lundi 30 novembre 2009

Est-ce qu'on vit tous dans le même monde ?



A ceux qui élèvent des enfants, il doit devenir de plus en plus difficile de leur inculquer les règles de bases du respect ou tout simplement des valeurs.


Ainsi on apprend aux enfants que "mentir ce n'est pas bien"


Mais quand Nico se vante d'avoir abattu à lui tout seul le mur de Berlin avec une journée d'avance, ça ne donne pas un super exemple.


On explique à nos charmantes têtes blondes et brunes que "tricher c'est pas bien"


Mais quand un footeux permet de gagner en trichant et tout le monde s'en contrefiche, ça la fout mal.


On dit aux plus jeunes que "les choses ont une valeur" afin de leur expliquer le respect du travail d'autrui la valeur travail derrière l'argent.


Mais lorsqu'on voit toutes les constructions publiques payées avec les impôts qui ne servent à rien, les adultes eux mêmes commencent à avoir des doutes.


Les parents expliquent aux enfants que "les femmes sont douces et maternantes".


Mais en regardant les infos à la télé, les gosses découvrent des femmes qui maltraitent, abusent ou tuent leurs enfants.


Les parents peinent à faire prendre conscience à leurs enfants qu'on doit être pudique et "qu'on ne montre pas sa culotte à tout les passants".


Mais devant toutes les librairies ont voient des panneaux avec des nanas à poil (ou sans d'ailleurs), même que Miss Californie a fait des sextapes.


Les parents sermonnent leurs enfants en leur apprenant "qu'on ne parle pas à des inconnus, c'est dangereux".


Mais que la violence sexuelle sur enfants est issue à 75 % de la violence intrafamiliale (statistiquement, 1 enfant sur 7 en primaire est abusé sexuellement et 1 sur 5 est maltraité).


Il s'agit aussi de faire comprendre aux enfants qu'ils ne doivent pas être tyranniques et que "le monde n'est pas centrés sur eux".


Mais ceux qui réussisent le mieux dans les entreprises sont ceux qui savent se mettre en avant et utiliser les autres sans scrupule. Les plus faibles seront éliminés, comme à France Télécom.



On s'évertue à donner aux enfants une alimentation équilibrée, même s'ils n'aiment "que les pâtes, le riz et les pommes de terre".


Mais que de toute façon l'obésité les guette, comme actuellement 1 enfant sur 5.


Après tout "il n'y a pas que l'argent dans la vie".


Et que c'est bien pour cela que tous les parents rêvent que leur gosse intègre une "grande" école.


Que de toute façon, il faut "bien travailler à l'école pour faire de bonnes études".


Mais que Jean Sarkozy, avec un bac + 1, il a réussit à devenir administrateur et élu du Conseil Général à 22 000 euros par mois.




Que de toute façon, il faut manger bio, faire du sport, vivre au grand air, pour vivre plus longtemps et en meilleur santé.


Mais qu'on va -peut être- crever de la grippe A (contre laquelle je n'ai pas l'intention de me vacciner).


On expliquera aussi que "les papiers ça ne se jette pas par terre, y a des poubelles pour ça".


Mais on n'oubliera pas que les hydrocarbures, ça se jette sur la plage.


Et pour finir -il y en aurait bien d'autres- qu'il faut "respecter les autres". On ne bat pas, vole pas, viole pas, insulte pas les autres sans risquer une sanction.


Sauf si on s'appelle O.J. Simpson, Bernard Tapie ou Roman Polanski.




Parents, parfois vous n'avez pas l'impression que vous apprenez n'importe quoi à vos gosses ?



vendredi 27 novembre 2009

Souvenez vous....

Si je vous dis "Tigrette et Monsieur Tigre", vous pensez à quoi ?


Mais à "Autobus à Impérial" bien sur !


Cette série britanique diffusée au début des années 70 (1972 d'après wiki), mettaient en oeuvre une bande de jeunes ados (Prof, Belle, Solo, Glouton, youpla et Tigrette) et... une peluche appelée "Monsieur Tigre". Titre original : "Here come the Double-Deckers"


Cachés dans leur QG, une carcasse de bus à impérial, ils résolvaient de enquêtes très simples (l'enlèvement de Monsieur Tigre en était le point culminant).


Je ne résiste pas à vous mettre le générique d'origine en anglais (je ne l'ai jamais vu en français d'ailleurs) plein de peps et typique des années 70.


Et pour vous le faire en karaoké, voici les paroles :


Get on board, get on board
come and join the double-Deckers
Take a ticket for a journey
On our double-decker London bus
ring the bell, toot the horn
When you ride with the Double-Deckers
Fun and laughter are what we're after
On our double, double, double-decker bus









mercredi 25 novembre 2009

Tri génétique...

Comme toujours je reçois les informations médicales qui font le point sur les dernières études et sur ce qui parait en France et dans le monde.

Parfois je me dis que certains chercheurs sont payés à valider des idées que le bon sens connaît depuis des milliers d'année (du style : lorsqu'un être humain est affamé, il a tendance à être capable de se contenter de manger le même menu à chaque repas si on ne lui propose rien d'autre ou il y a plus de risque d'avoir des séquelles graves lorsqu'on tombe sur la tête que sur le bras. Et cela validé par des statistiques très sérieuses).

Parfois je me dis surtout que le monde est plein de contradiction.

Ainsi dans ma dernière revue de presse médicale, on m'explique :

- que désormais une femme de plus de 38 ans n'aura plus de droit systématique à une amniocentèse si les tests de dépistage ne démontrent pas de risque car la pression sociétale sur la non acception des enfants trisomiques doit évoluer.

- que désormais on sera capable de traiter préventivement les risques cardio vasculaires en fonction des groupes sanguins.

Donc dans un même temps on nous dit faire de l'eugénisme génétique c'est pas bien.
Et dans l'autre on nous dit que que les traitements médicaux doivent tenir compte de l'organisation génétique de chacun.

La thérapie génique - en cette période de téléthon - a pour but d'améliorer, supprimer ou permettre l'expression d'un gène afin d'en modifier les effets sur l'organisme.

Selon la pression sociale qui veut toujours plus de santé et toujours moins de morts.

Cela veut dire donc que si on ne teste plus les futurs enfants sur leur éventuelle trisomie il s'agirait d'en empêcher ou d'en annuler l'expression une fois les enfants nés.

Seulement ça c'est paradisiaque parce qu'aujourd'hui personne ne sait comment faire pour modifier l'expression de ce gène.

Certes une toute dernière étude montre qu'on a réussi à obtenir une tendance à améliorer les capacités de souris trisomiques en faisant de la thérapie génique, mais avant qu'on soit dans une sûreté, dans une réussite et qu'on passe à l'être humai, il va bien se passer 50 ans.


Tiens c'est comme l'horrible mais réaliste tendance qu'on les personnes à peau "foncée" (je ne sais plus comment dire sans que ça passe pour du racisme) à être porteur de la drépanocytose. Or c'est une maladie génétique qu'on peut diagnostiquer et qu'on tente de réduire par une hygiène de vie stricte et parfois de guérir avec une greffe de moëlle. Or il est dans certains pays où une communication très centrée sur la population la plus concernée a fait scandale. Et pousse les personnes à ne pas se faire diagnostiquer sous le prétexte que c'est faire de la sélection génique raciste. C'est stigmatiser les personnes à peaux "noires" et les désigner à la populace comme d'éventuelles porteuses d'anomalies génétique. Ce qui viendrait à dire qu'il existe une différence génétique entre les "blancs" et les "noirs", des fois que ça viendrait nourrir un concept de 'race' !! Le pire c'est que cette manipulation fonctionne. Et qu'en effet dans quelques pays le diagnostic n'arrive pas à se développer... au détriment des porteurs.

On a la même situation pour certains médicaments qui concernent plus particulièrement certaines populations.

Ainsi le dépistage préventif du gène de la possibilité de développement du cancer du sein chez la femme. En dépistant on stigmatise les femmes après tout. On pourrait peut être le dépister avant la naissance mais ce serait alors tomber dans une tentative d'eugénisme car qui sait combien de femmes n'avorteraient pas afin que leur fille ne finissent pas un jour amputée des deux seins (si si ça existe encore dans les cas graves et on ne sait jamais comment ça va évaluer) (certains me diront qu'on vit très bien sans ces 2 seins, le tout c'est de vivre. Je répondrais chacun son point de vue et ses valeurs...)

Ca devient ubuesque.

Je propose donc que désormais on ne teste plus préventivement le spina bifida, après tout on verra bien à la naissance, ça fera une bonne surprise aux parents.

On pourrait opposer à tout cela que les parents rêvent d'un enfant idéal et les parents doivent apprendre à accepter que cela n'existe pas. Perso, d'un point de vue purement psychologique, je suis totalement d'accord.


Mais alors pourquoi d'un autre côté une fois nés avons nous le droit de réclamer d'être parfaits,  retouchés, botoxés, soignés ou guérit pour tout. Pourquoi faudrait il attendre que nous soyons nés pour modifier nos gènes... et se faire rejeter par la Société si ce n'est pas possible ?

Cela pose la question entre le dépistage et le diagnostic.
Par exemple dans le cas de la trisomie, avec l'analyse sanguine de la mère + le test de clarté nuquale on obtient un dépistage : on pense que...
Avec l'amniocentèse, qui étudie les gènes, on est dans le diagnostique : on est sûr que...
Ca fait une sacrée différence.
On est encore loin de laissons tout passer car nous savons tout soigner dès la naissance.


Je suis d'accord sur le fait que le regard des personnes sur les personnes handicapées doit évoluer.


Mais remettre en cause le recours à l'amniocentèse pose aussi la liberté de choix de ce que veut porter dans son ventre une femme. Ainsi la femme n'a plus le droit de choisir. On choisit pour elle le droit de donner la vie ou pas. Et mine de rien on remet tout doucement en cause le droit à l'avortement  thérapeutique et à l'avortement "classique" en utilisant des alibis de thérapie génique.

Par contre, une fois accouchée d'un enfant qu'elle ne savait pas trisomique, tout en dévouant sa vie à cet enfant qu'elle aime et se demandant ce qu'il va devenir une fois que ces deux parents auront disparu, elle devra se plier à la pression sociale qui voudra qu'elle teste son enfant à tous les dépistages génétiques afin d'empêcher que son enfant fasse du cholestérol ou développe un cancer... afin qu'il vive plus longtemps dans une famille adoptive au mieux, dans un mouroir au pire.


Plus grand, plus fort, vétu d'un manteau épithélial à régulation thermique .. et génétiquement modifié afin d'être moins polluant, le futur être humain sera mieux armé pour affronter le monde de l'entreprise...

lundi 23 novembre 2009

Qualités et défauts


Si vous avez un entretien de recrutement ces dix dernières années, vous aurez sans doute été passé(e) à la question :


- quels sont vos qualités et quels sont vos défauts ?



J'en discutais avec une de mes patientes qui dans une situation de groupe avait eu honte de sa mère.
Sa maman, bien que très gentille, était d'après elle plutôt "rustique" avec une culture limitée et sans grands sujets de conversation.
il n'empêchait que cette petite dame avait réussit dans se faire intégrer dans un groupe de 4 personnes et que tout le monde semblait l'apprécier.



Sauf ma patiente.


Elle en était venue à admettre qu'en fait elle appréciait sa mère pour sa politesse et sa capacités à s'effacer et quelle ne l'appréciait pas pour son langage, sa culture...


Bref, elle appréciait sa mère lorsqu'elle était inexistante et elle ne l'appréciait pas lorsqu'elle se permettait d'être enfin elle-même (là ma patiente a pris une grand claque psychologique, mais c'est une autre histoire).


Je demandais donc à ma patiente pourquoi elle avait honte de sa mère puisque celle-ci s'en sortait très bien toute seule mais que surtout sa personnalité et ses manières ne semblaient géner personne.


Elle a convenu que les défauts des uns peuvent être des qualités pour les autres.


"Ah nous y voila !" me suis-je exclamé. "Les défauts pourraient donc être des qualités et les qualités des défauts ?"


Et oui, car tout dépend de deux choses :


- les circonstances (ce qu'on appelle "la situation")
- la personne en face de vous.


J'expliquais fort gentiment à ma patiente qu'elle même était cultivée "à la parisienne" (théatres, livres, vernissages à gogo...). Que c'était une qualité... avec ses amis. Mais que face à un archéologue féru uniquement d'égyptologie, cela ferait sans doute désordre et serait totalement inadapté. 

(encore qu'il y a des égyptologues très cultivés sur plein de sujet, mais franchement là vous ne me facilitez pas la tache, j'ai pris le premier exemple qui m'est venu. Encore qu'en fait il découlait de notre conversation en cours de consultation. Je vais pas tout vous dire non plus).

J'expliquais à ma patiente que ce qu'elle percevait comme des défauts chez sa mère étaient peut être perçus comme des qualités par les autres car eux n'y voyaient pas tout ce qui se rattachait, tous les vécus, eux n'y voyaient qu'une candeur rafraîchissante et une spontanéité dans les comportements maternels.


C'est comme les réactions face à la peur. 
Il n'y en a que deux :
- soit on s'arrête net
- soit on fuit.
Ces deux réactions sont ancrés en nous, mais notre est apprise dans notre enfance au travers des expériences de parents et de nos propres expériences.
Mais ceux qui ont appris à s'arrêter ont raison dans certaines circonstances et dans d''autres seront totalement inadaptés et se feront bouffés.
Et ceux qui ont appris à fuir seront adaptés dans certaines situations et pas dans d'autres.


Tout ça pour vous dire que défauts et qualités sont souvent les mêmes.
C'est une question de perception interne ou externe.


Ce que vous percevez comme un défaut chez vous peut être perçu comme les autres comme une qualité.
Et vice versa.


Alors sachez qu'un recruteur qui vous demande quels sont vos qualités et vos défauts n'est pas un bon recruteur. C'est quelqu'un qui a lu ça dans un bouquin ou à qui on a posé un jour cette question et l'ayant déstabilisé il la projette sur vous.

Car il n'y a qu'une seule réponse à cette question.
"Mes qualités et mes défauts sont les mêmes, c'est une question de circonstances et de personnes. Je vous donne mes qualités, à vous de me dire si pour vous et dans cette entreprise ce sont des défauts".

Je ne suis pas sûre qu'il apprécie. 







dimanche 22 novembre 2009

vendredi 20 novembre 2009

salon MILIPOL


Comme tous les 2 ans le salon Milipol a rouvert ses portes à Paris cette semaine.


MiliPol comme MILItary/POLice.


Ceux qui me lisent, savent déjà que mes centres d'intérêt privés comme professionnels ont tendance à me mettre en contact avec des gens peu fréquentables... 
Ceux des forces de l'ordre bien sur ! LOL

Ce salon se tient tous les 2 ans en France.
Uniquement ouvert aux professionnels de la sécurité.

Avant c'était au centre des expo de Villepinte, désormais Porte de Versailles.
Le salon a fondu au cours des années, fondu en taille et fondu en intérêt.
Mais néanmoins, cela reste le seul endroit public où on peut regarder, toucher, tâter et parfois essayer des armes.
On y voit même des personnes s'y promener fusil mitrailleur sous le bras afin d'aller le présenter quelques stands plus loin.
Et on peut prendre en photo tout ce qu'on veut.



Perso, ce n'est pas le côté police qui m'intéresse.

J'y vais surtout pour faire le point sur l'avancée des technologies afin de tenter de comprendre quelles nouvelles stratégies les criminels vont devoir créer pour échapper à ces nouveautés.


Cette année, comme la tendance avait commencé il y a 2 ans, je constate de plus en plus d'informatique et une arrivée en force des stands Chinois.


L'armée reste l'armée et on découvre beaucoup d'armes mais rien de bien nouveau ces derniers temps dans les facilités à tuer.
D'ailleurs lorsqu'on voit tout ça, on se demande encore comment on arrive à faire la guerre, puisque tout n'est que détection, brouillage, camouflage, blindage hyper résistant.
Mais comment peut on encore toucher sa cible ?
Et comment peut on encore se faire tuer ?
Enfin entre technologie et budget il y a certainement un sacré pas difficile à franchir.
Mais bon moi mon truc c'est la guéguerre urbaine...



Bref, j'ai pu poser plein de questions sur différents stands (où même sur certains stands français on parle en anglais !!) afin de titiller certains pros sur les limites de leurs outils  logiciels ou matériels préventifs. 
Mon approche stratégique les a intéressé j'ai vraiment eu cette impression, mais on sent que les développement dans l'axe criminel-->prévention n'est pas pour aujourd'hui.


Je vous joins quelques photos sans mettre les marques, on n'est pas là pour faire de la pub !


Que dire de plus ?

Que le stand Taser qui il y a deux ans présentait toutes ses armes non léthales bien étalées avait cette année un petit stand dans un coin sans arme en démonstration ?


 Taser fait le plein... pour l'apéro




Que le stand LaserShot est passé en quelques années d'une démonstration de ses logiciels d'entrainement au tir de la cible virtuellement réelle (où on s'amusait bien à dégommer du terroriste virtuel qui hurlait "ouille" "haaaaaaaa" lorsqu'on le touchait), aux cibles cartons virtuelles (trop fastoche) à rien du tout cette année,  avec un stand riquiqui (Wayne, serais tu resté aux States cette année ?).

Qu'il n'y a pas eu cette année de démonstration afin d'éblouir les futurs  potentiels clients ? Tout juste une démo de tonfa par jour. Et courte la démo (on sent bien que le type des fois il aimerait bien utiliser son tonfa comme matraque, mais non qu'il a dit, c'est pas bien, on livre l'interpellé en bon état à la Justice).
 
Que je n'aime définitivement pas les Hummer et que je trouve le Renault Sherpa bien plus esthétique (franchement on s'en fout de l'esthétisme à la guerre, c'est bien une réaction de fille ça !) (j'ai oublié de demander s'il était irradié !!).

Que j'ai bien rit en voyant les menottes aux choix dans toutes les couleurs ? (ou comment humilier un interpellé en lui passant des menottes rose dragée)



Que l'écologie a fait son entrée dans la guerre.
Désormais les armes sont écologiques et respectueuses de l'environnement (et même parfois biodégradables).
Oui c'est écrit.


éclatante mais eco friendly (grenade d'entrainement sans risque)


Que ça picole toute la journée à coups de bière et champagne à presque tous les stands ? (mais beaucoup moins qu'au salon des Maires qui se tient juste à côté) (et qu'avec mes questions tordues y'en n'a pas un qui m'a offert un verre) (et que je me suis rattrapée sur les bonbons qui trainaient partout)



Que je me suis bien marré au stand HTDS avec le fameux "bagage-X" ? (Ceia ne s'en n'est pas remis)


Que nos amis Chinois exposent des produits qu'ils ne vendent pas (mais qu'ils pouvaient  me les fabriquer si je le demandais gentiment mais à 500 exemplaires mini. Un distributeurs en France ? Non. Un tarif ? Non. Je peux vous prendre un bonbon ? Oui. Poignées de mains.)


Qu'on m'a fait plein de confidences que je ne suis pas sensée répéter


Qu'on m'a même sorti de prototypes de derrière les stands parce qu'en fait ma question ils y ont pensé mais qu'ils ne pourront vendre la réponse préventive que dans 2 ans mini (c'est à l'étude si si)


Que c'est un salon où on rencontre 1 femme pour 200 hommes (baraqués les zhoms, baraqués...)



Et que je suis repartie avec plein de catalogues, prospectus et même une casquette d'un stand où je n'ai pas mis les pieds ? Mais des stylos et des pin's que nenni !


Tout fout le camp, moi je vous le dis !




Même que là le gentil vendeur il a tenu à m'ouvrir la porte pour prendre une tof





Pour se garer c'est pas gagné !





Une démo de tonfa où tout le monde est très gentil







Mini barbecue ou i-drone ?








Enfin un salon où les filles n'ont pas l'air de potiche pétasse





Chez Dillon tout est bon... le rhum comme la mitrailleuse !




Et oui ça en fait rêver plus d'un ! Et même que vous n'avez plus besoin de coller votre oeil au viseur !







Notre gendarmerie prête à aller sur Mars




Et certainement le seul endroit où les hommes grenouilles passent mine de rien.


(N'empêche qu'en matière de luttre contre la délinquance et la criminalité urbaine, y'a de moins en moins de choses proposées. Par contre, grosse envolée de la sécurité à titre privée).


mardi 17 novembre 2009

C'est TOI le PSY


En ce moment je n'ai pas trop le temps de venir écrire ici, au point que je n'ai même plus d'articles d'avance !
Mais je n'abandonne rien, je rassure mes rares lecteurs.

Aujourd'hui je mets 'toi" et "psy" en lettre majuscule afin que certain(e)s (qui se reconnaîtront) puissent cogiter toute la journée sur la valeur inconsciente que je peux bien attribuer à ces mots. LOL

Plus sérieusement venons en à notre cas du jour qui saura, j'en suis sûre, mettre votre perspicacité à l'oeuvre.

Jeune femme, 34 ans.

Vient me voir parce qu'elle est très angoissée, ne dort plus, pleure beaucoup sans raison apparente.

D'origine étrangère, toute sa famille est restée dans son pays.
Elle a épousé un français.

Ce mariage s'intègre en fait dans une fuite.
Sa mère est une femme violente qui l'a toujours beaucoup battue.
Le père a appris à s'effacer pour ne pas prendre de coups.
Mais la violence verbale était permanente.
A 20 ans, notre patiente a donc accepté la première demande en mariage venue.

Arrivée en France, tout change.
Son mari se révèle violent.
Il l'a bat.
Bien qu'elle puisse travailler, il surveille étroitement ses horaires, l'appelle toute les heures pour savoir ce qu'elle fait, où elle est....
Elle doit rentrer à telle heure précise.
Rien de ce qu'elle fait n'est jamais bien.
Ni sa cuisine, ni la façon dont elle s'occupe des leurs enfants...
Le soir, elle n'a pas le droit de s'assoir, elle doit repasser, laver, faire le ménage avant de pouvoir aller se coucher.
La nuit, il la couvre de coups sans qu'elle sache pourquoi.
Elle est totalement isolée, n'a pas d'ami(e) en France.
Cette situation va durer plus de 10 ans.
Jusqu'au jour où il va trop loin et elle décide à demander le divorce.

Au moment où je la vois, le divorce est signé.
Ils vivent encore tous les deux chacun d'un côté de l'appartement.
Elle vit dans sa chambre avec sa fille.
Le mari vit dans sa chambre avec son fils.
Ce sont les enfants qui ont demandé cette répartition et ils le vivent bien.

Mais depuis qu'elle a signé les papiers du divorce, elle ne va pas bien.
Elle passe son week end enfermé dans sa chambre.
Elle ne sort pas.
Elle attend.

Elle reste au lit et pleure, a peur, est pleine d'angoisse.
Elle ne sait pas pourquoi.


Et toi Ô lectrice, Ô lecteur, as tu une idée ?




Réponse : 
Ce cas était trop facile ou alors vous allez bientôt me prendre mon boulot ! lol

Notre patiente a bien sur encore peur des réactions de son ex. 
Mais contre toute attente celui ci respecte la séparation de fait dans l'appartement et ne s'approche plus d'elle.
Mais on n'efface pas des années de peur, d'angoisse et de conditionnement en quelques semaines.

Mais ce qui l'angoisse le plus, c'est sa liberté.
Elle ne sait pas ce que c'est.
Elle n'a jamais vraiment pris de décision par elle même. 
Elle a l'habitude qu'on la cadre, qu'on lui dise quoi faire et quand.
Et cela depuis sa plus tendre enfance.
Alors là, maintenant il faut tout faire par soi même.
Personne pour dire comment, ni quand, ni si c'est bien ou mal.
Pour résister elle s'impose elle même les mêmes restrictions que lui imposait son ex.
Ainsi elle ne sort pas du week end de sa chambre.
C'est ce qu'il lui demandait, or aujourd'hui il ne l'exige plus.
Et elle continue à faire comme si.

Il faut qu'elle réapprenne qu'elle a des droits.
Qu'elle peut faire ce qu'elle veut.
Il faut surtout qu'elle apprenne à avoir confiance en elle.
Et surtout qu'elle sorte de son identification à son agresseur.


vendredi 13 novembre 2009

Soyez gentils






Pascal Gentil est il méchant ? ;-)


La gentillesse est un truc d'abrutis.
Après tout les gens "trop" gentils j'en vois tous les jours.
Ca fait plaisir de les voir, de les fréquenter et de les connaître d'ailleurs.
Une vraie bouffée d'air frais.
Mais ils ont un problème.
Ils n'arrêtent pas de se faire avoir.
Ils ont du mal à dire non.
Ils se font marcher sur les pieds.
Ce sont les proies faciles de tous les harceleurs.

Le pire là dedans c'est qu'ils s'en veulent à eux mêmes.
Ils jurent qu'on ne les y reprendra plus.
Mais en fait, au fond d'eux mêmes, ils n'y peuvent rien.
C'est leur nature c'est comme ça.

Ils nous sourient.
Ils nous serrent la main avec une joie évidente.
Tout les rend joyeux.

La Société, celle avec le grand "s", vous dit que la gentillesse est une faiblesse.
Les forts sont agressifs, méchants, psychopathiques, ils ne font pas de cadeaux.
Les faibles sont non violents, des pâtes, qui rendent des services des gentils quoi.
Et en plus ils servent de marche pieds, de défouloirs et de victimes aux forts.

Mais pfff, que voila donc, une nouvelle étude qui nous démontre que les gentils sont ceux qui peupleront bientôt la terre.
Eh oui, les gentils vivent plus vieux que les pas gentils.
Les méchants, ils sont toujours stressés, ils se bouffent les ongles, ils fument comme des pompiers, ils touchent même à la drogue, ils pensent toujours à la prochaine stratégie pour aller plus, plus loin et en écraser d'autres.
Les forts ils ne sont jamais au repos.
Ils ne sont jamais eux mêmes (sauf les psychopathes).

Mais les gentils, eux ils sont eux.
Ils prennent le temps.
Ils font selon leur coeur.
Cela leur plaît.
Ils s'endorment détendus, contents de leur journée.
Ils se font du bien.
Et ils sont heureux (souvent).

Du coup ils vivent beaucoup plus vieux que les autres.
Et si les méchants meurrent plus tôt, cela veut dire qu'à un moment sur terre il n'y aura plus que des gentils.

La vie sera rose.
Moëlleuse, douce, vaporeuse et fondante comme un chamallow.
On s'aimera tous.
On s'aidera.
On se prendra dans les bras.
Moins de maladie, parti le stress.
Que d'amour dans l'air !
Sois gentil.
Love and pisse.

Bon, hop, ça suffit, de toute façon que tu sois gentil ou méchant tu crèves quand même.



 





mercredi 11 novembre 2009

Accueil des victimes à Montrouge : encore bravo !

Je vous avais parlé il y a quelques temps de ma jeune ado abusée sexuellement.
Après avoir réussit à la faire parler de ce qu'il lui était arrivé à ses parents, nous avons réussi à lui montrer l'intérêt de ne pas en rester là et qu'il fallait entamer une procédure judiciaire.


Aussitôt dit, aussitôt fait.


Et voila notre jeune fille accompagnée de sa mère se présentant au commissariat de Montrouge.


Déjà, que si vous avez suivi, vous vous rappelez que cette jeune fille est plutôt du genre mutique et vous vous doutez bien qu'il ne va pas être facile de lui faire décrire ce qui lui est arrivé.


Eh bien, c'est parti, un accueil chaleureux dans une salle commune face à une policière qui lui pose des questions sans tact, qui n'a pas compris qu'elle ne puisse pas parler pendant 30 minutes ("alors, si vous ne dites rien qu'est-ce que vous voulez que j'écrive dans mon ordinateur ?") et qu'elle soit prise de tremblement.



Je vous rassure elles sont restées toutes deux tout le long de la déposition dans la salle commune.
Va et viens continuels dans le dos de notre ado. 
Un mec qui se plante juste derrière elle pour attendre.
Des personnes qui se mêlent de la conversation entre la policière et la jeune fille pour commenter et discuter.


Oserais-je vous décrire dans quel état est sorti ma jeune ado ?
Plus traumatisée qu'avant.
Avec l'impression qu'on ne l'a pas cru.
Avec l'idée qu'en fait tout ça n'a aucune importance pour la police et que ce faire violer c'est banal.

Y'a plus de travail psychologique maintenant qu'avant la déposition.



Merci encore au commissariat de Montrouge pour le travail qu'il fournit aux psys.


lundi 9 novembre 2009

Rater sa vie


Je vais vous raconter une histoire vraie.
Une histoire qui pourrait paraître ici lors de la méditation dominicale.

Ca s'est passé il y a quelques années.
Je me suis retrouvée consultante pour une petite boîte d'installation de vidéo surveillance.
Il s'agissait de lier la technique et les comportements.


C'était une toute petite entreprise qui a du mal à se développer.
Le créateur avait décidé donc de se trouver un directeur commercial digne de ce nom avec une certaine crédibilité afin de développer son activité.
J'arrive alors que ce directeur est en place depuis 6 mois.
Il est en fin de carrière, il lui reste 3 ans à "tirer".
Et pour finir sa carrière il a décidé d'aider une jeune boîte à faire surface.


Je fais connaissance avec lui.
C'est un boute en train qui veut absolument m'engager et me transformer en commerciale.
(il n'a pas réussit, non ! lol)
Une fin de journée on discute ensemble.
Il me dit tout de go "j'ai raté ma vie".
Ooops, me dis-je, me voila embarquer dans une consultation psy.
Mais non en fait.
Je lui dis qu'il est quand même directeur commercial, qu'il a la confiance totale de son employeur, (et que je sais), qu'il a une belle maison, deux grands enfants et une femme, que c'est déjà pas si mal non ?
Il me raconte alors qu'il a fait Normale Sup.
Sorti ingénieur hyper spécialisé, il a trouvé du travail comme directeur dans un grand groupe dès sa sortie.
Il avait un salaire 10 fois supérieur à l'actuel.
Il a pu s'acheter une énorme baraque à Rambouillet.
Il a pu partir en vacances tous les été aux Seychelles, aux Caraïbes, au Mexique.... avec sa famille.

Mais alors lui dis-je "pourquoi êtes vous là ?".
Il me répond :
"Un matin je me suis réveillé et j'ai regardé mes enfants. Ils étaient grands, mon fils avait fait plein de conneries et ne savait pas quoi faire de sa vie, ma fille de 18 ans avait décidé de quitter le nid juste avec son bac.
Et là j'ai compris.
J'ai compris que je ne les avais pas vu grandir.
Que mes enfants étaient des inconnus.
Avant j'ai un super boulot à la Défense (quartier hors Paris), je partais le matin à 6h30 pour éviter les embouteillages, mes enfants dormaient encore. Le soir je partais à 20h30 pour éviter les embouteillages et lorsque j'arrivaient mes enfants étaient au lit.
J'ai appris un jour que ma femme m'avait trompé.
Je lui en ai voulu, mais nous sommes restés ensemble parce qu'en fait moi de mon côté je n'étais pas très clair de ce côté là non plus, les tentations étaient grandes au boulot, surtout que j'étais souvent invité pour de la "représentation".
Mon fils a touché à la drogue, ma fille n'a que son bac en poche et veut partir faire sa vie, mais elle ne sait même pas où.
Et dans tout ça j'ai réussit quoi ?
Une belle maison ?
De belles vacances ?
Et ma vie dans tout ça ? 
Je n'ai pas connu mes enfants et maintenant ils partent.
Je tente de redécouvrir ma femme mais la confiance n'est pas là.
J'ai donné ma vie au boulot, ça ne m'a rien apporté.
Alors j'ai quitté mon grand groupe, j'ai trouvé cette petite entreprise à qui passer mon savoir, je me suis rapproché de chez moi.
Si j'avais su...
Si j'avais su, j'aurais préféré vivre dans une HLM à 15 minutes de mon travail en gagnant beaucoup moins d'argent. J'aurais embrassé mes enfants le matin, je les aurais aidé à faire leur devoir. J'aurais aimé ma femme comme elle le méritait.
Je vais le faire maintenant.

Mais c'est trop tard.
J'ai raté ma vie."



dimanche 8 novembre 2009

Méditation du dimanche - 20

« J’aurais voulu être professeur de vie.
J’aurais appris aux enfants, aux adultes aussi tout ce qui n’est pas écrit dans les livres.
Je leur aurais appris les choses délicates et précieuses de la vie :
qu’un amour entretenu ne s’use pas,
que la seule liberté qui vaille la peine d’être vécue est la liberté d’être,
qu’il est important de prendre le temps pour regarder la fuite ou l’immobilité d’un nuage,
pour suivre le vol d’un oiseau,
qu’il est possible de se laisse surprendre par l’infini vivance des choses de la vie.

J’aurais tenté de leur faire découvrir :
qu’il est vital d’apprendre à s’aimer,à se respecter, à se définir,
qu’il est encore plus important de ne pas se laisser enfermer par les jugements négatifs,
de résister aux rumeurs, de ne pas se laisser polluer par les messages toxiques
qui peuvent venir de ceux qui prétendent nous aimer ou mieux savoir pour nous.



J’aurais semé en eux le goût de la curiosité
pour ne pas se laisser entraîner par les idées toutes faites,
par les modes ou de rester immobilisé par les conditionnements qui s’imposent insidieusement.
J’aurais essayé de leur apprendre à remettre en cause leurs croyances
quand elles sont devenues des certitudes terroristes,
pour laisser plus de place à l’imprévisible de la vie »


Jacques Salomé 


vendredi 6 novembre 2009

Je suis contente de moi...


 
Y a pas de raison, c'est pas les autres qui vont me faire des compliments alors je me les fais toute seule et puis on n'est jamais aussi bien servie que par soi même.

(je reprends ma respiration).

Comment vous dire ?

Pour faire court, une ado m'est adressée par un toubib il y a deux mois car elle a un problème.
Elle s'est renfermée depuis 3 ans.
Mais pourquoi ?

Totalement mutique en consultation.
Rien n'est important.
Elle n'arrive pas à me regarder dans les yeux et il faut lui tirer chaque mot.
A la deuxième séance, après avoir réussi à me demander si je suis tenue au secret professionnel, elle finit par écrire sur mon bloc note le mot "viol".
Elle était mineure et elle l'est toujours.
Je l'informe que je devrai normalement faire un signalement mais que nous décidons qu'il serait mieux qu'elle en parle à ses parents d'abord et qu'ils fassent les démarches ensemble.
J'attends donc une évolution.

A la troisième séance elle arrive à le susurrer.
A la cinquième, elle m'avoue en fin de séance qu'elle est harcelée via Facebook et son mobile par deux types qui lui envoie des photos d'eux à poil et lui propose de lui faire perdre sa virginité...
Je passe un pacte avec elle.
A la sixième consultation, j'apprends qu'elle a parlé du harcèlement à ses parents et que ceux ci ont porté plainte.
A la septième consultation....
Et bien ce sera la semaine prochaine, parce qu'entre temps elle a parlé à ses parents de son viol.
Et elle a dit à ses parents que "sa psy serait contente d'elle"....
Ses parents m'ont appelé, bien que secoués m'ont parlé de "miracle". LOL

J'ai hâte de la féliciter la gamine et de la remercier pour la qualité de son travail.


mercredi 4 novembre 2009

Mauvais gènes...


Cet article est parti de cette info, ICI.









Typologie de Bertillon
(pas celui des glaces non, le criminologue)





Dès les débuts de la criminologie, certains se sont efforcés de démontrer que le recours à la violence, le désir de meurtre, l'envie de viol étaient prévisibles et écrits.
Plusieurs "typologies" ont ainsi vu le jour au cours de siècle.
Et on se retrouva vite à opposer les moches, débiles, mal-nés de la cour des miracles  (et donc excusables) aux jolis, cultivés et bien-nés de l'aristocratie.

L'évolution de la Société et même des procédures scientifiques tentèrent de démontrer qu'il n'existait pas de stigmates de la violence.
Certaines études furent même jetés en pature aux médias lorsqu'on découvrit que les résultats avaient été truqués.


Néanmoins, la police elle-même, ne renia pas les fiches anthropométriques qui permettaient de mesurer la bosse du crime ou le visage du viol ou le buste du pédophile, et qui permirent de confirmer qu'untel, au vu de sa machoire et l'écartement entre ses yeux, ne pouvait qu'être coupable.


Mais tout évolue.
Les études expliquèrent que la délinquance ou le crime existaient tout autant chez les pauvres que chez les riches, chez les moches que chez les beaux, même si elle était différente.
On ne parvint néanmoins jamais à expliquer pourquoi il existait une différence entre les hommes, ces vilains mâles agressifs et les femmes, ces douceurs maternantes.
Et encore aujourd'hui, même si les statistiques tendent à se rapprocher pour diverses raisons sociologiques.


Il n'y a guère encore que 20 ans, tout était sociologique.
Les tueurs nés ? Pure invention narrative et cinématographique.
Il n'existait plus de déviances, tout n'était que contexte social et culturel.
Mettez une brute épaisse dans un environnement d'amour et vous obtiendrez un agneau.


Puis brutalement tout devint psychologique.
Ou plutôt devrais-je dire psychiatrique.
Un tueur né ? Non, car c'est dû à telle maladie mentale, il ne se contrôle donc pas.
Les déviances ? Un problème de déficit parental qui ne résisterait pas à une bonne psychanalyse et à quelques antidépresseurs.


Tout ça c'est bien beau, mais ça n'a jamais fait diminuer la délinquance ni la criminalité.


Il y a environ 15 ans est réapparu la notion de "tueur né".
Car la médecine, via la génétique, a réussit à prendre le pas.
Je me souviens encore de mes cours en criminologie.
Un éminent psychiatre, toujours expert (et d'ailleurs très bon expert à mon avis) nous annonça brutalement en cours que tout était génétique.
Jusqu'à là OK.
Que tout étant génétique, nous sommes tous programmés mais que ce sont des facteurs environnementaux qui "décidaient" si tel facteur génétique allait se déclencher ou pas.
Jusqu'à là on suivait bien.
Et comme ce psychiatre est spécialiste des agressions sexuelles, il nous sort qu'aujourd'hui l'homosexualité est génétique, la délinquance aussi, le crime aussi et que lorsque les thérapies géniques seraient au point on pourrait ramener tout ce monde à la normale.
Ca nous a laissé sans voix.
Nous nous sommes regardés et nous l'avons écouté terminer son exposé pendant 15 minutes en nous expliquant que les psychothérapies n'avaient aucun intérêt (devant une assemblée de psychologues fallait oser), que ce qu'il fallait c'était soigner les gènes et que comme on savait pas faire si c'était inscrit là pour l'instant y avait rien à faire à part assommer avec des traitements et mettre en hopital psy à long terme.

Ce n'était ce jour là que les prémices du courant de la "psychologie biologique".


Il existe d'ailleurs en France, certains hopitaux où on ne propose plus de psychothérapie aux maladies, ni d'écoute, ni de "pacte", ni de sortie, juste un traitement par médicaments parce soit ça contrecarre l'effet des gènes et ça marche soit il n'y a rien à faire.


Je vous rassure, ça fonctionne aussi pour les suicidaires, les déprimés, les délinquants sexuels, les anorexiques, les homosexuels, les transvestis....


Je sais, l'être humain a tendance à vouloir croire qu'il n'est pas comme les autres et que son mode de fonctionnement le rend unique.
Bon n'empêche que les maladies mentales et les troubles du comportement, y'en n'a pas 6 milliards, mais moins d'une centaine, ce qui veut dire que tous les êtres humains peuvent psychiquement tenir dans 100 cases.
Bien que ce soit vrai, vu comme ça c'est réducteur.
Et j'avoue que c'est la porte ouverte au classement génétique.
Parce que si l'être humain est composé de milliers de gènes, il n'y en n'a pas 50 (en tout cas pas à notre connaissance actuelle) qui programmerait la facilité au passage à l'acte agressif.


Mais tant qu'on parle de comportement, cela veut dire qu'on est obligé d'attendre que l'être humain soit né et qu'il ait vécu dans son environnement plus ou moins de temps (en fonction de l'environnement) pour savoir de quoi il va souffrir psychiquement.

Mais si c'est génétique on pourra savoir avant même la naissance si le schtroumpf est porteur du gène du Mal.

Ce qui voudra dire que celui là il faudra y faire plus attention qu'aux autres non porteurs, qu'il faudra lui offrir un environnement éducatif susceptible de contrecarrer l'effet du gène voire d'annihiler l'expression potentielle de ce gène. 

L'idéal serait bien sur de supprimer ce gène avant la naissance. Mais bon ça va faire un trou dans l'ADN c'est pas cool (à moins qu'on bouche avec de l'ADN de grenouille "j'ai dépensé sans compter").
Mais les bons parents se sachant porteur d'un tel monstre voudront ils seulement prendre le risque de donner naissance à un tel être même après intervention nanomédicalisée ?
Les parents eux mêmes ne seront ils pas stigmatisés, car si c'est génétique c'est peut être transmissible et eux mêmes sont peut être atteints sans le savoir ? 
Sont ils encore fréquentables, je vous le demande ?

D'ailleurs un test ADN permettraient de savoir si ces parents putatifs ne devraient pas être mis au rebut...


Plus sérieusement (bien que tout cela soit très sérieux) et pour être réaliste, le fait de rechercher si un agresseur est porteur de tel enzyme ou tel gène va remettre en cause la notion de responsabilité pénale telle qu'on la connait aujourd'hui.
Cela veut dire aussi qu'un condamné pourrait se retourner contre ses parents pour lui avoir transmis sans préoccupation aucune ce gène.
S'il n'y a plus de culpabilité, où remonterait la responsabilité ? A notre ancètre Lucy ?

Et puis comment traiter cet agresseur puisque rien n'agit sur les gènes ?


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