mercredi 12 mai 2010

Enfants oubliés dans les voitures....

Bien qu'une vague de froid couvre la France, le sujet reste d'actualité, puisque statistiquement il y a de fortes chances pour que la température remonte à partir de la dernière semaine de mai (me dit ma grenouille sur son échelle).

En 2 ans, 24 enfants ont été "oubliés" dans un véhicule.
5 en sont morts.

Il est si mignon lorsqu'il dort. A moins qu'il ne soit déjà mort


Avant 2000, ces oublis étaient extrêment rares.
Comme quoi asseoir les enfants devant avait parfois du bon, surtout pour les parents ou les nounous "têtes en l'air".

Lorsqu'on se penche sur les raisons des oublis d'enfants, on est parfois surpris. 
Enfin pas totalement.
Entre le père qui va voir sa maîtresse et pour lequel prendre ou aller chercher l'enfant n'est qu'un alibi sur le chemin.
Entre la nounou qui va voir son petit copain et laisse le gamin dans la voiture.
Entre les parents tellement stressés d'aller au travail qu'ils n'ont pas pensé à passer par la crèche.
Entre les parents qui vont acheter du pain et qui croisent une connaissance....

Plein de situations dans lesquelles il y a soit un déni de l'enfant (son existence est sortie du psychisme de son accompagnateur), soit il joue une rôle (alibi). Combien d'enfants plus grand sont d'ailleurs capables de vous raconter que lorsqu'ils étaient petits ils accompagnaient papa ou maman chez leur amant(e) et avait droit à un beau cadeau en échange de leur silence... Complices jusque dans la trahison du l'autre parent aimé... Mais euh là je change de sujet...

Si on peut "comprendre" qu'une nounou oublie un enfant, parce que ce n'est pas le sien et qu'elle s'en fout, parce qu'elle n'en n'a pas et qu'elle ne sait pas ce que sait que de tenir à un enfant (et que ça fait peur pour les parents qui confie leurs gosses), on a du mal à comprendre comment des parents peuvent oublier jusqu'à l'existence de leur enfant.
Le père qui avait laissé son gamin alors que lui allait au travail, à expliqué qu'il était intimement persuadé d'avoir déposé son gosse à la crèche. Et on peut tout à fait concevoir que son psychisme tout à sa focalisation sur la perte de temps engendrée par le passage en crèche se soit déconnecté dans une bouffée psychotique qu'il lui a permis de dénier la réalité et tout indice de la présence de l'enfant dans la voiture (tiens, celui là essayez donc de le passer au détecteur de mensonge...). Bouffée délirante diront les psychiatres, stress diront les médias.

Pour les autres.... 
Les parents avec lesquels vous pouvez discuter ou que peut être vous êtes vous mêmes, vous diront que leurs enfants ils y pensent quasi tout le temps. Ils ne peuvent pas entrer dans un magasin sans se dire que le truc là ça plairait super au petit ou au grand, ils ne peuvent pas faire un truc à deux sans culpabiliser un peu en se disant que si les gamins avaient été là ils auraient dit, fait, pensé ça... 

Alors ce parent qui laisse son gamin dans la voiture pour aller cherche sa baguette (on ne laisse jamais un jeune enfant dans une voiture et qui l'oublie pour aller discutailler pendant 2 plombes avec une connaissance. D'abord les voitures ça se vole, ensuite et surtout les gamins ils sont terrorisés à l'idée de se retrouver seul là-dedans surtout lorsqu'ils ne peuvent plus voir les parents...et bien d'autre). 
Il y a là un véritable rejet de l'existence de l'enfant même. Le parent sait que son gosse est dans la voiture, il sait qu'il s'est dépêché pour acheter son pain et ne pas traîner et là il se laisse distraire. Je ne parle pas d'une discussion de deux minutes, mais bien de la discussion très longue, voire parfois des parents qui partent au café ou chez la connaissance pour continuer la discussion. Persuadés eux que leur enfant ça ne le tracasse pas de se retrouver seul et dans l'oubli sélectif de cet être vivant qui n'a pas d'importance qui est même un frein à la liberté de l'adulte puisqu'y penser l'obligerait à ne pas accepter la discussion...

Et le gosse alibi... Je l'ai abordé plus haut. Mais c'est une toute autre problématique. Il n'y a pas de déni, pas de rejet de l'existence de l'enfant (au contraire), mais l'enfant est réduit en partie à un rôle voire un objet. Il sert à permettre la génèse d'une situation (pouvoir sortir) et à la justifier (le fameux "on est bien ensemble, tu m'accompagnes ?").

Alors venons en aux choses moins psy.
Dans un véhicule en plein soleil, le température peut monter de 15 degrés en 15 minutes. Il peut faire près de 50 degrés en moins d'une heure dans un véhicule.
C'est la déshydratation assurée pour la personne dedans, chute de la tension artérielle et mort en moins de deux heures.

Il n'existe aujourd'hui aucun dispositif de sécurité permettant de signaler l'oubli d'une personne à l'arrière d'un véhicule. Certains capteurs à l'étude analysent la non ouverture des portes arrière alors qu'il y a encore des présences dans le véhicule, mais ce n'est pas très fiable parait il et surtout cela entraînerait un surcoût du prix du véhicule d'environ 3000 €.
Restons terre et terre et joignons le bon sens à la thérapie comportementale. 
D'abord on ne laisse pas de jeunes enfants seuls dans un véhicule (je sais que ce n'est pas pratique de détacher le gosse du siège auto juste pour aller acheter une baguette ou un paquet de clopes, surtout lorsqu'on est mal garé, mais entre PV, clopes et enfant il faut choisir). En plein soleil, on ne laisse personne dans le véhicule, petits et grands. 

Et puis, on met en place des stratégies pour ne pas oublier : post-it dans l'habitacle ou objet que le conducteur va devoir utiliser placé près de l'enfant (ordinateur portable, téléphone, badge d'accès... beaucoup de femmes posent leur sac à côté du siège enfant) et reconnaître à l'enfant le droit de se faire entendre dès son plus jeune âge (il y a des gamins c'est quasi impossible de les oublier, ils n'arrêtent pas de babiller puis de parler !).

N'oublier pas/plus vos enfants dans votre voiture.
(et vos chiens non plus, SVP)




4 commentaires:

  1. ça m'est arrivé une fois.
    Dans mon parking (donc sombre), et mon fils dormait (donc silence).
    Verdict : J'y ai pensé dans l'ascenseur. 15 ou 20 sec plus tard, quoi.

    ... Et je ne me suis même pas fait peur car si ça n'avais pas été l'ascenseur, ça aurait été en ouvrant ma porte en voyant un jouet trainer, ou au pire en mettant le réveil et en pensant à ce que j'avais à faire le lebndemain... ou que sais-je ?

    ce que je veux dire, c'est qu'une absence de quelques secondes ou quelques minutes peut se comprendre. Mais pas 5, 8 ou 12 heures ! N'importe quel parent pense à ses enfants au moins une fois pas heure, non ?
    Bref, ça me dépasse mais tes explications sont surement les bonnes.

    RépondreSupprimer
  2. je le dis à un moment, je crois qu'il existe peu de moments où les parents ne pensent pas à leurs enfants. En tout cas pas pendant des heures... et ce même au boulot.

    Mais si on prend le père qui pense avoir déposé son gosse à la crèche, il pense à son enfant mais l'imagine en train de s'amuser avec les jouets, donc à aucun moment il ne peut concevoir et conceptualiser l'enfant dans le véhicule puisqu'il ne peut y être.

    RépondreSupprimer
  3. J'ai cru que les chien allait passer a la trappe, mais bon, les chiens oublier ca fait pas la une des journaux ^^'

    Tiens ca me fait penser que j'ai oublier ma bouteille de coca a l'arriére de ma voiture :p mais bon les courses ca tombe facilement et c'est vite oublier.
    C'est difficile qu'un gosse roule sous le siége et passe inaperçu...
    Une autre théorie: ca peut etre aussi volontaire et le parents ou nounou, dit avoir oublier pour pas etre accuser de meurtre ...

    RépondreSupprimer
  4. Lymphe : nouvel adage "gosse qui roule ramasse la housse".

    Oui un meurtre est toujours possible. Mais c'est la première chose qu'envisagent les enquêteurs. Les circonstances sont hyper étudiées, on fait répéter 50 l'histoire aux parents afin de voir si ça concorde... Les décès d'enfants donnent toujours lieu à des enquêtes très approfondies.

    RépondreSupprimer

Stats