mardi 22 avril 2008

La dépression chez l'enfant

La dépression est une maladie que l'on rencontre souvent. Elle affecte l'humeur, l'énergie, la gestion des émotions et bien sur les comportements.

Pendant longtemps la médecin a pensé que les enfants ne pouvaient pas être touchés par la dépression. Aujourd'hui on constate qu'ils ne sont pas épargnés. Mais comme les enfants ne peuvent pas prendre la distance nécessaire pour s'analyser et identifier leur ressenti, le diagnostic est plus difficile que chez les adultes et peut être fait tardivement.

On considère qu'environ 1 enfant sur 10 sera concerné par des aspects dépressifs.


Les signes de dépression chez l'enfant :

  • La dépression chez l'enfant est tout aussi sérieuse que chez l'adulte. Mais les signes peuvent être différents pour le diagnostoc.
  • Capacité dimunée à participer aux activités quotidiennes (école, sport), seuls ou avec ses amis
  • Refus d'aller à l'école
  • S'accroche à un de ses parents ou s'inquiète de la mort éventuelle d'un des parents
  • Enfant boudeur, négatif, grognon, subissant de nombreux problèmes à l'école, se sentant mal compris
  • Concentration difficile
  • Enfant craintif, tendu, impatient
  • Enfant rejeté par les autres enfants
  • Diminution des résultats scolaires
  • Plaintes physiques répétées sans raison médicale (maux de tête, estomac...)
  • Changement dans l'appétit
  • Changements dans les comportements de sommeil
  • Faible estime de Soi, se sent sans intérêt, verbalise négativement à son sujet


Quelles sont les causes de dépression chez l'enfant ?

Il s'agit souvent d'une combinaison de facteurs (comme chez l'adulte) qui lient la santé, certains événements, certains antécédents familiaux, l'environnement, les facteurs génétiques... On trouve principalement :

  • Séparation ou divorce des parents ou de proches
  • La mort d'un être aimé (personne comme animal)
  • stress
  • éducation avec vision négative du monde
  • Difficultés de relations sociales
  • Antécédents psychiatriques dans la famille
  • Antécédents de dépression dans la famille
  • Déménagement
  • Echec scolaire, sportif, personnel...
  • Rêves personnels difficiles d'atteinte


Quel traitement de la dépression de l'enfant ?

Il n'existe pas de médicaments spécialement adaptés à l'enfant aussi on utilise des médicaments destinés aux adultes en plus faible dose. Mais on ne sait pas grand-chose de l'efficacité et des effets secondaires des antidépresseur sur les enfants.

Il est souvent préféré (et tout aussi efficace) de passer par une psychothérapie. Les aspects cognitivo-comportementaux sont préférables conjoint à une thérapie par le jeu, surtout chez les plus jeunes.

Il ne faut pas négliger la psychothérapie familiale ou la guidance parentale car il est nécessaire à la fois d'impliquer les parents et de travailler sur les approches relationnelles entre les membres de la famille entre eux et les membres de la famille avec le contexte social.

4 commentaires:

  1. les enfants ne peuvent pas prendre la distance nécessaire pour s'analyser et identifier leur ressenti
    ========
    Je pense qu'il n'y a pas que les enfants...

    Aprés les medicaments j'ai jamais été trés fan, alors sur les gosses... Je suis pas sur qu'il y est assez de recul...
    Et puis ya tellement d'abrutis dans les medecin, j'ai lu tellement d'article où ils diagnostiqué des troubles bipolaire sur des gosses de moins de 5ans et filé des traitement et autre conneries de la medecine...
    Un suivis pourquoi pas mais un traitement -_-

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  2. Chez un enfant de 5 ans un diagnostic de bipolarité n'est pas facile à mon avis. Mais chez une ado, il faut y penser. J'ai d'ailleurs une de mes patientes qui à presque 35 ans vient d'être diagnostiquée bipolaire, il y aura quand même fallut passer par 5 psychiatre alors que cela me semblait évident dès de le départ de sa thérapie, mais ce n'est pas aux psychologues de poser des diagnostics. Ceci après étude de son "cas", elle se rappelle très bien de ses grandes fluctuations d'humeur et comportementales depuis son enfance. Dans l'enfance elle était canalisée par les parents, à l'ado elle s'est livrée pendant ses accès maniaques à des comportements disons... "inattendus". Ca n'a étonné personne.. sauf elle à l'époque. Après quelques TS elle peut enfin vivre normalement, mais quel chemin alors qu'avec un peu d'investigation elle aurait pu être diagnostiquée depuis son ado.

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  3. [Rien avoir avec l'article mais j'ai entendu dire que soit disant les bonbons rouge rendaient les enfants hyperactif ... Tout s'explique c'est la faute des fraises tagada et des crocodilles rouge ^-^" ]


    Il faut dire qu'elle a 35ans aujourd'hui, je sais pas si c'été la meme chose au niveau des suivis et tout le reste il y a plus de 20ans...
    Il me semble que la "psy" n'était pas du tout comme maintenant ... Et que meme si aujourd'hui c'est un peu moins vu comme les ancien asile de fou et tout le reste dans les mentalités ca change pas tellement...

    Mais aprés est ce que les médecin ne créent pas le truc non plus?
    Je m'explique...Lors de ma 2éme hospitalisation il y a eu plusieurs entretiens avec le psychiatre et mes parents. Il posait de question sur mon enfance, savoir comment j'été, si je parlais, l'age de mes premier mot, mon comportement et autre... Ca a montré que j'ai toujours été trés calme, que je parlais peu, et pleurais pas meme enfant... Certain evenement on fiat penser au psy que ca ressembler a des trouble autistique...
    En gros on pourrait se demander se qui se serait passé si mes parents a cette epoque m'aurait fait "consulté"... Si le médecin été un peu con et pas trés doué il aurait pu dire a se moment la par exemple que j'été autiste...Partit sur cette lancer dire que j'aurais besoin d'etre dans une structure spéciale et autre... Partit comme ca donc on m'aurait éléver en pensant que j'été autiste (alors que je le suis pas) mais au final avec tout ca est ce que je serais pas devenu autiste?
    Enfin c'est peut etre un peu tiré par les cheuveux mais bon...

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  4. Pour les hyperactifs, c'est pas une question de bonbons, mais de colorants. Mais savoir qu'on a un enfant hyperactif c'est bien, mais cette info on en fait quoi. Au USA, on filerait de la ritaline, en France on dit donner du magnesium et canalisez le et puis vous les parents apprenez à tenir votre rôle. Ca marche très bien... quand les parents jouent le jeu. Après tout une pilule une fois par jour c'est plus facile que de remettre en cause le milieu familial.

    Quant aux troubles autistiques, il y en a tant !!! Etre diagnostiqué autiste ne veut pas dire être placé. Heureusement d'ailleurs. Des gosses avec des troubles qui peuvent me laisser penser qu'en effet ils présentent certaines caractéristiques autistiques, j'en vois. Si je propose une consultations psychiatrique aux parents (difficile), souvent ils acceptent les troubles comme ils viennent, ils leur faut simplement faire leur deuil de l'enfant idéal (comportements, résultats scolaires). Mais si l'autisme est génétique, il est clair que ces gosses ont souvent un vécu familial particulier (un des parents avec une enfance très traumatisante, famille à secret, non dits hyper présents, gosses non désirés..).
    Bref, comme toujours chez les enfants, il faut regarder la famille au sens large si possible.

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