lundi 30 mars 2009

"Le viol est moins grave que l’avortement"

Elle a 9 ans et habite dans une petite ville brésilienne. Il y a quelques jours, elle ressent des douleurs et sa mère la conduit à l’hôpital.

La fillette est enceinte de 3 mois.

La police découvrira rapidement qu’elle est violée par son beau-père (23 ans) depuis l’âge de 6 ans, tout comme l’est sa sœur aînée handicapée (14 ans).

La mère ne s'est doutée de rien et affirme que son compagnon était très gentil avec ses enfants.

Le beau-père risque 15 ans de prison pour viol, pédophilie et abus sur mineur.

Au Brésil, l’avortement est interdit -ce que le ministère de la Santé voudrait changer- , sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Les deux cas (ils précisent qu'il y a risque de mort pour l'enfant) sont réunis et les médecins n’hésitent pas, la grossesse comportant d’autant plus de risques que l’enfant est enceinte de jumeaux.

Mais l'Eglise catholique s'insurge. En tout cas Mgr Cardoso Sobrinho, l'archevêque de Recige, qui tente en vain la voie judiciaire pour empêcher l'interruption de grossesse.

Ayant échoué, il excommunie l'équipe médicale dans son entier et la mère de l'enfant.

Pas le beau-père ?

Selon le prélat, « le viol est moins grave que l’avortement ».

Le Vatican a pour sa part, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques, approuvé Mgr Sobrinho : « C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre. »

Je m'étonne que personne ne se soit appesanti sur cette affaire.
Il est vrai que les déclarations du Pape sur le préservatif ont submergé les "unes".
Pourtant c'était un sujet qui portait à réflexion.
En effet, l'église par sa réaction, reconnaît le droit au viol.
Ainsi il est donc désormais possible de violer sans que cela entâche l'âme du violeur.
Violer ce n'est pas si grave, c'est puni par les Lois civiles certes, mais n'aimait-il pas tellement sa prochaine qu'il n'a pu résister ?
Bon allez, c'est un point de vue que je ne discuterais pas ici, ce blog n'étant pas à mon avis le lieu à discussion théologiques.
Mais si vous voulez donner votre vision et peut être nous éclairer, n'hésitez pas.

Si on se base sur des aspects plus terre à terre, la réalité d'une grossesse à 9 ans n'est pas sans risque.
Certes si la jeune fille a pu tomber enceinte c'est que ses hormones tournent à plein régime.
Mais ce n'est pas parce que les hormones sont le signe que la grossesse est possible que le corps est prêt à assurer.
Aucune photo de l'enfant n'ont été diffusées afin de préserver son anonymat, mais des dessins la représentant grossièrement sont parus.
On y voit une enfant guère différente de toutes les petites filles de 9 ans.
Petite, fluette, non formée.
Ce corps n'est pas encore adapté à la grossesse et les risques sont très élevés pour elle.
Une grossesses gémellaire n'est pas sans danger déjà pour une adulte.
Les foetus ont une chance de naissance plus faible que les foetus uniques.
Alors une enfant de 9 ans, enceinte de jumeaux, c'est quasi risque de mort pour elle et pour les enfants.
Une enfant de 9 ans, c'est environ 30 kilos.
Uen grossesse gémellaire c'est environ 20 kilos, soit les deux tiers en plus de son poids initial avec risques d'hypertension, diabète, toxémie...

Supposons...
Supposons que cette enfant aie gardé sa grossesse et aie survécu, doit on dire que cela aurait une bonne issue ?
Je vous laisse seuls juges avec vos convictions et vos raisonnements.
J'y ajouterais juste que le viol est un meurtre psychique.
Il est difficile de s'en remettre, mais cela est possible avec un suivi, mais cela laisse des séquelles jusqu'à la fin de la vie.
Le viol par l'inceste est un double meurtre.
Le viol donc.
Et l'inceste, qui se construit sur la trahison de celui qui est censé protégé et qui représente la Loi sociale.
Les jeunes filles qui ont subit l'inceste construisent très difficilement leur vie.
Il leur reste des peurs, une estime de Soi faible, une méfiance dans tout et tous, une difficulté à aimer et à s'aimer.
Et que dire des répercussions sur les enfants ?
Une fillette de 9 ans est-elle capable d'élever et de subvenir aux besoins de 2 enfants ?
Ne risque t elle pas de les rejetter puisqu'ils sont les enfants issus d'un viol ?
Et s'ils ressemblent à l'agresseur ?

Et pour finir, on n'a pu lire nul part son regard sur sa situation.
Pudeur des médias ?
Ce serait bien la première fois.
Sans doute les risques étaient ils trop importants pour que l'on se livre à des tergiversations.
Je ne suis pas là pour vous dire si je suis pour ou contre, mais sans doute l'avortement n'était pas son choix.
Car elle n'a pas été excommuniée, elle.

Signalons au passage que certains évêques ne soutiennent pas la position de leur collègue et se sont insurgés contre le "besoin d'ajouter de la souffrance à la souffrance".

samedi 28 mars 2009

Choix du prénom d'un enfant... Vous avez dit hasard ??


Il y a des moments dans la vie où il faut prendre de sacrées décisions.
Décider de faire un enfant en est une.
Décider du prénom qu'on va lui donner en est une autre.

Envisager un prénom, c'est déjà donner un sens à la vie de cet enfant.
Prénommer, c'est admettre, accepter et anticiper que l'enfant va naître et que quelque part il vit déjà avec ses parents.
La question est aussi de savoir si on connaît ou pas le sexe de son enfant.
Il faut bien le reconnaître, ceux qui font le choix de ne pas savoir "s'approprient" moins vite leur enfant.
Pendant toute la grossesse, ils l'appellent "mon bébé", parlent de lui en terme de "il", ne le visualisent pas.
Cela a été comme cela pendant des millénaires.
Les enfants ne s'en portent pas plus mal... au premier abord.
Au second abord, l'enfant a du et fait encore parfois face à la déception d'un ou des parents qui se retrouve avec une fille alors qu'ils étaient persuadés que c'était un garçon ou l'inverse.
L'enfant alors né reçoit de plein fouet la déception voire le rejet inconscient.
Les parents s'en remettront peut être. Mais il faudra du temps.
A l'enfant aussi.
Mais c'est un autre sujet.
Et cela ne concerne bien sur que les parents qui ont des attentes dans la procréation.

Et puis y a ceux qui savent.
Désormais c'est possible et de plus en plus facile à voir, les échographies étant de plus en plus fines.
Sauf si le gosse s'obtine à tourner le dos dès qu'on ausculte la mère !
Le bébé devient alors "il" ou "elle", les parents s'imaginent déjà avec cet enfant.
Et ceux qui sont déçus ont quelques mois pour faire le deuil de l'enfant parfait et des attentes qu'ils projettaient sur lui.

Dans tous les cas, les parents font d'abord une liste chacun de leur côté (dans leur tête ou sur le papier ) et confrontent leurs idées.
Il est rare que ça "colle".
Et ça que ce soit pour un garçon ou une fille.
Alors commencent des négociations.
Y en a qui veulent absolument des prénoms avec un "a" dedans, d'autres pour qui dans la familles tous les prénoms commencent par la même lettre, d'autres qui veulent des prénoms celtiques.... et l'autre parent qui n'est pas d'accord.
Le processus de prise de décision du choix du prénom est représentative de l'entente dans le couple et de son mode de fonctionnement.
Ainsi je pense à un couple en désaccord perpétuel (et qui a divorcé après la naissance), elle d'origine tunisienne, lui français. Chacun voulant un prénom représentatif de sa culture d'attachement. Jusqu'à la naissance ils n'ont pas été d'accord et c'est la sage-femme, excédée, qui a finit par les mettre d'accord en créant un prénom composé en accolant les deux prénoms !

Mais mon sujet d'aujourd'hui, contre toute attente, ne traite pas du processus de décision.
Mais du prénom lui même.
Chacun croit faire original.
Chacun croit attribuer un prénom par un choix libre.
Qu'en est-il en fait ?

Des études en psychologie démontrent que le choix du prénom n'est en aucun cas lié au hasard.
On n'attribue pas Yassine, Kevin, Pénélope ou Charles-Edouard pour les mêmes raisons.
Bien sur, brutalement écrit comme ça, ça vous saute aux yeux.
Oui bien sûr que le prénom est symbolique.
Symbolique du milieu social d'origine, des cultures d'origine, de la religion des parents, des prénoms eux mêmes des parents, des attentes des parents.

Et aussi des évolutions de la Société dans laquelle on naît.
Ainsi les prénoms suivent des modes. Et même des cycles.
En France si les prénoms qu'on appellent "anciens" mais qui n'avaient jamais disparus de certaines classes sociales restent une base constante (tels que Marie, Charlotte, Lucien, Jules...), selon les années on a vu des passions pour les prénoms bretons, celtiques, portugais, puis italiens, puis anglo-saxons, puis arabes...

Les prénoms suivent aussi la courbe d'accélération de notre rythme de vie.
Ainsi au fur et à mesure que nous accélérons le rythme et notre stress, les prénoms sont de plus en plus courts.
Les prénoms composés, presque totalement disparus aujourd'hui, étaient l'appanage du début du XXème siècle.
Puis les prénoms à 4 syllabes, puis à 3 trois.
La tendance aujourd'hui en France est encore à 2 syllabes (Lucas, Sylvia, Clara, Killian, Luna, Enzo...).
Mais gageons que nous seront vite rattrapés par la "mode" américaine de n'attribuer que des prénoms d'une syllabe (Léa, Liv, Jo, Jim, Tom) voir 2 lettres (Oa, Li, Al ...).
Et bien sûr en y superposant des graphismes de plus en plus sophistiqués, si bien qu'aujourd'hui on est toujours obligé de demandé à quelqu'un comment s'écrit son prénom, même s'il se prononce de façon simple (par ex. : on trouve des Sarah, Sara, Ssara, Cara (avec une cédille), Saraa...).

Je citerais encore la prépondérance de prénoms liés à certaines personnalités ou événements survenus. Ainsi, 2008 aura vu la recrudenscence d'enfant prénommés Barrack ou Obama, mais vous avez aussi les Jenifer dont les parents regardaient trop la série 'Friends", les Laura dont les parents sont fans de Johnny Hallyday et sans oublier les fameux Appolo ou Soyouz.
Doit bien y en avoir des prénommés "Spock"...

Donc en attribuant un prénom à votre enfant vous êtes en fait aussi fortement influencé sans le vouloir par l'environnement dans lequel vous évoluez.

Et vous répondez aussi aux attentes de votre environnement.
En effet, on a étudié les effets des prénoms.
Ainsi on présente une photo à un groupe en attribuant à cette photo un prénom rare et la même photo à un groupe en attribuant un prénom banal.
On demande à ces groupes de bien regarder la photo et d'en déduire des traits de caractères.
Les conclusions sont sans appel, les photos avec un prénom rare sont moins bien perçues que celles avec un prénom banal.
Les personnes sont perçues plus agressives, comme présentant des troubles de l'attention voire des pathologies mentales.
Surtout chez les garçons, car en général les garçons ont des prénoms moins "originaux" que ceux des filles, donc tous prénom rare fait sortir tout particulièrement du lot celui qui en est affublé.

Contre toute attente, choisir un prénom 'à la mode' garantie une meilleure intégration car une meilleure perception par les autres.
En effet, le prénom est perçu comme banal, entendu un peu partout il devient familier et donc les autres seront plus généreuses et altruites avec ces personnes.
Mais attention, suivre la mode marque définitivement du temps de la naissance.
Ainsi, se prénommer Christiane ou Gérard vous place automatiquement dans les personnes nées autour des années 50.
Pour éviter cela il suffirait d'attribuer à un enfant un prénom hors du temps.
Soit 'classique' comme Catherine, Jean, Marie, Thomas.
Soit un prénom original, mais avec toutes les perceptions qui vont avec.

Les parents, ces déçus de leur enfant, leur attribueront des prénoms soit unisexes, tels que Pascal(e), Dominique, Camille.
Ou modifieront la graphie du prénom.
En effet un prénom masculin dont la graphie est modifié est perçu comme plus féminin (Hadrien/Adrien).
Même effet pour les prénoms féminins qui seront perçus comme plus masculins (Valérie/valéry).
Ce qui suscitera chez les autres des attentes allant dans le sens du prénom (+ féminin ou + masculin).

Comme on pourrait aussi s'en douter tout cela à un impact direct sur l'enfant.
Un prénom rare éloigne l'enfant de la norme.
Il faudra donc que les parents le valorise suffisamment pour le soutenir dans sa "déviance".
Déviance qui doit devenir une force et pas un boulet.
Les filles à prénoms plus masculins (Marie-Pierre par ex.) sont en général des filles plus autonomes, moins collées à leurs parents, avec un tempérament de leader et... plus raffinées.
Contre partie, elles n'aiment pas leur prénom, ce qui ne leur donne pas une bonne estime d'elles-mêmes.

Alors que faire ?
Réflechir comme le font tous les parents.
Choisir mais pas juste sur un coup de coeur ou une mode ou un truc entendu.
Choisir à la lumière de tout ce que je viens d'écrire.
Mais surtout choisir pour l'enfant.
Pas pour soi.


mardi 24 mars 2009

Le Q.I.


le Q.I. ou Quotient Intellectuel.
Je ne sais même pas pourquoi je l'écris, parce que tout le monde sait ce que veulent dire ces deux lettres.
Tout le monde sait ce que ça veut dire, mais personne ne sait ce que ça recouvre.

Alors c'est quoi le quotient intellectuel ?
Je te le demande.
Pour tout vous dire personne n'en sait rien.
On trouve des milliers de définitions.
On trouve aussi des milliers de propositions commerciales pour vous le mesurer.

Dans le langage général la notion de Q.I. représente l'intelligence.
Alfred Binet lui-même, le célèbre inventeur du premier test de Q.I., a qui on demandait ce qu'était le Q.I. ne répondit-il pas "c'est ce que mesure mon test" ?
Voila, c'est exactement ça.
Le Q.I. c'est une mesure. Mais une mesure de quoi ?

Les professionnels, dont je suis, vous parleront de "facteur G".
Le facteur G, n'est pas Gérard celui qui travaille à la Poste, celui qui me montre son....euh non, ce n'est pas lui.
Le facteur G est un facteur "général", celui qui mesure à la fois vos connaissances et la capacité que vous avez d'utiliser ces compétences.
On ne dit pas "elle est intelligente" on dit "elle a un sacré facteur G".
Attention messieurs, ne dites pas ça à vos copains devant une femme, elle risque de vous mettre une baffe.
Le risque de confusion avec le "point G", un truc sessouel qui n'intéresse que les obsédés, c'est bien connu (donc aucun de mes lecteurs) (ou si peu) peut être dangereux.

Le facteur G fait appel à des notions abstraites qui sont elles-mêmes des intelligences.
C'est pour cela que le facteur G exprime en fait "l'intelligence générale".
Mais pas la totalité de l'intelligence d'une personne.
De plus les tests de Q.I. sont aussi corrélés à la culture d'origine.
Les test dit d'intelligence non corrélés à la culture sont rares et en général les tests sont traduits et validés pour correspondre à une culture donnée.
Ainsi si vous passez un test de Q.I. américain traduit sans validation, le genre de ce qu'on trouve sur le net, il ne sera pas adapté à votre culture et votre mode de vie, vous risquez donc de vous retrouver avec le Q.I. d'une moule.

On ne mesure pas le Q.I. d'un adulte et d'un enfant de la même façon.
L'intelligence générale augmente jusqu'à l'adolescence puis se stabilise (elle est "cristallisée").
On mesure donc le Q.I. d'un enfant par rapport aux autres enfants du même âge.
Certaines notions sont acquises tard.
Ainsi il faut attendre 12 ans pour que certaines notions soient compréhensibles et abordables cérébralement (comme certaines conversions par exemple).
Le Q.I. élevé pour un enfant à un âge donné n'en fait pas un génie.
Et non.
C'est juste qu'il a acquis certaines capacités cérébrales plus tôt que les autres.
D'ailleurs il n'est pas rare qu'il soit rattrapé par ses petits camarades 1 ou 2 ans plus tard, parce qu'eux ont mis plus de temps à acquérir la maturité cérébrale nécessaire à certaines épreuves.
De même un enfant peut évoluer dans un milieu stimulant à un moment donné, mais ensuite le milieu "stagne" et n'apporte plus rien de nouveau à l'enfant.
Et puis certains enfants s'ils montent en flèche, atteignent tout simplement la limite de leurs capacités plus tôt et resteront à l'âge adulte avec un Q.I. banal.
C'est d'ailleurs pour toutes ces raisons qu'aujourd'hui quasiment plus aucun psychologue n'accepte de faire passer des tests de Q.I. à un enfant, bien que cela reste très rémunérateur (compter environ 250 euros).
Un constat général était que la mesure du facteur G répondait plus à une attente des parents qu'au besoin de servir à l'enfant.
Sauter une classe pour un enfant, ça fait plaisir aux parents ça fait souvent du mal aux enfants.
Mais ces parents là s'en foutent, ce qu'ils veulent c'est exhiber un monstre de foire, ça valorise l'estime de Soi des parents.
Le Q.I. d'un enfant ne veut donc rien dire s'il n'est pas rapporté à d'autres notions comme sa capacité d'apprentissage, sa concentration, sa maturité émotionnelle...Bref une évaluation globale qui permettra alors seulement de voir si l'enfant est "hors norme".

Chez l'adulte c'est très différent.
Il existe donc l'intelligence cristallisée.
Mais aussi une intelligence dite "fluide" qui évolue au gré des rencontres de la vie, des milieux d'évolution, des expériences diverses, de son intérêt pour la culture (cette fois au sens de connaissances).
Les tests de Q.I. pour adultes vont donc mesurer à la fois votre intelligence générale et votre culture.
On fait un mix.
En effet, on considère qu'à un âge donné certaines notions sont acquises (vocabulaire, calcul mental, orientation,...).
L'adulte sera donc comparé selon les autres adultes de son âge sur des critères plus large.
(non on ne demande pas si tu fais un 44).

En général, la culture et les expériences d'un adulte vont en s'accroissant avec l'âge.
D'ailleurs on sent bien tous qu'on en sait plus aujourd'hui qu'il y a 10 ans (surtout si tu viens souvent sur ce blog...Lol) et on se sent plus intelligent.
Ca pose un problème.
Donc plus on vieillit plus le Q.I. de comparaison est élevé.
Donc on a de fortes chances d'avoir un Q.I. qui régresse car on se compare à une population de plus en plus "intelligente".
Cela ne veut donc pas dire que l'adulte est moins intelligent sur le plan général, puisque son intelligence dite cristallisée n'a normalement pas "bougée", cela veut tout simplement dire qu'il n'est pas assez intelligent sur le versant culturel parce que soit son milieu actuel n'est plus stimulant soit il n'acquière plus de culture générale.

Pour rappel, le Q.I. moyen en France pour un adulte est de 100.
100 quoi ? 100 points.
Ces points sont obtenus par un calcul savant entre additions des résultats et pondérations pour chaque épreuve.
Ce qui fait que l'échec à une seule épreuve mais fortement pondérée peut vous faire drastiquement baisser votre Q.I.

La Q.I. donc n'est pas la mesure de l'intelligence.
Mais bien "des" intelligences.
Et encore pas de toutes.
On considère qu'on estime seulement 70 % de la totalité des intelligences. 30 % restent sur le carreau.

Je l'ai déjà dit on ne peut donc comparer des Q.I. de personnes de cultures d'origine différentes.
Ainsi si on fait passer des tests américains à des aborigènes d'Australie on obtient des Q.I. faibles.
Mais si on se penche au-delà des points, on s'aperçoit que les aborigènes ont un Q.I. sur l'orientation spatiale extrêmement élevé. Or cette "intelligence" est peu pondérée puisque peu nécessaire chez un américain "moyen". Il faudrait donc revalider le test et les pondérations en tenant compte des acquisitions et intelligences nécessaires dans tel ou tel milieu.
En fait, c'est comme comparer un pigeon et un être humain.
(non je ne compare pas les aborigènes à des pigeons, c'est juste pour bien vous faire comprendre par la caricature, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas pensé)
Si vous faites passer un test d'intelligence humain à un pigeon, vous risquez d'obtenir des résultats peu élevés sur l'épreuve "vocabulaire" et donc un Q.I. très faible.
Si vous faites passer un test de pigeon à un humain.. J'ai hâte de voir la note que vous obtiendrez aux épreuves "vol en ligne droite" et "utilisation du champ magnétique terrestre" et vous aurez un Q.I. très faible.
Bref, chacun son test, comparons des choses comparables et n'en déduisons pas trop rapidement.

Et pour finir, n'en croyez pas qu'avoir un Q.I. élevé soit enviable.
Toutes les études ont démontré que les personnes "surdouées" ont de grosses difficultés à s'adapter en Société.
Difficultés d'apprentissage scolaire parce que le système et le rythme ne leur conviennent pas, difficultés relationnelles parce qu'elles s'ennuient vite avec les autres et parce qu'elles ne savent pas comment les aborder, difficultés de réussite dans la vie parce que les "surdoués" sont plus axés sur l'épanouissement personnel que sur le travail et l'argent. et difficultés parce que les autres sentent bien qu'ils sont "différents".
Pour vous donner un exemple perso, car vous aimez les anecdotes croustillantes.
J'ai passé à la fac un test de Q.I. (celui qui s'appele "WAIS").
Mes résultats, malgré un demi-échec à une épreuve fortement pondérée, m'a valu l'admiration de mes compagnons de classe pendant quelques semaines.... et le rejet par mes profs (car ça s'est su) durant tout le reste de l'année. J'aurais nettement préféré le contraire moi je vous le dis.

J'édite pour ajouter que pour passer des tests de Q.I. il faut être en forme. Si on passe les tests lorsqu'on est enrhumé, qu'on n'a pas assez dormi, qu'on a bu de l'alcool.. ou qu'on flippe, il y a de forts risques de se retrouver avec un gros trou noir (dans l'esprit bandes de pervers) et de ne pas arriver à trouver les réponses alors qu'on sait. Comme un examen quoi. La différence est que là il s'agit de mobiliser en peu de temps beaucoup de ses compétences.
Les tests de Q.I. ça se passe comme des jeux. On y va en pleine forme et par curiosité. On y va aussi sans se demander si celui qui fait passer les épreuves se dit que vous êtes un nul ou un génie. Il s'en fout. Et on n'y va pas en ayant des attentes parce qu'alors on se stresse et on y arrive pas.
Bref don relativise.
Y a plein de gens avec des Q.I. moyens qui s'en sortent bien dans la vie.
Et la majorité des gens avec des Q.I. élevés qui ne s'en sortent pas.


Bon c'est pas avec un article pareil que je vais atteindre la suprême superficialité...

lundi 23 mars 2009

Pourquoi les psys n'ont pas (ou peu) d'amis...

Moi, mes amis je les choisis d'abord pour leur gros QI...



Bon celui là je l'écris car il y a une attente évidente de mon lectorat sur ce sujet.
Une attente compatissante j'espère.
Pas un truc du genre "c'est bien fait, lalalère"...

Crevette m'écrivait il n'y a pas si longtemps que c'était sans doute parce que les psys analysaient tout.
D'abord je ne suis pas tous les psys, ils ne fonctionnent pas tous comme moi.
Ensuite, pourquoi donc un psy n'analyserait-il pas les gens qu'il rencontre ?
Franchement, demande-t-on a un artiste peintre de ne pas analyser l'utilisation de couleurs chez ses amis ?
Demande-t-on à un prof de français de ne pas remarquer les fautes que font ses amis lorsqu'ils parlent ?
Demande-t-on à une boulangère de ne pas s'attarder sur la cuisson de la baguette ?
Demande-t-on à un inspecteur des impôts de ne pas se demander comment ses amis ont bien pu se payer leurs vacances aux Bahamas ?
Soyons sérieux, nous évaluons tous notre environnement et nos relations à la lumière de notre vie.

Mais amis le savent.
Les vrais.
Ne suis-je pas pour eux "la profileuse" voire même la "céréale killeuse" (JP si tu me lis) ?
Il me prennent comme je suis, ils me considèrent Moi et pas parce que je suis psy.
Quand je les vois on se marre, on parle de tout, de rien, on bouffe, on boit, on rit, on se souvient. On parle un peu du boulot de chacun, son évolution...
Mais jamais ils ne leur viendraient à l'esprit de me demander ce que je pense que leur comportement, de me demander un conseil ou un avis. Sauf un avis de comptoir qui est en général une bonne vanne.

Pour tout vous dire des amis, des vrais, j'en ai très très très peu.
D'ailleurs dans la réalité, la popularité ne se mesure pas au nombre d'amis que l'on a.
On n'est pas dans Facebook.
Et puis, je n'ai pas besoin de m'entourer pour me sentir valorisée. Je le fais très bien toute seule, merci.
Comme la majorité des psys.

Dire qu'on est psychologue pose un problème...
Dire qu'on est psychologue, ça jette un froid.
Au début.
Au début, il y en a encore plein pour se dire que le psychologue lit dans les pensées profondes, que le psy, ce vilain, il va tout savoir de vos pensées impures et va vous manipuler.
Croyez moi y'en a un sacré paquet qui y croient.

Puis...
L'éclair se fait.
Voila on y vient : si lui c'est un psy, je vais lui raconter mes problèmes.
Ca marche à tous les coups.
Je ne peux pas dire que je suis psychologue sans que dans les 10 minutes qui suivent la personne en face de moi me raconte sa vie, ses problèmes, ses gosses, ses projets et me demande mon avis et ce qu'elle pourrait bien faire et comment je vois les choses et ce qu'en pense "la" professionnelle que je suis....
Et que même je suis invitée chez cette personne pour le café pour continuer cette intéressante discussion.
Problème, là, je ne suis pas en consultation.
Je ne fais pas de consultation sauvage non.
Je n'en pense rien moi je vous le dis à part que ça me gonfle.

Et je ne mélange pas les genres.
C'est parfois difficile à entendre pour ces personnes.
Mais soit je suis psy avec eux soit je suis amie.
Je ne suis pas les deux.
Même en alternance.
Je ne serais jamais la psy de mes amis.
Je ne serais jamais l'amie d'un ou d'une de mes patient(e)s.
Je ne fais pas de consultations amicalo-professionnelles.
Quand j'ai commencé à "faire la psy" avec quelqu'un je ne deviendrais pas son ami.
Si j'ai commencé sur un ton amical, je ne lui donnerais jamais de conseils psys.

Y a quelques jours encore, je suis invitée chez une jeune femme.
Marrades devant un thé, elle me parle de son projet de création d'entreprise sur le net.
Comme je manipule bien l'informatique, je lui donne mon avis perso sur son site.
Et puis elle me demande si je travaille dans l'informatique.
Ben non.
Je sens la question qui vient et je me demande si je dois mentir ou pas.
Mais si je mens je pars sur une relation amicale biaisée.
Il faudra que je reste dans ce mensonge durant un certain temps puis que j'explique et justifie mon mensonge.
Pas sur que ce soit compris.
Bref, je finis par dire que je suis psychologue.
Aïe.
Vous le voulez dans le mille ?
Elle m'a brutalement débité sa vie, son enfance, ses parents, ses problèmes, les problèmes de ses enfants...
M'a resservit du thé en me demandant ce que j'en pensais, ce qu'elle pourrait faire pour sa vie, comment améliorer les relations avec ses gosses...

Et j"ai passé la porte quelques heures plus tard avec une seconde invitation à revenir parce que "c'est vachement sympa de discuter avec moi, ça ouvre l'esprit, si si". .

Dans tes rêves...

Mais je l'avoue je suis mécréante des fois.
Si si, je fais mon mea culpa.
Des fois je vais faire du shopping.
Centre commerciel Belle Epine, 15h.
Je croise une nana, mère de famille, que je côtoie dans diverses circonstances.
Elle a arrêté de travaillé pour élever ses enfants.
Elle a bien fait, mais c'est son choix.
Pour une raison obscure, j'ai remarqué que dès qu'on fait du shopping en milieu de journée, les gens en déduisent qu'on ne travaille pas.
Cette nana dont je vous parle, me croise, m'interpelle.
Elle essaie de devenir mon amie, c'est clair.
Et finis par me dire d'un air mielleux, supérieur et snob :"Vous faites votre shopping, vous ne travaillez pas. Moi vous savez j'ai repris le travail (Ah ? Je ne savais pas que moi j'avais arrêté) et je travaille à mi-temps ce qui me laisse le temps de passer ici".
Je prends l'air dégagé : "c'est bien, comme je suis psychologue en libéral, ça me permet d'organiser mes horaires comme je veux".
Et je la laisse avec son sac plastique.


Je suis méchante des fois....

Et après je me plains que je n'ai pas d'amis...

samedi 21 mars 2009

Le sens de la vie


Hier je reçois une patiente.
Nous en sommes à sa 6ème consultation.
Presque 40 ans, ado attardée, beaucoup de décès autour d'elle.
D'un fait un trauma survenu il y a presque 20 et sur lequel je ne m'étendrais pas, elle est restée "bloquée".
Un mauvais jour de ses presque 18 ans, elle a décidé de cesser d'exister.
De mourir.
Pas physiquement non.
Mais psychiquement, symboliquement.
Au point qu'elle est devenue "tranparente", inexistante, que personne ne la voit, surtout pas les hommes, qu'on a même été jusqu'à usurper son identité.

Elle a réussi ses études, sans être la meilleure,mais correctement.
Etudes en rapport symbolique avec ses préoccupations.
Elle a vivoté pendant toutes ses années de petits jobs et d'expédients.
De mecs en mecs qui la trouvaient moche et dont elle a appris à se contenter.

Et puis il y a un an elle a trouvé LE boulot.
Celui de ses rêves, auquel elle s'accroche.
Bon salaire, bon statut social.
Alors elle a recommencé à grandir.
Brutalement look d'ado, tatouage, voyages sac au dos, expériences divers et variées....
Presque 20 ans à rattraper, une fin d'adolescence à vivre, tout ça en un temps raccourci.

Elle n'arrive pas à me regarder et me parle en regardant par dessus mon épaule.

Hier donc, 10 minutes avant la fin de la séance.

Elle : (triste) Mais ma vie ? Je ne sais pas où je vais ? Vers quoi je vais ?

Moi : Vous ne savez vraiment pas ?

Elle : non, vers quoi est-ce que va ma vie ?

Moi : Votre vie va vers où toutes les vies vont, celles de tout le monde...

Elle : (embêtée) Non, je ne vois pas.

Moi : Vous savez, un truc qui est là-bas au bout de la vie...

Elle : (dans un souffle) La mort ?

Moi : oui, la mort. C'est la que vous allez, c'est là que nous allons tous.

Elle : c'est vrai, mais j'ai du mal à imaginer.

Moi : c'est normal, comment envisager sa propre mort ? La question que vous devez vous poser n'est pas "où va ma vie ?" mais "je sais où va ma vie, quel chemin vais-je prendre pour y arriver ?".

Elle : (éclairée) Oui, comment je vais occuper ma vie, ce que je vais mettre dedans pour que ce soit ma vie, du mieux que je peux, pour arriver au bout en ayant eu une vie.

Moi : voila. Chacun sa vie. Certains resteront allongés sur un canapé au soleil, d'autres feront plein de choses, chacun son chemin.

Elle : (pour la première fois elle me regarde droit dans les yeux, se penche en avant, souriante comme éblouie) C'est dingue, je viens de comprendre... Oui, cela explique tellement de chose, comment je suis passée dans la vie d'autres personnes et comment les gens passent dans la mienne. C'est donc cela la vie, c'est vivre tout simplement ! Vous venez de me faire comprendre... ! Avant je ne voyais pas l'intérêt de vivre. A quoi ça servait. Vous venez de me donner goût à la vie !!

Fin de séance.


mercredi 18 mars 2009

Analyse psychologique des habitations


J'ai hésité avant d'écrire cet article, parce que j'en ai plein d'autres à l'esprit (le QI, le pape, pourquoi un psy n'a pas d'ami...) et j'aurai aimé tous vous les faire lire en même temps.

Ce serait un non sense.
Déjà que mes articles ne restent pas suffisamment longtemps en tête de ligne pour être correctement référencés et pour attirer des lecteurs.

Bref, le sujet choisit aujourd'hui reflète une question qu'on me pose tout le temps :
"Vous ne faites que des consultations à domicile, mais pourquoi ?".

Je me demande pourquoi j'explique ça ici.
Mes patients ne connaissent pas mon blog.
(et il vaut mieux pas, ça les feraient flipper non ?)
(tiens d'ailleurs, quelle image de moi véhicule mon blog ? A vos plumes !)

Et ceux qui lisent mon blog, ne seront jamais mes patients.
Depuis le temps je m'en serais aperçue.

Rare sont les psy qui font des consultations à domicile.
Les plus malins d'entre vous me demanderont : "et le cadre thérapeutique alors ??"
Si vous saviez ce que je lui dis au cadre....

Une seule chose est importante dans le cadre.
L'argent.
Oui, je sais, j'en vois qui se marrent en se disant que c'est un job de fric et patati et blablabla.
Je ne vais pas revenir là-dessus, y a un article sur le sujet .

Avant, j'avais un cabinet.
Pas un cabinet d'aisance non, juste un petit local dans lequel je recevais mes patients.
Le local, lieu de toutes les turpitudes et de tous les fantasmes est important pour proposer au patient un lieu neutre.
Mais perso, je ne vois pas en quoi le cabinet du psy est lieu neutre.
C'est le lieu du psy, décoré par ses soins, il refléte la personnalité du psy et on force le patient à entrer dans son propre monde.
Je ne vois pas en quoi ça aide le patient.
Patient qui en général est hyper stressé dans ce lieu qui, du coup, ne le porte pas facilement à se confier.

J'ai appris par mon expérience en criminologie à envisager les lieux et ce qu'ils représentent pour ceux qui l'ont occupés ou ceux qui y sont passés.
En gros, vous m'imaginez sur une scène de crime.
Plantée là au milieu, moi.
Imaginez la caméra.
Ralenti. A la Sam Peckinpah.
Puis en partant de mon visage rotation à 360° à l'inverse de ma propre rotation.
Grand angle. A la Jerry Bruckenheimer.
Vous y êtes ?
Vous voyez ?
Oui ?

Eh bien vous avez bien de la chance, parce que moi je ne vois rien comme ça.
Je travaille dans la réalité pas au cinéma.
Je n'ai pas de pouvoir paranormaux, je ne en communication psychique avec les tueurs. Non.
Je travaille. Un travail de fourmi. D'analyse et de réflexion.

Cette analyse et cette réflexion que j'appelle "analyse psychologique des habitation" m'a amené bien sur à comprendre bien des choses, surtout les psychismes à la lumière des lieux.
J'ai donc amené cette spécialisation dans ma pratique quotidienne.

J'ai commencé avec les enfants.
Je ne voyais pas comment évaluer les maltraitances, les incestes, les troubles psychiques éventuels sans comprendre les relations parents/enfants dans leur milieu d'évolution.
Un appartement en dit beaucoup sur ceux qui y habitent.
Sur leurs relations.
Sur la façon dont ils se considèrent les uns les autres.
On voit ainsi comment un enfant est "étouffé" par sa mère.
Comment un garçon est "féminisé" par sa mère.
(oui les maltraitances à enfants sont à 75 % du fait de la mère).
On voit l'inceste psychologique en marche.

J'y ai gagné beaucoup de temps.
J'ai donc fini par exporter cette "technique" aux adultes.
J'aime la première impression lorsque je rentre dans ce lieu intime.
Un appartement est la représentation de l'inconscient.
J'y vois ce que les patients ne disent pas.
Ce qu'ils ne savent pas parfois ou ne veulent pas voir ou avouer.
J'y vois cet appartement vide.
J'y vois cette femme de la même couleur que ses rideaux.
J'y vois cet homme qui vit toujours dans la maison de ces parents.
J'y vois cette patiente qui se dit extravertie et qui de toute évidence ne sait pas "recevoir".
Car les mots pour l'inconscient ont leur importance.
Les mots, la décoration, le lieu choisit. Même combat.
Même expression de l'inconscient.

Oui le lieu où vous habitez n'est pas lié au hasard.
La rue, l'immeuble, l'étage, à l'entrée ou au fond du couloir.
Oui votre décoration vous dévoile.

Certains patients me font visiter leur habitation spontanément.
D'autres pas.

Mais je ne juge pas.
Peu m'importe que vous ayez accroché au mur un Picasso ou un poster de cheval dérobé en douce dans un vieillot magazine dans la salle d'attente de votre médecin.
La valeur pécuniaire n'a aucune importance.
Mais il est évident qu'on ne choisit pas d'afficher Guernica ou un cheval blanc pour les mêmes raisons.
La valeur symbolique est essentielle.

Dans tous les cas le patient est détendu.
Il se laisse plus facilement allez à des émotions extrêmes.
Après tout il est chez lui, dans son cocon.
Habillé comme il en a envie (et le premier qui me dit que l'habit ne fait pas le moine est un abruti).
Parfois, il est vrai que l'évolution est moins rapide car le patient se sent protégé ou au contraire enfermé dans son quotidien.
Cela est aussi analysé car l'habitation a un rôle important dans le vécu.
On y passe du temps, on y a sa sexualité, on y élève ses enfants, on y reçoit...

Il est amusant de voir comment la décoration évolue en même temps que le patient.
Les couleurs, la disposition des meubles, les stickers sur les mur, les portes qui s'ouvrent ou qui se ferment...

Voila pourquoi je fais des consultations à domicile.

lundi 16 mars 2009

Du virtuel à la réalité. Une confrontation difficile.




J'ai deux patientes en ce moment qui sont venues me voir pour une question très simple :
guérir de leur addiction à leur ex conjoint.

Vous qui me lisez depuis un certain temps, vous savez maintenant que les patients en consultation de psychologie, n'énoncent jamais la vraie raison pour laquelle ils consultent.

Dont acte.
Allons y pour comprendre pourquoi donc deux femmes adultes (38 et 39 ans) s'accrochent tant à leur ex compagnon.
Mec qu'elle a largué car pas sympa et qui la harcèle et la menace pour l'une.
Mec qu'elle a largué mais qui n'arrête pas de lui envoyer des mots doux pour l'autre.
Dans les deux cas, dès que le mec repointe son nez, hop, elles craquent et "(re)passent à la casserole".

1er constat :
Elles ont toutes deux trouvé leur "homme" sur le net.
Via des forums différents.

2ème constat :
Ce qui leur ont plu à toutes deux, c'est le profil des mecs.
Comme ci, comme ça.
Photo pas mal.
Les discussions par forum ou "chat" sont super sympa, les points communs sont prégnants.
Les avis sont identiques, ils argumentent de la même façon.

3ème constat :
Rencontre.
Les mecs sont pas aussi bien que sur la photo.
Mais bon, le physique y a pas que ça dans la vie.
Ce qu'ils écrivaient sur le net compensent le décalage sur le critère physique.
Passage au lit rapide (2 et 7 jours après la rencontre) sans vraiment de drague, puisque c'est gagné d'avance.

4ème constat :
Le mec n'est pas aussi sympa dans la vie que sur le forum.
Sur le forum, il est toujours gentil, intelligent, il argumente, toujours dans le même sens que la nana.
Dans la vie, le mec n'est pas toujours gentil, il n'invite jamais la nana, il peut même être mal dans sa peau, violent, maltraitant, harceleur, jaloux.


5ème constat :
Malgré la violence dans la réalité, ces deux nanas restent connectées à leurs mecs la journée via le forum et là ils sont gentils, aimables et tous les autres membres du forum les adorent et les considèrent même comme des leaders.

6ème constat :
Sur le net, les mecs s'excusent de leurs comportements.
Les nanas passent des heures sur les forums guettant tout message, toute réponse.
Le matin dès le réveil, avant de partir au boulot, au boulot dès qu'elles ont une pause, tout le repas du midi, l'après midi pendant la pause, le soir pendant des heures et même la nuit lorsqu'elles se réveillent.

Constat général :
Y a une sacré différence entre le virtuel et la réalité.
C'est ingérable.

MAIS OU EST LA VERITE ?

Cette question vous parait dingue ?
La réponse vous parait évidente ?
Pour ces deux femmes, la réponse ne l'est pas.

Elle ne l'est tellement pas, qu'elles sont perdues.
Ne sachant plus quoi croire, les comportements dans la réalité ou le discours dans la virtualité ?
Surtout que sur le net, tous les autres forumeurs trouvent que ces mecs sont sympa, agréables , très intelligents et qu'ils font fantasmer les minettes à tour de bras.

Pour une des deux, d'après ce qu'elle me décrit, il est évident qu'elle est tombée sur un psychopathe qui cherche à la détruire (d'ailleurs, à force de contacter les forumeurs par MP, elle va découvrir qu'elle n'est pas sa première "victime").

Pour l'autre, elle est tombé sur un mec qui profite de la situation. Après tout le net si ça peut lui permettre de tirer des nanas pourquoi pas ? Si elles tombent amoureuses c'est pas son problème, lui il en profite tant que ça marche. Et ça marche pas, ça court.

Le meilleur de l'histoire c'est qu'elles ont réussi toutes les deux à larguer ces mecs.
Mais qu'elles n'arrêtent pas d'y penser. Jour et nuit.
Les revoient. Les relarguent.
Y pensent encore. Et toujours.


Il va donc falloir :
- soigner l'addiction au net (ça c'est pas dur)
- leur faire accepter que ce dont elles rêvent ce ne sont pas de ces mecs, mais tout simplement d'un mec, celui avec lequel elle aimerait faire leur vie (ça se complique bien qu'elles s'en rendent compte)
- leur faire trouver d'où vient ce besoin de rechercher des mecs à personnalité pathologiques (ce qu'elle reconnaissent, mais ça va être long).
- leur faire comprendre que la vie est dans la réalité et pas dans la virtualité (c'est nettement plus dur)
- les faire travailler sur leur désir du mec parfait qui correspond à leurs envies, leurs fantasmes, leurs désirs, à tout (le fameux "prince charmant") et ça, moi je vous le dis, c'est corsé.

Elles prennent conscience ces petites dames, que le net c'est du marketing.
Chacun s'y vend.
Tout le monde y est beau, intelligent, cultivé, gentil, désireux de paix et d'harmonie.
On a tous des pseudos censés exprimer ce que nous voulons montrer de nous.
Surtout sur les forums, où on trouve des personnes qui cherchent à régler un problème, des gens qui se valorisent et ne feraient pas le quart de ce qu'ils écrivent mais surtout des menteurs et des manipulateurs.
Le net vous promet un produit beau, bien emballé, parfait.
A la réception du paquet, surprise !
Le net n'est PAS la réalité.



Dernier constat :
Les entretiens démontrent que ces deux femmes ont été souvent trahies dans leur vie, dans leur enfance, puis dans l'adolescence. Et elles ne font que revivre une scène primaire.
Le net leur permet d'échapper à une vie qui leur parait pleine de ses souffrances.

Le plus gros de mon travail consiste SURTOUT à leur démontrer que la vie réelle est intéressante, qu'elle mérite d'être vécue, qu'il y a des choses fantastiques et qu'il faut réapprendre à s'émerveiller devant des choses simples.
Et ça croyez moi, c'est pas gagné.

jeudi 12 mars 2009

Penis es Queue Monstre! Ne Vous Inquietez Pas! Avez-Un Grand Penis!

"C'est moi qui ait le plus grand !" dit le mec au premier plan.
"Là, j'dis pas, j'm'incline" dit le second admiratif.

Et la minette prise d'une soudaine montée de chaleur "ouh la la, j'en vois pas souvent des comme ça"

Un plus penis de monde !

Lick mon ami enorme : J'ai Un Enorme Gulliver Dans Mon Pantalon!

Prudent nouveau penis. Atteindre L'autre Cote Du Monde Avec Mon Piquer!

Je Suis Le Chant Dans Mon Pantalon!

Mon penis gigantesque ? Je Secouer Mon Penis! Il Semble Erotique!

Des intitulés de spams comme ceux là j’en reçois plein.

Je l’ai déjà dit des adresses emails j’en ai un sacré stock, mais sur une, et ce malgré les filtes anti spams, je reçois des emails au titres alléchants me proposant au printemps de m’alléger de quelques kilos superflus au niveau de la bouée abdominale et en hiver de devenir le maître de l’univers en exhibant un penis susceptible de satisfaire même les femmes les plus difficile.

Y a juste un problème.

Je n’ai pas de pénis.

(et pas de bouée abdominale non plus, je précise).

(encore qu’à force de rester assise sur des chaises bancales ou des canapés défoncés à écouter mes patients, je sens que ça vient).

(la bouée, pas le pénis).

(encore que j’essaierais bien..)

(le pénis, pas la bouée).

(encore que la bouée j’ai déjà essayé à la plage)

(enfin le pénis aussi j’ai déjà essayé)

(pas à la plage)

(enfin si)

(bref je pensais à essayer autrement quoi)

(meuh non pas comme ça)

(enfin si)

(enfin ça dépend en fait à quoi vous pensez)

(non parce que là j’ai un doute, je ne suis pas sûre qu’on pense à la même chose)

Oh la la, je m’égare.


Euh, recentrons nous sur les organes génitaux de ces messieurs.

(quelle loupe ?)


Bref, tu es un homme, enfin disons plutôt un mâle.

Et dès l’adolescence un seul sujet a marqué ton esprit…

Non pas les boutons sur la fiole.

…au point d’être encore le seul sujet que tu considères sérieux.

Non pas le mystère de la création du monde.


Je parle de la taille de ton pénis.


Eh oui, je suis sûre que tu te penches encore de temps en temps pour te demander s’il est bien là.

Tu te demandes ce que ça ferait s’il faisait au repos la même taille que lorsque tu tirailles dessus.

Tu farfouilles dans ton () slip, () caleçon, () boxer, () pantalon (cocher la case correspondante) en te justifiant d’un redressement pressant juste pour t’enlever l’angoisse de disparition qui t’a subitement envahie.

Toutes ces soirées que toi et tes congénères débattent sur les forums : quelle est bonne taille ? Et toi ta longueur c’est quoi ?

S’en suit une débauche de mensonges dont tu espères qu’ils feront allonger ton pénis aussi bien que le nez de Pine o Cchio.

La taille moyenne sur un forum ?

Attention quand je dis taille, je parle bien de longueur (non je précise parce que les mâles ont des problèmes de vocabulaires de tout évidence).

Allez, entre 19 et 20 cm.

Même qu’il y a des tofs en gros plans comme preuve na.

Seuls quelques uns, rageurs, accusant à tout vent la Société féministe d’une castration tant psychologique que physiologique, avouent faire moins de 13 cm. Mais pas sur les forums de mâles, non, sur les forums de femelles où celles ci dans un désir de réparation immatérielle s’empressent, tout en pensant le contraire, que ce n’est pas grave et que la taille n’a rien à voir.


C’est vrai.

C’est la largeur.


Ca les mecs n’en parlent pas.

D’abord on est dans une société où faut pas être gros.

Taille 38 et 20 cm de long qu’ils écriraient presque sur leur carte de visite.


La moyenne réelle c’est entre 13 et 16 cm en érection.

Les toubibs mettent une fourchette pour ne pas en ajouter à la frustration de certains (suivez mon regard), mais la médiane c’est 14,5 cm !


Bref, tout ça pour en venir (oui cet article va être long) à ce que, toi pauvre mâle pourrait bien faire pour améliorer ton ordinaire (et celui des femelles en rut mais exigeantes qui envahissent ton environnement au quotidien).

Diverses techniques s’offrent à toi.

Quand je dis « s’offrent », c’est une façon de parler, parce qu’en général c’est payant.

Très.


- l’étirement manuel :

Là au moins c’est gratuit.

Mais il faut tirer souvent.

Très.

Pense à changer de main afin de ne pas obtenir une musculature unilatérale… du bras.

Mais pas du pénis, puisque le pénis n’est pas un muscle.


- les pilules miracle d’allongement :

Elles se contentent d’augmenter le taux de testostérone.

Ca voudrait donc dire que les mecs à queue courte ne sont pas des vrais mâles ?

L'albatros a queue courte serait une mouette déguisée ?

Un doute m’étreint brutalement.

Ces pilules sont dangereuses pour le foie et la prostate.

Et ne feront rien à ton pénis.

Et comme tu les achètes sur le net tu n’es même pas sur de ce qu’il y a dedans.


- l’allongement par ceinture :

Oooups, une déchirure est si vite arrivée…

Ca serait dommage de le raccourcir encore un peu non ?


- les appareils d’étirement :

Aucune réalité.

D’ailleurs les instituts qui proposent ces type de cure le précisent bien, ce ne sont pas des techniques médicales et ils ne sont pas responsables des brûlures, déchirures, douleurs et troubles qui pourraient résulter de l’usage de leurs super instruments de torture.


- les pompes à vide :

Efficaces, surtout pour l’élargissement.

Mais l’effet est temporaire, au risque de produire une vasodilatation trop brusque et trop importante qui aura pour conséquence rapide de produire des hématomes, des fibroses et à terme d’induire une difficulté d’érection voire une impuissance.

A réserver à quelques jeux rares ou juste pour mettre ta tof sur le net.


- la chirurgie :

Seule technique médicale de chirurgie plastique, ayant un effet réel, la chirurgie ne peut être envisagée que s’il n’existe pas de troubles de l’érection mais elle ne concerne que les micro pénis (moins de 5 cm au repos).

(encore qu’on trouve sur le net des chirurgiens esthétiques qui acceptent de pratiquer les interventions sur tous).

Ton pénis peut être allongé (3 cm grand maxi) en coupant un petit ligament à la base de la verge.

Mais attention, l’allongement ne sera perceptible qu’au repos.

Surprise ! Lors de l’érection tout est resté pareil !

C’était bien la peine.


passer de ça (<--) à ça (-->), c'est pas possible


Ton pénis peut être aussi élargit par injections de graisse.

La graisse est extraite de la cuisse, de l’abdomen ou du pubis.

Puis elle est injectée à l’aide de canules sous la peau du pénis.

Le bénéfice n’est réellement visible que 2 à 4 mois plus tard, mais les risques de déformation ou de durcissement de l’amas graisseux peuvent nécessiter des injections de corticoïdes…

Toujours envie ?


Si toutes ces techniques existent, dont la majorité sont de grosses arnaques, c’est tout simplement parce qu’il y a demande.

Parce que ce sujet préoccupe beaucoup d’hommes.

Vraiment beaucoup.

Dont la majorité n’a aucune raison de s’inquiéter.


D’abord la taille de la verge au repos n’a rien à voir avec la taille en érection. Certains peuvent passer de 5 cm au repos à 19 cm dans l’action !

Ensuite la longueur n’est pas importante.

En effet, le vagin fait au maxi au repos (et en position allongée) 15 cm de long. Il est flexible et adaptable. Il va d’abord se raccourcir (environ 12 cm) sous l’effet du gonflement pour la préparation à la pénétration et c’est seulement si le pénis est plus long qu’il va s’étirer afin de s’adapter.

Le vagin fait donc la même longueur moyenne que le pénis moyen.

Ca tombe bien non ?


Enfin, il peut exister une dysmorphophobie (complexe) qui va pousser l’homme à percevoir son pénis comme plus petit qu’il n’est en réalité.

Cette perception faussée peut aussi est due à une partenaire exigeante ou humiliante (ça existe, si je le reconnais).

Ou encore à la comparaison avec les acteurs de films porno (choisis pour véhiculer une image du mâle idéal très éloignée de la moyenne) qui génère chez l’homme des complexes et chez la femme une attente physique irréaliste.


Bon, dans tous les cas, avant d’envisager une quelconque intervention, qu’elle soit instrumentalisée ou chirurgicale, il est nécessaire d’envisager une consultation avec un psychologue sexotherapeute afin de faire le point sur les réalités de la chose.


Et pour être finir et être réaliste, je vais en décevoir quelques uns, mais j’affirme haut et clair qu’un mec qui est un mauvais coup ne deviendra pas un bon coup parce qu’il a gagné 1 cm de long ou de large !

C’est dit.

Quand on a une tronche pareille, y a plus qu' à exhiber son calibre pour obtenir du respect...

lundi 9 mars 2009

Tous astrologues !

Je vois, je vois....

Madame Arielle, te le dis, je vois....


Je vois que comme mes lecteurs sont des lecteurs intelligents et par nature sceptiques -c’est même pour cela que ce sont mes lecteurs- ils ont tous bien compris le principe...

...en tout cas ceux qui ont laissé des commentaires.

(Ce qui, vu le nombre n’est certes pas représentatif de mon lectorat faut bien le dire.)

Bon, Elisabeth Tessier sort de corps, il est tant que je redevienne Vergi(e) (c'est sessouel non ?)


Le principe de ce thème astral était bien sur de savoir si vous vous y retrouviez.

Bien sur que oui, puisque on y trouve de tout même son contraire.

Ce sont des généralités tirées d'études de thèmes et d'horoscope.

Or le principe de l’astrologie en général, est d’utiliser des termes vagues. Faut bien le dire (bis).


Il s’agit tout simplement de mettre en avant un trait de caractère et ensuite de le nuancer par son contraire.

Ajoutons quelques banalités pour faire beau et pour noyer le poisson, banalités que chacun pourra reprendre pour lui.

Parlons d’amour, de travail, d’argent, de relations, bref de sujets qui préoccupent tout le monde.

Mélangeons le tout et on obtient un horoscope ou un thème astral.

S'il y avait écrit "faites vous mal", est-ce que ça aurait autant d'impact sur notre vie ?


Plus un écrit ou un discours est vide, plus on peut se reconnaître dedans.

C’est ce qu’on appelle « l’effet puits ». Cela consiste en une succession de phrases creuses qui sont susceptibles d’être reconnues et acceptées par tous.

Elles le sont d’autant plus que du fait de jolies inférences dont notre cerveau nous abreuve, nous y ajoutons des connotations qui donnent à ces phrases un sens de réalité pour chacun de nous.

En gros, cela ne veut pas dire grand chose, mais nous réinterprétons ce que nous lisons à la lumière de notre vécu et de nos attentes pour nous retrouver dedans !


Testez ces quelques phrases sur vos amis et assurez les de vos dons puissants.

Sachez qu'on trouve aujourd'hui sur le net des petits logiciels gratuits d'horoscopes... qui génèrent des prévisions aléatoires en accollant des bouts de phrases !

Le pire c'est qu'on arrive à être étonné de ce que ça prédit, surtout a posteriori. Ainsi j'ai écris le premier article sur le thème astral dimanche et lorsque le lundi j'ai consulté mon horoscope du dimanche (je sais c'est tarte de consulter son horoscope avec une journée de retard), et bien on m'a prédit que j'allais... me recycler !

samedi 7 mars 2009

Ton thème astral à toi !!

Un univers nouveau s'ouvre à toi...


Toi, Ô lectrice, toi Ô lecteur qui me lit, rien que pour toi je te fais partager mes dons.
Tu le sais je cherche -wouais encore tu te dis- à me recycler.
Et j'ai trouvé, je deviens astrologue !!
Allélouia !!!

Désormais tu t'adresses à moi en m'appelant de mon nouveau nom : "Arielle".

Point besoin de ta date de naissance, non.
Point besoin de connaître ton nom, non !
Je connais ton passé, ton présent, ton avenir !
Je lis en toi !

Qui es tu vraiment ?
Tu aimerais le savoir ?

Moi, JE sais qui tu es.
Je sais ce qui est au plus profond de toi.


Pour toi...
Rien que pour toi, voici.................... ton thème astral personnalisé.
Attention, tu es prévenu(e), cela ne concerne que toi.
Aucun autre lecteur ou lectrice ne va lire la même chose, juste toi.
Pour toi.


Car, JE LE SAIS...

- tu as besoin que les autres personnes t'aiment et t'admirent
et tu sais être critique envers toi même.

- tu n'aimes pas qu'on te dicte ta conduite
et encore moins qu'on te dise quoi penser.

- tu as tendance à te forger tes propres opinions
même si tu restes ouvert à celles d'autrui.

- tu détestes particulièrement l'hypocrisie et l'injustice.

- bien que tu aies quelque faiblesses de caractères,
tu es généralement capable de les compenser.

- tu possèdes de considérables capacités,
cependant tu n'arrives pas toujours à en tirer le meilleur parti.

- quelques unes de tes aspirations ont tendance à être assez irréalistes.

- discipliné et faisant preuve de "self control" extérieurement,
tu as tendance à être soucieux et incertain intérieurement.

- tu préfères un petit peu de changement et de variété
et tu es insatisfait lorsque tu es bloqué par des restrictions et des limitations

- tu es sociable, mais parfois maladroit dans tes relations avec les autres.

- tu as besoin de partager de bons moments avec ton entourage,
mais aussi de vous ménager des plages de solitude pour réfléchir.

- tu trouves imprudent d'être trop franc(che) en te révélant aux autres.


Que de révélations sur toi !
Tu n'en reviens pas, n'est ce pas ?
Tu en sais désormais plus sur toi même.
Dis toi, que la connaissance que j'ai de toi est infinie.
Oh, ne me remercie pas, c'est normal que je mette mes compétences au service d'une meilleure connaissance de toi même.

Ne réfléchit pas.
Dis moi simplement dans les commentaires si je ne me suis pas trompée sur toi.
Un peu, beaucoup, pas du tout.


Et tu auras la réponse mercredi !!
(ben oui tu te doutes bien qu'il y a quelque chose là dessous !)

Et pour t'aider à patienter jusqu'à là, une p'tite chanson... (c'est dingue comme ce blog devient intéractif).

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