mercredi 28 juillet 2010

Abréaction, la dissociation hystérique et catharsis

Hein ? hein ? hein de quoi qu'elle parle la psy aujourd'hui ?

Ma première question sera : quelle différence entre l'abréaction et la dissociation hystérique ?

La réponse est évidente non ?.
J'ai bien attendu qu'un de mes lecteurs assidus ose se permettre d'aborder le sujet en toute humilité, mais que nenni, que dalle, queutchi, rien de rien n'est venu.
J'ai aussi attendu que mes visiteurs de passage s'agenouillent en priant la grande prêtresse que je suis de répondre à cette interrogation hautement existentielle et que décidement la religion se meurre, moi je vous le dis, mais zéro question.
Ca aurait quand même du vous tracasser.
Non ?
Non... vous avez mieux à faire ? Bon tant pis.

Rappelons pour les petits nouveaux ou les passants d'un soir que j'ai écrit un article brillant sur l'abréaction (c'est ICI).
Rappelons aussi que j'en ai pondu un autre (tout aussi brillantissime) sur un cas de dissiciation hystérique (c'est LA).

Mais alors, me direz vous (enfin) unanymement d'une seule voix "quelle différence ?"

Est-ce que je vous en pose des questions moi ?
Non mais franchement.

En fait, pour tout vous dire, j'ai croisé deux personnes à moins d'une semaine d'intervalle ,deux types d'un style très bcbg qui vivent dans des quartiers bobo de Paris qui m'ont balancé le mot "catharsis" plusieurs fois dans la conversation. Ils ne bossent pas du tout dans le domaine de la psychologie, mais bon y a plein de mots comme ça qui sont passés dans la langage commun. Mais 1 fois je veux bien, je dis rien. 5 ou 6 fois, je fatigue... Surtout lorsque c'est dit pour tenter de m'éblouir avec un vocabulaire littéraire, éclairé et condescendant (les cons descendent toujours, je ne sais pas pourquoi). Mais voila y a un moment où LA question vient "et vous, vous faites quoi dans la vie ?". "Psychologue". Ch'ais pas pourquoi, du coup l'attitude et le vocabulaire change.

Bon alors, la réponse est ...

Dans un cas le sujet sait quel est le trauma qui le poursuit.
Dans un autre cas il ne le sait pas.

Non, c'est pas assez clair ?
Je pensais... huumm.

Récapitulons :

- dans l'abréaction, le patient ne sait pas de quoi il souffre. Il ne va pas bien, un mal être est présent, il verbalise sur certains traumas. Puis au détour d'une question, d'une remarque ou d'une interprétation par la psychothérapeute un souvenir, parfois fugace mais toujours en souffrance, refait surface brutalement. Le patient est parfois "déconnecté" psychiquement car c'est trop brutal. La souffrance psychique s'exprime physiquement (le corps se tord). C'était un trauma réprimé "mal rangé". Le patient n'est pas toujours à même de verbaliser ce qui vient de remonter, car cela l'a "traversé". Il doit y le "rattraper" (comme un rêve qui disparait) puis s'autoriser à y penser.
Cette remontée brutale et inattendue, mais insupportable est l'abréaction.

- dans la dissociation hystérique, le patient connaît ses traumas. Il ne peut pas toujours les verbaliser. S'il le fait, cela produit une réaction très forte où la dissociation de personnalité est possible car le psychisme ne peut accepter ce qui s'est passé.
La remontée n'est pas brutale et inattendue, mais elle est insupportable, il y a dissociation.

Et lorsque le patient se libère via le "(re)vécu" psychique de la situation traumatique, c'est la catharsis (purification Aristotélienne).



2 commentaires:

  1. C'est quoi la "dissiciation hystérique" et puis je suis incapable de lire le violet sur fond gris.
    Je' dois faire partie des "cons descendent".

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  2. A la demande pas du tout générale, j'ai changé les couleurs d'écriture.

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