondu oui.
Alors aujourd’hui c’est sessouel.
J’avais dis mercredi certes mais j’avais pas dit l’heure.

Je vais te raconter une histoire.

C’est l’histoire d’une patiente dépressive.
Grandes études, réussite sociale, beau mariage, bel appartement.
Tout va pour le mieux.

Pas elle.
Elle va très mal.
Déjà deux dépressions, 1 légère, 1 forte. Cette troisième lui a fait faire 3 TS.
Elle n’a plus envie de rien, n’a plus de plaisir.
Tout est dit.

Reste à ce qu’elle prenne conscience de tout ce que cela implique réellement pour elle.

Sa dépression a démarré juste après son mariage (c’est dingue tout ce qui se développe après une mise en couple et surtout après une cérémonie de mariage).
Elle a épousé un mec beau, qui n’a pas fait d’études mais s’est construit « tout seul » comme on dit et a réussi.
Vie sexuelle ?
Bof, pas trop souvent.
En ce moment, depuis la dépression, au maxi 1 fois par trimestre.
Juste pour lui faire plaisir à lui.
Son mari dit qu’ils ont toujours eu une petite libido. C’est pas gênant.
Mais elle, avant lui, elle avait vécu une vie sexuelle épanouie et satisfaisante (jusqu’à 3 calins par jour !).
Lui fait énormément de sport.
Elle s’abrutie dans des milliers d’activités.
Ils ne passent pas beaucoup de temps ensemble.
Ils n’ont rien à se dire d’ailleurs.
Elle n’aime pas la façon dont il lui fait l’amour.
Elle aimerait mettre du piment dans ses relations sexuelles.
Mais elle a peur qu’il prenne cela mal et qu’il croit qu’il s’y prend mal !

Bref, ils se mentent.
Il évite de lui faire l’amour et "vide" sa libido dans le sport à outrance.
Mais le sport ça donne envie, alors il en refait pour ne pas y penser. De plus en plus.
Elle sublime sa libido dans de multiples activités.
Il n’ose pas la toucher.
Elle ne demande que ça, mais n’ose pas lui demander des fois qu’il soit obligé de faire face à son incompétence sexuelle.
D’ailleurs ils n’osent pas parler sexualité.
Pourtant, elle en parle librement avec moi.

Ils disent d’aimer.
Mais ils s’éloignent.

Il n’a pas envie d’elle.
Ou s’il a envie, il ne se le permet pas.
Elle se donne, mais lui n’en veut pas.
Du coup, elle se sent dévalorisée, physiquement et psychiquement.
Elle n’existe pas à travers lui.
Et elle n’existe pas pour elle.

Et elle en meurt.

lundi 14 avril 2008

De comment tirer des conclusions rapides...

Ah les articles de fin de semaine qui n’attirent que 10 lecteurs…
C’est sur pour faire « du lecteur » rien de tel que d’écrire des articles sur l’anorexie ou sur le zizi sessouel.
Ca attire du monde.
N’empêche que la majo de mes lecteurs arrivent encore sur ce blog en gougueulisant « zoophilie ».
Etrange, car je suis même pas dans le top 100 des sites liés à zoophilie.
(J'ai vérifié oui)
Mais bon au moins ça me permet d’avoir quelques lecteurs.

D’ailleurs j’en profite tiens.

D’abord pour me souhaiter à moi-même et à l’insu de mon plein gré un joyeux 101ème article. Si au lieu d’écrire des inepties ici j’écrivais un bouquin avant autant de plaisir et de pugnacité, je serais sûrement la psy la plus connue du PAF.

Champagne !!


Ensuite et suite à une jolie polémique sur les automutilations, il m’a pris la brutale envie de signaler en passant que ces lecteurs/lectrices venus afin de se « faire les ongles » sur un vieil article en ont profité pour lire un autre article sur mon blog.
Un seul et unique.
Je vous le donne en mille.

Celui sur…….. la zoophilie.

Pas deux article, non.
Juste un seul.
Celui qui s’intéresse à la zoo.
C’est dingue.

Et vu le nombre de personnes qui s’étaient connectées en 2 jours et vu le (puis les) site(s) dont ils venaient (j’ai les stats d’entrée), je pourrais en tirer des statistiques parlantes et représentatives.

Je l’affirme haut et fort :
Ceux qui sont venus via deux forums (soit disant) d’entraide sur les automutilations sont majoritairement intéressés aussi par ce qui touche la zoophilie.

C’est pas comme si il n’y avait que des articles sur ce sujet sur ce blog.

Je n’ai pas calculé le pourcentage exact, mais on doit pas être loin de 80 %.
Faut il y voir un effet causal ?
Y a t il un lien entre automutilations et attrait zoophilique ?

Attention, je ne dis pas que cela concerne toutes les personnes qui s’automutilent.
Non.
Je le précise, car je sais que certains internautes sont prompts à faire des rapprochement intempestifs.

On a la vie qu'on veut.

Non, les cas sont précis.

Alors précisons l'hypothèse 1 de travail : l’internaute revendicatif issu de 2 forums sectaires (que je ne citerais pas) pratique-t-il sur son corps des actes auto-agressifs pour s’autopunir de ses « honteuses » pensées zoophiliques ?

L'hypothèse 2 pourrait être que le sujet s'autopunissant de ses pensées zoophiliques par des pratiques auto-agressives finit par rechercher des forums d'entraide (et tombe malheureusement sur des forums de manipulation mentale).

Beau sujet de Master 2 ...

(Comment ça c'est un peu facile comme rapprochement? Non, non. La science se nourrit aussi d'hypothèses simples basées sur des postulats débiles, je vous assure).

Rappelons néanmoins sérieusement que l'automutilation chez l'adolescent est souvent l'occasion de se mettre à l’épreuve, physiquement et psychologiquement. D’où les conduites à risques (plutôt chez les garçons qui extériorisent) et les automutilations (plutôt chez les filles qui intériorisent).

Il s’agit rarement chez les ados de se punir, mais bien de découvrir son corps. L’excitation, voir le plaisir, pouvant être liés au fait de se faire mal ne l’oublions pas. D’ailleurs il y a souvent dans le recours à l’automutilation le même besoin que dans l’addiction, le corps se défendant en secrétant des endorphines qui soulagent, font « planer », l’ado va « devenir accroc » à ses comportements destructifs.

L’automutilation est aussi un moyen de se libérer de ses tensions, libération qui ne dure pas, qui va générer honte, d’où tension, d’où nouveau recours à l’automutilation.

Chez les filles il y a un rapprochement à faire entre le sang qui s’écoule des plaies et celui des règles.

Pour rappel chez l’adulte, le recours à l’automutilation est souvent le signe d’une personnalité borderline.

(qui a dit "ça explique bien des choses" ? Dehors !!)


Et si tu es sage Ô lectrice, Ô lecteur, je te ferais un article sessouel pour mercredi.


vendredi 11 avril 2008

Combattre l’incitation à l'anorexie

Roselyne Bachelot a signé, le 9 avril, avec les professionnels de la mode, de la publicité, des médias et les membres du groupe de travail "Image du corps", une charte d’engagement volontaire sur l’image du corps et contre l’anorexie.

L’anorexie touche, aujourd’hui en France, entre 30 000 et 40 000 personnes, en très grande majorité des femmes et des jeunes filles - neuf personnes sur dix. Le taux de mortalité, de 5,6 % sur des durées d’études de dix ans, dépasserait les 20 % sur des périodes plus longues. La corrélation entre le suicide et l’anorexie est avérée avec un risque multiplié par 22.

Devant la gravité de cette situation, les pouvoirs publics ont engagé, en 2007, une réflexion avec un groupe de professionnels (médecins, agences de mannequins, professionnels de la mode, médias, annonceurs, etc.). Des travaux qui ont permis de distinguer deux populations à risques :


- les professionnels vivant de l’image du corps - mannequins, danseurs, professionnels de l’esthétique et de la diététique, etc. - et soumis aux contraintes de l’exercice de leur métier ;


- les jeunes, plus particulièrement ceux entrant dans l’adolescence, tiraillés entre les canons esthétiques de la société et leur désir d’autonomie et d’affirmation personnelle.


L’objectif de la signature de cette charte est de faire prendre conscience de ce problème de santé mentale, de modifier les comportements et les représentations. À cette fin, les actions en faveur de la lutte contre l’anorexie vont :


. promouvoir la diversité corporelle en évitant les stéréotypes qui favorisent la constitution d’un modèle esthétique,

. protéger la santé des professionnels de l’image du corps à travers des actions d’informations et de sensibilisation ,

. informer le grand public sur l’utilisation de l’image du corps et lui faire prendre conscience des dangers de l’anorexie.


La proposition de loi de Valérie BOYER pour combattre l'incitation à l'anorexie est consultable sur le site de l'Assemblée nationale, ICI

jeudi 10 avril 2008

Qu’il est dur d’éduquer ses parents !!

Hier, pour la bonne raison qu’une bande d’abrutis n’a rien trouvé de mieux que de me voler les sièges arrière de ma voiture, je vais voir mon assureur préféré. Celui qui aime que je lui règle ses cotisations en temps et en heure mais qui n’hésite pas à mettre un mois avant de me retrouver un rapport d’expert.

Bref, je m’installe dans la salle d’attente.

Rien à lire à part des prospectus qui me vantent qu’on à tous à y gagner si je m’assure plus, surtout ma compagnie s’assurance.

Je suis seule en attente, mais tous les bureaux sont occupés et je sais que l’attente risque d’être longue.

Sur cette réflexion, arrive une jeune femme avec une poussette remplie d’un petit garçon qui braille, suivi d’un gros type vieux et rubicond (son père en fait), suivi 3 mètres plus loin par un gosse qui de toute évidence sait qu’il va s’ennuyer ici.

Il n’a pas tort.

La jeune maman prévoyante semble-t-il a amené un jeu de cartes KC (un truc du ridicule Brice). C’est là que je découvre que le gamin qui ne tient pas en place et qui doit bien avoir 8 ans ne sait pas bien lire. Ca m’interpelle. La mère lui balance « tiens y a un petit livre avec les cartes, puisque tu sais lire, va lire ». Le gamin s’assoit par terre. Il tente de déchiffrer sans que personne ne l’aide à lire ni à comprendre ce qui est écrit.

Le jeu n’est pas drôle, lire c’est difficile quand on sait pas et puis comme il n’attire l’attention de personne pour l’aider…

Alors, il trouve au fond d’un sac plastique caché sous son manteau, un super jouet. Une petite voiture jaune placée sur un lanceur vert. Il va pour faire partir la voiture. La mère fort intelligemment lui propose de poser le lanceur par terre. Ca fera moins de dégâts.

Hop, c’est parti ! La voiture s’élance et roule à toute allure sur le parquet en dalles en grès. Et s’arrête à 50 cm d’un client en pleine discussion pour souscrire un contrat qui selon l’agent d’assurance lui permettra de voir venir.

Je suis en face de la mère du gamin.

Je me marre car la situation est cocasse.

Les deux qui discutent fric ferme.
Et la petite voiture jaune qu’ils font semblant de ne pas avoir vu posée à 50 cm du pied du client.

La mère se cache derrière ses mains et dit à son père « j’ai honte ».

Je la regarde. Elle a honte, mais de quoi et de qui ?

Le gosse lui se démonte pas. Il se place à côté de la petite voiture, frôle le client et se sert du lanceur comme d’un club de golf et tire dans la voiture, qui vole à travers la pièce.

J’éclate de rire.

Et je me dis que ce gamin certes mal élevé est plein d’énergie, d’esprit, d’intelligence et de débrouillardise. Il a de la ressource et si on sait lui montrer la voie on en fera quelqu’un.

La mère s’est planqué le visage derrière ses mains, je la voie me jeter des coups d’œil en douce entre ses doigts tout en continuant à dire « j’ai honte ».

Ce n’est pas son gosse qu’elle cache à mon regard, mais bien elle.

Elle a honte d’elle.

Honte de ne pas savoir tenir son gosse.

Qui n’est pas dupe.

Moi je me marre et échange un regard complice avec le gosse qui est ravit d’avoir trouvé un public.

Mais il sent bien en regardant sa mère que là quand même y a des limites.

Et puis ça lui fait mal de voir sa mère avoir honte d’elle.

Parce que lui il sait qu’elle n’a pas honte de lui, mais d’elle. C’est elle qui se cache.

Alors il s’approche d’elle l’air goguenard.

Et il attend.

Je sais ce qu’il attend.

Il sait ce qu’il attend.

Mais ça ne vient pas.

La mère au lieu de tancer son rejeton lui dit « reste là ».

« lâche moi » qu’il répond en restant devant elle.

Elle me regarde.

Je la regarde.

Moi aussi j’attends la réaction, cette réaction que le gamin attend tant et tant là planté devant elle.

Alors elle va comprendre qu’il veut que chacun reprenne sa place ?

Alors elle va comprendre qu’il veut se faire remettre à sa place ?

Alors elle va comprendre qu’il veut sa place d’enfant ?

Alors elle va comprendre qu’il lui rend son rôle de mère ?

Alors elle va comprendre qu’il tente de lui rendre son estime d’elle-même ?

Alors elle va comprendre oui ou non?

Elle se tourne vers son père et dis en secouant la tête « regarde ce morveux ! ».

Elle n’ose plus me regarder.

Le gamin ne sait plus quoi faire.

Elle n’a pas vu qu’il lui tendait la perche.

Elle en sort dévalorisée avec un renforcement de sa honte, moins d’autorité, pas à sa place de mère. Et lui pas à sa place d'enfant puisque c'est lui qui fait la loi.

Il est petit encore.

J’espère qu'un jour elle comprendra.

Sinon dans quelques années il la dominera.

Plus tard, il recherchera inconsciemment une partenaire qui le « prendra en main » afin qu’elle lui rende sa place d’enfant. Ca ne résoudra rien, ça génèrera des souffrances.

Car en fait, ce qu’il attend et ce qu’il attendra toute sa vie c’est qu’enfin chacun reprenne sa place dans sa famille.

Ah qu’il est dur d’élever ses parents !

mardi 8 avril 2008

Inciter à l’anorexie pourrait être puni de prison

J’apprends dans Le Parisien, qu’« une proposition de loi veut punir l'incitation à l'anorexie ».

Il s’agirait d’un texte de loi qui sera présenté à l’Assemblée Nationale le 15 avril afin de punir l’incitation à l’anorexie.

Cette loi serait intégrée au code Pénal et proposerait une peine d’amende de 30 000 euros et de 2 ans de prison pour ceux qui pousseraient «une personne à se priver d'aliments de façon persistante» ou à «maigrir de façon excessive pour agir sur son apparence physique, qui pourrait l'exposer à un danger de mort ou compromettre sa santé» ».

Les peines encourues seront augmentées à 3 ans de prison et 45 000 € d'amendes si l'incitation entraîne le décès de la personne.

Attention à ne pas confondre incitation au régime et incitation à l’anorexie.

On sait aujourd’hui par ailleurs que l’anorexie, trouble qui touche les comportements alimentaires et la notion de plaisir, est peu facilitée par les articles et photos parus dans la magazines. Créer une loi pour mettre la pression sur les magazines et les publicistes n’a donc pas grand intérêt sur ce trouble. Néanmoins une charte de « bonne conduite » sera présentée dès le 9 avril auprès des magazines et des publicitaires pour lutter contre la dictature de la minceur.

Vous aurez remarqué que les magazines ont déjà pris les devants, car ce printemps pas de propositions pour maigrir vite, perdre 5 kgs d’ici les beaux jours, mais des articles à la pelle sur « comment rester jeune » avec un discours très valorisant sur la chirurgie esthétique.

Mais il est clair que cette nouvelle loi s’appliquerait tout particulièrement à l’internet car certains sites, blogs et forums valorisent, favorisent et poussent au recours à l’anorexie soit pour maigrir rapidement, soit comme phénomène de « mode », soit comme autopunition et avec échanges de « trucs » pour aller toujours plus vite, toujours plus extrêmement, en le cachant le mieux possible et pour jouer au mieux avec la mort.

lundi 7 avril 2008

Le fétichisme - généralités

Quel pied !
Je vais prendre mon pied !

Voilà des expressions que les fétichistes des pieds ne renieront pas.

Les fétichistes de pieds s’appellent aussi des restifistes (de Nicolas Restif de la Bretonne. XVIIIème siècle, fervent admirateur des pieds de femmes et de leurs chaussures). La parenthèse historique s’arrêtera là.

Mais le fétichisme peut se fixer soit à sur des accessoires (chaussure féminine, sous-vêtement, mouchoir, gants...), soit à une partie déterminée du corps (cheveux, pieds, mains...) ou à une qualité (une odeur, une qualité tactile).

La notion de fétichisme n’existe que dans une seule discipline : la psychanalyse. Dans toutes les autres, nous parlerons de déviance sexuelle (par rapport au but initial à savoir la reproduction).

Allez ça se complique un peu, mais je ferais simple. Pourquoi cette déviance qui ne touche quasi que les hommes ?

Selon la psychanalyse, le fétichisme semble liée aux premiers émois sexuels de l’enfant. Freud, souligne que:

1. Le fétiche est le substitut du phallus de la femme (la mère) auquel a cru le petit enfant et auquel il ne peut pas renoncer. Car à la vue de l'absence du pénis de la mère, il se croit menacé dans sa propre intégrité physique et entretient une peur fantasmée de la castration. Il va donc lui restituer de façon imaginaire.

2. Le fétichisme se caractérise par un processus de clivage entre la fonction imaginaire du fétiche (croire que la femme possède un pénis) et le rapport à la réalité (savoir que la femme n’en a pas).

Le fétichiste va devoir contempler, toucher ou imaginer l’objet ou la partie du corps appartenant à une femme pour obtenir l’érection et la satisfaction sexuelle. De nature masochiste et soumis, l’homme fétichiste voit dans la femme un être doté d’un pouvoir supérieur.

Les fétichismes les plus communs sont ceux relatifs :

aux chaussures ou/et
aux bas (collants) ou/et
aux culottes usagées



aux pieds ou/et
aux talons hauts.


Les trois premiers pouvant être pénétrés symboliquement et réellement. Certains hommes se masturbant en plaçant leur pénis dans la chaussure ou dans le bas ou en enroulant leur pénis dans la culotte, touché et pénétration non génitale s’il en est. Ce fétichisme est actif.

Avec le talon et le pied, le fétichiste va vouloir le regarder surtout, parfois le toucher, le lécher. L’homme fétichiste aimera se faire piétiner par le pied. Avec le talon, celui ci se devant d’être le plus haut, le plus aigu possible, symbole de féminité mais aussi de puissance, il voudra s’en faire piétiner mais aussi s’en faire pénétrer analement et urétralement. Ce fétichisme est passif.

Dans tous les cas le fétichisme masochiste n’est pas souffrance mais plaisir des sens.


Le fétichisme du pied, j’y reviendrais…

jeudi 3 avril 2008

La bouffée délirante, un moment d’égarement ?

Non, lectrice, lecteur, obsédé(e) sexuel(le), ceci n’est pas un sujet « sessouel ».
Certains, je n’en doute guère, auront imaginé lire « bouffarde délirante »
Horreur, malheur, vade retro satanas.
C’est un blog sérieux ici.
Ici on ne fait pas dans la zoophilie, le shibari ou la turlute.
Jamais.
Enfin presque.



dessin animé delire 1-2-3-soleil
envoyé par laminedu42


Et même -tu le sais- si j’aspire (toujours avec la même paille) au renoncement total de mon intellectualisme causé par de mauvaises habitudes acquises dès l’enfance, mon sevrage s’effectue lentement.

Le sujet d’aujourd’hui c’est donc « la bouffée délirante ».
Tu vas me dire que c’est écrit dans le titre, mais le titre tu l’as lu il y a 5 minutes et tu l’avais certainement déjà oublié.

Le fait d’entendre un ado dire à son ami « t’es un bouffon, tu délires», n’a rien à voir avec une crise de bouffée délirante. Non.
Quelle imagination débordante tu as.

Une crise de bouffée délirante, c’est un « coup de folie », un accès de folie passager mais impressionnant.

La bouffée délirante survient en général sans prévenir chez des personnes sans antécédents psychiatriques. Et disparaît.

Cette crise de folie à base de délire se déclenche suite à un choc émotionnel, un voyage, un échec (professionnel, scolaire, personnel), un deuil, un surmenage, un nouveau job… Bref, un événement stressant et traumatisant. Parfois, il est difficile de dire quel est l’événement déclenchant. Puis cela s’arrête sans laisser de trace au bout de 3 jours à 2 mois.

Pendant la crise, le sujet est distrait, tient de propos incohérents, a des comportements inhabituels, a des hallucinations auditives mais aussi visuelles et olfactives, il délire de façon mégalomaniaque ou mystique ou persécutive. La personne n’arrive pas à percevoir son état. Cela peut s’exprimer sous deux formes : soit agitation avec logorrhée (n’arrête plus de parler) soit mutisme avec passage à l’acte dangereux (pour lui et les autres).

S’il n’y a pas d’antécédents, qu’il existe un facteur déclenchant facile à cerner, que le patient répond au traitement et qu’il n’y a pas de récidive, la rémission est rapide. Dans les cas contraire, il est fort possible qu’il faudra envisager d’orienter le diagnostic vers une évolution en psychose maniaco-dépressive (ce qu’on appelle aussi « troubles bipolaires »)..

Comme ça au passage, mine de rien, je signale que comme son nom l’indique la bouffée délirante peut être un délire déclenché par une bouffée de ta consommation (festive je l’espère) de tes joints préférés.

Car sans vouloir t’aveugler par ma culture immense, sache qu’il existe, Ô lectrice, Ô lecteur, une psychose cannabique. Et qu’il suffit d’une simple consommation chez le sujet vulnérable ou d’une consommation répétée chez les normaux-résistants.
Eh hop !
Bouffée délirante.
Joyeux, joyeux.

Il existe bien sûr des personnes à risques : les jeunes, les personnalités à tendances psychopathiques, histériques ou schizoïdes. Mais la bouffée délirante peut toucher n’importe qui sans qu’il existe de terrain particulier, toute personne se trouvant en situation de « rupture » devant laquelle le psychisme réagit de façon très violente et insoutenable pour une personne fragilisée. L’événement est insupportable, non intégrable et le psychisme « pête un câble ».

Le traitement d’une bouffée délirante repose sur un traitement par neuroleptiques avec hospitalisation d’urgence. Lorsque le sujet commence à percevoir l’anormalité de sa conduite, il est sur la voie de sortie. Ensuite une psychothérapie longue (2 ans environ) sera mise en place pour permettre à la personne d’intégrer cet épisode et éviter de glisser vers une dépression.

J’ai quelques fois rencontré en entreprise des cadres de haut-niveau qui sont brutalement « frappés » par une bouffée délirante. Le surmenage, le stress (situation difficile, difficulté non prévue, changement de poste…), sans compter les problèmes familiaux (problèmes financiers, difficultés relationnels avec le/la conjoint(e), TS chez un des enfants…), cette accumulation n’est plus gérable et le « moindre » stress au travail devient le déclencheur de la bouffée. L’entreprise propose beaucoup de repos avec une réintégration « sous surveillance » voire une mise au placard, car si la crise n’est pas la folie mais simplement le signe que « trop c’est trop », la personne concernée est vite étiquetée comme « folle » par son entourage. Car il est plus facile de mettre en cause la personne que le système dans lequel elle navigue. Tout ceci n’est pas sans conséquence sociale.

Or, l’entourage ne doit pas dramatiser la situation. Faire une bouffée délirante, ne veut pas dire qu’on est « fou ». Ca veut juste dire qu’on n’en peut plus.

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