jeudi 10 juin 2010

Eric Stanton ou les domina au pouvoir

Connaissez vous les "oeuvres" de Eric Stanton ?

Non ?

Bon tant pis. Je vous en parlerai une prochaine fois alors.










Bon puisque vous insistez.
Eric Stanton a dessiné des bandes dessinées un peu "sex" dirons nous.

Ce qu'il aimait tout particulièrement c'était les femmes dominantes (envers des femmes ou des hommes) ou les femmes soumises qui finissaient par se retourner contre leur dominant pour le dominer à leur tour.

Au début, ses dessins étaient malhabiles bien que très sado-maso BDSM, avec force détails réalistes sur les tenues cuir, latex et autres talons et bondage.
Avec le temps, de toute évidence il s'était aguerrit au niveau du poignet. 
Certes c'était mieux dessiné et il y avait des bulles, mais les domina y devenaient malheureusement de plus en plus masculines tant dans les traits du visages que dans leur musculature (mais pour compenser, il est vrai, avec une taille de seins qui s'accroit  sans cesse !). Et les scénari y perdaient en profondeur et surtout en imagination perverse, se limitant souvent à des scènes de lutte et de fessées.

Bien sur, ça crie, ça supplie, ça hurle, mais au bout en fait tout le monde a pris son pied et en redemande !

Contre toute attente, les (sous) hommes, les soumis, étaient rarement mis à nu, si ce n'était pour nous montrer des traces de cravache sur leur tendre fessier. Alors que les femmes, soumises ou dominantes, y finissaient souvent à poil.
Mais les compétences en cravache et fouet n'attendent pas le nombre de sous-vêtements, c'est bien connu.

Hors de toute conception sur la qualité esthétique et sur le fond érotico-pervers du travail de Stanton, on ne peut que noter la qualité de l'illustration sociale que raconte ces histoires.
En effet, entre le début des années 50, où les femmes de Stanton étaient de jeunes filles en détresse, jusqu'aux femmes mures de la fin des années 70, dominatrices et castratrices- on peut lire le glissement de la femme occidentale encore soumise aux caprices des hommes vers les positions extrêmistes de certaines féministes engagées qui décident de la "vraie place des hommes", une place dédié au service et au plaisir.

Mais attention, vous le savez, le soumis n'est pas celui qu'on croit.

Alors Stanton, sociologue sans le savoir ?

(attention les images qui suivent peuvent être choquantes pour les plus jeunes).
















Et comme vous êtes de coquins et que vous en voulez plus, allez donc sur ce site.



4 commentaires:

  1. Il y a vraiment de bon dessins .
    Toutes les pages,ne sont pas aussi sûr,ce qui atèste d'une évolution cèrtaine .
    J'avais une théorie sympat, mais je ne me souviens plus du cheminement .Sortylege.

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  2. Cette nouvelle présentation est vraiment "modèrne".Sortylege.

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  3. Une personne qui se dédie à la lutte "contre la pornographie" affirme sur une video (postée sur le Web, en anglais) que les personnes victimes d'attouchements abusifs pendant leur enfance ou adolescence étaient particulièrement susceptible de faire un usage (exagéré) de la pornographie.

    Est-ce que cette affirmation se confirme dans ce que vous voyez en pratique ou des études des professionnels du traitement des abuse sexuels?

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  4. question : de par ma pratique j'ai constaté que les garçons victimes d'inceste (même psychologique) et les filles victimes de viol étaient dans cette configuration.
    Ceci dit, cela me semble vraisemblable de l'étendre à la population abusée, dans la mesure où les enfants plongés dans des relations précocément 'sexualisées' ont tendance à continuer à sexualiser tous comportements ou relations et à rechercher toute stimulation ou surstimulation sexuelle. Lorsque cela n'est pas possible, ils peuvent se tourner vers des ersatz tels que les magazines ou les revues pornographiques.

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