jeudi 25 février 2010

Violences psychologiques dans le couple. Et les hommes victimes ?


Une mise à jour Blogger ne m'a pas permis de rédiger quoi que ce soit depuis mardi midi.
Voilà c'est reparti.


Vous l'avez sûrement lu dans les médias, l'Assemblée Nationale se penche ce jeudi sur la prise en compte des violences psychologiques dans les couples afin que les femmes victimes soient mieux dépistées et reconnues.

On ne peut nier que ces violences existent. Les violences psychologiques, rappelons le, ce sont : le harcèlement moral, la réception d'appels téléphoniques à tout moment de la journée, le fait de recevoir en continu des reproches, d'être humilié et rabaissé, le fait de ne pas pouvoir avoir accès en libre service à tout objet ou toute pièce du lieu de vie (par exemple, l'interdiction d'approcher le réfrigérateur...), le fait que l'intimité n'existe plus, le fait d'isoler la victime de sa famille, le fait de l'obliger à verser son salaire sur le compte de son agresseur.... La liste est longue.

Mais ces violences sont elles l'apanage des femmes victimes ? On peut en douter.

C'est oublier un peu vite que les violences conjugales ne fonctionnent pas selon le même cycle selon que c'est l'homme qui est violent ou que c'est la femme qui est violente.

Dans les couples où l'homme est l'agresseur, c'est d'abord la violence physique qui impose sa loi.
Ensuite lorsque la femme est sous emprise "physique", l'homme agresseur peut alors imposer les violences psyhcologiques. La femme se met à avoir peur. Peur de mal faire et surtout peur des représailles. Que les coups se déclenchent. Pour tout et surtout pour rien. Cette peur est un stress très important. L'homme peut alors y adjoindre toutes violences psychologiques possibles : du contrôle total en passant par la jalousie et le fait que rien ne va jamais.

Dans les couples où la femme est l'agresseuse, c'est d'abord les violences psychologiques qui s'imposent.
Cela commence par quelques remarques. Puis les humiliations, les interdictions, les rabaissements sexuels, des doutes sur la virilité. Dans l'intimité puis devant les enfants, ensuite devant la familles ou les amis.
Ensuite les insultes et les menaces.
Puis ensuite, parfois quelques années plus tard, lorsque l'homme en est réduit à être un soumis obéissant qui craint toutes les explosions de la part de sa compagne, viennent les violences physiques : les coups, les morsures, les tentatives de meurtres.

Pour faire plus clair :
- lorsque l'homme agresse, c'est d'abord les violences physiques puis les violences psychologiques
- lorsque la femme agresse, c'est d'abord les violences psychologiques puis les violences physiques.

Si nous, au sein de SOS Hommes Battus, nous avons pu le constater, plein d'autres ont pu le faire : les médecins, les psychiatres, les psychologues, la familles, les amis...
Seul les membres du gouvernement, les politiciens semblent ne pas s'en être aperçus.

Certes les violences sur les hommes par les femmes demeurent un sujet tabou en France.
Certes les hommes ne parlent toujours pas, refusent de se réunir, de se montrer et même de déposer plainte.

Alors ce sont sans doute les femmes agresseuses qui ont raison, elles peuvent agresser, insulter, taper, mordre, elles peuvent se faire passer pour les victimes et ne risquent rien.

Et vous Messieurs vous accusez les coups et ne dites toujours rien....
Ce qui démontre bien que les violences psychologiques détruisent et nient l'existence de l'autre au point qu'il en arrive à nier sa propre souffrance.


La séance publique de l'Assemblée nationale en direct : ICI (25 février 2010)

Pour relever la tête et refuser toute discrimination, faites part de vos commentaires et réclamations en écrivant  Mesdames Chantal Brunel et Nadine Moreno.
Et toujours le site de SOS Homme Battus


lundi 22 février 2010

Prevagay




L'étude française PREVAGAY visait à estimer le nombre de séropositifs et le nombre d'hommes susceptibles de contractrer le SIDA dans les lieux dit de "convivialité homosexuelle" (saunas, backrooms, bars) à Paris.

Cette enquête ne concernait que les hommes et a été menée sur près de  8 mois. Il s'agissait de répondre à la fois à un questionnaire et à un prélèvement sanguin sur buvard.

En totalité, 886 échantillons ont été retenus.

âge moyen : 39 ans
13 % déclarant être séropositifs
Quels résultats?

En fait, 17,7 % des sujets étaient séropositifs dont 3,5 % non déclarés.
Les résultats se répartissent à environ 15 % chez les moins de 30 ans et à 21 % chez les plus de 45 ans.
Pour les séropositifs, ils annonçaient un niveau d'étude élevé, nés majoritairement en France, pour la moitié vivants seuls.
26 % avaient eu plus de 50 partenaires dans les 12 derniers mois. Et parmi eux, 56 % déclaraient au moins une pénétration anale non protégée dans les 12 derniers mois.
Ceux qui ne connaissent pas leur séropositivité sont parmi les plus jeunes.
Et parmi ceux qui se savent séropositifs certains ne le disent pas (31 sur 126).

Cette étude avait pour but de mieux comprendre pourquoi la contamination par le SIDA était stagnante dans la population homosexuelle masculine depuis 10 ans alors qu'elle est en net recul dans la population hétérosexuelle.
Bien sur ces résultats ne sont représentatifs que d'une population très localisée, mais aident néanmoins à mieux comprendre les comportements à risque et donc à cibler le dépistage.
D'autant plus que dans la population masculine homosexuelle fréquentant les lieux de convivialité l'augmentation des comportements à risque à parmi le développement des hépatites B et C, ainsi que l'augmentation de la syphilis depuis 2000 et de la lymphogranulomatose vénérienne rectale (Maladie de Nicolas-Favre) depuis 2003.

Et pour avoir plus d'explication, c'est ICI.

jeudi 18 février 2010

J'ai testé... l'atelier "Fresque" du Louvre

Ma vie est passionnante.
Eh oui, tout arrive. Voila la psy qui s'encanaille et joue l'artiste.
Faut vous dire que j'ai toujours aimé dessiner.
J'ai fini par arrêter faute de temps, mais depuis longtemps je rêvais de faire de la mosaïque.
De la mosaïque à l'ancienne s'il vous plait, telle que la faisait les romains.
Quel rapport avec la fresque ?
Eh bien l'atelier "Fresque" était avant l'atelier "Mosaïque" et comme les deux techniques sont complémentaires, j'y suis allé faire un tour.

Bon pour moi c'est difficile de vous expliquer le Louvre, parce que je le connais comme ma poche.
Mais en gros, lorsque vous êtes sous la Grande Pyramique, là où est située l'entrée principale (et touristique) plusieurs chemins s'offrent à vous : l'aile Denon, l'aide Sully, l'aile Richelieu et l'entrée des individuels et groupes pour  ateliers et conférences.

Cette dernière partie est d'aspect contemporain. En bas les guichets d'inscription et des mini salles de conférences devant lesquelles on se donne RDV. L'étage au-dessus : les ateliers.
Des salles basiques pouvant contenir une vingtaines de personnes avec du matériel à tout va pour tous les contenus d'ateliers.
Mais ce jour là, pour moi c'est "fresque".

Comme d'hab, l'animateur arrive en retard (je n'ai jamais connu un seul atelier qui commence à l'heure).
Nous sommes 5 participantes. Oui que des fifiiiiilles !
Je suis plutôt bien tombée parce qu'en temps normal, il y a jusqu'à 15 personnes dans un atelier.
Alors cet atelier est en fait composé de 4 séances de 2h30 chacune.
Elles sont regroupées sur 2 jours à 1 semaine d'intervalle.

Bon je rentre dans la salle, je me colle au fond face à la porte et dos au robinets, gobelets et copies de fresques.
Je suis toute seule dans mon coin, les autres en face de moi, et je vois toute la salle et la porte d'entrée (vieux réflexe).
Ce qui gonfle visiblement le prof qui me demande gentiment de bien vouloir me mettre ailleurs parce que je verrais mieux. Et avec mon air aimable je lui réponds tout aussi gentiment que perso ça ne me gène pas, je vois très bien.
La première séance est intéressante mais je m'endors un peu.
Le "prof" nous projette des fresques mésopotamiennes, romaines, romanes....
Ensuite nous allons dans le Louvre admirer les quelques fresques présentes.
Et pas de pot, ce jour, là où il y a les fresques, il y a réfection. Nous regardons de loin les fresques planquées derrière un échafaudage ! Le prof est bien embêté mais bon c'est pas de sa faute.
Nous revenons en salle et là on se tape une projection très technique.
Enfin ! On apprend comment on pose les mortiers, les enduits, comment on peint.
le prof fait le mortier.
Langue de chat et taloche. 
Il faut que l'épaisseur soit quasi la même partout, qu'il n'y ait pas de trou et ça ne doit pas déborder.
Puis, on laisse tout de côté.
Et on regarde le prof faire le ménage.
Fin de la première séance.

Je me rends compte qu'il faut peut être que je vous explique c'est qu'est une fresque.
Vous allez tous me dire que c'est une peinture murale.
Jusqu'à là ca va j'avoue.
Mais ce n'est pas le résultat qui compte pour définir la fresque mais la technique.
Une fresque c'est une peinture murale réalisée sur un enduit frais et mou (chaux et poudre de marbre).
Lui même déposé sur un mortier durcit mais humide (chaux, sable et ciment).
Le tout devant toujours rester humide et posé normalement sur un mur vertical, et donc ça glisse.
Les romains déposaient jusqu'à 6 couches de mortier et 3 couches d'enduits.

Ah oui,  la peinture est à base de pigments minéraux fortement dilués dans de l'eau ou du lait de chaux, comme de l'aquarelle.
L'enduit durcit vite alors on a peu de temps pour peindre. 24 h maxi si on l'arrose toutes les 4 heures.
On peint "a fresco", c'est à dire sur du frais, dans le sens de nouveau et non durcit.
Une fois que l'enduit est dur, on peut bien sur peindre par dessus, mais ce n'est plus de la fresque c'est de la peinture, nuance importante.

Alors notre animateur, faut que je vous en dise quelques mots.
Patrick OUTY est un mec plutôt nerveux.
Ca n'engage que moi bien sur.
Il a fait les Beaux-Arts et travaillent la fresque murale avec des étudiants.
Nerveux, psycho-rigide, maniaque, mais.... intelligent.
Ce qui le sauve (à mes yeux).
C'est un type qui a du mal à ne pas faire les choses à la place de ses élèves et qui a un fort besoin de toute contrôler.
Avec le sourire en coin et le regard pétillant.
Ce qui le sauve (bis).
Il passe son temps à faire le ménage, ce qui a eu le don de m'exaspérer.
Je le lui ai dit.
Il m'a répondu avec un sourire étonné qu'avant il était comme moi mais qu'à force de fréquenter des gens exigents (et pan dans la tronche) il l'était devenu lui même.
Oui, je vous ai dit aussi qu'il était intelligent.
Et ça pour moi, ça sauve les gens (ter).
D'abord il a pris avec beaucoup d'humour mes remarques (et que poser des questions ça ne fait pas peur et que je suis venue apprendre pas faire de la lèche).
Ensuite lorsque j'ai choisi le motif de ma fresque il m'a dit que c'était très difficile et que je n'aurais pas le temps et que je n'y arriverais pas (exactement ce qu'il ne faut pas me dire...), mais mon air entêté et surtout le fait que je n'ai pas lâché le modèle lui on fait comprendre que ça ne me faisait pas peur (et surtout je lui ai dit que je m'en fichais de me planter, c'est comme ça qu'on apprend).  Et il m'a laissé faire.
C'est vrai que le dessin était difficile : dessin médiéval, avec des personnages et beaucoup de détails. "ça se simplifie un dessin" ai-je dit. "Vous, vous savez, mais tout le monde ne le peut pas" m'a t il répondu d'un regard entendu.
Ca été un grand choc je l'avoue.
Il avait écouté ce que je venais de dire (ça me change).
Et ne m'a pas prise pour une tarée qui se prend pour l'artiste du siècle.

Les 4 autres participantes m'ont dit que ça semblait trop difficile.
J'ai regardé mon choix, je ne voyais rien de difficile et je me suis dit qu'il devait y avoir un truc que je savais pas sur la fresque et j'allais avoir une grôoosse surprise..

La seconde séance a été sympa et fatigante.
Ce n'est pas le tout de choisir un modèle, il faut le dessiner.
A main levée s'il vous plait, en réduction, sur un calque (un poncif) puis le peindre dans le style aquarelle afin qu'on ait une idée des couleurs que cela va donner sur l'enduit frais.
Bon j'ai dessiné. le prof n'a rien dit.
Lorsqu'il est passé je lui ai juste dit que j'en avais marre de faire de la peinture.
Ca l'a fait sourire.
J'ai peint, j'ai fini la dernière mais à l'heure.
Le prof m'a dit "c'est bien", les autres "c'est super".
Bon mais sur papier, dessiner c'est pas bien dur.
(et pendant ce temps là le mec n'a pas arrêter de faire du ménage : passage du balai, rangements dans les placards, nettoyage des éviers... je vais l'embaucher pour faire mes carreaux).
Fin du premier jour.

J'avais hâte d'arriver au second jour où enfin on allait passer aux choses sérieuses.
Ah oui, j'ai oublié de vous dire un truc important.
On ne peint pas sur un mur, ni en vertical en atelier.
Ben non, on fresque sur brique.
Une grande brique rouge de 30 x 25 à peu près (merci Castorama).
L'intérêt de la brique c'est que c'est un support qui reste humide facilement et que c'est un support poreux qui permet au mortier d'adhérer correctement (comme sur les murs de Pompéi).
On récupère donc nos briques recouvertes de mortier durcit mais toujours très humides.
Le mortier est rugueux afin que l'enduit adhère.
Le troisième séance consiste d'abord à poser l'enduit.
A nouveau langue de chat et taloche.
Pas plus de 3 mm. Niveau égal partout.
Mais le prof a craqué, il fait le tour pour retoucher et lorsqu'il a fallut qu'il retouche la pose de mon enduit, que je trouvais pas si mal, il m'a dit que ce n'était pas parfait.
Ouf, le truc a pas dire avec moi : "mais faut-il que ce soit parfait ?" (mais alors  là c'est sorti tout seul).
"c'est une question de perception en effet" m'a t il répondu en se marrant (jaune).
(n'empêche que l'après midi, il n'a plus osé toucher à ce que nous avions fait en nous sortant en rigolant "qu'il avait l'impression que nous avions la sensation qu'il voulait tout contrôler". Un "oui" général mais amusé à fusé).
Puis pose du poncif sur l'enduit.
Alors on a reporté notre dessin par la méthode de la gravure.
Bref, on a repassé sur le tracé avec une pointe ce qui a laissé une trace dans l'enduit.
On a tous fait ça dans la pâte à modeler mais là va-z-y qu'il ne faut pas que ça bouge sinon l'enduit glisse avec le calque. Et que ça fait des poches d'eau (ah oui parce que lorsqu'on travaille l'enduit ça fait remonter en surface l'eau qui est dans la brique et le mortier).
Ben oui faut pas que ce soit trop facile.
Une fois ce fastidieux tracé fini on passe aux choses sérieuses : la peinture.
L'animateur me redemande gentiment de me déplacer parce que je vais être géner par les passages dans mon dos pour aller se servir en différents pigments+.
Je suis bien là, non mais.
Je lui dis avec le sourire que "le passage des autres ne me gène pas, mais si vous maintenant ça vous gène que je sois là, c'est une autre histoire".
Il me regarde étonné et amusé et me sors "oui, en effet, vous me génez à cet endroit là".
Je m'assois devant une table.. sale.
"Mais elle est sale celle là !" s'exclame-t-il.
"Oui mais c'est une question d'occupation de l'espace. De toute façon ça ne me gène pas, je vais la salir !".
Et il sort une grosse éponge et nettoie ma table. Rhaaaa il m'énerve !
Bon alors mon dessin est plutôt foncé, beaucoup de tons ocres foncés et des noirs, des bordeaux... Or je l'ai écris on peint comme à l'aquarelle, pour obtenir du foncé il faut donc plusieurs couches (2 mini) et pour passer une seconde couche il faut attendre que la première aie un peu séchée et surtout que la chaux la boive.
Or, là aussi plus on passe le pinceaux plus l'eau remonte à la surface de l'enduit.
0n commence par les couleurs claires (1 couche) et on fini par les foncées (2 ou 3 couches).
Je passe ma première couche, je me plante sur un petit aplat. On voit trop les traces de pinceaux.
L'animateur m'explique gentiment qu'il n'y a pas assez d'eau dans ma peinture !
Il faut noyer les pigments. 
Ben oui après c'est mieux.
Et je comprends aussi pourquoi l'enduit doit être parfait. Toute imperfection non seulement se voit avec la peinture, mais freine le pinceau et modifie le dépôt de pigment.
Comme on bosse à plat, on voit à peine nos tracés.
Je décide de tricher : je mets ma brique à la verticale et la lumière se reflétant sur le tracé en gravure, je vois mon dessin super bien. Et hop je peins dans cette position qui n'est pas très confortable, mais bien plus précise.
Le prof vient me voir, un pot de pigment à la main "vous pensez que c'est du violet ?" "Euhh (pourquoi il me demande ça à moi -il a du traverser toute la pièce pour me poser la question) ben c'est ce qui est écrit dessus" (lol)
Cette séance se termine sur la fin de la première couche.... pour les autres.
Et oui mon dessin étant compliqué, je n'ai pas fini mon premier passage (tu m'étonnes certaines ont choisi des modèles avec de grands aplats).
Je ne suis pas trop mécontente de mon travail, mais on voit trop les coups de pinceaux.
Je tenterais de terminer dans l'après midi.
(et pendant tout ce temps, lorsqu'il ne faisait pas le tour des ses élèves pour donner des conseils, il faisait... du ménage. Rhaaaa j'en peux plus.)

4ème séance.
On a 1h30 pour passer la seconde couche et ensuite on retourne dans le Louvre voir d'autres fresques.
Je finis ma première couche rapdement.
Et en fait faut vous dire que pendant la pause du repas, j'ai fermement décidé de faire les choses à MA façon.
Je travaille mes pigments en plus foncés, je travaille certaines parties en aplat tout en repassant une autre couleur plus claire dessus pour refaire le tracé. 
Je tiens mon pinceau comme je le sens.
Et je m'éclate.
Ca avance tout seul.
Je fignole, repasse, fait des camaïeux, retrace tous les contours des dessins dans une couleur plus soutenue.
Le prof passe regarde étonné et me fait "c'est super bien, vous avez compris".
"Oui", lui dis-je "j'ai l'impression de dessiner un manga".
Il en est resté coi.
Ben quoi vous voyez pas le rapport entre le manga et la fresque ?
C'est un travail purement graphique dans les deux cas.
En fait me suis-je écriée "la fresque c'est comme le crayon de couleur !" (c'est l'insight)
"Oui tout à fait, c'est graphique, c'est quasi la même technique, mais (outré) bon soyons sérieux la fresque c'est plus joli que le crayon de couleur".
Que vous dire. Que j'ai fini dans les temps ? oui et même que j'ai eu plein de compliments.

Ensuite nous sommes retournés dans les salles et là, miracle, les fresques de la première séance avait été libérées des échafaudages (Botticelli 1 et 2, Fra Angelico, Luini 1 et 2, et surtout la salle des salons d'été Anne d'Autriche dont tous les plafonds sont en fresque). 
On a pu les voir de près ainsi que d'autres.
Et là on a pu admirer les techniques de travail de l'enduit.
On trace des traits comme au crayon pour faire du trompe l'oeil, on travail le support pour donner du relief à la texture. Or ce travail se fait lorsque l'enduit commence à durcir.
Ca c'est un truc que j'ai envie d'essayer. Aussi, je demande à notre animateur au bout de combien de temps je peux essayer ça sur ma brique.
"Ah non me fait il, vous n'aller pas y toucher, elle est géniale comme ça votre fresque !".
Mon égo est très satisfait certes. Mais frustré. Et on travaille l'enduit environ 10 heures après l'avoir posé pour le texturer.

Alors en conclusion.
Je ne connaissais rien à la fresque, mais je me suis super bien amusée et les explications ont été très claires sur les techniques.
Le prof, en dehors de quelques côtés agaçants, est plutôt sympa et répond à toutes les questions avec le sourire et une fois l'enduit posé, nous donne des conseils judicieux, tout en nous laissant nous débrouiller. Or c'est là qu'est le vrai travail de la fresque.
Il sait respecter les envies et les rythmes de chacun.
Lorsque j'ai fait mon choix de modèle, il était sûrement embêté parce qu'il n'avait pas envie de je me plante ou que je ne termine pas, mais il a su écouter mes arguments et n'a pas cherché à contrarier ma motivation.
Je suis repartie avec ma brique/fresque... qui mettra 3 mois à être sèche et 3 ans à être totalement fixée !
 
Et cela m'a donné très envie de reessayer. J'ai très envie de travailler l'enduit et de m'essayer à l'inclusion de feuille d'or. Ne manque plus que la brique !
Pour tout cela, l'atelier fresque est une réussite.

Je vous parlerais bientôt de l'atelier "mosaïque" où vous constaterez que les ateliers ne se ressemblent pas.


Pour voir quelques fresques, allez voir ici. (les couleurs très vives sont totalement naturelles du fait de l'utilisation de pigments minéraux sur un support de chaux qui 'fixe' et intensifie les couleurs).

(Je suis repassée au Louvre, il y a peu. C'était la fin de journée, la porte de l'atelier fresque était ouverte et notre animateur était là. Et à votre avis qu'est-ce qu'il faisait, je vous le donne en mille..... ?)



mardi 16 février 2010

le transsexualisme ne sera plus une maladie mentale



 
Roselyne Bachelot, notre ministre de la Santé, vient de l'annoncer, un décret va permettre de sortir le transsexualisme des maladies mentales.

Attention !
RECTIFICATIF :  Dont acte. Le décret est bien passé mais pas aujourd'hui, c'était il y a quelques jours (le 8/02) ! Les journaux et Mme Bachelot ont donc quelques trous de mémoire.  Merci à l'anonyme (qui si il/elle veut voir ses commentaires publiés ferait bien de ne pas le rester en se trouvant un pseudo -débile si ça lui fait plaisir)

Attention bis, le transsexualisme ne sort pas des classifications officielles psychiatriques.
On attend tous la nouvelle version du DSM (qui serait le DSM V) prévue pour cette année.  Pour rappel le DSM (Diagnostic and Statistical Manual) est la classification anglo-saxonne des pathologies mentales.
En général suit dans les 2 ans, une modification de la CIM (Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes ou ICD en anglais) qui en est actuellement à sa 10ème version.
Rien ne nous dit que le transsexualisme va disparaître de ces deux manuels.
Par contre, le transsexualisme (dénommé "troubles précoces de l'identité de genre") va disparaître du code de la sécurité sociale dans la partie des affections psychiatriques de longue durée. 

C'est très différent et c'est bien pour cela que notre ministre est obligée de confirmer que le parcours de la personne en désir (besoin) de changement d'identité sexuelle continuera à être un parcours médicalisé et psychiatrisé.
Aucun allègement de procédure n'est envisagé pour l'instant.
Rien ne nous dit d'ailleurs que le transsexualisme ne glissera pas vers les affections psychiatriques de courtes durée (le temps de changer de sexe) pour la sécu.

pour ceux et celles que cela intéressent, il est possible de lire le rapport de la Haute Autorité de Santé sur la situation de la transsexualité en France publié en avril 2009 ICI avant la consultation générale sur le sujet.



lundi 15 février 2010

Gaaaarde à vue !!

En France la garde à vue consiste à garder sous le regard policier un suspect dans une affaire délinquante ou criminelle.

Il s'agit dans les faits pour un officier de police judiciaire, dans le cadre d'une enquête, de priver de liberté un individu dont on suspecte sa participation ou sa volonté de commettre un acte répréhensible (cf. art 63 du code de procédure pénale).

 

Normalement, la durée de la garde à vue ne peut excéder 24 heures.
Sauf...
Si elle est prolongée de 24 heures, soit au total 48 heures.
Ou de 48 heures, soit au total 72 heures (et seulement dans les affaires de stupéfiants, de terrorisme, de délinquance organisée c'est à dire le vol et la séquestration en bande organisée, l’association de malfaiteurs, l’extorsion de fonds aggravée, le proxénétisme aggravé ou en bande organisé.
ou de 96 heures, soit au total 6 jours de garde à vue (risque de terrorisme effectif).
Et cela avec autorisation obligatoire du Procureur de la République.

Au bout de ce temps, la personne est obligatoirement remise en liberté.
Ou remise au juge qui décidera de quelle suite il donne à l'affaire.

Sachez que sauf commission rogatoire du juge, nul n'est obligé d'obtempérer à la demande de l'officier judiciaire et donc d'accepter d'aller en garde à vue.
Mais essayez pour voir. L'OPJ reviendra alors certainement quelques heures plus tard avec une demande d'amenée émanant du Procureur de la République à laquelle vous ne pouvez vous soustraire (et de risquer sans doute de glisser dans l'escalier).

Et pendant la garde à vue ?
Nul n'est obligé de répondre aux enquêteurs et attendre d'être présenté au juge pour dire ce qu'il y a dire.
La personne mise en garde à vue doit être informée de la nature des faits dont elle est "accusée", de comment se passe une garde à vue et de vos droits (et contrairement à ce que les amateurs de séries américaines croient, lors d'une arrestation personne ne vous récite vos droits en France).

Alors quels sont ces droit ?
- faire prévenir, par téléphone, la personne avec laquelle elle vit habituellement, l'un de ses parents en ligne directe, l'un de ses frères et sœurs ou son employeur au plus tard dans un délai de trois heures à compter du début de sa garde à vue
- se faire examiner à tout moment par un médecin désigné par le procureur ; si la personne gardée à vue ne demande pas cet examen, l'un des membres de sa famille peut le faire, et il est obligatoirement fait droit à cette requête ;
- s'entretenir confidentiellement avec un avocat pendant 30 minutes, dès la première heure de la garde à vue. Ce délai est porté à 48 heures pour les affaires de proxénétisme, d'extorsion de fonds aggravé, d'association de malfaiteurs, de vol en bande organisé, de destruction et 72 heures pour celles de terrorisme et de trafic de drogue.

Mais sachez que vous n'aurez droit qu'à un seul coup de fil.
Choisissez donc judicieusement qui vous appelez et assurez vous que la personne appelée à une chance d'être joignable à ce moment, sinon il est fort possible que personne ne sache où vous êtes pendant au moins 24 heures !


Les personnes en garde à vue réagissent différemment selon leur type d'activité.
Ainsi les délinquants et les criminels, restent zen ou agressifs par jeu, parce qu'ils savent que leurs comportements étaient susceptibles de les y amener un jour.
Cela risque d'être donc difficile, mais ils sont préparés psychologiquement.
Maintenant les "touts venants", ou pour citer un exemple un cadre sup accusé de harcèlement moral, n'est pas du tout préparé à se retrouver entre les mains de la police.
Surtout s'il n'a rien fait.
Mais bon, ça ce sont les risques de la vie.
Or, une garde à vue est traumatisante.
D'abord selon l'endroit où on vient vous chercher.
Je reprends l'exemple de mon cadre -c'est l'exemple d'une personne que j'ai rencontré- que l'on est venu débusqué chez lui à 6h30 du matin (oui parce que les forces de l'ordre sont obligées d'attendre 6h30 soit l'heure du levée du soleil et je peux vous assurer qu'à 6h29 elles sont déjà derrière la porte à scruter leur montre).  Donc, ce cadre se fait pêcher à 6h30 du matin chez lui. On le laisse s'habiller, on lui passe les menottes et on lui explique pourquoi il est arrêté (ici allégations de harcèlement moral) et ça devant épouse et enfants.
Le cadre n'en mène pas large.
Il est amené sans ménagement au commissariat dans une petite cellule individuelle dans laquelle il fait froid.
Il y trouve un banc en bois ou en métal, une jolie couverture par lavée depuis 5 ans.
Il n'aura pas à manger ni à boire, sauf s'il a de l'argent dans ses poches pour que les policiers aillent lui acheter un sandwich et une bouteille d'eau.
On vient à peine le voir et on lui parle comme à un chien.
Ouf, le médecin arrive. Enfin une personne plus chaleureuse.
Examen corporel rapide. Questions sur les médications éventuelles. Rapport sur l'état de santé du "prisonnier".
Et hop, re-cellule.
Un coup de fil à passer. Ne pas se tromper de numéro et espérer qu'il y a quelqu'un pour répondre.
Interrogatoire avec rappel de l'accusation.
Puis retour en cellule jusqu'à ce que le juge décide qu'on peut laisser sortir la personne (ou pas).
Si c'est OK, on vous raccompagne à la porte du commissariat et on vous dit "aurevoir" sans autre explication.
Après vous vous débrouillez.

C'est cool non ?

Bon, ça c'est pour les adultes.
Un jeune entre 10 à 13 ans ne peut être mis en garde à vue, mais peut être mis en retenue au commissariat, pour les nécessités de l'enquête, après autorisation d'un magistrat et sous son contrôle en cas de crime ou de délit puni d'au moins sept ans d'emprisonnement.
La Loi autorise la garde à vue seulement à partir de l'âge de 13 ans.
Il es très rare que les policiers interdisent aux gens de s'habiller lorsqu'on les cueillent au saut du lit.
Par contre le fait d'être menotté est "normal" si je puis dire, cela fait partie de la procédure, même pour les mineurs.
Mais si vous tombez sur des policiers gentils, et en fonction des raisons pour lesquelles on vient vous chercher, vous pouvez très bien être démenotté dans le fourgon.
Tout est question de réaction et de comportement.
Il est clair que s'ils se font insulter ça ne passe pas vraiment.
C'est en les traitant de "bouffons" que les ados vont se faire accueillir dans les meilleures conditions.
Les conditions de garde à vue restent les mêmes, mais en général on propose aux ados de l'eau et une collation.
La garde à vue dure moins longtemps, on vient les voir, on leur parle gentiment. Les policiers aussi ont des enfants et ils savent bien que tous ceux qu'ils voient passer au commissariat ne sont pas des délinquants.

Mais pour simple rappel, je dirai que les mentalités ont bien changé.
Il y a encore 20 ans, un ado allait en garde à vue pendant quelques heures pour avoir voler une pomme à l'étalage d'une épicerie.
Il y a avait même des parents qui emmenaient leur gosse au commissariat pour qu'on lui fasse la morale ou même qu'on lui fasse peur et cela juste pour avoir piquer une poignée de noisettes.


Et pour finir, juste pour Michèle Alliot-Marie qui voudrait créer une garde à vue de 4 heures, je l'informe que les durées prévues sont des temps maximum et qu'une garde à vue peut très bien durer 1 heure, 2 heures, 4 heures, 6 heures et demie, à la volonté des policiers et du magistrat.


mercredi 10 février 2010

De la neutralité du psychologue

 
Vous l'avez tous entendu dire : le psychologue se doit d'être neutre.

 
Gné ? Mais qu'est-ce qu'elle raconte la psy ?

Je l'ai déjà écrit moi même, le psychologue ne juge pas, ne pense rien de ce qu'on lui dit, ne critique pas.
Il écoute, entend et interprête.
Il se doit de rester positif de son attitude et dans ses réactions.

Pour le psy cela se traduit par une "absence d'affect" et pour le patient par la "neutralité bienveillante du psy".

Mais bon, il faut bien avouer qu'entre le transfert et le contre-transfert, il n'est pas toujours simple de rester neutre.
Mais cela c'est le travail du psychologue sur lui-même qui l'aide à en prendre conscience et à le retravailler avec le patient.
Par contre, la bienveillance reste, parce que quand même le but de la thérapie c'est que le patient aille mieux.
Si on engueule le patient, il n'est pas évident que la psychothérapie lui profite réellement !

Mais le constat est réel, certains patients ont besoin d'être mis au pied du mur de leur réflexion ou qui ont besoin d'entendre les conséquences de leurs actes.
Et là la neutralité n'est pas efficace.

Ces patients n'ont besoin ni de neutralité ni de silence.
A force d'être dans leur histoire, dans leurs problématiques, dans leurs réflexions et dans leurs préjugés, il leur est nécessaire de sortir de leur monde imaginaire. 
Il ont besoin d'entendre un rappel à la réalité.
Ancré qu'ils sont dans leur fantasmatique, il ne peuvent y arriver seuls. 
Une intervention extérieure s'avère nécessaire.

Alors le psychologue laisse sa neutralité de coté et il se doit, pour limiter la mise en danger du patient, de se permettre un rappel au bon sens et au concret.

 
neutralite bienveillante...



vendredi 5 février 2010

Scanner corporel

Comme j'ai senti que le sujet vous passionnait (ou pas), voici quelques infos de plus sur les scanners corporels qui devraient être installés dans nos aéroports.

Contrairement à ce qu'on peut lire dans certains médias toujours au top de l'info, les scanners corporels n'utilisent pas les rayons X (c'est même un peu la limite, j'y reviendrai).

Ces scanners ont recours aux ondes millimétriques qui comme le nom l'indique sont des ondes ultra courtes de l'ordre de quelques millimètres. Ces ondes sont émises par tout ce qui est froid (donc pas par le corps humain). On en retrouve dans les téléphones portables, dans la wifi, dans les télescopes et même dans votre micro-onde mais aussi dans tous les objets qui nous entourent.

En fait c'est une appellation abusive car la longueur d'onde utilisée est de 24 et 30 GigaHertz (GHz), soit une pénétration d'environ 1 cm. Si la fréquence est 30 fois plus grandes que celle d'un téléphone portable, le fabricant précise que ces ondes sont 10 000 fois plus faibles. On nous rassure de toute façon sur le manque d'impact sur la santé, le scannage ne durant que quelques secondes. Mais soyons réalistes, comme toute onde de type radiofréquence, l'absorption cutanée peut échauffer le tissu.

Il s'agit de faire entrer le futur passager dans une grande boîte, qui ressemble à une cabine de douche transparente, afin d'en prendre deux clichés (du passager pas de la cabine) (non je précise pour les puristes).

La France a choisi le fabricant américain L3-Communications et le modèle ProVision.


Les ondes millimétriques permettent de voir sous les tissus, aussi on obtient des images de ce qui est caché par les vêtements et donc aussi des images corporelles.


Je savais que ça allait vous intéresser.

Ces technologies ne sont en fait pas nouvelles. Et jusqu'au 25 décembre dernier, leur marché était très réduit.
D'autant plus  que ce déshabillage "technologique" choque. Comme les ondes ne sont absorbées, pour des raisons chimiques, ni par le tissu, le cuir, le carton ou certains plastiques, elles arrivent jusqu'à la peau. Du fait de la forte concentration en eau, une grande partie est absorbée et une autre est réfléchie. Ce qui permet de générer une image du corps, de sa silhouette et de son relief. Le scanner donne alors accès à des informations relativement confidentielles puisqu’il est possible de distinguer les formes d’un passager, y compris ses parties les plus intimes... Le scanner ProVision peut même détecter des traces de mastectomies, divers implants (seins, pénis), des tubes cathéter, etc.

Mais la fabricant et la législation ont réponse à tout.
Pour réduire ces atteintes à la vie privée et à l'intimité, les fabricants proposent soit de rendre floues volontairement certaines parties du corps, soit de montrer des silhouettes génériques sur lesquelles ne s'ajouteront que les matières anormales (denses, volumineuses, métalliques...). La France, elle, a opté pour le floutage des visages.

Si le voyageur arrive en tee-shirt mouillé, ou avec un vêtement métallisé, il est fort probable que l'image se brouille. Ce qui ne manquerait pas d'intriguer les contrôleurs... Les adorateurs du latex, de la couche culotte ou autre cote de maille devront donc laisser leurs accessoires dans leur bagage.

Pour ce qui du contrôleur qui voudrait revendre les images sur le net, tout est prévu. La "cabine" n'a aucun système de stockage de prévu. Le problème, et non des moindres, est que les images apparaissent sur un écran et qu'il est toujours possible (et même prévu) d'adjoindre un système de stockage (disque dur  par exemple) à l'écran. Et d'ailleurs, il vaudrait mieux car en cas de "litige" si l'image n'est pas enregistrée comment pourra-t-on prouver sa bonne foi ou au contraire le fait que l'image était susceptible de laisser transparaître un doute ?
Le Département des Transports rappelle, précision importante, que les passagers ont toujours le choix entre l’imagerie corporelle et la fouille au corps traditionnelle. Mais ces scanners sont appelés à se banaliser et cela risque de créer une polémique : en effet, comment gérer cette mise à nue virtuelle lorsqu'on est une femme voilée ?

Le futur commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, a fait part de ses doutes lors de son audition du 14 janvier, estimant que ces appareils ne sont pas la panacée en termes de sécurité. Car vous l'aurez compris, si on peut apercevoir ce qui est sur la peau, on ne sait pas ce qui est dans le corps. Ainsi les pacemakers ou autres prothèses, protégées par quelques centimètres de peau et d'os sont a priori invisibles. Les petits piercings également compte-tenu de la précision de l'ordre de quelques centimètres de l'appareil.

Et les criminels sont très imaginatifs. Bon, il est vrai que ce mouvoir avec un canon de silencieux dans l'anus ne doit pas être chose facile, mais lorsque le Paradis est au bout de l'enfer tout est possible.

Mais ne désespérons pas. En matière de sécurité tout est bon. Surtout pour le fabricant. Dans les laboratoires, de nouveaux types de scanner se préparent. Ils font appel aux rayons T. Ceux-ci sont des ondes de fréquence supérieure à 1000 GHz (soit 1 THz), situé dans le spectre électromagnétique entre les microondes et le domaine visible. L'avantage des rayons T est qu'ils sont plus précis (des détails inférieurs au millimètre sont visibles). Ils sont susceptibles de "voir" des molécules comme celles d'explosifs ou de drogues. A l'inverse, ces ondes ont aussi la capacité d'exciter les molécules d'ADN.

Et ça c'est bête.
En espérant que le scanner ne deviendra pas plus dangereux que la menace terroriste.



mercredi 3 février 2010

Infanticide...


Un infanticide, c’est le fait, pour les parents ou un des parent, de tuer son ou ses enfants âgés de moins de 15 ans (donc mineurs selon la Loi).
On parle d’infanticide, cependant d’autres termes existent pour désigner ce crime. S'il s’agit toujours certes du meurtre d’enfant, dans le "néonaticide" c’est un nouveau né (donc âgé de moins d’un mois) qui est tué. Dans le "filicide", c’est un enfant descendant qui est tué (et pas l’enfant d’un autre). On parle aussi de "libéricide" qui est le fait de tuer un enfant de plus de 1 mois et de moins de 5 ans. Le terme libéricide est le terme plus professionnel qu’enfanticide qui est un mot « commun ».
Plusieurs cas d’infanticides ont été reportés dans les journaux ces dernières années. Beaucoup d’entre eux semblent l’aboutissement d’un déni de grossesse, or ce n’est pas le cas. C’est juste la médiatisation qui donne cet effet. La majorité des déni de grossesse trouvent leur terme lors de l’accouchement où la mère va prendre conscience brutalement de son nouveau statut.
L’infanticide touche en général beaucoup les jeunes femmes qui sont issues d’un milieu dans lequel les relations sexuelles ne sont pas autorisées avant le mariage. La grossesse est donc cachée. L’accouchement est effectué seule et sans bruit, puis la mère supprime toute trace de l’enfant. A la fois pour son entourage, dont elle pense que l’enfant sera rejeté, et pour elle, car l’enfant est la preuve de sa « faute » et de son « impureté ».
Dans les cas traités par les médias, on constate que ce n’est pas le déni de grossesse qui a mené à l’infanticide, mais le fait que la femme pense que cet enfant est de trop (il n’y a pas de place pour lui, psychologiquement et physiquement dans la famille).
J’y ajouterai que l’enfant peut être perçu comme un « poids ». Accoucher est une chose, devenir mère et accepter ce nouveau statut en est une autre.
Mais néanmoins je fais un constat, la majorité de ces mères aime l’enfant qui est tué. Il faut faire comme si rien n’était arrivé, comme si tuer son enfant c’était supprimer, effacer la sexualité et la grossesse. Ce qui est un leurre, puisque psychologiquement cet enfant sera toujours là.
mais alors toutes les mères peuvent-elles devenir infanticides ?
Nous sommes tous et toutes des tueurs en puissance. C’est une question de circonstance, d’éducation et d’intégration des lois. L’infanticide touche souvent des femmes qui n’ont pas su ou par pu avoir accès à la contraception ou qui pensaient ne pas pouvoir tomber enceinte (la plupart des ados pensent encore qu'il est impossible de tomber enceinte dès le premier rapport sexuel). Ces femmes ont donc plus de risque de pratiquer l’infanticide. Après il y a bien sur propre vécu : comment sa propre mère a-t-elle considéré ses enfants ? La féminité est-elle bien acceptée ? La sexualité est-elle normale ou « sale » ? L’Œdipe est-il bien résolu ?….
Si on peut donc dire que l’infanticide touche surtout les jeunes femmes, l’infanticide suite au déni de grossesse va toucher toutes les tranches d’âge puisque la grossesse n’interpelle pas les mêmes mécanismes psychiques.

Il est noté que les corps sont en général déposé de façon à être découverts assez rapidement (dans une poubelle, dans un bac à sable, congélateur...), à la fois afin que l'enfant puisse bénéficier d'une "sépulture descente" mais aussi afin que quelque part la grossesse comme la naissance ne puisse être niées dans leur entièreté, comme s'il fallait pouvoir être rassurée sur la réalité de ce qui s'est passé même si c'est un cauchemar.

La majorité des infanticides est donc commis par les mères (à environ 75 %). Mais qu’en est-il des pères ?
L’infanticide par les pères est rare. Lorsque les pères tuent leurs enfants, ce n’est pas pour les mêmes raisons. La raison la plus apparente est que le père s’en prend aux enfants lorsqu’il existe une procédure de séparation ou divorce. Les enfants restant à la garde de la mère, le père décide que les enfants ne lui échapperont pas. C’est soit lui qui doit en avoir la garde, soit les deux parents mais en aucun cas uniquement la mère. Lorsque cette décision est prise, le père passe à l’acte afin que les enfants « n’appartiennent pas qu'à la mère ». Ils le disent très bien d’ailleurs, c’est soit aux deux soit à aucun des deux. Et dans ce cas, le père tente (et réussit parfois) à mettre fin à ses propres jours pour « suivre » ses enfants et pour échapper à l’horreur de son geste. Après tout s'il n'a pas porté l'enfant, il en est pour moitié le concepteur. C'est une expression de l'amour paradoxale puisque les enfants deviennent juste un enjeu entre deux adultes, ils n'ont plus d'existence propre.
Comment peut-on aider les parents pour prévenir ce genre de crime ?
La prévention ne se fait pas au niveau des parents de l’enfant à naître, mais bien au niveau des parents des futurs parents. L’enfant doit être désiré et ne pas être perçu comme un « boulet » freinant une vie. Il est donc nécessaire qu’il existe une ouverture d’esprit sur la contraception, sur la réalité du désir et de l’accès à la sexualité, sur la féminité. Et il faut que l’entourage n’ait pas peur de poser des questions. Lorsqu’une femme prend des kilos, se cache sous de grands vêtements (et surtout si ce n’était pas le cas avant) et manifeste des comportements non verbaux d’évitement, il faut se poser des questions et en poser. Bien sur dans le déni de grossesse, c’est autre chose puisque le corps de la femme ne change pas et que le foetus se cache le plus possible pour ne pas être vu.

L'infanticide c'est comment le respect de certaines règles deviennent plus importantes que la vie. Mais c'est aussi comment sa propre survie peut passer par le déni psychique de l'autre.



 
 




lundi 1 février 2010

Je suis diabétique.... et je suis pâtissière !!


Je n'en doute pas une seconde que mon élégant titre vous aura attiré ici.

En fait, je ne l'ai pas inventé. 
Il s'agit tout simplement d'un intitulé aperçu sur une affiche pour un magazine "choc" devant mon magasin de presse écrite.

Pour tout vous dire j'ai été obligée de relire le titre deux fois pour tenter de comprendre quel message important et certainement subliminal on tentait de me transmettre.
Et puis j'ai éclaté de rire.

Et c'est avec un certain regret que je vous informe que je me suis bien amusée pendant 5 minutes à trouver d'autres intitulés sur le même genre :

- j'ai du cholestérol mais j'ai épousé un fromager

- j'ai de l'hypertension et je suis torréfacteur

- je suis allergique au latex mais je vends des préservatifs (ou des kiwis)

- je suis allergique au gluten et je suis boulanger

- j'ai un cor au pied et je cours le marathon

....

Allez, c'est à vous. Le concours est ouvert.



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