jeudi 31 décembre 2009

Bonne... résolution !








Alors pour 2010, je vous souhaite autant de motivation que moi !

Une très bonne et heureuse
année 2010 à tous !

Psychiquement vôtre  


lundi 28 décembre 2009

le PSY, gourou ou Dieu ?

Passons un cran au-dessus.
Pour ce qui est de se demander si le psy est un gourou, je vous propose de faire une recherche parmi les 394 autres articles de ce blog.

Pour ce qui est de se demander si le psy est Dieu...


 Psy modèrant son groupe de parole


Alors finissons l'année 2009 avec cette question hautement existentielle.

Il y a déjà quelques temps une patiente à qui j'avais demandé un petit travail cognitif entre deux consultations me présente le fruit de ses réflexions.
Sur le haut de sa feuille qui représente sa vie j'entrevois un "soleil" avec une inscription dedans.
Elle me dit qu'il y a écrit "psy".
Elle m'explique que j'illumine sa vie en lui permettant de mieux se connaître.
"Ciel" lui dis-je "quel pouvoir vous m'attribuez".
Je lui explique que ce n'est pas moi qui fait le travail, mais elle.
Je lui rappelle que je ne suis pas là pour prendre des décisions à sa place, mais juste pour lui montrer des voies, lui ouvrir des portes, à elle de prendre le chemin qui lui convient.
"Mais vous êtes Dieu alors !" me sort-elle.

J'avoue que cette première fois m'a laissé un peu estomaquée.
J'ai rit, un peu jaune à l'intérieur, en me demandant ce qu'il fallait répondre à cela.
"non" ai-je dis du tac au tac "juste une personne qui fait son travail"
(mais après tout peut être que Dieu fait aussi "son travail").

Il y a quelques jours une patiente en pleine résolution Oedipienne me dis qu'elle ne sait plus quoi faire.
Temps mort.
Au bout d'un moment en haussant un sourcil je lui dis "Et vous attendez que vous dises ce que vous devez faire ?".
"Ben, enfin pas vraiment, mais j'ai bien conscience que c'est à moi de prendre les décisions qui concernent ma vie, enfin je ne sais pas" me répond-elle pas très convaincue.
Je lui explique que je ne suis pas un gourou, je ne prends pas de décision pour elle qui concernent en plus sa vie. En consultation nous nous contentons de réfléchir et mon travail consiste juste à lui permettre d'envisager différentes voies dans sa vie et que c'est elle qui décide... bla bla bla.
"Bref, vous êtes Dieu" me répond elle en souriant.

Là J'éclate de rire (surtout qu'intérieurement, bien que cela fasse plusieurs fois qu'on me le dise, cela me ramène toujours à la première fois).

Franchement ça pose des questions non ?

Imaginez 5 secondes que vous êtes peut être en train de lire le blog de Dieu....

Lol

dimanche 27 décembre 2009

vendredi 25 décembre 2009

le regard du Psy

Beaucoup de mes patientes et patients n'arrivent pas à me regarder dans les yeux.
Surtout au début des consultations.
Et surtout lorsqu'on aborde enfin le vrai sujet de leur venue.

Vous pensez bien qu'à un moment, une fois qu'il a bien été compris que je ne jugeais pas, que je ne me moquais et que je prenais leur problématique au sérieux, je finis par leur demander pourquoi il/elle ne me regarde pas ou détourne le regard.

Il est clair qu'il y a des réponses que toutes attendues.
Par exemple, une femme ayant été violée, ne supporte plus aucun regard des personnes au courant de ce qui lui est arrivé. Elle se sent sale et elle a l'impression que ce qu'elle voit de l'intérieur se voit aussi à l'extérieur.
Elle croit que je vois les "taches" de son agression et de sa culpabilité.

Et c'est bien de le verbaliser.

Mais même dans ses problématiques il m'arrive d'avoir des réponses étranges.
En fait j'écris "des" mais c'est toujours la même.
Mes patients me disent que mon regard est spécial.
Je demande de préciser.
Qu'ils/elles ont l'impression que mon regard les traverse et passe au travers.
Et que je lis en eux.
Que je connais leur moindre pensée.


Quelqu'un lit en eux, plus d'intimité, surtout plus de secret.

Alors je leur explique que si je lis si bien "en eux" c'est par des signaux extérieurs.
Je n'ai aucun pouvoir, je ne lis pas dans les pensées, je n'entre pas dans leur esprit.
Mais j'analyse.
Tout ce que je peux analyser.
Ce qui est dit.
Les mots utilisés.
Le moment où ils sont utilisés.
Les lapsus.
Les verbalisations inconscientes.
Les gestes.
La position et ses changements.
Le non verbal.
Beaucoup de non verbal.

Ce que tout le monde peut faire.
Et que tout le monde fait.
Mais que presque plus personne ne prend en compte.
Etre psy c'est quelque chose comme revenir à la communication de base.
Ca a quelque chose de bestial lorsque j'y pense.
Au point que lorsque qu'une personne téléphone pour prendre RDV, je sais déjà dans la plupart des cas pourquoi elle veut consulter.
Lorsqu'elle passe la porte, je ne doute plus, je sais.

J'ai eu la mauvaise idée de le dire une fois à une patiente.
Cela l'avait terrorisée.
Elle en avait fait des cauchemars pendant toute la semaine entre nos deux consultations !

Mais je ne me suis pas arrêtée là.
Car cela m'a interpelé.
Pourquoi cette impression assez générale quant à mon regard ?
J'ai posé à la question.
A des proches, des amis.
Et vous avez envie de savoir ce qu'on m'a répondu.
(suspens)

Eh bien on m'a dit que mon regard était complètement à l'opposé de ce que je montre.
Je suis, parait-il, toujours de bonne humeur, j'ai le sens de l'humour, je parle beaucoup, j'ai le sens du contact.
Mais mon regard est distant, très froid, dur et que pour les gens qui ne me connaissaient pas, il devait être difficile à soutenir.




La Méduse vous croyez ?



mercredi 23 décembre 2009

Régler ses comptes à Noël

Je pourrais vous parler de l'agacement que suscite chez moi la horde de père Noël qui posent en compagnie des petits dans les grandes surfaces. Ces nouveaux pères Noël jeunes, minces et sans lunettes.
Bien sur, nous dit l'Etat, le Père Noël est un mauvais exemple pour les jeunes. Il est gros. Ce qui n'est plus de mise aujourd'hui lorsqu'on lutte contre l'obésité.
Faisons donc mincir et rajeunir le Père Noël.
Et continuons à laisser nos jeunes manger MacDo...
Enfin je pourrais vous en parler, mais je ne le ferais pas !

Non, je viens ici vous parler d'un sujet sérieux.
Un de mes patients me sort "Au repas de Noël, nous serons tous réunis. Et je vais enfin régler mes comptes avec mon père à table".
Je suis restée quelques secondes interloquée.
"Mais pourquoi choisir le moment du repas de Noël ?"
Bien sur la symbolique est évidente, mais j'ai une pensée rapide pour tous les autres autour de la table, qui viennent "faire la paix" pour quelques heures, ceux qui font l'effort aussi de mettre leurs conflits dans leur poche pour une soirée, ceux qui ont ce sont pris la tête à préparé le menu et le repas et enfin tous les enfants attablés qui sont si heureux de voir toute la famille réunie et qui pensent que Noël ne peut être que radieux.

Alors bien sur mon patient a une raison pour choisir ce moment, car en plus de vouloir le faire devant tous, ce qui lui permettra de leur montrer qu'il est capable d'affronter la figure paternelle, il mettra en avant -des fois que les autres ne s'en soit pas aperçus- des dysfonctionnements comportementaux du père.

"Comment pensez-vous que cela va finir ?" lui dis-je.

"En pugilat" me répond-il "mon père n'acceptera pas ce que je vais lui dire".

Bien.
Sans compter qu'il va y avoir un effet de groupe.
Des clans qui vont se créer autour de la table. Ceux pour le père, ceux pour le fils.
Ceux qui vont tenter maladroitement de calmer le jeu et qui vont s'en prendre plein la tête.
L'effet de quelques gouttes d'alcool aussi qui va bien arranger les choses et réchauffer la soirée.

Mon patient a parlé de son projet à sa soeur, qui a bien tenté de lui montrer que ce n'était peut être pas le bon moment.

Je lui confirme que l'idéal, afin que seules les personnes concernées souffrent,  l'idéal serait soit de le faire quelques temps avant soit après Noël.

Soit on a envie d'y aller et on y va pour se rassembler et passer un bon moment...

Soit on n'a pas envie, ça gonfle, ça créé des angoisses et on n'y va pas !
Lorsqu'on est adulte on assume ses choix.

Mais mon patient n'en demord pas. Après tout c'est son histoire.

Alors j'ai hâte de le revoir ce patient.
Afin de savoir s'il a régler ses comptes.
Afin de savoir s'il à régler son compte à son père.
Bref, afin de savoir si -enfin- il a "tué le père".

Alors, vous qui me lisez, je vous souhaite un excellent et joyeux Noël !






lundi 21 décembre 2009

Débordement et récupération... où comment ma fibre associative est mise à mal

J'en ai marre.

J'ai monté une association il y a bientôt deux ans.
Une association pour apporter du soutien psy aux hommes victimes de violences conjugales.
J'ai monté ça suite à des constats en consultation.
Parce que aussi j'aime les sujets tabous et que la violence au féminin est totalement niée dans notre société.
Que je pense que dans la lutte pour la parité et l'égalité, les femmes doivent aussi passer par la reconnaissance de leur violence.




Je ne vous mentirai pas, je suis totalement débordée par cette assoc'.
Pour la première bonne raison que je ne m'attendais absolument à un tel déferlement d'appels, d'emails, d'appels au secours, de pleurs, bref de souffrance.

L'association a des horaires très courts de permanence.
Car j'ai décrété qu'il me fallait aussi du temps pour travailler et pour vivre.
Je tenais seule la permanence téléphonique au début, maintenant nous sommes deux.
L'association commence à être connue au niveau national et les assistantes sociales, les médecins, les services de mairie donnent nos coordonnées à des personnes en souffrance.
Pas de cotisation, pas d'adhésion, un anonymat total pour les appelants.

Mais depuis 6 mois, c'est contacts sur contacts qui me gonflent :

Et ces journalistes harceleurs et sans gène qui veulent des interviews, me rencontrer, me faire passer à la télé et qui téléphonent sur la ligne de l'association, sur ma ligne professionnelle, sur ma ligne privée (idem pour les emails).
Mais qu'est-ce que j'en ai à faire des médias ?!!!

Et des psys qui veulent absolument venir grossir le nombre des intervenants parce qu'ils constatent que le nombre d'hommes victimes s'accroît.
Ben oui, moi aussi je constate, mais je ne leur ai rien demandé.

Et ces associations diverses en lutte pour les hommes ou contre le sexisme qui veulent des actions communes.
Mais ils peuvent pas se débrouiller tous seuls ?

Et ces associations qui veulent qu'on collabore pour répondre à des problématiques différentes ou qu'on échange sur nos pratiques.
Mais nous on fait du psy et rien d'autre.

Et tous ces gentils étudiants qui en fin de premier trimestre voient leur fibre sociale s'éveiller lorsqu'on leur dit qu'ils ont 15 jours pour rendre un rapport sur un sujet.

Et tous ces gens qui veulent me rencontrer.
Mais se rendent-ils compte que si je les écoutais je ne ferais plus rien à part répondre à leurs questions.
Et d'ailleurs tous ces gens qui posent tous les MEMES questions.
Et qui jamais, mais grand JAMAIS, ne prennent le temps de lire le site où ils trouveraient la majorité des réponses.

Et là, depuis 15 jours, je ne sais pas, il y a eu une éruption solaire plus importante que d'habitude ? les gens ont pris des bonnes résolutions ? Y a une prise de conscience ? Enfin, c'est le déferlement...

Alors, j'essaie de rester zen, mais j'en envoie se faire voir de plus en plus.

Est-il donc impossible de réaliser une action sans qu'elle soit récupérée ?


jeudi 17 décembre 2009

C'est ToA le PsY...

L'habit fait-il le moine ?

C'est sur cela que le cas d'aujourd'hui va nous permettre de réfléchir.




Homme, la cinquantaine.
Education religieuse stricte.
Père alcoolique, mère bigote.
Maltraité et humilié pendant des années par ses petits camarades de classe.
Fait des études courtes non diplomante.

Grand amateur de femmes.

Marié 1 fois, ensuite plusieurs femmes ont défilé... sans qu'il y ait presque jamais de consommation !
Il se positionne comme le "sauveur", celui qui va aider et protéger.
S'est fait piquer plusieurs sommes d'argent au point de se retrouver sous tutelle.

C'est un homme physiquement banal avec un beau sourire charmeur.
Il nage dans les gadgets électroniques et dans les parures luxueuses.
Télévision câblée avec toutes les chaînes et pack possibles, dernier ordinateur portable HP, iPhone, nombreux stylos Montblanc, ...
Objets qu'il exhibe à tout bout de champ surtout devant les femmes.

Pourtant il a un job peu valorisant et peu rémunérateur.
Plutôt avare, il cherche sans cesse à trouver le bon plan pour économiser quelques euros.
Il a peu d'estime pour lui-même : il se trouve laid, incapable, ayant raté sa vie.
Il vivait dans l'ancien appartement de sa mère et a fini par déménager dans un studio.


La question d'aujourd'hui ne portera pas sur sa problématique (encore que si vous avez envie de vous essayer pourquoi pas), mais sur son mode de vie.
Je vous propose d'imaginez et de décrire le lieu dans lequel vit cet homme.

Eh ben non la réponse, c'est dimanche 13 h15. Na !


Vous l'avez tous bien senti, ce monsieur est dans la représentation.
Mais la représentation c'est un masque tourné vers l'extérieur.
Ici les objets sont un prolongement phallique.
Ce qui doit être montré, surtout aux femmes, doit être beau et d'un modèle supérieur.
Mais ce qui n'est pas montré n'a pas besoin d'être beau et supérieur.


Or, ce n'est pas pour rien si on dit que le "chez soi" c'est aussi notre "intérieur".
Car le logement est le reflet de ce que l'on est à l'intérieur de Soi.
(et ça pour ceux qui me suivent depuis un certain vous savez aussi que j'en fais une spécialité).
Bref, comme je l'ai écris, ce monsieur ne consomme pas.
Ce n'est pas qu'il ne veut pas pas, c'est qu'il n'y arrive pas.
C'est pas simple à plus de 50 ans de draguer.
Surtout lorsque comme lui que bien que doter d'un profil banal, on est dans le paraître et qu'il se doit donc de draguer des filles bien plus jeunes que lui et très jolies.

Donc ce monsieur ne montre pas son intérieur.
Bien au contraire il le cache.
Et il vaut mieux.
il vit dans un studio parce que ses revenus ne lui permettent pas d'avoir plus grand, ça c'est clair.
Mais on y retrouve des objets venant de l'appartement de sa mère.
Des trucs vieux, moches et en mauvais état.
Le lit est un lit d'une personne, donc pas prévu pour y mettre une seconde personne.
le couvre lit est crade disons le.
Les chaises déparaillées et bancales n'ont pas du être lavées depuis des lustres.
La table est pleine de miettes.
Le bureau est en fouillis complet, avec bien en vu au milieu son portable et son iPhone.
L'immense télé prend la plus grande place dans la pièce.
La cuisine est... indescriptible. Sale, en vrac.
Le frigo menace de tomber en panne à chaque seconde.


Bref, un "intérieur" de vieux garçon sans estime de lui-même victime d'une mère castratrice.


mercredi 16 décembre 2009

Non, rien n'a changé

Vous l'avez entendu dans la pub Bouygues.

Voici l'original chanté par les Poppys en 1971



Les Poppys avaient chanté l'année précédente "non je ne veux pas faire la guerre". Tous étaient lookés Beatles.
En 1971, on passe en mode hippy. Les américains étaient alors en pleine débandade au Vietnam.
C'est sur les frêles épaules de ces gosses que reposaient les messages anti-militaristes et ils chantaient ça avec sérieux et une implication qui fait froid dans le dos aujourd'hui.


Et une version plus... rock... pas mal.

lundi 14 décembre 2009

Le complexe d'Oedipe

bon je suis super à la bourre. J'écris un cours pour une fac (je vous en dirais plus bientôt) sur les tueurs en série. j'ai 50 pages à écrire. Je dois le rendre... demain. Et je n'en n'ai écrit que la moitié ! J'aime bien travailler avec une deadline courte, ça me stimule, mais là je fais fort.

Je prends quand même le temps de vous écrire un article. Mais vous aurez constaté que depuis 1 semaine c'est léger ici et ça va être le cas toute la semaine. Sauf aujourd'hui (alors que justement aujourd'hui que je ne devrais pas...). Et vous n'aurez pas de nouvelles de moi avant jeudi.



Le Complexe d'Oedipe tout le monde en a entendu parlé.
Pour simplifier, on dira que l'enfant mâle voudrait gardé sa mère pour lui et que l'enfant femelle voudrait garder son père pour elle.
Mouais, c'est pas faux mais c'est très simpliste comme vision des choses.

En fait je passe mon temps à expliquer à mes patient(e)s ce qu'est le complexe d'Oedipe.
Surtout parce qu'il faut bien le constater, y'en a un sacré paquet qui ne l'on pas résolu.
Et pour cause...
Lorsqu'un père est absent physiquement ou psychologiquement, c'est difficile de régler son Oedipe.
Lorsqu'une mère est maltraitante physiquement ou psychologiquement c'est difficile aussi.
Lorsque des parents aimants n'ont toujours pas compris qu'ils ne fallaient pas jouer à "épouser papa (ou maman)", ça rend les choses complexes.
Et lorsque les parents qui font tout bien, ne savent pas que la fille règle son Oedipe en 2 temps et bien ça dérape et ça se bloque à ce temps là.

Combien de patientes à qui je demandais de me décrire l'homme idéal finissaient par se rendre compte qu'elles me décrivaient leur père (tout en me disant "jamais je ne voudrais d'un homme comme lui" !).

Je n'aime pas l'idée exprimée crûment que l'enfant ressent du désir pour son parent de sexe opposé. Ce serait une crise "érotique". Ecrit ou dit comme cela, on pense tout de suite à un désir sexuel. Or justement ce n'est pas le cas.
Mais c'est aussi pour cela qu'on dit que l'enfant est un "pervers" c'est parce qu'il va manipuler ses parents de telle façon à essayer de garder pour lui ou de mettre uniquement de son côté le parent de sexe opposé.
Technique qui à des effets justement "pervers" car c'est comme cela que parfois on arrive à des divorces, les parents ne s'étant pas rendus compte de la manipulation dont ils étaient les victimes et c'est l'enfant, sur le coup comblé de n'avoir que le parent qu'il convoite pour lui, de découvrir qu'il va de ce fait perdre l'autre. Ce qu'il ne veut absolument pas.

L'Oedipe est bien sur lié à la libido, force sexuelle qui pousse à la création et pulsion de vie, mais pas pour passer à l'acte. Juste pour être aimé de l'autre sexe et être reconnu par cet autre comme appartenant à un sexe différent.

Vu de l'extérieur l'enfant va donner l'impression de chercher la sexualité. Ce qui le pousse à devenir exhibitionniste et même à avoir des comportements qui peuvent paraître séducteur.

L'Oedipe apparait entre 3 et 6 ans. Et c'est d'ailleurs la période où peuvent se mettre en place les comportements incestueux car l'adulte, qui normalement doit être capable de rassurer et censurer ces comportements, n'en n'est pas toujours capable du fait de ses propres lacunes psychique.
Le parent va alors céder à ses propres pulsions sexuelles et les projeter sur l'enfant pensant que c'est ce que l'enfant veut.
Encore une fois ce n'est pas le cas.

Ce que l'enfant veut est simple : il veut qu'on lui dise que les relations sexuelles enfant/adulte sont interdites.
On ne lui dit pas comme ça bien sur.
On peut rappeler à la petite fille que si on l'appelle "princesse", son père n'est pas la "prince charmant" mais qu'il est le Roi et qu'il a déjà une Reine, son épouse et mère de l'enfant.
On peut rappeler aussi qu'il n'est pas nécessaire de se balader à poil et de mettre son sexe sous le nez de l'adulte sans cesse. Que dans notre Société, avec notre culture, il faut apprendre à être pudique.
A la fois parce que la sexualité est une affaire personnelle mais aussi pour protéger l'enfant des éventuelles incompréhensions de certains adultes et protéger les adultes immatures des tentations issues du jeu de séduction de l'enfant.
C'est aussi important, car c'est à l'arrivée de l'Oedipe que l'enfant peut commence à se masturber lorsque la relation est trop érotisée.

C'est aussi la raison pour laquelle un enfant ne doit pas dormir dans la chambre des parents et encore moins dans le lit des parents car cela éveille chez lui des fantasmes de séduction qu'il est incapable de maîtriser sans bien savoir pourquoi il ressent cela. De même qu'on ne fait pas l'amour dans une chambre lorsque l'enfant y dort, car dormir ne veut pas dire rien percevoir.

La vue d'un sexe adulte sans y être préparé et sans être demandeur est traumatisant.
Par contre, il n'est pas rare que l'enfant s'intéresse aux organes génitaux adultes de son propre sexe. La fille va passer son temps à entrer dans la salle de bains lorsque sa mère y est, le fils va ouvrir la porte des toilettes lorsque son père y est. L'enfant a besoin d'explications sur ce qu'il va devenir et d'être rassuré sur la réalité de son sexe (n'oubliez pas que les filles ont un sexe).
(certain(e)s me diront que tout le monde à toujours été à poil chez eux et qu'il n'y a jamais eu de débordements. Alors demandez vous réellement ce que vous en pensiez, vous serez sans doute surpris(e) )


Et si l'enfant surprend ses parents dans leurs jeux érotiques, c'est certes déconcertant mais en aucun cas génant car cela voudrait dire que la sexualité ce n'est pas bien. Il vaut mieux expliquer à l'enfant qu'il existe des jeux réservés à l'adulte qu'il découvrira lui même lorsque le temps en sera venu. Le plaisir existe pour les enfants et pour les adultes, c'est juste que cela se passe différemment.


(Cela me rappelle un jeune homme de 16 ans que j'avais en consultation. La mère nouvellement divorcée et ayant obtenu la garde du garçon, dormait encore chez son ex dans la chambre du fils en attendant de trouver un appart. Et le jeune homme dormait dans la chambre de la mère. La mère (fort jolie d'ailleurs) dormait sur un matelas par terre à côté du lit de son fils. Lui la voyait tous les soirs déambuler dans sa chemise de nuit. La mère comme le fils ne comprenait pas le mal-être qui existait chez le garçon. Si le fils a bien compris pourquoi cela le génait que sa mère dorme dans sa chambre et que cela expliquait en partie pourquoi il était accro aux sites porno, la mère n'a jamais voulu entendre l'éveil sexuel de son fils à la vue de cette belle femme en chemisette qui frôlait son lit toutes les nuits... ).

L'Oedipe ne dure pas de la même façon chez le garçon et la fille.
Chez le garçon, l'Oedipe dure environ 2 à 3 ans. Ce qui fait que les interdits doivent être clairs très rapidement.
Ensuite on n'en parle plus et on saura si l'enfant à résolu son Oedipe lorsqu'il sera capable d'aller chercher une compagne ailleurs (et qu'elle ne ressemble pas trop à sa mère !).

Pour la fille l'Oedipe cesse entre 6 et 8 ans. Puis la petite fille entre dans une période de "latence" pendant laquelle tout les interdits fournis les années précédents vont se mettre en place et être intériorisés. Le jeu de la séduction cesse et désormais la petite fille est plus tournée vers son père. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut plus être attentif, bien au contraire.

Car entre 12 et 16 ans, l'Oedipe va resurgir. La mère devient une concurrente qu'il faut éliminer. Cela passe par le langage et le rejet d'être la copie de sa mère, de lui ressembler. La jeune fille n'accepte plus ce que dit sa maman. Seul le père a le droit de cité brutalement. La jeune fille tente de nouer le dialogue avec lui, elle veut toujours sortir avec lui (et prend la place de la mère à son bras, ne soyez surtout pas dupe). La mère devient la harpie qui nie le père.

Et il faut redoubler de vigilance, car le père doit sans cesse rappeler à sa fille qu'elle n'est pas sa reine, mais bien sa princesse, c'est à dire sa fille. Il doit refuser d'entrer dans le jeu de séduction, car la jeune fille doit aller chercher hors de la famille son prince. Et c'est en y arrivant qu'elle réussit son Oedipe (sauf si le petit copain ressemble physiquement ou psychologiquement au père). Le jeune fille passe alors d'une libido psychologique à la sexualité adulte.

Lorsque le complexe est résolu les parents perdent de leur intérêt sexuel et il devient même impossible d'envisager qu'on puisse être né de la sexualité des parents.

Enfin, pour conclure, sachez qu'en psychologie on utiliser le terme "parent" ou les termes "père" et "mère", cela ne veut en aucun dire que l'Oedipe se fera exclusivement sur le père ou la mère. Il faut prendre ces termes au sens large. Une petite fille peut très bien faire son Oedipe sur un ami de la famille et le petit garçon sur sa tante, en général une personne qu'il voit souvent. L'enfant choisit "l'objet d'amour" en fonction de ses affinités et de l'accessibilité de cet objet. Que les parents ne soient pas jaloux, parce que cela voudrait dire qu'ils exigent de leurs enfants un amour exclusif et c'est le signe d'un Oedipe mal résolu !






dimanche 13 décembre 2009

Méditation du dimanche - 24



Le besoin d'entendre affirmer
par d'autres tout le bien 
qu'on pense de soi 
trahit le faible crédit 
que l'on accorde 
à sa propre opinion 
 

mercredi 9 décembre 2009

Jeux




Bon alors aujourd'hui c'est quand même creudi. Et j'ai une pensée (tardive certes) pour les enfants qui désespèrent rien qu'à l'idée de retourner à l'école demain.

Alors pour finir la journée en beauté, voici un site ("Orisinal Sunshine") où ils vont trouver plein de petits jeux pas si faciles que cela.
Et je ne m'inquiète pas les parents, demain matin ils sauront expliquer à leurs petits toutes les "ficelles" parce que, eux, ils auront joués toute la nuit !!

C'est ICI.

Perso j'aime beaucoup le scaphandrier, les coccinelles, les araignées... Attention certains jeux sont très rapides ou pas si simples que cela peut en avoir l'air.


Amusez vous bien !

humour




lundi 7 décembre 2009

Automutilation, transfert.... et contre transfert




 

Une de mes patiente, 17 ans, se gratte l'avant bras et me sort tout à trac "j'ai recommencé à m'automutiler".


"Ah bon, où ça ?" dis-je (alors que je m'en doute).


Elle relève alors sa manche droite de pull et me montre son avant-bras.
Elle est sur le canapé. Je m'approche, me met à genou devant elle et lui prend délicatement le bras.

Je constate quelques traces dans tous les sens mais bien cicatrisées.


"Pourquoi tu me sors ça maintenant ?" dis-je.


"Parce qu'à la fin d'un de mes cours, le prof est venu me voir et il m'a demandé pourquoi j'avais des traces sur les bras et si j'allais bien". "oui, oui, tout va bien" a-t-elle assuré.


Je lui réponds que certes son prof n'a peut être pas eu beaucoup de tact mais que ça n'a pas du être facile pour lui de faire la démarche d'aller la voir, qu'il ne savait certainement pas comment aborder le problème et que c'était quand même bien de sa part de se préoccuper de ses difficultés.



"C'est vrai, c'est gentil de sa part, mais j'aime pas l'idée qu'il perde son temps là-dessus" me répond-elle.


Je suis toujours là à genou devant elle.


"Et l'autre bras ?" lui dis-je faussement dupe.


"Non, non (affolée) y a rien. Non non, ça vaut pas la peine".


"Allez montre moi, tu sais bien que je ne vais pas te disputer. Allez fait voir".


Elle remonte alors doucement sa manche gauche.
Et paf, plein de traces pleines de sang séché. L'avant bras en est plein. Des lignes bien alignées les unes contre les autres (comme sur le photo ci-dessus).



"Comment tu te fais ça ?"


"Oh, j'ai laissé tombé le rasoir, j'allais très profond et j'avais toujours peur d'aller trop profond. Alors là c'est avec la pointe d'un compas ce matin" me dit-elle en souriant.


"Ca te fait mal ? Bon je devrais même pas poser la question, parce que c'est ce que tu veux : que ça fasse mal".


"Non, ça fait pas mal... malheureusement".


Elle baisse sa manche.

Je reprends ma place. La séance continue.
A un moment elle se frotte l'avant bras, celui qui est blessé.



"Ca te fait mal ?"


"Non, mais ça gratte, c'est pas grave".


"Si si, c'est grave justement. Je ne te laisse pas partir sans avoir désinfecté ça".


Elle remonte sa manche. "Non non c'est pas la peine. C'est rien."


"Ouais, mais je ne te laisse pas partir sans avoir nettoyé. Tu m'attends là, tu bouges pas, je reviens avec du désinfectant".


Je reviens avec mon coton et ma bouteille. Elle est assise sagement sur le canapé. Le bras pendant, la manche remontée.


Elle lève la tête et me dis "les psys sont tous aussi gentils que vous ?"


"Euh (bien embêtée), je suppose que oui, y a pas de raison. Bien que je l'avoue j'ai un côté "bonne poire" dis-je en riant.



Je me remets à genoux et lui attrape délicatement son avant bras.
Je passe le coton imbibé dessus.

"Ca pique ?"


"Non."


"Mince, c'est bête que ça fasse pas mal non ?" dis-je en riant.


Elle sourit et me sort brutalement "mais je vous fais perdre votre temps là !".


"Ben non, mon temps c'est moi qui le gère, si je veux le perdre c'est moi que ça regarde, mais je ne le perd pas, il n'est pas question que je te laisse partir comme ça".


Le coton devient tout marron du sang seché et laisse apparaître des traces peu profondes.


"Ah" me dit-elle en rigolant "en fait c'est pas si grave que ça !"


Je lève le tête vers elle, je lui fait les gros yeux tout en souriant "faut pas croire que parce que je désinfecte tes blessures que j'approuve ce que tu fais !".


"Non, je sais bien, j'avais bien compris" dit-elle sur un ton de petite fille prise en faute. "Mais, ça m'embête parce que je vous dérange".


"Si ça me dérangeait, je ne t'aurais pas proposé de le faire."

Je me relève. "Bon laisse sécher 30 secondes et tu peux partir".


Elle se lève et je vois bien qu'elle est prête à me faire la bise.


Mais pour une fois, je ne lui serre même pas la main.




Quels beaux transfert et contre-transfert !!




dimanche 6 décembre 2009

Méditation du dimanche - 23




Un sot a beau demeurer
des années en contact avec la science, 
il ne connaîtra pas plus 
le goût de la science que la cuiller 
plongée dans la sauce 
ne connaît le goût de la sauce.


jeudi 3 décembre 2009

les visages des dirigeants

Le New yorker fait paraître sur son site les photos de 49 dirigeants prises par le photographe Platon.
Ces photos ont été prises en septembre lors d'une réunion de l'ONU.


Si savoir qui est le président de tel pays est aujourd'hui nécessaire, je trouve absolument génial de pouvoir mettre un visage sur ces noms.


C'est ICI et il suffit de cliquer sur chaque photo pour en savoir plus.


Vous constaterez que notre président national d'y figure pas.... Il semblerait qu'il aurait dit qu'il n'aimait pas les photos... !






mercredi 2 décembre 2009

Une punition qui tourne mal...


Dans le cadre des disparition, d'enlèvement ou de meurtre d'enfant, les parents sont toujours les premiers soupçonnés.


Lorsque j'écris parents, c'est au sens large. Soit la mère et le beau père, soit le père et la belle mère.


Ils sont les premiers soupçonnés car dans la majorité des cas, ce sont eux qui font "disparaître" leur enfant.


C'est un sujet plutôt tabou constatons le.


Vous pouvez lire depuis 2 jours les péripéties de la garde à vue de la petite Typhaine disparue en 2005 alors qu'elle avait 5 ans.


La maman divorcée du papa de la petite, avait alors signalé la disparition de la petite qui se serait fait enlever dans une ville de France alors qu'elle se trouvait à une trentaine de mètres de sa mère.


La maman (23 ans) et son compagnon (25 ans) avaient alors lancés un appel médiatique pour qu'on leur rende leur petite fille. Ils avaient collé des affichettes partout. Et surtout avait beaucoup pleuré pour médiatiser leur douleur en espérant que cela toucherait les kidnappers.


4 ans plus tard, les enquêteurs qui ne sont pas totalement débiles, ont fini par avoir des doutes sur les dires de la mère. Bien sur d'autres éléments sont intervenus, comme le fait que déjà 3 jours avant personne n'avait vu la petite à une fête de famille par exemple.


Hop seconde garde à vue. Et cette fois aveux (ah la lampe dans la fiole a encore fait des ravages).


Deux versions légèrement différentes sont obtenues de la maman et du beau père.


La mère souligne que la gamine aurait glissé dans un escalier, que bien qu'un peu assommée on lui aurait fait prendre une douche et qu'elle serait tombée dans la baignoire et serait alors morte.


le beau père explique que la petite avait fait pipi au lit et que pour la punir on lui avait fait prendre une douche froide "qui a duré un certain moment" et que la laissant seule sous la douche, ils seraient revenus et l'auraient trouvé en train de suffoquer mais qu'il était trop tard (le beau père est sapeur pompier).


Bref, une "punition qui tourner mal" nous dit la presse.


Dire cela c'est atténuer complètement la maltraitance sous-jacente.
Merde, elle s'est noyée c'est pas de bol quand même. Quelle abrutie cette gamine, alors que les parents étaient partis lui trouver des vêtements secs, elle n'a même pas su attendre leur retour.


Mettre une gamine de 5 ans qui a uriné dans son lit sous la douche froide, serait donc "une punition" acceptable ?
Et le fait qu'elle en meurre un coup de malchance ?


Est-ce donc si difficile d'écrire qu'ils ont laissé la gamine se noyer ?
Est-ce donc si difficile d'écrire qu'ils la maltraitaient ?


Ah oui, j'oubliais que normalement la mère n'avait pas la garde de l'enfant (mais avait la garde de la plus grande fille). Un soir elle s'était présentée à l'école et l'avait pris avec elle alors qu'elle n'y était pas autorisée.


Est-ce donc si difficile d'écrire que la mère était une enleveuse d'enfant ?


En fait elle était déjà morte depuis plusieurs jours lorsqu'ils ont déposer plainte pour disparition d'enfant. Entre temps, ils avaient eu le temps d'aller enterrer le corps dans une forêt Belge (j'espère qu'ils ont pensé à ramené des Léonidas au retour).


La Justice semblerait vouloir retenir l'accusation d'homicide involontaire.
Un homicide c'est le terme juridique pour désigner un meurtre.


Pourquoi donc écrire "punition qui tourne mal" et pas "meurtre" ?
Les médias pourtant si friandes de faits divers dont raffolent des foules prennent bien des gants dans cette affaire.
C'est qu'il s'agirait de faire pleurer dans les chaumières.
Les pov' parents ! Et la maman qui a du des enfants si jeune ! Trop jeune certainement pour savoir s'en occuper ! Et puis une gamine qui glisse dans la baignoire, ça peut arriver à tout le monde ma p'tite dame !


"Mort de la petite Typhaine" ou "Meurtre de la petite typhaine par ses parents"...

Vous remarquerez que ça ne génère pas la même émotion...


L'enfant a t elle été enroulée dans le rideau de douche ?


lundi 30 novembre 2009

Est-ce qu'on vit tous dans le même monde ?



A ceux qui élèvent des enfants, il doit devenir de plus en plus difficile de leur inculquer les règles de bases du respect ou tout simplement des valeurs.


Ainsi on apprend aux enfants que "mentir ce n'est pas bien"


Mais quand Nico se vante d'avoir abattu à lui tout seul le mur de Berlin avec une journée d'avance, ça ne donne pas un super exemple.


On explique à nos charmantes têtes blondes et brunes que "tricher c'est pas bien"


Mais quand un footeux permet de gagner en trichant et tout le monde s'en contrefiche, ça la fout mal.


On dit aux plus jeunes que "les choses ont une valeur" afin de leur expliquer le respect du travail d'autrui la valeur travail derrière l'argent.


Mais lorsqu'on voit toutes les constructions publiques payées avec les impôts qui ne servent à rien, les adultes eux mêmes commencent à avoir des doutes.


Les parents expliquent aux enfants que "les femmes sont douces et maternantes".


Mais en regardant les infos à la télé, les gosses découvrent des femmes qui maltraitent, abusent ou tuent leurs enfants.


Les parents peinent à faire prendre conscience à leurs enfants qu'on doit être pudique et "qu'on ne montre pas sa culotte à tout les passants".


Mais devant toutes les librairies ont voient des panneaux avec des nanas à poil (ou sans d'ailleurs), même que Miss Californie a fait des sextapes.


Les parents sermonnent leurs enfants en leur apprenant "qu'on ne parle pas à des inconnus, c'est dangereux".


Mais que la violence sexuelle sur enfants est issue à 75 % de la violence intrafamiliale (statistiquement, 1 enfant sur 7 en primaire est abusé sexuellement et 1 sur 5 est maltraité).


Il s'agit aussi de faire comprendre aux enfants qu'ils ne doivent pas être tyranniques et que "le monde n'est pas centrés sur eux".


Mais ceux qui réussisent le mieux dans les entreprises sont ceux qui savent se mettre en avant et utiliser les autres sans scrupule. Les plus faibles seront éliminés, comme à France Télécom.



On s'évertue à donner aux enfants une alimentation équilibrée, même s'ils n'aiment "que les pâtes, le riz et les pommes de terre".


Mais que de toute façon l'obésité les guette, comme actuellement 1 enfant sur 5.


Après tout "il n'y a pas que l'argent dans la vie".


Et que c'est bien pour cela que tous les parents rêvent que leur gosse intègre une "grande" école.


Que de toute façon, il faut "bien travailler à l'école pour faire de bonnes études".


Mais que Jean Sarkozy, avec un bac + 1, il a réussit à devenir administrateur et élu du Conseil Général à 22 000 euros par mois.




Que de toute façon, il faut manger bio, faire du sport, vivre au grand air, pour vivre plus longtemps et en meilleur santé.


Mais qu'on va -peut être- crever de la grippe A (contre laquelle je n'ai pas l'intention de me vacciner).


On expliquera aussi que "les papiers ça ne se jette pas par terre, y a des poubelles pour ça".


Mais on n'oubliera pas que les hydrocarbures, ça se jette sur la plage.


Et pour finir -il y en aurait bien d'autres- qu'il faut "respecter les autres". On ne bat pas, vole pas, viole pas, insulte pas les autres sans risquer une sanction.


Sauf si on s'appelle O.J. Simpson, Bernard Tapie ou Roman Polanski.




Parents, parfois vous n'avez pas l'impression que vous apprenez n'importe quoi à vos gosses ?



vendredi 27 novembre 2009

Souvenez vous....

Si je vous dis "Tigrette et Monsieur Tigre", vous pensez à quoi ?


Mais à "Autobus à Impérial" bien sur !


Cette série britanique diffusée au début des années 70 (1972 d'après wiki), mettaient en oeuvre une bande de jeunes ados (Prof, Belle, Solo, Glouton, youpla et Tigrette) et... une peluche appelée "Monsieur Tigre". Titre original : "Here come the Double-Deckers"


Cachés dans leur QG, une carcasse de bus à impérial, ils résolvaient de enquêtes très simples (l'enlèvement de Monsieur Tigre en était le point culminant).


Je ne résiste pas à vous mettre le générique d'origine en anglais (je ne l'ai jamais vu en français d'ailleurs) plein de peps et typique des années 70.


Et pour vous le faire en karaoké, voici les paroles :


Get on board, get on board
come and join the double-Deckers
Take a ticket for a journey
On our double-decker London bus
ring the bell, toot the horn
When you ride with the Double-Deckers
Fun and laughter are what we're after
On our double, double, double-decker bus









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