lundi 12 mai 2008

Comment l'addiction au sexe fait de vous un obsédé sexuel

C'est lundi !
Et férié !
Mais ce sera quand même sessouel rassure-toi....
Tu te sens mieux brutalement.


Juste comme ça je signale que j'ai dépassé les 10 000 lecteurs.

Je ne m'en étais même pas aperçue.

C'est pour te dire si ça me tracasse.

M'enfin si tu veux m'offrir une bouteille de champagne pour fêter ça, ne te gène pas.

J'aurais grand plaisir à la boiture à ta santé (mais pas à la mienne, parce qu'il parait que l'alcool c'est mal).

Je traîne, je traîne.

Je sais bien que ce qui t'intéresse c'est le sujet en rapport avec le titre.



Sache qu'être obsédé sexuel n'a rien à voir avec une sexualité épanouie.
Tu remarques que j'ai mis obsédé sexuel au masculin.

Parce que, va savoir pourquoi, l'addiction au sexe concerne surtout les personnes de sexe masculin.

L'addiction sexuelle c'est d'abord une gène, puis une souffrance.

Point de critère moral dans tout ça.
Mais bien une souffrance similaire à celle des autres addictions (alcool ou drogue).
Des douleurs physiques, des insomnies, une impossibilité de freiner le besoin d'orgasme (par la masturbation compulsive ou les relations sexuelles avec de multiples partenaires) un impact négatif sur la vie personnelle (disparition de la vie sexuelle avec la compagne, isolement vis à vis de la compagne et des enfants,...) et sociale (perte d'emploi, désocialisation...).

L'addiction au sexe est liée à un syndrôme dépressif.
Et les multiples orgasmes (parfois au-delà de 10 masturbations par jour) ont un rôle d'antidépresseur naturel (l'orgasme permettant la sécrétion d'endorphines et de divers neurotransmetteurs).

L'accro au sexe est souvent dépendant à autre chose : tabac, alcool, travail, jeux....
Il est issu de toutes les catégories sociales et concerne toutes les tranches d'âge.
Un constat néanmoins, les masturbateurs excessifs dans l'adolescence semblent être de futurs accros au sexe.


Les consultations pour addiction sexuelle bien qu'en augmentation, restent rares.
En fait, souvent l'addiction au sexe est révélée au professionnel soit au cours d'une thérapie après de nombreuses consultations (après la perte d'un emploi, un problème financier, une séparation, des troubles dans la sexualité...) soit après plusieurs consultations médicales pour des troubles physiques (insomnies, perte de poids, anxiété, problèmes d'érection, ....).


Comme je le disais au début de cet article, on ne connaît l'addiction au sexe que chez les hommes, mais les professionnels pensent que le sujet est surtout tabou chez les femmes et que donc elles ne consultent pas. Car autant une sexualité même très exacerbée est socialement valorisée chez les hommes (virilité, charisme...) autant chez la femme une situation qui ressemble à une "libérté sexuelle" reste peu flatteuse socialement.

En ce qui concerne le traitement, il s'agit de traiter les différentes dépendances dans l'ordre des souffrances qu'elles génèrent (par exemple, quelle est la plus génante, l'addiction au sexe ou à l'alcool ?).


Pour l'addiction au sexe, le traitement consiste en prises d'antidépresseurs ou d'anxiolytiques qui peuvent mettre fin à l'addiction si elle a moins de 6 mois, soit permettre de dimininuer les comportements. Dans tous les cas, une prise en charge psychologique (thérapie cognitivo-comportementale et d'inspiration analytique) est nécessaire pendant et après le traitement.


2 commentaires:

  1. Damned.
    Je croyais être obsédé sexuel, et je ne le suis pas...

    Je... je suis désorienté. Un pan de ma vie s'écroule...

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  2. C'est vrai que les douleurs aux poignets ça peut générer des doutes... ;-)

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