lundi 12 juillet 2010

Atelier d'écriture thérapeutique

C'est marrant comme lorsque j'écris un truc de psycho mon quota de lecteurs s'effondre brutalement.
J'écris un truc banal ou toute autre chose non psy, paf, ça remonte.
Je vais finir que par n'écrire que sur des sujets ne traitant pas de psycho, j'arriverai peut être à dépasser les 3 lecteurs par jour...




Bref, écrire n'a rien de thérapeutique pour moi ici.
J'aime ça, je le fais ici facilement parce que cela ne me demande aucune concentration, aucun "travail".
C'est juste de l'inspiration.
Bref j'écris ce sur quoi je pense au moment où je l'écris.
J'écris d'abord pour moi, et puis les lecteurs venant, j'écris aussi un peu pour les autres.
J'écris surtout en me disant que ça fera peut être réfléchir, que ça lancera un débat, que ça ouvrira l'esprit.

En thérapie cognitivo-comportementale on fait pas mal écrire au patient, surtout au début.
C'est une première façon de "jeter" le trauma ou le vécu hors de soi.
Bien sur je l'ai déjà dit, je pense que la verbalisation reste bien plus efficace.
Mais lorsque la verbalisation n'est pas possible l'écrit est un premier grand pas vers l'externalisation et l'intégration du trauma.
Ainsi une de mes patients n'a jamais pu dire "viol". Elle pouvait le dire si elle parlait d'une emission, d'une amie à elle, mais pour elle jamais.
Mais elle a pu l'écrire.
Et bien d'autres patients, lorsque leurs paroles restaient "coincées" dans la gorge, arrivaient à écrire.
Ce qui permettait de lancer le thérapie.

Mais en consultation on écrit rarement. Lorsqu'on le fait on le fait seul, souvent chez soi, à la demande du psy.

Alors à la rentrée, je vais mettre en place un atelier d'écriture thérapeutique.
Pas un truc bidon comme il y a en 1000 sur le net, animés par des "thérapeutes" géobiologiste, philologue ou journalistes !
Non animés par une psy (moi donc). 
Je n'ai pas encore finalisé la "forme" de cet atelier, mais on y viendra raconter par écrit une partie de son vécu, un trauma. Le psy aidera à démarrer, à continuer, à préciser les mots, les scènes. Les patients en feront part (ou non) au groupe, on en discutera, on reprendra les écrits pour les finaliser. 

J'aimerai aussi monter un atelier d'écriture thérapeutique biographique.
C'est sur du plus long terme. Le but étant de raconter sa vie dans un but thérapeutique.

Je ferai des ateliers adultes et des ateliers ados de 6 à 8 personnes maxi sous forme de stages sans doute (du style 2 après midi d'affilés le week end ou 4 mercredi après midi...).

Voila, voila, ça prend forme.
Ca démarrera vers le 10 septembre.
Je n'ai pas encore potassé les tarifs.
Ca se passera à Montrouge (92), ça peut se faire ailleurs (modif : j'ai trouvé un local sympa en bord de Seine)

Faites moi part de votre avis, de vos conseils, de vos expériences peut être de ce type d'ateliers.

J'édite ce message pour vous informer que j'ai mis en place un site internet relatif à ces stages. Vous y trouverez toutes les infos nécessaires pour vous y inscrire. En fait ce site existe sous 2 formes différentes, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux ! Une version ICI, une version LA !







12 commentaires:

  1. J'aime vraiment beaucoup l'idée, et je pense que ça pourrait être une idée intéressante à développer.

    Je n'ai jamais eu l'occasion d'essayer ce genre d'atelier mais je pense que ça m'aurait plu étant plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral.

    La psychologue qui me suivait me proposait parfois de lui montrer ce que j'écrivais chez moi, ce que j'esquivais à chaque fois, bien plus personnel ce que je peux écrire que dire, et je trouve que le mettre sur écrit, même si c'est parfois plus évident qu'à l'oral, inscrit les choses.
    Une parole c'est que du vent, de l'air, rien de plus.
    L'écrit ça reste, c'est noir sur blanc, inscrit. Cela rend les choses concrètes, fixes.

    En tout cas, c'est une superbe initiative je trouve, je ne connais pas d'ateliers de ce type à ma connaissance, je pense que ça pourrait en intéresser.

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  2. Quand je n'ai pas de "problèmes" je n'ai rien à écrire, ou plutôt je n'en vois pas l'intérêt, ça ne vient pas. Par contre, depuis mon adolescence, j'écris très facilement pour moi tous les soucis que je traverse, je ne sais pas si c'est par difficulté à verbaliser c'est surtout ue j'ai rarement de personnes de confiance et pas impliquées dans mes soucis pour pouvoir en parler avec un regard extérieur et serein. Et cela m'aide d'écrire, c'est évident.
    Par contre je me demande si tout le monde peut se mettre à écrire même en en ayant besoin.

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  3. Écrire est plus facile que parler, je suis d'accord. J'ai commencé à écrire un journal à mes 14 ans parce que je pleurais presque tous les jours (et seule), sans comprendre pourquoi et je n'en parlais à personne. J'ai d'abord eu bcp de mal à écrire librement, de peur que qqn tombe sur mes mots. Au fur et à mesure j'ai progressé et je me lançais des défis : parler à un miroir au lieu d'écrire (je n'ai finalement jamais réussi mais j'avais conscience que c'était mieux de verbaliser), ou écrire sur un forum (être lue) (jamais réussi non plus). Ecrire m'a vraiment fait beaucoup de bien jusqu'à mes 20 ans où je suis enfin aller voir un psy (psy de fac). Et je crois que c'est complètement différent, et qu'on va beaucoup plus vite avec l'aide de qqn qui nous aide à faire le travail de réflexion, même si on en dit beaucoup moins qu'à l'écrit, c'est beaucoup plus "violent", on tremble on pleure etc, c'est beaucoup plus efficace même si c'est plus dur. En un peu moins de 2 ans de verbalisation chez le psy (travail oral uniquement), même si ça a été parfois très dur, je suis allée beaucoup plus vite qu'en 6 ans de journaux intimes. Allier écriture et aide psychologique, je ne sais donc pas bien ce que ça pourrait donner, je n'ai jamais essayé. Mais je suis très curieuse d'avoir des nouvelles de ce projet pour le savoir.
    Merci pour votre blog que je dévore toujours autant !

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  4. Ca peu etre sympa comme projet.

    Sinon j'ai connu un atelier un peu comme ca dans le sud... C'était une ergo qui l'animé et ca durée a peu prés 2h avec une pause entre deux...
    On était libre sur la facon d'écrire et si on ne souhaiter pas lire ou lire juste une partie on pouvait.
    Par contre on avait des début de phrase. Soit un mot, une phrase a finir ou commencer, une fois on devait donner un mot par rapport a un dessin et faire un texte avec tout les mots (ou une partie selon les mots) que le groupe a citer...
    Il y avait des truc sympa et d'autre qui inspirait beaucoup moins...

    Par contre en relisant l'article je me rend compte que les gens viendrais directement avec leur ecrit.
    En fait ce serait plus un genre de groupe de parole mais aider au départ par un texte ecrit...?

    Le deuxiéme a l'air pas mal aussi. Ce serait en groupe aussi ?? C'est pas mal de s'interroger sur des periodes de sa vie et le developper par écrit. C'est sur qu'avec quelqu'un qui donne son avis ca peu etre pas mal. Pas un avis sur le style de l'écriture ou l'orthographe mais plus pour demander plus de renseignement ou détails sur certains point, ou guider le developpement en posant des questions, histoire que la personne s'interoge sur ce qu'elle voulait dire, faire, ces sentiments a ce moment et autre chose... C'est sur que ca peu etre fait a l'oral aussi mais parfois l'écriture aide pas mal pour les gens qui ont des blocage a l'oral. Puis ca permet d'aller vraiment a son rythme, prendre son temps en ecrivant, chercher les mots, se souvenir, s'interoger, voir questionner d'autre personne qui été la a ce moment. De zapé l'épisode si c'est trop dur pour y revenir plus tard...

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  5. Non, les gens viendront les mains vides (juste avec leur cahier et leur stylo), on préparera les écrits en atelier. Je prépare des "démarreurs" car les gens ne savent pas toujours par où commencer.

    L'écrit que j'ai mis aujourd'hui (le voleur de vent) est issu d'une séance sur moi même pour tester une technique.

    Ce ne seront que des ateliers de groupe sous forme de stages, je n'ai pas le temps de faire des ateliers hebdo.

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  6. Ok...En gros ca doit faire un peu comme l'atelier que j'ai connu.
    J'ai toujours pas lu le poéme ^^' j'irais zieuté ca quand j'aurais plus de temps

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  7. Lymphe tu en as trop dit. Fait nous part de ton expérience, c'est super intéressant.

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  8. C'est ce que j'ai fait dans mon premier post non ??

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  9. J'ai lâché la psy il y a deux mois, après 6 ans. Je suis un peu très sociable pour une part et très secrète pour l'autre. J'ai noté que c'était toujours la sociable qui allait chez la psy, surtout depuis qu'elle m'a dit : ça c'est bon pour vos romans. J'ai donc écrit et je ne lui ai rien dit.
    Je suis E.T. et mes écrits sont dans la rubrique Ecrits de E.T.
    http://resilience-autofiction.over-blog.fr/

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  10. Emmanuelle : ne le prends pas pour toi, mais je ne comprendrais jamais comment on peut passer 5 ans ou 10 ans chez un psy ! Mes patients qui sont restés avec moi ont du "trainer" pendant 2 ans maxi. Plus ça ne servirait à rien, lorsque c'est réglé c'est réglé, il faut savoir lâcher la main du psy. Certains on du mal. C'est moi qui les "met dehors", non non, vous n'avez plus besoin de moi, c'est à votre tour de vivre et sans psy.

    En analyse par contre ça dure plus longtemps parce qu'il n'y a pas de retour du psy alors le patient patauge tout seul avant d'entrevoir la sortie.

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  11. Lymphe : Lol, c'est vrai.
    Mais ce qui m'intéresse c'est ton ressenti (même si je sais que tu as du mal à l'exprimer). As tu l'impression que ça t'avait servit à qqchose ? Qu'as tu pensé du moment de la lecture en commun ?...

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  12. Ca remonte a loin... Je vais essayé de faire un effort...

    Si ca m'a servis a quelque chose? Hmm... peut etre. Disons qu'au début je m'été inscrite pour passer le temps. J'ai pas forcement besoin de quelqu'un pour écrire, mais je me disais qu'avec d'autre ca pourrait etre sympa, voir ce qu'ils ecrivaient et comment...
    Je dirais que ca dependait des scéance et des sujet. Même si on est libre d'écrire parfois la phrase de demarrage ne m'inspirais pas donc j'écrivais rien ou vraiment n'importe quoi... Mais parfois en relisant mes feuilles je me dis que certains truc étaient vraiment sympa.

    Pour ce qui est de la lecture en commun... Heu... C'était rare que je lise mes textes. Ou alors je lisais qu'une partie du texte. Les textes trop perso je les gardais pour moi.
    Quand je stress je bafouille et avoir tout le monde qui m'observe quand je lis c'est pas vraiment super...
    Par contre il y avait rien aprés la lecture. Chaque personne lisais son texte et on passé a l'écriture d'autre chose. Sans developper plus. Bon d'un coté en groupe ca aurait été dur je pense. Parce que pour écrire et lire a haute voie pas besoin d'être dans un atelier d'écriture...
    Ya bien la psy qui m'avait proposer d'apporter mes textes, vu que j'ai jamais aimer lancer de sujet de but en blanc et que j'avais du mal pour parlé de moi... Sauf que quand je me suis motivé a apporté des truc elle m'a juste dis que c'été pas a elle de les lire et vu que je comptais pas lui faire la lecture ca a été plutot vite...

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