lundi 29 mars 2010

Je vous l'avais promis ! (feuille d'or)

Enfin non, je n'avais rien promis du tout.
Mais à la demande générale (et surtout à celle de Andy/chucky), voici quelques unes de mes oeuvres.
Vous avez le droit de ne pas aimer, de trouver ça moche et de le dire, mais avec diplomatie !

Bon, voici mes premières oeuvres à la feuilles d'or :


Objets en béton recouvert de feuille d'or 18 carats.
(l'arrière plan est la boutique d'un pote)

mon "fameux" rhino : biscuit (porcelaine) recouvert à la feuille d'or 18 carats


Une grande première : un peu de restauration.




Table avec personnages en bois de hêtre, enduit puis dorure à la feuille AVANT restauration (chez le "client")







Un fois restauré par mes petites mains : retouches bois, reteinté, dorure refaite à la feuille + patine à la cire à l'or + vernis gomme.

Mon but n'est en aucun cas de remettre l'objet en état neuf.



Voila pour vous donner une idée de mes occupations "péripsychologiques".

dimanche 28 mars 2010

vendredi 26 mars 2010

Miam miam Ajax vitres...

Allez c'est la semaine des coups de gueule.

Amis sniffeurs de solvants, fumeurs d'insecticides, je vous propose une nouvelle activité : bouffer de l'Ajax Vitres (ou tout autre nettoyant dégraissant).



Sans doute, comme beaucoup de personnes, vous rendez vous de temps à autre vous délecter d'un croissant aux abricots et d'un café (ou d'une tarte aux framboise et d'un thé) (bref de ce que vous voulez) moyennant quelques monnaies sonnantes et trébuchantes.

Vous allez avec quelques amis dans une boutique de restauration rapide qui peut présenter des intitulés divers ("Pomme de Pains", dont à part la tarte au pommes tout est devenu excécrable surtout le café, "Paul le Boulanger", une catastrophe en qualité et en services, "la Brioche Dorée" qui contre toute attente a commencé très bas et a bien remonté la pente face à ses concurrents, du "MacCafé" qui vous fait patienter 30 minutes avant de pouvoir passer commande et bien d'autres dont les noms m'échappent).
On trouve désormais ces échoppes à presque tous les coins de rue.
Ce n'est donc pas souvent bon, mais ce n'est pas cher et en général ça présente assez bien à l'oeil (à défaut des papilles).
Vous aurez sans doute remarqué que vos délicieuses patisseries et viennoiseries sont posées sur des plateaux en général métalliques (c'est plus facile à nettoyer), plateaux eux mêmes directement posés sur le fond métallique du matériel de présentation. Et tout ça encadré par de grandes baies vitrées qui vous laissent deviner les courbes appetissantes des framboises décongelées sur fond de tarte doré et des sandwiches à la salade fatiguée croulant sous la mayonnaise.
Tout le charme de la gastronomie française.

Bref c'est pas tout, j'y viens.
Vous êtes vous déjà demandé, Ô consommateurs avertis que vous êtes, comment étaient nettoyés la vaisselle et les supports des alléchantes sucreries que vous convoitez ?
Ben moi oui.
Je sais j'ai des préoccupations étranges et l'art de (me) poser des questions qui dérangent.
Mais je les ai posé.
Surtout après avoir assisté à plusieurs nettoyages en règles de la vaisselle, des supports et des vitrines.
Tout de go, passant par là, j'ai chopé la "nettoyeuse en chef" et je lui ai demandé avec quoi elle nettoyait tout ça et si c'était compatible avec le contact alimentaire.
Parce faut vous dire que le plateau métallique sur lequel est posé les gâteaux n'est pas lavé en machine ni sous l'eau, non il est utilisé en général le même produit que pour faire les vitres.
Eh oui.
Et peut aurez vous constaté que lorsque les vitrines sont remplies, les premières rangées de produits touchent les vitres. 
Et que celle (ou celui) qui lave les vitres ne prend pas la peine de porter des gants ni de ses rincer les mains avant de déposer les produits sur les plateaux.
Eh oui (bis).

Donc disais-je, je posais une question fort gentiment à la non moins gentille nettoyeuse. 
Son vapo d'Ajax Vitres à la main qu'elle s'empressa de planquer dans son dos, elle m'assura d'une voix peu convaincue qu'ils n'utilisaient que des produits spéciaux totalement compatibles et spécialement réservés à la restauration. Que c'était évident non ?
Certes donc, je devais m'avouer convaincue.
A demi.
Après une recherche sur le net, rapide mais précise, je trouvais en effet des produits décapant dégraissant nettoyant réservés à l'industrie alimentaire et qui s'adressent aussi bien au métal, qu'au carrelage, qu'aux vitres. 
Produits biodégradables.
En 4 semaines quand même.
Produits sans phospate.
Faut ce qu'il faut.
Mais de composition... que nenni.
Et que ce soit compatible "contact alimentaire".... que dalle.

D'autant plus que ma charmant nettoyeuse, elle n'utisait pas ces produits là, mais bien de l'Ajax Vitres.
Si cela peut vous rassurer je n'ai pas trouvé de l'Ajax dans toutes les boutiques où je suis passée (j'ai même vu des nettoyants Bio !) , mais il est clair que partout les produits ont été posés à même la plateau qui venait d'être nettoyé avec le même produit que les vitres.

Certaines marques ont tenté de résoudre cet aspect de l'hygiène en plaçant désormais des espèce de "paillis" sous les produits alimentaires. 
Mais comme c'est poreux, qu'il est impossible de nettoyer entre les "brins" et que de toute façon ça ne viendrait pas à l'idée des "nettoyeurs" de le faire (à part secouer les miettes), ni même d'en utiliser des jetables, on déplace le problème.

Je pourrais aussi vous parler de la façon dont on fait la vaisselle chez certains.
A l'eau froide, sans désinfectant et juste en passant le fond de la tasse sous l'eau...
Mais ça risquerait de vous couper l'appétit.

Et ce serait dommage !










mercredi 24 mars 2010

Au pou !

Le pou est un petit insecte charmant très attachant.
Il aime tout particulièrement montrer son affection en croissant et se multipliant, comme les fameux petits pains.
Et plus que tout il est intelligent et joueur.
Un coup tu le vois, la milliseconde d'après il n'y est plus.
Et tel le furet de la chansonnette, il est passé par ici et on n'est jamais sur qu'il repassera par là.

Je me souviens d'une petite cousine que, disposant d'un peu de temps, j'avais proposé d'aller cherche à l'école.
En rentrant, elle me dit en me montrant la tête "ça me gratte".
Elle était à un âge où j'ai immédiatement pensé à ces petites bêtes.
J'en trouvais 3 que je plongeais allègrement, n'en déplaise aux écolos, sous quelques litres d'eau. 
Le pou ayant une tendance admirable mais fâcheuse à savoir nager et remonter le long des canalisations (comme les araignées d'ailleurs).
Je décidais de lui laver la tête (à la petite pas au pou).
Et je découvris alors au fond de l'évier une quinzaine de copains à pattes multiples.
C'est alors que j'ai dégainé l'arme fatale, dont, prête à toute éventualité à force de faire des consultations avec des enfants, je dispose au fond d'un placard secret :
le peigne à poux.

En général doté de deux côtés : un à dents dites "larges" pour enlever les gros malins qui courrent, un à dents dites "fines" pour enlever les oeufs accrochés (appelés aussi "lentes" par opposition certainement avec leur vélocité une fois éclos).

(rien que de l'écrire ça me gratouille)



Je vous dirais bien qu'à me petite cousine je lui en ai encore trouvé une dizaine bien planquée, mais ce n'est pas le sujet de mon propos d'aujourd'hui.
Mais alors, où veux-je en venir que diable ?

là :

Juste par curiosité, comme ça en passant, avez vous déjà sniffé de l'insecticide ?
Ou si vous avez bombardé le salon de Baygon, êtes vous déjà resté respirer dans la pièce ?
Vous êtes vous déjà utilisé la bombinette d'insecticide en vous en aspergeant comme d'un vulgaire déo ?
Non ?

Ca ne vous viendrait pas à l'idée et vous vous dites quel article étrange, d'autant que comme plein de personnes au monde, vous faites attention à ce que vous mangez (bio bien sur !), ce que vous respirez (des papiers peints et de peintures sans solvants) et qu'au travail vous refusez d'être dans la même pièce que l'imprimante, le fax (ça existe encore ?), le réseau informatique du fait des émanations toxiques.
Nous sommes bien d'accord.

Alors pourquoi donc mettez vous de l'insecticide sur la tête de vos gosses ?
Eux, ils ont le droit de crever ?
(pour ceux qui ont des enfants en bas âge bien sur)

Nous savons depuis longtemps que plus aucun insecticide contre les poux en vente en grande surface ou en pharmacie n'agit sur les poux.
Nous savons aussi que les insecticides sont hyper toxiques.
Nous savons aussi que c'est par le cuir chevelu que passe le mieux les toxiques dans la circulation sanguine.

Oh mais vous allez me dire que vous utilisez un produit totalement naturel issu d'une plante cultivée de façon bio, pour ne citer que ce fabuleux produit : le pyrèthre, tiré de "la" pyrèthre, qui ressemble à une marguerite.

Sauf que le pyrèthre est sans doute naturel, mais que c'est un insecticide, fabriqué à partir de la fleur. Il attaque le système nerveux des insectes et des poissons. Il est certes moins toxiques chez les mammifères, mais c'est juste parce qu'il se dégrade à la lumière. 

Pyrèthre ou ne pas pyrèthre telle est la question.

(et qu'en plus il ne fait plus rien sur les poux depuis longtemps non plus).

Alors pour les parents qui ont la flemme de passer le peigne à poux 2 fois par jour, de changer les taies d'oreiller tous les jours, de laver les manteaux et les t-shirts tous les jours et cela pendant 15 jours, voici l'arme ultime : l'ivermectine.

L'ivermectine est un insecticide bien connu en médecine vétérinaire. C'est le truc présenté en pipette qu'on colle dans le cou des chats et chiens pour ne pas qu'ils attrapent de puce (et auxquels ils sont souvent allergiques) (attention c'est mortel pour certaines races), mais aussi pour traiter la gale.
on l'évite en traitement interne parce que, c'est bête, il a quelques effets secondaires graves mais rare.

On l'utilise aussi chez l'humain pour lutter contre quelques parasites.

L'intérêt c'est que l'ivermectine est peu toxique.... chez les animaux mammifères. Il faut l'éviter néanmoins chez les jeunes enfants, les femmes enceintes et les femmes venant d'accoucher... car en effet il n'y a presque pas eu de tests sur l'homme (en fait jusqu'en 2008 il n'y en avait jamais eu).

L'ivermectine se prend surtout de façon préventive. 

Allez maintenant que vous êtes prêts à faire avaler de l'insecticide à vos gosses entre deux bouchées d'épinards bio, sachez qu'on commence à trouver depuis peu des poux résistants... car l'ivermectine modifie l'ADN de nos petits amis !


Et pour en savoir plus, cliquez !

lundi 22 mars 2010

Les schémas comportementaux

Je lisais un article dans lequel on proposait (aux femmes) de ne plus se comporter en victimes.
Victimes au sens large : victimes des autres, des manipulateurs surtout.
On nous expliquait que ces vilains pervers (hommes ou femmes) avaient tendance à nous obliger à nous comporter selon certains schémas comportementaux qui nous replaçaient dans une situation peu agréable.

Ainsi nous donnait-on l'exemple d'une jeune femme qui ne se sentait jamais bien lorsqu'elle rencontrait une certaine amie. Jusqu'au moment où elle a compris qu'elle l'avait rencontré lorsqu'elle était en dépression et que sa copine continuait à la traiter en dépressive bien qu'elle en soit sortie.

On ne peut nier que certaines personnes, voire certaines situations, nous ramènent à des relations déjà vécues.
Ainsi, un enfant élevé par un père autoritaire peut devant toute personne en situation perçue de "supériorité" se remettre à utiliser un vocabulaire et à se tenir de la même façon qu'il le faisait lorsqu'il était devant son père.
C'est ce qu'on appelle des schémas comportementaux appris.
Et la thérapie cognitivo-comportementale sert à en prendre conscience et à s'en défaire en leur substituant des comportements plus adaptés et plus en accord avec ce que l'on est.

Mais je pense qu'il est faux de dire que vilains manipulateurs nous remettent dans ses schémas.
Il me parait évident que lorsqu'on a recours à certains schémas on cherche les personnes qui vont nous permettre de les (ré)exprimer.

Prenons l'exemple d'une charmante jeune femme qui est incapable de stabiliser ses relations de coeur.
A chaque fois, les scènes sont les mêmes, les relations, les déchirures, les arguments.
Et elle choisit à chaque fois le même type (psychologique et parfois physique) d'homme.
Nous seulement elle les choisit mais elle les attire.
Plusieurs questions s'ouvrent en consultation :
- pourquoi se comporte-t-elle toujours de la même façon avec ses compagnons ?
- pourquoi les choisit-elle toujours sur le même modèle ?
- qu'est-ce qui chez elle attire (ou fait qu'elle ne voit que) ce type d'hommes ?

L'aspect cognitif est quasi analytique.
Car en général il faut remonter loin.
Le modèle des parents bien sur, les relations au père, mais aussi à la mère, aux frères et soeur et mêmes aux amis.
Car on s'aperçoit souvent que ce type de schémas comportementaux sont appris depuis l'enfance.
Et qu'ils étaient mis en place dans la cour de récréation !
Tel patient passe son temps à faire "tampon" entre ses collègues. 
Il n'aime pas les cris, les disputes. 
Prend parti pour le plus "faible".
Et fini par se faire "taper sur les doigts" parce qu'on ne lui a rien demandé et parce que c'est lui qui a négocié et que donc le résultat est de sa faute.
Mais déjà à l'école primaire, il se souvient avoir réagit de la même façon.
Et surtout depuis sa plus tendre enfance il a passé son temps à se mettre entre ses parents afin qu'ils limitent leurs disputes et que cessent les cris.
Et qu'il finissait par se faire disputer par celui pour lequel il n'avait pas pris parti.
Mon patient s'aperçoit aussi qu'il cherche ses situations.
Dès qu'il sent qu'il existe un conflit latent, une dispute à venir, paf il y va.
Mais les autres le savent aussi. Dès qu'un conflit est sous-jacent, qui vient-on voir pour en parler ?
Et à qui croyez vous qu'on fait la gueule après ?

Les schémas comportementaux fonctionnent en boucle.
"Je me comporte de telle façon parce que j'ai appris à le faire.
Mais comme j'ai appris à le faire (et que ça parait adapté aux autres) je continue et je répète.
Et comme les autres le voient j'attire ceux à qui ce type de comportements parait adapté.
Et du coup je me retrouve uniquement entouré de personnes qui me replongent dans mes schémas comportementaux."

Ce n'est pas être une victime de manipulateurs, c'est être coincé dans une réponse comportementale apprise.
Lorsqu'on en prend conscience, lorsque cela devient génant, il faut en sortir.
Et on peut tout à fait en sortir.
Ne rien faire pour en sortir et continuer à se plaindre, ça c'est être une victime.




dimanche 21 mars 2010

Vue de Paris en 26 gigapixels...

Pour vous détendre, plutôt que de méditer, allez donc visiter Paris en virtuel...
Tournez, zoomez, découvrez...
(et surtout couper la musique)



lundi 15 mars 2010

... lagnie (2)

Grapholagnie : besoin impératif de regarder des images sexuellement explicites.

Hémolagnie ou hématolagnie ou hématophilie : excitation sexuelle à la vue du sang ou fétichiste du sang (avec excitation à la vue un corps, souvent nu, recouvert de sang)


Iconolagnie :  excitation sexuelle à la vue d'images, de sculptures ou de statues représentants des nus ou excitation sexuelle obtenue en regardant des personnes nues ou se livrant à des activités sexuelles.

Cleptolagnie : désir d'obtenir une satisfaction sexuelle lors d'un vol (d'objets).

Knismolagnie : plaisir sexuel lors de chatouilles ou en chatouillant quelqu'un

Maschalagnie : fétichisme des aisselles

Matrolagnie : désir sexuel d'un fils pour sa mère

Matutolagnie : désir sexuel ressenti uniquement le matin.

Osphresiolagnie : excitation sexuelle produite par les odeurs ou intérêt tout particulier pour les odeurs corporelles.

à suivre...


(à noter que dans notre beau langage on peut en général remplacer la suffixe "lagnie" (plutôt anglo-saxon) par "philie" )

vendredi 12 mars 2010

J'ai testé... la dorure à la feuille d'or


Et même que j'ai pas fait de stage !

Présentation des feuilles d'or "à la française"

Pour ceux qui suivent (y'en a) après mon atelier fresque, il m'a pris une forte envie de faire de l'incrustation d'or dans l'enduit.
Cette envie d'enfoncer des trucs doré dans un truc mou et tiède à certainement quelque chose de sexuel, j'en conviens.
(je l'écris parce que vous connaissant vous y avez pensé)
(si si)
Bon mais tout ça c'est bien joli, mais pour faire des inscrutations d'or, il faut d'abord savoir travailler l'or.
(et en lingot c'est pas facile je vous jure)

Et être équipé. 
Je vous dis pas, entre la fresque, la mosaïque, la peinture, le dessin et maintenant la feuille d'or, mon appart ressemble à un immense chantier atelier.
Même que j'ai parsemé des morceaux d'or sur ma table monastériale.
Ca prend des proportions homériques.

Bref, j'ai acheté le mini, vu que je n'y connaissais rien.
Ca veut pas dire que je m'y connais mieux maintenant, mais bon l'expérience venant...
Mon premier carnet de feuilles d'or en 22 carats.
De la mixtion (à ne pas confondre avec la miction, celle qu'on trouve en suivant les mouches vers les toilettes pour hommes).
Du vernis gomme laque.
Et tout ça sans bien savoir comment ça se pose ni dans quel ordre (encore que je me doutais qu'on mettais l'or avant le vernis).
Ah oui, pas de pinceaux spécial bien sur. Juste ce qui traine dans mes pots entre l'aquarelle, la gouache et les pigments.

Si un doreur me lit, ça doit bien le faire marrer.

Ma première oeuvre fut une pomme... en béton. 
Le blem c'est que le béton c'est poreux. 
Ca parait évident, mais ma mixtion elle partait dans le béton et mon or ne tenait pas !
Une grosse colère m'a saisit et j'ai enlevé l'or (qui de toute façon ne m'attendait pas pour descendre du support). 
Et j'ai recouvert ma pomme d'une couche d'acrylique rouge.
Na. Non mais.
Remis de la mixtion (qui en fait ne sert plus à grand chose sauf à faire semblant de faire colle).
Pas trois couches, non une seule.
Je n'ai aucune patience.
Et paf, mon or dessus.
Ca tient ! Ô miracle !
J'ai ai aussi plein les doigts, faut dire qu'avec mon pinceau minable ma feuille d'or est toute pliée.
Mais bon j'ai recouvert ma pomme, foutu une couche de vernis gomme.
Et hop ça brille et surtout l'or ne tombe pas.
Ca ma pris un temps de ouf (les 3 épisodes du docteur House) !

Plus dur.
Assez content tout compte fait de mon premier essai, je suis passée à plus compliqué.
Un animal plein de détails (un rhinocéros) en biscuit (non pas en BN chocolat, en porcelaine sans apprêt quoi).
Et donc support poreux (encore).
Mais là on m'a pas eu.
Et ben je vais vous dire je l'ai entièrement recouvert.
Et même que je vous mettrais pas de photo parce que j'ai pas eu le temps d'en prendre une et qu'il est tellement beau (qu'il parait) qu'un ami me l'a mis en vente dans sa boutique (à un tarif prohibitif comme il se doit).

Prochaine étape, restauration (ah oui parce que je vous ai pas dit que je fais aussi de la restauration de meuble en bois) d'un cheval à bascule avec zones décoratives recouvertes d'or, puis icônes, cadres et bougeoirs.

Et puis j'ai bien envie de tenter de faire de la décoration de nourriture à l'or. Si jamais l'envie vous prend d'épater vos amis et de mettre de l'or sur vos sushis, contactez moi !

Mince, j'ai plus que deux feuilles d'or.
Et il faut vraiment que j'achète du matos....


Qu'est-ce qu'elle s'amuse la psy !!!
(elle bosse de temps en temps ?)


mercredi 10 mars 2010

Vaseline...

Une de mes patientes est née dans une famille particulière.
De toute évidence, son père est un psychopathe.
Un vrai, un pur de dur.
Un de ceux qui détruisent tout autour d'eux.
Employeurs, amis, parents, épouse, enfants....
Manipulateur, inversant à sa guise les rôles entre les uns et les autres, harceleur...
Et tout ça, toujours de la faute des autres qui sont vraiment de gros nuls.
Y a que lui qui a tout compris.

C'est la raison pour laquelle d'ailleurs, il n'a plus de travail depuis plus de 10 ans, que ses parents ne lui parlent plus, que son épouse l'a quitté et que sa fille est partie au plus vite du domicile familial.

Bref, ma patiente a mis un certain temps à comprendre d'où venait tous ses troubles, "programmée" qu'elle était qu'à ne jamais contrarier et faire plaisir à papa et toujours dans la crainte des critiques et des représailles.

Au point qu'à plus de 30 ans elle vit une grande remise en question.
Et si sa vie n'avait été qu'une vaste manipulation conditionnée par son père ?
Et si ce qu'elle est n'était pas elle ?
Et d'ailleurs qui est-elle ?

Se pose la question de son statut de fille et de femme.
Elle qui n'a jamais pu garder un amant.
Quelle est en fait son identité sexuelle et quelle est sa vraie orientation sexuelle ?


En fin d'une séance je lui propose donc pour la consultation suivante une réflexion sur la féminité.

La semaine suivante elle évite de toute évidence le sujet.
Trouve d'autres choses à me dire.
Au dernier quart d'heure, je lui rappelle qu'elle devait faire quelque chose. L'a-t-elle fait ?

"OOOooops, ben oui, enfin un peu dans ma tête, mais c'est pas super clair".
"Pourquoi donc ?"
"Cela a été........ " (elle cherche un mot qui ne vient pas)
"Difficile ?" dis-je.
"Oui très. J'en suis restée toute sèche !".


Qu'en pensez vous cher Sigmund ?


lundi 8 mars 2010

... lagnie


algolagnie (ou algophilie) : perversion sexuelle dans laquelle le fait de s'infliger ou de subir des douleurs permet d'avoir du plaisir ou d'atteindre le plaisir. Cela inclut le sadisme et le masochisme.


anililagnie : attirance sexuelle pour les femmes âgées.

antholagnie : excitation sexuelle résultant de l'olfaction de l'odeur de certaines fleurs.

capnolagnie : excitation sexuelle résultant du fait de regarder d'autres personnes en train de fumer.

coprolagnie : perversion sexuelle dans laquelle la pensée ou la vue d'excrément produit du plaisir ou perversion sexuelle dans laquelle le plaisir est obtenu en manipulant les excréments d'une autre personne

cyesolagnie : attirance et ou excitation sexuelle envers les femmes enceintes

ecdemolagnie : excitation sexuelle lors de déplacements ou du fait d'être au loin de son domicile

endytolagnie : perversion sexuelle qui consiste à avoir des relations sexuelles avec une femme complètement habillée


à suivre....



vendredi 5 mars 2010

Les actes manqués

L'acte manqué est un acte (verbal ou comportemental) qui permet à l'inconscient de s'exprimer.

Cet acte est souvent en désaccord avec ce qu'exprime un sujet sur un autre mode de communication.
Par exemple, une personne dit verbalement "oui" et secoue la tête en faisant "non".

Comme c'est l'inconscient qui s'exprime cela est totalement incontrôlable.
Et souvent la personne ne s'en aperçoit même pas.
Mais lorsqu'elle s'en aperçoit cela se traduit souvent pas des excuses "ce n'est pas ce que je voulais dire".

Mon oeil.
C'est justement ce qui voulait être exprimé car dans l'acte manqué les désirs véritables sont dévoilés.

J'ai eu, il y a peu, une patiente avec laquelle j'ai du eu du mal à échanger sur la fin.
Elle a beaucoup pleuré sur mon canapé.
Elle a beaucoup évolué en peu de temps.
Mais il y a un sujet inabordable : le plaisir.
Elle ne sait pas ce que s'est.
Elle ne s'en autorise pas. 
S'acheter quelque chose pour se faire plaisir ? Impensable.
Le plaisir sexuel : sujet inabordable qu'elle balaye d'un mouvement de la main.
Du coup, la séance s'éternise.
Pour la séance suivante je lui propose de me rédiger un travail sur le plaisir.
Et je lui propose d'espacer nos séances ensuite.
Justement elle n'osait pas me le demander.

La séance suivante.
Nous avons rendez-vous à 15h.
15h10 toujours personne.
Je l'appelle (oui j'appelle lorsque les personnes sont en retard).
"Oups (très culpabilisée), je vous ai oublié, je suis en train de faire les soldes et je me suis trouvé des bottes".
Elle en bafouille.

C'est amusant non ?
Je lui demande un travail sur le plaisir pour la séance. 
Et elle va fait du shopping à la place de sa consultation.
Shopping qu'elle ne s'autorise jamais en temps normal.
En plus des bottes, beau symbolisme sexuel moi je vous le dis.

Bel acte manqué non ?

Je dirai que le travail est réussi.
Trop certainement.
Elle n'est jamais revenue.


PS : je recherche des photos ou des images susceptibles d'illustrer les violences conjugales envers les hommes et ceci afin de proposer au public des mini affiches sur ce sujet. Si vous êtes susceptibles de proposer des créations, ou si vous connaissez des personnes intéressées, merci de me contacter à vergiberation[@]gmail.com
Attention ces images et illustrations devront être libres de droit. Merci d'avance.

mardi 2 mars 2010

Epilepsie et psychologie

Une jeune femme est venue me voir il y a quelques temps en me disant "je fais des crises d'épilepsie depuis 3 ans et je suis certaine que mon epilepsie est psychologique".

"Et que puis-je pour vous ?"


Bon l'épilepsie, je devrais plutôt écrire LES épilepsies, j'ai une idée de ce que c'est.
Certaines causes sont visibles à l'IRM.
D'autres épilepsies sont de cause inconnues.
Peut être psychologiques, pourquoi pas ? Hystériques qui sait ?

Mais dans le cas qui m'intéresse il existe bien une légère "déformation" cérébrale qui serait le siège des orages électriques.
Il existe donc bien une "base" physiologique, d'autant plus -que nous venons de l'apprendre- l'épilepsie est hériditaire chez elle, du côté de la mère.
Ma patiente est une jeune femme issue d'une histoire familiale complexe.
Des hontes cachées, des enfants "dans le placard", des adultères, des incestes.... du côté de la mère comme du père et tout ça sur plusieurs générations.

Ma patiente fait 1m80, 90 kgs. 
Elle est d'une blondeur angélique et d'ailleurs a un visage poupin de petite fille douce et gentille.
Ce qu'elle est d'ailleurs.
Elle s'exprime avec une voix de gamine mais avec un vocabulaire que bien de nos contemporains lui enviraient.
23 ans, une grande implication associative, parle 4 langues, ses deux bacs, un master 2 en droit, des stages professionnels à ne savoir qu'en faire dans plusieurs pays.
La sensation d'avoir déjà vécu sa vie, d'être vieille.

Au cours des consultations nous allons dénouer bien des choses : l'histoire familiale, qui à mon avis, à une forte influence sur l'apparition des crises d'épilepsie. Son neurologue est aussi de cet avis. Mais aussi, un trauma lié au suicide d'un proche, un et unique acte incestueux, un climat incestueux psychologiquement, un oedipe de toute évidence non résolu, des parents très angoissés et intrusifs. S'y ajoute une incapacité à s'autoriser à penser et dire des choses négatives sur les gens.

L'impression aussi qu'on lui ment. Sa première crise d'épilepsie a eu lieu lors d'un pélerinage sur les lieux de rencontres de ses deux parents. Ma patiente est persuadée qu'elle n'a jamais fait de crise à cet endroit, mais c'est sa mère qui aurait constaté cette première crise. Pourquoi sa mère lui mentirait-elle sur un sujet pareil ? Elle n'a pas la moindre idée... au premier abord. Il y a quelque chose la dessous que je n'arrive pas à creuser avec elle. Mais je ne désespère pas.

En quelques mois, elle est passée de 2 crises par semaine à 1 tous les 15 jours.

La prise de conscience de l'amélioration, lui fait commettre toutes les imprudences interdites aux épileptiques : se coucher tard, passer plus de 2 heures devant un écran informatique, subir des bruits forts... Et paf ! crise.

Faut vous dire que les crises sont différentes d'un épileptique à un autre. Chez elle, pas de haut mal. Pas de convulsions. Non, elle "part" brutalement. Et se met à avoir des comportements inadéquats : par exemple au restaurant elle va vider son assiette dans son sac à main.

J'étais bien embêtée car je ne l'avais jamais vu en crise.
Un jour que je l'autorisais à penser des choses pas gentilles sur ses parents, elle s'est brutalement "déconnectée". J'ai mis 30 secondes à m'apercevoir qu'elle n'était plus là.
Personne ne lui ayant jamais osé lui dire comment se passait une de ses crises, je l'ai bien observée et j'ai même tenté quelques trucs. Je lui ai parlé, demandé son nom, s'il est savait où elle était, ce qu'elle faisait. 
Contrairement à ce qu'elle pensait, elle répond, même si elle a du mal à trouver ses mots. Elle se rappelle son nom, ne sait pas où elle est, ne m'a pas reconnu. Mais elle obéit au doigt et à l'oeil.
Voit elle son environnement ou au contraire est elle dans une projection de son esprit ? Elle ne peut le dire car elle ne se souvient de rien.
J'étais ravie d'avoir assisté à une de ses crises et j'en faisais des bons de joie sur ma chaise tout en lui expliquant comment cela s'était passé. Ce qui l'a laissé dubitative, surtout sur mon état mental, je crois.

Freud parlait de l'épilepsie comme d'une "étrange étrangeté" dans laquelle le patiente possède un double mort. Mort pour le patient bien sur. 
C'est un peu ça. 
Ma patiente ne supporte pas ses pertes de vie.
Elle ne se souvient de rien lorsqu'elle se "reconnecte". Elle en est restée là où cela a commencé.
Ce qui lui vaut bien des déboires comme lorsque par exemple elle fait une crise dans le métro et se "réveille" 5 stations plus loin avec des nouvelles personnes en face d'elle. Comment ? Combien de temps ? S'est il passé quelque chose ? A t elle fait quelque chose ?
Pertes de vie, moments de mort...
Pertes de contrôle sur la vie. Peur de mourir dans ses moments là.

Pourtant de l'extérieur elle est bien vivante. Elle parle si on lui parle, elle agit.
Je pense par contre qu'elle est totalement "robotisée", le regard est fixe et, l'expérience lui a montré, qu'on peut lui faire faire n'importe quoi et elle fait alors confiance à n'importe qui.

Elle lutte pour que la crise n'arrive pas car elle pressent qu'elle vient 30 secondes avant.
Elle refuse de tenter d'appliquer des méthodes cognitivo-comportementales, qui pourraient sans doute limiter la durée des crises, car cela l'oblige à se centrer sur la crise or au contraire elle veut l'évacuer de sa vie. C'est contradictoire et paradoxal, mais je ne peux pas la forcer.

La dernière fois qu'elle est venue me voir, elle était désespérée.
Elle avait fait 5 crises en 2 jours.
Mais elle s'était couchée tard toute la semaine précédente, avait passé plus de temps que possible devant son écran et sa télé et surtout avait été très stressée à l'idée d'aller passer un entretien de recrutement et de faire une crise devant le recruteur.
Et bien que croyez vous qu'il arrivât ?
Paf !
Du coup, le recruteur affolé à fait venir les pompiers. Hospitalisation. Ses parents -avec lesquels elle doit prendre une distance psychologique pour être capable de grandir- l'ont ramené chez eux et elle y est restée  une journée. Journée pendant laquelle submergée par la honte elle a fait deux crises. Ce qui a plongé ses parents dans l'angoisse la plus profonde quant à sa santé et son avenir, bref une belle régression pour elle.

Il ne s'agit en aucun cas de dire que l'épilepsie à une cause psychologique, ce serait trop facile et surtout dangereux pour les patients. 
Mais dans ce cas particulier, on a vu que la prise en charge thérapeutique a permis une augmentation de l'intervalle entre les crises.
Il s'agit maintenant de cerner au mieux les idéations précédants la crise, ce qui n'est pas simple, la patiente ne gardant aucun souvenir de la crise et des quelques secondes avant.
Mais il est clair que l'approche de certaines problématiques telles que la peur de devenir adulte, l'emprise parentale, l'histoire familiale et l'absence de sexualité (sujet que je n'ai pas abordé ici) ont chez cette patiente un effet positif sur sa qualité et ses projets de vie.


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