jeudi 31 juillet 2008

Victimes de l'inceste : quelles séquelles ?

Les victimes de l'inceste peuvent présenter des séquelles psychologiques diverses. Ce que les Américains appellent le "syndrome du survivant de l'inceste".

Comme toujours, cela ne veut pas dire que les personnes incestées présentent toutes ces séquelles, ni que toutes les victimes seront atteintes par le syndrome du survivant. Chacun réagit selon son tempérament, sa personnalité et les possibilités de soutien trouvées dans son environnement. Ce qui explique aussi que pour certaines réactions on peut trouver un extrême ou son contraire.

Néanmoins, il n'est pas rare de retrouver plusieurs de ces troubles chez les personnes victimes d'inceste, quel que soit l'âge.

- la peur d'être seul dans le noir, la présence de terreurs nocturmes (avec peur d'être menacé, attrapé,...)
- difficulté à avaler
- répugnance à mettre de l'eau sur son visage (bain, baignade) avec sensation d'étouffement
- l'impression de n'être pas être présent dans son corps. Cela entraînant des difficultés à ressentir les signaux corporels (pour les soins, la douleur, le plaisir...). Image du corps déficiente. Changements corporels (obésité par exemple) afin de ne plus attirer le désir sexuel.
- problèmes gastrointestinaux, problèmes gynécologiques, maux de tête.
- port de vêtements larges ou port de nombreux vêtements même en été, difficulté à se déshabiller (même pour aller se coucher, se laver ou aller à la piscine), besoin extrême d'intimité physique
- troubles des comportements alimentaires, recours à l'alcool ou aux drogues. Comportements compusifs et addictifs
- autodestructions, automutilations
- phobies
- besoin d'être invisible, désir d'être parfait ou au contraire de se salir
- pensées suicidaires, tentatives de suicide
- dépression, crises de pleurs
- colère constante difficile à exprimer, hostilité envers les groupes d'appartenance de l'agresseur (les hommes, ...)
- somatisation associée à certains souvenirs ou situations
- pas de sens de l'humour, contrôle extrême du processus de pensée
- difficulté à parler de son enfance, cache ses sentiments, peur d'être épié ou surpris
- incapacité à faire confiance ou au contraire confiance totale sans discrimination
- prise de risque ou refus total de prise de risque
- peur de perte de contrôle générale, tentatives obsessionnelles de contrôler des choses/événements sans importance
- Culpabilité, honte, faible estime de Soi. Se sent sans valeur. Les autres sont toujours mieux.
- Auto-victimisation. Incapacité à dire non, surtout sexuellement ou avec des personnes plus agées.
- Grande demande d'amour. Prend mais ne sait pas donner.
- Baisse facilement les bras, difficulté à finaliser.
- Difficulté à parler de son enfance, d'une personne ou d'un endroit précis.
- Impression de porter un lourd secret. besoin de parler mais peur de tout révéler. Pense que personne n'écoutera ou ne croiera.
- Sentiment d'être différent, fou. Se créé un monde fantasmé. Les femmes peuvent se créer une identité masculine (qui a peu de risque d'être victime).
- Déni : aucun souvenir, répression de la mémoire, minimize les faits. Pense que c'est son imagination. Reviviscence sensorielle (par une odeur, un endroit, un son...), se souvient de sensation mais pas exactement de ce qui s'est passé.
- Le sexe est considéré comme sale. Ne supporte pas d'être touché ou de même de penser à la sexualité. Confusion entre le sexe et la violence. Se montre séducteur et manipulateur ou au contraire totalement "froid". Peut devenir agresseur sexuel à son tour. Peut avoir des relations sexuelles juste pour le sexe de façon compulsive avec des inconnus (se retrouve chez certaines prostituées, acteurs/actrices pornographiques...). L'acte sexuel est revanchard ou colérique. Obsédé sexuel ou au contraire évitement total. Toute "drague" est considéré comme une tentative de viol. Les relations amicales sont sexualisées. Fantasmes de dominance ou de viol.
- relations toujours conflictuelles (la proximité est un problème).
- Evitement des miroirs (désir d'invisibilité, perception du corps déformée, trop mauvaise estime de Soi).
- Envie de changer de nom (afin de se dissocier de l'agresseur).
- Supporte difficile le bonheur et la joie. N'y croit pas.
- Ne supporte pas le bruit, les cris, les pleurs (surtout pendant les relations sexuelles). Parle à voix basse, fait attention aux mots employés.
- Kleptomanes (chez les adultes) et incendiaires (chez les enfants).
- Brusques changements d'humeur pouvant donner l'impression de personnalités différentes.

Chacun peut se retrouver dans ces comportements, même ceux qui n'ont pas été abusés sexuellement. Cela ne veut en aucun dire que vous avez été victime d'inceste et que vous avez occulté ce vécu ! La vie, parfois, se charge de mettre les personnes dans des situations difficiles qui sont susceptiobles d'engendrer des symptômes semblables à ceux des victimes d'inceste.

Les victimes dont l'inceste n'a pas été révélé ou détecté dans l'enfance ont le besoin à l'âge adulte de parle. Le secret est trop lourd et gène leur vie d'adulte (incapacité à faire confiance au sexe opposé, sexualité difficile, impossibilité d'accéder au plaisir, reviviscence d'images, cauchemards, peur pour les enfants à venir...).

Il est souvent impossible de parler à l'entourage de ce qui s'est passé (peur de ne pas être cru mais aussi peur des répercutions sur le couple parental, sur les relations familiales...).

Le recours aux professionnels s'avère alors indispensable. Psychiatre bien sûr s'il y a des troubles d'anxiété et d'angoisse mais surtout psychologue pour pouvoir parler, mettre un terme aux ressentis et traiter les dysfonctionnements comportementaux.

A raison d'une à deux séances par semaine pendant 6 mois, le patient retrouve une vie normale, une sexualité n'éveillant plus de souvenirs violents et peut formuler des projets dans sa vie intime et sa vie familiale.

Il n'est pas rare que le patient finisse enfin régler par ses "comptes" avec son agresseur... Effet libérateur s'il en est.

lundi 28 juillet 2008

La fée Lation part en vacances... et fait du stop

Mais où la Féé lation a-t-elle mis ses ailes ?


Les derniers mois ont été durs pour la Fée Lation.
La prise en main des instruments de travail lui ont permis de prendre la succession de la Fée Turlute partie à la retraite.

La Fée Lation en a vu du monde ces derniers temps.
Mais les vacances approchent.
Il est temps d'aller s'aérer les bronches au bord de la mer.
Rien que d'y penser : les bermudas ! les shorties ! les boxers ! les slips ! les strings ! Vive la mode masculine !

Mais, bon les vacances c'est bien sympa, mais faut trouver un moyen d'y aller à la mer.
La Fée Lation n'a peur de rien.
Elle met ses plus beaux atours : son t-shirt blanc en lycra légèrement transparent, sa mini en jean's bien au-dessus du genou et ses talons aiguilles noirs assortis à ses cheveux longs.
Et hop, sur le trottoir à l'entrée de l'autoroute juste à côté d'un feu tricolore.
Avec un panneau sur lequel il est écrit "Fée Lation : vers la mer".

Celui là il la regarde bien mais y'a sa femme à côté et les gosses derrière.
La Fée Lation prend son air timide, innocent, angélique.
Une voiture s'arrête.
Une vieille Matra Murena. Sport, moteur central, phares escamotables, 3 places allongées devant.
Ce voyage va être confortable.
Le conducteur ? Un homme dans la trentaire, brun, yeux bleux, chemisette blanche et jean's slim (aïe).
Et c'est parti !

Après de vagues présentations d'usage, le conducteur enquille sa voiture rapidement sur l'autoroute.
Au bout de quelques minutes, il demande "comment tu t'appelles ? On se tutoies dis ?"
" oui, pas de blem, moi c'est Fée Lation".
Je ne sais pas pourquoi, le conducteur devient tout rouge.
'Oh, tu deviens tout rouge. C'est marrant à chaque fois que je dis mon nom ça fait cet effet aux hommes en face de moi".
"Heuuu, et c'est quoi ton métier ?"
"Je remplace la Fée Turlute qui a pris sa retraite. Mais je n'en suis qu'au début de ma tache et je manque encore d'entraînement. Aussi je parcours le monde afin d'avoir un maximum d'expériences dans des situations différentes afin d'être toujours à la (bonne) hauteur. Ce n'est pas toujours rose. Et lorsqu'il fait chaud je le sens plus ou moins. Mais tiens, par exemple, dans une voiture qui roule, voila une situation amusante. Et le jean's slim, ça tient pas trop chaud ? Non, je dis ça...".
Elle est bavarde la Fée Lation, non ?

"Oh, t'as des bottines Newone de chez Sweetman, non ?"
Et hop, elle va vérifier la Fée Lation, vous la connaissez pas.
Et Hop elle se couche en travers des deux sièges et hop se penche par-dessus le levier de vitesse et hop la tête sur les genoux du jeune homme afin de bien voir le modèle.
"Ho qu'elles sont belles, faut les montrer plus souvent ces deux là. Hooo, et puis le bout est pas aussi pointu qu'il en a l'air, c'est dur mais arrondi et ça a l'air tout doux. Ho la la, je peux toucher, ça te gène pas, hein dis, dis ?"
Toujours enthousiaste la Fée Lation.

Le conducteur a bien du mal à garde le cap tout en faisant attention de ne pas coincer la tête de la Fée Lation entre ses genoux et le volant. Faut doubler le camion là.
Et Le routier dans son camion qui roule à côté de la voiture, lui aussi est tout enthousiaste. Allez savoir pourquoi.

La Fée Lation plonge un peu plus.
"C'est magnifique, j'en reste sans voix".
Devant tant de compliments, le conducteur ne se sent plus de joie. Il laisse échapper sa.... joie d'une voix légèrement caverneuse.
"Rhaaaaaaaaa, tu as raison, Fée Lation, c'est magnifique. Des pompes comme ça, j'en ai pas tous les jours".
Une pause station service s'impose
Le réservoir est vide.

(A suivre : où l'on rejoindra la Fée Tarde, jamais à l'heure mais toujours marrante)

dimanche 27 juillet 2008

Expertise....



Un avocat interroge un médecin légiste appelé à la barre :
"Docteur, avant de faire votre autopsie, avez-vous vérifié le pouls ?"
"Non."
"Avez-vous vérifié la pression sanguine ?"
"Non."
"Avez-vous vérifié s'il respirait ?"
"Non."
"Alors, il est possible que le patient ait été encore vivant quand vous avez commencé l'autopsie ?"
"Non."
"Comment pouvez-vous en être certain ?"
"Parce que son cerveau était sur mon bureau dans un bocal."
"Mais le patient ne pouvait-il quand même pas être encore en vie ?"
"Sans cerveau, il est possible qu'il ait été encore en vie, en train d'exercer le métier d'avocat quelque part..."

source : Brèves de prétoire, Emmanuel Pierrat

jeudi 24 juillet 2008

On meurt de chaud !!


C'est marrant quand j'étais gosse c'était les chiens qu'on oubliait dans les voitures.
Surtout juste avant les départs en vacances.
Vous me direz que les grandes vacances tombent mal, c'est toujours quand il faut beau et chaud (contrepèterie Belge pour les connaisseurs).
Combien de chiens sont crevés sur les parkings de supermarché ?
La langue pendante, mort de chaud, de déshydration et de tristesse.

Faut dire les chiens c'est pas marrant.
Leur fourrure ne les protège des coups de soleil.
Ils ne transpirent pas et ne peuvent qu'haleter pour tenter de se refroidir.
Du coup quand l'air est plus chaud que leur corps, au lieu de se ventiler ils se réchauffent !
Et, Madame, Monsieur, je ne vous dis pas à quelle vitesse ça se déshydrate.
10 minutes, ooops, le chien crève de soif.
Un vrai gosse quoi.

Mais l'intérêt du chien c'est, que si on a un peu de scrupules (pas trop quand même, hein, faut pas trop en faire), on l'abandonne mine de rien sur l'aire de parking (mais il finit par vous retrouver au bout de quelques mois, méfiez-vous), on l'attache dans les bois ou on le jette par la fenêtre sur l'autoroute.
Certes ça fait tâche, mais faut ce qu'il faut.
Allez donc faire ça avec un gosse !

Non, les gosses faut faire simple.
Comme jusqu'à 4 ans ça n'a pas régulation thermique, que ça reconnaît difficilement quand ça a soif et que de toute façon ça a toujours chaud, hop, on peut faire semblant de l'oublier dans la voiture.
En plein soleil, sur un parking où personne ne passe bien sur.
Et en fin de journée, hop, quand on retrouve un cadavre bien cuit, on fait mine d'être abattu, que dis-je traumatisé, digne de Saint Anne.
Mais au moins on en est débarrassé.
Là aussi faut ce qu'il faut.
Par la même occasion on sera débarrassé du conjoint.
Parce que vous vous doutez bien qu'un couple ne résiste pas à un tel acte.
Regardez l'autre tous les matins en se disant qu'il a laissé son gosse crevé comme un chien à l'arrière de la voiture, ça fait pas sérieux dans le CV parental et familial.

C'est vrai après tout un gosse ça s'oublie.
Je ne sais toujours pas comment.
Mais y'en a qui y arrive.
Très bien d'ailleurs.
Des personnes très axés sur le développement de Soi certainement. Adeptes des médecines douces, de la nourriture bio et des stages de relaxation.
Bref de ceux qui pensent à eux.
Avant de penser à leurs enfants.
Ceux pour qui un blem au travail, 2 heures de sexe avec une maîtresse, 1 heure de courses au Carrefour du coin, sont plus importants mentalement qu'un enfant.

Deux cas en France en 1 semaine.
Le premier enfant avait 2 ans.
le père, pharmacien (!), partie faire une course (chez sa maîtresse de toute évidence) a laissé son gosse dans la voiture et trop occupé a oublié qu'il était dans la voiture en plein soleil.
C'est que pour un peu il l'avait garer à l'ombre sa bagnole.
Et même qu'en sortant de la voiture, il a du lui dire "papa revient dans 2 minutes" et il lui a peut être même fait une bise.
Comme ça il peut être sur qu'il ne parlera pas son gosse.

La deuxième avait 3 ans.
Le père a déposé le petit frère à la crèche.
Puis a oublié qu'il devait déposer la grande chez la nounou.
Arrivé au boulot, il a oublié que la gamine était derrière.
C'est vrai quoi, une gamine de 3 ans, ça parle pas.
Je ne sais pas si vous avez des gamins de 3 ans autour de vous, mais à 3 ans un gosse ça n'arrête pas de parler, de commenter, de poser des questions. Bref ça ne se fait pas oublier.
Et quand la voiture s'arrête, ça dit des trucs dans le genre "dis pourquoi t'arrêtes la voiture ? "tu vas faire quoi ?" "je peux venir avec toi, dis ?".
Mais quand on oublie son gosse, peut être aussi qu'on est sourd à son discours. Marre des milliers de questions, d'autres problèmes.
On ne l'entend plus, on ne lui parle plus.
Il n'existe plus.
Ni mentalement. Ni physiquement.
Et il en meurt.
Dans des conditions atroces.
Et il meurt dans des souffrances horribles. Physiques et psychologiques. Il a crié dans sa tête, il a supplié que maman soit là que papa revienne. Puis il s'est endormi. A jamais.
On l'abandonné.
Comme un chien.

mardi 22 juillet 2008

Un nouveau billet de cent milliards


(source : Yahoo actualités)

Le Zimbabwe a mis en circulation lundi un nouveau billet de banque d'une valeur de cent milliards de dollars zimbabwéens pour tenter de remédier à la pénurie de devises, avec une inflation folle à 2,2 millions de pour cent, a annoncé samedi la Banque centrale.

L'émission est la dernière en date d'une série de vaines tentatives des autorités monétaires du Zimbabwe pour pallier au manque de liquide, avec une demi-douzaine de billets nouveaux mis en circulation depuis le début de l'année.

En janvier, un billet de 10 millions de dollars avait ainsi été lancé, puis en avril de 50 millions, en mai dernier des billets de 100 et 250 millions puis d'un demi-milliard.

Ancien grenier agricole de l'Afrique australe, le Zimbabwe s'enfonce depuis plus de huit ans dans une terrible récession économique, doublée d'une impasse politique depuis la réelection violente et contestée en juin du président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans.

L'hyperinflation record y a atteint le taux annuel 2,2 millions pour cent, a indiqué la Banque centrale cette semaine, taux astronomique mais pourtant sous-estimé, selon plusieurs économistes.

Pour les Zimbabwéens qui vivent dans la pénurie, et pour 80% d'entre eux sous le seuil de pauvreté, ces chiffres signifient de multiples denrées ou services changeant de prix chaque jour.

Ainsi le nouveau billet de 100 milliards serait suffisant, ce week-end en tout cas, pour payer un aller-retour en bus entre la banlieue et le centre d'Harare. Mais un peu juste pour une boisson gazeuse ou un pain, qui se vendait pourtant autour de 60 milliards en début de semaine.


Mais qu'est-ce qu'on attend pour nommer Sarko à la banque centrale Africaine ?

lundi 21 juillet 2008

Taureau Rouge


Ca y est !
Notre Société a encore fait un grand bon en avant !
La boisson "taureau rouge" est enfin en vente libre dans sa version originale.
On n'arrête pas le progrès.

Jusqu'à il y a quelques jours on ne trouvait qu'une version épurée de ses doses massives de taurines et de D-glucuronolactone.
L'union Européenne (il faut bien que cela serve à quelque chose) avec à sa tête la France a autorisé l'entrée de la version à doses massives, ce qui fait, que chaque pays de l'union Européenne ne peut s'opposer à la vente libre de cette boisson.

Le "taureau rouge" est en vente depuis plus d'une dizaine d'années au States, sans que jamais il n'ait pu être prouvé que cela était néfaste pour la santé.
Bien que l'on sache que boissons énergisantes + sucres + gras sont les 3 causes conjointes de l'obésité aux USA.
On ne sait pas exactement encore comment agissent les deux molécules principales sur l'organisme pour lui redonner de l'énergie. Oui car ces boissons sont à la base des reconstituants énergétiques après efforts intense. La taurine est d'ailleurs souvent retrouvées dans les boissons des grands sportifs.

Mais sur le "tout venant" quel intérêt ?

Ou quel inconvénient ?

Personne n'en sait rien.

Roselyne Bachelot propose de surveiller cette boisson et ses éventuels effets avant de savoir s'il faut interdire ou pas le "taureau rouge" en France.
Tous les cas médicaux semblant liés à l'ingestion de cette boisson seront répertoriés et communiqués par les médecins au ministère de la santé.
C'est beau l'altruisme.

Entre temps la compagnie qui fabrique le "taureau rouge" s'en sera mis plein les poches.
Et c'est bien là le plus important après tout.
Car on peut vraiment se demander quel intérêt à cette boisson de plus.
Des boissons très énergisantes on en trouve dans tous les magasins de sport depuis un sacré bout de temps.
Sauf que celle là sera en vente dans les rayons sodas.

Je ne sais pas si vous avez goûté le "taureau rouge" (parce qu'il y a eu des distributions de canettes gratuites dans plein d'endroit en France), mais ça ne désaltère pas, ça a un goût dégeu et c'est hyper sucré.
Rappelons que cette boisson n'a pas pour but de désaltérer mais bien de reconstruire son capital énergétique après un effort physique intense.

Les jeunes, en soirée, y ont vite trouvé un avantage : mélangé à l'alcool (et tout particulièrement à la vodka, boisson "hype" des "party"), le "taureau rouge" intensifie les effets de l'alcool et accélère le "binge drinking".
Ce sont les services d'urgence qui doivent être contents.

Maintenant, plein de gens vont vous dire (et vous le pensez peut être) que le consommateur est bien assez grand pour savoir ce qu'il doit faire.
Après l'interdiction de l'alcool, des cigarettes, des OGM et j'en passe, vous allez me dire que le gouvernement intervient de plus en plus dans la vie de ces citoyens en décrétant ce qui est bon ou pas bon pour eux.
Et vous aurez raison sur le principe.
Personne ne doit nous empêchez de faire ce que nous voulons.
Sauf si ça a des répercussions sur les autres, comme dans le cas de la cigarette ou du bruit par exemple.
On se doit d'être informé que les avantages/inconvénients d'un produit, mais devons restez les seuls décideurs de notre consommation.

Mais si un jour vous souffrez d'un cancer du poumon parce que vous avez trop fumé, d'une obésité avec risques cardio-vasculaires hyper élevé parce que vous avez consommé des hamburgers et bu des boissons énergisantes dont votre corps n'avait pas besoin, ne venez pas vous plaindre que personne ne vous a empêché de le faire.
Après tout, vous aurez été prévénus.

jeudi 17 juillet 2008

Le psy est-il un gourou ?

J'ai le mérite de poser la question.
Bien que ces derniers temps mes fidèles se soient peu manifestés (0 à vrai dire).
Ce qui est compréhensible puisqu'ils sont en adoration agenouillés devant leur écran.
(ou en vacances ?)

Il faut bien le constater.
Nombre de patients viennent en consultation trouver des réponses.
Jusque là rien d'anormal.
Ils viennent surtout chercher MES réponses.

Tenez, prenons un exemple.

Il y a peu de temps, une femme, encore jeune, jolie, plutôt sûre d'elle arrive dans mon cabinet.
Elle a un haut poste. Prend des décisions à longueur de journée.
Elle a découvert par hasard il y a 1 an que son mari la trompait.
Elle ne s'est pas précipitée pour lui dire.
En tant que femme de tête, elle a accumulé des indices, puis des preuves.
Et a attendu son heure pour lui fourrer le tout sous le nez.
Il a nié en bloc.
Et a retourné la situation en se positionnant en pauvre victime parsécutée.
Bref, elle vient me voir cette femme bafouée et me dit du tac au tac :
"Pensez vous que je doive le quitter ?"

C'est là que mon ego naturel a tendance à refaire surface.
J'aurais pu me lever et en levant le bras vengeur de toute les femmes trompées du monde entier, j'aurais pu m'écrier :
(prendre la voix de Moïse - Charlton Heston lorsqu'il redescend le mont Sinaï et qu'il engueule le peuple Hébreu)
"FEMME, QUITTES LE"
(reprendre une voix normale)
(enfin la vôtre, parce que vous ne connaissez pas la mienne)
(mais moi je reprend la mienne)

Elle me demande ça à MOI, qu'elle ne connaît que depuis 5 minutes.
Peut on dire d'ailleurs qu'elle me connaît ?
Elle remet sa vie intime entre les mains d'une inconnue.
Elle demande d'orienter les 50 prochaines années de sa vie.

Si je réponds oui et que j'argumente. Elle le quitte ce soir.
Je le sais.
Si je réponds non et que j'argumente et que même je la fais culpabiliser. Elle reste.
Je le sais.
Elle attend avec avidité ma réponse.

Et je dis à cette femme :

"Et vous, qu'avez vous envie de faire ?"

Nous avons discuté tout au long de la séance.
Envisager qu'elle reste, qu'elle parte.
Envisager le pour et le contre, le contre et le pour.
Envisager ces deux solutions à part égale afin de ne pas manipuler son ressenti.
Au bout de la consultation elle avait pris une décision.
Mais ça c'est une autre histoire.

Je ne l'ai pas jugé.
Je ne lui ai pas mis la pression.
Mais surtout je l'ai traité en adulte.
Elle a pu prendre sa décision.
Toute seule.

Les opportunités de se tranformer en gourou, les occasions de gouverner la vie des patients sont le lot quotidien des psychologues.
Je comprends qu'il soit si facile de "monter" une secte, les patients sont si avides d'orientation et de voie facile.
Mais ce n'est pas mon job.
Mon travail c'est de rendre sa liberté de penser et d'être à mon patient.

lundi 14 juillet 2008

Un truc a du m'échapper

La majorité de mes lecteurs étant partis en vacances (ou loin de ce blogs ce qui revient au même niveau statistiques), j'ai décidé de ne pas faire de sessouel aujourd'hui.

Et puis c'est le 14 juillet.
n'ai-je point le droit moi aussi de fêter ce jour national ?
Et pourquoi que je ne suis pas invitée à la tribune présidentielle ?
Et pourquoi que moi je n'aurais pas la légion d'honneur aussi ?


Oouups, j'ai oublié. Personne ne m'a enlevé moi.
Enfin, mon cher et tendre si.
Mais bon les circonstances n'étaient pas les mêmes.
Presque l'enlèvement des Sabines, sur son beau destrier.
"Zorro" qu'il criait. Je ne sais toujours pas pourquoi.
Mais moi j'étais consentante.
Et personne n'en n'a parlé dans les médias.
Pas de médias, pas de médaille.
Snif.

No, parce qu'il y a des femmes qu'on enlève mineures, qu'on marie de force, qui vivent en esclave, servent leur belle-famille et ça pendant toute leur vie.
Celles là elles n'ont jamais de médaille.

D'ailleurs a qui a t on donné une médaille ?
A une nana Colombienne qui vivait en France, qui âpre au pouvoir a divorcé et laissé la garde de ses gosses à son ex pour pouvoir aller faire de la politique dans son pays.
Une femme qui a monté un parti largement minoritaire pour se présenter aux élections présidentielles en Colombie.
Et qui s'est littéralement plantée.
Et qui a été oublié aussi vite par les Colombiens.
Et qui pour avoir dit en face au chef des Farc qu'elle en avait marre des enlèvements a fini par se faire enlever elle-même.
Ca c'est bête j'en conviens.
Bref, mais qui est donc cette femme pour la France en fasse un tel battage ?
Mais pourquoi donc son ex redevient-il bizarrement le mec qui va tout faire pour qu'elle s'en sorte alors qu'au début il la vilipandait ?
Et ses gosses qui ne la voyaient qu'une fois par an et disaient qu'ils avaient été abandonnés...

Pourquoi elle alors que d'autres ont été enlevés et séquestrés avant elle et y sont encore ?
Pourquoi elle alors qu'environ 35 otages restent encore prisonniers des FARC ?
Les FARC ont quand même enlevé environ 23 000 personnes en 10 ans....
Alors pourquoi tout se battage autour de CETTE femme ?
Pourquoi nous l'avoir présentée si amaigrie, si malade, alors qu'elle pête le feu, a la peau rose d'un bébé et n'a aucune maladie ?

Et puis vous ne vous souvenez sans doute pas de Clara Rojas, qui avait été enlevé en même tant qu'Ingrid Bettancourt.
Basculée du côté de ses geôliers, elle avait nouée une relation amoureuse et avait eu un enfant après 3 ans de captivité.

Alors pendant 7 ans de captivité, il ne se serait donc rien passé ?

Dis-moi Ingrid, où tu le caches ton syndrome de Stockholm ?



dimanche 13 juillet 2008

Mais quand gourou ?

La moitié de mes lecteurs sont de toute évidence partis en vacances.
C'est très marrant car je constate que les connexions vers mon site ne se font plus par "zoophilie", ce qui m'intrigue.
Le mois de juillet serait-il le mois des vacances pour les zoophiles ?
A moins qu'il ne se tienne une quelconque convention à Ibiza.
Avec ambiance Guetta "F**k me, I'm your dog"...
Allez savoir.

Serais-je un jour votre Grand Gourou ?


J'écris ça parce qu'il m'est impossible de croire, ni même de concevoir, que certains lecteurs, lectrices aient pu se lasser de mes écrits.
C'est totalement incompatibles avec mon égo et son développement harmonieux.
Vous me direz que ce n'est que pure prétention, image reflet d'un narcissisme certain.
Et vous n'aurez pas tort.
En effet, dans ma quête pour la suprême superficialité j'ai décrété que j'étais l'être le plus prétentieux qui puisse exister.
D'ailleurs je me suis achetée des chaussures avec 15 cm de talon.
Afin de vous dépasser aussi physiquement.
Parce que psychiquement c'est déjà une évidence.
Aussi, n'hésitez pas à flatter mon égo démésuré lorsque vous vous connectez sur ce blog.
Ne suis-je pas votre psy du net ?
Pour m'écrire dorénavant, donnez moi du "Votre Maîtresse" ou "Votre Seigneurie".
Et pour être bien vu de moi, n'hésitez pas à en rajouter.
"Ô Grande Psy, Maîtresse Divine" pourrait me convenir selon mon humeur.
Les offrandes sont acceptées en gage de soumission et de reconnaissance.
Ce que je pense, ce que je dis est LA vérité.
Et dans ma grand magnanimité, je vous autorise à prêcher ma bonne parole autour de vous.
Vous avez envie de me vénérer je le sais.

Vénérez-moi !
Idôlatrez-moi !

Ôm !

Bon c'est pas tout, c'est l'heure de l'apéro.

vendredi 11 juillet 2008

De la psychologie et de la psychothérapie au rabais ?

Votre futur psychothérapeute ?

Aujourd'hui, il est vrai qu'il existe un gros problème avec la profession de "psychothérapeute".

On y trouve des médecins psychiatre (bac + 11) et des psychologues (bac + 5) qui ont suivi au cours de leurs cursus une approche théorique et pratique de la psychothérapie.

Et puis, il y a les autres. Ceux qui n'ont pas fait médecine ou psycho, voire qui n'ont pas fait d'études du tout, puisqu'en France n'importe qui peut s'intituler "psychothérapeute" du jour au lendemain et se lancer dans le "soin psychique" comme bon lui semble. Vous êtes boucher, esthéticienne, marketer ? Et bien vous pouvez vous recycler dès demain matin.

Cela permet bien sur à beaucoup de monde de vivre, parfois très confortablement de la psychothérapie ou de pratiques psychothérapeutiques qui ne disent pas qu'elles en sont : le coaching par exemple, la formation parfois, les stages de développement personnel, l'assertiveness, ... et j'en passe. Certaines entreprises et "cabinets" ne vivent d'ailleurs que de cela. Et avec un réseau bien huilé, ces "coachs" en psychothérapie s'inscrutent partout dans les entreprises pour des raisons diverses.

C'est oublier un peu vite que la psychothérapie est une pratique de soins. Et qu'elle peut être dangereuse lorsqu'elle est mal pratiquée. Je pense notamment au "rebirth" , technique développée dans les années 80 aux USA qui est très efficace, mais qui est désastreuse et peut conduire à des psychoses vraies lorsque le suivi est mal effectué. Idem pour le "cri primal". Une thérapie comportementale mal appliquée ou appliquée à un sujet réfractaire peut mener à une dépression.

J'imagine qu'un ministre bien intentionné ayant lui-même été victime d'une supercherie thérapeutique (à moins que ce ne soit un de ses enfants), a eu la brillante idée de vouloir réformer le titre de psychothérapeute.
Et très franchement, c'était et c'est toujours une excellente idée.

Il s'agissait tout d'abord d'avoir une obligation de formation pour ceux qui n'étaient ni médecins ni psychologues. C'était déjà un grand pas... surtout pour les rares organismes de formation agréés qui en ont profité pour monter rapidement des formations de 400 heures sur 4 ans à des tarifs qui feraient fuir un étudiant d'une grande université américaine. Cela ne donnait pas le titre de psychothérapeute, mais permettait de pratiquer la psychothérapie.

Vous suivez encore là ?

Voici qu'il y a quelques jours on nous pond un projet d'arrêté relatif au statut de psychothérapeute.
Les psys ont l'habitude, ils s'attendent au pire.

Il suffirait d'avoir une formation de bac + 3 (de n'importe quel cursus) et de suivre 400 heures de formation théorique en clinique et pathologie puis de réaliser 5 mois de stage (on ne nous dit pas où).

Si les psychologues font des bonds, vous imaginez les psychiatres qui se coltinent 11 ans d'études (8 ans + 3 ans de spécialisation) combien ça leur fait plaisir de savoir qu'avec un bac +3 il sera possible de leur piquer leur clientèle (déjà qu'ils peuvent piquer celle des psys parce qu'ils sont remboursés. Mais passons.).

Ce ne sera qu'une formation aux techniques de psychothérapie. Rien quant aux théories de psychologie ou de psychiatrie. Et l'organisme de formation formera selon ce qui lui semble une bonne méthode avec le risque d'une orientation selon le courant (et l'attrait du client) sur lequel le futur psychothérapeute n'aura pas de regard critique.

Les psychanalystes eux-même s'émeuvent car ils voient d'un mauvais oeil la mise en pratique de psychothérapie d'inspiration analytique sans formation de psychologue ou d'analyse derrière !

Il est clair pour toutes nos professions que le lobby des instituts, cabinet et entreprises privées à fait forte pression pour garantir son avenir. Le gouvernement quant à lui y voit clairement des économies importantes : des thérapies qui ne seront pas remboursées ainsi que des "coachs" qui ne mettront pas la clé sous la porte.

Cet arrêté n'est pas encore passé. Subira-t-il des modifications ? Passera t il à la trappe ? Difficile à dire pour l'instant.
En tout cas, soyons clairs, n'entreprenez jamais une psychothérapie avec des non spécialistes.
Méfiez vous des instituts qui on en leur sein 1 seul psychologue pour garantir le "professionnalisme" des autres praticiens non diplômés.
La psychothérapie, c'est encore pour l'instant uniquement, une histoire de psychologues et de psychiatres.

mercredi 9 juillet 2008

C'est pas bien de jouer avec les allumettes....

Ce que vous allez lire ci dessous est une dépêche AFP reprise par le Los Angeles Time.
En France personne n'a repris cette dépêche, seule RTL, dans une grosse crise de rire, l'a diffusée. (Merci JP)


"Après coup, craquer l'allumette a été une erreur mais j'essayais seulement de récupérer le hamster" a raconté Eric.
Eric et son partenaire homosexuel, Andrew, ont été admis à l'hôpital pour un traitement d'urgence.
"J'ai poussé un tube en carton dans son rectum et j'ai glissé Rabbot, notre hamster, à l'intérieur" a expliqué Eric.
"Comme d'habitude, mon partenaire a crié 'Armageddon' pour indiqué qu'il en avait assez. J'ai essayé de récupérer Rabbot le hamster qui ne sortait pas."

Il a regardé dans le tube et a craqué une allumette pensant que la lumière attirerait l'animal.
"C'est là que ça c'est compliqué".

Lors d'une conférence de presse, un porte-parole de l'hôpital a expliqué ce qui s'était passé ensuite : l'alumette a enflammé une poche de gaz intestinal et une flamme a jaillit du tube inflammant les cheveux d'Eric et le brûlant sévèrement à la figure.

Elle a aussi mis le feu au pelage du hamster qui a son tour a enflammé une poche plus loin dans l'intestin propulsant le hamster comme un boulet de canon.

A la finale, Eric est brûlé au second degré et a eu le nez cassé par le hamster.
Son partenaire a été aussi brûlé au second degré. (la dépêche ne dit pas où !)


C'est connu, le hamster c'est dangereux.
Ah oui, un conseil : la prochaine fois utilisez une lampe torche.

mardi 8 juillet 2008

Tattoo Art Fest 2008

Eh bien j'y étais pas, na !

Qu'on expose son style graphique et ses "oeuvres", OK.
Payer 15 euros pour que des tatoueurs puissent se fournir en clients, moi je dis non.
Moi les concerts rock et les dédicaces BD, j'en n'ai rien à faire.
Personne ne leur a dit, qu'il y a des salons spécialisés pour ça.

Et dire qu'il y en a qui se font tatouer en convention, faut pas avoir peur !

vendredi 4 juillet 2008

L'école est finie ! Pensons à la rentrée...

A 2 ans, j'ai encore le droit de coller des stickers brillants ! Waouh !


Vendredi après-midi. Déjà beaucoup d'embouteillages pour les nouveaux départs en vacances.
Certains vous dirons "c'est la quille !" et entre 5 valises, le chien et le poisson rouge, ils partent le coeur léger vers le soleil et la mer.
Vers la détente quoi.
Avant de replonger dans leurs épanouissants jobs, la foule des achats de fournitures de la grande et la première rentrée des classes du petit.
Du coup, ils partent le coeur léger mais avec plein de questions existentielles dans leurs esprits :
- est-ce qu'on attend que les gosses dorment pour jeter le chien par la fenêtre ou est-ce qu'on fait semblant de l'oublier à la station service ?
- le cartable Hello Kitty, rose ou violet ?
- le dernier de 2 ans n'est toujours pas propre. Comment lui faire comprendre en 1 mois et demi qu'il faut, qu'il DOIT entrer à la maternelle ? On a vraiment autre chose à faire que de le garder, faut payer le crédit des vacances, m...e alors !

A quelle belle question que cette dernière question.
On y trouve divers notions en vrac :
- faut-il mettre les enfants à l'école à 2 ans ?
- Un gamin peut-il être propre à 2 ans ?
- Quelles sont les priorités des parents ?
- Est-il existentiel de prendre des vacances ?

Car ne rêvons pas, pourquoi tant de parents demandent à ce que leurs gosse entrent à l'école à deux ans ?
Premièrement, parce qu'il n'y a pas de place en crêche ! Et ça c'est une réalité.
Certaines communes construisent à tout va sans prendre en compte les besoins liés à la petite enfance (crêche, jardins d'enfants...).
Prendre une nounou qui coûte l'équivalent d'un salaire entier, cela n'a pas d'intérêt en soi. Et comme maintenant avec un seul salaire il est difficile de s'en sortir... Lorsque les deux parents travaillent, il faut bien que l'enfant ou les enfants soient pris en charge par quelqu'un.
Or plus le pouvoir d'achat s'effondre, plus faire le choix de rester à s'occuper de ses enfants devient difficile.
Au premier abord on a donc un contexte économique et social qui font que mettre les enfants à l'école à deux devient une nécessité de survie.

On osera à peine demander si le bien-être de l'enfant est pris en compte.
C'est drôle ce paradoxe.
Dans une Société dans laquelle on se soucie de l'enfant en le protégeant par des lois de la dangerosité des adultes et des autres enfants, on pousse les parents à ne plus les prendre en charge donc à les placer de façon de plus en plus précoce face aux dangers de cette même Société.

Notez qu'il y a des parents que ça arrangent bien. J'en connais.
Plein.
De plus en plus.
C'est vrai, il FAUT avoir des enfants dans notre Société.
Pour se "compléter" dans son statut de femme.
Pour se positionner dans son statut social.
Pour ne pas passer pour quelqu'un d'égoïste aux yeux des autres.
Et pour avoir l'air de wonder woman et super man, parce que gérer travail, loisirs et enfants, c'est un vrai parcours acrobatique.
Vous remarquerez que j'ai mis les enfants en dernier.
Allez savoir pourquoi, depuis l'hypermédiatisation de la psychologie, il s'agit de s'occuper de soi.
De développer son Soi.
Au détriment des autres.
Y a d'abord Soi, le couple et les enfants.
Ces petits qu'on adore. Qu'on couvre de cadeaux avec lesquels ils ne joueront jamais, de vêtements de marque au point qu'on ne peut même plus fermer les placards.
Mais avec lesquels on passe le moins de temps possible.
Après tout, après le travail on est crevé. Du coup, c'est bien légitime de ne pas avoir envie de jouer, de changer les couches, de surveiller les devoirs ou même de discuter.
Circulez y a rien à voir.
Les gosses ? Oui, ils sont là. Autonomes de plus en plus tôt.
Laissez à eux mêmes devrais-je écrire.
Avec des parents extasiés : "vous avez vu, à 4 ans, il sait se laver, s'habiller tout seul. Il sait même se servir son goûter et utiliser le micro-onde".
Un petit génie on vous dit.
Mais a t il le choix ?
Ce sont les adultes qui imposent leur rythme.
Petit bout de chou mis au monde pour tenir compagnie à ses parents.

Soyons clairs, de plus en plus l'enfant n'a plus le temps d'être un enfant.
Pourtant c'est l'enfant qui fera le futur adulte.
Ne l'oubliez jamais.

Alors l'école à deux ans ?
Tous les psys y son totalement opposés.
Oh, les psys sont bien conscient des contraintes sociétales n'ayez crainte.
Mais c'est totalement en désaccord avec le développement harmonieux de l'enfant et de l'adulte en devenir.
Un enfant est propre en moyenne vers 3 ans (parfois plus tard pour les garçons).
On lui demande de l'être à deux ans alors que ses muscles et la contrôle musculaire ne sont pas encore mâtures.
Alors il se fait engueuler, on lui met la pression, on le stresse.
Comme ca ne fonctionne pas (le corps est ce qu'il est) les parents stressent et hurlent.
Or l'apprentissage de la propreté passe par le don d'une partie de soi faite à ses parents et surtout à la mère. L'enfant en offrant ses excrément cherche à faire plaisir à ses parents et s'attend à être valorisé pour son don.
Mais à force de lui mettre la pression, il n'a plus envie de faire plaisir, il se retient (et il fera plus tard quand on lui foutra la paix et ça en fera plus tard un constipé chronique) et il apprend qu'essayer de donner de soi est stressant et désagréable. Tout l'inverse quoi.
Ensuite, à deux ans on est encore dans les apprentissages psychomoteurs. On ne sait pas si bien marcher que ça et on se casse encore la figure quand on court. L'enfant attend d'être admiré pour ses prouesses physiques.
A un âge où on apprend à bouger et à gigoter, il est contradictoire de vouloir l'enfermer dans un système qui va le vouloir sage, en rang ou assis.
L'école est naturellement un environnement stressant.
A 3 ans, seuls les plus équilibrés, les plus forts psychiquement traversent tranquillement la première année de maternelle. Et ils ne sont pas si nombreux que ça.
Alors imaginez à 2 ans.

Certains me diront mais entre 2 et 3 ans, il n'y a qu'un an, alors c'est pas si important.
Si, car 1 an lorsqu'on a 3 ans, c'est un tiers de sa vie. C'est énorme.
Les risques de trauma sont importants.
L'école à 2 ans, vécu comme un abandon parental, est un véritable trauma pour l'enfant.
Avec les risques de comportements agressifs puis d'inadaptation sociale, d'échec scolaire, de phobie scolaire voire de comportements addictifs qui font que les psys s'en frottent déjà les mains tout en étant catastrophés.

Le manque de disponibilité parentale, voulu ou socialement imposée, est de la négligence affective.
Maltraitance basée sur le fait de ne pas s'occuper de s'en enfant et de croire qu'un système qui n'est pas là pour élever ni donner de l'affection pourra par son programme éducatif y pallier.

Les médias ne facilitent pas les choses en affirmant qu'il n'est pas grave de passer peu de temps avec ses enfants à partir du moment où se temps est investi et orienté vers l'enfant.
Ca c'est un discours médiatique et rien d'autre.
Aucun psy n'a jamais soutenu cette théorie. Jamais.

L'école ne sert pas à faire grandir les enfants, elle ne sert qu'à apporter des connaissances de base.
Certains parents accaparés par leur volonté de s'épanouir vont sous-développer leurs enfants.

Lorsque vous le pouvez réinvestissez vos enfants.
Si vous le pouvez ne mettez pas vos enfants à l'école à 2 ans ou 2 ans 1/2.
N'adhérer pas à des associations de parents d'élèves qui défendent l'école précoce.

Rendez service à vos enfants, donner leur de l'amour et du temps, mais surtout laissez les être des enfants.



mercredi 2 juillet 2008

relation SM ou violence conjugale ?

Photo Maître des jeux

Dans les relations SM (sado-maso), il existe de tout. De tout relationnellement et de tout dans le passage à l'acte.

Mais une chose reste stable, dans une relation SM il y a un dominant et un soumis.

Un constat, le dominant est souvent un homme (Maître) et le soumis... une soumise.

L'inverse existe, c'est plus rare bien que beaucoup d'hommes soit demandeurs comme soumis, mais ils trouvent peu de femmes dominantes.

Ces relations SM s'effectuent souvent entre personnes qui ne se connaissent pas (pour une séance payante ou échangisme) ou entre personnes qui se connaissent (amis, collègues...).

Mais les relations SM sont présentent aussi dans certains couples. Un domine et un se soumet. Ces rôles peuvent n'exister que durant les jeux sexuels ou devenir des rôles à tenir 24h/24, 7 j/7 des "24/7" comme on dit.

Et le problème est là : comment être sûr qu'on n'est pas dans une relation d'abus et de violences conjugales plutôt que dans une "simple" relation SM ? Après tout certains traitements, vus de l'extérieur, peuvent faire froids dans le dos : insultes, humiliations en public, coups, douleurs, tortures...

Peut-on "glisser" ?

oui, mais toujours dans le même sens. On va passer d'une relation de violences conjugales dans laquelle l'abuseur va se justifier en prônant un mode de vie SM et se livrer à toutes les exactions sadiques qui lui passent par la tête.

Par contre une relation SM ne glisse jamais en violences conjugales.

Et cela pour plusieurs raisons.

Rappelons d'abord que dans les violences conjugales il y a une notion très importante, celle d'ABUS. Il y a un abuseur qui profite d'une situation et un abusé, une victime qui n'a rien demandé et qui subit le sadisme de l'abuseur.

Que se passe-til dans l'abus conjugal ?

La victime (homme ou femme) peut être :

- humiliée, insultée, menacée
- frappée
- est forcée de se soumettre à des actes sexuels
- est isolée de sa famille et de ses amis
- est rendue dépendante financièrement de l'abuseur
- est surveillée sans cesse
- est dévalorisée et rendue responsable de tout
- subit une jalousie extrême
- terrorisée
Elle subit cela seule ou devant ses enfants.

Vous me direz, tous ces comportements peuvent être présents dans une relation SM !

Oui, en effet, mais il y a deux énormes différences.

Le soumis est CONSENTANT et RESPECTé.

Il peut même être demandeur. Et la situation peut prendre fin brutalement à la simple demande du soumis sans négociation et sans motivation.

Une relation SM est sous contrôle. Le dominant se contrôle, il contrôle sa force, il ne se laisse pas dépasser par l'envie de faire mal juste pour faire mal. Il utilise les instruments et méthodes qui respectent l'intégrité du soumis.

Il ne s'agit pas d'une relation de sadisme gratuit, l'autre, le soumis, en tire un bénéfice (ce peut être du plaisir ou de la souffrance et ce peut être -et c'est souvent le cas- faire plaisir au dominant).

Il existe un "mot de passe", mot qui met fin sans condition à toute situation de "jeu". Il s'agit de respecter le soumis dans ses limites psychologiques et physiques.

Le dominant fait attention (et souvent aime) son soumis. Il s'agit pour le dominant de se faire plaisir mais aussi de faire plaisir au soumis. C'est une relation réciproque.

Le soumis fait une totale confiance à son dominant. Il sait que celui-ci ne cherche pas à l'abuser, il sait qu'il sera respecté et que si nécessaire le mot de passe aura l'effet recherché instantanément.

Dans une relation SM chacun y gagne en estime de soi, car chacun est respecté et chacun peut développer, au sein de sa relation, les aspects de sa personnalité qu'il ne pourrait mettre en exergue ailleurs (de nombreux cadres de très haut niveau à grandes responsabilités se soumettent régulièrement à des séances de soumission).

Il peut exister un "contrat" entre un dominant et son soumis, contrat qui stipule les attentes du soumis, ce qu'il veut atteindre, ce qu'il n'aime et surtout ses limites.

En fait, si on regarde bien, le dominant n'est pas celui qu'on croit, puisque celui qui contrôle la situation et qui peut y mettre fin c'est le soumis, pas le dominant.

On est donc loin d'une relation d'abus. Mais comme je le disais au départ une relation de violences conjugales peut tenter de se cacher sous une pseudo relation SM.

Méfiez-vous aussi des relations SM sur simple RDV, vous pouvez vous retrouvez dans une situation basée uniquement sur l'assouvissement des plaisirs sadiques du dominant et en sortir blessé et traumatisé car le soumis n'y aura pas été respecté. Il est ensuite pas facile de porter plainte en précisant qu'on allait à une séance SM !

N'oubliez jamais que dans une relation SM, la douleur n'est rien, mais la joie est grande.
Dans une relation de violences conjugales, la joie n'est rien, la douleur est grande.

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