dimanche 30 mai 2010

Méditation du dimanche - 38

Un jour, une femme sort de sa maison et voit trois vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle. Elle ne les reconnaît pas.. Elle leur dit : ' Je ne pense pas que je vous connaisse, mais vous devez avoir faim, s'il vous plaît, entrez et je vous donnerai quelque chose à manger '.

- ' Est-ce que les enfants de la maison sont là ? '

demandent-ils.
- ' Non, ils sont sortis ' leur répond-elle.
- ' Alors nous ne pouvons pas entrer '.

En fin d'après-midi, lorsque les enfants reviennent de l'école, la femme leur raconte son aventure avec les trois hommes.


- ' Va leur dire que nous sommes à la maison et invite-les à entrer '! Disent-ils à leur mère. La

femme sort et invite les hommes à entrer dans la maison.

- ' Nous n'entrons jamais ensemble dans une maison ', répondent-ils. Un des vieillards explique :


-' Son nom est 'Richesse', dit-il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l'autre, lui c'est 'Succès',

et moi je suis 'Amour''.

Il ajoute alors, - ' Retourne à la maison et discute avec ta famille pour savoir lequel d'entre nous vous

voulez dans votre maison '. La femme retourne à la maison et rapporte à sa famille ce qui avait été dit.

- ' Comme c'est étrange '! S'exclament les enfants.


- ' Puisque c'est le cas, nous allons inviter Richesse'!


La mère n'était pas d'accord.


- ' Pourquoi n'inviterions- nous pas Succès? Votre père en aurait bien besoin dans ses affaires...'


La plus petite, Raffie, qui suçait encore son pouce, s'exprime à son tour :


- ' Veux mamours, veux mamours.... '


Les parents fondent devant tant de câlinerie enfantine et la mère sort inviter 'Amour' à entrer...


'Amour' se lève et commence à marcher vers la maison. Les deux autres se lèvent aussi et le suivent. Etonnée, la femme demande à 'Richesse' et 'Succès':


- ' J'ai seulement invité 'Amour'. Pourquoi venez-vous aussi?


Les vieillards lui répondent ensemble :


- ' Si vous aviez invité 'Richesse' ou 'Succès', les deux autres d'entre nous seraient restés dehors, mais

vous avez invité 'Amour' et partout où il va, nous allons avec lui, puisque partout où il y a de l'Amour,
il y a aussi de la Richesse et du Succès.





jeudi 27 mai 2010

Titre de psychothérapeute




le décret est enfin passé !
A partir du 1er juillet 2010, le titre de "psychothérapeute" ne sera plus libre d'usage.
Aujourd'hui encore n'importe qui avec une formation toute autre ou sans aucune formation du tout peut se prévaloir comme psychothérapeute et mettre une plaque devant chez lui.

Bientôt, ce titre sera réservé :
- aux médecins psychiatres
- aux psychologues à spécialisation clinicienne (et/ou pathologique) niveau master (ex DESS) minimum.
- aux personnes ayant exercées pendant plus de 5 ans la psychothérapie (sur justificatif et après passage devant une commission).

Pour les autres ne bénéficiant pas de cette professionnalisation et qui voudront se prévaloir du titre de psychothérapeute, il leur faudra suivre une formation de 400 heures en patho et clinique auprès d'un organisme agréé par l'Etat + un stage d'au moins 5 mois dans la spécialisation.

Les professionnels actuels ont 1 an à partir du 1er juillet pour s'inscrire sur la liste départementale de leur lieu d'exercice sinon ils seront obligés de suivre la formation (ce qui va donc m'obliger à m'inscrire...).

On estime que sur les 25000 personnes pratiquant la psychothérapie à ce jour, environ 4500 n'y connaissent strictement rien.
 
Attention néanmoins aux abus de langage, car le titre de "thérapeute" n'est pas et ne sera pas encadré légalement, ce qui permet toutes les dérives possibles dans tous les domaines envisageable, comme c'est déjà le cas. A éviter donc.

Pour en savoir plus sur le décret d'application de la loi, c'est ICI.





mercredi 26 mai 2010

La petite philosophie du mercredi - Le pot de yaourt



Prenons un pot de yaourt.
N'importe lequel.
Un pot tout ce qu'il y a de plus banal.
Que le yaourt soit nature ou aromatisé ou aux fruits n'a aucune importance.
Que le pot soit en carton ou en verre non plus.

Prenez ce pot de yaourt.
Tenez le dans vos mains.
Et demandez vous :
Que serait le yaourt sans le pot de yaourt ?

Imaginez là, tout à coup, le yaourt sans son pot.
Imaginez comment là brutalement le yaourt privé de son pot se mettrait à couler puis  à dégouliner fraîchement sur vos doigts, sur vos paumes.
Ca y est vous en avez plein les genoux !
Et que maintenant ça glisse mollement vers le sol en y laissant des éclaboussures.
Et ça colle.
Beurk.

Cessez d'imaginer.
Maintenant de nouveau regardez bien ce yaourt entre vos mains.
Et demandez vous :
Le pot de yaourt = la peau du yaourt ?


C'était la petite philosophie du mercredi...




lundi 24 mai 2010

On nous surveille dans les hypermarchés !

La CNIL, toujours au top de sa forme, vient de découvrir une pratique inadmissible et non légale : la grande distribution espionne les comportements d'achats mais aussi tous les autres comportements des clients lors de leurs passages dans les rayonnages.

Vaste découverte non ?

J'en ai un peu marre de ces effets d'annonce avec 15 ans de retard. 

Pour vous parler un peu de moi (ça vous changera) au début des années 90 j'ai fait une maîtrise en éthologie. Le thème de mon mémoire portait sur "les effets d'un milieu appauvri vs les effets d'un milieu enrichi sur les animaux et les êtres humains".
Et même que j'ai eu 18/20.
Euh, je m'égare dans ma mégalomanie psychopathique.
Mais à cet époque l'assistant du prof était un thésard en éthologie humaine.
Il avait quoi ? Je dirai 26 ou 27 ans. 
Sa spécialité en éthologie humaine c'était les comportements des clients de la grande distribution lors de leurs passages dans les rayonnages.
Ca vous rappelle quelque chose non ?
Il avait déjà à l'époque, alors qu'il était en dernière année de son doctorat, un job grassement payé dans un institut spécialisé dans l'analyse des comportements d'achats missionné par la grande distribution. 
Pour tout vous dire, c'est même lui qui a créé le job.
Il s'était proposé de démontrer qu'en analysant les comportements de clients il était possible de les manipuler afin d'augmenter la pulsion d'achat.

Par exemple, vous êtes vous demandé pourquoi votre hypermarché vous passe de la musique de fond ?
Pour créer une ambiance ?
Pour "blanchir" les autres bruits de fond ?
Pour que les surveillants vous matent en train de vous trémousser sur votre air préféré du moment ?
Pour le plaisir de payer des droits à la SACEM ?

Non, tout simplement pour gérer le temps que vous allez passer dans les rayons.
Si vous ne l'avez pas encore remarqué, une chanson lente ("slow") vous fait ralentir le pas, passer plus de temps dans le rayon, augmente le temps que vous passez à regarder les produits et donc augmente les chances pour que vous trouviez un produit qui vous tente et que vous l'achetiez.
Une chanson à rythme rapide va servir à vous faire dégager plus vite. Cela n'est utilisé que les jours où il y a beaucoup de monde afin d'accroître la vitesse de circulation des clients et que le magasin ne se retrouve pas trop bondé.
Ca fait aussi travailler plus vites les caissières qui du coup débitent plus vite leurs clients...

Sachez que les chansons lentes et "tristes", vous font acheter plutôt des produits alimentaires.
Une chanson rythmée et joyeuse donne plutôt envie de frivolités et de produits d'extérieur (fleurs, vêtements légers....).
Bref vous n'achetez jamais totalement par hasard et vous avez beau vous préparez une liste de course, vous finissez toujours par faire l'acquisition de quelque chose qui n'y était prévu.
Merci à la musique.
Merci aussi aux couleurs et aux odeurs qui sont quasi totalement manipulées dans les hypermarchés.
C'est la raison pour lesquelles les chaussures d'origine chinoises sentent le cuir alors qu'elles sont composées de carton bouilli ou que vos fraises sentent bon... tant que le plastique qui recouvre la barquette n'est pas enlevé. Lorsque vous mettez le nez sur votre barquette c'est l'odeur de l'opercule que vous sentez, pas celui de la fraise...

Je soupçonne un mec de la CNIL d'avoir un gosse qui a mis son nez dans une fac d'éthologie et qui vient de découvrir, horrifié, les réalités de notre Société de consommation.
Et le gouvernement de vouloir faire pression en révélant des "scoops" soit disant juteux pour tenter de faire plier la grande distribution en vue d'une éventuelle baisse des prix de la  grande distribution.

PS : si vous avez une carte du style "PASS" ou "Auchan"  (carte du magasin qui vous permet d'avoir des bons d'achat en fin de mois), sachez qu'elle ne sert en aucun cas à vous filer des remises mais à évaluer vos habitudes de consommation. A la fin du mois, à partir des cartes, sont effectuées des statistiques qui permettent de voir quels produits sont les plus ou les moins prisés des consommateurs. Ainsi certains prix pourront être augmentés et certains produits pourront être supprimés des rayons.
En utilisant cette carte, sans le savoir vous aidez les magasins à gérer leurs stocks, à négocier leurs tarifs avec les fournisseurs et surtout à augmenter les prix d'achat des produits que vous consommés le plus.

Et ça, "ça va se savoir !"

L'ambiance sonore va les faire se décider plus vite. S'ils accélèrent inconsciemment, ils passeront moins de temps à choisir et n'auront pas le temps de réfléchir à la comparaison entre les produits. Excités, énervés, pressés, ils auront tendance pour se débarrasser de la tâche ingrate en prenant le premier produit visible donc un produit à hauteur visuelle, parmi les plus chers (en tout cas pas parmi les moins chers).
Plus on vous énerve, plus vous allez vite, plus vous prenez ce qui est à votre portée et plus vous dépensez... C'est bien à ça qu'on voulait d'ailleurs vous entraîner.
(et pourquoi croyez vous que rien qu'à la pensée d'entrer dans un hypermarché vous êtes énervé(e) ? Parce qu'on vous a programmé(e) pour ça !)





dimanche 23 mai 2010

Méditation du dimanche - 37



Il est bien vrai que
nous devons penser au bonheur d'autrui,
mais on ne dit pas assez
que ce que nous pouvons faire de mieux
pour ceux qui nous aiment,
c'est encore d'être heureux.


jeudi 20 mai 2010

niqab et burqa

Loin de moi de me mêler d'une polémique religieuse ou politique.

Je n'avais d'ailleurs pas du tout prévu de vous parler de ce sujet, mais certaines évolutions sociales constatées me font réagir.


En région parisienne, des femmes portant le niqab, j'en ai vue quelques unes en quelques années années. Mais c'est vrai que j'en vois de plus en plus. Cela veut il dire que celles qui n'en portaient pas avant s'y sont mises ou qu'il y a plus de femmes parmi les nouvelles générations qui le portent ? 
Je n'ai pas vraiment la réponse et ce que je constate dans les Hauts de Seine n'est pas spécialement représentatif du reste de la France. 
Néanmoins il me semble que ce phénomène touche surtout désormais des femmes jeunes, mais difficile à dire sans soulever le voile.
On nous parle des converties, mais du fait même de la mixité sociale, il est évident que de plus en plus de jeunes femmes épousent des hommes musulmans et se convertissent.

Le niqab comme la burqa ne sont pas obligatoires selon la loi du Coran. C'est une certaine lecture des textes qui fait que la femme doit se couvrir pour ne pas être "offensées" par les hommes et que l'homme ne peut parler à la femme qu'au travers d'un voile (sans que jamais il n'est été précisé que le voile devait être porté sur le corps ou même que c'est la femme qui devait porter le voile). L'ouverture pour les yeux doit être la plus petite possible afin qu'on ne voit pas la beauté du regard jugé trop attractif. Tout le corps peut être couvert, même les mains. Plus d'autres contraintes telles ne pas porter de talon ou toute chaussure faisant du bruit, le bruit des pas des femmes étant considéré comme une tentation impure pour l'homme. Il en est de même pour les cheveux bien sur, le bruit "froufroutant" lorsque la femme marche, le port du soutien-gorge.... 



J'ai vu il n'y a pas très longtemps, une petite fille déjà en burqa. Autant je trouve cela juste "étrange" chez les adultes (enfin pas plus qu'une personne super tatouée/piercée), autant chez une enfant qui devait avoir 6 ans à tout casser, là cela m'a profondément choquée.

Bon, on est d'accord ou pas, ce n'est pas ma question.

Notre ami à tous, j'ai nommé Nicolas 1er, a décidé que pour le bien de la femme la burqa tout particulièrement, le niqab aussi, se devaient de devenir une atteinte à la liberté de la femme et à la sécurité publique.

C'est l'année de la femme parait il, alors il faut bien que Nico fasse quelque chose pour marquer le pas. C'est aussi un ancien ministre de l'intérieur, ça laisse de toute évidence des séquelles.

On nous le dit aussi, la burqa ne concerne qu'environ 2000 femmes en France.
Nous allons donc légiférer pour 2000 personnes. 
Vous me direz qu'il n'y a que 1000 homicides en France par an on a bien légiférer sur le crime et sa sanction.
Alors pourquoi pas ?

Il y a, je n'en doute pas un seul instant, des femmes qui n'ont pas eu le choix et auxquelles on a demandé (gentiment d'abord, peut être moins gentiment ensuite) de bien vouloir mettre le niqab puis la burqa.
Mais il est évident aussi qu'il existe des femmes qui, afin de plaire à Dieu et à leur mari, ont décidé seule de se couvrir le visage et/ou le corps.

Ce qui m'étonne c'est que depuis la polémique sur cette Loi, j'en vois partout !
C'est affolant, des niqabs et des burqas il en fleurit dans tous les coin, isolés ou en groupe.
Je sais que c'est le printemps et que la sève monte, m'enfin quand même.
C'est comme si le fait d'avoir décidé d'en parler avait fait sortir les femmes cachées de chez elles ou pire, comme si le désir de légiférer avait poussé certaines femmes à passer au niqab ou la burqa.
En 3 semaines on doit être passé de 2000 à 5000.
Juste pour embêter Nico, certainement.

Que dire, qu'un imam sunnite a expliqué il y a peu que le niqab était une tradition et qu'il n'a aucun lien avec la religion ? Que ce même iman a créé la polémique en précisant que lorsqu'un musulman change de pays il doit se plier aux lois du territoires où il vit ?

Si c'est le cas, on comprend pourquoi le gouvernement veut légiférer car du coup, en jouant sur le mot "loi", ces femmes seront dans l'obligation de se découvrir dans les lieux publics.
Mais comment expliquer alors que ces femmes disent porter le niqab ou la burqa par choix religieux ?
(pour en savoir plus sur l'habillement correcte des femmes musulmanes, allez lire le forum de la Mosquée de Lyon)

En fait les textes coraniques, peu explicites d'ailleurs, existent afin de tout faire pour que la femme ne soit pas attractive pour l'homme. Elle doit passer inaperçue (en marron ou noir), elle ne doit rien porter de moulant (qui montre ses formes)...
Que doit on en déduire ? 

Que la femme est trop belle (le Coran parle de "parure") ? 
Ou que l'homme n'est pas capable de résister à ses pulsions ?

L'homme serait donc un individu faible psychologiquement. 
Dominé par des pulsions libidinales, incapable de supporter la frustration, entraîné par son impulsivité, sous sa peau l'homme se cacherait un monstre effroyablement veûle et bestial.
Ouuuh c'est pas bien.
Ce qui voudrait dire que si un homme musulman agresse une femme, il n'est pas responsable puisqu'il n'a su résister à ses pulsions.
Il deviendrait donc irresponsable au yeux de la loi, puisque incapable de raisonnement.
Ce qui veut dire aussi que l'homme et la femme ne peuvent être mise sur le même pied, car l'homme étant plus faible psychologiquement que la femme, il ne peut y avoir parité ni égalité et qu'il faut absolument que l'homme soit protégé, de la femme et de lui même.
Car cette femme, vile corruptrice, tentatrice dès son plus jeune âge, ne saurait rester libre d'entraîner l'homme sur les chemins vers l'enfer.
Et si elle se fait agresser par cet homme mis au niveau de l'animal, c'est qu'elle l'a bien cherché pardi.
La femme si dominante et raisonnée face à cet l'homme si soumis et impulsif.
Ce n'est pas la femme musulmane qu'il faut libérer Messieurs les Parlementaires, mais bien l'homme musulman !
Mais qu'attendez vous pour créer des espaces protégés pour les mettre à l'abri de la génèse de leur souffrance psychique ?
Elevons des murs ! Mettons des barreaux ! Fermons les portes à clé ! Mettons des gardiens !... Que sais-je encore ?
Libérez les faibles d'esprit !



Bon, allez, à quand l'interdiction de la cornette dans l'espace public ?

mercredi 19 mai 2010

Boire et travailler tuent


Le "binge drinking" qui correspond à une façon de boire coups sur coups jusqu'à s'en rendre malade, vomir, voire tomber dans le coma est en recrudescence depuis quelques années chez les jeunes. De plus en plus jeunes d'ailleurs.

Concours du plus grand nombre de verres de vodka avalés en un court laps de temps...
Concours du plus grands nombre d'alcools différents ingurgités en 1 minute....
Concours de celui qui aura fini les 20 verres en 1 minute...
Concours de celui qui aura la plus grande imagination pour intensifier les effets de l'alcool...
Toujours imaginatifs les jeunes pour renouveler les jeux d'intérieur.

Pour informer les jeunes sur les dangers de l'alcool à haute dose, la Mairie de Paris a lancé un concours de vidéo. Voici la vidéo gagnante :


Pas sur que cela ait l'effet escompté, mais c'est plutôt marrant...
Je n'ose imaginer le nombres d'ados fans de films d'horreur qui vont essayer de picoler juste pour voir si ça va faire pareil.


Bon tout ça c'est bien joli, mais les survivants au binge drinking grandissent et finissent par s'insérer dans le monde du travail.

Une étude anglaise (menée sur des fonctionnaires) démontre que plus on travaille plus on meurre d'une crise cardiaque.
Ce sont les hommes et ceux ayant des postes à hautes responsabilités qui sont les plus touchés par les problèmes cardio-vasculaires.
Il semblerait que faire des heures sup modifierait les mécanismes métaboliques et permettrait aussi de cacher des dépressions sous-jacents (non !?? oh ben ça alors !!!), de même que des états anxieux et des troubles du sommeil (c'est dingue non ?).

Ce type de personnels ne se soigneraient jamais lorsqu'il présenteraient de tels troubles et viendraient travailler alors même qu'ils se sentent malades. (et je pencherais même sur le fait que plus ils se sentent mal plus ils travaillent).

Bizarrement ceux qui travaillent plus, mais qui le font par plaisir, ne présenteraient pas ces mêmes symptômes.

Conclusions :
- travailler plus c'est vivre moins pour certains (ça fera moins de retraites à payer)
- si les employeurs veulent des personnels en pleine santé, il faut qu'ils trouvent un moyen pour que ces personnels prennent du plaisir à venir travailler (motivation, formations, salaires, ambiance....)
- parfois le chômage à du bon

Conclusion générale :
- boire et travailler tuent.

Vivre aussi.

lundi 17 mai 2010

J'ai testé.. Déli Traiteur (DOD - Dish of the Day)

Ben non pas de psycho aujourd'hui.
(vous êtes trop habitué aux bonnes choses).

Et justement en parlant "bonnes choses" parlons de mes essais gustatifs.

Il y a quelques semaine a ouvert pas trop loin de chez moi un traiteur "Délit Traiteur".
De l'extérieur ça à l'air sympa.
On peut en effet acheter plein de choses et aller les déguster si l'envie nous en prend dans une autre salle.

Ce Déli Traiteur est placé juste à la sortie d'une école privée (collège et lycée), on imagine sans peine l'idée du franchisé qui s'est dit qu'il allait récupérer tous les grands ados qui ne veulent pas aller à la cantoche.

Ca faisait plusieurs fois que je passais devant et je me suis dit qu'il fallait que j'aille essayer.

Ben ce jour là j'aurais mieux fait de rester couchée ou d'aller au MacDo.

Je n'ai pris de photos parce que je pensais trouver un site internet France. Ce qui n'est pas le cas, puisque semble t il Déli Traiteur est une idée Belge (si j'avais su lol).
Et le hasard faisant bien les choses, j'ai déjeuné avec une amie à côté des personnes qui , je pensais, mettaient à jour le site mais qui certainement devaient construire le site français.

Bref, comme vous l'avez compris, nous étions deux, moi et une copine.
Nous entrons dans le temple.
Tout est joliment éclairé, décor en boiseries et briqueries.
Tout est fait pour donner une impression de propreté et de haut de gamme.
On peut acheter un peu comme dans une épicérie, des gâteaux secs, des boissons, du pain, de la viande, des légumes... 

Les photos sont extraites du site de Déli Traiteur mais c'est vraiment comme cela


Au milieu, des bacs réfrigérants dans lesquels sont placés des plats tout prêt en portion individuelle.
Un bac avec les plats "tradition" (bouffe "française") comme du boudin avec sa compote de pomme, de la saucisse de toulouse avec de la purée aux carottes... 
Un bac avec des plats "chinois" et "indiens", tels que "crevettes au curry et son riz basmati", "du boeuf au saté aux nouilles sautées". 
Les plats complets font environ 400 g.
On a le choix entre les plats complets (viande + légumes) ou les portions séparées de viande et de légumes.

C'est présenté comme cela, mais en moins plein et en moins appetissant

Ensuite on peut acheter à part son dessert et sa boisson.

Et hop on passe à la caisse.
Pas de prix de gros, pas de menu plat + dessert + boisson.
Un plat individuel coûte entre 6€40 pour le moins cher et jusqu'à 9€90.
Un légume seul coûte environ 2€50.
Une viande seule entre 2€70 et 3€90.
Si vous décidez de déjeuner sur place, on vous donnes une pochette avec une serviette en papier, des couverts en plastique noir et un morceau de pain.

Ensuite il suffit d'aller s'installer à une table et de faire réchauffer le plat pendant 3 minutes.
C'est une grande salle peinte en couleur marron glacé, les tables y sont noires, les chaises "vintage" dans une couleur sombre indéfinissable, cela donne un aspect plutôt sombre à cette pièce et ce malgré les grandes ouvertures.
Les tables sont tâchées de traces de verre. Le sol pas très propre.
Il y a peu de personnes dans la salle.
3 collégiens, 2 lycéens, 2 hommes qui discutent boulot... et le groupe de responsables du magasins avec une informaticienne qui planchent sur le site internet de Déli.

Votre curiosité habituelle vous pousse à vous demander de quoi j'ai bien pu déjeuner ce jour là.
Eh bien, rien me tentait vraiment, tout avait l'air trop cuit, la taille de portions semblait être faite pour me rappeler que je suis au régime...
J'ai opté pour des boulettes à l'indienne et une purée madrilène.
Mon amie a pris une paupiette avec de la purée.
Alors avant de vous faire mes commentaires, je vous mets la composition des plats :

boulettes à l'indienne : viande de porc (56%), volaille (12%), chapelure, eau, oignons, poivrons, amidon de froment, sel, mélange épicé.
(préparé dans un atelier où sont utilisés gluten, poissons, crustacés, fruits à coque, celeri, arachide)

purée madrilène : pommes de terre, lait, crême, beurre, oignons, carottes, poivrons rouges, pulpe de tomate, sel, sucre, xanthane, guar, coriandre, mélange d'épices, arôme
(préparé dans un atelier où sont utilisés gluten, poissons, crustacés, fruits à coque, celeri, arachide, sésame, soja, lait, moutarde)

paupiette de porc et sa purée à l'huile d'olive et basilic
paupiette porc : 30%, sauce : 21 % mélange de champigons, crême, échalotte, beurre, huile de soja, roux, extrait de viande, ail, huile de truffes noires, huile d'olive, sel, poivre
purée : pommes de terre, lait, beurre, huilde soja, huile d'olive, arôme, sel, basilic, poivre, muscade, colorant E160
(préparé dans un atelier où sont utilisés gluten, poissons, crustacés, fruits à coque, celeri, arachide, sésame, soja, lait, moutarde)

Oui, je sais ça fait peur.
Mais bon nous y étions, nous avons goûté.

Après rechaufage au micro onde, nous avons donc enlevé les opercules.
Première constatation, ce n'ai pas plus appétissant en "vrai" que derrière une couche de plastique.
De mon côté ça sent bon les épices et de l'autre la viande revenue et la sauce à la crême.
Les deux purées n'en sont pas vraiment. Elles sont composées de petits carrés de pommes de terre, enveloppés dans une sauce épaisse et crêmeuse.

Je mange assez salé avec la fâcheuse tendance à rajouter du sel dans mon assiette.
Par contre ma copine, ne remet jamais de sel et mange plutôt sans sel même pendant la cuisson.
Mais là même pour moi, c'était HYPER salé.
Au point que ça m'en a irrité la gorge.
Mon amie n'a pas pu finir sa paupiette ni sa purée.
Au bout de quelques bouchées, elle mourrait de soif et n'a pas pu manger plus de la moitié de son plat.
Sa purée à elle était légèrement moins salée que la mienne.
Erreur en cuisine ?
Sabotage ?
On a plutôt eu l'impression très négative qu'on essayait de nous planquer des cochonneries sous le goût du sel ("la viande devait être pourrie et ils planquent le goût").

En ce marrant et en se disant qu'ils nous avaient vu deux fois (une première et une dernière), nous avons risqué le tout pour le tout et sommes allées prendre un dessert et un café.
Mais un peu échaudé, nous n'avons pas pris beaucoup de risque, notre dessert étant des fruits secs (pruneaux + abricots).
Contre toute attente, mauvaises langues que nous sommes, les fruits sont hydratés, dodus, bien en chair et super fondants, ça compense.

Avec le café (1€50) on nous offre une petit mignardise.
Certes le café est balaise (fort) mais acide au possible pour moi (une origine Amérique du Sud peut être ou un café dégueu !).

Bref, nous sommes sorties de là... rapidement.
Lorsque nous partions au même instant où l'informaticienne affirmait que Déli Traiteur avait un sacré potentiel de dévéloppement, nous passions en disant que c'était vraiment dégueu et qu'on ne nous y reprendrait pas.

Franchement, si les produits d'épicerie semblent de belle qualité et que l'amabilité du personnel est fort agréable, je déconseille vivement les plats tout prêt, à composition très industrielle mais à prix très libéral.

Traiteur à éviter à tout prix si vous souffrez d'hypertension ou d'allergie alimentaire.


(Delfood - groupe Louis Delhaize (Cora, Truffaut, Animalis...)- auquel la Franchise Deli Traiteur est rattachée, est passé me lire ce matin)

J'édite le 3 juillet 2011 pour préciser que Délitraiteur a changé de nom.
Désormais le "traiteur" s'appelle "DOD" pour "Dish Of the Day". Il semblerait que le terme "traiteur" ne faisait pas assez hype, mais en fait il y a eu une histoire de ressemblance de nom et de logo avec un concurrent et L. Delhaize a été obligé de revoir sa copie. Bref, on change le nom, mais c'est toujours la même enseigne !

dimanche 16 mai 2010

Méditation du dimanche - 36



La vie c'est un peu
comme une pièce de théatre
dont nous serions les acteurs...
et les autres le public.
Mais à la fin on ne vient pas saluer.
On meurt sur scène comme Molière.

Philippe Gelluck
(dont je recommande quelques citations)



vendredi 14 mai 2010

Le Docteur house a t il le feu au toit ?

Bien que redondante (sarcoïdose ou amyloïdose ?) et censurée en France, je suis une grande fan de la série "docteur House".
Il y a peu de série qui retiennent mon attention. Ainsi "Nip/Tuck" a eu ma préférence pendant les 3 premières saisons, puis "Les experts : Las Vegas" les 5 premières saisons (et la disparition du rôle de Gil Grissom et l'horripilante mise en avant de Hodges avec de nouveaux scénari très légers marquent l'agonie de la série).
A part ça ni "Buffy contre les vampires", ni "Six feet under", ni "Dexter" n'ont trouvé grâce à mes yeux... ni même "Joséphine, ange gardien", c'est dire.

En fait dans "House", l'intrigue n'a aucune importance, ni les personnages secondaires et faire valoir (on l'a bien vu avec le changement d'équipe).
Ni même le personnage de House.
Ce qui est intéressant c'est l'enquête menée avec le brio d'un Sherlock Holmes.
Enquête qui tente de démontrer presque chaque mardi soir qu'on peut perdre ses reins (et être condamné à la dialyse toute sa vie), son foie (et que de toute façon on greffe et qu'on prend des cyclosporine à vie) et un membre (avec une prothèse et de la rééducation ça repart), c'est pas grave, le plus important c'est de savoir pourquoi ! lol
Enfin surtout que House sache pourquoi... Snif 



Bref, le mardi soir passé 20h45 faut pas m'appeler, ça me met de méchante humeur.

Et là dans le dernier épisode diffusé en France, patratas voila que le Gregory il nous pête un cable.

Dépendance à la Vicodin ? 
Ce médicament n'existe pas en Europe car jugé pas suffisamment efficace pour lutter contre la douleur et surtout, comme à base d'opiacé, hautement créateur de dépendance physique et psychologique.
Mais le problème c'est qu'au délà d'une certaine dose, on meurt. 
Eh oui, car il n'y a pas que des opiacés dedans mais aussi du paracétamol à très haute dose. Or le paracétamol en surdosage est mortel.
House est-il en train de mourir alors ?
Ce à quoi nous avons assisté ne serait que les hallucinations d'un agonisant ?

A moins que ce soit une psychose (schizophrénie) ?
Impossible, il est trop âgé pour que cela se déclare.
Une bouffée délirante reste néanmoins possible, mais cela dure au maxi 1 semaine et après le sujet revient à la normale. Pas besoin d'hospitalisation psychiatrique dans ce cas.

Mais alors où veulent nous emmener les scénaristes ?
En fait je m'en fous un peu.

Mais j'ai trouvé cet épisode plutôt jouissif.
Car ça m'a rappelé une question existentielle que je n'ai pas vraiment cessée de me poser : 

Et si ce que nous vivons n'était pas la réalité ?
Et si il y avait quelqu'un quelque part dans un autre temps donné
qui dormait et qui nous (me) rêvait ?
Notre (ma) vie ne serait que le rêve ou le cauchemar de quelqu'un.
Et la mort se produirait lorsque ce rêveur se réveille.

Ca fait 4 questions en fait, non ?


Et vous croyez que j'aurai couché avec Cuddy à mon réveil ?!?



mercredi 12 mai 2010

Enfants oubliés dans les voitures....

Bien qu'une vague de froid couvre la France, le sujet reste d'actualité, puisque statistiquement il y a de fortes chances pour que la température remonte à partir de la dernière semaine de mai (me dit ma grenouille sur son échelle).

En 2 ans, 24 enfants ont été "oubliés" dans un véhicule.
5 en sont morts.

Il est si mignon lorsqu'il dort. A moins qu'il ne soit déjà mort


Avant 2000, ces oublis étaient extrêment rares.
Comme quoi asseoir les enfants devant avait parfois du bon, surtout pour les parents ou les nounous "têtes en l'air".

Lorsqu'on se penche sur les raisons des oublis d'enfants, on est parfois surpris. 
Enfin pas totalement.
Entre le père qui va voir sa maîtresse et pour lequel prendre ou aller chercher l'enfant n'est qu'un alibi sur le chemin.
Entre la nounou qui va voir son petit copain et laisse le gamin dans la voiture.
Entre les parents tellement stressés d'aller au travail qu'ils n'ont pas pensé à passer par la crèche.
Entre les parents qui vont acheter du pain et qui croisent une connaissance....

Plein de situations dans lesquelles il y a soit un déni de l'enfant (son existence est sortie du psychisme de son accompagnateur), soit il joue une rôle (alibi). Combien d'enfants plus grand sont d'ailleurs capables de vous raconter que lorsqu'ils étaient petits ils accompagnaient papa ou maman chez leur amant(e) et avait droit à un beau cadeau en échange de leur silence... Complices jusque dans la trahison du l'autre parent aimé... Mais euh là je change de sujet...

Si on peut "comprendre" qu'une nounou oublie un enfant, parce que ce n'est pas le sien et qu'elle s'en fout, parce qu'elle n'en n'a pas et qu'elle ne sait pas ce que sait que de tenir à un enfant (et que ça fait peur pour les parents qui confie leurs gosses), on a du mal à comprendre comment des parents peuvent oublier jusqu'à l'existence de leur enfant.
Le père qui avait laissé son gamin alors que lui allait au travail, à expliqué qu'il était intimement persuadé d'avoir déposé son gosse à la crèche. Et on peut tout à fait concevoir que son psychisme tout à sa focalisation sur la perte de temps engendrée par le passage en crèche se soit déconnecté dans une bouffée psychotique qu'il lui a permis de dénier la réalité et tout indice de la présence de l'enfant dans la voiture (tiens, celui là essayez donc de le passer au détecteur de mensonge...). Bouffée délirante diront les psychiatres, stress diront les médias.

Pour les autres.... 
Les parents avec lesquels vous pouvez discuter ou que peut être vous êtes vous mêmes, vous diront que leurs enfants ils y pensent quasi tout le temps. Ils ne peuvent pas entrer dans un magasin sans se dire que le truc là ça plairait super au petit ou au grand, ils ne peuvent pas faire un truc à deux sans culpabiliser un peu en se disant que si les gamins avaient été là ils auraient dit, fait, pensé ça... 

Alors ce parent qui laisse son gamin dans la voiture pour aller cherche sa baguette (on ne laisse jamais un jeune enfant dans une voiture et qui l'oublie pour aller discutailler pendant 2 plombes avec une connaissance. D'abord les voitures ça se vole, ensuite et surtout les gamins ils sont terrorisés à l'idée de se retrouver seul là-dedans surtout lorsqu'ils ne peuvent plus voir les parents...et bien d'autre). 
Il y a là un véritable rejet de l'existence de l'enfant même. Le parent sait que son gosse est dans la voiture, il sait qu'il s'est dépêché pour acheter son pain et ne pas traîner et là il se laisse distraire. Je ne parle pas d'une discussion de deux minutes, mais bien de la discussion très longue, voire parfois des parents qui partent au café ou chez la connaissance pour continuer la discussion. Persuadés eux que leur enfant ça ne le tracasse pas de se retrouver seul et dans l'oubli sélectif de cet être vivant qui n'a pas d'importance qui est même un frein à la liberté de l'adulte puisqu'y penser l'obligerait à ne pas accepter la discussion...

Et le gosse alibi... Je l'ai abordé plus haut. Mais c'est une toute autre problématique. Il n'y a pas de déni, pas de rejet de l'existence de l'enfant (au contraire), mais l'enfant est réduit en partie à un rôle voire un objet. Il sert à permettre la génèse d'une situation (pouvoir sortir) et à la justifier (le fameux "on est bien ensemble, tu m'accompagnes ?").

Alors venons en aux choses moins psy.
Dans un véhicule en plein soleil, le température peut monter de 15 degrés en 15 minutes. Il peut faire près de 50 degrés en moins d'une heure dans un véhicule.
C'est la déshydratation assurée pour la personne dedans, chute de la tension artérielle et mort en moins de deux heures.

Il n'existe aujourd'hui aucun dispositif de sécurité permettant de signaler l'oubli d'une personne à l'arrière d'un véhicule. Certains capteurs à l'étude analysent la non ouverture des portes arrière alors qu'il y a encore des présences dans le véhicule, mais ce n'est pas très fiable parait il et surtout cela entraînerait un surcoût du prix du véhicule d'environ 3000 €.
Restons terre et terre et joignons le bon sens à la thérapie comportementale. 
D'abord on ne laisse pas de jeunes enfants seuls dans un véhicule (je sais que ce n'est pas pratique de détacher le gosse du siège auto juste pour aller acheter une baguette ou un paquet de clopes, surtout lorsqu'on est mal garé, mais entre PV, clopes et enfant il faut choisir). En plein soleil, on ne laisse personne dans le véhicule, petits et grands. 

Et puis, on met en place des stratégies pour ne pas oublier : post-it dans l'habitacle ou objet que le conducteur va devoir utiliser placé près de l'enfant (ordinateur portable, téléphone, badge d'accès... beaucoup de femmes posent leur sac à côté du siège enfant) et reconnaître à l'enfant le droit de se faire entendre dès son plus jeune âge (il y a des gamins c'est quasi impossible de les oublier, ils n'arrêtent pas de babiller puis de parler !).

N'oublier pas/plus vos enfants dans votre voiture.
(et vos chiens non plus, SVP)




lundi 10 mai 2010

Les jolies femmes sont dangereuses pour les hommes

Eh oui, des chercheurs -qui n'avaient sans doute rien d'autre à faire ou qui, à l'instar de quelques lecteurs de ce blog tentent désespérement de butiner les secrets de la féminité- ont démontré que les jolies femmes étaient une catastrophe pour la santé des hommes.

Ils ont enfermé dans une pièce plusieurs hommes ensemble.
Et mesuré diverses réactions corporelles (non le plethysmographe n'en faisait pas partie).
Tant qu'ils restent juste entre hommes (hétéro), rien ne se passe.
Tout est calme.
Puis ils les sépare.
Et demande à chaque homme de résoudre une grille de sudoku.
Et là encore, chaque personne reste zen.

Puis la porte de la pièce s'ouvre doucement.
Et là entre soit une personne de même sexe soit une superbe créature féminine qui vient s'assoir en face de notre mâle pendant 5 minutes.

Face à la femme, affolement des cadrans.
Le cortisol est secrété à tout va.
Les battements cardiaques ressemblent à s'y méprendre aux efforts pompesques de BP en Louisiane.

Autant que si ces hommes avaient fait un saut en parachute ou une crise cardiaque.

Si à petite dose le cortisol, hormone du stress, a des effets bénéfiques, à forte dose, telles que dans cette expérience, elle créé de l'hypertension, peut aggraver un diabète ou rendre impuissant.

C'est quand même un comble que plus une femme est attirante pour un homme moins il soit capable d'être bon amant.

Conclusion : les jolies femmes sont une catastrophe pour la santé des hommes.

Lorsqu'on étudie de près cet affolement physiologique, ce n'est pas tant la beauté en fait qui rend ces messieurs totalement déments, mais simplement le fait que cette femme leur parait inaccessible par rapport à ce qu'ils pensent être en capacité de séduire (ou de mériter ?).

C'est donc l'envie et la frustration face à une belle chose qui crée un stress négatif.

Bon d'abord c'est quoi une jolie femme ? Si les magazines masculins semblent d'accord sur l'image à véhiculer, je ne suis pas sûre que ce stéréotype soit valable pour tous les hommes.

Si les vous les trouver jolies vous risquez de devenir impuissant.
Ce serait bête non ?

Afin d'augmenter leur espérance et qualité de vie, les mâles en sont-ils réduits à trouver toutes les femmes moches ? (répétez après moi : elle est moche et elle ne me fait rien.)

Ensuite si sauter en parachute secrète autant de cortisol qu'une crise cardiaque, on se demande comment ça se fait que les para professionnels (certains avec plus de 1000 sauts à leur actif) soient encore vivants et en bon état...

Il serait intéressant de tenter l'expérience en inversant la situation.
Quid des femmes face à un belâtre barraqué et à la chemise déboutonnée laissant entrevoir ses pectoraux de Tarzan ?

Et pour finir, ce qui métonne le plus, c'est de lire qu'une grille de sudoku ne génère aucun stress. 
Moi ça me rend dingue de stress négatif... bien plus qu'une femme en face de moi !



dimanche 9 mai 2010

Méditation du dimanche - 35


La mort, c'est un peu comme une connerie.
Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort. 
Ce sont les autres qui sont tristes. 
Le con, c'est pareil.

 source : http://morganemartinblog.free.fr

mercredi 5 mai 2010

Chrétiens pédophiles : pêchés ou crimes ?

Oh non, n'ayez pas peur, je n'ai pas l'intention de me livrer ici à un essai littéraire, philosophique et théologique.
Pourtant le sujet s'y prête avouez.

Benoît je ne sais plus combien l'a dit. Il faut faire pénitence.
Aux USA, l'Eglise catholique a fait pénitence en offrant plus d'un milliard de dollars aux victimes et associations de victimes de pédophiles diocésains.
Quelque soit le pays, certains prêtres pédophiles ont été déplacés de paroisses en paroisses.
On a suggéré à certains autres d'aller suivre quelques cures de "rehab" dans des cliniques privées.



Certes on peut dire sans exagérer qu'il y a eut volonté de taire des "débordements".
Il y a eu déni aussi, déni des victimes laissées à elles mêmes, déni des actes des agresseurs, déni des potentialités d'un homme d'église à se livrer à des pêchés.

Mais bon tout ça c'est bien gentil, mais franchement ça sent la manip à plein nez.
Comme si il n'y avait que chez les cathos qu'il y avait des pédophiles !
Comme si l'Eglise était non pas uniquement un réservoir de pédophiles mais une  véritable fabrique de pédophiles.
Etre catholique serait donc la cause de la pédophilie ?
A moins que ce ne soit l'abstinence ?
La promiscuité peut être ?
Imaginez tous ces hommes ensemble qui ont fait voeux d'abstinence des femmes, ces hommes qui sans cesse sont entre eux... tous des homosexuels bien sur !
Et des homosexuels pédophiles !
Vade retro Satanas !

Non mais c'est pas bientôt fini non ?

Etre homosexuel n'a rien à voir avec la pédophilie.
D'ailleurs ce sont principalement les petites filles qui sont agressées sexuellement (en tout cas ce sont les cas concernant les filles qui sont les plus découverts).
Et puis être homosexuel, comme cela l'indique, c'est aimer les personnes du même sexe que soit. Mais ça ne veut pas dire aimer sexuellement les enfants.
On peut très bien être hétéro et pédophile. 
C'est même la majorité des cas.

Et puis on se doute bien, d'ailleurs on ne doute pas on le sait, qu'entre hommes ou entre femmes, les turlututu et les brout brout sous la douche se pratiquent entre deux ave maria.
Hommes et femmes d'Eglise peut être, mais hommes et femmes avant tout.

Si on peut être sûrs d'une chose c'est que si tous les hommes qui approchent les enfants ne sont pas pédophiles, tous les pédophilles se mettent en situation d'approche des enfants.
Etre prêtre facilite évidemment la "tâche".
Mais être animateur de centre aéré ou de colonie de vacances aussi.
Ou moniteur de natation.
Ou pédiatre.
Ou imam.
Ou.. ou... bref partout où il y a des enfants et partout où ces enfants n'ont pas d'autre superviseur que le pédophile.

Alors doit on empêcher les hommes d'être profs, animateurs ou prêtres ?
Sympa la parité et l'égalité.
D'abord on fait comme si il n'y avait pas de femmes pédophiles.
Certes les cas connus sont rares, mais ils existent.

Les hommes pédophiles c'est environ 20 % des hommes.
Tous ne passent pas à l'acte. Certains se contentent de fantasmer.
Ne croyez pas qu'ils ne sont pas mariés ou qu'ils n'ont pas d'enfant. 
Certains sont très bien intégrés socialement et même très appréciés de leur entourage professionnel, familial... C'est même cette intégration qui leur permet d'approcher les enfants de leurs amis, de leurs collègues...

Mais bien sur les cathos, les familles de victimes et les victimes, se sentent d'autant plus trahis que normalement les hommes d'Eglise sont censés refouler et punir leurs pensées impures. Que jamais ces pratiques n'ont été autorisées par un quelconque écrit sacré.
Que surtout si on ne peut pas faire confiance à un prêtre, représentant de Dieu lui même, à qui peut on faire confiance ?
Et si tout ça n'était qu'une épreuve de Dieu après tout ?

Bon je pourrais dire que toutes les personnes que je connais, que j'ai croisées ou que j'ai eu en consultation, issus d'écoles privées catholiques étaient sans exception de sacré(e)s obsédé(e)s sexuelles. Sans compter de grands essayeurs de drogues et toxiques divers à tout va.
Fabrique de déviants non, mais je vais finir par croire que plus on interdit plus on donne envie de braver les interdits. Ou lorsque le cadre frustrant cesse, on se défoule un max...

Plus sérieusement et pour conclure, je dirai que quelque soit le statut social du pédophile, il n'y a qu'un moyen pour limiter les passages à l'acte.
C'est la prévention auprès des gosses.
Y a pas. Certains parents n'arrivent pas à parler sexualité avec leurs enfants et après ils s'étonnent que leur enfant naïf se fait avoir.
Déjà ceux qui savent ont du mal à parler.
Mais bon, dès que l'enfant fréquente un milieu où il est livré à lui même ou un encadrement hors parents, il faut leur expliquer que leur corps leur appartient. Que personne ne peut en faire ce qu'il veut. Que s'il pense que quelque chose n'est pas bien dans ce qu'on lui fait, il faut qu'il en parle à ces parents. Qu'on ne doit pas lui toucher le sexe ni tout autre partie de son corps sans son consentement. Et surtout que si on lui dire qu'il ne faut rien dire, c'est justement là qu'il faut le dire. Qu'il ne doit pas craindre les menaces des grands sur sa famille, que c'est un problème d'adulte et que ça se règlera entre adultes.
Certains parents n'arrivent pas à aborder ce sujet, c'est dommage mais parfois ils pensent à m'envoyer leurs enfants pour que je serve d'intermédiaire. Et sans rire, parfois les parents apprennent aussi des choses !
Quand l'ignorance ou la confiance des parents se transmet à leur progéniture.
Bon si tout ça était clair dès le départ, les pédophiles seraient sur leurs gardes.
Ils ne s'y trompent pas d'ailleurs.
Ils testent, évaluent, surveillent leur proie avant de passer à l'acte.

J'en imagine déjà certains qui vont me dire qu'à ce train là il faut se méfier de tout.
Ben oui, mais il ne faut pas confondre se méfier et avoir peur.
Les pédophiles sont partout, les sadiques aussi, les voleurs aussi, les gens bien aussi.




lundi 3 mai 2010

Consentement et plaisir dans l'inceste

Voila un sujet tabou comme je les aime.

Pour ceux qui prennent tout au pied de la lettre, je tiens à les rassurer en précisant que ce que je écrire ci-dessous ne justifie ni n'excuse en rien l'inceste.

Voila pour les précautions d'usage. Passons aux choses sérieuses.

  Qui sait les choses horribles qui se trâment dans cette famille....


Pour rappel, à la base l'inceste c'est lorsqu'un parent (ascendant) pratique des abus sexuels sur un de ses descendants.
Bref, cela se passe dans la famille, des plus vieux vers les plus jeunes.

Aujourd'hui, avec l'évolution du code pénal, l'inceste concerne tous les niveaux : les parents, les grands-parents, les oncles et tantes, les cousins.... le tout mélangé.
C'est clair lorsqu'on dit qu'une femme abuse de son son fils.
Ca l'est un peu moins lorsqu'on considère une femme qui couche avec le frère de son mari, mais pourtant c'est aussi de l'inceste selon la Loi.

Restons simples.
D'abord vous remarquerez que lorsqu'on vous parle de l'inceste on parle toujours du père qui abuse de sa petite fille.
C'est vrai que cela représente la majorité des cas.
Mais les mères incestent aussi leur fils.

Mais que l'on envisage une situation ou une autre, on ne peut imaginer une seule fraction de seconde que l'enfant abusé soit consentant ou qu'il y prenne du plaisir.

Pourtant...
Certes si on demande l'avis de l'enfant, il sera plutôt contre.
Mais seulement si on lui a dit que cela ne se faisait pas ou que cela allait faire mal.
Parce tant qu'il n'a pas conscience de cela, il ne s'oppose pas à l'inceste.
J'ai eu une patient qui m'a même dit un jour qu'elle pensait que c'était normal et que c'était comme cela dans toutes les familles.
Son père était très doux m'avait elle dit, elle y avait même souvent pris du plaisir.
Jusqu'au jour où devenue adolescente elle avait entendu discuter des copines et avait compris que ce qu'elle vivait n'était pas normal.
C'est à partir de ce moment là qu'elle, elle est entrée dans l'inceste et que des troubles ont commencé à apparaître.
Elle était devenue brutalement horrifiée par ce que son père lui avait fait, comment il avait trahit sa confiance, comment il avait détruit son innocence.
Mais surtout, surtout, elle était horrifiée d'y avoir trouvé du plaisir.
Ce qui l'handicapait dans sa vie sexuelle actuelle, s'empêchant au plaisir dont la montée l'a ramenait au visage de son père sur elle.

On dispose de peu de données sur l'inceste par les mères envers leur fils.
On sait qu'il s'agit en général d'attouchements ou de fellations.

A l'inverse on dispose de peu de données des jeunes filles qui arriveraient à séduire leur père.
Par contre on dispose de pas mal de chose sur les jeunes garçons qui abusent de leur mère.

C'est le problème de l'inceste, il n'est pas toujours simple de prouver qui initie quoi.
Bien sur vous me direz, c'est au parent d'être ferme et de garder son statut de parent.
Je suis bien d'accord, mais lorsque vous êtes une femme seule, fatiguée par un boulot non gratifiant, doté d'un grand ado agressif aussi large que haut, il n'est pas toujours facile d'avoir le dessus.
C'est ce qui arrive à certaines femmes.
Certains jeunes garçons abusent sexuellement de leur mère.
Si la majorité de celles auxquelles cela arrive sont victimes d'abus forcés sous menace, j'ose écrire que certaines mères, par lassitude peut être, par solitude souvent, sont consentantes à cet état de fait.
Sortir pour trouver un nouveau compagnon ? Mais allez où ? Avec quel moyen ? Et puis sortir alors qu'on est si fatiguée après sa journée de travail...
Et "son garçon" il est si gentil avec elle.
Et depuis que le père est parti, ce petit il dort à la place laissée libre... jusqu'à prendre le rôle du père.
Je pourrai vous parler aussi, de ce jeune garçon issu d'une famille dans laquelle la père battait la mère. 
En attendant que la mairie veuille bien leur trouver un logement, le fifils dormait dans la chambre de sa mère.
Sa mère, si belle, si dévêtue sous sa chemise de nuit transparente et surtout si proche.
Au point qu'il finissait par être accro aux sites porno et à la masturbation.
Au point qu'il ne se lassait pas de la surprendre nue dans la salle de bain.
Et qu'on ne savait plus à la fin qui faisait exprès de....

Ce 3 mai sur Yahoo infos, une illustration "intéressante".
Pearl Carter a aujourd'hui 72 ans. Lorsqu'elle était plus jeune, elle est tombée enceinte d'une fille qu'elle a alors fait adopter. Depuis, cette fille a eu un enfant, Phil Baley, qui a rencontré sa grand-mère après le décès de sa mère. Entre les deux individus, cela a été le coup de foudre. Ainsi, Pearl explique au Sun : "Dès le premier instant où je l'ai vu, j'ai su que nous n'aurions jamais une relation de petit-fils à grand-mère. Pour la première fois depuis des années je me suis sentie sexuellement vivante". L'histoire s'est alors concrétisée après une soirée éméchée. La grand-mère raconte : "J'ai appelé Phil dans ma chambre, il s'est assis sur le lit, je me suis penchée et je l'ai embrassé. Je m'attendais à ce qu'il me rejette mais il a continué à m'embrasser".Aujourd'hui, le couple dit ne pas prêter attention aux commentaires désobligeants dont ils sont l'objet. Il assure s'aimer, le jeune homme expliquant qu'il a toujours été attiré par les femmes plus âgées. Le couple est tellement amoureux qu'il a décidé, malgré la différence d'âge, de fonder une famille. Ainsi, pour 54.000 dollars (40.800 euros), il vient de trouver une mère porteuse. Et Pearl de conclure alors que l'affaire émeut l'opinion publique : "Je ne m'intéresse pas à l'opinion des autres. Je suis amoureuse de Phil et il est amoureux de moi. Bientôt, je pourrai tenir mon fils ou ma fille dans mes bras et Phil sera l'heureux papa".


Je parle ici de l'inceste père/fille ou mère/fils.

Parlons un peu de l'inceste frère/soeur.
Ce type de relations dont on parle peu et peu abordé dans les articles scientifiques, me paraît pourtant très fréquent dans les fratries.

Là encore plusieurs tous les cas de figures sont permis.
Il y a le ou les frères qui abusent de leur soeur (parfois comme le fait le père) .
Il y a aussi le frère et la soeur qui profitent d'une proximité  mutuelle pendant les vacances à l'âge où les hormones  enflamment tout sauf le cerveau ("de toute façon au camping il n'y avait qu'un lit...") pour jouer au docteur.
Il y a aussi les petites filles qui croient rendre service au grand frère.
Une de mes patiente tiens.
Elle avait 6 ou 7 ans. Son frère qui a 4 ans de plus, revient d'une visite médicale totale qui l'a laissé très émoustillé.
Il raconte la scène à sa soeur et lui laisse entendre tout émoustillé que ce serait sympa si elle voulait continuer voire faire plus.
La petite soeur, admirative devant son grand frère, est toute contente de  lui rendre service et après un palpage en règle lui fait une fellation.
Ensuite ravi le frère se rhabille et fait comme si de rien n'était... pendant quelques années.
Mais la petite fille, reste déçue. Non seulement elle n'a pas aimé, mais son frère ne lui a rien fait/dit en échange.
Précocément placée dans une situation sexualisée, mais apprenant très vite par ses parents, qui ne sauront rien de tout ça, qu'il y a des choses qui ne se font pas dans la famille, elle reste avec sa frustration, sa honte et un fort sentiment de victimisation.

J'ai eu une amie de lycée, qui m'a confié un jour que ses parents étaient frère et soeur.
J'étais très étonné car on m'avait toujours dit qu'on ne pouvait se marier entre frère et soeur et que les enfants issus d'une telle relation pouvaient présenter de gros troubles psychiques, comportementaux et génétiques.
Elle et sa petite soeur allait plutôt bien si ce n'est une fragilité certaine à choper tous les microbes qui passaient.
Elle m'avait expliqué qu'ils avaient passé toute leur enfance ensemble, même chambre, même lit et qu'ils leur avaient paru évident à un certain âge de passer à une phase supérieure.
En fait ils ne s'étaient jamais quittés.
Personne n'était au courant. Sauf leur parent qui avaient du mal à supporter cet état de fait.
Sinon ils s'étaient coupés du reste de la famille afin que leur "marque infamante" ne soit connue.
D'un point de vue génétique ça m'avait tracassé et j'en avais parlé à ma copine qui elle même s'était penchée sur le sujet. Les médecins avaient rassurés tout le monde en leur disant que si consanguinité il y avait, un frère et une soeur avaient peu de ressemblances génétiques et que ce n'était pas gênant mais qu'il fallait quand même arrêter là les croisements...

Suite à un article sur l'inceste sur ce blog, une femme m'a écrit une email m'expliquant qu'elle vivait une belle histoire d'amour avec son frère dans la plus grande clandestinité.

Alors, bien sur ces deux exemples peuvent vous donner l'impression que tout est rose aux pays de l'inceste frère/soeur.
Non, non, bien au contraire. 

L'inceste d'une façon générale, quelque soit les générations impliquées, est une histoire d'abus dans l'absence de consentement, dans la violence tant psychologique que physique, dans la trahison et dans la souffrance qui laisse des traces traumatiques longues à réparer.



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