samedi 30 janvier 2010

ipad

Vous en avez tous entendu parler, je ne dirai rien donc sur ce sujet.
A part que les utilisateurs de tablette graphique dont je suis, se demandent depuis très longtemps pourquoi ça n'existe pas depuis plus longtemps.

Par contre, vous avez peut être raté les critiques.
Pour vous rattraper, voici un montage video qui circule sur le net et qui va tout vous expliquer.
Où on y découvre le führer en fureur (scène tiré du film "la chute").


jeudi 28 janvier 2010

"Profiling" et aéroports




 Ne souriez pas, ce serait louche...

Vous en avez sans doute entendu vaguement parlé, le "profiling" ou "profilage" serait bientôt appliqué dans les aéroports.

Ce type de "profiling" n'a rien à voir avec le "criminal/behavioural profiling" ("profilage criminel" ou "analyse comportementale" en français) utilisé parfois dans le cadre d'une enquête policière.

Dans le profilage criminel, on part de la scène de crime et de la victime (survivante parfois) pour construire la silhouette comportementale de l'agresseur inconnu.

Le "profiling" tel que celui pratiqué dans les aéroports on est plus prêt du travail du "physionomiste".

Le physionomiste est une personne qui est employée par les casinos (pas les supermarchés), les boîtes de nuit... pour reconnaître les personnes soit qui ont déjà fait du grabuges et qui ne peuvent plus entrer dans un lieu précis soit pour tenter de cibler les personnes qui vont créer des difficultés.

Dans les cas des aéroports, il s'agit d'analyser certains comportements explicits (tel que quelque chose qu'on semble cacher dans ses poches) et les comportements non verbaux (tels qu'une transpiration excessive sur les tempes) afin de comprendre si cette personne a quelque chose à se reprocher (vol, trafic divers, volonté d'agression ou de terrorisme).

Il s'agit donc d'un filtrage des passagers ou des usagers de l'aéroport.

Cette technique est utilisée depuis très longtemps dans les pays anglo-saxons et on nous bassine très sérieusement pour nous expliquer que cette technique va faire son apparition en France.
Il s'agirait de sécuriser les aéroports et les vols afin d'apaiser ceux qui ont les trouillomètres à zéro à l'idée de prendre l'avion.

J'aimerai juste rappeler, juste comme ça en passant hein, à certains politiciens avides de mesures à sensation que le "profiling" aéroportuaire est pratiqué en France depuis près de 20 ans.

Le pire, et c'est dingue, c'est qu'il existe même des formations !
Et que ces formations sont supervisées par l'aviation civile.
Et que seules certaines entreprises de formation sont habilitées à les proposer (comme Securitas par exemple).
Mais où va t on je vous jure...

Sachez aussi, bien qu'eux reçoivent une formation différemment orientée de celle des aéroports, que les services de Douane, les services sécurité de certains batiments publics et même le SPHP, pratiquent le "profiling" afin de cerner les personnes à risque de passage à l'acte agressif.

Et même que c'est moi qui en forme certains...

Pfff, y'en a qui vous gâcherait vos effets d'annonce...


lundi 25 janvier 2010

La psychanalyse et Marilyn Monroe

Hier soir vers 22h30, je me décide à allumer ma télé et je tombe (sans me faire mal) sur un reportage concernant les rapports entre Marilyn et son psychanalyste.

Je suis restée jusqu'au bout du documentaire fort bien monté puisque je me suis demandée à chaque instant si j'allais enfin apprendre LA chose nouvelle qui nécessitait ce reportage.

En fait rien qu'on ne sache déjà, ça au moins c'est clair.
Le seul véritable intérêt était qu'on entendait en bruit de fond la voix de Marilyn se confiant à son analyste.
C'était très mal traduit, surtout au niveau de l'intonation. Le commentateur traduisait une interrogative alors que de toute évidence Marilyn parlait sur le ton affirmatif et parfois l'inverse. Ce qui, vous en conviendrez, change totalement la valeur et l'interprétation de ce qui est dit.

Ensuite, à la lumière de ce que l'on connaît de Marilyn, il est évident que la psychanalyse n'était surtout pas une méthode qui pouvait l'aider. L'analyse ne travaille que sur l'inconscient et demande au patient une énorme implication dont est incapable une personne dépressive et peut être bipolaire (comme sa mère). les dépressifs ont cette tendance à tout vouloir analyser et si c'est un travail à faire pour tenter de comprendre où à pris racine la dépression, cela ne les aide en rien. Au contraire, cela les enfonce et les efforts nécessaires à la réflexion deviennent quasi insurmontable, ils culpabilisent et s'enfoncent encore plus.
Et puis, il faut le dire, la psychanalyse s'adresse à des gens qui vont "bien" mais qui veulent comprendre.
L'analyse est basée sur une relation non névrotique et rationnelle en vue de résoudre des conflits psychiques.
Ici, on en était très loin.

Mais il est vrai qu'à l'époque la psychologie et les psychothérapie n'étaient gère développées. L'analyse s'était tracée un chemin parmi toutes les célébrités et étaient souvent pratiquées par des psychiatres.
Ce qui était pratique quelque part.
L'analyste profitait des symptômes de ses patients pour leur prescrire antidépresseurs, anxyolotiques et somnifères à gogo à l'époque particulièrement addictifs.
Sans compter les amphétamines comme coupe-faim.
Un circuit fermé incontrôlable.
Et lorsqu'un analyste refusait de prescrire il suffisait d'en changer et d'accepter de payer plus ses consultations pour avoir tout ce qu'on voulait.

Ce documentaire de plus traduit bien les dérives qui peuvent arriver à certains praticiens.
Comment peut on voir un patient 5 fois par semaine dès le départ ?
Marilyn et son analyste (un psychiatre) passeront à des consultations 7 jours sur 7, 2 fois par jour, certaines consultations durant jusqu'à 4 heures !
Au point que Marilyn était devenue la seule patiente de son analyste, qu'il dormait chez elle et elle parfois chez lui.
Et sans qu'à aucun moment se pose le problème de transfert et de contre-transfert.
Ce n'était pourtant pas n'importe quel praticien au hasard. Il avait réussit dans son domaine, était réputé pour ses théories et ses pratiques analytiques (qui sont encore enseignées), avait été l'élève de Freud.
Marilyn avait juste besoin d'être aimée et surtout de ce sentir exister dans le regard des autres, elle que sa mère n'avait jamais regardée plongée qu'elle était dans ses magazines de cinéma.
Marilyn avait trouvé la parade. En devenant une star, elle posait dans ces magazines que sa mère lisait et enfin sa mère la regardait.
Mais elle ne le voyait pas et cela ne comblait pas ses vides (notamment ses fausses couches), d'où ses addictions sexuelles et son masochisme.

Mais non, car la seule chose qui s'est posée c'est combien son analyste allait gagner en pouvoir.

Au fur et à mesure qu'elle cherchait à entrer dans l'ombre, lui entrait dans la lumière.
Il dirigeait sa vie comme si elle avait été une marionnette, vie dont elle n'avait que faire tant elle l'avait niée, puis salie puis détruite.

Il est entré dans un des travers de la psychanalyse : la "suggestion" qui présente deux dangers :
- la séduction du patient (il ne peut plus se passer de ce moyen de soutien) (et c'est pour cela que ça dure longtemps en général),

- l'utilisation du patient par l'analyste sans s'en rendre compte (ce qui fait qu'au bout le patient n'a pas toujours résolu ses conflits).


L'auteur du documentaire voulait sans doute nous montrer que la psychanalyse avait poussé Marilyn vers la mort.
Il est évident qu'elle n'allait pas bien et ça ne l'a certainement pas aidée.
Néanmoins elle n'avait jamais réellement fait de tentative de suicide.
Maintenant c'est un sacré parti pris, parce qu'à ce jour, on ne sait toujours rien de la mort de Marilyn.
Or ce ne sont pas les causes qui manquent : problèmes financiers, pression des studio, mal être général, analyse inadaptée, médicaments en surdoses, mélanges détonnants....
La dernière année Marilyn avait beaucoup maigri, réfléchissait longtemps avant d'être capable de répondre aux questions des journalistes et semblait toujours entre deux eaux, comme droguée ou endormie.
Et lorsque le FBI a ouvert son dossier il y a quelques années, il n'y avait quasi plus rien dedans à part quelques documents de l'autopsie (elle est méconnaissable sur la photo de la morgue et les constats externes montrent plein de traces et d'ecchymoses).

C'est à partir de la mort de Marylin que la psychanalyse a commencé à être remise en cause aux Etats-Unis, où elle n'est quasi plus pratiquée.



vendredi 22 janvier 2010

JE l'ai fait !!

Oui je l'ai fait.

J'ai pris le métro.

Marrez vous.
Il y a bien 10 ans que je ne l'avais pas pris.
Et avant ces 10 ans là (ma moto était tombée en panne), je ne l'avais pas pris pendant 10 ans de plus.




Eh bien je vais vous dire.
Rien n'a changé.
Ni le monde.
Ni l'indélicatesse des gens.
Ni le fait que tout le monde fasse la gueule.
Ni les odeurs.

Odeurs qui ont horrifiées 3 jeunes japonaises, facilement reconnaissables à leurs petits cris de belettes et à leurs rires contenus.

Vous allez me dire "mais alors ta voiture était en panne ?".
Ben non.
Figurez vous que j'allais suivre des ateliers au Louvre.
Oui au musée.
Et que ça va plus vite d'aller au Louvre en métro qu'en voiture.
Et qu'en plus y a pas à se chercher une place dans le parking toujours bondé et aux tarifs horaire prohibitifs dignes d'une bière pour touriste à la fontaine Saint-Michel.

Le plus marrant c'est qu'arrivant vers la Porte d'Orléans, une bonne femme pressée de traverser me marche sur les pieds (et ne s'excuse pas), puis ralentie brutalement (se rappelant certainement qu'elle aurait du dire quelque chose), je le double alors d'un pas puissant (et énervé). Et je la retrouve 35 minutes plus tard au Louvre.
Elle m'a regardé d'un air ébahi, je lui ai lancé un regard noir et insultant.
Le monde est petit.
Et c'est aussi pour cela qu'il faut toujours être poli(e) car on ne sait jamais sur qui on a marché !

Bon, le métro.
Toujours aussi crade.
Des affiches toujours aussi affolantes.
Ah oui faut que je vous dise, c'est étonnant comment les affiches dans le métro ont évolué.
C'est très amusant, on retrouve les techniques de com des années 70-80, à savoir impliquer le lecteur/spectateur dans la pub.
Ainsi la pub pour "24 heures chrono" où l'acteur armé semble tenir en joue la personne qui se tient devant l'affiche (pour les connaisseurs cela vous rappellera le "teaser" de l'inspecteur Harry avec Clint Eastwood et son 357 magnum en 1971).
Ou une pub pour une marque de jean's qui nous présente un jeune (très) fille les cuisses langoureusement écartées avec un type à côté d'elle (dont on ne voit pas la tête) positionné pour faire penser à celui qui regarde qu'on est dans un lupanar en train de choisir une toute fraîche "recrue" sous le regard du mac.
Encore une marque à boycotter.
Ou une pub contre la lèpre où on a l'impression que le lépreux en gros plan a perdu ses doigts sur les personnes assises sous l'affiche.

Dans les rames.
Que dire. Depuis 10 ans ce sont toujours les mêmes mais moins taguées et graffitée (à croire que le tag et le graffiti sont passés de mode).
Je me suis plutôt amusée à regarder les gens.
Alors, j'en déduis que un sacré nombre de femmes sont de superbes victimes potentielles.
Talons hauts, voire très haut avec plateforme, grands sacs informe (quant ce n'est pas deux sacs). J'ai hâte de les voir courir en cas d'agression.
Une jeune fille exhibait son iphone à tout va. Des bottes élimées, un manteau très âgés et mal adapté à sa silhouette, pâle à faire peur, elle se raccrochait désespérement à son portable comme estime d'elle-même.
Elle n'avait pas l'air de s'en rendre compte et jetait des coups d'oeil désespérés alentours pour voir si on regardait son accessoire... Pathétique.

Pour les hommes, la tenue décontractée reste majoritairement à la mode.
J'ai eu devant moi celui qui porte de gros godillots en plastique (à moins que ce ne soit du cuir chinois) à 5 euros et qui rumine le front barré de soucis et qui de toute évidence regarde les fesses des demoiselles tout en sachant que jamais elles ne seront pour lui.
Il y a aussi le "randonneur". Mince, d'un certain âge, parka, chaussures de rando, prêt à faire du chemin dans l'endurance mais pas un rapide. Il jette à peine un coup d'oeil à son environnement et se plonge quasi instantanément dans la lecture du dernier journal gratuit (et surtout plein de pubs).
Et puis, il y a celui là, plutôt tonique, un peu nerveux, un parka un peu ample mais souple. Celui qui observe tout le monde. Je regarde ses pieds. Il a des baskets prévues pour courir. Vite. Difficile à expliquer, mais tout chez lui transpire le type impulsif qui a besoin de pouvoir disparaître rapidement.

Chez les ados rien de bien neuf.
Ah si chez les filles.
Chez celles qui portent des baskets une tendance à ne pas lacer celle de gauche.
Chez les plus jeunes on rentre le lacet dans la chaussure, chez les plus âgées (et plus téméraires) on laisse le lacet traîner par terre au risque de trébucher.

Bon, après avoir pris une sortie au pif, je suis sortie directement dans le Carrousel du Louvre.
J'ai pu découvrir ce que je n'avais encore jamais vu : le Carrousel du Louvre et le Louvre vides !
Et oui je suis arrivée avant l'heure d'ouverture des boutiques. Tout est allumé, le personnel est déjà présent, mais rien n'est encore ouvert.
Au portique de sécurité, les 4 agents s'ennuient fermes et me voient arriver avec encore plus d'ennui. Ma présence les informe que les grands flux ne vont pas tarder.
Même le Starbuck est vide !!!!

Au Louvre, pourtant ouvert depuis plus d'une heure, quasi pas un chat sous la pyramide.
Comme je suis en avance, je m'offre un café.
10 minutes plus tard, je vois arriver une marée humaine : groupes d'adultes, groupes scolaires...
Tout se remplit en quelques secondes... comme je le connais en temps normal.
Mais quelle sensation magnifique d'avoir l'impression d'avoir le Carrousel et le Louvre pour soi...
Je le referais.
Et en métro !



mardi 19 janvier 2010

trauma infantile et instabilité en couple ?




Une intéressante étude australienne s'est demandée si le fait d'avoir vécu des traumas infantiles modifiait les capacités à construire une relation stable de couple à l'âge adulte (relation hétérosexuelle).

Ce qui est entendu par relation stable, c'est tout ce qui exclut les relations d'une nuit, d'une semaine bien sur. Dans cette étude, relation stable voulait dire plus de 1 an.

Différentes études s'étaient déjà penchées sur les femmes, la dernière s'est penchée sur les hommes.

Les stresseurs infantiles ont été mesurés en demandant aux sujet de l'expérience ce qu'ils avaient vécu dans leurs 7 premières années de vie :

- la présence de drogues au domicile d'habitation
- une maladie mentale
- des activités criminelles
- la séparation ou le divorce des parents
- le décès de la mère
- le décès du père
- le décès d'un frère ou d'une soeur
- le décès d'un autre membre de la famille
- l'abandon par la mère
- l'abandon par le père


Une échelle en 7 points leur était proposée afin d'évaluer le niveau de stress généré par ce vécu (était pris en compte un décompte global des "points" et non l'éventuel impact de chaque stresseur pris isolément).

On leur a demandé ensuite d'évaluer leurs relations sexuelles.
- nombre de partenaires
- temps passé dans la relation avec chacun d'eux

Le premier constat est que ceux qui ont eu le plus de partenaires sont ceux qui ont des relations qui durent le moins longtemps.
Ne me dites pas "c'est normal puisqu'ils ont eu plus de partenaires", car on peut très bien avoir -au hasard- 10 partenaires d'une nuit et un partenaire pour 20 ans.

En ce qui concerne les femmes :

Avoir vécu des stress infantiles ou pas ne change pas grand chose quant à la durée des couples.
Ainsi traumatisées ou pas, les femmes restent en moyenne 10 ans avec leur partenaire.
Mais les femmes avec trauma auront eu plus de partenaires dans leur vie.
Ce qui veut dire aussi qu'elles ont commencé à avoir des relations sexuelles plus tôt que celles qui n'ont pas eu de trauma infantile.

En ce qui concerne les hommes :

Les hommes ayant vécu des traumas infantiles auront eu plus de partenaires dans le vie.
Chacune de ses relations de couples ayant durée moins de 6 ans (entre 3 et 5 ans).
Par contre, le nombre de relations de couple ayant perdurées plus de 6 ans ne différent pas selon qu'il y ait eu trauma infantile ou pas.

Pour les deux sexes, avoir subit des stress infantiles n'accroît pas le nombre de relations sexuelles à court terme (moins de 3 mois).

Chez les hommes, comme chez les femmes, plus on avance en âge, plus les relations durent (avec un plafond autour de plus de 5 ans pour les hommes et plus de 6 ans pour les femmes que ce soit avec trauma ou sans trauma !).

Nous dirons donc que les hommes ayant vécu des stress infantiles ont eu plus de partenaires à court terme que ceux qui n'ont pas vécu (ou peu vécu) de stress infantiles.
Plus les traumas sont arrivés tôt dans la vie infantile, plus le nombre de partenaires sexuels est élevé.

Chez les hommes, les traumas infantiles jouent principalement sur le nombre de partenaires et sur la durée des relations "à long terme". Cette durée restant courte du fait, comme le suggère toutes les études, du besoin archaïque de disséminer un patrimoine génétique plus fragile.

Chez les femmes, on ne constate aucune différence de durée de vie de couple entre celles qui ont vécu des traumas et celles qui n'en n'ont pas subit (ou peu). On pense que cela est du au fait qu'une relation courte est plus "coûteuse" pour une femme (le fait de se retrouver à s'occuper seule d'un enfant par exemple ou le fait qu'avoir un enfant diminue les chances d'entrer dans une nouvelle relation stable). Du coup, trauma ou pas, les femmes éviteraient de multiplier les partenaires et les relations à court terme, le coût étant plus élevé que les bénéfices.

Sans qu'on sache l'expliquer -parmi les femmes ayant subis des traumas- c'est chez les femmes ayant subis un très haut quota de traumas qu'on trouve les relations les plus longues (+ de 10 ans parfois ). Mais moins que celle montrant un quota faible ou absent de stress infantile (+ de 10 ans souvent). Les explications, expérimentalement parlant, sont quasi inexistantes parce qu'il est difficile de trouver des personnes (avec et sans enfant) impliquées dans une relation d'une telle durée.

Pour conclure, et parce que je ne voulais pas mettre les chiffres pour que ce ne soit pas trop indigeste,
- chez les hommes, les stress infantiles sont corrélés avec de multiples partenaires et des relations d'une durée plus courte que ceux n'en n'ayant pas subis
- chez les femmes, les stresses sont corrélés avec une durée plus courte de vie de couple.


Alors mesdames, si vous voulez fonder une famille, demandez à votre futur éventuel partenaire s'il a vécu des traumatismes dans son enfance. Si oui, attendez vous à le voir partir dans les 5 ans ... 

Et pour vous messieurs, demandez à votre future ce qu'elle a vécu avant ses 7 ans.  En choisissant bien, cela vous permettra d'avoir l'opportunité d'aller semer ailleurs au bout de 6 ans.

C'est de bonne guerre non ?

lundi 18 janvier 2010

Voyez rouge !!


Connaissez vous RedZ ?

RedZ est un sympathique zèbre à rayures rouges.
A moins qu'il ne soit rouge à rayures blanches.
Je m'interroge.

Mais surtout RedZ est un "skin" de moteur de recherche.


Il est trop meugnon...


Vous me direz encore un.
Après Tattoodle Search qui permettait de changer le fond d'écran du moteur de recherche, vous vous demandez ce que peut bien apporter cet élégant mammifère au monde des requêtes ?

Eh bien, les résultats de la recherche s'affiche par des "miniatures" que l'on peut faire défiler.


Cela permet surtout, à mon avis, de se faire une idée de la "tête" d'un site sans avoir besoin de cliquer pour voir à quoi cela ressemble et quel en est le contenu.

Exemple ci dessous lorsqu'on tape "serial killers" (je sais...)  :



Il suffit d'utiliser sa roulette de souris pour faire défiler dans un sens ou dans l'autre.

Le seul problème ce que Redz ne reconnaît que les recherches en anglais.
Et c'est bien dommage, parce que du coup ce super blog n'y est pas référencé !

(et puis maintenant vous savez que j'utilise Firefox et que j'ai un mulot à roulette...)


samedi 16 janvier 2010

Méditation du dimanche - 28




Tant que vous cherchez
quelque chose, 
vous ne trouverez
que l'ombre de la réalité
et pas
la réalité elle même.

 




vendredi 15 janvier 2010

Ca saigne à tout va...

Programme du mercredi soir :

TF1 : Le mentaliste (série pseudo policière avec un profiler magicien qui enquête sur des crimes et des tortures)
Canal+ : Les orphelins de Huang Shui (le massacre d'enfants Chinois par les Japonais)
Arte : The War (série sur les atrocités de la seconde guerre mondiale)
M6 : Bones (série pseudo policière mettant en scène une anthropologue qui fait toujours la gueule)
Direct8 : Sauveur Giordiano (avec pour thème un enlèvement d'enfant)
W9 : Enquêtes criminelles (magazine sur les faits divers les plus glauques possibles)
TMC : 90' faits divers (magazine sur les faits divers, ou comment la mort des people fait vendre)
NT1 : Derrière les lignes ennemies (film de série Z sur les représailles américaines suite à d'éventuelles attaques nucléaires de la Corée du Nord)

Et avec tout ça,  ce jeudi matin ça allait le moral ?





mercredi 13 janvier 2010

Quelle durée pour une consultation psy ?


J'ai du mal à résister à venir écrire ici, même si je n'ai pas allumé mon micro pendant 4 jours et que cela ne m'a pas manqué.

J'ai lu il y a quelques jours dans un magazine féminin quelques conseils pour trouver les bons psychologues et psychothérapeutes.

Ce qui m'a interpellé c'était le temps moyen des consultations qui y était exprimé.

Entre 15 et 30 minutes.

Au tarif entre 40 et 120 € la consultation.

Et là je me suis dis que je devais être une sacrée bonne poire.
Ou que j'avais une sacrée conscience professionnelle.

Je crois que je n'ai fait qu'une seule consultation de 45 minutes dans ma vie.
Et encore c'est parce que mon patient était super pressé.
Et j'en ai ressenti une grande frustration, l'impression aussi d'avoir juste survoler ce qu'il avait à dire.

Mes consultations durent -normalement- 1 heure.
Et lorsqu'il n'y a pas d'autre patient derrière, on arrive facile à 1h10 ou 1h15.
Surtout que certain(e)s patient(e)s sont incapables de partir lorsqu'on leur dit que la consultation est finie, il s'accrochent, tardent à sortir leur paiement ou me sortent un truc super important sur le pas de la porte.
Et j'ai beau avoir une belle montre (non pas une Rolex, c'est  trop moche comme montre), je ne la regarde quasi jamais.

Tiens, hier soir encore, j'ai réalisé une consultation à domicile.
Ma patiente me sert gentiment le thé.
Je crois bien que j'y ai passé presque 2 heures.
Et pour le même prix.

Bon là j'avoue que je n'ai pas vu passer le temps.
Et que cette relation au temps me correspond bien.
Et la relation au "cadre" aussi.... lol

Mais ce n'est pas la première fois que je lis sur certains blogs ou que j'entends certains témoignages m'affirmer qu'avec leur psy la consultation dure ou durait 15 à 20 minutes.
Mais que fait on en 15 minutes ?
C'est le temps qu'il faut au patient pour se détendre et pour cesser de dire des banalités sur le temps qu'il fait, ce qu'il a fait de sa semaine et qu'il passe enfin à quelque chose de constructif à sa thérapie.

Mais cela veut dire aussi qu'il y en a qui consultent pendant 15 minutes à 120 €, soit 480 € de l'heure !
Bon ça doit être rare vu le niveau moyen de revenu des psychologues en libéral.
En tout cas, j'espère surtout qu'ils sont en bonne conscience avec eux-même.
Moi, j'en serais incapable.

Enfin pour l'instant.... lol


J'ai rien à dire...

... et je suis super occupée.

Mais je reviens bientôt promis !




dimanche 10 janvier 2010

Méditation du dimanche - 27


Un mandala à colorier !



On ne triche pas.
On avance du bord vers le centre.
On ne saute pas d'une zone à l'autre.
Et on se concentre sur la tâche.
C'est plus facile que cela n'en a l'air.

(mais où est-ce qu'elle va chercher tout ça la psy ?!)

jeudi 7 janvier 2010

Le Mentaliste

Vous pensez bien que je n'allais pas rater cette nouvelle série américaine dont les 3 premiers épisodes sont passés ce mercredi soir sur TF1.

Cette série a parait-il fait un énorme carton aux USA, dépassant en audience toutes les autres séries à thème policier.




Tout d'abord la titre est un peu décevant.

Car "mentalist" en anglais n'a pas la même signification que "mentaliste" en français.
En anglais, un "mentalist" est une personne qui se dit doué de pouvoir paranormaux (télékinésie, télépathie, voyance....). Citons comme représentant le plus connu Uri Geller.
Et que le plus grand "lutteur" anti-mentaliste fut Harry Houdini, combat repris en main par Gérard Majax en France.

Un "mentaliste" en français, est une personne qui veut donner l'illusion d'avoir des pouvoirs paranormaux.
La nuance est de taille, puisqu'un mentaliste est en fait un prestidigitateur qui va utiliser l'illusion, la manipulation, le détournement de l'attention...
Nous pourrons citer il y a bien longtemps Mir et Miroska et plus près de nous David Copperfield (non pas celui de Dickens).
Sans compter Pierre Dac et Francis Blanche...



Bon dans cette nouvelle série, on a un type doté (ou pas, on ne sait pas vraiment) de pouvoirs paranormaux.
Il est surtout très observateur et utilise tout le non verbal émis pour savoir si les personnes disent ou non la vérité.
Il joue au "profiler" de pacotille, ce qui ne va pas aider l'image du job.
Je n'ose imaginer le nombre d'emails que je vais recevoir (j'en reçois déjà) où on va me dire "Est-ce qu'il y a des mentalistes en France ? " ou j'ai des pouvoirs que j'aimerais développer et mettre au service de la police, comment puis-je devenir analyste comportemental ?".
Si vous saviez combien ces séries font du mal quant à la crédibilité de la psychologie.

Quitte à faire un délit de faciès, l'acteur ne m'a absolument pas convaincu.
Un grand blond, déguingandé, mou (on a l'impression que son corps est lourd lorsqu'il se déplace), avec un regard aussi incisif que celui d'un cocker devant un os.
Mais où ont-ils été le chercher ?
Pas un gramme d'intelligence dans se regard aux paupières lourdes.
Le type n'exprime rien. Aucune émotion. Qu'il soit triste, en colère, joyeux, on ne voit pas la différence.
Avec un sujet pareil, il aurait fallut quelqu'un plus expressif, qui soit capable d'avoir l'air attentif, analytique, scrutateur.
Un mec qui ait fait du théatre shakespearien.
Richard Burton s'il n'était pas mort ! lol
Même celui qui fait le docteur House s'en serait bien sorti.
Colin Farrel serait pas mal.

J'ai donc regardé le premier épisode.
En m'ennuyant fermement.
Le second épisode je n'ai pas suivi la fin et lorsque j'ai relevé la tête le 3ème avait commencé.
Et j'ai éteint la télé.

Même la série "John Doe" avait réussit à faire mieux.

Bref, à titre perso intérêt zéro.
Et statistique zéro pour que je regarde la suite.

mardi 5 janvier 2010

Le psychologue et la religion

Pour ce 400ème article, continuons et terminons la série "psy et Dieu/ psy est Dieu".




Je le dis tout net, bien que les frères Bogdanoff aient tenté de me convaincre que les sciences et Dieu ça n'était pas incompatible, je reste sur mes constats et je le décrète : la psychologie et Dieu, ça fait deux.

Faut vous dire que depuis qu'on me dit que je suis Dieu et que pour la nouvelle année certaines patientes m'ont sauté au cou et m'offrant une coupette de champ', je finis par me demander si je n'aurais pas des pouvoirs qui s'accroissent. Parce que la coupette de champ' c'est bien la première année qu'on me le fait.
Mais j'ai su rester professionnelle. Si, si, j'ai accepté la coupette mais juste un fond de champagne.
Un chocolat ? Non merci, faut pas abuser non plus.
Mais si vous avez du caviar...
Non ?
Tant pis, vous ferez mieux l'année prochaine.


Qu'on se le dise je n'ai rien contre les religions.
Après tout chacun croit en ce qu'il veut.
Moi je crois en Moi et croyez moi c'est pas si mal.
C'est pas donné à tout le monde de croire en Soi.

Ce qui me gène ce ne sont pas les religions, mais ce que les humains font des écrits qui nous sont transmis.
Tenez prenons un exemple (je sais que vous aimez les exemples).

Lorsqu'il est écrit "tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain", il n'est pas écrit qu'il est interdit de la troncher sous le premier porche venu, il est juste conseillé  après l'avoir  tronchée de la laisser à son mari.

De même "tu ne tueras point"...
Si on réfléchit bien, les 10 commandements c'est comme le code pénal, c'est pas qu'il ne faut pas le faire, c'est juste qu'il ne faut pas se faire chopper en train de le faire.

Mais ça reste une lecture très libérale et très personnelle je l'avoue.

Plus sérieusement, l'interprétation des textes n'est pas simple. Il y a des spécialistes qui s'y collent depuis des siècles et qui ont du mal, alors ce n'est pas le premier humain venu qui va savoir vendre sa soupe à son entourage ou à ses gamins.

Ainsi, une de mes patientes à perdu son père (et ne l'a jamais retrouvé lol) lorsqu'elle était en bas âge.
Elle ne l'a quasi pas connu.
Mais sa mère et sa grand-mère n'ont pas manqué de lui rappeler combien ce mari et ce fils avait été aimé et aimant.
Ma patiente se sent totalement lié à ce père.
Elle a passé son enfance avec la photo de son père au-dessus de son lit  amoureusement épinglée par sa mère (c'est incestueux puis Oedipien, mais passons).
Elle ne se sent pas libre dans sa vie, pense que son père doit être fière d'elle. C'est un véritable poids pour elle, elle se sent observée.
"Mais il est mort !! " lui dis-je.
Je sais je suis parfois très terre à terre.
C'est là par le hasard de l'inconscient qu'elle me rappelle que sa mère et sa grand-mère sont des catho très pratiquantes.
"Et" que je lui sors "du coup lorsque vous étiez petite, on vous a dit que votre père était au ciel et que de là-haut il vous regardait".
"oui, maintenant que vous le dites, ça me saute aux yeux" (et aux oreilles).
Et qu'en plus elle a passé 10 ans de sa vie avec la photo du père au-dessus d'elle en train de surveiller ce qu'elle faisait et pensait dans son lit...

Car le problème des enfants c'est qu'ils prennent au pied de la lettre ce que disent les adultes.

Pour tout vous dire, il m'est arrivé de conseiller à certains patients d'aller voir un prêtre ou un rabbin afin qu'ils discutent avec lui de ce que voulait dire ce qu'on leur avait enseigné et qu'ils aient -enfin- une lecture "adulte" de ce que disaient les écritures.

Une autre de mes patientes me consulte pour des crises de panique aussi soudaines qu'angoissantes.
Nous discutons de la première apparition de ses crises et nous trouvons un décès mal résolu qui l'a traumatisé mais qui surtout l'a ramené à la notion de sa propre mort.
Les crises ont cessé pendant plusieurs années, puis sont revenus après son mariage et la naissance rapide qui a suivi d'un enfant.

Ma patiente est juive.
Son mari est un grand lecteur de la Torah et se prépare à devenir rabbin.
Ils respectent donc tout deux la Torah à la lettre.
Peu importe sur la forme.
Avec cette patiente nous discutons de sa vie, du fait qu'elle est dépassée par cette naissance trop rapide, du fait que la religion lui pèse beaucoup (par exemple, durant ses règles ils font chambre à part et c'est tout juste si son mari lui parle).
Nous parlons de plus en plus de sa situation maritale.
On touche au vrai problème.
Et puis un jour elle me balance brutalement "j'ai décidé de mettre fin à nos consultations, j'ai trouvé une thérapeute de confession juive qui intègrera mieux ma religion dans la thérapie".
Soit.
Je ne doute pas un seul instant que sa nouvelle psychothérapeute fera mille fois mieux que moi pour lui faire intégrer qu'elle doit sacrifier sa vie et sa liberté à la religion dont le mari est le représentant symbolique et dont l'enfant est le prolongement.
Vous ai-je dis que j'avais eu de ses nouvelles, que ses crises de paniques s'étaient intensifiées et qu'elle avait sombré dans la dépression ?

En psychologie que les patients soient croyants n'est en rien gênant, ce qui pose problème c'est comment ils croient.
En consultation cela nécessite parfois de réinterprêter cognitivement les interprétations théologiques.

dimanche 3 janvier 2010

Méditation du dimanche - 26

- La psychologie y'en a qu'une :
défourailler le premier.

- C'est un peu sommaire,
mais ça peut être efficace.


Les tontons flingueurs



 Et par qui hein ?
Bah, vl'a que j'ai plus tout ma tête !



vendredi 1 janvier 2010

Et si en 2010 on préparait la fin du monde ?

Maintenant que décembre est fini.
Maintenant que nous cuvons tous notre gueule de bois du 31 en nous préparant mentalement à reprendre nos activités normales dès lundi.
Maintenant que nous avons tous joué avec nos cadeaux.
Maintenant que nous avons embrassé nos proches.

Maintenant, il faut se préparer à mourir.

Les Russes nous le prédisent.
En 2036, un astéroïde de 300 m de long va se planter sur Terre.
L'énergie dégagée serait celle de 510 millons de tonnes de TNT (34 000 fois mois que la bombe sur Hiroshima).
En se plantant, ce caillou va créer un désert de la taille de la France, créer des catastrophes dignes de l'imagination des tous les cinéastes réunis et bouleverser notre climat pour quelques mois... en le refroidissant sérieusement  !
(franchement on se demande pourquoi on a "fait" Copenhague)


Ce charmant morceau de pierre issu de l'espace a été baptisé d'un nom charmant : Apophis.
Soit nos scientifiques sont ferus de mythologie Egyptienne (Apophis est le symbôle du non-être, ennemi cosmique qui attaque chaque matin et chaque soir la barque solaire en vu de détruire le processus de création), soit ils ont trop regardé "Star Gate".

En fait cet astéroïde a été détecté dès 2004.
Et avant de se planter sur Terre, il va d'abord passer près de nous.
Au maxi à 30 000 kilomètres de notre bonne vieille planète.
Soit plus près quel satellite artificiel envoyé par l'homme dans l'espace.
(Pour rappel la Lune nous rase à une distance moyenne annuelle d'environ 370 000 km.)

Le 13 avril 2029. (voir NASA)

Ciel, plus que 19 ans à vivre.




Mais ce qui est cloche c'est qu'on risque de ne pas le voir.
Pfff, pour les rares fois où il se passe des choses extraordinaires dans notre ciel.


Et tout ça parce qu'en 2013 nous aurons été percuté par 2007 FT3, joli astéroïde de 340 m de long.
Et qu'en 2014, 2004 BX159, d'une longueur de 1200 m aura détruit la moitié de la planète.
Et qu'en 2020, 2001 CA21, d'une longueur de 677 m aura trouvé le chemin direct vers la Terre.
Et qu'en 2030, 2008 UV99, d'une longueur de 400 m nous aura déjà rejoint.
Et y'en a des tonnes comme ça (voir NASA).

Allez j'ai gardé le meilleur pour la fin.

L'astéroïde 2008 A0112 d'une longueur de 310 m va passer nous rendre visite.
En 2010.

Franchement, ça risque d'être plus époustouflant que l'éclipse solaire totale à laquelle j'ai assistée.
J'ai hâte.
Mais une question me taraude : y'aura t il encore quelqu'un à qui je pourrais le raconter ?

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