jeudi 25 février 2010

Violences psychologiques dans le couple. Et les hommes victimes ?


Une mise à jour Blogger ne m'a pas permis de rédiger quoi que ce soit depuis mardi midi.
Voilà c'est reparti.


Vous l'avez sûrement lu dans les médias, l'Assemblée Nationale se penche ce jeudi sur la prise en compte des violences psychologiques dans les couples afin que les femmes victimes soient mieux dépistées et reconnues.

On ne peut nier que ces violences existent. Les violences psychologiques, rappelons le, ce sont : le harcèlement moral, la réception d'appels téléphoniques à tout moment de la journée, le fait de recevoir en continu des reproches, d'être humilié et rabaissé, le fait de ne pas pouvoir avoir accès en libre service à tout objet ou toute pièce du lieu de vie (par exemple, l'interdiction d'approcher le réfrigérateur...), le fait que l'intimité n'existe plus, le fait d'isoler la victime de sa famille, le fait de l'obliger à verser son salaire sur le compte de son agresseur.... La liste est longue.

Mais ces violences sont elles l'apanage des femmes victimes ? On peut en douter.

C'est oublier un peu vite que les violences conjugales ne fonctionnent pas selon le même cycle selon que c'est l'homme qui est violent ou que c'est la femme qui est violente.

Dans les couples où l'homme est l'agresseur, c'est d'abord la violence physique qui impose sa loi.
Ensuite lorsque la femme est sous emprise "physique", l'homme agresseur peut alors imposer les violences psyhcologiques. La femme se met à avoir peur. Peur de mal faire et surtout peur des représailles. Que les coups se déclenchent. Pour tout et surtout pour rien. Cette peur est un stress très important. L'homme peut alors y adjoindre toutes violences psychologiques possibles : du contrôle total en passant par la jalousie et le fait que rien ne va jamais.

Dans les couples où la femme est l'agresseuse, c'est d'abord les violences psychologiques qui s'imposent.
Cela commence par quelques remarques. Puis les humiliations, les interdictions, les rabaissements sexuels, des doutes sur la virilité. Dans l'intimité puis devant les enfants, ensuite devant la familles ou les amis.
Ensuite les insultes et les menaces.
Puis ensuite, parfois quelques années plus tard, lorsque l'homme en est réduit à être un soumis obéissant qui craint toutes les explosions de la part de sa compagne, viennent les violences physiques : les coups, les morsures, les tentatives de meurtres.

Pour faire plus clair :
- lorsque l'homme agresse, c'est d'abord les violences physiques puis les violences psychologiques
- lorsque la femme agresse, c'est d'abord les violences psychologiques puis les violences physiques.

Si nous, au sein de SOS Hommes Battus, nous avons pu le constater, plein d'autres ont pu le faire : les médecins, les psychiatres, les psychologues, la familles, les amis...
Seul les membres du gouvernement, les politiciens semblent ne pas s'en être aperçus.

Certes les violences sur les hommes par les femmes demeurent un sujet tabou en France.
Certes les hommes ne parlent toujours pas, refusent de se réunir, de se montrer et même de déposer plainte.

Alors ce sont sans doute les femmes agresseuses qui ont raison, elles peuvent agresser, insulter, taper, mordre, elles peuvent se faire passer pour les victimes et ne risquent rien.

Et vous Messieurs vous accusez les coups et ne dites toujours rien....
Ce qui démontre bien que les violences psychologiques détruisent et nient l'existence de l'autre au point qu'il en arrive à nier sa propre souffrance.


La séance publique de l'Assemblée nationale en direct : ICI (25 février 2010)

Pour relever la tête et refuser toute discrimination, faites part de vos commentaires et réclamations en écrivant  Mesdames Chantal Brunel et Nadine Moreno.
Et toujours le site de SOS Homme Battus


2 commentaires:

  1. Vachement courageux comme démarche je trouve. D'avoir crée cette association.
    C'est vrai qu'on parle peu des hommes battus et pourtant ils existent également, ne pas en parler - au même titre que les femmes battues - c'est également renforcer ce climat de honte associé.
    Tout comme le viol au masculin est presque nié alors qu'il existe aussi.
    Ça serait bien que le gouvernement en prenne conscience.

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  2. Là...je sais de quoi tu parles. J'ai eu pour compagne il y a un an, une perverse narcissique. Je commence seulement à m'en remettre.

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