vendredi 28 novembre 2008

enfant : croire au Père Noël... ou pas ?

"Faire" Père Noël est un grand plaisir pour ceux qui aiment les petits enfants (tout particulièrement)...


C'est de saison.
Depuis déjà quelques semaines, les enfants ne pensent plus qu'à ça : Noël !
Qu'ils croient au Père Noël ou pas, d'ailleurs.
Les catalogues de jouet étant arrivés très tôt cette année, bien avant Halloween, ils ont déjà fait leur liste, découpé les images, fait du collage, mis dans l'ordre de préférence... Bref, ils s'y voient déjà.

Sur la tranche des 5/7 ans, la question se pose.
Faut-il encore les laisser croire au Père Noël ?
C'est l'âge des questions : "Il existe le Père Noël ?", "Comment il fait pour passer quand y a pas de cheminée ?", "Pourquoi y'en a plusieurs dans la rue ?"...
Quand commence ce type de question, c'est que l'enfant n'est plus tout à fait dupe.
Il fait désormais la différence entre l'imaginaire et la réalité.
Mais... il a confiance dans ses parents. Ses parents sont des dieux, ils savent tout, sont vieux (si si), donc si les parents disent que le Père Noël existe il n'y a pas de raison de ne pas les croire.
Si vous dites qu'il n'existe pas, comme ça brutalement, vous obtiendrez 3 réactions :
- un gros doute,
- l'impression d'avoir été trompé pendant si longtemps
- la méfiance sur ce que diront désormais les parents.
L'enfant aura été trompé, trahi, comment désormais faire confiance à ses propres parents et plus encore aux autres personnes ?

Avant 5 ans, il n'est pas nécessaire de casser le mythe.
Si des plus grands ont eu la délicate attention de lui démontrer que ce sont ses parents qui amènent les cadeaux, demandez à votre enfant ce que lui croit.
S'il vous dit que pour lui le Père Noël existe expliquez lui qu'il doit se fier à ce qu'il croit et pas seulement à ce que les autres racontent.
S'il persiste et montre qu'il n'y croit plus, même question, qu'en pense t il lui au fond de lui, tout au fond.
S'il dit ne plus y croire ne persistez pas. Le mythe est fini.

Autour de 6/7 ans, il est rare que les enfants croient encore au Père Noël.
L'entrée en primaire (CP) a été initiatique. Ils se considèrent comme des grands.
Et ils entendent plein de plus grands, voire des enfants de leur classe qui ont fratrie aînée, parler des parents et des cadeaux.
Au CP, il commence à faire la différence entre le réel et l'imaginaire.
Et c'est l'âge où l'imaginaire fait peur.
Les peurs des monstres, des fantômes, même chez les enfants bien "briefés" sur ces sujets dès leur plus jeune âge, ces préoccupations refont surface.
Or le Père Noël est un être imaginaire.
Il arrive toujours à entrer ce vieux monsieur, c'est dingue. N'importe quand mais surtout quand on dort et qu'on est sans défense. Et puis les parents ne l'entendent pas non plus.
Il ne respecte pas l'intimité. Qui sait ce qu'il pourrait faire le Père Noël ? Et les parents qui ne pourront pas défendre l'enfant...
Bref, l'imaginaire se décolle d'autant plus du réel que l'imaginaire infantile est plutôt noir.
C'est donc le moment où l'enfant choisit de se débarrasser d'une croyance dérangeante.
Mais il doute. Les parents semblent y croire.
Ils promettent même qui si l'enfant ne travaille pas bien ou n'est pas sage, ils téléphoneront au Père Noël (ce qu'il ne faut pas faire et surtout on ne prive pas un enfant de cadeaux de Noël, il y a suffisamment d'autres occasions pour trouver des sanctions...)
Alors il existe ou pas ?

Lors du début du questionnement aux parents, l'enfant est très ambivalent.
Quelque part c'était quand même sympa Noël.
Et puis l'enfant qui n'est pas totalement dupe, se dit :
- si je dis que je n'y crois plus je n'aurais plus de cadeau puisque c'est le Père Noël et ses lutins qui fabriquent les jouets et les distribuent
- si je dis que je n'y crois plus cela va rendre triste mes parents
- si je dis que je n'y crois plus peut être que mes parents vont se mettre en colère
- si je dis que je n'y crois plus on ne fêtera plus Noël.
- si je dis que je n'y crois plus et qu'il existe rèellement peut être que le Père Noël va m'entendre et de colère il ne m'apportera plus de jouets
- si je dis que je n'y crois plus mes parents vont être obligés de ne plus y croire non plus.

Toutes les configurations de doutes cognitifs sont possibles, voire le tout ensemble.
Le tout générant une angoisse de la réponse.
Le meilleur moyen est toujours de demander à l'enfant ce que lui en pense.
Pas ce que les autres lui ont dit, pas ce que les autres en pense, ce que LUI en pense.
Et ce ne sera pas facile à sortir la réponse, moi je vous le dis.
Il va tourner autour du pot, guetter vos réactions, orienter sa réponse en fonction de votre sourire...
Bref il teste le terrain pour savoir s'il peut vraiment dire ce qu'il pense.
S'il dit ne plus y croire, vous pouvez lui demander pourquoi cela a été si dur de la dire.
Et vous obtiendrez une des réponses ci-dessus ou une autre dans le même genre.

Et prenez les devants, n'attendez pas qu'il vous demande pourquoi vous lui avez fait croire pendant si longtemps au Père Noël.
Racontez lui qu'il existe un temps de la petite enfance dans laquelle on ne voit que les choses belles et magiques de la vie et que les parents servent à protéger l'enfant, à le faire grandir dans la beauté et la féérie. Mais que quand l'enfant est plus grand, il n'est plus un bébé et son esprit à prêt à voir le monde tel qu'il est, à faire la différence entre les contes et les réalité.
Et qu'il ne faut pas qu'il croit qu'il n'aura plus de cadeaux ou de sapin, rien ne changera sauf que le sapin il le décorera avec les parents et que ce sont ses parents qui lui donneront ses cadeaux.

Vous constaterez que pendant 1 an votre enfant sera quand même ambivalent.
Il criera à qui veut l'entendre que "moi je ne crois plus au Père Noël" (et pas "je n'y crois pas") sur le ton d'un enfant qui n'attend qu'une chose, qu'un adulte le contrarie et lui dise que si si, le gros bonhomme il existe. Mais comme ce ne sera pas le cas, il se conforte en toute sécurité.

Si à 8 ans, disons en CE2, un enfant vous dit qu'il croit encore au Père Noël, demandez vous pourquoi vous tenez tellement à ce qu'il y croit encore alors qu'il n'y a plus aucun enfant autour de lui qui y croit.
Car cette croyance vient de vous, pas de lui.
Il a certainement très peur de vous faire de la peine, vous semblez y croire tellement fort vous !
Vous avez du mal à le voir grandir votre enfant n'est-ce pas ?

Quant à savoir s'il faut faire croire au Père Noël aux enfants dès leur plus jeune âge, les parents s'opposent aux psys en général.
Les étoiles dans les yeux des enfants lorsqu'ils se réveillent et trouvent leurs cadeaux est quelque chose d'inoubliable et de difficilement partageable comme expérience.
Mais certains parents pensent qu'il n'est pas nécessaire de laisser entrer un tel mensonge chez eux, que le Père Noël est un personnage de conte comme Cendrillon ou le Capitaine Crochet.
Pourquoi pas après tout à partir du moment où on explique à ces enfants qu'ils doivent respecter les croyances magiques des autres.

Les psys pensent d'une façon générale que ce pieux mensonge n'est pas nocif car il permet à l'enfant de construire son imaginaire, d'inventer des aventures.
Ce qui est important c'est comment on va y mettre fin et comment on va redorer la confiance dans les parents.
Les parents sadiques qui "balancent" les vérités comme ça font beaucoup de mal à leurs enfants mais s'en font aussi à eux même car ils perdent l'estime et la confiance de leurs enfants.

Néanmoins, ne plus croire au Père Noël ne veut pas dire sortir de l'enfance et avoir perdu son âme naïve et les pensées magiques qui vont avec.
Vous serez surpris de constater que votre enfant, cet enfant qui ne croit plus au Père Noël, continue à croire au lapin de Pâques ou à la Petite Souris sans que cela lui pose la moindre question !
Laissez les choses venir en douceur.
Et préparez vos réponses.

A cet âge là, lorsque l'imaginaire s'introduit dans la réel, ça fait peur !
Alors, non les Pères Noël dans la rue et dans les magasins ne sont pas LE Père Noël.
Le Père Noël il ne vient que le 24 décembre dans la nuit et les autres sont des messieurs déguisés pour symboliser Noël.


mardi 25 novembre 2008

Test de "Pureté"

Ben quoi, vous avez tous disparus brutalement ?
Lundi j'explose mon compteur, mardi plus personne...
Et mon estime de moi-même vous y pensez ?

Pour la peine, je vais vous parler des ados.
Si vous surfez sur les sites ados, comme moi, vous connaissez déjà le test de pureté.
Sinon, vous n'en n'avez certainement pas entendu parlé car les ados se gardent bien de passer le lien ou d'entamer la discussion avec les adultes.

Les adultes se disent qu'avec un titre pareil c'est encore un test débile parmi les autres.
En fait, ce test de pureté devrait plutôt s'appeler le test de déviance.

Il s'agit d'obtenir un score pour 3 catégories :
- votre consommation d'alcool,
- votre sexualité,
- votre consommation de drogue.

Quelques exemples de question :

- avez vous déjà ri d'une personne handicapée physique ou mentale ?
- avez vous déjà participé à un barathon (tous les bars d'une rue ou d'une ville) ?
- avez vous déjà soulé ou drogué quelqu'un pour en abuser sexuellement et réussi ?
- Est-ce que la zoophilie, la nécrophilie ou la pédophilie vous attire ou vous excite ?
...
Y a environ 100 questions qui partent du plus classique au plus trash.


Plus le score est élevé plus cela veut dire que le comportement est présent chez la personne qui passe le test.

Le maxi est de 400 points (100 % à chaque catégorie) qui donne lieu au commentaire suivant : "Plus proche de l'animal que de l'homme (et encore), si vous pouviez vous lécher les parties génitales, vous ne sortiriez plus de chez vous ! (Bouh le gros dégeulasse !)"

Si vous entrez vous adresse email vous pouvez même demander un certificat à afficher sur votre blog/site.

Allez je sens que ça vous tente. Cliquez sur l'image pour faire le test et affichez dans les commentaires vos résultats !




Ce test circule comme une trainée de poudre entre les jeunes. Et il s'agit aujourd'hui d'afficher ses scores (en %) sous son pseudo de signature sur les forums et les tchats.

Mais le but est de pouvoir afficher le plus HAUT score à chaque catégorie.
Le plus de consommation de drogue et d'alcool possible.
Le plus de comportements sexuels déviants possibles.
Au mini 80 % à chaque catégorie (le maxi étant 100 mais ça je n'ai pas encore vu sauf pour truquer les scores, ce qui a été mon cas !)

Et il faut pouvoir raconter les diverses situations vécues en détail.

Et que ceux qui affichent des scores élevés et peuvent raconter de façon détaillée leur vécu sont de vrais héros pour les autres.
Ils ont un avis sur tout.
Ils ont toujours le dernier mot.
Se permettent de critiquer les autres.
Normal ils ont déjà tout vu et tout vécu.
Ces personnalités sont souvent plus agressives dans leur discours. Leur discours est d'ailleurs souvent entaché de dévalorisation à l'égard des autres. Ce sont souvent des manipulateurs qui poussent les autres à l'acte.
Ils s'érigent comme modèles et font sinon l'admiration des autres au moins se présentent et sont reconnus comme leaders.

Vous me direz que vu le type de personnalité que je décris, il leur serait trop facile d'afficher des faux scores sous leur pseudo.
Vous me direz qu'avec un peu d'imagination on peut afficher des faux scores et raconter des fausses histoires, bien sur.
N'empêche que les ados ne raisonnent pas comme cela.

Ne croyez pas que les filles soient en reste. Certaines filles de 18 ou 19 ans présentent parfois des scores autour de 95 %.

Ceux qui n'affichent pas leur score, c'est parce qu'ils ont des scores faibles.
Et qu'ils en ont honte.
Leur "pureté" est un signe de faiblesse.
Ceux là ne connaissent rien à la vie, sont du genre coincés, fifils et fifille à maman et papa, doivent vachement s'ennuyés.
Franchement ils devraient déprimer.

Discutez en avec vos ados.
Car ceux qui ne vont pas bien sont justement ceux qui se livrent à toutes ses "débauches" pour noyer leur ennui et leur déprime et sans doute leur mal être et leur vécu difficile. Les excès pour se prouver qu'on existe quand on n'existe plus aux yeux des autres.
Apprenez leur à se méfiez aussi de ces "excessifs", le type de personnalité qu'ils semblent montrer laisse peu de doute sur leur besoin et leur plaisir à manipuler les autres. Qui sait qui se cache vraiment sous ces psuedos ?

lundi 24 novembre 2008

Le jus de pomme en brique déclencherait la maladie d'Alzheimer...

On s'en doutait depuis longtemps non ?

Etonné(e), vous vous êtes dit "mince !", "m..de!", "quelle cochonnerie !"... et j'en passe.

Vous êtes vous demandez une seule seconde après avoir lu le titre si cela était vrai, si c'était de l'intox ?
Non.
Avez vous même pensé une seule seconde que c'était de l'intox ?
Non.
Eh bien, vous êtes un individu crédule.


L'esprit est ainsi fait.
Il doit aller vite.
Il doit éviter tout ce qui est négatif.
Or, il croit ce qui est négatif.
Cela remonte à loin. Le cerveau agit toujours pour être attiré par ce qui est positif et éviter ce qui est négatif.
C'est une question de survie.
Ce qui est négatif est néfaste, donc il faut l'éviter mais vite.
Donc on ne cherche pas à savoir si c'est vrai, on évite et on part du principe que c'est vrai. Il sera temps de réfléchir plus tard.

Bref, vous venez de vous faire manipuler.
Et vous vous dites que vous n'auriez pas du.
Comment peut on être aussi bête ?
La honte vous envahit.
Car se faire avoir involontairement a tendance à mettre en branle divers aspects de la responsabilité. Après tout si vous y avez cru, c'est parce que vous n'avez pas pris la peine d'y penser autrement.
Ce serait donc de votre faute ?
Oui et non.

En fait, le titre de cet article répond à deux préoccupations : une maladie incurable dont on sait que nous avons majoritairement le risque d'être atteint un jour + le fait que la notion de "jus de pomme en brique" ne nous fait pas nous arrêter sur "pomme" mais à "brique", bref un produit industriel. Donc quelque part on s'attend à ce que les produits industriels aient un impact néfaste sur la santé (ce qui relève aussi d'une croyance) et par conséquent ce qui est avancé dans le titre ne vous parait pas impossible mais bien au contraire une éventualité envisageable.
D'où le fait que vous vous fassiez avoir.

De plus, vous vous dites qu'ici c'est un blog sérieux (comment ça le ton ne le laisse pas toujours sentir ?) Lol.
Vous vous dites aussi que je n'ai aucune raison de vous mener en bateau, que ce n'est pas le style de la personne qui écrit ici, etc...

Tout cela fait que ce que le titre affirme vous paraît logique.

Bref, plein de raccourcis mentaux hyper rapides qui font qu'au lieu de vous poser les bonnes questions, vous avalez tout cru ce qu'on vous dit ou ce qui est écrit.

Ce qui démontre que le cerveau n'est pas parfait.
Et que communiquer comporte autant d'avantages (savoir s'intégrer socialement) que d'inconvénients (se faire manipuler).
Méfiez vous, ce qui parait vraissemblable n'est pas toujours vrai.
Et aussi critique que vous puissiez être vous n'êtes pas à l'abri de devenir une victime de manipulateurs.


(le titre de cet article va t il faire le buzz ? A votre avis ?)

samedi 22 novembre 2008

Enfants, ados : un clip sur les dangers d'internet

L'enlèvement d'une jeune fille la semaine dernière suite à ses contacts par tchat avec son kidnappeur pousse le secrétariat d'Etat à la famille à diffuser un clip de prévention sur les dangers d'internet.

Ce clip déjà diffusé dans divers pays d'Europe, ne sera diffusé en France que sur la période des vacances de Noël, mais on peut déjà le trouver sur le net traduit en français. C'est cette version dont je propose de prendre déjà connaissance ci dessous :



Ce clip s'adresse de toute évidence aux parents. Il tente de faire prendre conscience à ceux-ci que l'accès à internet est la porte ouverte à tous les débordements possibles.

Laisseriez-vous entrer chez vous les personnages qui sonnent à la porte de cette dame ?
Non, certainement pas. Mais en laissant vos enfants sans surveillance surfer sur le net c'est pourtant ce que vous faites. Violence et sexe y sont en accès libre.

Les criminels savent profiter des failles de surveillance et savent surtout mettre en confiance les enfants et les adolescents qui se livrent sans crainte.

Il n'y a qu'à lire les blogs de la majorité des jeunes adolescents pour voir qu'on peut y trouver souvent toutes les informations nécessaires pour les retrouver, les contacter, les mettre en confiance et finir par les rencontrer.

Si je reconnais que la prévention ne sert pas à grand chose et que seule l'éducation porte ses fruits, il est dommage que ce clip ne s'adresse pas aussi aux enfants.

Espérons au moins qu'il donnera lieu à discussions et explications familiale.

N'hésitez pas à placer ce clip sur vos sites et blogs.
Pas d'internet dans les chambres d'enfants ni pendant que vous n'êtes pas là.
Et surtout ne croyez pas que les logiciels de contrôle parental suffisent.

Le meilleur contrôle, c'est vous.


jeudi 20 novembre 2008

Peut-on.... se curer les dents au restaurant ?


Parfois, au restaurant vous êtes attablé(e) et là, brutalement, la personne en face de vous a présentement un morceau d’épinard ou de viande, coincé entre les dents.
Ciel !
Trois solutions s’offrent alors à vous :
La première, vous ne dites rien et faites comme si de rien n’était. La personne en face n’a qu’a faire face à son ridicule toute seule. Vous avez honte pour elle. Avec un peu de chance, elle s’en rendra compte en finissant par avaler le morceau ce qui lui fera par la même occasion prendre conscience qu’elle a été ridicule pendant un certain temps.
Ô que cette idée vous réjouit d'avance.
C'est pas bien, non c'est pas bien.

La seconde, vous vous foutez de sa gueule mais ne lui dites pas pourquoi. Vous pouffez, vous présentez un sourire jusqu’aux oreilles et vous gardez bien de l’informer, car c’est vraiment trop marrant. Et vous le laissez toute la journée se traînasser avec son bout de gras coincé. Et que ça sourit de toutes ses dents. Et que ça rigolera moins ce soir.
Sadique va.
La troisième, vous l’informer gentiment avec un sourire de commisération. Ca peut arriver à tout le monde n’est-ce pas ? Mais cela demande quand même de prendre sur soi, parce que c’est pas simple de dire à sa collègue « t’as un bout de viande coincée » « Où ?» (air rougissant de la femelle qui a perdu toute séduction et qui bien au contraire se sent devenir toute petite à l’intérieure –non je ne parle pas du vagin- et qui aimerait bien être à 50 kms de là) « Ben là ». Et vous vous sentez obligé d’approcher votre doigt et rien qu’à l’idée que vous pourriez y toucher par inadvertance vous sentez une sueur froide envahir votre dos.
Aurais-je l'audace de vous présenter une 4ème version ?
Celle de la personne qui s'en rend compte par elle-même.
Un pur scandale qui fait perdre à la situation tout son charme.
L’informer c’est bien, mais que va faire la personne en face de vous ?
Suspens.
  1. Ne rien faire
  2. Se curer les dents.
Ne rien faire c’est plutôt rare. Parce que quiconque sait qu’il a truc coincé entre les dents se sent plutôt mal à l’aise. Cette personne n’ose plus ouvrir la bouche (tout compte fait y’en a à qui ça devrait arriver plus souvent), elle n’ose plus sourire et surtout elle sait que tous ceux autour de la table savent et font comme si de rien n’était, mais qu’ils n’en pensent pas moins et qu’elle aimerait être ailleurs, surtout que y a le super collègue pas loin et que…. Bon je vais pas vous faire tout le scénario.
Se curer les dents :
Se curer les dents ne veut pas dire qu’on emmène sa dentition à confesse tous les dimanches.
(surtout si elles sont mineures).
Non.
Se curer les dents cela veut dire les nettoyer…par n’importe quel moyen.
Sachez, pour l’anecdote culturelle, que dans certains pays le cure-dent est d’usage banal et même recommandé à la fin d’un repas. Au Japon, on vous les présente sur la table. Le poisson cru ça accroche. En Afrique, il n’est pas rare de rencontrer des hommes qui se promènent toute la journée avec un cure-dent entre les lèvres.
Le curage de dent est une pratique mixte mais la technique diffère selon le sexe.
Oui, messieurs, oui mesdames, la parité n’existe pas en matière de curage dentaire.
Et c'est là que les âmes sensibles détournent le regard.

La pratique masculine : le curage à la langue.
Et v’la t’y pas que votre collègue qui vous fait face, se met, maintenant qu’il sait, à balader sa langue sur ses dents. Il le fait la bouche fermée.
Faut que ça reste discret non mais.
On a juste l’impression qu’il tente de se rouler une pelle à lui-même.
C’est toute une technique et c’est paaaaaaaaaarfait avec le café.
Lorsque vous lui parlez, il tente de répondre avec des mots accompagnés de chuintements, des zozotements, des suçottements. La langue ne pouvant s’empêcher d’aller chercher le bout de viande coincé, là on vous dit, tout en tentant de garder une ar-ti-cu-la-tion méticuleuse.. ce qui donne lieu, parfois, à un feu d'artifice de postillons.
Un régal pour les orthophonistes.

Oh joie, vous voyez brutalement s’éclairer le visage de votre vis-à-vis !
Ce bonheur céleste, cette jouissance orgasmique s’accompagnant de mouvements vif et primesautiers ne démontre qu’une chose :
Il l’a eut.
Soit il l’attrape avec le doigt,
Soit vous voyez le morceau posé sur le bout de la langue.
Dans tous les cas, il l’avale.
Il dégluti un peu difficilement, prend un air un peu dégoûté.
Non parce que faut bien l’avouer, le truc coincé il n’a pas de goût et il est tout gluant depuis le temps que la salive déposée sur la langue tente de le dissoudre. Ca lui fait penser à une crotte de nez.
Ce qui vous fait regarder votre café d’un drôle d’air.
Décidément, tout vous paraît terne et crade aujourd’hui.
Lui a retrouvé son entrain et papote à nouveau du temps qu’il fait, de la crise bancaire, comme si vous n’aviez rien vu.
Ca va être dur de s’en remettre.
Madame, pour vous, ce collègue si chaleureux, peut être séduisant auquel vous aviez vaguement conscience de plaire, a perdu dorénavant tout son charme puissant et bestial. Il aura beau entrouvrir sa chemise, se mettre à la muscu, vous encourage à découvrir les estampes japonaises, vous savez qu’à partir d’aujourd’hui vous ne mangerez plus jamais en face de lui.
Et qu’à jamais, à chaque fois qu’il s’adressera à vous, ce moment crucial et traumatisant refera surface comme un diable surgissant de sa boîte.

Mesdames, vous n’êtes pas en reste.
Votre spécialité ? Le curage à l’ongle.
Même avec des ongles courts on y arrive. Si si.
A quelle joie de vous voir farfouiller dans votre cavité buccale le petit doigt en avant, l’ongle proéminent, symbolisme phallique d’agressivité envers cet envahisseur inopportun qu’est le bout de viande ou le morceau de poireau.
Ca coince ! Car l’ongle parfois est plus large que l’espace inter-dent. Surtout entre les incisives.
Et que je le passe devant et que j’essaie aussi par derrière.
Ce qui vaut à vos collègue un magnifique numéro de contortionnisme du bras digne de RavinDrashinraja lorsqu’il rentre dans sa petite boîte.
Franchement ils ne seront pas venus pour rien vos collègues.
Certaines femmes ne lésinent pas. Aux effets d’acrobatie, elles joignent l’usage de la langue ce qui ne laisse aucun doute à l’entourage sur ce qui se passe.
Vous n’aurez de cesse, madame, que lorsque le morceau sera définitivement décoincé.
Et encore, vous vérifierez, revifierez, pendant les 10 minutes suivantes que le morceau n’est pas revenu.
Oui, parce que des fois qu’il remonterait par la glotte.
Parce que, Madame, comme Monsieur, vous avalez le petit bout désormais là au bout de votre ongle.
Qu’en faire d’autre en effet ?
S’essuyer le doigt dans la serviette ?
Beurk, rien qu’à cette idée vous regardez votre serviette avec dégoût. Comme pourriez-vous cohabiter le temps d’un café avec cette chose tapie au creux de votre serviette, là posée si près de vous ? Ne risque-t-elle de vous sauter au cou ?
Non.
Il vaut mieux l’avaler.
Hop, discrètement on engouffre l’ongle, on suçotte le bout et le tour est joué.
On l’avale. Pas glop hein ?
Je compatis.
Les autres autour de vous aussi.
Il vous regarde et se disent que la vie est vraiment difficile.
Mais que franchement ça valait la peine d’attendre afin de vous voir vous ridiculiser en 2 minutes.
Surtout les autres nanas. Car vous avez beau, malgré vos mmpf-huit ans passés, entrer dans votre 36, désormais vous êtes persona non grata auprès des jeunes loups aux dents longues qui vous entourent et ont assisté à votre numéro à défaut de l'avoir.

Je pourrais, oui je pourrais le faire, bref je pourrais vous parler de l'usage du cure-dent.
Mais que nenni, ce serait trop simple.
Mais il faut bien avouer que par chez nous, le cure-dent s'utilise peu à table.
Et que parfois on (enfin quand je dis on, je dirais plutôt nos chers mâles toujours en manque de se faire remarquer), donc on se le trimballe entre les lèvres, juste pour le plaisir régressif de machouiller, comme les bâtons de réglisse.

Immaturité régressive au sein maternel dirons les spécialistes (donc moi).

Au fait savez vous pourquoi les couteaux ont normalement les bouts ronds ?
(sauf dans les pizzerias, parce qu'essayez donc de couper une pizza avec un couteau à bout rond ! Enfin c'était une aparté).
Parce qu’en 1610, le roi en a eu marre de voir ces malotrus de chevaliers se curer les dents à table avec la pointe des couteaux. Ce qui choquait ces Dames. Il ordonna donc que désormais la coutellerie de table aurait un bout rond.
Et que si on avait besoin de se curer les dents, par politesse on allait le faire ailleurs que devant les convives.

samedi 15 novembre 2008

Vous n’utilisez que 10 % de votre cerveau !!!

Pour lui, c'est vrai !

Vous n’utilisez que 10 % de votre cerveau ?

Vous êtes un sacré abruti, moi je vous le dis.


Au masculin comme au féminin.
La bêtise ça n’a pas de sexe.


Une patiente, prise d’une angoisse irrépressible face à la durée de sa crise dépressive, m’interpelle il y a peu en m’expliquant que sa prof d’anglais au boulot lui avait expliqué que nous n’utilisions que 10 % de notre cerveau et que si elle voulait mettre un terme à sa souffrance psychique il faudrait qu’elle trouve le moyen d’utiliser les zones inutilisées de son cerveau pour trouver la solution en soi.

Et que j’en pensais quoi ?

J’en pense d’abord, les profs d’anglais comme ça, faudrait tous les faire enfermer voire les emprisonner.

De quoi qu’elle se mêle à jouer à la psy de comptoir pendant ses cours ? Est-ce que moi je me prends pour une prof d’anglais pendant mes consultations ?

Ensuite, que voilà un beau discours de programmation sectaire.

Vous vous doutez bien que non seulement j’ai fais un cours de neuropsy à ma patiente, mais qu’en plus je l’ai mise en garde face à une démarche d’embrigadement sectaire évident.

Une personne qui ne va pas bien

+ manque d’information

+ informations orientées

= entrée dans une secte.


Mais ce n’est pas mon sujet.


Bon, pour en revenir à vous, si vous êtes persuadé que vous n’utilisez que 10 % de votre cerveau, je vous conseille de rester au lit parce que vous ne devez pas être très intelligent ni compétent en quoi que ce soit.

D’ailleurs vous le constater vous-même. Vous êtes nul. En tout.

Pensez comme votre vie serait changée si vous pouviez utiliser les 90 % restant de votre cerveau.

Pour résumer, vous ne savez pas utiliser votre cerveau, donc vous êtes nul.

Il faut vous ressaisir et faire quelque chose.

Mais moi je sais comment développer votre capacité cérébrale.

Et j’accepte de le partager aujourd’hui, là tout de suite avec vous.


Moyennant finances.


Voilà exactement le discours que vous tiennent les cabinets en développement personnel, d’assertiveness, les voyants, les parapsys de tous poils et j’en passe.

Et si vous y croyez, ils ont raison de vous manipuler. Et que vous n’utilisiez que 10 % de votre cerveau ou 100 % en réalité, vous êtes vraiment un abruti. Vous n’avez que ce que vous méritez.

Je suis dure ? Oui, aujourd’hui je pourrais vous dire que je casse du c.. juste pour le plaisir. Mais non je vais casser un mythe, celui qui fais que des promoteurs du paranormal en tout genre et certaines sectes se font un fric monstre sur les lacunes éducationnelles et culturelles de certains.

Bon d’abord d’où ça vient cette idée stupide véhiculée par la rumeur (et les profs d’anglais) et reprise en cœur par les médias ?

On ne sait pas vraiment. Nous voila bien avancé.

Vraisemblablement du début du 19ème siècle, période propice au développement de la phrénologie qui vit s’opposer ceux qui pensait que les fonctions du cerveau étaient localisées à des endroits précis à ceux qui pensaient que le cerveau était un tout.

Depuis le XIXème, le fait qu’on utilise seulement 10 % de son cerveau a été sans cesse repris par les médias.

Mais « utiliser 10 % de son cerveau » veut dire quoi en fait ?

Que seulement 10 % des neurones ne peuvent être activés en même temps ?

Que seulement 10 % de la totalité du cerveau peuvent fonctionner en même temps ?

De toute façon si tous les neurones du cerveau étaient activés en même temps ça ferait une sacrée pagaille non ?

Comme dans l’épilepsie.

En fait, certains neurotransmetteurs servent même à tenir inactivés certains neurones. "Pas bouge ! C’est pas encore à toi !"

Certaines parties du cerveau servent à permettre à d’autres de s'inactiver pour que les zones activées fassent leur travail sans interférence.

N’oublions pas que dans le cerveau il n’y a pas que des neurones (100 milliards). Il y a aussi des cellules gliales (10 fois plus au mini) qui servent à réguler et nettoyer le cerveau pour faire simple.

Si nous n’utilisons que 10 % de notre cerveau dans notre vie quotidienne, nous pourrions donc supprimer 90 milliards de neurones sans que nos comportements s’en ressentent ?

Un cerveau humain pesant en moyenne 1,400 kg, à 10 % on arrive à un cerveau de 140 g (soit une cervelle d’agneau). Or, c’est étrange, mais un dégât même minime dans n’importe quelle zone du cerveau, suite à un accident par exemple, produit des effets dévastateurs. Supprimer une petite partie du cerveau a des conséquences énormes.

L’imagerie médicale nous a montré que nous utilisions dans certaines taches la majeure partie de notre cerveau. Les images qu’on nous montre lorsque nous récupérons nos clichés sont souvent manipulées pour ne mettre en évidence que la partie concernée par un trouble. Aussi on a l’impression que certaines zones sont inactives. En fait elles le sont mais à un moindre degré. De plus pendant l’examen on nous demande de faire certains gestes qui activent tout particulièrement certaines zones cérébrales. Rien à voir avec ce qu’on fait au quotidien dans des taches multiples.

D’un point de vue évolutif, pourquoi la nature aurait-elle gardée 90 % d’un organe s’ils ne servaient à rien ? Le cerveau est un organe fragile, qu’il faut protéger à outrance, qui est très gros consommateur d’énergie, d’oxygène et qui demande un entretien constant. Certes, il existe certainement des parcours redondants au service d’une même fonction, mais cette redondance il faut la voir comme une copie de secours utilisable lorsqu’il se produit une défaillance.

Le cerveau est adaptable et possède, dans une certaine mesure, la capacité de se réparer après des dégâts occasionnés. Lorsque le cerveau est touché, le tissu restant peut parfois compenser la perte. Cette récupération ne démontre pas que certaines parties du cerveau ne servent à rien mais illustre la capacité du cerveau à se réorganiser.

Beaucoup aimeraient vous faire croire qu’avec leurs programmes, leurs formations, leurs conseils ou leurs produits, vous serez capable d’aller chercher des ressources insoupçonnées dans des parties inutilisées de votre cerveau.

Mais il n’existe pas de tiroir secret dans lequel serait caché des pouvoir inexplorés.

Nous utilisons TOUT notre cerveau.

Et vu ce que certain(e)s en font...


lundi 10 novembre 2008

Les piercings génitaux... au masculin

Y a fort longtemps que je n'ai pas parlé piercing sur ce blog.

A l'occaz d'ailleurs, il faudra que je vous remette l'article de mon ancien blog sur le sujet afin que vous ayez une vision globale et informative.

Aujourd'hui, pas de vision globale, bande de gros pervers que je vous sais être, mais bien plutôt vous allez jouer aux mateurs et mateuses (sans avoir besoin d'avoir la bosse.. des maths).

Certains vont me dire "c'est débile de faire ça", "ça sert à rien et c'est moche"... Bon ce type d'argument ça ne va pas bien loin. C'est juste une question de perception personnelle. En tout cas c'est pas pire que de porter des boucles d'oreilles car qui dit boucle dit troutrou dans le corps, donc une boucle d'oreille c'est un piercing.

Les petits djeuns croient en général que les piercings c'est une histoire entre eux, un truc de tribu urbaine. Plus t'en mets, plus t'en as.
Mais ce qu'ils ne savent pas les jeunots c'est que le piercing ça touche tous les âges. Et les piercings génitaux, c'est plutôt un truc d'adulte, d'ailleurs d'adulte mûr (j'ai pas écris blette, attention hein) car le piercing génital nécessite une certaine réflexion sur son corps, un travail psychologique de préparation à la douleur et un travail sur l'impact que cela aura sur sa sexualité au travers des sensations et du regard de l'autre.
Certains djeunz seraient bien surpris s'ils regardaient dans le slibard de leur papa.

Y'en a plein qui vont demander "ça fait mal ?". Alors je prends les devants avant de m'énerver sur cette question stupide.
Faire un trou dans son corps, c'est pas naturel. S'écorcher lorsqu'on se cogne ou qu'on tombe de vélo, ça fait mal. Eh bien là c'est pareil, même si on est volontaire, le piercing c'est une plaie dans le corps.
Les génitaux c'est TRES douloureux.
C'est une partie du corps sensible (encore que chez les mecs pas trop en fait sauf à certains endroits précis), très irrigué par le sang et très inervée.
Un constat, nos amis les mâles sont plus sensibles à la douleur que les femmes.
Difficile de comparer pour les piercings génitaux, c'est clair. Mais pour les autres piercings qu'hommes et femmes ont en commun, y a pas à dire, les hommes sont douillets (sans aucun mais vraiment aucun féminisme de ma part, si si je vous assure).
Ceci dit, avant qu'un de mes lecteurs ne s'offusque en m'adressant un commentaire agressif du genre "tu racontes n'importe quoi, moi j'ai rien senti" (menteur!), j'ajouterai que la douleur c'est une question perso. Certains sont peu sensibles d'autres très très sensibles. De plus selon les moments, l'humeur, la température extérieure, le stress, la tronche du pierceur, le seuil de douleur est différent (et des fois pas, mais comme la copine est là les réflexes de l'homme du néanderthal refont surface). Maintenant ne rêvez pas, les piercings dont je vais vous parler ci-dessous sont douloureux, certains juste pour quelques secondes au moment du pierçage, d'autres pendant quelques minutes pendant le troutrou puis pendant plusieurs jours après le pierçage.

Par contre les piercings génitaux cicatrisent rapidement et s'infectent peu du fait du faible contact avec l'environnement. Vous verrez ça plus bas, si j'ose le dire.

Les piercings génitaux ne sont accessibles qu'à partir de 18 ans. A moins de 18 ans, le pierceur n'a pas le droit de piercer même avec une autorisation parentale. De plus il risque un sanction pour attouchement sexuel.

Pour les néophytes, un pierçing ça se stretche. C'est à dire qu'on peut agrandir la taille du trou, en général en passant un "bijou" plus gros dans le trou. Au-delà de 10 mm, le trou ne se referme pas si on enlève définitivement l'anneau (ou la barre). En dessous, le trou se referme mais laisse une cicatrice. Là encore, tout est une question de qualité de peau.

Bon, tout ça vous barbe vous voulez voir de quoi je parle.
Alors deux dernières choses, premièrement normalement si vous avez moins de 18 ans vous ne devez pas regarder ce qui suit car les images montrent des organes sexuels (si vous avez plus de 18 ans cliquez oui. LOL !), deuxièmement si vous n'aimez pas les images "gore", ne continuez pas et attendez le prochain article et pour finir, si vous avez moins de 5 ans, Winnie l'ourson c'est pas ici, court le dire à maman.

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Le prince Albert (appelé P.A. par les initiés) :
Non pas celui de Monaco, je vous rassure (encore que il a bien une tronche à ça. Comment ça je fais du délit de faciès ?). Il s'agit du piercing génital le plus commun (chez les mâles en mal de valorisation personnelle., puisque la présence de l'anneau va symboliser un allongement pénien, mais c'est mon interprétation personnelle). Il s'agit en général d'un anneau qui passe par l'urètre et qui ressort à travers la chair de la partie inférieure du pénis. Ce piercing est facile à réaliser et cicatrise bien (en 2 mois) du fait que l'urine -stérile- permet de nettoyer correctement la plaie. Les relations sexuelles sont possibles mais avec protection (préservatif) afin de ne pas risquer les contaminations par le ou la partenaire.

L'idéal étant d'arriver à au moins un anneau de 4 mm afin que la pénétration ne soit pas douloureuse et même plaisante pour la partenaire (en plus ça rallonge la biloute). Le piercing est en général appréciable pour monsieur du fait de la stimulation urétrale.

Pour certains hommes et aussi en fonction de l'épaisseur de l'anneau, le fait d'uriner peut devenir plus compliqué (multi jets ou nécessité d'uriner assis).















Avec anneau avec barre courbe


Reverse Prince Albert (P.A. à l'envers) :

L'anneau entre par le dessus du gland et sort par l'urètre. Il cicatrise un peu moins vite que le P.A. classique.

Le Frenum (ou frein) :

En général c'est le piercing par lequel commence les hommes. Il est peu intimidant. En le multipliant on obtient des piercings en "échelle".

Il est placé sur le frein, juste sous le gland. Il ne doit pas être piercé trop en surface au risque de déchirer la membrane (ce qui n'est pas grave mais plutôt ebouriffant !).

S'il est bien placé il augmente les sensations de celui qui le porte.

On place en général une barre. Si un anneau est possible, il augmente les risques de rupture pendant les relations sexuelles.
Frenum en échelle (avec P.A.)

Une autre version du frenum peut être pratiquée. Il s'agit de placer une barre à la base du pénis, juste à la naissance du scrotum (des testicules). Ce piercing est appelé un "lornum" (de "lower frenum").


Le dydoe :

Le dydoe consiste en une courte barre (droite ou courbe) qui traverse la couronne du gland.
Il tient difficilement. Le piercé doit avoir suffisamment de chair pour que le piercing ne rejette pas ou ne soit pas arraché lors d'un rapport sexuel. Mais soyons clair il migre très facilement, c'est à dire que la tension de la peau va avoir tendance à le faire se déplacer vers l'extérieur et il finira par tomber.

Il est conseille d'être circoncis pour porter ce piercing.

Ici la barre est longue parce qu'il n'y a pas longtemps que le piercing a été réalisé et cela fait une inflammation qui fait que cela va enfler. La barre est ensuite changée pour une plus courte quelques jours après.


L'apadravya :

C'est un piercing (une barre) qui traverse la totalité du gland dans le sens vertical. Il est centré de façon à passer par l'urètre.
Ce piercing est cité dans le Kama Sutra et est assez commun dans l'Inde du Sud.

L'épaisseur du tissu fait que ce piercing est plus long à réaliser, donc douloureux. De plus il met environ un an à cicatriser.
Il peut être pratiqué chez ceux qui ont déjà un Prince Albert et dans ce cas, la moitié du trajet étant déjà réalisé, la cicatrisation sera plus rapide.

L'abstinence sexuelle est conseillé pendant quelques semaines puis avec protection jusqu'à la cicatrisation complète
.
Ce piercing apporte une augmentation de la stimulation aux deux partenaires. La taille des billes du piercing peut être augmentée ou réduite en fonction des sensations recherchées.
Il faut néanmoins faire attention à ce que la barre ne soit pas trop longue au risque de se "coincer" en travers là où elle est entrée ! A certains témoignages, il parait que c'est très désagréable !















L'ampallang :

C'est le même principe que le piercing au-dessus sauf qu'on perce à l'horizontal.

Ampallang + apadravrya

Ces deux derniers piercings, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, sont souvent portés de pairs chez les hommes afin d'augmenter au maxi les sensations et les stimulations.


Le foreskin (prépuce) :

Se pratique, bien sur, chez les non circoncis.
Il s'agit de piercer le prépuce, cette fine peau qui recouvre le pénis. En général on perce au bout afin d'être au plus près de l'extrémité du pénis.
L'anneau n'est jamais fin car il existe alors un risque de déchirure pendant les rapports sexuels.
La peau étant fine, ce piercing cicatrise en 2 à 4 semaines. Il peut être stretché très facilement car c'est une peau très élastique.


L'hafada (ou scrotum) :

Il s'agit d'un piercing placé sur les testicules.
Traditionnellement, il était placé sur le haut du testicule gauche lors d'un rite initiatique de passage vers l'âge à l'adulte dans certains pays Arabes.
Mais ce piercing peut être placé n'importe où sur les testicules.
On place en général un anneau. Fin au départ pour faciliter la cicatrisation (6 à 10 semaines) car la peau est fine, il est possible d'en augmenter l'épaisseur une fois la cicatrisation complète atteinte.

3 hafadas sur chaque testicule
Le pubis :

Le piercing au pubis est un piercing de surface.
Ce piercing n'apporte rien à son porteur (si ce n'est l'aspect esthétique), mais profite à sa partenaire car il permet de par sa position de titiller le clitoris.
Comme tous les piercings de surface, le temps de cicatrisation et la durée de tenue de ce piercing sont totalement aléatoires !
Plus il est sujet à stimulation, frottement, accrochage, moins il tient et risque d'être rejeté.


Et le dernier, celui que j'ai gardé pour la fin (puisque c'est le dernier), le plus douloureux de tous et donc assez rare.

La guiche :

C'est en général une barre (mais un anneau est possible) placée sous les testicules, entre les testicules et l'anus.

Le temps de cicatrisation est assez long car il est sujet aux frottements divers dus aux vêtements, aux mouvements de la marche, au fait qu'on s'assoit dessus... Du coup, si vous pratiquez l'équitation, si vous faites du vélo ou de la moto, n'y pensez plus.

L'idéal est de le placer au niveau de la prostate (non le pierceur ne vous fera pas un toucher rectal pour savoir où est elle exactement) afin que ce piercing procure des sensations.

Il est possible d'en mettre plusieurs (en échelle).














vu de l'arrière (à 4 pattes) 2 guiches entre les testicules et l'anus


Voila c'est tout !
Après c'est votre imagination qui vous permettra d'envisager d'autres configurations.

Promis, je vous parlerais bientôt des piercings génitaux au féminin. (c'est chose faite ICI)


J'ai testé... le petit déjeuner chez Ikea

On a les dimanches matins qu'on veut, non mé !

Pour ceux qui ne le savent pas encore, les magasins Ikea proposent depuis peu un petit déjeuner à 1 €.
Avec 1 viennoiserie, des tartines, de la confiture, du beurre et boisson chaude à volonté.

Dimanche matin, v'latipa que je me réveille bien décidé à voir ce qu'on va voir.

Faut vous dire que je ne fais pas partie de ces personnes qui se traînent tant qu'elles n'ont pas bu leur café ou reçu leur dose de chicorée en injection intraveineuse.
Non, je peux très bien attendre pour prendre mon petit déj qui des fois du coup se tranforme en déjeuner tout court.
C'est pas facile d'en trouver des comme ça, mais je ne suis pas la seule.
Ca tombait bien.
C'est ainsi qu'on se retrouve tout un petit groupe en chemin vers l'Ikea de Thiais Village.

De l'Ikea qui n'ouvre qu'à 10 h du mat'.
Ce qui laisse le temps de faire la grasse matinée, de se préparer tranquilou et de discutailler pour se préparer psychologiquement.

L'Ikea de Thiais Village est entouré de plein de boutiques -un centre commercial que ça s'appelle- moches et chères qui n'ouvrent qu'à 11h.
On s'est dit "cool, y'aura personne, on trouvera une place facile au parking".
10 mn de route, j'enquille le parking (oui c'est moi qui conduit) (et personne d'autre) et là première surprise le parking est aussi plein qu'un samedi après-midi.
Ben où qui vont tous ces gens dans un centre commercial pas encore ouvert ?
Je me gare. Escalator. Entrée dans le mag.
Je monte l'escalator (qui Ô surprise marchait ! Car il faut vous dire qu'à l'Ikea de Thiais y'a toujours des surprises : l'escalator en panne, les toilettes inondées, une panne d'eau, la télé bloquée au plus fort niveau sonore au Smaland, la mauvaise humeur des employés qui viennent de se faire engueuler... Bref, y a toujours un truc inattendu qui fait tout le charme de ce magazin).
Au premier étage, on tourne à droite et là, suprise !
Y a une tonne de monde qui remplit le restaurant.
Il est 10h15. Mais qu'est-ce qu'ils font tous là ?
Au contenu des assiettes, ils testent le petit déj de toute évidence.
C'est marrant, contrairement à d'habitude au restaurant, pas beaucoup de regroupements familiaux. Non plutôt des copines entre elles, des potes entre eux, des couples, des groupes.
Des gens qui au lieu de discuter de l'installation de la cuisine, du dernier placard, de la chambre du petit, parlent comme on parle au petit déjeuner, de tout, de rien, de ce qu'on a fait la journée d'avant, de leurs problèmes...
L'ambiance n'est pas très bruyante et on sent que les personnes sont plutôt détendues et joyeuses.
Le restau est fermé et déjà on cherche où qui sont les croissants.
Y a une agglutinement devant les caisses, ça doit être là.
Ho plateau, hop assiette.
Et chacun de prendre du pain : un mini baguette (l'équivalent d'un 3/4 de baguette classique) ou 2 petits pains.
La confiture est en vrac dans un grand saladier. C'est de la confiture d'orange amère sans morceaux (elle n'est pas trop sucrée, comme je l'aime).
Et les croissants ?
Et les pains au chocolat ?
Y'en n'a plus !
Ciel horreur ! Je suis venue pour ça moi.
Que je veux mes tartines et ma viennoiserie !
Pas question que je me rabatte comme les autres sur les horribles brioches aux airelles.
Bande de moutons.
Vous commencez à cme connaître un peu, d''un pas décidé je m'inscrute dans la cuisine et choppe le premier cuisto que je trouve. Les mains sur les hanches et dans un mouvement sensuel de ma longue chevelure brune je lui sors "ben quoi y'en n'a plus des croissants ?"
"Ah y'en n'a déjà plus ? Je vous en ramène tout de suite !"
Comme quoi suffit de demander gentiment.

Le mec arrive avec deux plateaux, croissants et pains au chocolat. Il aura pas le temps de les poser car au fur et à mesure qu'il s'avance jusqu'au paniers, les gens se servent direct dans son plateau.
Moi la première !
Quitte à créer un mouvement de panique, autant être devant !
Le mec gentil s'arrête et fini par servir direct les personnes.
Il est trop sympa celui-là. Il va pas rester longtemps c'est clair.

J'arrive à la caisse.
Je récapitule.
J'ai une mini maxi baguette, 1 gros pain au chocolat, de la confiture d'orange amère, 2 beurres, du café autant que je veux.
"ca fait 1 €".
Ca défile à la chaîne derrière moi.

On s'installe près des fenêtres sur les tables hautes, au soleil du matin.
Ambiance cool, on discute du contenu de nos assiettes.
Pas si mal pour moins que le prix d'un pain au chocolat (parce que faut vous dire qu'à Paris les prix moyens d'un pain au chocolat c'est 1€05 et celui d'un croissant 0,95 €, moins c'est rare, plus on trouve).
"Et le pain ?" me demanderez vous.
Il est tout frais, pas trop cuit et.... croustillant.
On coupe au milieu, on fait deux grandes tartines beurrées avec confiture d'orange.
Moi je vous le dis, un délice ce pain. Il croustille sur la croute, il fond sur la mie. Il n'est pas totalement refroidi.
Les viennoiserie sont croustillantes aussi, encore tièdes.

On papote, on traîne, on reprend un deuxième, puis un troisième cafés.
Et on n'ira pas faire un tour chez Ikea parce qu'on est des mauvais consommateurs.
Au petit déj commence à se mélanger les premiers déjeuners de 11h30.

En tout cas, certes ce n'est pas le même petit déjeuner qu'au Hilton Paris (j'ai testé aussi), mais ça vaut le petit déjeuner familial sans problème.
On sort rassasié, avec les papilles plutôt bien satisfaites.
Manque que le jus de fruit qui pourrait au moins être proposé à un tarif préférentiel.

Vous me direz que j'aurais pu mettre ici des photos.
J'ai beau avoir un appareil photo qui fait aussi portable, j'avoue que prendre des tofs c'est pas mon premier réflexe.

Je vous propose plutôt d'aller voir ou revoir une de leur pub en 3D (en suédois, mais cliquer sur une flèche c'est universel !) ICI

samedi 8 novembre 2008

Ces enfants qui battent leurs parents

Votre petit ange pourrait devenir un grand diable...


Vous le savez déjà j'aime bien remuer les sujets tabous.
Après les femmes battues, sujet "bateau" s'il en est aujourd'hui, après les hommes battus, sujet encore tabou qui commence à faire surface mais qui ne donne toujours pas lieu à prévention, il est un sujet qu'on évite de traiter, c'est celui de la maltraitance des parents par leurs enfants.

Cela peut commencer très tôt.
L'enfant par nature est tyrannique.
Sa survie en dépend.
Les médias -et pas les psys je le confirme- ont appris aux parents que dirent "non", que "frustrer" son enfant, c'est pas bien et qu'ils seront traumatisés à vie.
Vive l'impulsivité que les médias vous disent.
Or on sait ce que que ça donne l'impulsivité jamais contrariée : des hyperviolents qui passeront à l'acte pour des raisons banales.
Y'en a plein les bureaux.

Moi je vous le dis. La frustration fait aussi partie de l'éducation des enfants afin qu'ils apprennent le désir et le plaisir dans l'attente et la patience.

L'enfant jusqu'à 4 ans ne tente qu'une chose, survenir à ses besoins. Il demande, exige, tape du pied, s'oppose, crie, pleure.. Tout est bon pour obtenir ce qu'il veut. Là tout de suite.
Beaucoup de parents cèdent face aux cris et aux pleurs et aussi face au regard des autres.
Et ils se retrouvent avec un enfant qui exige de plus en plus, qui devient de plus en plus exigeant.
Et les parents deviennent des serviteurs puis des esclaves au service d'un dictateur qui n'entend pas les contraintes sociales, financières, psychologiques.
Toujours plus.
A tout prix.

Et s'ils ne peuvent être satisfaits, ces petits devenus grands, la violence commence.
Le harcèlement d'abord.
La dévalorisation, les humiliations, les insultes.
Le vol d'argent.
Puis les menaces.
Chantage au coup de fil à SOS Je ne sais quoi.
Chantage à la plainte pour agression sexuelle.
Chantage à la plainte pour maltraitance.
Tout ça pour une paire de baskets.
Les parents s'endettent. Bouffent des pâtes à tous les repas -lorsqu'ils ne sont pas privés de nourriture- pendant que leur gosse frime avec le portable dernier cri, le forfait de 10 h, le câble dans la chambre, le scooter relooké par une marque, de l'argent pour les clopes ....
Puis la limite est atteinte. Les crédits on peut pas en payer 50.
Alors vient les menaces de se faire jeter dehors par son propre enfant.
Mais cela ne donne pas d'argent.
Alors vient la violence physique.
Les coups, les morsures, les gifles, les chutes provoquées, le tabassage.
Les séquestrations. Les tortures.
Le mère laissée sur le carreau dans la cuisine et le père affolé en pleurs dans un coin.
Parricide et marricide en sont l'expression extrême. Surtout si les parents sont âgés.

Il s'agit de dominer.
L'enfant remplace le ou les parents dans la prise de pouvoir.
Contrairement aux idées reçues, cela touche toutes les catégories sociales.
Cela concerne plus les garçons, mais les filles ne sont pas en reste.
Ce sont des adolescents et des jeunes adultes, en général de moins de 18 ans.
Souvent consommateurs de drogues et d'alcool, sans travail.
Cela concerne principalement les enfants adoptifs qui se "vengent" d'avoir été abandonnés par leurs parents biologiques.

Ces parents "battus" ne dénoncent pas souvent leurs enfants.
Ces enfants sont tout pour leurs parents. Ces bourreaux sont la prunelle de leurs yeux.
Et puis comment reconnaître qu'on est maltraité par son enfant ? Et surtout le dire ?
Et surtout, porter plainte Ok, mais une fois leur enfant sorti de prison, quelle garantie pour ces parents qu'ensuite ce ne sera pas l'enfer ?
Et puis, en fait n'est -ce pas leur faute à ces parents, n'ont-ils pas été de mauvais parents pour que leur enfant soit ainsi ?

Une problématique en développement qui mériterait une prise en charge globale et surtout une prise de conscience.

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