mercredi 30 septembre 2009

Polanski doit-il aller en prison ?

Vous avez sans doute suivi l'actualité et entendu parler de l'arrestation du cinéaste Roman Polanski lors de son arrivée en Suisse.

A l'heure où j'écris il est toujours en prison en attente d'être extrader vers les Etats-Unis.

Bien des personnes ont exprimé leur opinion sur cette arrestation.

Beaucoup se sont insurgés et ont demandé la libération immédiate de Polanski allant même jusqu'à lancer une pétition immédiatement signées par nombres d'hommes politiques et de gens du 7ème art.

La question est bien sur de savoir si cette arrestation en -encore- justifiée.

Les fait incriminés remonte à 1977 aux Etats-Unis. Une jeune fille alors âgée de 13 ans affirme avoir été forcée sous l'emprise de l'alcool et de la drogue à des rapports sexuels avec le réalisateur.



 Rejouons la scène à 32 ans d'écart


Il plaide coupable pour relations sexuelles avec mineur en échange de l'abandon de poursuites pour proposition de consommations de toxiques et de viol sur mineur. En liberté grâce au versement d'une caution, il ne se présente pas au tribunal et part en France. En faisant publiquement la promesse de ne jamais remettre les pieds aux Etats-Unis où il n'existe pas de prescription pour ces faits.

La question est tout simplement de quel point de vue on se place.

Point de vue juridique :

Vu des Etats-Unis, comme il n'y a pas de prescription, Roman Polanski reste un criminel sexuel même plus de 30 ans après les faits.

Vu de la France, comme il existe une prescription (15 ans après les faits, 10 après la majorité de la victime), Polanski n'est plus attaquable et on ne cherche plus à savoir s'il est coupable ou pas.


Point de vue de la victime :

La victime, qui a 45 ans aujourd'hui, a demandé il y a peu que les poursuites soient arrêtées (ce qui n'est pas possible au vue de la législation américaine).
On peut se dire que plus de 30 ans après les faits, sa mémoire de ce qui s'est exactement passé s'est un peu estompée. Surtout qu'on imagine sans peine qu'elle a du tout faire pour oublier cela.
Et réouvrir de vieilles plaies qu'on a mis longtemps à cicatriser, sans compter que tout son entourage n'est peut être pas au courant, ce n'est pas toujours ce que souhaite la victime.

Néanmoins de son point de vue, justice n'a jamais été rendue.
Et il ne doit pas être tous les jours facile de voir son violeur à la une des magazines recevant de multiples récompenses pour son travail alors que soi même on a été brisée, traitée en objet et regardée par certains avec beaucoup de doute.

On ne pourra nier que Roman Polanski est ou a été un pédophile au sens psychiatrique du terme. Mais selon la législation française, on fera comme si de rien n'était et on n'en parle plus.

Bien sur il pourrait y avoir sans aucun doute ici un débat : doit-il y avoir prescription pour les crimes sexuels sur mineurs ?

Néanmoins à entendre et lire un ministre capable de dire qu'un viol d'une jeune fille de 13 ans est "une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens", je me demande si on ne se trompe pas d'agresseur...
... à moins de vouloir soutenir l'idée que les rapports sexuels avec mineurs relèvent d'une pratique acceptable.

Ce qui, pour moi, est inacceptable.

Es tu machiavellique ?

Pour Machiavel tout n'est que mouvement, conflits et ruptures.
Il s'agit de surnager à tout prix et quel qu'en soit le prix.
Le plus fort règne sur ceux qui s'abaissent devant lui.
Et le plus fort est adaptatif, c'est ce qui lui permet de rester fort.




Les principes de Machiavel ne concernait que la politique, mais par extension avec le temps, l'expression s'est étendue à la personnalité et dans le langage commun une personne machiavélique est une personne dénuée de tout scrupule et manipulatrice.


Alors, tiens, comme ça j'ai trouvé un test (en anglais) qui permet de cerner une personnalité machiavélique. C'est ICI (je te conseille vivement de faire un F5 avant de commencer car le test a parfois du mal à se réinitialiser).




Seras-tu un chaton dressable à souhait ou un tueur en série potentiel ?


Et mine de rien tu te demandes comment je me situe.

Eh bien je te rassure, je suis fidèle à moi-même.
Je suis classée parmi les plus hauts scores.
Je suis donc séductrice, je mets en confiance et j'ai la parole facile. Mais je suis aussi arrogante, calculatrice, cynique, j'aime à manipuler et exploiter.
Bref, je suis psy !!
(et toujours par gourou pfff) 
 

lundi 28 septembre 2009

Peut on rencontrer son psy à la piscine ?


Saurez-vous retrouver où le psy s'est caché ?


Les patients ont tendance à oublier ou plutôt ils ne peuvent pas imaginer que leur psy puisse être une personne comme les autres.


Après tout, ils n'ont pas tout à fait tort.
Le psychologue sait des choses sur son patient que bien des gens ne savent pas, mêmes les personnes les plus proches.


Et puis le psy, c'est la personne à laquelle on s'accroche, c'est aussi la personne "qui sait" (on ne sait pas bien quoi au juste), qui interprête...
Donc le psy n'est pas une personne que l'on peut rencontrer partout.
Et il ne faut pas le rencontrer d'ailleurs.

Et surtout pour le patient il n'est pas question ne serait-ce qu'entrevoir que son psy puisse avoir une vie banale.


Alors figurez vous qu'il y a quelques mois la piscine de mon époustouflante commune vient de réouvrir (après plus de 3 ans de fermeture pour travaux divers !).
Un jour qu'il y a un trou dans mon emploi du temps, je me décide d'aller voir cette toute nouvelle piscine de l'intérieur.
Entrée.

Vestiaires.
Consigne.
Douche.
Et plouf d'abord dans le petit bassin.

Devant moi la mère d'un de mes jeunes patients (qui s'est bien gardée la coquine de m'annoncer qu'elle était enceinte) qui est là avec sa progéniture.

Elle prend un air bien embêté, me salue quand même à contre-coeur de toute évidence et disparait à tout vitesse vers le grand bassin.
Le gamin n'a pas du tout envie de me voir (surtout qu'ils pensent que les psys lisent dans les esprits. Merci Titeuf)

A ma droite, une ancienne patiente (qui a mis fin brutalement aux séances en ne donnant plus signe de vie).
"bonjour, comment allez vous ?" et tout ça dit d'une voix chevrotante bien mal à l'aise.
J'attends d'un air amusé qu'elle se justifie, mais elle file dans un autre coin du bassin.



Bon, j'en ai un peu marre de faire trempette, je file dans le grand bassin pour nager "sérieux".
Je nage jusqu'à l'autre bout et là devant moi accrochée à l'échelle, une de mes patientes.
Celle qui a une hernie discale et qui a annulé sa consultation parce qu'elle a trop mal au dos (et raison pour laquelle j'ai du temps de libre).
Elle me reconnait et je lui demande donc des nouvelles de son dos.
"Ah, bonjour docteur. J'avais trop mal au dos, ça me fait du bien de nager".
Pas très convaincue la petite dame.
Ni convaincante d'ailleurs.
Et de tout évidence elle a très envie que je disparaisse.


Je fais donc demi-tour et à l'autre bout, plouf, entre dans le bassin une de mes patientes (celle qui a du mal à se remettre d'une rupture amoureuse).
Souriante, étonnée mais aussi mal à l'aise de me voir là.

Je pars en diagonal et plaf je retombe sur la future maman avec sa progéniture du début.



Si j'ai certes appréciée la nouvelle piscine, j'ai surtout bien rigolé.
Certains ou certaines me diraient que mes patientes en ont profité pour regarder la plastique de leur psy.
En fait c'est surtout leur psy qui s'est rincé l'oeil.
C'est dingue comme une femme très jolie habillée peut être quelconque en maillot de bain une pièce.
J'ai une pensée compatissante et je me dis que des fois les mecs doivent être vachement déçus de ce qu'ils trouvent sous la première couche.
Tout ça n'a rien de psy me direz vous.
Et vous auriez bien raison.
Car je vous rappelle qu'à la piscine je ne suis pas psy, je suis moi.
Bref, une femme qui nage, qui critique et qui se rassure en regardant les autres.


Mais bon ce n'est pas de cet aspect là dont je voulais vous parler.


Pour mes patientes je dirai :

1. qu'elles sont franchement physionnomistes, parce que reconnaître son psy au premier coup d'oeil alors que je porte un bonnet de bain en silicone qui recouvre la tignasse et qui fait lifting en me tiraillant la peau du visage à partir des oreilles, franchement faut le faire.


2. que mes patientes pensent que tout le monde sait que je suis psy (bon là ça fait 4 sur environ 200 c'est statistiquement pas énorme).


3. que mes patientes pensent que tout le monde va savoir que je suis LEUR psy (mais bon faudrait déjà savoir que je suis psy dans cette tenue - voir 1er et 2ème)


J'ajouterai que moi ça me fait bizarrre.
Parce que :

1. j'ai l'impression de voir mes patientes partout (en tout cas ce jour là dans presque chaque coin)


2. j'ai l'impression que la piscine est remplie de mes patientes (4 sur 200 statistiquement c'est pas énorme)


3. j'ai l'impression que tout le monde se connaît parce que je connais plein de monde (alors que ce n'est pas parce que je connais plein de monde que les personnes de ce monde se connaissent) (vous suivez ?)




Alors...

Oui, on peut rencontrer son psy à la piscine.
Ce n'est pas marrant pour les patients.
Mais ça l'est pour le psy.


CQFD



(aparté : adieu Gribouille ma bouillette, tu vas me manquer)

dimanche 27 septembre 2009

vendredi 25 septembre 2009

Je dénonce les délinquants par email

Vous le savez sans doute le chef de la police de l'Essonne a mis en place un service de lutte contre les comportements délinquants. il s'agira de pouvoir dénoncer ces comportements anonymement via un simple email (police-ddsp91@interieur.gouv.fr).

Certains y voient un retour à la police de Vichy (roses ou bleus les carreaux ?), d'autres crient à la délation.
Pourtant cela pourrait être bien utile pour permettre à des victimes de s'exprimer sans honte d'entrer dans un commissariat et sans craindre les représailles dans certaines zones de non droit.

Néanmoins, j'ai décidé dès aujourd'hui dans ce blog de dénoncer mes voisins virtuels. Non mais.

Voici mon futur email au chef de la police.

"Monsieur,

J'ai bien l'honneur de profiter de l'occasion de balancer qui m'est donnée pour vous faire part des comportements délinquants de certains voisins virtuels.

Je voulais d'abord vous expliquer que je suis témointe de leurs agissements INADMISSIBLES et que parfois j'en suis même la victime et que je crains chaque jour qui passe un peu plus pour mon équilibre mental.

Ainsi, il y en a un qui se planque dans les bois et qui n'arrête pas de boire du whisky et de mater les femmes. Et même qu'une fois j'ai parlé avec lui et il avoué boire du Mojito. Il vit tout seul dans une grande paillotte qui devrait être attribuée à une famille de 4 personnes au moins. Il a sans nul doute bénéficié de passes-droits et je ne saurais que vous suggérer de mener une enquête sérieuse au sein des services d'attribution et de vérifier que ce n'est pas construit trop en bordure de ma plage d'articles. Je le surveille celui là parce qu'il a des visées sur la veuve Bourse, la petite brune du 3ème, vous savez celle qui a faillit se faire descendre il y a quelque mois.

Il y en a un autre qui passe son temps à faire des allers-retours à Madagascar. Je le soupçonne de faire du trafic de ballons de rugby fabriqués par des petits enfants malgaches et qu'il revend à prix fort en France pour payer l'édition de ses bouquins, picoler comme un trou et ensuite écrire des versions subversives et diaboliques de l'histoire de France. Un anarchiste, monsieur le chef de la police, moi je vous le dis. Où qu'y vont aller nos enfants, je vous le demande,  si notre gouverneur, Monsieur Nicolas, y fait rien contre ça ?


Il y a une gamine dans la cour qui n'arrête pas d'alpager les gens simples comme moi qui sortent de leur immeuble. Vous ne vous rendez pas compte, l'autre fois elle attendait devant le porche avec des écrits de Proust. Des livres sodomites à cet âge ! J'ai déjà appelé les pompiers pour signaler ce comportement déviant (qui sait où ça peut mener monsieur, elle va mal finir je vous le dis) mais ils n'osent pas l'approcher en disant que dès qu'ils l'approchent elle les couvre de paroles qui ressemblent fort des litanies étranges. Elle se tétanise et leur crie "à la nitche". C'est qu'ils ont peur les combattants du feu, pourtant ils sont courageux, ce sont les mêmes qui ont expliqué à la petite fille du 5ème qu'il fallait qu'elle arrête de faire de crier à chaque fois que son père lui en colle une avec sa batte de baise-boule... mais je m'égare.

Y'en a une aussi qu'est étrange en bas. Elle se cache sous de grande tunique avec un rat sur l'épaule. Une gothique qu'ils disent. Une sataniste oui ! Et puis je suis sûre qu'elle fait du trafic de drogue. Elle dit qu'elle est élève infirmière mais c'est tout vu, comme je vous vois en ce moment monsieur le chef de la police, c'est certainement un alibi pour forniquer avec tous les toxico du coin. Je peux même vous dire qu'elle se fournit chez un certain Vidal. Il doit bien être dans vos fichiers celui-là, sinon qu'à quoi qu'ils servent vos fameux RG déjà que j'ai bien vu qu'ils font que dessiner des Tintins.

Tiens, y'en a un autre, on le voit pas souvent, mais bon, je vois bien moi qu'il est bizarre. Toujours a parler chiffons. Mais toujours avec les garçons. Non c'est pas qu'avec les filles il aime pas mais, vous voyez c'est un grand timide, alors il préfère parler avec les mecs, eux il sait comment les aborder. Mais je vais vous dire, le pire, c'est que lorsqu'il passe le week-end il a toujours une photo de fille à poil dans sa sacoche. Oui, monsieur, comme je vous le dis. Je l'ai vu. j'ai pas maté hein, c'est pas mon truc, mais je voulais savoir ce qu'il montrait aux autres moi aussi. C'est qu'il va nous pervertir nos hommes avec ses idées de jeunettes toute ferme. C'est t'y que ce genre de comportements ça vous mettrait fin à des couples et à la Société française toute entière.

Pas plus tard que l'autre fois, monsieur le chef de la police, y'en a une toute petite, vous savez pas plus grande qu'un petit crustacé, ben elle a fermé l'accès à l'immeuble. Faut vous dire, qu'à la fin c'est vrai, y'a un peu n'importe qui qui entre ici, mais là, elle a fait une crise, et plaf elle a tout fermé. Elle s'est mis devant et elle a crié toute la journée "mot de passe siouplait". Bon, comme elle l'a donné à tout le monde le matin, je l'avais quelque part dans mon manteau, mais c'est pas facile de chercher dans sa poche lorsqu'on doit se tenir àun démabulateur. En tout cas il a  bien fallut que je cherche parce que le le mot de passe elle est très à cheval dessus.

Pendant que j'y pense, y'en a un aussi. Attendez son nom va me revenir. Un truc comme "schtroumpf", mais pas comme ça exactement. Il vient pas souvent lui non. Je pense qu'il passe par hasard dans le quartier virtuel et paf il s'arrête voir s'il y a des copains à lui. Tiens l'autre fois, il a décidé de se mettre à poil et puis qu'il dit qu'il part en formation. Ce p'tit gars doit appartenir à un groupe de militaires. Y nous préparent certainement un attentat, même qu'il signe "cellule 45" (c'est sa pointure), méfiez vous monsieur le chef de la police !

y'en a plein d'autres monsieur le chef de la police, faudrait tout mon carnet pour vous les citer. Ils ne font que passer mais ils laissent des "tags" qu'ils appellent ça. Ils font des allers et venues suspectes. Des fois ils viennent la nuit. Des fois on les voit pas pendant longtemps et paf, les revoila. Ceux là je les garde à l'oeil. Si j'en sais plus à leur sujet, je vous écrirais à nouveau.

Ah oui, j'allais oublier. Y en a une qui revient souvent. Celle là je sais qui sais. Elle s'appelle Anne Onyme. C'est la fille de Hep Onyme celui qui a du quitter le quartier parce qu'il était violent. Eh bien pour tout vous dire, la fille, elle revient toujours ici et elle est comme le père. Elle reste pas longtemps mais lorsqu'elle vient c'est pour dire des méchancetés, des insultes à tout le monde et surtout à moi et même que de toute façon elle n'est jamais d'accord avec personne. Elle réfléchit pas celle là. Faudrait la mettre en prison à perpétuité.


Alors vous voyez, monsieur le chef de la police, je suis bien mal entourée virtuellement. J'ai quand même passé l'âge et j'ai une petite retraite vous savez. Y'en a qui disent que j'ai pas toute ma tête, mais c'est que mon mari m'a quitté il y a quelques années. Oh c'est pas que je regrette, "Pire Tout Pire" qu'on l'appelait dans la famille, mais bon lui au moins savait se faire respecter, il a toujours tenu bon même quand certains l'ont mis au chômage. Alors monsieur le chef de la police, j'espère que vous allez sortir votre Taser de la poche et arroser tout le quartier. Et surtout que vous vous souviendrez comment ouvrir votre boîte d'y mêle...

Signé : une voisine virtuelle au fond du blog à droite"


mercredi 23 septembre 2009

Un tour chez le coiffeur virtuel

Bon, je ne vous fais pas la vie facile aujourd'hui car ce que je vous propose est en anglais (où comment perdre 150 lecteurs en une journée).
Faut vous y mettre. On est au XXIème siècle que diable !


Le but de la video que vous trouverez ci-dessous est de vous faire partager une expérience de son bineural (dit aussi "audio 3D").
Il s'agit en fait de sons numériquement orientés.
En fait les sons que vous entendez ne se déplacent pas dans l'espace, c'est votre cerveau qui le croit car il calcule automatiquement les distances et les déplacements pour vous donner une impression réaliste de votre environnement.
Donc en fait un son bineural est une illusion auditive.
Bref, votre cerveau est une bille.



Il s'agit ci-dessous de se retrouver chez le "barber-shop" pour vous faire faire une coupe de cheveux virtuelle. Un petit coup de ciseau par ci, un coup de tondeuse par là.


Pour profiter à fond de l'illusion vous n'avez pas besoin d'un matos spécifique.
Juste un casque stéréo (plus il est de bonne qualité plus l'illusion est marquante).
Juste du calme alentour (pas de TV, de chien, d'enfant !)
Montez le son (c'est comme pour le classique des fois c'est fort, des fois pas, bref comme tous les sons au quotidien qui nous permettent de calculer des distances).
Ah oui, cliquez sur la video et fermez les yeux.
Imaginez vous dans le fauteuil du coiffeur.



Pour ceux qui veulent savoir comment on construit des sons bineuraux, c'est par LA !

mardi 22 septembre 2009

Automatique...

Ben oui, comme tous les ans, le nouveau Tokio Hotel est sorti.
le 21 septembre officiellement, mais comme beaucoup j'ai déjà vu le clip il y a bien 15 jours au moins. 
Des changements dans la musique et une mise en valeurdu chanteur à détriment évident des autres membres du groupe.

J'aime bien Tokio Hotel.
Je ne comprends rien à ce qu'il chante c'est surement pour ça.

Je vous propose en fait les deux versions de leur nouveau clip.
Pas pour vous faire apprécier la musique ou les paroles (je vous laisse juges) ou même le clip qui surfe sur le retour des transformers mais très bas de gamme.
Non le but c'est de regarder la version en anglais et la version en allemand.
Et de chercher les différences...

Allez je vous en donne une.
Dans la version en anglais, Bill, le chanteur ne comprend rien à ce qu'il chante et il n'y croit pas. Alors que dans la version en allemand il se donne à fond et ça lui fait même des rides sur le front.

Honte à eux, comme chez Tokio Hotel ils sont méchants en fait, ils ont empêché que l'on place leur clip sur les sites perso en ne donnant pas les codes à Youtube. Mais Dailymotion les a !




Comme d'hab, je préfère la version en allemand.

Allez pour le fin du fin et pour les fans, je vous met même le montage photo avec la traduction en français !

Je sais, je sais, ça fera 3 fois en quelques minutes mais il faut ce qu'il faut. Quitte à toucher le fond autant aller jusqu'au bout.


Et puis savoir qu'automatique ce dit "automatic" en anglais et "automatisch" en allemand, ça le fait non ?


Oui, y a des fautes dans la traduction.
Vous aurez noté la traduction au féminin alors qu'en fait on ne sait pas si cela s'adresse à une femme ou à un homme. 
Les jeunes traductrices sont impétueuses des fois.


Attention, c'est de la chanson à texte avec un grand message. Ce sont les fans qui le disent, faut regarder et écouter plusieurs fois pour bien comprendre. Donc si vous faites philo vous savez ce qu'il vous reste à faire. 

Bon, maintenant que nous avons tous fait des progrès en allemand, une seule question se pose :
Mais pourquoi il ne la (le) largue pas ? Ca nous ferait tellement du bien à tous !

(pourquoi je vous parle de Tokio Hotel en fait ?)
(ça va être une semaine superficielle si si vous allez voir)

lundi 21 septembre 2009

Pub Nike signée David Fincher

Je ne porte pas de Nike. Non.
D'abord et surtout parce que si nos amis les anglo-saxons sans culture latine s'obstinent à dire "naïque", Nike se prononce "niqué".
Cela vient de la racine grecque "nike" qui veut dire "victoire" (d'où le logo qui est un V déformé par le vent).

Alors la prochaine fois que votre ado vous tarabuste pour avoir des Nike à 150 euros aux pieds, expliquez lui que porter des "niqué" c'est nul.
Le pire c'est qu'il va trouver ça très drôle et qu'après il va dire en se marrant à tous ses copains "hey bande de bouffons, mate mes Niqué !" (mais au moins vous aurez le mérite d'avoir accru sa culture ainsi que celle de ses petits camarades de jeu, ça méritait bien 150 euros non ?).

Allez, un tour vers la magnifique dernière pub qui, y a pas à dire, mérite le détour.

dimanche 20 septembre 2009

Méditation du dimanche - 14




Ne suivez jamais
les traces du malheur,
Il pourrait bien se retourner
et faire volte-face.

jeudi 17 septembre 2009

antidépresseurs, anxiolytiques et neuroleptiques, etc...

Patrick Swayze est mort. Je l'avais prédit ! A genoux tous !

Bon, vous m'avez assez admiré pour aujourd'hui.
Alors le voila enfin cet article.
Bon avant tout je rappelle que je ne suis pas médecin.
Alors je vous fais part de ce que je sais plus quelques infos glanées sur des sites médicaux afin de ne pas vous raconter trop de bétises.
Pas de formules chimiques ici, tout le monde s'en fout (sauf les ex chimistes lol).



Les neuroleptiques :
Les neuroleptiques (anciennement appelés "antipsychotiques") sont des médicaments qui exercent une action sédative sur le système nerveux et qui sont utilisés pour traiter principalement les psychoses aiguës et chroniques (schizophrénie, paranoïa, psychose maniaco-dépressive). Ils sont parfois appelés aussi tranquillisants majeurs.

Le traitement d’attaque dure généralement de un à trois mois, avec adaptation de la dose pour obtenir l’effet recherché. En milieu hospitalier, la voie parentérale (injections) est utilisée pendant quelques jours, puis la voie orale prend le relais. Cette dernière est la voie d’administration du traitement d’entretien.

On prescrit également certains neuroleptiques pour des indications psychiques plus légères, comme les états d’agitation non psychotiques, l’anxiété intense et les névroses. Il existe, en outre, des indications non psychiques, variables d’un médicament à l’autre : douleurs (en particulier de type névralgique) rebelles aux analgésiques proprement dits, nausées et vomissements intenses, affections neurologiques (syndrome de Gilles de la Tourette [TOC], mouvements anormaux des chorées, vertiges).

Les neuroleptiques présentent trois modes d’action :

* une action sédative (à forte dose) qui atténue l’agitation et l’excitation psychomotrice ;
* une action désinhibitrice (à faible dose) qui s’oppose à la tendance à se couper du monde extérieur et à l’inhibition de l’action (le patient communique à nouveau et retrouve des mouvements pulsionnels) ;
* une action dite antiproductive (à dose moyenne), qui empêche la survenue d’hallucinations et de délires.

Les neuroleptiques agissent principalement au niveau du système nerveux central ; ce sont vraisemblablement des antagonistes de la dopamine, c’est-à-dire des molécules qui empêchent cette dernière de se fixer sur ses récepteurs. Malheureusement, cette action antidopaminergique, parce qu’elle entraîne un déficit en dopamine, induit des effets secondaires de type voir parkinsoniens (tremblements, rigidité musculaire).

À coté de cet effet antidopaminergique, les neuroleptiques présentent également des effets antagonistes de l’acétylcholine, de la noradrénaline ou encore de l’histamine.

Les troubles indésirables engendrés par les neuroleptiques sont nombreux. Ils sont de type
- neurovégétatif :somnolence, excès de sédation, sécheresse buccale, insomnie, troubles de la mémoire, confusion mentale, etc. ;
- neurologiques, essentiellement pour le groupe des neuroleptiques désinhibiteurs et polyvalents : convulsions, syndrome parkinsonien, mouvements anormaux ;
- endocriniens : prise de poids, troubles sexuels, etc.

L’exceptionnel syndrome malin des neuroleptiques, caractérisé par une fièvre très élevée et un effondrement de la pression artérielle, impose une hospitalisation en réanimation. La prise de neuroleptiques doit se faire sous surveillance médicale régulière.

Il ne faut jamais arrêter brutalement la prise de neuroleptique, le sevrage doit se faire très lentement. Une prise sur du long terme de ces médicaments peut nécessiter un sevrage sur plusieurs mois (une diminution d'environ 10 % de la dose par mois).

Si vous avez envie de vous faire peur, je vous conseille le site des victimes des neuroleptiques.

Liste des neuroleptiques les plus connus : Agreal, Clopixol, Haldol, Largactil, Loxapac, Modecate, Risperdal, Solian, Tercian, Tiapridal, Tiapride...


Les anxiolytiques :

Les anxiolytiques (appelés aussi "tranquillisants mineurs"), sont des médicaments psychotropes ayant pour propriété de réduire l’anxiété et la tension émotionnelle.

Il en existe plusieurs classes, mais la plus connue est celles de benzodiazépine.

Ce sont des médicaments qui produisent des effets rapides de soulagement de la tension anxieuse, physique et psychique, mais cet effet est transitoire et s'accompagne de plusieurs inconvénients : somnolence parfois excessive (donc risque d'accident en voiture surtout), troubles de la mémoire, troubles de l'équilibre avec risques de chutes chez les personnes âgées et phénomène de dépendance et d'accoutumance.

Pour ces raisons, les benzodiazépines ne doivent être pris que sur des durées brèves (quelques semaines au maximum) et avec un accompagnement médical.

Les neuroleptiques à faibles doses peuvent être utilisés comme anxiolytiques.

Chaque fois que l'anxiété est durable et ne peut pas être traitée correctement par des benzodiazépines (qui n'ont pas d'effet "de fond" sur les pathologies anxieuses ou dépressives), il est préférable de chercher une autre solution :psychothérapie, thérapie comportementale et cognitive, relaxation, antidépresseurs, etc.

Les plus connus sont : Atarax, Diazepam, Lexomil, Lorazepam, Lysanxia, Seresta, Temesta, Tranxene, Valium, Xanax....


Les antidépresseurs : 

Les antidépresseurs sont destinés à faire disparaître la tristesse, ils corrigent l'humeur dépressive.
Certains peuvent aussi stimuler les patients : ils agissent sur la fatigue psychique et physique. 
D'autres sont sédatifs (ils calment) : ils diminuent l'angoisse et améliorent le sommeil. 
D'autres enfin sont à la fois tranquillisants (sédatifs) et stimulants. 
Il faut 2 à 3 semaines pour que l'effet se fasse ressentir.
Il existe aujourd'hui énormément de médicaments, voici les plus courants :

- les antidépresseurs tricycliques :
Anafranil, Defanyl, Laroxyl, Clomipramine...

- les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
Deroxat, Prozac, Seropram, Zoloft...
-  les antidépresseurs de la monoamine oxydase (IMAO) :
Deprenyl, Moclamine....

Toutes les études montrent aujourd'hui que le recours aux antidépresseurs n'est guère plus efficace que le recours au placebo. La psychothérapie est désormais le meilleur moyen connu pour la prise en charge de la dépression et est systématiquement prescrite.

Les effets secondaires sont :
Absence d'effet du traitement, baisse de la libido, akathisie (envie de bouger impérieuse).

Il existe une dépendance aux antidépresseurs, mais elle est très individuelle. Cela impose néanmoins de diminuer la dose progressivement lors du sevrage.

On a beaucoup parlé des risques de suicide sous antidépresseurs. Ces risques existent dans la cas de l'apparition de l'akathisie, lorsque l'envie de bouger est tellement impérieuse que seul le suicide semble être le remède. Sinon, les cas de suicides apparaissent en tout début de traitement (dans les 15 premiers jours), lorsque le médicament ne fait pas encore totalement effet. (à titre personnel, j'ai constaté cette tendance qui s'appuie -selon moi uniquement- sur le fait que le patient s'attend à un effet immédiat du médicament et que dès la première prise il "lâche le contrôle" et se retrouve submergé par ses pulsions suicidiaires ou meurtrières).

1 patient sur 2 arrête sont traitement moins de 3 mois après la première prise, ce qui ne permet ni au médicament d'atteindre son optimum d'effet ni à la psychothérapie d'avoir pris le relai.

Je signale que le millepertuis en vente libre est un antidépresseur avec les mêmes effets secondaires, les mêmes incompatibilités avec d'autres molécules et le même syndrome de sevrage. C'est peut être "naturel", mais ça n'a rien de banal.


les hypnotiques :
Les hypnotiques sont ce qu'on appellent des "somnifères".

Cela comprend les barbituriques certains benzodiazépines ou dérivés des benzo (le Zolpidem par exemple).

Ces médicaments altèrent la vigilance (incapacité à se concentrer ou à se tenir en éveil), ils altèrent aussi la mémoire à court terme. Ils sont déconseillés après 60 ans.

Les hypnotiques créent une dépendance avec très rapidement forte augmentation des doses.

Les effets indésirables sont l'apparition d'une dépression, de phobies, d'agressivité surtout en phase de sevrage.


Les thymorégulateurs :

Les thymorégulateurs sont ce qu'on appellent des régulateurs d'humeur.
On y trouve des neuroleptiques (Loxapac, Zyprexa, Furadantine, Tegretol..), mais aussi du valproate (Depakine, Depakot), du lithium.
Ces médicaments sont surtout prescrits en cas de dépression grave ou de troubles bipolaires.


Ne prenez jamais ces médicaments sans avoir vu un médecin au préalable. 
Si vous avez besoin de plus d'informations, si vous avez des doutes quant à votre traitement, parlez en à votre médecin.

mercredi 16 septembre 2009

Vive la roue !


Salut à tous les Ham Ham !

En fait en lisant le dernier article de Nakito, article ayant trait à une reconstitution hystérique historique de haute voltige d'une période noire de la France, j'ai vu une belle illustration d'une joyeuse pratique collective : la roue.

Eh bien croyez moi si vous le pouvez, mais dès que j'ai vu cette illustration je me suis mise à chanter à tue tête :

"je sens qu'ma roue m'appelle... whouizzz !"

Les connaisseurs, surtout ceux de moins de 5 ans, n'auront pas manqué d'ajouter :

"Ham ham Hamtaro !"

Je sais.
Je sais.
N'oublie pas chère lectrice, cher lecteur, qu'il y a écrit en bandeau de ce site que je suis à la recherche de la suprême superficialité.
Que j'ai bien du mal à atteindre.

Allez juste pour le plaisir, le générique de Hamtaro avec les paroles à reprendre tous en coeur !

C'est l'heure d'Hamtaro
Késsé késsé késsé oupla!
Hamtaro
C'est moi le plus petit des grands héros
Mon ham-i
Graine de tournesol nif-nif krom
mon ham-ham
Si tu as des ennuis on monte à l'assaut
Hamtaro
Petit hamster grandes aventures.

Dès que Laura part pour l'école tayaut je file au club
Pour réparer ses bobos je cours je fonce je vole.
Gare au matou il est là des ruses pleins la moustache
Il rentrera bredouille si on se donne tous la patte

Waouh!

Hamtaro
Pashmina Babos Panda Chapo
Mes ham-i
Hamidou Rompshitt Bijou Tigris
les ham-hams
Hamiral Tigrette Topla Ernest
Hamtaro
Petit hamster grandes aventures!

Arcichao je dois vous laisser je sens que ma roue m'appelle

Oui!!!!!!

Hamtaro
Pour toi je ferais n'importe quoi!
Hamtaro
Toute sa bande est la pour toi!

Hamtaro!





Ceci n'est pas le générique original que je n'ai pas trouvé sur le net !



lundi 14 septembre 2009

Parlez fait du bien, mais tout dépend à qui et comment...



Tous les médias vous le disent, tous les psys aussi : parlez d'un événement traumatique fait du bien. Cela soulage, cela libère.

Vous qui me lisez peut être vous êtes vous trouvé dans une situation étrange : avoir -enfin- réussi à parler d'un traumatisme avec une personne qui vous pousse à vous confier : un ami, un proche, un membre de la famille, une collègue de travail... Et lorsque s'est sorti, allez savoir pourquoi, c'est encore pire qu'avant. La trauma devient obnubilant, vous y pensez même la nuit, vous faites des cauchemars... 

Avez vous bien fait d'en parler ? N'aurait-il pas mieux valut que cela reste enfoui derrière vos mécanismes de défense ? Pourquoi ressortir des trucs que vous avez tellement tenté d'oublier ?

Une étude effectuée aux Etats-Unis sur des personnes ayant vécues les événements du 11 septembre (sans spécialement y avoir perdu un proche) a démontré que parler n'était pas toujours bénéfique.

Aujourd'hui après un trauma collectif (tsunami, attentat, suicide..) on propose systématiquement un "defusing", technique qui consiste à faire s'exprimer les témoins en groupe le plus rapidement possible avec l'exposition à l'événement. Puis quelques jours plus tard, on propose un "debriefing" soit individuel soit en groupe.

Il semblerait que les témoins des attentats du 11 septembre aient réagit différemment. Ceux qui n'ont pas parlé, vont plutôt bien. Certains qui ont pratiqué defusing et debriefing vont plutôt mal et ressassent.

Cela pose plusieurs questions :
- les conditions dans lesquelles sont pratiquées les defusing et débriefing
- la personne avec laquelle sont effectuées ces temps de parole
- la volonté et l'implication pour se défendre contre les attaques psychiques
- le suivi.

La conclusion de l'étude montre que parler sans frein et sans limite d'un événement traumatique auquel on a assisté n'est pas un signe de bonne santé mentale. 

Et je suis bien d'accord.
Ceux qui n'arrêtent pas d'en parler, qui sont pris d'une loghorrée verbale et qui ne cessent de raconter leur histoire, ne vont pas bien.
Ils sont extrêmement touchés. Leur besoin de parler sans cesse n'est que l'expression d'un mal-être général qui n'arrive pas à être canalisé et qui ne trouve pas la voie pour être sublimé puis dépassé. 
Ils vivent et revivent sans cesse les événements.
Et tente d'entraîner les autres dans leur folle sarabande.

Comme me disait une de mes patientes : "j'ai raconté un truc à une amie. Elle m'a poussé à le faire. Je lui ai tout dit. Puis elle m'a dit que c'était bien mais qu'il fallait que j'en parle à un psy et elle est rentrée chez elle. Et je suis restée là, tout bête, avec mes souvenirs, avec ce que j'avais dit. C'est comme si elle m'avait mis un objet brûlant dans la main sans me dire ce que je devais en faire".

Je l'ai rassuré, car si elle ne savait pas quoi en faire, son amie non plus !
 
Et ça pour enkyster les traumas c'est génial.

Alors parler oui.
Mais parler bien en étant cadré par une personne compétente.

samedi 12 septembre 2009

Méditation du dimanche - 13



En beaucoup de sagesse, 
il y a beaucoup d'affliction.
Qui augmente le savoir, 
augmente la douleur
 

jeudi 10 septembre 2009

Pourquoi ?

D'abord, je n'en n'ai pas eu le temps avant, je voulais remercier tous ceux qui ont participer à "c'est toi le psy".
Cela m'a valu pas mal de lecteurs (+ de 300 chaque jour pendant 4 jours), dommage que plus n'aient pas participé.
En tout cas c'est gentil d'être passé et c'est super de s'être pris au jeu.
J'espère que vous y prenez autant de plaisir que moi.

Alors le 'pourquoi' d'aujourd'hui n'a rien à voir avec les pourquois de la dernière fois.
Ce pourquoi est un questionnement qui n'attend pas de réponse.

Je sais, je devais faire un article sur les antidépresseurs, les anxio. Ca attendra la semaine prochaine.

L'actualité, pas celle de la téloche, pas celle du monde, mais celle du quotidien de mes patients m'a parue plus importante.

En fait, c'est l'occasion pour moi de faire ma supervision avec vous.

Voyez vous j'ai une nouvelle patiente.
Plus de 30 ans.
Un vrai camionneur.
Un clown aussi, celle qui rit de tout et qui fait rire tout le monde. La bonne copine quoi.
Petite il lui est arrivé un truc.

Elle vivait en toute liberté comme plein d'autres gosses dans un lotissement en banlieue.
Tous les nouveaux qui s'installaient avaient des enfants.
Des enfants qui sympathisaient.
les parents entre eux aussi.
Ca ne changeaient pas souvent les têtes mais cela est arrivé quelques fois en 8 ans.
Un nouvel arrivant divorcé avec une petite fille.
Les parents de ma patiente s'entendent bien, ma patiente et la petite fille deviennent les meilleures amies du monde.
Et comme toutes les amies, un jour ma patiente est invitée à dormir chez sa copine.
C'est de son âge après tout.

Le samedi tant attendu arrive. C'est magique.
Le père viole sa propre fille tout en menaçant d'un couteau la gamine, celle qui deviendra ma patiente.
Menaces. 
Silence.

Re-invitation.
Cette fois traîtement spécial.
Le père viole sa fille toute la nuit.
Ma patiente est vendue à un type de passage pour la nuit.
Attouchements, insultes, rabaissements, viols, coups, menaces, tortures, déchirures, corps plein de bleus, corps plein de sang.
Toute la nuit, plein de nuits, des hommes différents à chaque fois. 
Menaces.
Se taire.
Silence.

Ma patiente avait 7 ans et demi.

Alors toi qui me lis, non pas toi le lecteur lambda, non pas toi le vendeur ou l'agresseur de cette petite qui ne me liront jamais, mais toi, toi qui arrive sur ce site en faisant des requêtes ciblées, toi.
Comment peux tu croire que le corps d'une enfant de 7 ans soit adapté pour le sexe d'un homme de ton âge ?
Comment peux tu croire qu'elle aime ça ?
Comment peux tu croire qu'elle y prend du plaisir ?
Comment peux tu croire que tu lui plais ?
Pourquoi es tu si lâche qu'au lieu de te faire mal à toi ou de faire mal à ceux qui t'ont fait mal tu préfères écraser un enfant ?
Comment, toi qui as si peur des femmes, peux tu croire que tu supporteras le regard d'un enfant ?
Pourquoi, toi qui voudrais tant être dominant et qui n'arrive pas, t'en prendre à quelqu'un qui n'a pas la force de s'opposer ?
Pourquoi ?
Alors que toi , toi qui es si lâche, tu seras un prisonnier modèle qui fera l'éloge de tes geoliers.
Alors que toi tu as tuée une enfant pour mieux t'aider à vivre ?
Tu pleures sans doute.
Tu as honte mais tu recommences... c'est plus fort que toi.
Tu fais souffrir pour exister.
Tu tues pour vivre, mais ça ne règle rien tu le sais.

Et toi parent qui me lis.
Si ton enfant présente de brusque changements de comportements, encourage ton enfant à parler.
Dis lui que les parents sont là pour protéger les enfants et pas l'inverse.
Rappelle à ton enfant que certains adultes même parfois dans la famille ne sont pas gentils.
Car les parents pensent à tout.
Sauf au pire.

lundi 7 septembre 2009

blague de psy...

Un jeune homme finit sa séance chez sa psy.


Il a fait beaucoup de progrès ces derniers temps, et elle désire tester ses capacités de raisonnement.
Alors elle lui pose la devinette suivante :


"Il y a trois oiseaux sur une branche, un bleu, un rouge et un vert. Un chasseur tire et tue le bleu. Combien reste t’il d’oiseaux sur la branche ?"


Le jeune homme réfléchit longtemps, et finit par répondre deux, le rouge et le vert.


La psy sourit, et lui dit qu’il n’y en a plus, le bruit les a fait fuir.
Mais elle aime bien sa façon de réfléchir.


Le jeune demande s’il peut aussi poser une énigme.
La psy est d’accord.


"Il y a trois femmes assises autours d’une table en train de manger une glace. La première la suce, la deuxième la lèche, la troisième la croque. Laquelle est mariée ?"


La psy réfléchit cinq minutes, et rougissant légèrement répond la première, celle qui suce sa glace.


Le jeune, souriant, déclare : "c’est celle qui porte une alliance, mais j’aime bien votre facon de réfléchir".

C'est TOI le psy - 2



Oui, je décide de refaire une tentative.
Rien que pour voir si, cette fois, j'aurai plus de "clients" pour cet article.
Il ne suffit pas de lire, trop fastoche.
Il s'agit bien de PAR-TI-CI-PER, donc de laisser un commentaire constructif pour l'affaire en cours en répondant aux questions.
Certains n'oseront pas en se disant que les autres vont se moquer.
Qu'ils se moquent, vous ne le entendez pas, vous ne les connaissez pas.
Et puis s'ils se moquent, ils ne seront pas publiés. Na.
Certains n'oseront pas commenter en se disant que la psy va se gausser.
Que nenni, les psys ne se gaussent jamais.
Maintant, certains n'oseront pas laisser leur prose en se disant que la psy allait en déduire plein de choses.
Je répondrais : certes !
Mais on ne se croisera jamais, alors peu importe.
Certains seront tentés, j'en connais, de faire passer leur science par email.
Qu'ils aillent au diable, ici on fait dans le collectif, on commente ici ou nullepart.

Bon, bref, tout ça pour dire que de toute façon si cette fois "ça marche", ne vous attendez pas quand même à ce que je vous fasse le coup du "psy c'est toi" toutes les semaines.
Ne prenez pas de mauvaises habitudes...

Bon alors Ô lecteur, Ô lectrice, tu es prêt(e) ?
C'est parti.

Une patiente.
37 ans.
Elle me demande de venir la voir chez elle car elle a de plus en plus de mal à sortir.
Elle a perdu son travail il y a 3 ans.
Depuis, elle est obsédée par le fait de retrouver du travail.
Ne pense qu'à ça.
Me demande comment elle peut s'organiser pour y arriver et surtout comment aller mieux pour être capable de garder un travail. 

Allure d'ado, de loin on dirait un jeune garçon.
Mais visage terne, fripé,vieux, triste, éteint.
Cheveux courts, mais pas assez à son goût.
Elle ose à peine me regarder.
Faut dire que je suis l'inverse d'elle, je n'ai rien d'un jeune garçon, j'ai les cheveux longs (et même un blouson lol) et ce jour là, pour une fois, je porte des talons. 

Tout est super bien rangé chez elle.
Rien ne dépasse.
Très peu de meubles.
Tout est blanc ou noir.
Dans son dressing, des pantalons noirs et des t-shirts blancs, bien repassés, bien pliés, bien rangés.
Le chat dort dans le placard. Même lui est rangé.

Depuis qu'elle a perdu son travail, elle a sombré dans la dépression.
N'a plus goût à rien, ne sait plus quoi faire de ses journées.
A même cessé ses hobbies.
A trouvé 2 autres jobs, mais a été prises de crises de paniques au bout d'une heure et n'a pas donné suite.
S'en veut.
N'a jamais vraiment eu de copains.
Le sexe ne l'intéresse pas de toute façon.

Sa mère, divorcée, habite à deux pas.
Elle va manger chez sa mère et passe l'après midi avec elle tous les jours depuis 3 ans.
Son père, très malade, ne vit pas très loin, mais elle n'a plus de contact avec lui car lui ne veut pas, il ne veut qu'elle le voit diminué.

Son agoraphobie s'aggrave, ses crises de paniques aussi avec le temps.
Nous discutons.
Elle me fait visiter son appartement.
Elle parle de son travail comme de sa "moëlle épinière", que cela représente les 3/4 de la journée en temps normal.
Il semble nécessaire qu'elle retrouve sa féminité, qu'elle devrait peut être se maquiller légèrement (moi qui ne me maquille pas !), se forcer à sortir, retrouver ses anciens amis...
Nous organisons ses journées de façon à remplir son temps de tâches non centrées sur le travail mais centrées sur elle-même et son bien-être.
Elle me dit que je tiens le même discours que sa mère.

En sortant de chez elle, je croise la mère.
Femme soignée, cheveux décolorés, bien coiffée, en robe de qualité, pomponnée, plutôt hautaine et sexy.


Cette jeune femme présente deux problématiques, sauras tu trouver lesquelles ?

Cette patiente a annulé le rendez-vous suivant et n'a plus donné suite.
A ton avis, Ô lectrice, Ô lecteur, pourquoi ?


Les idées importantes sont bien sur cachées ou sous-entendues dans le texte.




Bon on va dire qu'on est le soir, parce que ce soir je n'ai pas le temps de me connecter.
Je mets la "solution" ci-dessous mais je laisserais un commentaire pour chacun dans... les commentaires !


Il y a deux problématiques :
1 primaire et 1 secondaire.
La secondaire est que la perte de son travail a été pour cette jeune fille conceptualisé comme une perte de vie sociale. Qui dit perte de vie sociale dit le mot "vie". Ne dit-elle pas que son travail c'est tout son temps ? (alors que je lui ai démontré que ce n'était pas le cas). Cessé de travailler, c'est cesser de vivre. D'où les attaques paniques et l'agoraphobie. La peur de la mort s'est installée. Et d'ailleurs, se dit-elle sûrement, elle n'a pas tort puisque depuis qu'elle ne travaille plus elle meurre à petit feu (malin l'insconcient).
Mais, me direz vous, pourquoi donc lorsqu'elle trouve du travail ne le garde t elle pas ? Tout simplement parce qu'elle angoisse de le perdre. Perdre à nouveau son travail lui est insupportable, c'est mourrir à nouveau. Du coup, sous l'angoisse de la mort, elle quitte son travail et meurt un peu plus.

Mais, peut-on se dire, pourquoi la perte de travail était si angoissante, si mortifère ?

C'est là qu'intervient la problématique primaire.
La maman.
Je n'ai rien contre les mères en général, mais certaines sont... problématiques.
Vous l'avez lu, cette maman là est pimpante, jolie, séduisante et séductrice.
Comment pourrait-elle supporter que sa fille lui fasse de l'ombre ?
Oh elle lui dit bien de se maquiller, de porter des tenues féminines, mais lorsqu'elle l'accompagne fait ses achats elle ne l'empêche pas de revenir avec ses jean's noirs et ses baskets.
Elle tient un discours pour faire beau, le paraître étant très important, mais dans le fond, là a fond d'elle même, elle ne veut surtout pas que sa fille devienne une femme. C'est que pour un peu elle lui piquerait les jeunôts (qu'elle n'arrive pas à avoir non plus, ce qui la rend encore plus séductrice et encore plus castratice de la féminité de sa fille).
Plus sa fille fera des efforts pour devenir féminine, plus elle la castrera.
Or mon intervention extérieure va dans le sens d'une tentative de féminisation.

Quant à son homosexualité latente, vous pensez bien que j'y ai pensé instantanément lorsqu'elle ma dit qu'elle n'avait jamais été attirée (avec le look qu'elle a, c'est sur elle n'attire pas les garçons).
Mais non en fait, c'est de la bisexualité non pas le sens où elle est attirée par les deux sexes, mais dans le sens où elle n'est attiré par aucun des deux.

Cette femme est castrée par ses deux parents. 
La mère à laquelle elle aurait du s'identifier pour son image féminine l'a empêché de le faire. Elle ne peut donc être femme.
Son père qui aurait du la valoriser et la repousser sentimentalement ne l'a jamais fait. Du coup, elle n'a jamais été valorisée dans son estime d'elle même, dans sa féminité et son père ne l'a pas poussé à aller chercher un mâle en dehors de la famille.

Perdre son travail, c'est ne plus avoir d'indépendance face à la mère et passer du temps avec elle. Perdre son travail c'est se faire tuer par la mère.

J'ose à peine imaginer ce que la mère à pu penser de moi.
j'imagine sans peine que la décision de ne pas conserver le second RDV vient de la mère qui aura su lui dire que si je dis la même chose qu'elle elle pouvait faire aussi bien que le psy. 
Sauf que le psy n'étant pas la mère ouvre des portes.
Et que la mère prend un malin plaisir (pour elle même) à les maintenir fermées.

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