dimanche 28 septembre 2008

Les dysmorphophobies "aggravées"

Hello.

Non aujourd'hui ce n'est -encore- pas sessouel.
Encore que...

Ah oui, je voulais signaler aux âmes sensibles que les photos qui illustrent cet article peuvent être difficilement supportables. Alors si vous ne supportez pas le gore, passez votre chemin et attendez sagement le prochain article.

La dysmorphophobie qu'est ce que c'est ?
En fait si j'ai écrit "les" dysmorphophobies c'est parce qu'il en existe de plusieurs niveaux.

Non, je ne vous parlerais pas de toutes ceux et celles qui ne supportent pas leur nez ou leurs seins juste parce qu'ils (elles) sont persuadés que cela les rend moches et que les autres ne voient que ça. Cela relève du complexe déjà vu, d'une faible estime de soi, bref d'une blessure narcissique qui peut conduire au recours permanent à la chirurgie esthétique.

Je ne vous parlerais pas ici non plus des dysmorphophobies "simples". Ces personnes qui présentent des troubles du schéma corporel et qui trouve une partie de leur corps absolument hideuse, sans pour cela qu'il existe un trouble narcissique. Ces personnes sont en grande souffrance et on soupçonne aujourd'hui qu'il existerait chez ces personnes un trouble de la perception cognitive de leur corps, celui ci étant vu comme flou et déformé dans le miroir, donc inacceptable, cause de dépression.

Je vais vous parler de ceux plus rares, sans doute parce que c'est encore un sujet tabou, de ceux disais-je qui considèrent une partie de leur comme leur étant étrangère. Ce sont des personnes dont le schéma corporel n'accepte pas certaines zones corporelles. C'est comme si leur corps, dans leur esprit, se finissait avant la main, avant le pied, au niveau du pli de l'aine. Bref, ces personnes ne souffrent pas de voir leur corps. Elles souffrent, pour faire simple, parce qu'elles sont persuadées qu'il existe accrochées à leur corps des parties qui ne leur appartiennent pas. Elles ne craignent pas le regard des autres. Elles s'aiment. Mais là, à certains endroits, y a des trucs qui ne devraient pas y être.

Et leur plus grande souffrance est de ne pas trouver un moyen de supprimer ces parties "en trop".

Ce sont souvent les extrémités qui sont concernées. Tout ce qui dépasse : doigts, main, avant bras, bras, orteils, pieds, avant jambe, cuisse, pénis, testicules, nez, lèvres, oreilles... Ces morceaux là, ceux qui ne vont pas avec le reste, doivent être supprimés afin qu'en la personne retrouve son intégrité corporelle, enfin qu'elle "colle" à son schéma corporel.

Ces personnes ont beaucoup de difficultés à résoudre leur problème vous vous en doutez. Le serment d'Hypocrate permet de soigner les gens malades afin qu'ils aillent mieux. Ces personnes là ne sont pas malades corporellement. Elles n'ont aucune blessure mais veulent qu'on leur coupent leurs membres, ces morceaux étrangers et inesthétiques. C'est donc normalement impossible de trouver des chirurgiens qui acceptent de les opérer.

J'écris bien normalement car il est clair que certains chirurgiens plus enclins à la compréhension de la souffrance humaine ou peu scrupuleux (l'un n'excluant pas l'autre) acceptent de pratiquer des amputations de membres sains.

Et lorsqu'elles ne trouvent personnes, nos dysmorphophobiques trouvent des moyens soient pour se mutiler elles-mêmes soient pour forcer la main à nos chirurgiens.

Il faut dire que les personnes atteintes de dysmorphophobie ne découvrent pas du jour en lendemain leur problème. C'est souvent quelque chose qui traîne depuis l'enfance. Il faut souvent attendre l'âge mûr avant que la personne se décide de passer à l'acte et de se sentir bien avec elle-même.

Tout est possible.

S'automutiler bien sur. Se couper soi même un orteil. Mettre en place un garrot. Et quand l'os devient apparent, prendre des tenailles et couper l'os. Bien désinfecter.


L'autre moyen est de tricher avec les docteurs. Induire une infection, la supporter jusqu'au point qu'aucun chirurgien ne refusera décemment une amputation.


Le problème c'est que le "patient" n'obtient pas toujours ce qu'il souhaitait. Ainsi, toujours le même, souhaitait obtenir une amputation totale du pied. Manque de chance, le chirurgien a tout fait pour lui en sauvergarder un peu afin de lui conserver une fonction de marche maximale.


Chez cette autre personne ci-dessous, bien que blessée aux cours d'une guerre, sa jambe était viable. Lui trouvait que cette partie ne servait de toute façon à rien et à fini par réussir à se faire amputer malgré toute la technique que cela demande.


Le suivant, s'est amputé lui-même de l'annulaire parce que cela lui plaisait. Il a fait sécher son doigt afin d'en conserver un souvenir.


Le suivant s'est fait amputer du nez. Il est simplement déçu qu'il lui reste une cicatrice car il souhaitait un visage comme s'il était né sans nez.


Celui là ne supportait plus son pénis. Non pas par souci d'identité sexuelle, mais bien parce que perçu comme une partie de corps étrangère à lui même.





Vous êtes encore là ?

Vous pouvez penser que ces gens sont dingues. C'est votre droit. Et c'est vrai que leur comportement à l'égard de leur corps peut paraître plusqu'étrange. Après leurs modifications corporelles, ils se disent tous heureux comme ils ne l'ont jamais été. Enfin en accord avec eux mêmes, corporellement mais aussi esthétiquement. En effet, ils se trouvent beaux ainsi, ils s'aiment enfin.

Ne croyez pas que les femmes soeint laissées pour compte. Pas du tout. Elles témoignent simplement moins facilement, car dans nos Sociétés la femme se doit d'être "belle" dans toute sa complétude. Or ces hommes, sont souvent mariés à des femmes ayant elles-mêmes subies des amputations. C'est même pour cela qu'ils et qu'elles se sont plus. Enfin ils trouvent quelqu'un qui comprend ce qu'ils ressentent et leur démarche.

Toutes ces photos sont issues du site BME, car il difficile d'en trouver ailleurs il faut bien dire. Mais souvent les personnes de dysmorphophobies sont adeptes des modifications corporelles plus "classiques" (piercings, tatouages). Elles passent d'abord par ces modifications légères pour débuter leur démarche de modifications plus profondes. Ce qui permet aussi aux amputations de compléter leur démarche esthétique et artistiques sur leur corps.

Un constat néanmoins (nez en moins. LOL. Non ? non.). Ils s'arrêtent rarement là. Celui qui s'ampute d'un doigt, veut ensuite amputer les autres doigts, puis la main, puis le bras. Celui qui s'ampute d'un orteil, finit par vouloir amputer les autres, puis le pied, puis la jambe. Puis il lorgne vers l'autre jambe.

Ces hommes comme ces femmes cachent leur jeu. Soit ils portent des prothèses qui font qu'on ne remarque rien au premier abord (prothèse de doigt par exemple), soit cela se voit (prothèse de nez par exemple) mais trouve une explication à leur amputation : accident, infection.... Difficile de raconter qu'on a fait ça parce qu'on en avait envie et qu'on se sent bien comme cela.

Certains d'entre vous diront que c'est atroce car certaines personnes handicapées de naissance ou par accident rêveraient de retrouver leurs membres et ceux là ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont d'avoir leur intégrité physique. Eh bien non. Car lorsqu'on leur demande si le fait de devenir handicapé pour certains actes importants (tenir un objet, marcher) ne les gène pas, ils répondent au contraire qu'ils préfèrent vivre ainsi mais en accord avec ce qu'ils ressentent au fond d'eux.

Inutile de vous dire que ces personnes passent très rarement entre les mains des psys. Elles ne se sentent pas "folles", ni n'ont le besoin de justifier leurs actes ou de comprendre pourquoi elles en sont arrivés à ce besoin.

Entre névrose et psychose, la dysmorphophobie (appelé désormais par les américains "body dysmorphophobie disorder") , releverait pourtant d'une thérapie cognitivo-comportementale pour prendre conscience de son trouble conjointe à une prise d'anxiolytique.

mardi 23 septembre 2008

Psy virtuel ?

Dire que la 8ème saison de la Star'Ac vient de commencer et comme depuis 8 ans je ne la regarderais pas.
Tout comme l'Ile de la Tentation, Kho-Lanta et d'autres dont je connais même pas les intitulés.
Décidemment le XXIème siècle commence mal pour moi...


Et si j'envoyais un email à mon psy ?


Figurez vous que les Australiens, que j'adorent, mais qui n'ont décidemment pas inventés l'eau chaude, viennent de découvrir une méthode surprenante. La psychologie virtuelle.

J'apprends
qu'un programme pilote a été lancé à l'hôpital Saint Vincent, à Darlinghurst, en Australie, et sa réussite étonne, bien que ni patients ni thérapeutes ne se soient rencontrés. Les premiers, dévoilant leurs pensées les plus sombres et leurs peurs, envoient des emails aux seconds qui leur répondent. Ce programme pourrait dès lors libérer du temps pour plus de patients aux thérapeutes.

"Une révolution dans la consultation !" nous dit-on. Ciel.

« C'est une voie d'avenir, et elle est fascinante », s'étonne Gavin Andrews. « Nous traitons des personnes que nous ne voyons jamais et pourtant, nous constatons des résultats équivalents à ceux constatés dans un traitement clinique standard de l'anxiété, quand nous avons les patients bien en face. Et ces personnes conservent leur bien-être. Si vous avez grandi avant l'époque d'Internet, cela fait un choc de penser que l'on peut traiter une personne sans consulter un médecin. Mais ça marche. »

Du côté des patients, justement, on met en avant que l'on est débarrassé des listes d'attente pour la prise de rendez-vous, on peut contacter le thérapeute même durant son temps de travail, ou voyager tout en consultant un spécialiste. Mais personne ne semble parler de l'angoisse liée à l'attente de réponse par email.



Pour tout vous dire il y a 5 ans, nous étions 3 en France à proposer ce type de service.
J'avais même créé un site spécialisé.
Et au bout d'un an, après par curiosité nous nous sommes contactés mutuellement, nous avons fait un évident constat. Ca n'intéressait personne. Une moyenne de deux contacts par an. Des "patients" qui de toute évidence confondent SOS Psychiatrie avec les consultations par emails. Nous avons donc, chacun de notre côté, arrêté cette rémunératrice activité.

Comme beaucoup de psys je suis affiliées à une tonne d'associations et réseaux (ça ne sert à rien mais on se sent moins seuls !) et un de mes collègues, nouvellement installé et encore plein de fougue et de fantasmes sur la profession, proposa de créer une association de consultation par téléphone avec permanence de nuit.
Chacun se prend un créneau horaire.
Les tarifs sont fixés et la première consultation est même gratuite.
Comment vous dire ça en restant politiquement correct ? Ce fut un fiasco total.
J'ai pris la permanence de 19 h à 22 h. En 1 an, 1 appel par jour. Jamais la même personne. Donc aucune rémunération. Des cas relevant de la grande psychiatrie, des personnes qu'aucun discours ne peut plus aider, des souffrance que seules des médicaments peuvent tenter de soulager, des personnes qui sont passées de mains en mains de professionnels depuis des années, des personnes qui ont touché le fond des dizaines de fois, des vécus inimaginables...
Des cas qui prouvent que l'être humain a de sacrées ressources lorsqu'il veut survivre.
Mais, épuisant émotionnellement, non rémunérateur, mais m'ayant permis de bien cerner les limites entre psychologie et psychiatrie.

Je sais que certains psys que je connais ont finis par manque de clients par intégrer des SOS Psys divers.
Mais ça ne marche pas.
Car soyons honnêtes. Les "patients" qui souhaitent consulter par email ou par téléphone ne veulent pas payer. Ils ne considèrent pas cela comme une psychothérapie ni comme un soutien, mais bien comme un lieu où on vient parler mais surtout dans lequel ils ne souhaite pas de retour.
Ils parlent dans le vide. Ils s'écoutent eux-mêmes.
D'ailleurs ils n'attendent pas de réponse.
Au téléphone, lorsqu'on leur parle, ils sont tout surpris brutalement d'entendre une voix ou nous envoient nous faire voir parce ce que de toute façon "les psys ne comprennent rien !".
Par email, ils sont surpris qu'on leur réponde et nous écrivent pour nous exprimer cette surprise et nous remercier ou bien ne répondent jamais.
Ils ne cherchent pas à communiquer.
Pour certains, peut être ne savent-ils plus.
Des cris lancés dans le vide.


Pourtant la psychologie de soutien par emails est une pratique intéressante.
Les patients qui partent en vacances, ceux qui ne peuvent se déplacer à des horaires habituels, les agoraphobes, les handicapés... peuvent ainsi bénéficier d'un soutien.
Le patient peut choisir son psy loin de chez lui.
Le patient écrit quand il veut (un nombre de fois limité est fixé par le praticien).
Il lit la réponse quand il veut, où il veut, même de l'étranger.
Il prend le temps d'y réfléchir.
Y répond en prenant son temps.
Et à moindre frais, car il est clair que cela prend moins de temps pour le psy qu'en face à face (encore que...).
Les séances sont payables à l'avance car ce n'est pas parce que c'est virtuel que le patient doit se sentir moins impliqué.

Il m'arrive d'utiliser encore ce système avec certains patients qui ne supportent pas de rester non accompagnés pendant plus de 15 jours ou lorsqu'ils traversent une passe difficile.
J'utilise même les SMS pour envoyer des petits mots de soutien à certains patients.

Si ça vous intéresse...

"Psy post-it" qu'on m'appelle...
Mon moi-même virtuel...

lundi 22 septembre 2008

La Jalousie

wouah, ça c'est pas bo d'être jaloux ou jalouse !
Ben non alors !
C'est toujours de la faute de l'autre de toute façon.
Fallait pas qu'il dise ça, qu'elle fasse ça...
Difficile d'admettre que ce qu'on ressent c'est de la jalousie.


La jalousie est un sentiment qui vous bouffe, vous rend malade, qui fini par occuper toutes vos pensées.
Le jaloux devient un individu désagréable à fréquenter.
Le problème c'est qu'il ne s'en rend pas compte.

D'où vient la jalousie ?

Principalement d'un manque de confiance en soi.
Une jeune femme qui est jalouse et qui croit que son copain ne devrait même pas regarder les autres filles a un gros problème avec elle même. Elle pense que les autres sont plus belles qu'elle, que les autres valent mieux qu'elle et du coup elle est persuadé que son copain trouvera toujours mieux ailleurs s'il regarde autour de lui.
Les autres valent plus, ce qui veut dire qu'elle vaut moins.
Toujours se comparer.
Pourtant il est avec elle, pas avec une autre. Ce qui veut qu'il lui trouve des choses en plus par rapport aux autres.
Mais la jalousie est perverse et destructrice, car si je reprend l'exemple de cette jeune femme, elle n'obtiendra que l'inverse de ce qu'elle recherche. A force d'être jalouse, de tout surveiller, de faire des commentaires désagréables, de tenter de contrôler son copain, il va finir par lever la tête et s'apercevoir qu'il existe des filles qui ne sont pas comme ça. Et il la quittera.
Et elle se dira qu'elle avait raison d'être jalouse, que décidemment elle ne vaut rien puisqu'elle n'est pas capable de garder un mec.
Joli cercle vicieux.

Le jalousie peut se cacher sous deux facettes de comportements :
- soit la personne est totalement repliée sur elle-même, voire dépressive, elle ne sent jamais à la hauteur et pense qu'elle ne mérite pas d'être aimée.
- soit la personne est très sûre d'elle, on a l'impression qu'elle se croit toujours la meilleure , elle qui pense que pour être aimée il faut être la meilleure.

La personne jalouse est aussi une envieuse. Eh oui, car si elle se sent moins que rien, elle aimerait être aussi bien que les autres. Le jaloux envie tout : le physique, la réussite, le salaire, la voiture, le copain/la copine... Il suffit que quelqu'un dans son entourage dispose d'une nouvelle chose ou fait quelque chose de nouveau pour que la personne jalouse/envieuse monte au créneau, ne supportant pas cet état de fait (convoitise) voire le dénigrant et se montre désireuse de montrer à court terme qu'elle peut faire mieux (alors qu'on ne lui a rien demandé et que tout le monde s'en fout).

Sans compter le sentiment d'injustice qui se place derrière tout ça. Pourquoi tout ce qui est bien n'arrive qu'aux autres et pas à vous ? Au contraire, pourquoi est-ce toujours à vous qu'il arrive les pires choses ?

En fait la personne jalouse ne se regarde plus. Elle ne voit plus ce qui est bien dans sa vie.

Tenez j'ai une patiente, la trentaine, assez jolie, diplômée d'une grande école, un mari aimant, un grand appartement acheté grâce à un héritage dans une ville cossue, un boulot de cadre rémunérateur... Bref, on se dit que c'est presque le paradis.
Mais non, cette patiente, souffrant d'une énorme complexe d'infériorité ne voit rien de tout cela, de sa "chance". Elle est intimement persuadée que c'est toujours mieux chez les autres. Ils ont ce qu'elle n'a pas : un nouvelle chaîne hifi, le dernier ipod, un enfant, une capacité à tout piger plus vite qu'elle...
Chez elle, elle ne voit pas tout ce qu'elle a.
Mais elle ne voit pas non plus ce que les autres n'ont pas : les sacrifices que ça a demandé de se payer tel objet, le fait qu'ils vivent à 4 dans un 2 pièces, le fait que la femme déprime car elle est harcelé dans son boulot.
Toujours dans la comparaison.
C'est toujours mieux ailleurs.
Insatisfaction continuelle.
Dévalorisation permanente.
Jalousie perpétuelle.
Et... dépression.

Car le jaloux, a un moment tout le monde en a marre. Il gonfle et fait du mal à tous.
Tout le monde le lâche.
Le jaloux ne se sent alors plus aimé (encore !), il se dévalorise (encore !) et sa jalousie/envie est renforcée.
On boucle la boucle.

L'ennemi du jaloux c'est donc lui même.


Il faut donc comprendre d'où vient ce sentiment et apprendre à le gérer.

Pour comprendre rien de tel qu'une psychothérapie d'inspiration analytique. On parle, on échange, on remonte le temps. On trouve les traumas : un sentiment d'abandon à un moment ou un autre, la naissance d'un petit frère, un sentiment d'injustice très fort, un père qui ne vous a valorisé... Chacun son vécu.

Pour apprendre à gérer, une psychothérapie cognitivo-comportementale. Apprendre à tirer partie de la réalité de la situation. Voir les choses telles qu'elles sont et pas telles que vous croyez qu'elles sont à l'éclairage trouble de votre inconscient. Trouver ses valeurs et comment les mettre en avant. Utiliser votre énergie négative pour du positif.


Si on a confiance en soi, si connaît ses valeurs, la jalousie n'a pas de place.


vendredi 19 septembre 2008

Le Million ou comment Paco Rabanne nous vend sa vision du monde...

Je suis une très mauvaise consommatrice. J'ai toujours adoré décortiquer les publicités. L'aspect manipulation des foules m'a toujours fasciné et une fois n'est pas coutume, je vous propose de partager avec moi ma vision sur une nouvelle campagne publicitaire.


Nouveau parfum de Paco Rabanne, de son vrai nom Francisco Rabaneda y Cuervo, le roi de la prédiction : Million.

La fin du monde n'ayant pas eu lieu, ni l'apocalypse, passons à autre chose s'est dit le barde réincarné.
Adepte du changement, se décrivant comme "un accélérateur de décomposition", fidèle à lui-même il nous entraîne dans les relents de la mode bling bling.

Un flacon en forme de lingot d'or et de la taille un lingot d'au moins 10 kgs. Très brillant. Très plastique vu de près et surtout pas facile à manipuler pour se parfumer. Adapté de toute évidence à de grosses paluches masculines plutôt qu'à de fines mimines féminines.
(oui les hommes ont souvent de grosses paluches).
(c'est bien pour ça qu'on les apprécie).
(les paluches, pas les hommes).
(enfin si, les hommes aussi).
(mais je m'égare).

Moi ce qui m'intéresse ici c'est la communication vers nous consommateurs potentiels.

D'abord l'affiche :

Un mec jeune, moins de 30 ans.
Donc la cible est jeune.

En costard sur mesure mais col et cravates détachée.
Donc jeune mais avec de l'argent. Comme il est jeune soit il a hérité, soit il a fait une grande école qui lui garantie un salaire mirobolant dès son premier recrutement, soit il est self made man mais suprêmement intelligent et il a trouvé le créneau qui fait que nous pauvre consommateurs l'avons rendu riches rapidement.
Mais il reste cool. L'argent y 'a pas que ça dans la vie.
Et puis il a chaud parce que le plaisir monte.

Il à l'air agressif.
Donc jeune, qui a réussit, mais qui en plus se fout de notre gueule.
L'air de dire "moi je.. et toi tu la fermes, restes à ta place".
L'air de dire aussi moi je peux avoir ce que je veux.
L'air de dire aussi "moi je peux conquérir le monde" (surtout le porte monnaie des consommateurs).

Ce qui est confirmé par le claquement de doigt.
Je veux, j'ai. Tout de suite.
Si j'ai pas je te fais les gros yeux.
Je te vire même.

La main gauche dans la poche.
Il fait quoi là avec sa main gauche à votre avis ?
Parce qu'il se sait jeune, pas mal. Il porte un costard que 6 mois de salaires moyens n'y suffiraient pas. Qu'il peut claquer des doigts et avoir tout ce qu'il veut.
Et pas vous, chers lecteurs qui ne portent pas -encore- ce parfum qui permet toutes les audaces.
Mais surtout il a besoin de son parfum pour bander un max.
D'ailleurs la position du flacon de parfum nous le confirme.
Le flacon judicieusement placé en position relevé, symbolise un sexe en érection.

Pousser vous un peu de l'affiche, il risque de vous arroser !
C'est sessouel, je vous dis.

Or en vous aspergeant de ce parfum, c'est ce que vous ferez : vous vous arroserez d'un délicieux jus afin de terminer ce qui n'est que suggéré ici.

Vous aurez aussi remarqué la mêche savamment posée, nous démontre une faiblesse de personnalité.
Il se cache.
Quel côté trouble nous cache t il ?
Car on sent bien que tout ça n'est que façade...


La pub télé nous en dira peut être un peu plus :



Toujours le regard planqué sous la mèche.
Du style "tu sais pas à quoi tu t'attends avec moi".
Claquement de doigt.
Et c'est parti pour le défilé : jeu de hasard, voiture de sport, costume sur mesure, fille, argent qui tombe du ciel, alcool, ceinture en diams, corps musclé, jeu de hasard...
Et je te claque des doigts à répétition de tous les côtés.
Hop feux d'artifice,
Hop que je regarde mon parfum (et je fais un voeux)
hop célébrité
(ah oui tient y a un revers, flash sur flash, commence à pas aller bien, il faut fuir... en voiture de luxe)
Croise une fille blonde (elle ressemble à Madonna)
Hop à poil
Hop qu'elle en ouvre la bouche de surprise... agréable
Et c'est là que tout se corse....
Et que reclaquement de doigt.
Et hop, flacon de parfum.

Car oui, là, avec la fille va falloir assurer. Et là encore, le flacon de parfum vient remplacer le pénis.
Long, large, doré et bien tendu.

Paco Rabanne semble, j'écris bien semble, donc nous offrir dans cette opération marketing une de ses prévision dont il raffole : si tu es jeune (ou que tu veux le rester) et que tu portes ce parfum, je voies dans ton avenir que tu vas devenir mince, beau, riche et que tu vas t'éclater dans la vie (filles, jeux, fêtes, danse...).
Et jamais tu travailles.

Paco t'as pas bien lu les infos ou quoi ? Sarkozy, il a dit "travailler plus pour gagner plus".

Idéal d'un monde facile : chance, argent facile, sexe facile, alcool facile, drogue facile. Car ce parfum est une drogue, t'en mets plus, t'as plus rien.
T'es plus rien.

Là on nous dit, avec ça, tu travailles pas et tu réussis dans la vie.
Et comment voulez vous après une campagne comme celle là qu'on fasse comprendre à des ados qu'il faut travailler à l'école pour trouver le travail de ses rêves car, oui, 'il faut travailler pour gagner sa vie.
("gagner sa vie" = gagner le droit le vivre et d'exister donc).

L'histoire ne nous dit pas par contre, si ce jeune homme est heureux ainsi. Il a réussi dans la vie, mais a t il réussi SA vie ? pas sûr, il ne sourit jamais, ne se marre pas.

Mais en fait, ce n'est pas ce qu'on cherche à nous montrer.
Si vous regarder bien cette pub, vous verrez surtout ce qui n'apparaît pas au premier regard.
Ce type, pour lui tout va bien.
Sauf une chose.
Le sexe.
Il n'utilise son parfum que lorsqu'il a besoin d'être en érection.
Ce jeune et beau métrosexuel, a qui tout réussi, est un mec qui a problème d'érection.
Parce qu'il est blasé de tout.
Il a tout, plus rien ne l'excite.
Pas de frustration, pas de désir.
Or il faut assurer pour la façade.
Voila ce qu'il cache sous sa mèche.

Million est le viagra du blasé.

C'est ça le message.
Tu t'ennuies dans la vie, plus rien ne te motive ni ne t'excite, vite asperge toi de Million.
C'est un discours qui est tourné vers les adolescents et les jeunes adultes en mal-être, en déprime.
Ce qui est le cas pour la plupart d'entre eux puisque la Société n'arrête pas de dire qu'il faut faire une crise d'adolescence.

Paco nous offre une vision du monde noire, en décomposition. Une belle critique de notre Société.
Fidèle à lui-même quand je vous le disais.


mardi 16 septembre 2008

La fessée

Ce n'est pas du tout le sujet que j'avais prévu, mais comme l'actualité m'a rattrapé j'en profite.

Nadine Moreno, après avoir décidé d'intensifier la lutte contre les cyberpédophiles (beau coup de pub), a décidé de protéger les fesses rebondies de nos chères têtes blondes et brunes (et rousses...).
Notre Secrétaire d'Etat à la Famille a signé ce mardi un appel intitulé "lève la main contre la fessée".



Cet appel demande, entre autre, l'interdiction formelle du châtiment corporel à l'encontre des enfants.

En droit, la Loi dit a priori non à la violence envers les enfants (et donc à la fessée) mais elle ne cite pas les parents. Donc les parents ont le droit. C'est donc un "non mais".

La Loi nous parle de violences, de toutes le violences. L'appel nous parle de châtiments corporels, de tous châtiments corporels. La fessée bien sur, mais aussi le recours au martinet, les coups avec des objets, les coups de poings, les jets contre les murs, les secouages...

C'est bien beau tout ça et comme c'est gentil de prendre soin de nos petits ....

Tenez je vais vous racontez un fait réel.

Figurez-vous que ce dimanche je vais faire un tour à la Ville du Bois, dans le magazin de jouets (dont je ne me souviens plus du nom), bref en face de Truffaut pour ceux qui connaissent.

Là une gamine de 6 ans fait un scandale sans qu'on sache bien pourquoi. Ca ne me tracasse pas. C'est la technique des gosses : faire des scandales en espérant que les parents mort de honte cèdent à leurs exigences. Ca fonctionne souvent. D'autres fois pas. Là de toute évidence, ça ne fonctionnait pas. Tant mieux.

Mais le problème c'est que cela ne s'arrête pas. La gamine tape du pied. La mère arrive en courant, lui file une fessée. Et les bras pleins de jouets, traîne la gamine à la caisse. En passant la gamine s'empare d'un bouquin et hurle "tu m'avais promis maman".

Déjà ça, ça me titille. Si on promet, on promet. On tient ses promesses. Quelles qu'elles soient. On négocie après. La gamine à sans doute des torts mais le coup de la promesse maternelle non tenue, là je tique.

La mère dit "tu n'avais quà pas faire de scandale". "Mais, t'avais promis maman" hurle la gamine entre deux hoquets et pleurs.

Alors la mère sort le grand jeu : " tu devrais avoir honte. Les gens ont honte de toi."

Je suis derrière la gamine à deux doigts d'intervenir. La gamine me regarde. Je ne dis rien mais fais non de la tête. Non je n'ai pas honte d'elle. J'ai honte de sa mère. La gamine un peu rassénérée se retourne vers sa mère et lui dis 50 fois si ce n'est pas 100 fois en 1 minute "je vais être sage, mais tu m'avais promis". La mère n'en peut plus et sent qu'elle n'aura pas mon soutien. Elle attrape le haut du pantalon de la gamine, commence à le baisser et crie "si tu continues je te baisse ton pantalon devant tout le monde, je te mets une fessée sans culotte, tu auras honte et les gens auront honte de toi". La gamine s'accroche de toutes ses forces à son pantalon.

Là c'est trop, je vais pour engueuler la mère lorsque la main de la personne qui m'accompagne m'accroche et me tire hors de la file de la caisse. Cette personne n'a pas tort, car elle sait, je sais que si je gueule c'est la gamine qui va prendre. Après. En double. Dilemne.

Rien que de l'écrire ça m'en fait mal à l'estomac.

La gamine a appris en quelques minutes :
1. que sa mère ne tient pas ses promesses et qu'elle ne peut donc pas lui faire confiance (et quand on est gosse si on ne peut pas faire confiance à ses parents, à qui peut on faire confiance je vous demande ?)
2. à ne pas avoir confiance en elle (les gens ont honte d'elle)
3. à ne pas s'exprimer devant les autres (de toute façon elle n'est pas écoutée ni entendue et elle devrait avoir honte)
4. que, puisque personne n'intervient, sa mère a raison de se comporter comme ça.

Franchement, à votre avis, qu'est-ce qui laissera le plus de trace : la fessée (violence physiques) ou le fait que sa mère ait honte d'elle (violences psychologiques) ?


(et quand les gosses mineurs tapent sur leurs parents, c'est qu'elle Loi qui s'applique ?)

dimanche 14 septembre 2008

Je suis complexée !!


Non pas moi, je vous rassure...


Nez trop long, seins trop petits, yeux tombants, pénis trop court…
Est-ce bien réel tout ça ?


Dans une Société qui privilégie l’apparence, nous nous focalisons sur certains caractères de notre corps que nous considérons comme des défauts… que les autres ne remarquent souvent pas.

Les personnes qui se focalisent trop sur un petit défaut physique (nez, seins, taille, fesses…) passent leur temps à se comparer leur image réelle avec une image idéale qu’elles ont d’elles-mêmes. Ce qu’elles appellent « complexe » est en fait une atteinte de leur narcissisme, de l’acceptation de soi.

Soyons réalistes, cette focalisation traduit une souffrance psychique. Les personnes complexées ne se perçoivent pas dans leur intégralité physique et psychique, mais elles se perçoivent morcelées et se cristallisent sur une partie de leur corps. Cette partie est évaluée puis considérée comme un défaut qui, s’il n’existait pas, changerait très certainement leur vie, leurs relations aux autres, leurs chances dans leurs études ou leur travail.

Obnubilées par ce « défaut », elles utilisent toute leur énergie et mettent en place des stratégies pour réaliser des camouflages permanentes oubliant pendant ce temps d’utiliser leur énergie à d’autres fins, celles-ci positives.

Une mauvaise perception du corps, la focalisation sur un « complexe » peut être un trouble transitoire qui marque l’adolescence et plus particulièrement l’adolescente. La jeune fille a besoin de temps pour s’habituer et s’approprier son nouveau corps, ses nouvelles formes de femmes. D’ailleurs environ 70% des adolescents ne sont pas satisfaits de leur corps. S’il n’y a pas lieu de s’en inquiéter outre mesure, il s’agit néanmoins d’en discuter et d’en surveiller l’évolution. En effet, ce trouble peut se cristalliser et perdurer à l’âge adulte. Apparaît alors une forte perte d’estime de soi et de confiance en soi qui peut mener vers un repli social et à la dépression.


Cette atteinte narcissique est essentiellement due au milieu éducatif et à la relation parents/enfant. L’enfant cherche à se faire aimer et accepter de ses parents. Les parents doivent soutenir leur enfant en le valorisant et en l’acceptant tel qu’il est et non tel qu’ils voudraient qu’ils soient. Cette « blessure d’enfance/adolescence », cette déformation que transmette certains parents pousse l’enfant à se rejeter lui-même et à chercher à devenir quelqu’un d’autre, de mieux ou en tout cas plus proche de l’idéal parental avec une perte d’estime et de confiance en soi évidente.


Les images transmises au travers des médias ne font que renforcer ce manque d’estime de soi. Il faut ressembler à ce qu’on nous montre au risque de devenir « pareil », de créer un monde uniforme où à force de vouloir rejeter la force des différences nous nous ressemblerons tous. Cette image non représentative de la réalité devient alors pour la personne avec une atteinte narcissique la norme vers laquelle il faut tendre.


Faut-il le rappeler : les top models des photos bénéficient d’un traitement de faveur que nous ne pouvons nous permettre quotidiennement : coiffeur à disposition, maquillage très épais et super exposition à la lumière pour effacer les rides. Adieu culotte de cheval et poches sous les yeux de la dernière nuit blanche grâce à l’informatique.


Le recours à la chirurgie esthétique ? Il ne devrait être envisagée que lorsque la gène est évidente et trop forte pour attendre les résultats d’une thérapie. Il ne s’agit pas de répondre à une quête sans fin vers un idéal de perfection, qui évolue vers le « toujours plus » d’ailleurs après chaque opération.

Avant d’en arriver là, il peut être opportun de consulter un psychologue et envisager une thérapie pour comprendre ce que cette partie du corps véhicule et symbolise dans votre vie psychique et pour retrouver confiance en soi. Et cela dès l’apparition des premiers troubles à l’adolescence.



A-t-il raison d'avoir des complexes ? Bien sur que non.

(bien qu'à sa place, peut être que j'en aurais aussi...)


vendredi 12 septembre 2008

Sex and blacktie

Pourquoi ce titre ?

Parce que.
Parce que dès que je parle psycho et enfant, paf, plus de lecteurs... Mes stats sont en chute libre.
Mais de quoi que dont je devrais parler pour que vous reviendez ?
Franchement, c'est pas sympa. Comment voulez vous que je garde une certaine crédibilité dans la blogosphère si dès que j'aborde un sujet sérieux vous allez voir ailleurs ?

Non, parce que la question je vous la pose "sur quoi voulez vous que j'écrive ici ?".

Dès hier soir déjà, certains et certaines sont venues en bas de chez moi avec des banderoles : "du sessouel, du sessouel !"
Mais où va le monde, je vous pose la question.
Comme si y avait que le sessouel sur terre.
Si ?
Nooon ?
Si.

Tiens tenez Pierre-Jean.

Je ne le connais pas.
Il a lancé un projet que JE trouve sympatoche.

Ca s'appelle le projet "blacktie".

Déjà comme ça, rien qu'avec ce nom, on à l'impression qu'on va entrer dans le monde du SM.
Voire au mini des services secrets.

Il s'agit d'arriver pour lui à réunir d'ici la fin de l'année sur son blog 50 tofs de personnes vêtues d'une chemise blanche avec une cravate noire.
Toutes les situations sont possibles. Mêmes les pires (ou les meilleures tout dépend n'est-ce pas ?).
Si vous avez envie de participer, faut lui envoyer à l'adresse email suivante : projetblacktie@hotmail.fr

Oui, j'ai envoyé ma tof.
Non, vous ne verrez pas à quoi je ressemble.
(qui a dit que c'est parce que je devais être moche ?)
Pour me voir faut venir en consultation (ou plutôt faut me faire venir vu que je consulte à domicile).
(bien qu'en cherchant un peu on doit pouvoir me trouver quelque part...).

Ben où y a du sessouel là-dedans ?
Allez vous me demandez.
La cravate c'est sessouel !
Certes la cravate noire symbolise plutôt le deuil de la bataille de Trafalgar (oui là on a perdu contre les anglais. On perd toujours contre les anglais, non ?).
La cravate c'est un fait, tombe entre les deux seins.
Et les obsédés (il y en a), pensent tout de suite à "cravate de notaire"...
Plus la cravate est grosse et plus elle.... non non j'arrête là.

C'est un blog sérieux ici.
(vous y croyez encore vous ?)

jeudi 11 septembre 2008

Sucette (tétine, tototte), pouce et doudou...

Ce matin en allant à une consultation, je remarque sur le trottoir une petite fille d'environ 6/7 ans suçant son pouce et tétant son doudou (en même temps) dans la rue. Les deux parents sont derrière elle et de toute évidence sont habitués à ce comportement.

J'ai beau en voir tous les jours des enfants comme cette petite fille, j'en reste toujours ébahie.

Qu'est-ce qui peut bien passer par la tête des parents
1. pour que leur fille aie encore besoin d'un doudou à cet âge là

2. pour la laisser sortir avec son doudou (pour le pouce c'est plus dur, c'est clair).

Mettons donc les choses au clair.



La sucette (ou tétine).

La tétine ne concerne que les enfants les plus petits (moins d'un an).


Elle ne doit pas être donnée le premier mois de vie au risque de compromettre l'allaitement car l'enfant ne comprend pas la différence entre la tétine qui ne donne pas de lait malgré son insistance et le sein qui donne du lait dès la première succion.

Dès que l'allaitement est bien installé, on peut donner la tétine afin de rassurer un enfant.
En effet un enfant en bas âge à besoin d'être rassuré. Sa maman disparaît brutalement (derrière une porte, en se baissant...) et c'est angoissant. La succion est moyen de se détendre et de faire "comme si" maman était là.

Vers 8 mois l'enfant à bien compris le jeu de "coucou, je me cache, je suis là". Il sait donc désormais que lorsqu'il ne voit pas sa mère cela ne veut pas dire qu'elle disparait, qu'elle meurt et qu'elle ne reviendra plus. Il est donc capable de passer ce type d'angoisse.

C'est à partir de ce moment là que les parents doivent lui expliquer qu'il est temps de supprimer la tétine.

On ne le fait pas dans son dos, on le fait pas devant lui sans lui en parler, on ne le fait pas en croyant que la première nuit va être calme.
On en discute, on le prévient, on lui dit qu'il est grand cet enfant et on va vers la poubelle et c'est lui qui la jette dedans. Puis on le félicite.

La première nuit, on le rassure car l'enfant se réveillera ou aura des difficultés d'endormissement. Mais limitées car en général, il existe déjà un doudou de substitution.

Donc la tétine, a un an, c'est FINI !



Le doudou.

La tétine, ce sont les parents qui lui ont mis dans la bouche.
Le doudou, c'est l'enfant qui va le choisir.
Cela peut être une jouet, une peluche, un vêtement, une écharpe de maman...
Bref quelque chose sur lequel il va projeter la douceur de sa maman pour se rassurer.

De même que certains enfants n'ont jamais eu besoin de tétine, certains n'auront jamais de doudou. Ce n'est donc pas la peine de forcer les enfants à avoir un doudou. Ce n'est pas une obligation et il existe même des pays où cela n'existe pas du tout.


Le doudou, donc. C'est un objet qui permet de rassurer l'enfant surtout lors de l'endormissement (peurs du noir, de l'inconnu, des fantômes, des monstres...), mais aussi un peu partout afin de remplacer maman qui est désormais moins disponible et moins présente (moins de contacts physiques du fait de la fin de l'allaitement souvent).

Le doudou a pu être choisi durant la première année et il faisait double emploi avec la tétine. La séparation d'avec la tétine se fera donc en se rabattant sur le doudou. Il prend alors une présence importante.


C'est aux parents de limiter cette présence.


Le doudou, les enfants l'expriment très bien d'eux mêmes, remplace la maman, sa douceur, sa chaleur et ils peuvent le têter comme le sein. Ils avaient besoin d'être rassurés lorsque la maman disparaissait. Ca n'a pas changé, mais quand la maman est là, pas besoin de doudou. Elémentaire mon cher Watson.

Ce qui veut dire que lorsque la mère, mais aussi le père qui représente la sécurité au foyer, sont présents dans une pièce, l'enfant n'a pas besoin de son doudou pour être rassuré. Ce sont les parents qui doivent rassurer l'enfant.


Donc pas de doudou au salon, dans la chambre des parents, dans les toilettes, dans la salle de bains.
Juste dans SA chambre (où vous aurez su bien sûr lui expliquer que les monstres ça n'existe pas, les fantômes non plus et comment ça fonctionne les ombres, pourquoi il fait noir et bien sur sans lui raconter d'histoires qui font peur et sans le laisser regarder des émissions qui ne sont pas pour lui....).

Si l'enfant persiste à vouloir son doudou au salon alors qu'au moins un des parents est là, cela veut dire que ce parent n'apporte pas de sécurité à l'enfant.


Il existe donc une relation pathologique entre l'enfant et le(s) parent(s).

Lorsque l'enfant entre à l'école, on propose en petite section maternelle, d'apporter le doudou.
On se demande bien pourquoi puisque ce doudou doit être laissé dans une corbeille à l'entrée (dans laquelle il aura la chance de partager toutes les bactéries des autres enfants !).

L'école sous entend donc que l'enfant a besoin d'être rassuré lorsqu'il sort de chez lui et sur le trajet de l'école (alors qu'il est avec un de ses parents !). Mais qu'une fois à l'école, il n'en n'a plus besoin car un adulte attentif inconnu est capable de veiller correctement sur sa sécurité !



Ne jouer pas ce jeu.
Il est clair qu'un enfant n'a pas besoin de doudou pour aller à l'école.
Et s'il l'emmène à l'école, normalement, au bout d'un mois maxi le doudou n'a plus besoin de sortir de la maison. Où, vous vous rappelez, il reste cantonné dans la chambre de l'enfant.

Et si l'enfant va dormir chez une autre personne, son doudou le suit... dans un sac et seulement pour la nuit.

Donc a 1 an plus de tétine.
A 3 ans, doudou seulement dans la chambre (et jusqu'à l'âge adulte si nécessaire, parce que le doudou on ne le jette pas !).



Le pouce.

Et oui, c'est un sacré problème le pouce.
Car lui on ne peut pas le jeter à la poubelle ni le laisser tout seul dans la chambre.

L'interdire il n'y a que ça.
Mais dès le DEBUT.

Pas une fois que c'est installé (c'est vrai faut pas frustrer les enfants, j'avais oublié).

Pas facile me direz vous.

Si si c'est très facile.

J'ai une technique très gentille qui, je peux vous l'assurer, fonctionne très bien (non pas de produit amer qui n'a aucun effet et qui en fait plaît aux enfants, ni de punition) et est axée sur une procédure comportementale.
Ah que l'enfant passera vite à autre chose.
Mais il faut croire que bien des enfants sont plus malins que leurs parents.


Quand je récupère un enfant de 5 ans qui suce encore sa tétine. J'entends toujours ses parents me dire : "il ne veut pas, on ne sait pas comment faire".

Je leur montre.
A la fin de la première séance, l'enfant n'a plus de tétine, il n'en réclame plus et en plus il dort très bien même la première nuit.
Les parents crient au miracle.
Me rappellent le lendemain pour me dire "comment vous faites ?".

C'est simple, je ne traite pas un enfant de 5 ans comme un bébé de 5 mois.


Quand je vous dis qu'un sacré nombre de parents sont pathologiques !

Bref, un enfant de 6 ans qui suce son pouce et sort avec son doudou, je me dis que les parents ne vont vraiment pas bien.
Et c'est le gosse qui subit, comme d'hab.

Et moi, devenez qui je verrais en consultation ?


oh quelle est mignonne... avec son anxiété et ses troubles du comportement.


(c'est comme les enfants encore dans leur poussette à 3 ans... Mais c'est un autre sujet)

mardi 9 septembre 2008

Le point G

Je me suis enfin décidée à fermer un blog que j'avais créé il y a 4 ans et dans lequel je n'avais pas publié un article depuis 2 ans (et qui faisait néanmoins 5000 entrées par an !).

J'ai récupéré certains articles qui restent d'actualité (si je puis dire).
Et je m'en vais vous les recaser ici, comme si de rien n'était, comme si je venais de les écrire.
Avec mes parenthèses en nombre et mes fautes d'orthographe et de grammaire innombrables (ça c'est parce que j'écris d'un jet sans jamais me relire. "C'est pas bien" qu'on me disait déjà à l'école.)
A la lecture de quelques articles, certains me diront qu'ils comprennent pourquoi je faisais tant de visiteurs.
A ceux-là je dirais qu'ils ne sont que des petits vicieux. Na.

Entrons maintenant dans le "vif du sujet".

C’est Ernst Grafenberg qui a localisé le fameux "point G" (G comme Grafenberg !) il y a environ 60 ans.

Le point G c’est une zone dans le vagin, zone très sensible, érogène, à peine plus grand qu’une pièce de 1 euro. Cette zone est légèrement différente tactilement, car moins lisse.


Lors de la masturbation comment le trouver ?

C'est un peu difficile dans ce cas.

On doit prendre la position assise ou encore à genoux, de façon à pouvoir insérer un ou deux doigts dans le vagin en les dirigeant vers le haut. Puis on cherche une petite zone granuleuse. On doit alors commencer à stimuler fortement le plafond du vagin et on sentira à un moment donné qu'une partie est en train de se gonfler, d'enfler. C'est le point G.


Il est important d'exercer une bonne pression, les caresses douces et un peu nonchalantes sont insuffisantes.


L'indice qui nous signale qu'on est au bon endroit est que cette stimulation provoque une envie d'uriner, car le point G passe devant l'urètre, le conduit qui mène à la vessie. On doit passer par-dessus cette envie d'uriner, normale et temporaire, et maintenir la stimulation pendant au moins 20 minutes si on veut arriver à une excitation.


Si vous le désirez, la première fois vous pouvez vous installer sur la cuvette des toilettes; quand vous vous sentirez plus à l'aise, choisissez un endroit plus confortable.



Votre partenaire peut-il (elle) trouver le point G ?

Lorsque la recherche du point G se fait à deux et que le partenaire effectue la stimulation manuellement, la façon de procéder est la même que lorsqu'on est toute seule. La position est toutefois plus agréable puisqu'on peut demeurer couchée sur le dos avec les jambes remontées.


Cependant, il faut guider son partenaire : c'est trop fort ou pas assez, c'est douloureux ou agréable, etc.



Quel type d’orgasme ?

La majorité des femmes rapportent que la stimulation du point G déclenche en effet un orgasme très puissant, envahissant, un peu comme une vague qui déferle sur tout le corps. La plupart sont capables d'identifier des sensations très fortes dans la région du bas-ventre et de la vulve, parfois même à l'utérus.


Remarquons cependant que plus la musculature vaginale est en bonne forme et se contracte bien, plus l'orgasme serait important.


Plusieurs questions entourant le point G demeurent encore sans réponses: sa nature exacte, d'où il vient et s'il est ressenti de la même manière par toutes les femmes.



Nous dirons donc que le point G existe.


Mais non, ce n’est pas un handicap d’en être privée, de ne pas le trouver.. Le point G n'est qu’une des multiples manières d’arriver à l’orgasme.


Et il revient à chaque femme de découvrir sa source privilégiée de plaisir. Certaines préfèrent la manipulation du clitoris, des petites ou grandes lèvres. D'autres atteignent l'orgasme simplement par la stimulation des seins.


Il faut apprendre à trouver sa propre source de plaisir et l'intégrer dans le rituel amoureux.



Amusez vous bien !



lundi 8 septembre 2008

Je dérape, tu dérapes, nous dérapons

Attention, sujet glissant



Ca y est un de nos plus grands (hum hum) humoriste a dérapé.
Ne lit-on pas sur le Net que Jean-Marie Bigard a déclaré que "Le 11 Septembre est un coup monté par les USA pour justifier la guerre en Irak !".

Marion Cotillard, merveilleuse (hum hum) actrice française, n'avait-elle pas il y a peu elle aussi mis en doute les faits du 11 septembre (de quelle année déjà ?).

Vous le savez sans doute, Miss Cotillard, pour tenter de sauver sa carrière, a été obligée de s'excuser auprès de nos amis américains.
Elle a dérapé.
Jean-Marie Bigard en prend plein la tête par les medias.
Il a dérapé.
Va-t-il devoir s'excuser aussi ou va-t-il nous apporter des preuves ?



Cotillard et Bigard sont-ils manipulés par leur psy ?

N'a-t-on donc plus le droit de penser ?
Et surtout de ne pas être d'accord avec les autres ?
Et de l'exprimer ?

Quelque chose a du m'échapper sans doute.

Meyssan avait écrit un livre sur les attentats du 11 septembre (2001) dans lequel il décrivait une vaste supercherie, manipulation afin de justifier une intervention en Irak.

Ne disait-on pas déjà que les attentats de 1995 du métro Saint Michel à Paris avaient été "montés" de toute pièce par le gouvernement afin de mettre fin à la prise de parole montante des islamistes en France ?

Qu'on soit d'accord ou pas, peu importe ici.
Mais comment peut on encore croire tout ce qu'on nous montre à la télé ? Croyez vous vraiment qu'aujourd'hui les images télévisuelles ne sont pas retouchées, filtrées, arrangées ? Croyez vous vraiment qu'on ne peut pas faire d'inscrustations d'images sans que cela se voit ?
Hou hou réveillez vous !

Croyez vous vraiment qu'un gouvernement hésiterait à "supprimer" 3000 personnes sur une population globale de 150 millions d'habitants pour justifier ces actes, obtenir un soutien mondial relançant ainsi une économie défaillante ?
Croyez vous vraiment que les politiciens, quels qu'ils soient, aient des scrupules et des hésitations humanistes ?

Comme de toute façon cela restera un "X file", nous n'aurons jamais la réponse.
Mais ce qui importe c'est que chacun reste libre d'évoquer ses idées sans que tout de suite il se fasse rabrouer par des personnes qui se placent systématiquement comme moralisateurs en distillant une bonne parole qui ne peut être que la vérité vraie voyons.

Après tout si mister Bigard dit ce qu'il dit, en plus lors d'une émission de radio, c'est que soit il a un gros besoin de relancer sa carrière (ce qui est le cas), soit il le pense (et il pense détenir des informations entendues, vues qui le confortent dans son hypothèse qu'aucune autre information n'a été assez puissante pour invalider).
C'est son droit.

Nous avons toujours le droit de ne pas être d'accord avec l'autre et de le dire et l'écrire.
Tout est dans la façon de le dire.
Sans écraser l'autre.
Ca s'appelle du respect.
Et c'est la base d'une démocratie.


Et l'avion qui s'est crashé sur le pentagone, vous l'avez déjà vu vous ? Merci Photoshop !
(j'essaie moi aussi de relancer ma carrière)

(comment ça la vérité est tailleur ?)

PS . : j'édite car il est très drôle que ce mardi matin, Ruquier et Bénichou (présentateurs de l'émission), se soient brutalement réveillés avec le besoin de se positionner sur le fait qu'ils n'étaient pas d'accord avec Bigard eux, non non non. Désolidarisons nous.
Ca ne les avait pas vraiment titiller hier.

Certains auditeurs ont même réclamés des excuses au président d'Europe 1 !
Europe 1 va t elle voir son audimat diminuer de façon drastique parce qu'elle a osé laisser une personne exprimer ses opinions ?
Sommes nous désormais, pour débattre avec quelqu'un, obligé d'avoir les mêmes opinions que lui ?
Voyons comment la liberté de pensée va conserver son terrain... A suivre.

vendredi 5 septembre 2008

L'IRAM

Oui oui le titre c'est bien IRAM et non non ce n'est pas Iran que je voulais écrire.

Figure toi, Ô lectrice, Ô lecteur, qu'une personne, certainement charmante (tous mes lecteurs et lectrices sont charmant(e)s) (sauf ceux qui ne m'aiment pas) (de toute façon ils ne me lisent pas) (bon ça suffit les disgressions), bref écrivais-je une personne sans doute charmante s'est connectée à partir de l'IRAM (rien n'échappe aux logiciels de statistiques).

Et IRAM ça veut dire "Institut de Radio Astronomie Millimétrique".

Bon radio astronomie je vois ce que ça veut dire. Mais "millimétrique" qu'est ce que ça vient faire là me dis-je ? Parce que chercher au millimètre près dans l'espace ça doit pas être simple (déjà sur Terre ! Alors imagine dans l'espace inter galactique !)

Frontières de l'infini....

Curieuse et ayant du temps à perdre entre deux consultations, je suis allée rendre visite au site de l'IRAM.
Déjà c'est tout en anglais.
Alors que l'IRAM est en France, avec son interféromètre sur le plateau de Bure (non ça ne s'invente pas).
Déjà le site n'a pas été mis à jour depuis février 2008.
Ne se passe-t-il donc rien dans l'espace ?
Me dis-je.
Personne n'est donc intéressé pour utiliser ces jolis télescopes ? (sur demande)
Me dis-je bis ?

Pour en savoir plus, je vais voir les publications de l'IRAM. Celles des chercheurs en interne, histoire de me moquer un peu.
Oui, je suis moqueuse des fois.
Là non plus, rien de neuf depuis 2007.
Mon anglais est plutôt pas mauvais, surtout à l'écrit, mais j'avoue que l'anglais millimétré astronomiquement parlant est un peu abscons pour moi.
Néanmoins, je vois dès la seconde ligne ce titre :

BAR-DRIVEN MASS BUILD-UP WITHIN THE CENTRAL 50 PC OF NGC 6946
"Bar-driven" ça m'interpelle. Ca veut dire conduite pour le bar, non ? Ca je comprends. Et je souscris.
Nos radio astronomes épient-ils l'espace totalement bourrés ?
Où indiquent-ils à nos voisins galactiques le chemin vers le meilleur bar de Genève ?
Je n'en saurais pas plus, l'article n'étant pas lisible en ligne.

Plus loin : THE INTERACTION OF YOUNG MASSIVE STARS WITH THEIR ENVIRONMENT
C'est quoi ce truc de l'intéraction des jeunes et grosses stars avec leur environnement ?
Non mais, Voici va vous faire un procès, ça va pas la tête à l'Iram ?
Je sais que les ondes radio vont loin, mais rassurez-moi, nos stars de téléréalité ne voient quand même pas leur tronche projeter jusqu'à M81 ?
(Pour les ignares, M81 est une galaxie spiralée avec un énoooorme trou noir au milieu, dans la constellation de la Grande Ourse -------------->)
Non parce que t'imagine pas, Ô lectrice Ô lecteur, en acceptant de regarder des émissions pareilles, de l'image que tu donnes de nous terriens à nos friends extra-terrestres.
Imagine l'image de Magloire qui apparaît brutalement dans le ciel étoilée d'Andromède !
Quel choc.
Tu m'étonnes qu'ils ne font que nous survoler mais qu'ils ne se posent jamais.
"Trop bildé en bas, descend pas, c'est peut être contaminant".

HIGHLY-EXCITED CO EMISSION IN APM 08279+5255 AT z = 3.9
Une émission de carbone hautement excitée ?
Y a pas que le carbone qu'est hautement excité, si je puis me permettre.
Je dis ça, je dis rien.

DUST AND MOLECULAR CONTENT OF THE LENSED QUASAR, MG0751+2716, AT z=3.2
Franchement qu'est ce qu'il y en a qui se prennent le chou à prendre un télescope pour étudier de la poussière et des molécules, alors que moi j'ai qu'à regarder dans le sac de mon aspirateur.
Merci Hoover (ou Fermé son adjoint) (comment ça c'est pas drôle ?).
Surtout que la poussière qui tombe chez moi elle vient bien en partie de l'espace non ?
Ô lectrice, Ô lecteur, soit au top de la branchitude, convie tes amis à une soirée Nuit des Etoiles chez toi en direct live (garantie sans nuage). Après la 3ème coupe de champagne, vide le sac de ton aspirateur devant leurs zyeux zébahis. Explique leur, que là sur ton sol, il y a de la poussière d'étoiles, de planètes, de galaxie et qu'en se vautrant dedans ils feront oeuvre -presque- commune avec les chercheurs de l'IRAM. Ils pourront même en ramener un bout chez eux (ce qui t'évitera de repasser l'aspirateur le lendemain).

Sérieusement l'IRAM sert certainement à quelque chose, mais c'est pas sur leur site qu'on va apprendre à quoi.
C'est en cherchant le programme de l'école qu'on tente de s'en faire une petite idée :
- émission de poussières par l'univers
- la complexité chimique de l'univers
- télescopes et techniques d'observation
- l'univers à sa naissance et l'évolution des galaxies...

Wikipedia nous en dit plus :

Je me moque, je me moque, mais je n'y comprends pas grand chose.
Etudier les ondes (radio et lumière) émises par l'univers pour savoir ce qu'il y a dedans, la création, le déplacement, la composition et la mort des nuages de gaz, des galaxies, des pulsars, des planètes ... ça j'ai saisis et j'en vois la portée.
Mais... un truc pour matheux, voila comment je l'imagine.
Et moi j'suis littéraire.

Bon, toi le p'tit gars ou la p'tite nana qui a eu le courage de te connecter sur ce site, (et qui fait partie soit des 80 % qui tapent "zoophilie", soit des 15 % qui tapent "fantasmes", soit des 15 % restant et qui comprend ceux qui arrivent au hasard), si tu reviens faire un tour par ici (par hasard on dira hein), viens donc nous expliquer en quoi consiste ta recherche.

(comment ça, il faut que je fasse des progrès en anglais ?)

(Kikika vu mon interview sur le site de 20minutes ?)

jeudi 4 septembre 2008

La motivation au travail


Je me souviens que lors de me deux premières années de fac nous avions eu des cours sur la motivation.
Un cours long et fastidieux par un prof à la voix monocorde. .. qui depuis a écrit des tonnes de bouquins.
(il vaut mieux le lire que l'entendre).
Quelques années plus tard, ayant aussi préparé (et réussi) un bac + 5 en psychologie du travail, nous avons reparlé en cours de la motivation, mais cette fois en entreprise.

En gros deux courant s'étaient affrontés jusque dans les années 95:
- celui qui considérait que seul le critère financier faisait avancer les salariés
- celui qui considérait que l'être humain, même en situation de travail, avait besoin de s'épanouir.

Ces courants d'organisation en entreprise, lancés par Harvard, s'appuyaient sur des théories psychologiques de motivation générale et d'expérience en entreprises.

Tout d'abord le courant du critère financier.
On considérait que le salarié, ouvrier comme cadre, n'attendait qu'une chose du travail : être rémunéré.
Le contrat de travail n'est il pas un contrat bilatéral ? Tu me donnes de ton temps et tes compétences, je te donne un salaire en échange.
Plus le salaire était élevé, plus le salarié avait envie de donner, donc plus il était motivé.

Les salaires n'arrêtaient pas d'augmenter. Les salariés partaient du jour au lendemain de leur poste pour trouver mieux payé ailleurs. La France avait un turn over énorme et l'économie se portait super bien. L'âge d'or.

Ca a marché jusque vers 1980.

A partir de là, après les premiers chocs pétroliers, les entreprise se sont dit que y en avait marre de tout le temps recruter de plus en plus cher du personnel qui ne restait pas. Que de toute façon augmenter les salaires n'était plus rentables avec l'arrivée de la crise économique.
De plus, pour une raison qui a surpris les entrepreneurs, les salariés ont commencé à s'ennuyer dans leurs jobs. Le turn over a diminué. Les promesses d'augmentation de salaire ne motivaient plus personne. Bref les salariés, bien payés, considéraient qu'ils avaient atteint l'optimum du ratio fonction/salaire, ils vivaient bien et qu'être payé plus, bof, ça n'apporterait pas grand chose de plus. La morosité s'est installée dans les bureaux.

Alors le second courant s'est imposé. Celui de l'épanouissement personnel.
Les salaires n'augmentaient plus.
Et les nouveaux étaient embauchés moins chers que les anciens.
Comme ça a chatouillé les oreilles de certains, pour compenser, on a offert aux salariés, à tous les salariés, la possibilité de s'éclater au boulot via des formations, des stages...
Sur n'importe quoi. Un cadre commercial voulait apprendre le tricot en Lozère ? OK
Un secrétaire voulait aller apprendre à faire du surf à Hawaii? No problem.
Ca coutaît cher, mais bon le salarié re-aimait venir à son travail. Il était de nouveau productif.

Et puis.... et puis.... l'arrivée du socialisme a fait flipper les entreprises qui se sont dit que l'économie n'allait pas s'arranger.
Et vers 1985, seuls les cadres ont continué à bénéficié de ce traitement de faveur.
Les ouvriers eurent le droit à des formations, en intra cette fois, et uniquement ayant trait à leur job.
La secrétaire ne pouvait désormais qu'apprendre l'anglais ou se perfectionner sur Excell.
Les cadres ont fini par être touchés et ont eu le droit de se former au management.... pour gérer tous ces ouvriers qui d'un seul coup se traînaient pour venir le matin.

Puis les formations ont disparu, privilèges de grands groupes...
Salariés, ouvriers comme cadres, démotivés, coincés dans leur job, sans augmentation de salaire voir au maxi une indexation sur l'inflation, sans formation...
Exit les deux courants de la motivation dans les années 90.

Alors on s'est posé la question de savoir ce qui motivait les salariés.

On a bien essayé le distributeur de café à bas prix, mais les salariés passaient trop de temps devant.
On a bien essayé le distributeur de boissons fraîches gratuites, mais les salariés en picolaient tellement qu'ils passaient trop de temps au toilettes à se vidanger.
On au augmenté le prix des cafés et arrêté les distrib' gratos.

Une inversion est alors apparue.
Si vous avez passé un entretien d'embauche dans les 10 dernières années, vous avez certainement eu droit à la question : "qu'est qui vous a motivé à postuler chez nous ?".
Question débile s'il en est.
Mais bien que le recruteur ne soit pas dupe, difficile de répondre "le salaire et le fait que vous ne soyez pas loin de chez moi."
Non il faut expliquer la place de l'entreprise dans le secteur, le positionnement des R&D, montrer son exaltation à travailler avec des nouveaux abrutis et surtout garder son sérieux face à un recruteur incompétent.

Oui car aujourd'hui c'est le salarié qui doit montrer qu'il est motivé à travailler.

Je lisais il y a quelques jours "Malaise au travail" (Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, N°12).
On y cherche encore à comprendre qu'est ce qui pourrait motiver le salarié à aller travailler.
Les salariés sont désengagés, ils cherchent leur place, ils sont en quête de sens.
Les pauvres.
Ils ont un job et donc un salaire, ils devraient déjà être contents non ?

Et comme depuis quelques années les deux précédents courants ont fait faillite (ils coûtaient cher en plus à l'entreprise), on en a pondu un autre : la reconnaissance au travail.

Pas d'augmentation de salaire, pas de formation. Non, juste des mots doux. Savoir dire merci à son salarié qui a respecté ses objectifs annuels (et lui en donner d'autres plus difficiles à atteindre en l'assurant qu'il va y arriver), respecter sa place dans l'organisation, communiquer au mieux avec lui et même lui demander son avis (mais s'en obligation d'en tenir compte, faut quand même pas exagérer).

Le bonheur pour les coachs et les cabinets de formation en communication ("n'oubliez pas d'impliquer votre interlocuteur en plaçant à la fin de la phrase : et vous, qu'en pensez vous ?").

Une bouffée d'air certainement pour ces salariés stressés, pressés, déprimés, harceleurs, suicidaires.

RECO !! RE - CO - NNAI - SSAN - CE
Etre reconnu dans et par son travail.
Mais qui a envie de travailler ?
Qui ne resterait pas chez soi ou ne pratiquerait pas une activité de son choix tout en étant payé ?
Faut arrêter de nous faire croire que les gens "normaux" ne trouvent leur identité que dans le travail.
Ceux qui sont dans cette situation sont pathologiques et ont besoin d'aller voir un psy.


Lorsque j'ai passé mon diplôme en psychologie du travail en 1996, ma prof principale, une tête en organisation d'entreprise, ayant écrit des tonnes de bouquin elle aussi, connue mondialement pour ses recherches, martelait sans cesse : "c'est à l'entreprise de motiver ses salariés, pas aux salariés d'être motivés pour aller bosser".

Puis elle a pris sa retraite. Anticipée.
Dégoûtée par le détournement que les entreprises font des théories psychologiques.

lundi 1 septembre 2008

Les causes psychologiques des maladies

La médecine le sait depuis longtemps : la maladie a un effet sur le psychisme.

Etre malade, ça joue sur le moral, ça vous fait déprimer.

L'arrivée de la psychanalyse a inversé la donne : ne pas aller bien dans sa tête ça rend malade.
Cela l'Eglise le savait depuis longtemps. Miracles, rémissions, stigmates, il y a fort longtemps que certains soupçonnait d'où cela venait sans oser le dire ou l'écrire. Puissance de l'esprit.
Si la médecine ancienne l'envisageait, la médecine moderne l'a totalement rejeté.
L'avènement de la psychologie et l'engouement qu'elle a suscité a doucement mais sûrement obligé les médecins à se poser des questions. Si la maladie fait déprimer, le fait de déprimer parce qu'on est malade ne permettait il pas à la maladie de durer plus longtemps voire de perdurer ?
Bonne question.
On sait aujourd'hui que la déprime et le stress font diminuer la qualité du système immunitaire. Ca a été étudié, mesuré, montré, démontré.
Certains médecins n'hésitent plus à renvoyer certains malades chez le psychologue. Par exemple, les dermatologues face à un patient qui a des verrues de façon répétée lui conseille désormais d'aller consulter un psy, les verrues étant souvent le signe d'une détresse psychologique, surtout chez les enfants.

Bien sûr, on ne conseille pas systématiquement un suivi psychologique parce qu'il est clair qu'avoir une verrue une fois est une souffrance physique isolée qui peut être due à plusieurs causes.
Non, ce qui joue c'est l'aspect répétitif.
Rhumes, allergies, psoriasis... récidivants peuvent être le symptôme d'un trouble psychique. Ainsi il n'est pas rare que les mycoses vaginales se retrouvent chez les femmes ayant vécu en proximité incestueuses ou ayant été abusées sexuellement dans leur enfance.

Attention, il ne s'agit pas de dire que toutes les maladies ont pour cause un trouble psychique.
Il y a en effet beaucoup de raisons qui peuvent faire surgir tels symptômes : un refroidissement, la pollution, le fait de prendre un traitement, le fait d'être en contact avec des animaux.... Des raisons externes qui semblent difficiles à contrôler. Mais aussi des causes génétiques.

Si vous attraper un rhume parce que vous vous êtes promené en T-shirt parce que c'est l'été et cela malgré les 17° extérieurs, la cause externe est toute trouvée.
Maintenant on peut se poser la question de ce qui fait que vous vous obstinez à sortir en T-shirt par 17°...
Avoir des crises d'herpès vaginal parce qu'un ou une partenaire indélicat(e) vous l"a refourgué est une cause non contrôlable.
Maintenant on peut se poser la question de savoir pourquoi vous avez choisi inconsciemment d'avoir des rapports sexuels non protégés avec un(e) partenaire contaminant(e)...

La psychologie n'est jamais très loin.

D'autant que certains trouvent un certain "réconfort" dans la maladie. Après tout on s'occupe d'eux, on les chouchoute. Etre malade apporte parfois un gain.

Il ne s'agit en aucun de dire qu'il faut arrêter votre traitement pour suivre dès demain une psychothérapie ou une psychanalyse qui va régler votre problème. Il est évident qu'il faut traiter l'effet de la cause en premier. D'abord on se soigne après on réfléchit... s'il y a lieu.

Néanmoins il peut être intéressant dans certains troubles et pour certaines personnalités de se poser des questions et d'entamer une réflexion sur soi afin de diminuer certains symptômes voire d'éradiquer certains troubles.

Voici une liste de quelques maladies à composantes psychologiques.










Aujourd'hui, on nous parle beaucoup des causes génétiques des maladies. On se dit qu'on est programmé et qu'on n'y peut rien. La médecine sait aujourd'hui que pour qu'un gène s'exprime il lui faut un certain environnement ou une certaine stimulation externe (choc) ou interne (trauma ou stress). Ces environnements et stimulations peuvent être négatives commes positives. Concevoir la génétique sans des approches environnementales et psychologiques n'a plus de sens.
En joignant le corps à l'esprit, on obtient une conception globale du patient. Le corps n'est plus une simple machin aux rouages qui grincent ou se grippent. Il s'agit de prendre en compte et d'accepter un être dans sa totalité sans mettre de côté la part qui fait de lui un être vivant dôté d'intelligence mais aussi de pulsions et de frustration.
Et au travers de la maladie, le malade doit apprendre à voir une opportunité de réfléchir sur lui-même et de mieux se connaître.

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