samedi 30 mai 2009

Protections CMO - suite... et fin !

Protections CMO : on nous prends pour des con(e)s !


Mes articles sur la dépression estivale ne t'ont pas inspiré pour les coms ou ça t'a fait déprimer ??


Si tu suis mon blog depuis quelques temps, tu sais certainement que j'avais dis ce que je pensais des réducteurs d'ondes CMO. Ou plutôt ce que j'avais dis de l'arnaque des protections CMO. (voir pour ceux qui suivent pas) (y'en a).

Les réducteurs d'ondes CMO, juste pour rappel, sont des petits patchs que l'on doit coller sur son téléphone mobile, son ordinateur portable, son téléphone DECT ou son téléviseur afin de réduire les ondes basses fréquences émises pas ses appareils.
Ondes dont on ne sait toujours pas (selon les opérateurs) ou dont on sait (selon les scientifiques) qu'elles ont un impact néfastes sur l'organisme en hyperagitant les cellules ce qui produit chauffe, surchauffe et modification de l'ADN des cellules exposées.

Bref, voici quelques nouvelles.

Les patchs CMO étaient "la première technologie au monde capable de protéger efficacement les organismes vivants des rayonnements électromagnétiques artificiels".
C'est d'ailleurs pourquoi cette pub racoleuse a été interdite depuis février par l'AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire).

Et pourquoi donc me demanderas tu
(car tu es du curiosité insatiable) ?
Car ce sont de fausses allégations.

L'AFSSAPS en se penchant (sans tomber) sur le dossier soit-disant scientifique sur lequel reposait la technologie des protections CMO a constaté des irrégularités et des biais méthodologiques gros comme une maison.
De plus le fabricant des protections CMO affirmait avoir fait tester ses patchs par deux chercheurs du CNRS de Montpellier.
Archi faux ce sont ils écriés.

S'ils reconnaissent avoir testés le produit, ils confirment que les protections CMO n'avaient aucun effet.
Et comme leurs résultats n'allaient pas dans le sens voulu par le fabricant, celui-ci a préféré faire comme si rien n'avait été dit.
(d'ailleurs pour mémoire, je vous avais parlé de tests réalisés au CNRS qui n'avait trouvé aucun effet des protections CMO).


Mais d'ailleurs que te vendais réellement donc le fabricant ?
De l'eau salée !

Il suffisait d'ajouter un sel à de l'eau puis d'exposer le tout à un champ d'appareil électromagnétique en marche (un portable par exemple).
La solution était ensuite agitée afin de conserver la "mémoire" de l'irradiation.

Puis on mettait l'eau dans un patch, celui que t'a payé environ 40 euros et que tu collais sur ton portable.
Pour réduire les ondes électromagnétique il suffisait donc d'utiliser de la mémoire de l'eau salée ! (***) (voir à la fin)

Va savoir pourquoi, les publicités pour des protections CMO émanant d'autres fabricants ont elles aussi été interdites.

Les produits en eux mêmes ne sont pas interdits puisqu'ils ne sont pas nocifs.
Ils ne servent juste à rien.


Une autre, une autre !

Dans le même genre, la société Clarins, entreprise de cosmétique a commercialisé une "brume écran expertise 3P" censée protéger contre les ondes électromagnétiques.

Il ne s'agissait pas de faire écran aux ondes, mais de renforcer les cellules afin qu'elles resistent aux agressions par les ondes.


Bien que leur découverte aie donné lieu à publication dans une revue scientifique, l'AFSSAPS a jugé qu'à la lecture par des experts des documents et résultats de l'étude, les allégations revendiquées ne sont pas démontrées.

La Direction générale de la répression des fraudes a été saisie.



Y'a quand même plus simple et moins coûteux non ?
Il suffit d'utiliser un kit piéton avec son téléphone mobile.
De ne pas rester à moins d'un mètre d'un micro-onde en fonctionnement.

De ne pas utiliser la wifi (et de ne pas fréquenter les endroits qui proposent la wifi en libre service).
De ne pas avoir chez soi de téléphone DECT (sans fil).
Et de ne pas utiliser son mobile ou son portable dans des endroits qui forcent les appareils à émettre à pleine puissance (ascenseur, parking, voiture...).


Et si tu ne le fais pour toi, fais le pour les autres.
(si tu savais combien je me bats dans les ascenseurs !)

Ce type de protection CMO artisanale ne fait que focaliser
les ondes sur le haut du crâne.

Et ça se voit...



(***) je te prépare un article sur l'homéopathie tu m'en diras des nouvelles.

mercredi 27 mai 2009

La dépression estivale, quelques "trucs"...


Bon je vais pas vous refaire un topo sur la dépression estivale, c'est l'article juste en dessous.

Vous en êtes ?
Comment faire pour aller mieux ?
Comment faire pour enfin vivre un été quasi normal ?
Voila juste quelques "trucs" pour vous aider.

- demander de l'aide.
D'abord. Mais tout simplement.
Si vous vous sentez déprimée ou dépressive (ah oui ai-je précisé que la dépression estivale toucher surtout les femmes ?), et cela depuis pas mal de temps, il vous faut oser demander de l'aide. Aller en parler avec un professionnel. Un psychologue ou un médecin psychothérapeute (et surtout pas un coach qui vous fera de la psycho de comptoir sans formation aucune). Ou votre médecin traitant ou un psychiatre qui pourra, si nécessaire, vous prescrire un traitement pour vous aider à tenir bon. Ne prenez jamais les signes de la dépression à la légère. N'attendez pas que ça passe. Oh ça peut passer mais en fait cela laisse des séquelles psy. Alors autant traiter le problème pendant qu'il est là plutôt que de le laisser traîner. Méfiez vous car parfois une dépression estivale peut devenir une dépression à long terme puis se transformer en mélancolie.

Et même si vous allez mieux en septembre, à la rentrée, ce n'est pas une raison d'ignorer ce qui se passe en juin, juillet ou août. Nous parlons bien de 3 mois de souffrance évitables. Une dépression temporaire peut faire très mal. Et les impacts ne sont pas que pour vous, ils existent aussi pour votre environnement, votre travail et vos proches.

- planifier.
Il existe néanmoins un avantage dans la dépression estivale, c'est que vous savez qu'elle va venir et quand.
Votre vous sentez bien au printemps ? Super, profitez en pour vous préparer pour la venue de juin. Réfléchissez aux aspects de votre vie qui risquent de devenir plus difficiles en été. Qu'est-ce qui pourrait vous aider à éviter cette dépression ? Quel serait le meilleur moyen pour vous soyez moins présent au travail ou moins surchargée ? Est-ce qu'envoyer les enfants en colonie vous aiderait à vous sentir moins stressée ou moins débordée ? Vous irez mieux si vous savez que vous contrôler par la planification et l'organisation les stress de l'été.

- dormez
Sorties. Barbecues. Nuits plus courtes. Tout cela fait que vous dormez moins. Mais moins de sommeil c'est un excellent déclencheur de dépression. Aussi faites l'effort d'aller au lit à des horaires réguliers.

- faites de l'exercice raisonnablement
L'activité physique permet de tenir éloignée la dépression. Alors même si vous avez chaud, trouvez certes une autre activité, mais restez active afin de ne pas permettre à la dépression de s'installer. Commencez plus tôt le matin ou plus tard dans la soirée, lorsqu'il fait moins chaud. Installer votre équipement sportif dans une pièce fraîche. Et si un abonnement annuel à un club de gym est onéreux, il vous sera sans doute possible de vous inscrire que pour 2 ou 3 mois.

- Evitez le régime et l'hyperactivité physique
Ne laissez pas l'été approcher avec pour seule idée de rentrer dans le maillot de bain de l'année dernière en vous privant et en vous adonnant à du sport de façon frénétique. Cela ne fera que vous rendre malheureuse et anxieuse. Comme déjà vu, faites de l'exercice mais de façon raisonnable et mangez correctement. Si vous vous lancez dans un régime drastiquement restrictif vous serez certainement incapable de le poursuivre et cet échec vous démoralisera et aggravera les symptômes de votre dépression estivale.

- Sachez dire non.
Ne laissez pas les obligations vous submerger. Ok, peut être que le barbecue familial se passe tous les ans chez vous, mais si vous vous sentez débordée faites l'impasse cette année. Demandez à quelqu'un d'autre. Ne prenez pas le risque de tomber dans la dépression juste parce "c'est comme ça tous les ans".

- demandez vous pourquoi
Si vous vous débattez avec la dépression estivale tous les ans, demandez vous s'il n'y a pas une raison. Peut être associez vous l'été à un événement passé traumatisant (un décès, une rupture amoureuse, un échec...). Depuis combien de temps la dépression arrive t elle ? Sans même le réaliser vous finissez par associer été et tristesse, une association qui va se renforcer chaque année de dépression qui passe. Si vous arrivez à faire une connection entre votre tristesse et l'été, vous pouvez arriver à rompre le cycle.

- voyez votre médecin pour ajuster votre traitement
Si vous êtes déjà traitée pour dépression et si vous trouvez qu'année après année votre dépression s'aggrave, parlez en à votre psychiatre afin qu'il change le dosage de votre traitement. Il est sans doute possible d'augmenter légèrement le dosage au printemps et de le rediminuer en automne. Cela vous permettra de faire face à la dépression estivale.

- organisez vos vacances
Avant de prendre vos billets d'avion ou de préparer la caravane pour les grandes vacances, demandez vous : "est-ce vraiment cela dont j'ai envie ?" Ou est-ce une obligation à laquelle vous vous astreigniez ? Cela va t il vous faire plaisir ? Ou cela va t il vous stresser, vous mettre sur la paille et faire qu'à votre retour vous n'irez pas bien au travail ? Réfléchissez bien. Réflechissez à d'autres solutions. Plutôt que de partir une semaine ou un mois complets, il serait peut être plus judicieux de partir seulement les week-ends ? Rester à la maison vous aidera t il à être plus détendue ? Si vous vous sentez "bloquée" par ces vacances, ce ne seront pas des vacances !

- Ne vous battez pas vous même !
Une des difficultés dans la dépression estivale est que vous vous sentez décalée. Tout le monde semble détendu, semble s'amuser. Pas vous. Vous n'arrêtez pas de vous demander "mais qu'est ce qui ne va pas chez moi ?".

Essayez de ne pas penser comme ça. Cela ne fait qu'augmenter votre perception de différence avec ce que vous ressentez et ce que vous devriez ressentir. Arrêtez de vous faire du souci sur ce que les autres pensent de vous. Arrêtez donc de vous dire que vous devriez être heureuse juste parce que sur le calendrier il y a écrit "juillet" ou "août". Concentrez vous donc sur ce qui semble déclencher votre dépression estivale et sur comment vous pourriez dépasser cette problématique.


Les traitements fonctionnent. La psychothérapie aide vraiment à diminuer puis à dépasser les symptômes de la dépression.
L'été ne doit pas être si triste.

dimanche 24 mai 2009

La dépression estivale (de l'été quoi)

Voila pour commencer la semaine un sujet 'achement fun.
Il a enfin fait vraiment beau ce dimanche.
Quelques minutes au soleil et hop on synthètise de la vitamine D qui nous remonte le moral.

Et puis.... les grandes vacances approchent.
Youpi ! dira la majorité d'entre vous.

Mais pour d'autres...
c'est l'enfer qui va bientôt commencer.

Vous vous dites "ah les joies de l'été." Les vacances. Le soleil. La chaleur. Les enfants détendus. Sans contraintes liées à l'école.
Bref, vous êtes censé(e) vous détendre et enfin vous sentir bien.
Et pof !
Dépression estivale.

Le plus dur dans la dépression estivale c'est que vous vous sentez obligé(e) d'aller bien.
Tout le monde a l'air si souriant, si heureux.
A la plage les gens batifolent dans l'eau ou s'allongent mollement sur leur transat.
Vous faites comme si tout allait bien.
Mais pourquoi donc n'y arrivez vous pas ?

- parce que vous êtes atteint(e) du syndrôme de dépression saisonnière.
Cette dépression concerne environ 5 % de la population. Cela se déclenche normalement en hiver lorsque les jours sont plus courts et plus froids. Mais environ 10 % de la population l'a à l'envers ! C'est à dire que cela se déclenche en été.
Mais pourquoi le changement de saison déclenche t il une dépression ? En fait, comme d'hab, on ne sait pas vraiment. Il semble que les jours plus longs, les augmentations de la chaleur et de l'humidité jouent un rôle.

- parce que vous chamboulez votre organisation.
Si vous avez déjà fait une dépression, vous savez qu'un des moyens pour lutter contre les symptômes est d'avoir une organisation routinière. Mais pendant les vacances, la routine quotidienne disparait et cette désorganisation est stressante. Ainsi si vous avez des enfants, il faut brutalement trouver de quoi les occuper toute la journée et cela chaque jour des vacances. Les vacances modifient votre planification professionnelle, votre sommeil, vos habitudes alimentaires. Et tout cela peut contribuer au développement d'une dépression estivale.

- parce que vous avez une mauvaise image de votre corps.
Au fur et à mesure que la température augmente, vous enlevez des couches de vêtements. Certaines personnes sont trop fixées sur leur corps. Se sentir géné(e) en short ou en maillot de bain peut rendre la vie difficile pour ne pas dire horrible. Et comme la plupart des activités de l'été tournent autour de la plage ou de la piscine, certaines personnes vont mettre toutes les stratégies en oeuvre pour y échapper. C'est épuisant.

- parce que vous avez des problèmes financiers.
C'est chouette les vacances ! Mais les vacances ça a un prix. Et pendant le temps que vous continuez à travailler, il faut payer les colonies pour les grands et la nounou pour les plus petits. Et puis, cette année "c'est la crise". Les gens se sentent un peu coincés financièrement. Et pour certains, ils se demandent si leur emploi sera toujours là à la rentrée. Ces tracas peuvent venir déclencher une dépression estivale.

- parce que vous avez chaud.
Beaucoup de personnes aiment lézarder au soleil. Elles se font "cuire" sur la plage toute la journée. Mais pour les personnes qui n'aiment pas ça, la chaleur de l'été peut être lourdre, oppressante. Vous vous calfeutrez dans les endroits avec air conditionnée. Peut être à regarder la télé toute la journée. Vous ne sortez pas vous promener car il faut chaud et/ou humide. Et ces comportements peu approprié à l'exercice et à votre bonne santé sont propices au déclenchement d'une dépression estivale.

(et je ne parle pas de ceux qui n'aiment pas la plage. C'est dingue le nombre de gens qui s'ennuient à la plage, mais qui y vont !)

Y'en a un qui ne s'amuse pas. Il se demande ce qu'il fait là.
Ennui ou dépression ?



Allez, garder le moral, d'ici la fin de la semaine, je vous donnerais quelques trucs pour aller mieux.
Sinon consulter un psy !!


vendredi 22 mai 2009

Les gosses ? Quels boulets !

Tous ceux qui regardent vivre les enfants des autres vous le diront.
Les gosses (des autres) c'est l'enfer !

Lorsque ces personnes, muent par un quelconque désir de passer à la prostérité, se décident eux mêmes à procréer, ils font un tout autre constat.
Les gosses (concept général) c'est l'enfer !

Bon j'exagère.
Les enfants c'est comme la vie.
Y a des hauts, y a des bas.
Des fois c'est gratifiant, des fois on les collerait bien au mur (mais on se retient parce qu'on est civilisé et que si on ne se retient pas, pour passer à la prostérité, il faut recommencer) (Mais ceci dit on laisse une trace. Sur le mur).

Trêve de plaisanterie, chez les enfants il y a des âges plus difficiles que d'autres.
La période des 3-4 ans (période de l'enfant tyrannique).
La période de 7-8 ans (période du pré ado tyrannique)
La période des 13-14 ans (période de l'ado tyrannique)
La période des 16-18 ans (période du légume).

A chaque fois c'est tous les soirs les mêmes combats à la maison.
Le gosse qui veut tout diriger.
Surtout ces parents.
A 3-4 ans il veut les séparer pour les garder pour lui tout seul.
A 7-8 ans il veut les séparer parce qu'ensemble ils arrivent à se mettre d'accord contre lui.
A 13-14 ans il veut les séparer parce qu'ils sont trop gonflants ensemble.
A 16-18 ans il s'en fout (et 1 fois sur 2 les parents sont séparés).

Ce qui fait que sur ces 4 "passages" initiatiques, l'enfant est sans cesse en rogne, il boude pour un rien, claque les portes.
Mais surtout il ne fait rien.
Entendez rien de ce qu'on lui demande.
Si vous lui proposez de passer 2 heures devant la Nouvelle Star, il accourt.
Si vous lui suggérez du bout des lèvres, juste en murmurant du fond du salon, qu'il peut jouer à la Wii, du fond de sa chambre il se jette dessus.
Si vous avez la bonne idée de lui accorder qu'un copain vienne déjeuner, voyez grand, il en ramenera 5.
S'il vous prend, malheureux, l'idée saugrenue d'allumer votre ordinateur, n'allez pas vous faire un café au risque de retrouver votre enfant scotché sur le mulot le nez à 3 cm de l'écran sans pouvoir lui faire lâcher.

Mais proposez lui de faire ses devoirs.
De vous aider à mettre la table.
De ranger sa chambre.
Essayez pour voir.
Rien qu'une fois.

Hoops, j'ai oublié de vous prévenir que la réaction sera immédiate.
"Wouai, m'man" "wouai, pa'" (à accompagner d'un "pfff").

Revenez 1 heure après.

Rien n'a bougé.
Ni son QI.
Ni le souk.

Alors nos amis Espagnols, qui ne sont pas en reste avec nos amis les Anglais, ont trouvé une parade.
Oh une idée qui nous vient des gêoles moyennâgeuse.
Un truc de Cayenne.

Le boulet.
Désormais dénommé "study ball".

D'abord on place l'enfant à l'endroit où l'on considère que ses devoirs doivent être réalisés.
Puis il s'agit d'attacher le boulet à la cheville de l'enfant ou de l'ado récalcitrant.
(attention il risque de ne pas se laisser faire !)
Ce boulet d'un poids de 10 kgs diminuera les capacités de l'enfant à se déplacer afin de se détourner de ses devoirs vers une activité jugée plus attractive (télé, téléphone, micro...).
Sur le "bracelet" il existe un compteur numérique.
Les parents peuvent ainsi programmer le temps dans lequel le boulet se dévérouillera (sur la photo il reste encore 2h57 mn de travail à accomplir).
Signalons qu'en cas de défaillance technique, un dévérouillage manuel a été prévu.
Ne le dites surtout pas à l'enfant qui risquerait de passer son temps de travail à trouver la solution à ce problème non prévu (si l'on considère en ado de 35 kgs et si l'on considère que l'enfant doit rester 4 heures assis à son bureau, combien de temps mettra t il à comprendre le mécanisme ?).

Ce dispositif a néanmoins un prix : 85 euros !
Comme quoi, une fois encore, seuls les enfants de riches bénéficient de la meilleure éducation.


Signalons au passage que ce produit n'est pas -de prime abord- destiné aux parents maltraitants auxquels ils viendraient, par exemple, l'idée d'attacher ce boulet à la cheville (ou autour du cou) de leur enfant de 3 ans tout en plaçant sa nourriture 5 m plus loin.
Juste pour voir s'il va y arriver dans les temps.
Trop tard ! Fallait y arriver plus tôt !

Ah la la, qu'est-ce qu'on s'amuse !




lundi 18 mai 2009

« Anorexie : décoder les premiers symptômes »


L'anorexie est un trouble des comportements alimentaires.

Et non une maladie comme aiment à le faire croire les personnes atteintes. Ce qui leur permet de se positionner en victimes passives et non comme actrices dans leur mal-être.

Sortir de l'anorexie ou de l'anorexie-boulimie est difficile. Seule une personne atteinte sur deux en guérit avec néanmoins des séquelles et des risques de rechute tout au long de sa vie.

Une personne sur deux en meurre. L'issue est surtout fatale chez les adultes.

L'anorexie peut survenir à tout âge. Elle touche principalement les filles, bien que les troubles de comportements alimentaires touchent de plus en plus les garçons.

Depuis de nombreuses années, les chercheurs tentent de trouver les raisons de ce mal-être qui correspond surtout à un désir d'anéantissement, de non vie. Le trouble alimentaire n'étant qu'un symptôme.

Une étude américaine qui s'est penchée sur les adolescents anorexiques pointe le fait que le fait d'avoir peu de repas familiaux en commun serait un facteur facilitateur.

Ainsi les enfants filles qui sont à la table familiale plus de 5 fois par semaine présenteraient moins de tendance à faire des régimes draconniens, à se faire vomir ou à avoir recours à des pilules pour maigrir, des diurétiques ou des laxatifs.

Les médecins et les psys français ne sont pas étonnés. On sait depuis que la table est un lieu d'échanges relationnels et affectifs au sein de la famille. Or ce sont ces relations qui sont en général en jeu dans les troubles des comportements alimentaires.

Ne pas prendre les repas avec la famille permet aussi plus facilement de sauter les repas tout en affirmant que de la nourriture a été ingérée. Cela facilite aussi le non repérage par les proches des actes agressifs sur soi (comme se faire vomir).

Le fait de ne plus vouloir ou pouvoir partager les repas avec les proches est donc un symptôme d'alerte qui doit être repéré par les parents.

C'est à la fois l'indicateur d'un problème relationnel au sein de la famille et le signal qu'un trouble des comportements alimentaires est peut être en train de se mettre en place.

Justine et sa perf.


(ah oui, je vous ai pas dit. Si vous vous ennuyez ce soir ou si vous cherche un moyen de dormir, regardez à 22h10 l'émission Justice Hebdo sur la chaîne Planète Justice. Thème : "profileurs : héros ou escrocs ?". Y a plein de beau monde et y a même moi. Soyez indulgent j'ai pas l'habitude de la télé. Et ne vous fiez pas aux apparences, en fait hors caméra on était tous d'accord...)

dimanche 17 mai 2009

Méditation du dimanche - 3


Le bonheur n'est pas chose aisée.
Il est très difficile de le trouver en nous.
Il est impossible de le trouver ailleurs.

mercredi 13 mai 2009

Je me sens pire après une consultation psy


Le titre de cet article est issu d'une des requêtes qui a permis à un(e) internaute d'arriver sur ce fabuleux blog.

La question de fond me paraît tout plein pertinente.
Bien plus, en tout cas, que le "je pratique la bestialité" qui mène aussi ici il faut bien l'avouer.

Alors cher internaute, si tu repasses par ici, voici la réponse à la question existentielle que tu te poses.
Pourquoi peut-on se sentir pire (je déduis moins bien) après une séance chez le psy ?

Tout d'abord, je pense très sincèrement que cela arrive surtout après une séance en psychanalyse.
Il faut savoir que lorsqu'on suit une analyse, une vraie, une sérieuse, en étant impliqué et tout, à raison de 2 à 3 fois par semaine, la plupart du temps, pendant environ 1 an, le patient se sent mal.
Très mal.
Crises de larmes aussi soudaines qu'inexpliquées dans les moments les plus incongrus.
Dépression réactive (qu'on appelera "décompensation").
Recherche d'isolement.
Impression de n'en jamais voir la fin.
Impression qu'avant d'avoir commencé on allait mieux.

Eh oui, secouer l'inconscient revient à faire le grand ménage.
Qui dit ménage, dit poussière, dit aussi tri puis rangement.
Or les phases de soulèvement de poussières et de tri sont difficiles.
On remue des trucs qu'on avait foutu dans un coin noir ou qu'on faisait semblant d'avoir oublié ou qu'on faisait comme si ça n'était pas là.
Mais l'inconscient le sait lui que c'est toujours là.
Tu peux jouer au plus malin avec lui.
Lui dire "m'en fout", "ça me touche pas".
Mais c'est là, tapie quelque part.
Prêt à jaillir du tiroir, comme le diable sort de sa boîte.

Or l'analyse consiste à ouvrir les tiroirs, fouiller dans les coins sombres et regarder ce qui traîne là.
Là où tu as peur de regarder.
Pourtant tu sais ce qu'il y a là.
Mais ne pas voir, surtout ne pas voir.
Ne pas sortir le monstre horrible du trou noir dans lequel tu l'as enfermé.
Tu sais ce qu'est ce montre.
Tu pourrais même raconter pourquoi il est là.
Comment il est arrivé.
Ce n'est pas la peur de l'inconnu non.
Au contraire, c'est la peur parce que tu sais ce qui est là.
Mais surtout ne pas le voir, ne pas le dire.
Noir, dans le noir.

En général, le patient arrive en analyse avec une problématique, ce qu'on appelera un noeud.
Le problème c'est que quand on défait ce noeud, il y a 10, 100 derrière.
La problématique en analyse c'est l'arbre qui cache la forêt.
Normalement le patient est prévenu, attention ça va être hard.
Mais comme il ne s'attend pas consciemment à ce qui va lui tomber dessus (puisqu'il a tout mis au fond du tiroir et qu'il a fait semblant d'oublier), c'est la grosse surprise.
Consciente la surprise.
Du coup en sortant de séance, le patient une grande claque il a pris.
Le monstre est sorti du noir, du tiroir.
Il est là au grand jour.

Ouvrir le tiroir, en sortir ce qu'il y a dedans, regarder en face ce que c'est et le dire, ça fait mal.
Psychiquement souvent. Physiquement parfois.

Des fois ça libère aussi.
Parce que le monstre enfin au grand jour, tout s'éclaire.
Ouf c'est enfin pensé, visualisé, verbalisé.
Tout dépend du tempérament, de la personnalité, de son éducation, du vécu et surtout de ce qu'on est prêt à regarder en face.

Mais ça prend plusieurs jours.
Car il faut, je dirais, environ 3 jours pour que le psychisme conscient intègre ce qu'on vient de lui faire faire ressortir de l'inconscient.
Bref, on sort un vieux truc du fond du tiroir et ce qu'on trouve, aïe, ça fait mal.
Et pour que ça ne fasse plus mal il faut du temps.
Du temps pour sortir en totalité une problématique du tiroir (sachant que les tiroirs avec des trucs au fond y'en a plein et que des fois sous le monstre du tiroir y'en a un plus gros plus au fond encore).
Du temps pour accepter de regarder ce qu'on trouve.
Du temps pour accepter tout simplement.
Du temps pour l'intégrer.
Du temps pour le digérer.
Du temps pour passer à autre chose.

Chez le psychologue en thérapie d'inspiration analytique c'est un peu différent.
On approfondit moins car on y passe moins de temps.
Tout simplement parce qu'en général une personne qui va voir un psychologue n'est pas parti pour faire une analyse longue et onéreuse.
Du coup, on remue moins profondément.
Le patient prend des claques souvent aussi.
(psychiquement s'entend parce que y'en a qui vont dire que je maltraite physiquement mes patients).
Mais surtout il a des "révélations".
Car le patient voit les choses sous un certain angle, un seul axe, celui avec lequel il regarde toute sa vie.
Or le psychologue voit les choses différemment sous différents axes (pas comme le copain ou la copine qui lui aussi va ne voir que les choses sous un seul angle, le sien).
Le psy va pousser à bout, envisager avec le patient toutes les hypothèses possibles.
Ca oblige le patient à regarder les situations en s'extrayant de sa propre vision.
Il prend conscience de sa vision limitée du monde.
Prendre conscience qu'on est limité par sa personnalité, son éducation et tout le toutim, c'est pas facile.
Prendre conscience qu'on s'est trompé pendant toutes ces années, c'est dur.
Qu'on a trompé les autres.
Qu'on s'est trompé soi-même.
Prendre conscience et l'accepter.
Ca fait mal.



mardi 12 mai 2009

Psy bottée... Lesquelles je prends ?

Celles là ?



ou

celles là ?



Non, parce que faut que je vous dise, j'ai un faible pour les premières mais j'aime bien les 2.

Maintenant si y a un lecteur fétichiste qui veut me les offrir, je lui garantis une photo des bottes portées... LOL

Euuh, taille 39 SVP.



lundi 11 mai 2009

Rail de cocaïne virtuel...



Ton papa et ta maman t'ont bien mis en garde des dangers de la drogue.
Mais tu aimerais faire croire que tu bosses dans le showbiz, dans la finance ou dans un job pour lequel tu as besoin de stimulant.
C'est le week end ?
Et tu es l'heureux (qu'il paraît) possesseur d'un iPhone ?
Alors comment te fondre dans la masse ? Etre vidé des nightclubs ? Amuser tes (soit disant) amis ?

C'est simple :
Passe au rail de cocaïne et devient un accroc !
Et tout ça virtuellement !

Née de l'idée (pas si) farfelue d'une créateur qui avait vu en boîte quelqu'un sniffer sa ligne de coke sur son portable, l'application iSnort est achetable en ligne mais ne sera pas diffusée via le réseau Apple Store.





iSnort pour les drogués de l'iPhone !



(rappelons en passant les effets négatifs de la cocaïne :
  • L'usage de cocaïne entraîne un épaississement et une constriction des vaisseaux sanguins, réduisant ainsi l'alimentation du cœur en oxygène. En même temps, la cocaïne fait travailler davantage les muscles du cœur, ce qui cause des crises cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux, même chez les personnes en bonne santé.
  • La cocaïne fait monter la tension artérielle, ce qui peut causer l'éclatement des vaisseaux sanguins affaiblis dans le cerveau.
  • Une personne peut faire une surdose même après n'avoir pris qu'une petite quantité de cocaïne. Une surdose peut provoquer des convulsions et une défaillance cardiaque. Elle peut affaiblir la respiration ou même l'arrêter. Il n'existe pas d'antidote contre une surdose de cocaïne.
  • Renifler de la cocaïne peut entraîner l'infection des sinus et une perte de l'odorat, et peut endommager les tissus du nez et percer le cartilage des narines, à l'intérieur du nez.
  • Fumer de la cocaïne peut endommager les poumons et engendrer ce qu'on appelle le " poumon du crack ". Les symptômes comprennent de graves douleurs dans la poitrine, des problèmes respiratoires et une température élevée.
  • S'injecter de la cocaïne peut entraîner une infection causée par une seringue usagée ou des impuretés dans la drogue. Le fait de partager des seringues peut également entraîner une infection à l'hépatite ou au VIH.
  • L'usage de cocaïne pendant la grossesse peut augmenter le risque de fausse couche et de naissance prématurée. Il peut également augmenter le risque de donner naissance à un bébé ayant un poids insuffisant. Comme les femmes qui prennent de la cocaïne pendant leur grossesse souvent consomment aussi de l'alcool, de la nicotine et d'autres drogues, l'ampleur des effets de la cocaïne sur le bébé est encore mal connue.
  • L'usage de cocaïne pendant l'allaitement entraîne la transmission de cocaïne à l'enfant, ce qui l'expose à tous les effets et risques de la cocaïne.
  • L'usage de cocaïne est lié à un faible pouvoir de concentration et à un mauvais jugement, ce qui augmente les risques de blessures et de maladies transmises sexuellement.
  • Un usage chronique de cocaïne peut causer de graves symptômes psychiatriques comme la psychose, l'anxiété, la dépression et la paranoïa.
  • Un usage chronique de cocaïne peut également entraîner une perte de poids, la malnutrition, une mauvaise santé, des difficultés sexuelles, l'infertilité.)

jeudi 7 mai 2009

Et les mères porteuses ?


Vous le savez le recours aux mères-porteuses en France vient d'être rejetée par le Conseil d'Etat.
Cette demande ne concerne en fait que peu de couples par an.
En tout cas tant que cette demande reste illégale.


Lorsqu'on parle de "mère-porteuse" on vous parle le plus souvent en fait du couple en demande d'enfant.

Et du désir d'enfant.


Le désir d'enfant des personnes qui ne peuvent avoir d'enfant je le vois en consultation.
Comme d'hab, difficile de dire que ceux que je vois sont représentatifs de la population générale de ceux qui sont en demande d'enfant.

Mais ceux que je vois, qui sont donc ceux qui sont capables de verbaliser que le fait de ne pas en avoir, me laissent pas mal dubitative.

Cela tracasse les hommes comme les femmes de la même façon.

Ce sont généralement des personnes qui n'ont pas l'habitude de l'échec et lorsque les risques d'échec d'une situation était avéré (études, travail...) ils préféraient se tourner vers autre chose, même si cet "autre chose" ne leur convenait pas.

Comme ça ils (elles) n'avaient pas à faire face à l'échec.

Mais là avec l'enfant, pas d'autre solution.

Ils se disent "interdits" d'enfant... comme si on leur retirait un droit.
Ils essaient l'insémination artificielle, la fécondation in vitro... mais parfois ça ne fonctionne pas non plus.

Leur motivation principale : "être comme les autres".

le discours sur l'amour, l'enfant... oui oui bien sur mais ça vient bien après.
Le tout étant de ne pas se sentir à l'écart du reste des amis, des proches, des collègues de travail.
Ils ont en marre qu'on leur demande "alors le bébé c'est pour quand ?".

Vous me direz ces motivations ont les retrouve chez ceux qui ont des enfants "naturellement".
Oui, c'est vrai.
Mais là on a des parents prêt à tout pour s'insérer dans la Société.

Même au meurtre je pense si on leur en donnait l'occasion.

Alors le recours à une mère-porteuse finit par faire son chemin.


Le plus dur semble d'en trouver une.

Oh en fait par internet c'est pas difficile en fait.

Même en France.
Mais il faut qu'elle "plaise" aux deux parents.
Et lorsque les critères sont remplis et que tout ce petit monde s'est mis d'accord
(une grossesse portée se négocie en moyenne à 47 000 euros), on y va.

Mais la mère porteuse qui se demande qui elle est ?
Et surtout qu'elles sont ces motivations ?

Et comment sort-elle de cette situation ?


Eh bien, dans plusieurs pays quelques études sur les mères porteuses ont vu le jour.

Elles décrivent le profil de la mère porteuse :


- elles ont entre 25 et 35 ans aus USA et au Canada (pratique légalisée),
mais plutôt entre 18 et 25 ans en France (où cette pratique est illégale)


- elles sont issues de milieu sociaux défavorisés et systématiquement d'un milieu moins aisé que celui des futurs parents

- elles ont peu de perspectives de travail et si elles occupent un emploi il est peu rémunérateur


- Psychologiquement, elles ont une faible estime de Soi.
Leur grossesse est justifiée comme un acte altruiste compensateur (valorisation narcissique).
Certaines abandonnées enfant voient dans l'acte de donner l'enfant un "règlement" de ce qu'elle ont reçu (mais c'est en fait une répétition mortifère de ce qu'elles mêmes ont vécu !)

- elles ont déjà au moins 1 enfant


- elles sont solitaires, en rupture familiale


- si elles sont en couple il y a des problèmes financiers
.

La conclusion des études est que l'argent est leur seule motivation.

Pendant toute la grossesse, la père porteuse met en place un type de déni de grossesse.
Déni volontaire, puisqu'elle est enceinte mais s'efforce de faire "comme si" elle ne l'était pas.
Tout en sachant que si elle veut elle pourra décider de garder l'enfant au bout !
Faire semblant consciemment de ne pas être enceinte tout en sachant inconsciemment qu'on l'est !
Elle refoule sa culpabilité sous une rationnalisation pleine de bons sentiments ("aider les autres"...).

La gratification narcissique est très forte (pour elle, elle est une "femme enceinte", pour les futurs parents elle est une femme "en sainte").

Lorsqu'elle est malade pendant sa grossesse, la mère porteuse le vit mal. Etre malade pour soi, c'est supportable, pour les autres cela difficilement gérable.


Lors de l'accouchement le mère porteuses fait tout pour ne pas toucher l'enfant.
Sous le prétexte que l'enfant risque de sentir son odeur, pour que l'enfant ne souffre pas, la "maman" cache sa peur de s'attacher à l'enfant.

Les nouveaux parents parfois pris d'une soudaine culpabilité refuse pendant quelques temps de s'occuper de l'enfant. Alors l'enfant se retrouve abandonné affectivement, approprié par personne, ni par les parents ni la mère porteuse.

La mère porteuse désire rester en contact avec l'enfant.
Elle devient une nounou ou une tata, ce qui lui permet d'être intégrée dans une famille alors qu'elle est en rupture avec la sienne.
Lorsque la famille adoptante refuse les contacts, la mère porteuse s'effondre et la culpabilité l'emporte.

Pour les enfants de la mère porteuse, cette situation est délicate. Ils voient bien que leur mère est enceinte.
Tous types d'explication peuvent être donnés, mais il n'en reste pas moins qu'au bout il y a un enfant abandonné.
L'enfant déjà présente se retrouve très insécure, se demandant alors si sa mère ne pourrait pas l'abandonner, comme l'autre, subitement.

Et le bébé qui naît dans tout ça ?

Mais qui s'en préoccupe, surtout pas les parents commanditaires, parents dont le désir sans borne pousse à tout.
A tout, même à payer pour l'usage du corps d'une autre personne.
Payer pour utiliser un corps. Ca nous rappelle tous autre chose non ?
La prostitution.
Car le processus n'est pas si loin que ça : on veut, on paye, on utilise, on part en oubliant la personne à laquelle on a eu affaire.
Ca rappelle aussi l'achat d'organes in vivo.
Lorsqu'on a de l'argent peut on tout se permettre face à ceux qui n'en n'ont pas ?

Faut il le dire ? Les gynécologues dans leur majorité ainsi que
la quasi totalité des psys sont contre les mères porteuses.


mercredi 6 mai 2009

Enigme (pour gagner quelque chose !)

Hello,

Ben voila, figurez vous que dans un instant de folie et de grande bonté, j'ai décidé de créer ce mini jeu concours.

Il s'agit de trouver la réponse à une énigme.

Et il y a même quelque chose à gagner !
Il me reste 3 invitations gratuites pour aller à la Cité des Sciences et de l'Industrie (Porte de la Villette à Paris, France).

Les 3 premières bonnes réponses gagneront chacune un billet d'entrée.

Vos réponses doivent m'être adressées à mon adresse email vergiberation[@]gmail.com.

La date et l'heure d'envoi feront foi si jamais, j'ai bien écrit si jamais, il y en avait deux qui trouveraient la bonne réponse en même temps.

Pour les gagnants, leur invitation leur sera adressée par courrier postal. Il faudra donc envisager (et accepter) de me donner une adresse postale valide.

La liste des gagnants et la réponse à l'énigme vous seront données sur ce même article samedi soir.

Voici l'énigme :


Dans une piece totalement isolée du bruit et de la lumière… il y a au plafond une ampoule éteinte.
Vous êtes à l´exterieur de cette piece et il y a 3 interrupteurs.


En ayant le droit de ne rentrer qu'une seule fois dans la piece,
vous devez déterminer avec exactitude quel interrupteur commande l´ampoule.


Comment vous y prenez-vous ?

Bon, je ne vais pas attendre samedi parce que j'ai déjà mes gagnants, alors autant passer l'info dès ce vendredi.

Alors vous attendiez la solution. La voila :

Vous allumez un interrupteur et vous laissez allumé 5 minutes.
Vous éteignez ce premier interrupeteur et vous allumez le 2ème.

Vous entrez dans la pièce et vous regardez :
si la lampe est chaude, c´est le 1er,
si elle est allumée c´est le 2ème et si elle est froide et éteinte, c'est le 3ème.


Je n'ai pas beaucoup de réponses mais elles étaient toutes bonnes, ce qui démontrent que soit mes lecteurs sont très mathématiques et analytiques soit ils savent utiliser un moteur de recherche, ce qui dans les deux cas est preuve d'intelligence et d'adaptabilité ! Lol

Et voici les 3 gagnants :

. Alexis
. Cedric R
. Julien
. Eva

Ceux qui savent lire ce disent que la psy elle débloque. Elle écrit 3 et en annonce 4. C'est que vous n'avez pas toutes les informations en main, bande de rouspéteurs ! Alexis a répondu pour le fun et renonce à recevoir son prix, que je bascule donc sur le 4ème participant. Merci qui ?

Donc, Cedric R, Julien et Eva si vous voulez bien m'adresser par email vos coordonnées (nom, prénom, adresse), je vous enverrais votre invitation pour la Cité des Sciences dès lundi (et si ça se perd je ne suis pas responsable).

Bravo à tous et à toutes !

lundi 4 mai 2009

Le fantasme de viol chez les femmes

Tu ne le sais sans doute pas Ô lecteur Ô lectrice mais j'ai des lectures saines.
Je lis des revues sur le sexe.

Passé ce premier moment d'étonnement, je te confirme que cela n'a rien à voir avec FHM (encore que j'ai déjà eu ma bouille dans cette revue), ni même Union.
Non, je lis des revues de recherche sur la sexualité.
Avec ça j'ai bonne conscience, tu t'en doutes.

Et que je me dis que y'en a même qui se font subventionner pour çe type de recherches.
Aller observer la sexualité des chipandels après leur passage en scène...
Aller mesurer la qualité excitative de Viggo Mortensen...

J'avais déjà parlé dans ce blog des fantasmes au féminin.
J'avais aussi précisé que le premier fantasme des femmes est le fantasme de viol.
Le site fantasmes.ca m'a d'ailleurs collé un lien à ce sujet et je leur dois environ 5 lecteurs quotidiens, ce n'est pas rien.
Je vais donc revenir sur ce fantasme car de nombreuses études scientifiques se sont penchées sur le comment et le pourquoi d'un tel fantasme.

Il me faut, bien sur, prendre les précautions d'usage face à un tel thème.
Je rappelle aux lecteurs machos et obsédés (si si j'en ai) que ce n'est pas parce qu'une femme a un fantasme de viol qu'elle envisage de se faire violer. Le viol est un acte de domination qui est extrêmement traumatisant et laisse des séquelles psychologiques à vie.
Donc fantasme ne veut pas dire réalité.
C'est dit.

Un constat : toute les femmes ne fantasment pas.
Pour celles qui ont des fantasmes sexuels, 1 sur 2 seulement a un fantasme de viol.
D'après le suivi des études (dont les premières datent des années 50), ce chiffre évolue peu et ce malgré la pris de conscience des risques ou des conséquences psy et physiques du viol.

Pour ces femmes :

- 1 sur 2 fantasme sur un viol "acceptable", plutôt comme ça :

- l'autre fantasme sur un viol "inacceptable", plutôt comme ça :



Dans le premier cas, le viol consiste en un acte qui fait légèrement peur et accompagné de peu de violence par un homme perçu comme attractif et attiré par la femme. Dans cette situation, la femme présente une faible résistance à son agresseur.
En fait on est plus dans une relation de séduction que dans un viol.

Dans le second cas, la situation de viol est plus réaliste. L'homme est plus âgé, peu attractif physiquement . La violence et la souffrance sont présentes et il n'y a aucun plaisir sexuel.
En fait, on constate que les femmes qui ont ce type de fantasme sont surtout des femmes qui craignent d'être violées et pour lesquelles le fantasme de viol permet de se préparer pour mieux contrôler une éventuelle situation de viol réel.

Pourquoi ce fantasme est-il si présent chez les femmes ?
En fait on ne sait pas vraiment pourquoi bien que de nombreuses théories -dont je vais vous faire part- ont été proposées depuis les années 50.

Il y a donc dans le fantasme de viol 3 composantes : une femme non consentante, un abus en vue de forcer, un acte sexuel.

Les premières théories psychanalytiques se basent sur l'expression d'un masochisme inné chez les femmes qui serait l'expression de pulsions agressives refoulées car interdites par l'éducation qui veut que les femmes soient faibles et aient besoin de protection masculine.

Les études des années 80 se penchant sur le contenu des fantasmes de viol ont retrouvé de masochisme, même si le fantasme est violent et douloureux. Mêmes les femmes qui fantasment sur un viol "inacceptable" affirment ne pas vouloir vivre un viol réel et qu'un viol tel que celui fantasmé ne pourraient qu'être traumatisant.

Mais il est clair que les femmes qui se livrent au masochisme dans leur vie courante, fantasment plus facilement sur des actes sadiques (morsures, coups de fouet, être humiliée), mais dans ce cas cela ne mène pas à l'acte sexuel.

Une autre théorie est que le fantasme de viol permet aux femmes de ne pas être responsable de leur sexualité. Ainsi dans notre Société, une femme qui souhaite avoir une sexualité et qui l'exprime est perçue comme une "salope", une fille facile. Alors, anticipant le fait d'être reconnue "coupable" de leur désir, le fantasme de viol permettrait aux femmes d'avoir une sexualité qu'elles n'ont pas sollicité et elles ne peuvent donc être blamées pour leur comportement de promiscuité.

Depuis le début des années 2000, cette théorie a été bien étudiée et il a été démontrée que plus les femmes vivent dans un milieu répressif à l'égard de la sexualité des femmes, plus ces femmes fantasme le viol. Ce qui ne veut pas dire que les femmes indépendantes, actives sexuellement ne fantasment pas le viol, mais elles le font beaucoup moins souvent. Mais lorsque le milieu d'éducation ou l'environnement est très répressif tous les fantasmes sexuels disparaissent.

Car les femmes qui ont un fantasme de viol ont aussi d'autres fantasmes plus "consensuels" (faire l'amour dans une cabine d'essayage par exemple).

Plus une femme a d'expériences sexuelles variées avec un nombre de partenaires importants, plus elle fantasme et plus ses fantasmes sont variés.

Les femmes qui ont accès à des revues érotiques ou des films pornographiques ont plus souvent des fantasmes d'abus sexuels en groupe ou avec des étrangers. Il en est déduit que les femmes qui ont des fantasmes d'abus sexuels ont une sexualité plus variées et avec plus de partenaires que les autres.

Une autre théorie est liée au besoin de séduire de la femme. Dans le fantasme de viol, la femme est si belle, si attractive que l'homme perd le contrôle et est prêt à tout pour obtenir cette femme. Le viol devient le preuve du pouvoir sexuel de la femme. En cela ce fantasme accroît l'estime de soi et génère de l'excitation. Mais est-ce que ce sont les femmes les moins sûres de leur séduction dans la réalité qui fantasment le plus le viol ? Cela n'a pas encore été démontré.

Dans les années 75, il a existé une théorie américaine qui suggèrait que le fantasme de viol était la représentation d'une culture dominée par les hommes. Les femmes y étaient présentées comme faibles, comme d'éventuelles victimes face à un homme présenté lui comme un héros et un agresseur sexuel. Cette culture ne permettrait pas aux femmes de créer leurs propres fantasmes sexuels et elles ne pourraient avoir recours qu'à un fantasme purement masculin de domination sur la femme.

Plusieurs axes retrouvés dans d'autres recherches tendent à conforter cette approche. Il est clair que l'environnement culturel joue un rôle dans l'expression du fantasme. Et que présenter l'homme comme un acteur sexuel et la femme comme un objet sexuel oriente le contenu des fantasmes. Mais alors comment expliquer que les féministes fantasment tout autant que les autres le viol, que plus de 20 % des hommes présentent aussi un fantasme de viol par une femme et que, malgré l'évolution des rôles dans nos Sociétés, ce fantasme concerne toujours le même pourcentage de femmes ?

Depuis les années 90 une théorie biologique tente d'expliquer le fantasme de viol par le fait que la femme, comme n'importe quelle femelle de toute espèce, chercherait à se reproduire avec le "meilleur" mâle, le plus dominant. Comme ce n'est pas possible dans la réalité, sinon cela limiterait très sérieusement les chances de se reproduire pour beaucoup de mâles humains, cela donnerait lieu à fantasme.

L'angoisse, la peur et la colère générées par le fantasme mettraient en oeuvre les systèmes sympathiques et parasympathiques au niveau du cerveau. Or l'activation de ses systèmes permet au corps de se préparer à l'acte sexuel en induisant la lubrification vaginale et l'augmentation du volume sanguin au niveau des lèvres génitales. Ce qui rend la femme plus attractive pour son partenaire et accroît donc les chances de la réalisation du rapport sexuel.

Pour l'instant on ne dispose que de chiffres globaux.
Les prochaines études devraient s'intéresser aux différences liés à l'âge, l'ethnie ou l'orientation sexuelle et mesurer des fréquences réalistes de ce fantasme.
Il faudra s'intéresser au plus près à la réalité du contenu, car les notions de force, de violence, de consentement, d'acceptabilité sont très variables d'une personne à l'autre.

Mais tout cela n'explique pas pourquoi les femmes ont besoin d'inclure des abus sexuel dont elles sont les victimes dans leurs fantasmes alors qu'elles sont capables d'exprimer que dans la réalité les abus sont inadmissibles et traumatisants.
Elles veulent bien fantasmer le viol, pas le vivre dans la réalité.
Sans doute parce que le fantasme se contrôle, pas le vrai viol.

samedi 2 mai 2009

vendredi 1 mai 2009

Le maquillage

Ah enfin un sujet par lequel je vais approcher la suprême superficialité.
Et croyez moi, c'est pas facile.
Va falloir que j'aille voir un psy pour lâcher prise des sujets sérieux.
Bon ici, vous me direz, c'est pas un blog de fille.
Enfin, presque puisque par les heureux hasards de la génétique, il paraît que je suis génotypiquement et phénotypiquement une fille.
Mais ici on parle pas de shoes, de fringues, de coiffure, de mecs (enfin les mecs si), ni de make up.
Normalement.
Alors exception qui ne confirmera pas la règle, je vais parler de maquillage.
Na.

Attention, la notion de maquillage ne doit pas être confondu avec les soins beauté (dit aussi "body care" parce que dans les domaines "réservés" aux fifilles on parle beaucoup franglais).
Le soins beauté, c'est pour avoir un corps en bonne santé, ferme et attirant : crème hydratante pour le corps, épilation, autobronzant...
Le maquillage, concerne surtout les extrémités du corps : les ongles des mains et pieds et le visage (non il n'y a pas d'ongles sur le visage) (et contre toute attente on ne maquille -pas encore- nos oreilles).
La maquillage c'est pour être belle.
Ce qui sous-entend que sous le maquillage on est moche.

Je suis mieux maquillée non ?

On maquille d'abord le visage dans son entier, puis les pommettes, les yeux et la bouche.
Il s'agit d'abord d'avoir un teint unifié, légèrement hâlé avec des pommettes roses.
Car le maquillage sert à avoir l'air en bonne santé.
On cache sa paleur, ses premières rides, ses cernes, ses défauts de peau.
Les jeunes filles veulent se maquiller pour avoir l'air plus vieilles.
Les plus vieilles veulent se maquiller pour avoir l'air plus jeunes.

Mais le maquillage ça sert surtout à se cacher.
Après tout on ne maquille que ce qui se voit.
Dans l'Egypte ancienne, à une période où les seins n'étaients pas voilés, on maquillait aussi les mamelons.
Aujourd'hui, il y a énormément de femmes qui ne peuvent imaginer sortir dans la rue, aller au boulot, se montrer tout simplement, sans être maquillées.
Il ne faut pas se montrer telle qu'on est.
Il faut tricher.
Tricher avec la nature.
Tricher avec et pour les autres.
Tricher avec Soi.
Refuser d'être soi pour être quelqu'un d'autre qu'on n'assume pas.
Une personne qui se croit moche, pas sympa, non séductrice pour se transformer en une bimbo qui met le monde à ses genoux.

Plus une femme se trouve moche ou vieille, plus elle en met.
Et ne me dites pas que moche et vieille c'est redondant.
Regardez donc les p'tites minettes de 16 ans autour de vous.
Des vrais camions volés.
Et que je me tartine et que j'en remet quand j'arrive à la lumière du jour et que j'en remet en cours en journée.
Elles se trouvent moches.


Les études le démontrent : une femme maquillée attire plus facilement le regard et obtient plus facile un poste lorsqu'elle se présente à un entretien d'embauche où le recruteur est un homme.

Car avoir l'air en bonne santé est un critère que recherche les hommes pour se reproduire.
Avoir le teint frais c'est aussi avoir le teint dispo.
Une femme maquillée, qui a donc l'air en bonne condition physique semble non seulement présenter les critères pour une reproduction optimum mais elle a aussi l'air d'être disponible.
En plus, ils se disent que pendant que le temps qu'elle passe dans la salle à se chouchouter c'est pas du temps pour lire ou se cultiver.
Donc fille maquillée = fille pas fute fute, donc facile à se mettre dans la poche.
Bref, t'es maquillée t'as l'air d'être une fille sans attache sentimentale et prête à t'accoupler et tu seras pas difficile à avoir.

Mais si nous les femmes ne recherchons pas les mêmes hommes juste pour le fun ou pour la vie (voir le fantastique article à ce sujet ICI), les hommes ne sont pas en reste.
C'est très clair.
Si les hommes aiment les femmes maquillées pour une aventure d'un soir, ils ne recherchent pas une femme maquillée pour former une vie stable.
Surtout pas, quelle horreur !

Il existe une grand abîme entre les hommes et les femmes.
Les femmes pensent que se maquiller leur donne l'air joli et qu'elles sont plus attirantes pour les hommes.
C'est vrai. Mais le maquillage ne leur apparaît que comme un signal de proposition d'un "coup d'un soir", celle qu'on exhibe aux copains.

Est-ce que la nuance vous apparaît mieux comme ça ?

Mais les hommes "n'aiment" pas les femmes maquillées.
C'est à dire qu'ils ne tombent pas amoureux des filles adeptes du maquillage.
Pour que le sentiment d'amour s'en mêle, il faut que la minette soit naturelle (ça mérite un commentaire salace).

Lorsqu'on interroge les hommes mariés sur ce qu'ils pensent de leur femme lorsqu'elle se maquille, la majorité la trouve moins jolie.
Et se demandent pour qui elle se maquille et à qui elle cherche à plaire.
Parce qu'à eux ça leur plaît pas.
Bon les yeux légers ça va, mais le reste niet.

Alors le maquillage : expression d'un mal-être individuel et/ou masque social ?


Tiens, en passant comme ça, demandons nous pourquoi le truc qu'on se met sur les lèvres se présente sous une forme si phallique...


(Pour la superficialité j'ai comme un doute là subitement)


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