lundi 19 avril 2010

Un coaching amoureux

Il y a quelques temps déjà j'avais été interpellée par une annonce parue dans le journal des psy.
Il était demandé une psychologue avec de l'expérience s'intéressant aux fonctionnements  individuels dans les relations amoureuses.
Cela m'avait intrigué et j'avais répondu à l'annonce.



A peine mon CV envoyé, à peine m'a t on proposé un entretien.
Paf me voila en plein coeur du Marais.
J'arrive dans une pièce lumineuse où s'affaire une dizaine de personnes devant des écrans.
En traversant pour aller dans le bureau de la personne qui m'a convoquée, je m'aperçois que les personnes soit écrivent des articles soit répondent sur des forums. Il y a de tout, des écrans qui affichent des sites de cuisine comme des sites porno.

Tout au fond, coincée entre des tonnes de papier, je suis reçue par une femme élégante à la parole facile.
Elle se présente comme étant issue du sérail d'une grande école de commerce, ayant une idée super : proposer du coaching amoureux afin d'aider les célibataires à comprendre pourquoi ils le restent.
Elle a créé un site qui existe toujours d'ailleurs. Un machin qui commence par Love et fini par Intelligence.
Elle m'avoue ne pas y connaître grand chose, mais qu'elle a contacté une nana en Belgique spécialisée dans le domaine qui lui a donné des conseils très onéreux judicieux.

Elle me fait comprendre qu'elle va faire beaucoup de pub, va dépenser une gros budget pour passer à la télé et a besoin d'une crédibilité "psy".

Elle souhaite en plus des consultations en face à face, proposer un service payant sur le net de conseils par écrit. Or, pour faire sérieux, ce serait bien que ce soit écrit par un psy.

Elle me flatte et me dit que mon CV est super intéressant, que je suis connue.... bla bla. Bref, elle veut que je lui rédige un article court pour notre prochain RDV afin de se faire une idée de ce que je peux rédiger.

Salaire ? Bof, c'est un peu flou. En CDI bien sur, encore qu'il serait possible de payer à l'article, tout dépend du démarrage du site.
Elle me redonne RDV 1 semaine plus tard au bar d'un hôtel branché et design près des Champs-Elysées.
Elle semble y être connue.
Lorsque je lui demande comment elle travaille, elle m'explique qu'en fait elle fait travailler 3 à 4 personnes, des psys parfois, en freelance qu'elle rémunère à la consultation.
Les RDV sont informels, donnés au bar de cet hôtel.
Le "client" prenant RDV via le site avec un "consultant" qui va lui poser lors de la première rencontre plein de questions pour cerner sa personnalité et ses modes de fonctionnement amoureux.
La consultation est à 150 € pour maxi 1 heure d'écoute.
Il s'agit de pousser le client à prendre au moins 4 consultations.
Le consultant touche la moitié du prix versé par le client.

Je lui demande benoîtement comment ça se passe si le consultant tombe sur une personne déséquilibrée ou si de toute évidence les choix amoureux répondent à une problématique particulière ?
Elle me répond que de toute façon, son job ce n'est pas de proposer du suivi psy et qu'on les renvoit dans leurs 22 m en leur conseillant de consulter un professionnel.

Je lui propose de collaborer plutôt avec elle sur ce versant là et que l'apport d'un professionnel serait alors valorisant en terme d'image. 
Non, non, le moins de psy possible, vous êtes trop compliqués à gérer !

Elle me demande ce que j'ai écris. Je lui montre.
Super me dit elle, il m'en faudrait plein des comme ça. 
Elle m'apprend que le but à terme est de proposer plus de 100 articles sur le sites (accès payant par article : 5 €).
Sur le principe pas de problème. Et la rémunération ?
Tout bien réfléchit, elle me propose de me mettre en contact avec une société de portage et qu'on part sur un contrat de 3 mois et qu'elle prolongera si je peux d'ici là lui rédiger au moins 100 articles sur lesquels elle s'engage à signaler ma participation. Et que tout cela commencerait le mois prochain (soit 3 semaines plus tard).

Je me marre intérieurement et lui dit que sur principe pourquoi pas ?

3 jours après elle me recontacte par email et me demande de me présenter 2 jours plus tard pour une réunion de travail afin de trouver les thèmes d'articles. Et que je n'hésite pas à amener tout ce que j'ai déjà écrit pour qu'on commence à le mettre sur le site.

Vous allez être étonnés, elle ne m'a jamais revu.
Pour votre info, à ma place elle a embauché une petite jeune fraîchement émoulue d'une école  de marketing.

Comment vous dire ? le coaching amoureux c'est, comme vous l'avez compris, une histoire de gros sous et en aucun cas d'aide à la personne.
Sont appliqués des conseils tout fait, souvent pompés de publications diverses.
Le but est de faire le plus de consultations et d'entrées de site possible.
Ces experts en amour ne sont pas des pros du comportement, mais des professionnels qui créés des pseudos classifications des styles amoureux.
Vous savez comme les tests débiles du style, si vous avez plus de "a" vous êtes... et si vous avez plus de "b" vous êtes plutôt...
Ces coachs d'amour peuvent être intéressants comme premier pas pour prendre conscience qu'on présente des troubles relationnels. Je dirai que c'est le premier pas pour ceux qui n'osent pas consulter un psychologue ou ceux qui pensent que les troubles relationnels ne relèvent pas de la psychologie ou qui pensent que les problèmes viennent toujours des autres (mais ceux là n'iront pas voir un psy non plus !).

Pour l'avoir vu, les clients attendent souvent un miracle, mais surtout un réconfort, une réassurance.
Je me demande d'ailleurs si ceux qui consultent les coachs en amour ne sont pas les mêmes que ceux qui consultent les voyantes.
Ces personnes ont juste besoin qu'on les rassurent en leur disant que si si elles trouveront l'amour et l'âme soeur... un jour.
Mais ici c'est à condition qu'elles changent de look, de vie, de décoration... et que d'ailleurs nos services de coaching peuvent les y aider.

Si vous ne trouvez pas l'amour ou si vous persistez à ne trouver que des compagnes/compagnons toujours sur le même modèle, plutôt que de vous faire calquer des solutations toutes faites et inadaptées, allez tenter de comprendre pourquoi afin de modifier votre schémas de pensées et de comportements... durablement... et sans arnaque... chez un psychologue.



23 commentaires:

  1. C'est cher payer pour entendre un florilège de paroles pseudo-réconfortantes.
    J'ai du mal avec ces principes, comme tout ce qui est voyance et autres.(ça ne m'empêche pas de lire les horoscopes ou de me laisser prendre au jeu face à une chiromancienne mais ça reste du divertissement.)

    C'est surtout une sacré manipulation, appâter le client, je serais curieuse de savoir combien de personne consulterait ce genre de site, un lendemain de rupture, si on lui fout l'annonce devant le nez. C'est tellement facile de se servir des gens de cette façon.

    En tout cas vous avez du vous amuser pendant l'entretien !

    Par contre je ne suis pas vraiment d'accord sur votre conclusion. Parce qu'on ne trouve pas l'amour faut aller chez le psy ? Parce qu'on tombe toujours amoureux du même type de personnes, également ?
    Les cabinets psy seraient bien trop remplis à ce stade-là^^.

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  2. Je sens que je serais capable de répondre a cette note,mais c'est tellement compliqué pour un zebre comme moi ...................bonne ap .
    Sortylege.

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  3. Chucky : l'être humain est par sa nature archaïque fait pour se reproduire. Pour cela, il faut, ne serait ce que quelque minutes trouver une âme soeur qui voudra bien se livrer à quelques gymniques du bas ventre. Certes, on peut ne pas être difficile et prendre du temps venant en lui mettant un sac en papier sur la tête. Mais par nature, là encore, l'être humain a tendance à vouloir passer ces quelques instants avec une personne aimable, sympathique et si possible présentant bien (bien que tout ceci soit totalement subjectif et très différent d'un individu à l'autre, nous en convenons). Mais donc, pour rester dans des critères dirons nous "classiques" cela sous entend d'être capable soit d'être trouvé(e) soit de trouver l'autre. Si cela n'arrive jamais, et toujours en gardant à l'esprit qu'on y met quelques restrictions sinon c'est sur qu'on trouve, il faut demander pourquoi car de toute évidence il existe une problématique : soit les critères de sélection sont trop justement sélectifs, soit on a des problèmes à créer des flux relationnels dans un sens ou dans l'autre, soit on est vraiment très moche (mais là cela ne relève plus du psy, encore que...), et bien d'autres raisons.
    Dans l'autre sens, si on a toujours le même type de compagne ou compagnon, cela sous entend deux choses : 1. qu'on en a changé au moins 1 fois (sinon on ne saurait pas que c'est toujours le même profil), 2. que ce profil pose problème (parce que sinon on serait toujours avec le 1er).
    Pour faire simple (si si je peux), je dirai comme toujours que c'est lorsque cela pose problème qu'il faut consulter. Si cela n'en pose pas, vu qu'il n'y a pas de problème, il est clair qu'il n'est pas nécessaire de consulter. Ni un psy ni un coach.
    Mais il y a aussi ceux qui disent que cela ne leur posent aucun problème... soit parce qu'ils fuient devant la réalité, soit parce qu'ils sont atteints de sacrés troubles du comportements (et la cela ne relève plus de ma compétence, mais de nos chers con-frères psychiatres).
    Et puis y a ceux qui n'en n'ont strictement rien à cirer... Et c'est bien ceux là les plus heureux et les moins bons consommateurs aussi.

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  4. Sortylege : ah non, c'est trop facile. Il faudrait donc te supplier pour avoir ton commentaire ? Bon, alors pour aujourd'hui, je veux bien être gentille et te supplier de nous en faire part.

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  5. Il me semble qu'une periode il y avait eu une emission sur le coaching justement. Un couple qui allait mal et a fait appel a la super psy specialiste du coaching. Il y avait des caméra quasi partout dans l'appart du couple et la psy parlaient avec eux juste par micro.
    Je sais pas si ils ont payer ou si c'est l'emission qui s'en est chargé...

    En tout cas faut vraiment avoir un probléme pour dépenser 150€ et revenir a d'autre consult' tout aussi cher...


    Heureusement qu'on a pas a payer 5€ par article a chaque fois qu'on passe ici :p

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  6. Rah sortons de l'archétype "femmes accoucheuses" et "hommes plantant la graine". C'est immonde de voir ça comme ça. C'est dans sa nature, certes, mais c'est pas non plus une obligation viscérale (le premier qui me sort qu'il y a l'horloge interne/biologique ou je ne sais plus quoi, je l'égorge ^^). Et puis il existe des gens qui ne sont pas intéressés par le sexe et ses corollaires.

    Sur le reste, je vous suis par contre, merci pour les éclaircissements ! C'est beaucoup plus clair -et concret- comme ça :-)

    Con-frères psychiatres, hum, petite pique pour "nos amis", question con du jour, pourquoi il y a tant "d'animosité" (le terme est un peu fort) entre psychologues et psychiatres ? Alors que tout deux ont pourtant des objectifs similaires.

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  7. Lymphe : tiens àa me donne une idée pour arrondir mes fins de mois... lol

    Chucky : j'en suis parfaitement désolée très chère, mais il ne s'agit pas d'archétype mais de réalité. Les hormones nous travaillent et nous sommes énormément régulées par elles surtout dans le domaine de la reproduction.. qui reste la seule finalité de notre présence sur cette planète.
    Je peux parfaitement comprendre qu'avant un certain âge on se dise "pff, les gosses, j'en veux pas, j'en ferai pas". Et puis un jour ça prend brutalement (c'est un constat que je fais chez beaucoup de femmes qui ont passé 35 ans et qui n'ont toujours pas d'enfant). Un matin (ou un soir !) il se met à exister une envie dingue d'avoir un enfant. Ce n'est pas un désir d'enfant comme on dit, parce qu'en fait ça c'est de la symbolisation psychique. En fait les hormones se mettent à travailler à fond et rappellent gentiment à la petite dame qu'il lui reste au maxi 10 ans pour perpétuer l'espèce et déjà à son âge ça va pas être de la tarte de tomber enceinte.
    Quant aux femmes qui font le choix de ne pas avoir d'enfant, j'en ai rencontré pas mal. Toute, j'écris bien toutes, disent que tant qu'elles étaient entourées d'enfants (cousins, enfants des voisins...), ça ne leur a jamais posé de problème et qu'elles ont bien assumé. Et puis les enfants grandissent et ces femmes vieillissent et elles disent TOUTES "si j'avais su, j'aurais fait un enfant. Mais maintenant c'est trop tard, j'assume mais ma vie est triste et vide".
    Bien sur, je suis sure qu'on peut trouver au moins quelques rares femmes très satisfaites de ne pas avoir d'enfant (mais là encore entre ce que les gens disent et montrent...).
    Quant à l'absence de sexe dans la vie... ca m'interpelle. Ce sont des gens qui ont peur, qui ont honte ou qui ont compris que sexe et amour sont deux choses différentes. Mais très franchement c'est se priver d'un plaisir encore gratuit. C'est comme si on distribuait des glaces gratuitement à la sortie d'une école et que les gosses disaient qu'on peut très bien se passer de glace. Certes, mais parle t on bien encore de la même chose ?

    Et par constat (limité aux personnes qui viennent me consulter), un manque de sexe entraîne de sacrés troubles du comportements !

    Nous avons tous dans la vie des objectifs similaires. Passés les besoins primaires nous aspirons tous au bien-être pour soi et les autres et la paix dans le monde. Pas besoin d'être psy pour ça. Donc oui psychologues et psychiatres vont aussi dans ce sens là. Maintenant -normalement- nous ne "travaillons" pas les mêmes personnes en tout cas pas pour les mêmes résultats. l'un prescrit des médocs l'autre tente de modifier des comportements non adéquats. le problème est que les médecins s'approprient les méthodes des psychologues (sans avoir besoin d'y avoir été formés, un gynéco peut très bien faire de la psychothérapie) et comme ils sont remboursés par la sécu, c'est facile de deviner vers qui vont vers les patients. Mais surtout à titre personnel ce que je leur reproche, c'est qu"à chaque fois que je contacte des psychiatres pour leur parler de patients communs, ils me prennent de haut et me parlent comme si j'étais une abrutie avec un évident refus de collaboration, ce que j'ai du mal à admettre pour le patient.
    Et puis, pour en avoir rencontrée certains sur les bancs de la fac et dans ma vie, je me demande parfois si certains ne devraient pas consulter.

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  8. J'ai un peu de mal à avaler le coup des hormones qui se décident à s'activer et rappeler à la femme qu'il est grand tant de faire un enfant. C'est profondément égoïste, ça me fait penser à quelque chose du genre "oh vite que je laisse une trace dans ce monde en foutant au monde un gamin.". (l'adoption ça reste une bonne alternative).
    "No kids", quelque chose de ce genre qui existe je crois, des personnes revendiquant leur non-envie de faire un enfant. Tout est une question d'assumer ou non après, pas de se voiler la face derrière des grandes bannières. Il est indéniable que certaines regrettent oui, mais combien parmi celles qui ont des enfants regrettent également ?

    La métaphore avec les glaces était très... subtile ^^ (ou alors j'ai l'esprit mal tourné).
    J'ai du mal à saisir pourquoi l'absence de sexe dans la vie d'une personne vous interpelle à ce point. L'ascèse, une pratique drôlement intéressante.

    Merci pour les explications :-)
    C'est vrai que souvent la réaction des gens est de se tourner vers un psychiatre plutôt qu'un psychologue, du fait que le premier est remboursé et pas le second. Et puis il y a les pilules magiques aussi ^_^

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  9. Je connais une agence matrimoniale qui se compose d'un Colombien vieux, mais charmant, qui se déplace pour donner rendez-vous aux personnes qu'il souhaite faire entrer dans son fichier.

    Au cours du rendez-vous, il leur propose d'abord quelques portraits de personnes qui pourraient aller à merveille, puis révèle le prix de la chose: 2200 Euros pour inscription au fichier, plus 2200 Euros en cas de succès...

    Il fait signer les papiers immédiatement, et le candidat/la candidate n'a plus qu'à payer...

    Après, il révèle les adresses de ces trois magnifique personnes qu'il avait annoncé, puis: silence radio...

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  10. Chucky : non il ne s'agit aucunement de laisser une trace, parce que là sur le coup c'est vachement égoïste et narcissique. Autant écrire un livre.
    non, non c'est un principe archaïque, il s'agit tout simplement de faire avancer l'espèce. Difficile de parler d'instinct car après tout entre les phéromones, les hormones et l'éducation et le vécu, allons savoir ce qui pousse à prendre telle ou telle décision.

    L'adoption n'est pas une alternative car alternative veut dire qu'on a 2 choix ! lol. L'adoption répond à un désir d'enfant conscient (alors que j'en connais qui voulaient absolument un enfant mais qui inconsciemment ne voulait pas "s'encombrer" mais il fallait faire comme la soeur qui avait 2 gosses afin de trouver soi même sa place dans la famille... Les médecins passent leur temps à rouspéter contre les psy qui évaluent les demandes d'adoption et ne comprennent pas que les psys en donnent aussi peu...).

    Si l'enfant est désiré -et c'est en fait le centre de la question- il n'a jamais de regrets. Mais parfois l'enfant vient au mauvais moment, avec le mauvais compagnon ou il prend une place thérapeutique ou il symbolise une réponse à un trauma, dans ce cas il est clair que les regrets peuvent exister. Mais cela relève de la psychologies.
    Bien sur qu'il existe des personnes qui ne veulent vraiement pas d'enfant, c'est très rare. Parfois il faut écouter les discours aussi : "faire un enfant dans notre monde c'est égoïste, c'est un meurtre...". Mais mettre un enfant au monde c'est toujours un meurtre puisqu'il mourra au bout de sa vie !

    Les ascètes ne font rien et vivent en général à l'écart de la population. Le manque liée à la sexualité sont certainement sublimés dans la méditation et s'il y a troubles du comportements cela ne se voit pas. Dans notre vie urbaine, c'est une autre histoire, les tentations sont partout. l'Oedipe a besoin de se régler. C'est soit du sexe soit de la sublimation. Mais j'avoue que tant que les gens n'y ont pas "goûté" ils subliment car ils ne connaissent rien d'autre. Mais bon sublimer (dans l'art par exemple), c'est comme tout ça lasse.
    Par contre une personne peut très bien passer par des phases liées à la sexualité puis par d'autres liées à la sublimation (des phases créatives par exemple).

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  11. Matrimo : je ne mettrais pas toutes les agences dans le même bain.
    Mais il est une réalité démographique : il y a presque deux fois plus de femmes que d'hommes sur notre planète. Dans les agences -et pour avoir connu une personne qui tenait une de ces agences- en fait il n'y a quasi que des femmes inscrites. Leur proposer un profil mâle est difficile. Parfois ils trichent, ils proposent des "copains" qui donne un RDV et qui ne donnera pas suite.
    Si les femmes veulent trouver des hommes, ils faut aller sur les sites de rencontre, mais ce seront en général des RDV d'une nuit pas plus.

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  12. Donc avoir un enfant, ou plutôt avoir l'envie de faire un enfant c'est qu'une histoire d'hormone et du besoin de perpétuation de l'espèce. Le problème c'est que j'ai l'impression que toutes les raisons pour avoir un enfant n'en sont en réalité pas, ou du moins on des raisons différentes que celles énoncées. Que ce soit par égoïsme, concrétisation d'un amooouur (c'est niais dit comme ça), participer à la continuité de l'espèce (heu vous croyez vraiment que les gens ont en strictement quelque chose à faire de la perpétuation de l'espèce, vu comment l'homme bousille tout ce qui l'entoure ça n'a pas l'air d'être la principale préoccupation qui l'habite), remplir une vie vide -> égoïsme encore. Dans tout les cas j'ai du mal à saisir une raison tangible, concrète, rationnelle à cette envie.

    L'adoption a une autre finalité, pouvoir offrir à un enfant qui n'est pas génétiquement le sien, un avenir plus heureux que ce qu'il a connu jusqu'à présent. Et lorsque l'on voit le nombre d'enfants attendant d'être adopté je me demande encore pourquoi tant de gens s'obstine à vouloir d'enfant QUE s'il provienne de LEUR gène à eux. C'est égoïste au possible je trouve.

    "faire un enfant dans notre monde c'est égoïste, c'est un meurtre...". Mais mettre un enfant au monde c'est toujours un meurtre puisqu'il mourra au bout de sa vie !
    C'est assez glauque de voir les choses comme ça, même si c'est parfaitement vrai.

    Ah si, ils font beaucoup de choses ! Ils sont en retrait oui peut être, mais la méditation, des exercices (jeûne entres autres), dominance de l'esprit sur le corps, du spirituelle sur la matière visant à arriver à un idéal de perfection ultime sont franchement intéressants. Je m'étais pas mal renseigné là-dessus passé un moment et je ne pense pas qu'il y ai une lassitude quelconque pour la personne qui a véritablement choisi ce mode de vie. En fait ils me fascinent, ça serait un bel idéal je crois.
    Dans notre vie urbaine on a tendance à trop se centrer sur les plaisirs charnels et de la matière, nous devrions parfois prendre exemple sur d'autres modes de vie.
    (Je deviens ascètes si l'alcool et les drogues sont autorisées !)

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  13. Justement l'envie d'enfant n'est pas tangible parce qu'elle ne repose sur rien, juste sur un pic hormonal !

    Voir l'adoption comme cela c'est ce prendre pour un sauveur non ? Oh le pov' gosse issu des pays défavorisés, offront lui ce qu'il y a de mieux... Perso, et ce n'est vraiment que perso, je ne crois pas à l'altruisme dans l'adoption mais à un désir égoïste de refus de la frustration.

    Je peux entendre ton point de vue sur l'ascèse. Mais la méditation, les exercices, les privations n'ont qu'un but : contrôler puis éliminer les pulsions. Quelqu'un d'affamé n'est plus centré sur la reproduction mais sur l'économie d'énergie physique afin de survivre.
    Et si on devient tous ascètes, plus personne ne se reproduit, c'est la fin de l'espère humaine.
    Et contrairement à ce qu'on veut bien nous faire croire, peu de gens sont destructeurs de notre planète ou de nos Sociétés. Ce sont toujours des minorités dominantes (financièrement, musculairement ou psychologiquement) qui gonflent tous les autres.

    Ta réflexion est intéressante, car si tu deviens ascète tu n'as normalement plus besoin d'alcool et de drogue car il te faut justement renier tous tes besoins "terriens" afin de comprendre l'univers. Les toxiques faussent la pensée et ne donnent à percevoir que des illusions.

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  14. Ah! L'horloge biologique ^-^
    Tout une histoire mais j'ai pas envie d'en parlé...

    Par contre adopté des gosses ca peu aider des familles qui ne peuvent pas en avoir.
    Mais la plupart du temps c'est plus qu'egoiste.
    Des tas de gosse attendent ok.
    Sauf que beaucoup adoptent dans tout les autres pays, et les gosses francais sont souvent trop vieux pour pas interéssé.
    Je connait une fille qui veut adopté un noir et avoir ces gosses a coté, juste parce qu'un noir c'est trop mignion... tssss...
    Jvois pas l'interet de délocaliser un gosse, lui faire quitter ces coutumes, ces repéres, voir la famille qui lui reste la bas.
    Quand j'été enfant je connaissais une femme (enfin couple) qui on adopté une gamine en indonésie. Sauf que la gamine n'été pas orpheline, les parents avaient des tas de gosse mais en faisait d'autre pour les vendre et se faire de l'argent... Quelques années plus tard ils ont adopté le petit frére qui est née pas longtemps aprés elle. juste pour pas qu'elle soit seule, en disant que ce serait mieux pour elle, pour les deux meme.
    Je préfére pas savoir ce qu'ils sont devenu...!

    Pour ce qui est du monde et de l'etre humain ... Ca a toujours été ainsi, l'homme a toujours tuer et détruis, ca changera pas...
    Et la terre se detruira trés bien toute seule, humain ou pas, c'est juste une question d'année...

    Quand au manque de sexe, ben ceux qui en veulent pas pourquoi pas, mais beaucoup trouvent personne et finisse par trouvé un tas de pretexte au manque de sexe...
    Sauf qu'on voit trés bien ce que ca donne chez les pretres...


    Et sinon pour conclure, pour arrondir les fin de mois ya mieux que de se transformer en charlatan. Suffit de limité l'achat de chaussure :p

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  15. De toute façon le désir d'enfant et l'horloge bio sont un vaste débat qu'il serait fort intéressant d'avoir d'ailleurs entre nous. Mais j'ai bien peur que la case "commentaire" ne s'y prête pas super.

    Pour l'adoption, on pourrait se dire qu'il vaut mieux être déraciné que de passer son temps dans un mouroir d'orpholinat ukrainien. C'est quand même une réalité.
    Mais je me souviens avoir eu en consultation un couple qui n'arrivait pas à avoir d'enfant et ils étaient en train de décider s'ils allaient adopter ou pas. Les consultations ont montré qu'en fait leur désir d'enfant si grand était basé sur le fait que dans la vie ils avaient tout réussit et que ne pas réussir à avoir un enfant était inacceptable... surtout pas rapport aux collègues de travail. Et que monsieur pensait que ne pas avoir d'enfant risquait de limiter l'évolution de sa carrière.

    Le refus de sexe ? Pourquoi pas ? Si Siddharta lui même est revenu de l'ascèse précisant que cela n'aidait en rien à embrasser l'univers, les bouddhistes restent très "fermes" (lol) sur l'abstinence sexuelle. Ce qui est compréhensible. L'abstinence pousse à la sublimation ce qui facilite la méditation.

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  16. Je ne crois pas que ce soit se prendre pour un sauveur. Si on veut sauver les gens on fait pompier ou autre, on n'adopte pas un enfant. Frustration pour quoi donc ? Une personne tout à fait à même de procréer peut avoir envie d'adopter un enfant, pourquoi vouloir à tout prix la marque de SES gênes ? Que l'enfant soit adopté ou non qu'est-ce que ça change ? Ca reste un gamin non ?

    C'est justement cette "purification", si l'on peut dire, qui est si difficile à acquérir mais également si attrayante. C'est se centrer sur l'essentiel, ressentir les choses différemment et mettre de la distance avec le reste.
    Tout le monde n'est pas capable de devenir ascètes, et tout le monde n'en n'a pas la moindre envie non plus, de ce fait la fin de l'espèce humaine n'est pas prête d'arriver.

    Exact, même si on peut considérer l'alcool et la drogue comme étant de "l'ascèse moderne" (plus pour la drogue tout du moins -si on met de côté les drogues "chimiques"-), dans le sens où toute deux peuvent mener à l'élévation spirituelle même si cela reste induit par une substance.
    Les illusions ont parfois du bons lorsque l'on est conscient qu'elles sont factices.

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  17. non non les pompiers ne veulent sauver personne, ce sont des incendiaires refoulés. Adopter un enfant est "à la mode". Ca permet d'avoir une vie de famille tout en ne vivant pas de grossesse chez les stars. Chez les personnes en désir d'enfant, je crois que les parents adoptifs se sauvent eux d'abord.
    Entre un enfant adopté et celui procréé par soi il y a une énorme différence. D'abord l'enfant adoptif y a un moment où il faudra lui dire, ensuite la vie te rappelle que ce n'est pas "ton" enfant (s'il va à l'hopital par exemple "y a déjà eu des cas dans la famille ?") et puis pour une raison qu'on explique peu la majorité des enfants (pas tous attention) veulent absolument rénouer avec leur famille biologique. Chez les garçons adoptés ont observe une prédominance de l'agressivité à l'adolescence...
    Tu as certainement lu l'article sur l'adoption russe qui a mal fini : les parents ayant trouvé le gamin adopté trop agressif et surtout pas "adéquat" à leurs attentes l'ont renvoyé en Russie dans son foyer d'accueil. Ca illustre bien la généralité des désirs d'enfants adoptés.

    Pour les toxiques, j'ai du mal à voir comment ils élèvent spirituellement. Cela voudrait dire que Dieu ou l'univers ne sont accessibles que lorsqu'on se détruit le cerveau ? Et pourquoi donc l'ascèse devrait elle être une quête spirituelle ? Comprendre comment fonctionne l'univers n'a rien de spirituel (les astronomes sont ils spirituels ? S'ils font des blagues oui sans doute, mais pour ce qui est l'élévation vers une certaine théologie j'ai des doutes). Les illusions sous acide les indiens en font des présages, mais du coup ces illusions les éloigne de la réalité. Or l'ascèse vise à se centrer sur le moment présent et à l'envisager sous des angles différents.

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  18. Et les flics sont des bandits refoulés, et les psy des névrosés dans le déni, c'est bien connu ;).

    C'est restrictif de se limiter à l'effet de mode. Pour avoir le droit d'adopter il y a tout un tas de normes, de conditions, de procédures et d'entretien, c'est un long parcours où les risques de voir le "projet" se concrétiser sont minces, j'ai du mal à croire que cet "engouement" n'est lié qu'à un effet de mode. Se sauver eux même de quoi donc ? Depuis quand a t'ont besoin d'enfants pour "se sauver" ?

    La différence se situe au niveau des gênes, de la culture éventuellement, point barre. Oui il faudra faire face à certaines situations plus délicates à gérer, oui il faudra l'expliquer le moment venu à l'enfant voir l'accompagner dans ses démarches de recherche du passé, et alors ? D'autres problèmes se posent avec un enfant qui a été "produit" (désolée pour l'aspect mécanique que ça donne à la chose) par soi. Au fond il y a une véritable différence selon la manière dont on voit l'enfant et la façon dont il sera éduqué par la suite.
    L'agressivité à l'adolescence chez le garçon est assez commun, plus ou moins marqué, mais elle est souvent présente.

    J'ai du omettre cette article. Mais c'est un exemple typique de parents qui croient que les enfants sont comme des produits de supermarché, genre satisfait ou remboursé. Quand on prends la responsabilité de faire ou d'adopter un enfant on assume les dommages collatéraux et les éventuels problèmes, sinon on met un préservatif et tout le monde s'en portera pas plus mal. Mais c'est valable aussi pour les enfants non adoptés, combien d'enfant sont abandonnés parce qu'ils sont de sexe féminin et que c'est "mal vu" ? (pays asiatiques notamment)


    L'élévation spirituelle est très subjective et complètement faussé. C'est une simple constatation sur le moment, ça s'estompe plus ou moins rapidement. De plus, à usage récréatif, les effets sur le cerveau reste limités, je présume (mal, probablement). Cependant pour appuyer ma théorie saugrenue, l'usage d'herbe (de bonne qualité ect..) est souvent présente dans certaines civilisations pour amener l'esprit "sur d'autres frontières". Vous parliez des Indiens, et bien voila, par exemple. Je ne crois pas qu'ils avaient le cerveau tellement détruits que ça ou alors ça ne leur a pas trop mal réussi il faut croire.
    Par le biais de la méditation et des pratiques on ne peut renier le côté spirituel de l'ascèse qui est d'ailleurs souvent assimilé à une sorte de religion bien que cela s'apparente plus comme un mode de vie. Mais il est vrai que pour cela il faut garder son entière "lucidité" d'où l'élimination des diverses nuisances potentielles.

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  19. On n'a pas toujours besoin d'un enfant pour se sauver mais on peut utiliser un enfant pour se sauver. C'est le côté thérapeutique (voire social) de l'enfant. Et ce n'est pas son rôle.
    Certes c'est censé être contrôlé. Mais comme je le disais, si bien des psys s'opposent à la demande d'adoption justement parce que la demande n'est pas "saine", des gynéco proposent à leur patiente de contourner ce refus en passant par un pote psychiatre par exemplequi donnera l'agrément. Du coup, le dossier d'adoption est accepté alors que normalement il n'aurait pas du l'être.

    Tss tss, l'agressivité des garçons adoptés est bien supérieure à celle des garçons non adoptés. j'ai écrit un article quelque part dans ce blog sur ce sujet d'ailleurs.

    Je ne parlais pas des Sociétés dans lesquelles on abandonne ou tue les enfants. D'ailleurs ce ne sont pas ces pays là qui adoptent, mais uniquement nos pays "développés", c'est étrange d'ailleurs non ? Ces couples qui sont capables d'avoir des enfants et qui ressentent le besoin d'aller chercher ceux des autres aux lieu d'en faire ! On en voit cela que chez "nous".
    Pour les personnes ne pouvant avoir d'enfant, je compatis pleinement à leur souffrance. Mais pourquoi donc faut il à tout prix avoir un enfant ? Soit ils ne gèrent pas la frustration, soit il y a quelque chose qui les y pousse : un manque social (pour être socialement correct il faut un enfant) ? Un besoin de complétude (que vient compléter l'enfant)? Un besoin viscéral et hormonal peut être... Tiens nous y revoila.

    je sais, on va me rétorquer que bien des parents bilogiques ne font pas des enfants juste parce qu'ils ont envie, mais justement pour les mêmes fausses raisons et qu'eux on ne leur demande rien. C'est vrai.

    Ce qui m'intéresse ce n'est pas l'adoption en tant que telle, mais les raisons qui pousse à adopter, comme celles qui poussent à enfanter.... car au bout c'est toujours l'enfant qui pâti d'un rôle qui n'aurait pas dû être le sien.

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  20. L'argent peu y etre pour quelque chose aussi ...
    En ayant des enfants on a moins d'impots a payer.

    Pour ce qui est de l'envie d'avoir un gosse moi je dirais pourquoi pas. Beaucoup font des gosses comme ils acheteraient un animal...
    Aprés c'est vrai que c'est souvent comme ca, surtout pour les filles qui revent du prince charmant, "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant"...
    Aprés ca peu etre pratique aussi, comme nous a dit une formatrice ya pas longtemps "faites pas les con comme moi faites des gosses parce que ca vous evitera de racler plus tard surtout si vous faites partit de la catégorie moyenne" ^-^ reviens encore l'argent et la partit egoiste, les enfants aideront quand on sera vieux (encore faut il qu'ils soient pas égoïste eux aussi)


    Sinon pour en revenir au coté hormonal et a l'horloge biologique je pense que c'est un truc surtout feminin. Passé un temps ca se reveille et la femme sait que le temps de faire un gosse est compté, car aprés la ménopause plus moyen d'en faire un (quoi que...) mais bon plus on attend plus ya de risque. Le mec lui de son coté a pas trop de soucis.

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  21. "Sauvez-vous, faites un enfant !", ça aurait de la gueule comme slogan.
    Ce qui est quand même étrange c'est qu'il a des contrôles pour adopter un enfant, mais par contre pour en faire un soi même (avec un autre quand même hum bref, le cours de la procréation me semble lointain) il n'y a aucun contrôle.
    Le besoin d'enfanter peut donc ne pas être sain et n'importe qui peut devenir parent, pourquoi une telle différence entre enfants adoptés et enfants biologiques alors qu'il s'agit de la même finalité dans les deux cas: éduquer/élever un enfant dans le but qu'il vole de ses propres ailes à un moment donné.

    Pourquoi ne pas faire de dossier également pour les parents biologique des enfants ?
    Vous reconnaissez d'ailleurs que c'est vrai, mais alors pourquoi rien n'est changé ? (we can change the world !)

    Peut être parce que les pays développés ont les moyens d'adopter des enfants, de plus, dans les pays développés le taux de natalité est beaucoup plus important du au fait que les moyens de contraception sont encore mal "maitrisés".
    C'est vrai que c'est mal vu de ne pas avoir d'enfant, tout est une question de regard de l'autre et du moment que les raisons pour ne pas avoir d'enfants sont assumées le regard des autres n'a que peu d'importance, sinon cela signifie qu'il y a un problème quelque part.

    Le problème avec la théorie du besoin hormonal c'est qu'elle est faillible, tout le monde ne semble pas être sujet à cette envie puisque tout le monde n'a pas d'enfant (parmi ceux qui sont capable de procréer, évidemment).
    Mais c'est ce qui se rapproche le plus j'imagine, du fait de l'incapacité que nous avons d'expliquer de façon rationnelle ce phénomène.

    C'est un besoin qui reste donc par nature excessivement égoïste.

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  22. (C'était Chucky, j'avais oublié mon nom, désolée ^^)

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  23. C'est d'ailleurs ce que réclament les parents en demande d'adoption. N'importe quels abrutis vivant dans 20m2 et maltraitants peuvent faire des enfants naturels sans qu'on ne leur demande aucune justification. Pour les parents adoptifs, non seulement il faut un revenu certain, un appart et des chambres d'une certaine taille mini mais aussi un équilibre psychologique. On peut totalement se dire -et c'est la réalité- qu'un enfant aimé dans 20m2 sera heureux et certainement plus heureux qu'un enfant maltraité dans 100 m2....
    Reste la volonté pour les parents biologiques d'être sûrs que leur enfant sera "bien" placé. Sans compter que c'est aussi vouloir faire barrière à la traite des enfants. Et qu'on veut être sûr que quitte à déraciner des enfants que ce soit pour leur donner "mieux" que ce qu'ils auraient trouver chez eux...

    Ce qui est amusant dans cette "envie" de procrééer c'est justement cette absence d'envie chez certaine, absence qu'on ne trouve dans nos Sociétés dites "civilisées". Ailleurs, et si on enlève les considérations financières de certains pays, il ne viendrait pas à l'idée d'une femme de ne pas avoir d'enfant et celles qui ne peuvent en avoir sont encadrées, choyées, on leur "prête" des enfants la journée.
    C'est comme si dans nos Sociétés occidentales certaines pensaient que les enfants sont des poids ou qu'il est plus important de se faire passer soi en premier. Encore une fois, je ne doute pas un seul instant qu'il existe des femmes qui n'ont aucun désir d'enfant.

    L'autre fois j'entendais un reportage sur le sujet. On interrogeait une femme sur son absence de désir d'enfant. Elle se plaignait qu'on n'arrêtait pas de lui faire pression (ce qui n'est pas normal j'en conviens) et que n'arrêtait de lui dire qu'elle changerait un jour d'avis (et c'est fort possible) surtout le jour où elle rencontrerait enfin quelqu'un qui compterait pour elle. Parce certes elle ne voulait pas d'enfant, mais en fait il n'y avait personne d'autre dans sa vie. Juste elle et ses amis. Et j'imagine sans peine qu'à force de la presser, on obtenait juste l'effet inverse avec une obsession à montrer qu'elle ne leur obéirait pas. La seule chose qu'on puisse lui souhaiter c'est que si jamais elle change d'avis, il ne sera pas trop tard, car alors elle deviendra une de ces forcenés des fiv...

    Ce qui personnellement m'interroge plus c'est cette volonté d'avoir un enfant à tout prix lorsqu'on ne peut pas en avoir.

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