lundi 31 août 2009

Woofer

Ne me demandez pas pourquoi cet article est apparu le 24/08, alors qu'il n'aurait pas du.
C'est bien la peine de pouvoir programmer la date de parution.
(Bon comme ça maintenant -au cas où vous auriez eu des doutes- vous savez que j'écris des articles à l'avance...)
(en passant bravo Andy pour ta réactivité !)




Connaissez vous Woofer ?

C'est vraiment étonnant car au moment où j'écris cet article il y a moins de 1700 utilisateurs de Woofer.

Qu'est-ce que Woofer alors ?

Woofer est un site de macroblogging.

Tweeter est lui un site de microblogging.

Tweeter c'est 140 caractères maxi pour faire passer vos idées, dire ce que vous faites ou ne rien dire du tout d'ailleurs en général.

Et lorsque 140 caractères ce n'est pas assez, il y a Woofer : 1400 caractères MINIMUM.

L'occasion de raconter une histoire ou de remplir une page de caractères spéciaux lorsque vous avez une heure à perdre.

Si écrire sous Woofer prend du temps, c'est peut être l'occasion de partager des idées plus profondes (non pas jusqu'à là quand même) ou de raconter son histoire ... Pour peu qu'il y ait des lecteurs.

Le pire c'est que Woofer compte sur Twitter pour se faire connaître.


Maintenant que j'y pense Woofer c'est l'endroit idéal pour débuter une secte.


http://woofertime.com

dimanche 30 août 2009

Méditation du dimanche - 11


Demander ne coûte qu'un instant d'embarras.
Ne pas demander c'est être embarrassé toute sa vie.






(il a fallut que j'arrive à 2h40 du mat' pour savoir comment afficher une image sous Twitter. Je m'étonne moi même...)

lundi 24 août 2009

C'est toi le PSY....

Non, non, ce n'est pas le titre de mon dernier livre...
D'ailleurs je n'en n'ai jamais écrit.

Ô lectrice, Ô lecteur, je soumets aujourd'hui un cas à ta sagacité.

Je sais que tu es plein d'intelligence (ho hé, pas autant que moi tout de même, faut pas exagérer) et je ne doute pas un seul instant que tu seras capable de résoudre cette affaire.


Je te rassure néanmoins, je l'ai déjà résolu et ma patiente va bien désormais.

Mais venons-en au cas.


Une jeune patiente.

Fait très gamine.
Passe sa thèse dans 1 mois.

A des crises de larmes brèves mais incontrôlables et inexpliquées à tout bout de champ.
Elle pleure dès qu'elle se sent remise en question.
Est très embêtée à l'idée de pleurer pour un rien durant sa soutenance.

Demande que ça s'arrête.


Un frère, deux ans de plus qu'elle.
Un père décédé depuis quelques années.

Une mère gravement handicapée avant même sa naissance (de la patiente bien sur).
Une soeur psychologue (comme quoi...).


Depuis le décès de son père s'est rapprochée de son frère.

En admiration devant lui bien qu'elle le voit très peu.

Il a super bien réussi dans la vie.

Elle est très déçue car il ne sera pas là lors de sa soutenance (il a une bonne raison).


Les crises de larmes ont commencé il y a 3 ans après un retour de vacances passées chez son frère.
Rien de spécial pendant ces vacances.
Juste de bons souvenirs.


Cette patiente a la fâcheuse tendance à ne pas supporter les cris, le bruit, les conflits.
Elle fuit systématiquement.
Quitte à "se faire écraser ou s'écraser elle-même".
Elle a de toute évidence une envie de revanche, d'être dominante ce qui la rend manipulatrice.
Or lors de sa thèse difficile de manipuler des experts dans leur domaine.


Sa relation avec son frère m'intrigue car elle se sent soutenue par lui alors qu'elle ne le voit quasi jamais.

Le rôle du père et du frère sont flous.
Pour la séance suivante, je lui demande alors d'écrire quelque chose sur le lien qu'elle ressent pour son frère.


La séance suivante, elle me parle de ce qu'elle a écrit.

Des banalités.
Je lui dis "lisez moi ce que vous avez écrit".

Elle grimace, ne déplie pas sa feuille et dit, outrée, dans une crise de larmes "mais c'est mon intimité !".

Elle ajoute toujours en pleurant "c'est drôle parce que je suis là pour ça justement".

Je lui dis "c'est votre droit de ne pas me la lire, mais vous ne me donnez aucun matériel pour aller plus loin".


Mais c'est faux.

J'ai déjà le matériel.


Et toi Ô lectrice, Ô lecteur, as tu trouvé où es le matériel dans ce que j'ai écrit ?

Sauras-tu trouvé ce que je lui ai demandé ensuite ?

Et surtout qu'elle est la VRAIE problématique de cette patiente ?




Vous avez vraiment été trop nombreux à répondre… LOL
Alors je mets la réponse maintenant.
Moi qui voulait lancer une rubrique « c’est toi le psy », je crois que je vais sérieusement m’abstenir.

Pour en venir à la solution.

Vous êtes trop axés sur la première partie des écrits.
Ce qu’explique le patient -ceux qui me lisent depuis un certain temps le savent- de sa problématique n’est jamais la vraie problématique. C’est le symptôme.
C
hez cette jeune femme, on constate bien sur :
  1. un Œdipe déplacé du père vers le frère
  2. un Œdipe non réglé.

Après tout l’Œdipe ne se fait pas uniquement sur les parents. En psychologie on utilise les termes « père » et « mère » de façon large. Ils s’appliquent à tous les proches qui sont intervenues dans l’éducation.

Ici l’Œdipe se fait sur le frère.
La question est pourquoi lui ?
Surtout si vous vous souvenez, cette patiente ne voit que très rarement son frère.

Ensuite pourquoi l’Œdipe n’est-il pas réglé ?
En effet la patient présente une évidente attirance amoureuse pour son grand frère. Mais si le frère a rejetté la sœur, l’Œdipe devrait être réglé.
Or il ne l’est pas.
Ce qui éveille mon attention sur le fait que cela veut dire le frère n’a pas repoussé sa sœur.

Vous vous souvenez, lorsque je demande à la patiente de me lire la lettre qu’elle a écrit à son frère elle s’écrie « mais c’est mon intimité ! ».
Tout le matériel psychique est là. Dans cette unique phrase. Le reste est sans importance.

Tout s’imbrique brutalement dans mon esprit et ce que je lui dis sur le manque de matériel est juste un gain de temps qui me sert à penser à la formulation de la question qui va venir.
 

La question que je lui ai posée a été :
«Vous dites intimité ?! Mais dites moi alors... en quoi votre frère a-t-il quelque chose à voir avec votre intimité ? »

Elle a pleuré pendant 20 minutes en m’expliquant que lorsqu’elle avait 10 ans (et son frère 12) son frère avait tenté de l’initier à la sexualité. Il lui était « monté dessus », l’avait écrasé sous lui. Elle y avait pris un certain plaisir mais avait eu peur au moment de la pénétration, avait crié, s’était débattue et avait fuit la situation en laissant tomber du lit.

Puis lorsqu’elle avait eu 13 ans, son frère avait fait venir un ami à lui à la maison en l’absence de parents et ils s’étaient livrés tous les 3 à des jeux sexuels et au moment de la pénétration par son frère, elle s’était refusée en se débattant.
C’est depuis cette époque qu’elle fuit les cris, qu’elle s’écrase puis fuit devant les conflits.

Je lui ai demandé si elle avait l’intention de tomber du lit pendant longtemps encore.

Cela a mis fin à la séance.

Je l’ai revu une semaine après. Elle n’avait pas pleuré de toute la semaine. Et en séance, même si l’envie lui a traversé l’esprit 3 fois, elle n’a pas « écrasé » une larme.

dimanche 23 août 2009

Méditation du dimanche - 10


Combien de fois avez vous changé
de look, d'opinion, de travail, de compagnon ?

Vous êtes pourtant certain d'être "vous-même".
Cette créature imaginaire, changeante et versatile,
vous la croyez tangible et solide.

Et si ce n'était pas le cas ?


vendredi 21 août 2009

Pieds nickelés : générateur de couverture

(article modifié le 21/08)

Vous avez tous connus l'excellent générateur de couverture des "Martine" :










Malheureusement, ce site, à la demande de l'éditeur, a du fermer ses portes. Eh bien, (un grand merci à Alexis), il existe un site miroir sur lequel vous allez pouvoir continuer à vous défouler ICI.

Le premier site ayant du fermer, les créateurs se sont recyclés dans les affiches de films. Mais je n'ai guère été convaincue.
Enfin je n'ai surtout pas été inspirée.

Les revoila avec le générateur de couverture des albums des Pieds Nickelés.
90 couv' au choix, ça permet de faire place à l'imagination.
Et je ne me suis pas gênée.
Je vous laisse le lien.

Voici les miennes :






Votez pour moi et mieux encore venez me faire de la concurrence !
Soyez créatifs !!

mercredi 19 août 2009

faut-il être cultivé et intelligent pour suivre une psychothérapie ?

Thérapeute s'adaptant au niveau de langage de son patient


En voila du titre sujet à polémique.
Et d'ailleurs vous pouvez poser la question au féminin...

Lorsque j'étais à l'université j'avais des profs psychologues et/ou psychanalystes.
Les cours portaient sur toutes le théories bien sur.
Surtout sur le courant freudien, ma fac étant celle qui formait et qui forme toujours d'ailleurs les "freudiens" (y a des facs plutôt yungiennes, d'autres plutôt lacaniennes).
L'organisation était différente d'aujourd'hui puisque nous étions plongés dans l'enseignement en psycho dès la première année.
Et on arrivait des paillettes plein les yeux.
Enfin on allait bosser pour nous et pas pour les profs.
Enfin on allait apprendre sérieusement ce qu'on lisait dans les livres depuis des années.
Enfin on allait rencontrer des professionnels.
Enfin on allait acquérir LE savoir !
Le Savoir pour refaire le monde, comprendre l'esprit humain et et avoir le pouvoir de le changer pour aider des personnes en détresse.

Jusqu'au jour où une de mes profs, psychanalyste, nous sort :
"Pour réussir une analyse ou une thérapie il faut être intelligent et cultivé".

Vous pensez qu'à moins de 20 ans quand vous entendez ça vous sautez au plafond.
Ca va totalement à l'encontre de nos belles idéologies d'égalité, d'amour et d'humanité.
Y a eu un sacré brouhaha dans l'amphi.
Y'a eu un étudiant qui n'a pas hésité à lui demander comment on pouvait dire une chose pareille.
Cela ne l'a pas démonté la prof.
Elle nous a répondu que pour faire une analyse il fallait être capable de se pencher sur (en) soi-même, de comprendre et surtout de verbaliser. Ce qui nécessitait des capacités d'analyse, de l'intelligence générale pour appréhender ce qu'on lisait en soi et du vocabulaire pour être capable de verbaliser.
Pour tout vous dire on n'a pas été convaincus.
Avec notre superbe idéologie hédoniste on en a discuté après le cours et nous étions d'accord que la thérapie comme l'analyse devait s'adresser à tous, que chacun avait droit au bien-être et que ce n'était pas parce qu'une personne n'avait pas eu la chance d'avoir accès à la culture qu'il fallait la mettre à l'écart du système.
Que la prof n'était qu'une bourgeoise...
Et patati et patata.

A force de poursuivre mes études, j'ai fini par les rattraper.
L'expérience venant des thérapies que j'ai réalisé.
A partir de ce que j'avais appris au début.
Bêtement devrais-je dire.
Puis en fonction de ce que j'ai appris au contact de mes patients.
Et aussi de mon évolution personnelle qui m'a fait m'orienter différemment (c'est pas fini d'ailleurs je vous en reparlerai bientôt si ça vous intéresse) (si ça vous intéresse pas c'est pareil LOL) et donc proposer des choses différentes à mes patients.

Bref, pour faire court (comme d'hab), j'ai fini par me faire ma propre idée.

Pour suivre une thérapie, il faut être intelligent et cultivé.

N'en croyez rien, lorsque j'écris ça, ça me gêne sacrément.
Mais c'est un constat.
Ô je ne vais pas vous dire que les personnes qui n'ont pas fait d'études, qui n'ont pas ouvert un livre ou qui ne sont pas adaptables ne peuvent pas faire de thérapie du tout. Non.
C'est juste que ça va prendre beaucoup -beaucoup- de temps.
C'est juste que le thérapeute va se retrouver avec un patient qui n'a rien à dire.
Ce qu'il ressent ce patient il ne sait pas comment l'exprimer.
On se retrouve avec des séances "à vide" : le patient ne dit rien. Soit on laisse faire, soit on comble pour lui.
Le patient ne comprend pas toujours ce qu'on lui explique.

Tenez j'ai eu une patiente.
Très jolie.
Je la rencontre parce qu'elle a des problèmes avec les hommes.
Elle est secrétaire.
Y a des secrétaires très cultivées j'en ai rencontré plein, mais pas celle-là.
Pas besoin en fait avec un physique pareil.
Mais bon en consultation à chaque fois que je lui pose une question, elle me répond :
"je ne sais pas"
"je ne sais comment vous dire"
"comment l'exprimer ?"
"vous voyez ce que je veux dire ?" (non justement)
"Je ressens quelque chose mais je ne sais pas comment le dire"
"oui, non peut être, bof...."
"ah vous croyez ?"
"non je ne vois pas"
Rien d'autre. Pffff....
Ca dure 10 séances.

Au début je me suis dis qu'elle était super résistante.
Même pas.
On passait des minutes sans rien dire.
Des fois je faisais la conversation.
Elle a du se demander des fois pourquoi elle me faisait venir.
De même que je me suis demandé des fois pourquoi j'y allais.
Comme je n'en tirais rien, je devais lui faire des propositions de ressenti, je lui expliquais en long en large et en travers ce qui semblait ne pas aller.
Bon elle n'avait pas pu régler son Oedipe.
Comme de toute évidence elle finit par comprendre, je fini par le verbaliser pour elle.
C'est pas bien, mais bon sinon j'y serais encore.
Ca éclaire et ça devient évident alors et ça va se régler en 2 séances, les hasards de la vie faisant bien les choses et son envie de changer de comportement aussi.
J'avais grand plaisir à la voir car je sentais qu'elle évoluait, mais qu'est-ce que les séances étaient longues !

Tenez, j'ai un patient que je consultais à son domicile.
Lorsque j'arrive, il est en train de repasser.
Il me sert la main et la première chose qu'il me demande "mon fer est en rade, vous ne sauriez pas comment on choisit un fer à repasser parce que moi je n'y connais rien"....
"ben non, je ne repasse jamais. Ca se fait encore ça ?".
Et paf. Non mais.
Il a pratiqué la "pensée positive" avec une autre thérapeute mais il n'a pas accroché.
Et je sais pourquoi.
Il ne saisit pas les "pensées" du jour.
Il n'est pas capable d'interprétation, il prend tout à la lettre et ne cerne pas la globalité de la réflexion.
Si vous relisez les "méditation du dimanche" de ce site, vous y verrez une règle de vie, une réflexion sur Soi et sa relation aux autres, des métaphores.
Il n'a pas la connaissance des mots nécessaires pour exprimer son vécu, son ressenti.

Bien sur, comme je l'ai déjà écrit, on y arrive quand même.
L'idéal est d'abord de passer par autre chose que le verbal.
Le thérapeute s'appuie énormément sur le non verbal aussi.
On va aussi faire de l'explication de texte (lol), leur proposer des termes pour apprendre à exprimer ce qu'ils ressentent.
C'est payant.
(pour le thérapeute aussi !)
Mais au bout, le patient a évolué, il a appris beaucoup sur lui et il a acquis la satisfaction de savoir qu'il est capable d'apprendre, de comprendre et que c'est à lui de s'ouvrir les portes.
Il sera plus impliqué dans sa prochaine thérapie.

Mais ça c'est valable pour la psychothérapie car le psychologue parle et échange avec son patient.

En psychanalyse, l'analyste ne dit rien (ou presque).
Si le patient ne parle pas, s'il ne sait pas exprimer son ressenti, s'il n'a pas le vocabulaire pour "dire", s'il n'a pas l'intelligence pour comprendre et interpréter, il ne se passe rien et le patient stagne là où il a commencé.
Ce n'est pas son analyste qui va le pousser à avancer si son patient ne lui donne pas de "matériel".

Alors vous allez me dire, mais comment puis-je savoir si je suis le bon ou la bonne candidat(e) pour une thérapie ?
Et bien je vous dirais que peu importe.
Après tout si ça vous apporte quelque chose, rien à faire que ça embête le thérapeute !
(et si vous vous dites que ça vous gène d'embêter le thérapeute c'est que vous pensez le thérapeute comme un individu supérieur. Quel manque de confiance en vous ! Allez zou, en thérapie !)


lundi 17 août 2009

La PARANOÏA


Il est passé dans le langage commun de dire de quelqu'un qu'il est "parano".
Cela sous-entend que cette personne se fait des idées, qu'elle croit qu'on parle toute le temps d'elle négativement ou qu'on raconte des trucs négatifs sur elle.
Bref, une personne qui croirait que le monde entier est centré sur elle.

D'un point de vue psychanalytique, Freud a expliqué que la paranoïa est en fait un homme ou une femme qui se défend contre un désir homosexuel.
Il ne fait pas la différence entre ce qu'il pense et ce qu'il croit que les autres pensent.
On passe de "j'aime quelqu'un (du même sexe)" à "je le déteste" à "il me déteste".
Le parano n'est haï que par les hommes (ou les femmes) auxquels ils aimeraient ressembler.
C'est lorsque la poussée de désir homosexuel s'accroît (et n'est pas acceptée) que le délire se met en place.

Quelque soit le type de délire, il s'agit toujours de se sentir mal compris, jugé, victime d'une personne ou d'un complot plus généralisé.

Le persécuteur (homme pour un homme, femme pour une femme) est toujours quelqu'un de plus haut placé que le persécuté.

Face au désir inacceptable, le parano se protège de ses pulsions en détruisant l'objet de son amour. La notion de sexualité avec l'objet d'amour est abolie (bien que pourtant omniprésente) : on ne peut l'aimer donc on ne peut envisager l'aspect sexuel.

En psychiatrie, le paranoïaque est un psychotique.
C'est donc un malade mental incurable.
Certains sites mal écrits, vous parlent de "personnalité paranoïaque" or nous ne sommes loin des troubles de personnalité mais bien dans les maladies mentales dans lesquels il existe évidemment un morcellement de la personnalité.
On peut traiter la paranoïa mais on n'en guérit jamais.

Le paranoïaque se sent toujours en danger, poursuivi, épié.
On lui veut du mal.
Il existe un complot contre lui.
J'écris lui, car il s'agit bien de dire "un" paranoïaque puisque c'est une maladie mentale qui ne touche principalement les hommes à partir de 35 ans.
Mais attention bien que malade le parano est TRES intelligent.
Son délire le conduit a construire des histoires qui s'appuient sur des éléments de réalités et qui se tiennent.
Au point qu'une personne saine peut tout à fait être convaincue par le discours délirant d'un parano car il est quasi impossible de le prendre en défaut de raisonnement.
Il faut parfois arriver au moment où il vous raconte que sa femme l'a trompé avec le Président ou que la mafia veut le faire tuer ou qu'il a été enlevé par les extra-terrestres pour se mettre à douter sérieusement.
C'est d'ailleurs le bizutage préféré en urgences psychiatriques où on réserve les parano aux psychiatres étudiants qui en sortent ébranlés dans leurs convictions médicales.
Le parano est rigide, orgueilleux, susceptible, méfiant.

Le parano non traité peut être violent.
Il veut se défendre de ceux qui lui en veulent, qui le trompent...
Dès qu'il a définit qui lui en veut....
Tant que la "cible" reste indéfinie, la violence dans le passage à l'acte n'apparait pas.
Mais dès qu'il peut désigner son "agresseur" (l'homme avec lequel sa femme le tromperait, la voisine de palier qui le surveillerait jour et nuit par le trou de la serrure, le bureau de poste où tous les postiers ont été formés à ouvrir son courrier, son médecin qui soignent bien les autres mais qui ne s'occupe pas assez de lui...), il va tout mettre en oeuvre pour le détruire.
Les paranoïaques passent donc la majorité de leur temps de vie à l'hôpital car ils sont "invivables" pour leur environnement qu'ils terrorisent.

Le problème du parano c'est qu'il ne prend plus son traitement dès qu'il sort de l'hôpital.
On cherche à le faire taire, à l'endormir, à l'empoisonner bien sur !
Alors au bout de quelques jours il retrouve sa dangerosité.

Ce qui fait du psychotique paranoïaque le type d'organisation de la personnalité la plus dangereuse d'un point de vue criminel : cette personne agit en plein délire, totalement persuadée de ces dires et avec des passages à l'acte aussi impulsifs que violents dès lors qu'elle a définit sa "cible" et toujours dans une pensée de bien-fondé et de justice.

samedi 15 août 2009

Le pardon


Pardonner.
Le pardon c'est la rémission d'une faute.

Dans la religion chrétienne, il s'agit d'écarter le châtiment et d'annuler la faute.

Les uns et les autres, sans sentiment négatif envers ceux ou celles qui nous ont offensé.


En psychologie, le pardon est à la mode en ce moment.

On voit fleurir plein de livres ou d'articles où l'on apprendre à pardonner.
Pardonner aux autres.

Pardonner à Soi.

Cela aide à se sentir mieux.

A libérer.
Soi.
L'autre.


Il faut donc faire comme s'il ne s'était rien passé.
Faire comme si on n'avait pas été mal aimé(e), maltraité(e), battu(e), rejetté(e), attouché(e), violé(e).

Il faut en plus aller embrasser son agresseur, le serrer dans ses bras en lui disant qu'on ne lui en veut pas, qu'on efface tout et qu'on commence de nouvelles relations sur des bases saines et bonnes.

Personnellement, dans ma pratique, je vais vous dire un truc.


Le pardon rien à foutre.


En pardonnant l'agresseur on pourrait donc effacer du psychisme de la victime ce qui a eu lieu ?

En pardonnant l'agresseur, lui se sentant mieux, la victime irait mieux ?

En se pardonnant Soi, on reconnaîtrait qu'on n'est pas totalement innocent(e), fallait pas être là.

Et puis quoi encore ?

Tiens avant de me lancer dans un exercice de style, je te livre un exemple tout simple.

Lecteur, lectrice, tu te balades tranquillement dans la rue en famille.

Tu t'arrêtes devant une vitrine et là brutalement une nana qui se fait bousculer t'écrase le pied avec son talon aiguille.
"Oh excusez moi" (phrase débile s'il en est)
Comme tu es de bon poil et que tu sais bien qu'elle ne l'a pas fait exprès, tu lui dis "c'est pas grave".
Pourtant t'as super mal au pied et la douleur va rester pendant 24 heures.

Elle s'est excusé, tu l'as pardonné.

Pourtant t'as toujours mal.

Et tu pourras même raconter dans quelques années que "la pouf qui t'as écrasé la pied tu t'en souviens encore et la douleur aussi rien que d'y penser".


Tu vois où je veux en venir ?

Combien de patients, ou plutôt devrais-je écrire de patientes, viennent me voir en me disant "bon y a un truc qui m'est arrivé enfant, mais je ne veux pas en parler parce que c'est réglé".
"D'accord".
(moi pas dupe) "Comment vont vos relations avec les hommes ?"
"C'est pas super"
"Vous avez plutôt tendance à vous sentir comme une personne qui subit les relations ?"
"Oui..."

"Depuis combien de temps ?"
"Depuis... depuis que.. depuis qu'il.... oh, je ne voulais pas en parler, je pensais que c'était réglé, je pensais que ça n'avait pas d'influence sur ma vie et je m'aperçois que tout ce que je fais et toutes mes relations sont conditionnées par ça..."

Et paf : "mon père m'a violé lorsque j'avais 10 ans...", "mon frère a enfoncé ses doigts en moi lorsque j'avais 6 ans", "mon père ne m'a jamais aimé, il aimait ma soeur si belle et moi il faisait comme si je n'existais pas "...

"...et je n'arrive pas à pardonner, j'ai tout essayé, mais je n'y arrive pas".

Sortie du mouchoir.


Je leur demande "pourquoi voulez vous pardonner ?"
Ce qui les laisse sans voix, cela leur paraît tellement évident.

Pardonner, elles ne savent pas vraiment pourquoi en fait... ça fait partie de leur éducation.

Et puis surtout pardonner ça effacerait tout.



"Vous pensez qu'on peut effacer ce qui vous est arrivé ?".

"Non".

"Vous pensez que vous pourrez oublier un jour ?"
"Non".
"Ca été fait, c'est LA réalité."

"Pardonner, va changer les choses ?"

"Non, je pensais que oui, mais je sais maintenant que non".
"Qui vouliez vous pardonner en fait ?"
(temps de latence assez long...)
...

...

"Moi. Moi d'avoir pensé à me venger, d'avoir pu avoir envie de lui faire subir la même chose, d'avoir eu envie de la voir mourir. Moi d'avoir été là, moi de n'avoir pas eu la force de le dire à ce moment, moi d'avoir eu peur qu'on me le reproche..."
"Vous pensez que ça s'effacera ça aussi ?"
"Non".

"Alors qu'est-ce qu'il vous reste à faire ?"
"Mais alors rien ne s'effacera jamais ? Comment vivre avec ça ?"

"Ne s'agit il pas tout simplement d'accepter que cela est arrivé ?"


Accepter parce que c'est la réalité.

Accepter qu'on a été victime.

Accepter que l'autre n'est pas aussi bon que les autres le croient.
Accepter que certains n'ont pas été là pour entendre, croire, agir.
Accepter que l'autre a détruit une part de Soi.
Accepter que l'autre puisse être stigmatisé, dénoncé et condamné (par Soi ou par les siens ou par les amis ou par la Société).
Accepter que l'on a été bon et que d'autres ont parfois été méchants.

Accepter d'être bienveillant à l'égard de Soi.

Pour lâcher le fil qui retient au passé et enfin vivre le présent sans retenue.

Vouloir mettre le pardon en première ligne, c'est vouloir annuler ce qui s'est passé.
Rien de détruit.
Pas de destructeur.
Donc pas victime.
La victime, qu'elle soit au niveau sociétal, salarial ou familial, est gênante.
Elle met en exergue qu'il y a eu un dysfonctionnement.
Elle remet en cause le groupe.
Or on nous apprend que le groupe est plus important que l'individu.

Mais lorsque tous les individus sont détruits que reste-t-il du groupe ?

jeudi 13 août 2009

Goosh.org

J'ai jamais qu'un an de retard mais vieux motards que jamais.

Figures toi Ô lectrice, Ô lecteur, qu'un internaute averti est arrivé sur mon site en effectuant une requête sur goosh.org.

Curieuse comme je suis, "mais qu'est-ce donc que cette bestiole là ?" me suis-je dis.

Et j'ai donc cliqué sur le lien.

Et paf j'arrive sur une page presque toute blanche avec quelques lignes écrites.

"Goosh.org, the unofficial google shell. Goosh is a google-interface that behaves similar to a unix-shell..."

Ben, me voila bien avancé.
C'est quoi un "shell" ?
Shell, pour moi c'est une station d'essence.
Celle qui, dans le temps, avait une coquille saint-jacques jaune comme logo ("shell" veut dire "coquillage" !).
Unix ?? Euuhh...
Bon ça me dit bien quelque chose, mais bon je ne l'ai jamais utilisé. Surtout qu'autant je suis capable de créer une site internet, de désosser (et remonter dans l'ordre !) complètement un ordinateur et même de faire fonctionner un logiciel sans avoir lu la notice, autant je ne connais rien à la programmation.

Mais bon tout cela sent bon le vieux MsDos avec des lignes de commande.
Miam miam.
Que j'adorais ça maîtriser la syntaxe Dos.
Ca avait un côté "Grand Initié" par le dieu Ordinateur.
Mais je m'éloigne.

Alors à quoi ça sert Goosh.com ?
A rien.
Enfin si.
Ca marche sur n'importe quel micro.
mais ça a été développé pour fonctionner avec une console (ne me demandez pas laquelle. En plus il n'y a aucune console chez moi).
Ensuite il faut avoir besoin de faire une recherche sur le net et avoir envie de faire cette recherche via votre console plutôt que via votre ordinateur.
Ensuite il faut avoir la flemme de passer directement par Google et préférez aller taper des lignes de commandes pour obtenir une réponse à sa requête.

Quelques commandes pour vous remettre dans le bain...

commandaliasesparametersfunction
web(search,s,w)[keywords]google web search
news(n)[keywords]google news search
more(m)
get more results
blogs(blog,b)[keywords]google blog search
read(rss,r)
read feed of url
feeds(feed,f)[keywords]google feed search
place(places,map,p)[address]google maps search
translate(trans,t)[lang1] [lang2] google translation
images(image,i)[keywords]google image search
video(videos,v)[keywords]google video search
clear(c)
clear the screen
wiki(wikipedia)[keywords]wikipedia search
help(man,h,?)[command]displays help text
cd

change mode
site(in)
search in a specific website
open(o)
open url in new window
go(g)
open url
lucky(l)[keywords]go directly to first result
ls
[command]lists commands
addengine

add goosh to firefox search box
load

load an extension
calculate(calc)[mathematical expression]evaluate a mathematical expression
settings(set)[name] [value]edit settings
gmail(mail)[compose]read & write mail in gmail *
login

login with your google account *
logout

log out of goosh *

Donc Goosh.com sert.... à utiliser Google en ligne.
C'est rafraîchissant tout ça non ?

En plus c'est en open-source.
Donc c'est modifiable, paramétrable selon les utilisateurs.

Certains vous dirons que vraiment ça n'a aucun intérêt et appellent même au boycott de Goosh.com.
D'autres s'extasient et trouvent ça absolument génial et nécessaire.

Perso, je trouve que ça ne me sert à rien et que c'est faire du neuf avec du vieux.
Et du compliqué alors que maintenant on a du simple.
Mais je trouve cela amusant... pour quelques jours.
Le temps de faire fonctionner mes capacités d'apprentissage en apprenant les commandes.
Et puis retour sur Lost ou Bing.

le site : www.goosh.org

mercredi 12 août 2009

Saturnin le canard

Ce qu'il y a de magique avec le net c'est que j'y retrouve des trucs qui ont ébloui mes plus jeunes années... des trucs que je ne cherchaient même pas et qui surgissent aux détours d'un surf.

Si vous des gosses de moins de 6 ans, mettez les devant l'écran...



Et comme il ne faut rien en rater, voici vite le suite :




Ca, c'était la version de 1960.



Dans les années 80 une autre version est apparue, plus "technologique" et moins sympa (d'ailleurs ça n'a pas duré), mais toujours regardable par les plus jeunes.


Allez hop, au lit les petits !


lundi 10 août 2009

Alli dans le baba et les 40 pharmaciens....

Y a pas à dire quand même, si je n'étais pas là combien de personnes resteraient dans l'ignorance ?
Faut te dire Ô lecteur, Ô lectrice, que maintenant lorsque tu demandes "fantasmes sexuels" (sans faute) dans gougueule, c'est mon site qui sort en premier rang.

Je me demande bien pourquoi...


Faut te dire aussi, Ô lecteur, Ô lectrice, que depuis que les juges d'instructions en vélo se font écraser par des 19 tonnes dans ma belle commune de Montrouge, je me dis que je fais bien de rester en patinette sur le trottoir.




Enfin bref, la vie est belle.


Bon je reviens à mes moutons (ou aux futurs d'Alexis ;-)
Si vous êtes une femme et si, à votre avis, vous avez quelques kilos à perdre, l'arrivée de "Alli" ne vous aura pas échappé.

Et même si vous êtes un homme ou si vous n'avez pas de kilos à perdre, difficile de ne pas voir les pubs qui ont fleuries dans les abris bus, les magazines et l'affichage public.

"Alli est votre allié".

Alli n'est pas vraiment un médicament puisqu'il est en vente libre, sans ordonnance.
Enfin presque puisque normalement pour l'avoir le pharmacien doit évaluer l'IMC des acheteurs qui se présentent, leur expliquer comment le prendre et leur faire part des effets secondaires.
Ce qui veut dire si un ou une client(e) n'a pas l'indice IMC demandé, Alli ne doit pas lui être vendu.
Cela n'empêche par les boîtes d'Alli d'être placées à côté de la caisse juste à portée de main.

Pour rappel Alli est un réemballage du médicament Xénical (composé de l'orlistat à 120 mg) mais avec une dose diminuée par 2 (donc 60 mg).
L'orlistat avait été interdit de vente du fait de l'importance des effets secondaires.
A 120 mg on évacuait environ 30 % des graisses ingérées lors des repas.
A 60 mg on évacue environ 25 %.
(et pour celles et ceux qui seraient tenté(e)s, non l'augmentation des doses ne fait pas évacuer plus de 30 % des graisses).

Alli vous le promet donc : vous allez maigrir.
Mais en combien de temps ?
Il faut 1 an pour perdre environ 5 % de la masse corporelle (si vous faites 70 kilos, vous perdrez donc 3,5 kilos en 1 an) .
A l'arrêt du traitement, 35 % de cette masse perdue est reprise rapidement (si vous aviez perdu 3,5 kilos vous reprenez donc environ 1 kilo. Si vous pesez donc 70 kilos aujourd'hui dans plus d'un an, vous aurez donc perdu environ 2,5 kilos !).

Alli a un sacré effet secondaire.
Une partie des graisses n'étant plus absorbée par le corps, elle est évacuée directement dans les selles.
Ce qui donne flatulences non contrôlables
+ selles molles
+ selles fréquentes et urgentes
+ développement d'une incontinence anale.

De nombreuses personnes sur le net témoigne des pertes de selles liquides dans les moments les plus incongrus et sans pouvoir se retenir.
Sympa la soirée.
Imagine.
Le beau gosse il s'y est mis en 4 pour sortir la belle nana.
Apéro dans un bar lounge, diner dans un restau hype.
Et là plaf, la nana elle s'excuse brutalement au milieu de la phrase.
Faut qu'elle y aille.
Viiiiite ! Non d'un chien mais il faut qu'il arrête de lui tenir la main.
Viiiiité !
Elle se lève.
Proutbeurgle...
Trop tard.
Mâdâme ? Vous avez perdu quelque chose !

Le secret ?
Arrêter de consommer des graisses.
Car c'est là que Alli veut vous amener.
Si vous consommez moins de graisses, vous n'avez plus d'effets secondaires car vous n'avez plus de graisses à évacuer et vous maigrissez car vous mangez moins gras.
D'ailleurs le labo, GSK, le rappelle : pour qu'Alli fasse effet amaigrissant attendu, il faut manger sans gras et faire de l'exercice !

Si vous êtes anorexique, ne vous précipitez pas sur Alli en pensant que vous allez pouvoir -encore- maigrir avec. Comme vous ne mangez déjà pas un poil de gras, Alli n'aura aucun effet sur vous, sauf vous bousillez un peu plus le foie et les reins.

Bon pour revenir à la vente d' Alli, j'ai fais quelques constats.
Mais je vous livre la dernière vente que j'ai vu.

J'allais à la pharmacie.
Dans la queue devant moi, 4 personnes.
Une personne âgée qui nous a fait poireauter une plombe avec une ordonnance longue comme une liste de courses.
Un jeune mâle, style cadre sup. 1 m 90 à l'oeil nu, belle carrure, en costard. Pas un pet de graisse de trop.
Derrière lui, une femelle de 35 ans, brune, banale, un léger bourrelet à la taille de sa jupe, mais juste 5 kilos de trop.
Et moi.

Arrive le tour du jeune homme.
Il gigote, ne sait pas trop comment dire les choses et lâche "heu, je voudrais une boîte d'Alli".
La pharmacienne : "ah bon ? Vous préférez une boîte de combien. De 40 ou de 80 comprimés. Si vous en prenez directement 80 ça revient moins cher".
Lui tout étonné et mal à l'aise, lui répond dans un souffle "non, je vais me contenter d'une boîte de 40".
Et il paie.
Et il sort tout étonné d'avoir une boîte (qui n'est peut être pas pour lui en plus).

Cliente suivante.
D'une voix ferme qui sait ce qu'elle veut "bonjour, je voudrais une boîte d'Alli".
La pharmacienne commence son discours.
"non, une boîte de 80, c'est très bien. Merci au revoir".
Et elle sort souriante.

Et moi.
Qui ne prend pas Alli.
Non, non mon poids va bien. Ma relation au corps aussi. LOL

Non sérieusement, j'ai vu cette situation chez plusieurs pharmaciens.
(Je rassure mes lecteurs avérés et mes patients potentiels : non je ne passe pas ma vie dans les pharmacies et je n'ai pas de problèmes de santé particulier).
Ils ne demandent rien. S'en foutent de savoir si l'acheteur à des kilos en trop ou pas.
Si je voulais leur accorder le bénéfice du doute, je penserais que peut être qu'ils se disent qu'avec les effets secondaires et le peu de bénéfice, ils seront beaucoup à laisser tomber.
Mais avec mon mauvais esprit habituel, je me dis qu'ils ont trouvé le bon filon pour gagner du fric facile pendant les 3 mois d'été.



Soyons clairs, Alli ne sert à rien.
Surtout si vous ne bouffez que des trucs sucrés.
GSK (GlaxoSmith machin chose), précise bien que le but d'Alli est "d'éduquer" les gens à une nutrition saine.

Alors très franchement, Alli c'est vraiment un truc de pays riche.
Des pays où on bouffe trop gras et où on cherche à ne pas garder cette graisse parce qu'on n'en n'a pas besoin.
Changez vos habitudes alimentaires, mangez donc moins gras, faites un peu d'exercice et vous n'aurez pas de kilos en trop et surtout vous ne ferez pas vivre "grassement" des labos pharmaceutiques qui en profitent à fond.
Mais si Alli peut vous permettre de prendre conscience que votre nourriture n'est pas adaptée ou est déquilibrée et que votre vie est trop sédentaire, prenez en au moins une fois (et ne sortez pas sans couche).



Ou allez voir un psy....


vendredi 7 août 2009

Pourquoi ?


POURQUOI tu peux avoir une pizza à ta maison plus vite qu'une ambulance ?

POURQUOI il y a un stationnement pour handicapés en face des patinoires ?

POURQUOI les gens commandent un double cheeseburger, des grosses frites et un coca…zéro?

POURQUOI les femmes ne peuvent pas se mettre du mascara la bouche fermée ?

POURQUOI le mot « abréviation " est si long ?

POURQUOI pour arrêter Windows on doit cliquer sur Démarrer ?

POURQUOI le jus de citron est fait de saveurs artificielles et le liquide vaisselle est fait de vrais citrons ?

POURQUOI la nourriture pour chien est « nouvelle avec un goût amélioré » : qui l'a testé ?

POURQUOI ils stérilisent l'aiguille qui sert à l'euthanasie ?

Tu connais ces boîtes noires indestructibles dans les avions,POURQUOI est-ce qu'ils ne fabriquent pas l'avion complet dans ce matériau ?

Si voler est sécuritaire POURQUOI l'aéroport s'appelle le "terminal" ?

POURQUOI est-ce qu'on appuie plus fort sur les touches de la télécommande quand les piles sont presque à plat ?

POURQUOI est-ce qu'on lave nos serviettes de bain ; est-ce qu'on n'est pas sensés être propres quand on s'essuie avec ?

POURQUOI les pilotes kamikazes portent-ils un casque ?

Quand on étrangle un Schtroumpf, il devient de quelle couleur ?

Comment les panneaux « DEFENSE DE MARCHER SUR LA PELOUSE » arrivent-ils au milieu de celles-ci ?

Quand l'homme à découvert que la vache donnait du lait, que cherchait-il à faire exactement à ce moment là ?

Si un mot dans le dictionnaire est mal écrit, comment s'en apercevra-t-on ?

Est-ce que les ouvriers de chez Lipton ont aussi une pause café ?

POURQUOI « séparés » s'écrit-il en un mot, alors que « tous ensemble » s'écrit en deux mots séparés ?

Je veux m'acheter un boomerang neuf : comment puis-je me débarrasser de l'ancien ?

POURQUOI les établissements ouverts 24h sur 24 ont-ils des serrures et des verrous ?


mercredi 5 août 2009

Les femmes qui demandent le divorce : les 4 étapes




Dans environ 75 % des cas c'est la femme qui demande le divorce.

Elles divorcent aux alentours de 30 ans après en moyenne 4 ans de mariage.

Ce qui les mènent à faire une demande de divorce est le résultat d'un cheminement en 4 étapes.

Mais avant ces étapes, il y a un constat : un manque de communication dans le couple.


Etape 1 :

A l'étape 1, il y a l'impression qu'il existe un manque dans la vie de ces femmes.
Elles ont pourtant un logement, des enfants, un "bon" mari, pourtant il manque quelque chose.

A partir de ce point, la perte de désir sexuel se met en place.
Ces femmes dépensent alors beaucoup d'énergie pour se débrouiller pour avoir moins de relations sexuelles avec leur mari : elles ont mal quelque part ou se couche bien plus tard que leur époux par exemple.

Le sexe devient une corvée, tout autant que faire la vaisselle ou le ménage.
Certaines se sentent salie, abusée lorsqu'elles couchent avec leur mari.


A ce stade, ces femmes pensent qu'elles ne vont pas bien.
Que quelque chose ne va pas chez elles, qu'elles sont un peu déprimées peut être.

En plus, elles ont peur que leur manque d'intérêt pour le sexe déplaise à leur mari, voire que celui les trompe ou pire les quitte.



Etape 2 :


A ce stade, les femmes retrouvent le plaisir sexuel parce qu'elles ont rencontré un autre homme.
Que cette relation reste platonique ou qu'il y ait relation sexuelle, les femmes accordent une importance émotionnelle disproportionnée à cette relation.
Cela faisait déjà un certain temps que ces femmes n'avaient pas ressenti de désir sexuel.


Leur nouvelle relation fait apparaître culpabilité et remords.

C'est une véritable crise d'identité.

Même si cette relation a pris fin, tout autour d'elle la leur rappelle : un sujet sur l'infidélité à la télé, une discussion en famille, le simple fait d'être en tête à tête avec leur mari.

Elles expriment que l'infidélité est inadmissible tout en se sentant hypocrites.

Elles y ont laissé une partie d'elles-mêmes.


La Société qui ne considèrent les femmes que comme des "bonnes" filles ou des "mauvaises" filles les poussent à remettre en question leur propre statut.

Le développement de culpabilité va souvent se traduire par une attention nouvelle pour leur mari.
Puis on passe à la justification.
Si elles l'ont fait c'est qu'elles en avaient besoin.

Besoin qui ne peut être satisfait au sein du couple.


Ces femmes deviennent alors dévalorisantes à l'encontre de leur mari.
Lorsqu'elles parlent de leur couple, désormais elles critiquent leur mari, en parlent avec sarcasmes et réflexions ironiques.

Elles décident alors de poursuivre la relation extra-maritale ou d'en commencer une autre.


Etape 3 :

A cette étape, les femmes sont impliquées dans une relation extra-maritale et se posent la question d'un divorce.

Après cette nouvelle relation, ces femmes se sentent de nouveau "vivante", chose qu'elles disent ne pas avoir ressenties depuis longtemps.

Elles pensent avoir trouvé leur "complémentarité".

Sentiments + chimie font qu'elles se disent amoureuses.


En fait ces femmes sont en souffrance.

Souffrance car il va falloir choisir entre leur mari ou leur nouvelle relation.

Elles se disent que ce qu'elles font est mal et que leur mari va en souffrir, mais sont incapables de mettre fin à leur relation avec leur amant.

Elles essaient pourtant. Plusieurs fois même.

Mais à chaque fois elles craquent.

Dans l'incapacité à mettre fin à cette relation, ces femmes en déduisent que leur amant ne peut être que l'homme de leur vie.


Elles discutent avec leur mari et arrivent à les convaincre que leur mariage peut être sauvé si on leur donne du temps pour elles.

Comme dans les films, elles veulent faire un "break" afin de "se retrouver" pour améliorer la situation actuelle.

Elles veulent se libérer des contraintes du mariage et passer plus de temps avec leur amant.

Et elles pensent que cela va leur permettre de mettre fin à la confusion qui règne en elles.

Certaines pensent qu'elles vont divorcer et rester avec leur amant.
D'autres envisagent même de rester mariées tout en gardant leur amant.
A ce stade, les femmes se sentent légères.

Après tout elles vivent une nouvelle vie avec leur amant tout en ne touchant pas à leur mariage.
Aucun des maris n'envisagent encore que leur femme puisse vivre une relation extra-conjugale.

D'autant plus qu'ils savent que leur femme ne s'intéresse pas au sexe et que c'est une 'bonne' fille.
Puis le temps passe et une évolution se fait : la fin de la relation extra-maritale.

Et pas toujours parce qu'elles l'ont voulu.

En effet leur amant pouvait vouloir une simple relation basée sur le sexe et n'envisageait pas de faire évoluer leur relation.

Ou l'amant s'est tourné vers une autre femme.


Ces femmes tombent alors dans la dépression et leur colère se retourne vers leur mari.

Elles n'ont bien sur pas conscience qu'elles sont en plein déséquilibre chimique.

Elles ont alors l'impression que, du fait de leur indécision, elles sont passées à côté de la chance de leur vie.


Par contre elles prennent conscience de ce qu'elles veulent et attendent d'un compagnon.

Il devient prioritaire de se trouver quelqu'un d'autre pour retrouver les sensations et sentiments ressentis dans la première.
Certaines en profitent pour entamer la séparation et tenter d'entrer dans une nouvelle relation.

D'autres "retournent" dans leur mariage, sans s'y impliquer et tout en continuant à chercher ailleurs.

Elles ont même quelques rares relations sexuelles avec leur mari afin de faire durer le mariage jusqu'à ce qu'elles aient pris leur décision.

Le désir peut faire sa réapparition lorsque le mari découvre l'infidélité ou lorsqu'il exprime son envie quitter le domicile.



Etape 4 :


A ce niveau on trouve les femmes qui restent dans leur mariage tout en conservant un amant et celles qui divorcent.

Celles qui font le choix de rester voit leur sexualité en couple s'améliorer grâce à la relation extra-maritale.
Certaines pensaient que leur amant était l'homme de leur vie, mais pour une raison ou une autre, ont décidé de ne pas quitter leur mari sans se sentir partagée entre les deux hommes.

L'amant de ces femmes est en général un homme marié.

Ces femmes sont persuadées que cette situation durera indéfiniment.


Celles qui font le choix du divorce et qui sont au début d'une nouvelle relation expriment leur regret de ne pas l'avoir fait plus tôt.
Si les femmes qui se remarient parlent difficilement de leur expérience passée, elles expriment néanmoins de la culpabilité et des remords pour avoir fait souffrir leurs enfants.


Aujourd'hui si les femmes divorcent c'est parce que souvent il existe un trouble dans la communication au sein du couple.
Si tout ne peut pas être résolu bien sur, beaucoup de problèmes peuvent l'être.

Communiquer cela s'apprend ou se réapprend afin de résoudre la crise relationnelle.

N'hésitez pas à consulter un professionnel.

Les tribunaux vont être engorgés...

mardi 4 août 2009

Un sextoy qui a du chien...


Il fallait bien que cela arrive.


Votre compagnon de toutes ces années s'ennuie.

Vous ne savez plus quoi faire pour le satisfaire.
On le sait : les mâles on les tient par le ventre.
Vous lui mijotez vos meilleurs petits plats avec amour.

Vous les lui servez dans votre plus belle porcelaine.


Lorsque vous sortez, s'il fait froid vous veillez a ce qu'il soit bien couvert.
D'ailleurs, vous ne lui achetez que du cashmire tricoté à la main.


Toutes vos caresses n'ont plus d'effet.
Toute votre imagination et vos jouets y sont passés.

Mais il s'ennuie.

Vous passez votre temps à l'empêcher d'aller voir ailleurs.
Il s'asticote à tout champ, c'est tout dire.

Pourtant, quoique vous fassiez, vous veillez toujours, à ce que son poil soit bien lustré.


Et bien nos amis Brésiliens, parfois tout aussi inventifs que nos amis Japonais, viennent de mettre sur le marché le premier sextoy pour chien (non, je n'ai pas écrit pour chiennes en rut).
Il s'agit de lutter contre la solitude de votre compagnon et de tromper son désoeuvrement.
Bien sur, vous imaginez bien qu'il existe différents modèles.

modèle réaliste de luxe

Votre oeil averti aura de suite remarqué au passage la taille du réceptacle.
Riquiqui bistouquette mais c'est la fête à glaouis !



modèle de base - wouaf qu'il est heureux le toutou

Il semblait difficile de proposer le même sextoy à un teckel ou à doberman.
A moins que le tabouret ne soit fournit en option. Ce qui n'est pas le cas.

En fait la Hotdoll est une sorte poupée (pas gonflable) qui ressemble à une tire-lire (avec compartiment amovible et nettoyable siouplé) que votre charmant compagnon prendra -comme il se doit- en levrette.

Et sur roulettes, y'en a ?

Il parait même que cela redonne de la vigueur sexuelle à certains chiens.

Et vu l'intérêt suscité, je me demande même si ça n'en redonnerait pas aussi à quelques messieurs....


(nomdediou, j'ai enfin trouvé comment foutre Deezer sur ce foutu blog)

dimanche 2 août 2009

L'HYSTERIE


En voila un sujet passionnant !
L'hystérie. Qui doit son appellation à Hippocrate qui croyait que dans cette maladie l'utérus se déplaçait dans le corps.
Utérus oui car l'hystérie n'a longtemps été qu'une maladie au féminin.
Seule les femmes pouvaient se permettre de jouer des tragédies grecques à toute heure du jour et de la nuit.
Et tout ça avec un charme érotique, je ne vous dis pas.

L'hypnose a ensuite permis de montrer que l'hystérique se jouait de son entourage.
Menteuse ! Simulatrice ! Mystificatrice !
Dignes actrices d'un film muet.

Du coups être "hystérique" devient péjoratif.
Le terme est abandonné et les comportements peuvent même être observés chez les hommes.
Tous et toutes de faux malades bien sur.
Ou des pervers(es) aux pulsions sexuelles inassouvies.

Et que de temps ils font perdre aux médecins ces patients et patientes.
Rien à soigner.
Juste une quête d'affection ou des remords.
Qui se soigne pourtant facilement.
Surtout dès qu'ils sont démystifiés.
Mais gare ! L'hystérique découvert(e) peut devenir hypocondriaque !

Mais en fait au XIXème sicèle on découvre que l'hystérie n'est pas une simulation mais une trouble psychosomatique.
C'est à dire un trouble psychique qui s'exprime via le corps.
La conscience se refuse ou ne peut avoir accès au trauma infantile lié à l'Oedipe et c'est le corps qui le récupère.

Si l'hystérie n'est plus enseignée à l'université depuis les années 40, depuis 1980 l'hystérie n'existe plus du tout.
Non.
Dans les classifications européennes on vous parle de troubles dissociatifs de conversion.
Dans le DSM III puis IV (Etats Unis), on a éclaté l'hystérie en : troubles somatoformes (tout ce qui est psychosomatique), en troubles dissociatifs (multiples personnalités) ou personnalité histrionnique.

Ces troubles sont involontaires et culturels !
Ainsi en Afrique les troubles somatoformes se traduisent souvent par de sensations de brûlures aux mains ou aux pieds ou par l'impression d'avoir des fourmis sous la peau.
En Inde, on trouvera des troubles de l'éjaculation.
Peu d'hommes sont touchés aux Etats Unis, alors qu'on en rencontre un plus grand nombre en Grèce.
Les troubles liés à la sexualité sont souvent liés à des difficultés conjugales.
Ce sont chez les femmes qu'un niveau socio économique inférieur qu'on trouve le plus de troubles somatiques inexpliqués.
Les nausées et la neurasthénie (grande fatigue persistante) sont les troubles les plus fréquents abordés par les femmes.
Le côté gauche du corps est souvent plus "touché" que le côté droit.

Avoir un parent avec une personnalité anti-sociale ou atteint de troubles somatoformes favorise les troubles somatoformes. De même que chez les parents atteints de troubles somatoformes on trouve plus d'enfants atteints de personnalité anti-sociale ou atteints de troubles somatoformes. Bref, les aspects génétiques et environnementaux, indissociables, semblent avoir un effet important.

D'un point de vue psychiatrique les causes ne sont pas recherchées, seule la disparition des troubles est visée.
D'autant plus que d'un point de vue pratique, les psychiatres ne reconnaissent pas les classifications "classiques" et préfèreront avancer un diagnostic de troubles anxieux ou de dépression.
Les médecins des autres spécialités, quant à eux, s'ils veulent bien croire qu'il y a un effet sur le psychisme continuent à y voir d'abord une cause purement physiologique.
D'un point de vue psychanalytique ou psychologique, la recherche des causes psychiques est envisagée et c'est la connaissance de ces causes qui permettra aux troubles de disparaître.
Pour le psychologue, peut importe le nom des troubles, ce qui compte c'est juste le pourquoi de ces troubles et l'histoire du patient qui vient s'y joindre.
Le patient lui a besoin qu'on mette un nom sur ses troubles et c'est pour cela qu'il préfèrera consulter un médecin qui lui collera une étiquette "dépression" ou "fibromyalgie".
Ca fait sérieux et surtout ça fait vraiment malade.
Et c'est plus vendable que "maladie psychosomatique" voire "hystérique" !
Ainsi lorsqu'on dit à des patients que leur maladie est psychosomatique, 42 % trouvent cela insultant. Ils sont 52 % à le trouver lorsqu'on leur dit que leur maladie est d'origine hystérique et 93 % lorsqu'on leur dit que c'est "dans la tête".

Il faut savoir que 20 % des patients admis plus de 10 fois à l'hôpital en 8 ans ne présentent aucun troubles organiques !
Il faut savoir aussi que 40 % des plaintes des patients sont guéris par des placebo !
Il faut savoir qu'en France une étude auprès des généraliste a montré qu'il pensait que les troubles du patient étaient plus d'une fois sur 2 "inexpliqués" !


Ma conclusion est donc que lorsqu'on ne vous trouve rien ou que vous en êtes à votre 20ème scanner :
- si vous cherchez à vous croire malade, allez chez le médecin
- si vous cherchez à vous soigner allez chez le psychanalyste ou le psychologue.

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