La tecktonik n’aura duré en France que le temps d’être rattrapée par les modeux et les fashionitas.
Un courant ne meurt jamais totalement. La teck remonte à loin. Certains prémices permettent d’en situer les débuts vers 1910 avec, tel le phœnix, des renaissances tous les 30 ans environ sur des rythmes toujours endiablés. C’est une danse qui a toujours touchée principalement les jeunes adultes et c’était encore le cas ces deux dernières années avec un tendance évidente à redescendre vers les plus jeunes des derniers mois. Qui du fait de leur « elasticité » sont bien plus doués que leurs aînés. En voici un exemple :
Un style, remuer les bras. Un look : les baskets, le jean extra slim, le t-shirt fluo, la coupe courte pour les garçons comme pour les filles avec une tendance iroquoise. Un logo officiel siouplé. Des groupes de musiciens qui s’érigent comme portes-paroles de la tendance.
La tecktonik est devenue une danse de fête patronale sous le regard énamouré des parents ébahis. C’est toujours ça de pris sur l’obésité infantile, vous me direz.
Les modeux, les créateurs de tendance qui ne font que les suivre arrivent, comme la cavalerie, avec un temps de retard. Le style se vend bien pendant les soldes (merci Jennyfer et Pimkie) et s’est invité sur les défilés haute-couture.
Trop tard.
Has been.
La tecktonik est morte.
Voilà le Melbourne shuffle !
Comme son nom l’indique le Melbourne shuffle vient de Melbourne (Australie pour ceux qui ont de mauvaises notions de géographie). Appelé aussi "shuffling" à Brisbane et Sidney, ce courant est né au début des années 80. Ce qui ne nous rajeunit pas et faire dire qu’encore une fois la France à quelques années de retard.
Il existe en Australie depuis plusieurs années des compétitions de Melbshuffle, comme on dit. Le Melbshuffle fait déjà fureur au Japon. Il y a un an, la Lituanie a préparé sa première compèt’.
Le melbshuffle est arrivé en France au printemps dernier et une fois n’est pas coutume, c’est une danse de djeun's. Très jeunes. Moins de 15 ans et qui remonte dans les pieds des « vieux ». Car le Melbshuffle est aux pieds ce que la tecktonik est aux bras.
Le jumping se pratiquent en boîte en Belgique depuis environ 5 ans déjà et n’a toujours pas bien franchit la frontière française. Or ceux qui pratiquent le jumping ne seront pas déconcertés par le Melbourne shuffle. On y retrouve les techniques à la Mickael Jacquesson avec son « moonwalk ».
Le Melbshuffle n’a pas encore de look, mais ça va venir. Normalement, basket, survêt’ suffisent. Mais tout est bon. Soit pantalon extra évasé du bas afin de cacher les pieds et d’accroître pour le spectateur le sentiment de « glisse » du danseur (ça tombe bien mesdemoiselles c'est la mode cet hiver), soit longueur corsaire avec revers pour bien montrer son jeu de pieds. Une muzic élecktro et hard house.
Ai-je besoin de préciser que teck killers et shufflers ne se supportent pas ?
Allez une vidéo vaut mieux qu’un grand discours. Voici le Melbourne shuffle :
Entraînez vous !











































