mardi 31 août 2010

Le Prisonnier

Non, non rassurez vous je ne vais pas vous faire un résumé des 17 épisodes que j'ai eu grand plaisir à revoir.
Bien sur, j'avais encore en tête les "bonjour chez vous" qui de temps en temps ressortaient dans les conversations, j'avais encore en têtes les tenues chamarrées des habitants du Village, la tenue du numéro 6 et la côté Disneylandesque du Village.

Et surtout, surtout, je n'avais pas oublié le "rôdeur", ce fameux ballon qui poursuit tous ceux qui tente de s'échapper du Village.

J'avais oublié à quel point le numéro 6 est hyperactif, colérique et agressif.
J'avais oublié que le numéro 2 changeait à chaque épisode.

La première fois que j'ai vu "le Prisonnier", j'avais été passionnée.
Passionnée par sa volonté de partir mais surtout par les manipulations qu'on lui faisait subir.
Quoi qu'il fasse, il revenait toujours au Village.

Je n'avais aucun souvenir du dernier épisode.
Je l'ai donc revu ce samedi sur Arte.
Je comprends pourquoi je ne m'en souvenais pas.
Au premier abord, par rapport au reste de la série, c'est hyper kitch.
Surtout c'est fouillis au possible, on ne comprend pas on l'auteur veut en venir, ça hurle dans tous les coins des trucs sans intérêt, ça semble finir en queue de poisson.

Néanmoins cet épisode à l'intérêt de terminer les interrogations qu'on a sur le numéro 6.
D'abord tout au long des épisodes on a appris :
- qu'il voulait démissionner car ce qu'il faisait ne correspondait plus à ses valeurs
- qu'il allait vendre des documents à une puissance étrangère
- qu'il était un agent double.

On ne saura jamais pour quel autre pays il travaillait, mais l'époque de la création de la série étant pendant la guerre froide, on peut historiquement lié tout ça à "l'autre côté". 

Je ne ferai aucune interprétation de l'environnement, des objets et des lieux.
Ce qui me parait important c'est le numéro 6.
D'ailleurs dans cette série, à part ce personnage, rien n'est important puisque les autres acteurs changent quasi à chaque épisode (les numéros, ses voisins, ceux qui tiennent les boutiques...). Tous sont remplaçables, sauf lui.
Ce qui amène à se poser très rapidement la question : ne serait-il pas que le seul "prisonnier" et tous les autres ne sont ils pas que des figurants ?

On l'a appris, il a démissionné. Mais sur un coup de tête (et même sur un coup de poing sur un bureau) sans donner aucune explication.

Lorsqu'on regarde certaines scènes de la série, cela s'apparente parfois à des scènes oniriques.
Les gens planent dans des couleurs pulsées, c'est psychédélique.
On nous le montre en train de se faire droguer, de se faire mentalement manipuler, de se faire torturer... (au passage "Inception" n'a rien inventé, les scénaristes ont regardé le prisonnier).


Alors résumons :
- il plaque tout sans raison apparente
- il est agité
- il est coléreux
- il est agressif
- il pense qu'on veut le détruire
- il pense que ce sont "eux"
- même ses proches et ses connaissances sont avec "eux".

Tout cela ressemble assez étrangement à un délire paranoïaque au cours d'une bouffée délirante.
La cible est définie, mais si, nous spectateur on ne sait pas trop laquelle, lui le sait et cela nourrit son délire.

Si cela est assez évident dès le second épisode, c'est bien sur dans les deux derniers que son délire trouve son dénouement.

Son esprit y subit une régression sous la forme d'une thérapie par le rebirth ("renaissance") par laquelle il doit trouver un nouveau chemin pour sortir de son délire.

Ce qu'il fait.
Ce n'est pas que le numéro 2 meurt pour avoir échoué à obtenir des "renseignements", c'est le numero 6 qui le tue en mettant petit à petit fin à son délire et en obtenant que tout le reste disparaisse.
Sortir de son délire lui permet de ne plus être un numéro mais de redevenir un homme libre ("Monsieur") et équilibré.
Le monde du Village s'effondre donc autour de lui. La folie l'entoure mais il résiste désormais.
Et lorsqu'il démasque le numéro 1, il est normal qu'il trouve son visage puisque sa folie paranoïaque c'est lui. Lui seul s'était enfermé dans sa folie. Et c'est lui seul qui s'en sort, comme c'est généralement le cas dans les bouffées délirantes.

Contrairement à ce que disent plein de sites, le Village n'est pas détruit à la fin.
Tout le monde l'évacue en hélicoptères (ce qui tend à prouver qu'il n'y avait qu'un seul prisonnier) et une fusée décolle... avec personne à bord ! (rappelons que c'est le numéro 6 qui a paramétré le décollage et mis en route volontairement le compte à rebours).

La fusée qui décolle, c'est la guérison. Comme en hypnose "à 3 vous sortirez de votre sommeil", là c'est le compte à rebours qui permet de sortir de la folie et au bout du décompte, la folie s'envole et le numéro 6 est libre.

Le générique original est plus proche de ce délire que la version française. 
En effet, en français on nous dit :
"Qui est le numéro 1 ?" 
"Vous êtes le numéro 6".

La version anglaise est 
"Who is number 1 ?" 
"you are number 6" (vous êtes le numéro 6). A moins que ce ne soit :
"you are, number 6" (c'est vous, numéro 6").

Sortant enfin de son délire, il peut reprendre sa vie normale.
Retrouver son appartement, retrouver sa voiture et partir cheveux au vent reprendre le chemin de sa vie... dans une nouvelle voiture.

(le Village existe vraiment. Il existait avant la série et c'est en séjournant  pour quelques épisodes de la série Destination Danger que MacGoohan décida d'y tourner "le Prisonnier". Si vous voulez y passer quelques jours de vacances, c'est ici)

(j'ai corrigé mes fautes et j'ai remis les mots que j'avais oublié lors de la frappe !)


lundi 30 août 2010

J'passe à la télé... ou pas



Je suis bien occupée par les médias. Merci.
Après le Figaro, je reçois cet aprem une journaliste de RFI.
J'ai réussi à trouver un homme victime qui veut bien témoigner de son vécu avec sa compagne violente.
J'ai été contactée par TF1 pour '7 à 8' mais ça me branche pas du tout.
Canal+ me court après pour l'émission 'l'édition spéciale'.
Ch'ai pas, j'hésite. Montrer ma bouille à la télé, ça jamais été mon truc. Ca a coupé la voix du journaliste lorsque je lui ai dit ça.
"C'est pour la cause" m'a t il répondu.
Tu parles, comme s'il se préoccupait d'une quelconque cause à part la sienne.
Bon je suis déjà passée à la TV et ça me donne à chaque fois un peu moins envie de recommencer.

Vous en pensez quoi vous de l'émission 'l'Edition Spéciale' sur Canal+ le midi ?

vendredi 27 août 2010

Inceste petite fille / grand père

Je me permets de revenir sur ce délicat sujet car depuis quelques semaines plusieurs personnes sont arrivés sur mon blog en effectuant cette requête.

Ce schéma incestueux pose un épineux problème : comment se fait il que le grand-père s'en prenne à sa petite fille ?

Alors bien sur je pourrais vous parler des théories psychiatriques et criminologiques sur les motivations qui poussent à l'inceste.

Mais je pense sincèrement que cela soulève une autre question :

- si le grand-père s'en prend à sa petite fille, s'en était il pris à sa fille ?

Je n'ai bien sur pas la réponse pour tous les cas. Mais dans ma pratique personnelle, je dirais clairement que oui le grand-père avait sûrement incesté sa fille.

Alors me demanderez vous, comment à la lumière de cette inceste, la mère peut-elle laisser son enfant en présence de cet individu ?

Bonne question.

Qui peut présenter plusieurs réponses. Et je ne les ai certainement pas toutes.

1. la mère a occulté ses souvenirs.
L'esprit étant puissant et l'inconscient étant une censure extrême, certains traumas sont occultés. Non, ils ne sont pas oublié. Ils sont là tapis quelque part. Mais les envisager est impensable. Ce serait mener la victime vers le gouffre de la souffrance.
Ces souvenirs traumatiques referont un jour surface. Certainement à la naissance de l'enfant ont-il tenté de revenir, ce qui peut expliquer parfois les cauchemars pendant la grossesse et après l'accouchement. Mais le contenu réél des cauchemars est tellement bien torturé que le conscient n'arrive pas (ou ne veut pas) à interpréter ce qui y est énoncé.
Parfois seulement lorsque la petite fille dira quelque chose et reviendront alors les souvenirs.

2. la mère a occulté ses souvenirs mais suit une psychothérapie
Aie aie. Lorsqu'elle arrive en thérapie, cette jeune maman ne va pas bien. Elle ne sait pas pourquoi. Elle peut juste dire que cela a commencé à la naissance de sa fille. 
Le travail thérapeutique va faire remonter les souvenirs traumatiques afin qu'ils soient enfin intégrés, mais lorsque cela arrive il est malheureusement parfois trop tard, le grand-père a eu le temps de se livrer à ses exactions.

3. La maman sait mais pense que sa fille n'est pas concernée
Ces mamans là pensent que l'inceste consommé ne peut toucher que le père et ses enfants. Jamais elle ne penserait que son père va s'intéresser à sa petite fille. 
L'enfant est donc confié en toute sécurité.

4. La maman ne se résoud pas à s'opposer à son père
J'ai souvent rencontré cela.
S'opposer au père, c'est dire "non" à la demande des grands-parents de voir leur petite fille. Comment l'expliquer ? La nouvelle maman se voit mal priver sa propre mère du plaisir d'être grand-mère. Priver les grands-parents sous-tend de donner une explication. Or l'explication c'est de dire que le père à été incestueux. Bien des mamans se disent que leur mère n'y résistera pas "elle qui est déjà si fragile". Se libérer soi en faisant souffrir l'autre est inaceptable pour la maman. Aussi, elle se résoud à confier son enfant aux grands-parents, en croisant les doigts que cela ne passe pas une génération.

C'est faire soi la croyance que la mère ne sait pas. 
Or on sait aujourd'hui que dans la majorité des cas la mère sait.
Elle n'a pas vu, pas entendu, mais elle sait.
Et ne s'est pas opposée.
Et même que dans certains cas ça l'a bien arrangé.

5. La mère qui sait, qui ne s'oppose pas et qui est plus ou moins complice
C'est un cas tabou, car la mère devient complice du père.
Elle sait ce qui lui est arrivé à elle, elle sait que cela risque fortement d'arriver à sa propre fille.
Elle ne veut pas en parler mais l'envisage.
En fait, la mère est encore sous l'emprise de son père.
C'est sa victimisation même qui la rend complice.
"Après tout" vous dira-t-elle "moi je m'en suis bien sortie".
Elle ne sait pas dire non et l'enfant est livré en pâture.
C'est comme un espèce de rituel familial qui doit se faire. L'enfant est offert en sacrifice au père tout puissant.

La mère et la grand-mère partent faire du shopping. Elle laisse la petite fille au grand-père. Lorsqu'elles reviennent "ça s'est passé ton après midi ma petite chérie ?" "oui" répond une toute petite voix.
Grand-mère et mère savent. 
Ca a arrangé la grand-mère que le vieux couche avec sa fille (de toute façon les liens familiaux n'étaient plus dans le bon ordre), ça arrange la mère qu'il couche avec la sienne (au moins elle est sûre qu'il ne s'en prendra plus à elle).

On pourrait presque y voir une vengeance. 
"Je l'ai subit, y a pas de raison qu'elle ne subisse pas aussi".
En fait la mère est comme anesthésiée. Ca n'a plus d'importance.

Vu de l'esprit, comme ça, on se dit mais comment peut-on penser comme ça ?
Eh bien lorsque le trauma est trop fort, la rationalisation n'est plus là.
La victime est "blindée" émotionnellement. Plus rien ne la touche (j'utilise cette expression volontairement car vous y comprenez le lien entre physique et psychologique).

Et pour finir envisageons un dernier cas. Rare.

6. La petite fille est l'enfant issu de l'inceste père/fille
Cela existe.
On est en présence d'un vrai couple. La mère a été totalement éjectée du système familial. La fille a pris la place de l'épouse, le père en est très certainement éperdument amoureux et bien sur -j'oserai dire logiquement- lorsqu'il y a amour entre un homme et sa "compagne" il y a parfois naissance d'un enfant.
Et comme c'est cette petite fille est aussi sa fille, la boucle est bouclée.
Il existe des cas aussi où le gran-père n'avait pas incesté sa fille. 
Pour certaines raisons, il dira avoir été excité en changeant la couche par exemple.
On peut avoir aussi à un pédophile non incestueux.
Les rapports sexuels avec sa fille ne lui étaient même pas concevables, mais là ce n'est plus sa fille, c'est une petite fille issue d'un autre homme et ce sont les pédophiliques qui se mettent en place.

Une de mes patientes avait été victime de son père pendant plusieurs années.
Elle avait tout occulté. Tout est revenu lorsqu'elle a eu un désir d'enfant.
Elle a donc entrepris une psychothérapie parce que lors de ses rapports sexuels elle revoyait le visage de son père. 
Et surtout elle avait très peur d'avoir un enfant et que son père recommence.
La psychothérapie l'a énormément aidé.
Elle s'est refusé à déposé plainte car elle ne voulait pas informer officiellement sa mère, même si certains signes montraient qu'elle se doutait de quelque chose, mais ma patiente  mise à la place de l'épouse avait relégué sa propre mère à un état infantile, dépressif et suicidaire et elle craignait une réaction excessive.
Au bout de 4 mois ma patiente a trouvé le courage d'aller voir son père en face à face.
Elle lui a mis les "points sur les i", un truc dans le style "je me souviens de ce que tu as fais,  je ne déposerait pas plainte contre toi, mais je peux le faire. Je suis enceinte, toi et maman vous verrez votre petit enfant, mais si jamais tu y touches, je dépose plainte et tu es mort".
La première réaction du père a été "ne fais pas cela, ça tuerait ta mère".
Emprise psychique et culpabilisation de sa fille jusqu'au bout.
Ma patiente a accouché il y a un certain temps maintenant, elle surveille son père et refuse toutes les situations qui placerait son enfant seul avec lui.
Allez savoir pourquoi, y a comme un froid. LOL


(pour ceux qui lisent le Figaro en ligne vous aurez trouvé ce jeudi un interview de votre bloggeuse préférée sur les hommes victimes de violences conjugales)

mercredi 25 août 2010

Naître parent

Vous et moi nous sommes tous nés un jour de la rencontre de deux êtres que rien ne destinait au premier abord à devenir parent, à part sans doute une volonté archaïque mais farouche de perpétuer l'espèce humaine.



Mais nos parents ont d'abord été des personnes individuelles avec leurs aspirations, leur vécu, leur propre enfance et leurs rêves.
Puis un jour s'effectue une rencontre.
Celle-là sera plus sérieuse que les autres puisqu'elle donnera naissance.
Ce qu'on oublie souvent c'est qu'elle donnera d'ailleurs doublement naissance.
A un enfant,
A des parents.

Avant la naissance les parents ne sont qu'un couple.
C'est déjà un sacré changement.
Mais c'est en général un changement volontaire avec un accord avec une personne que l'on a choisit.
Devenir parent, c'est naître encore une fois.
On peut vous raconter tout ce que vous voulez, personne n'est prêt à devenir parent.
Le parent naît en même temps que son enfant.

Bien sur certains sont prêts avant la naissance.
Ils ont bien réfléchit, ont envisagé le pour et le contre, dressé des listes de prénoms, observé attentivement les autres...
Mais bon le jour où on vous colle dans les bras un enfant, c'est une autre histoire.
Parce que si deux individus ont choisit volontairement de devenir parent, ils ne choisissent pas qui on va leur mettre dans les bras.

Accepteriez vous qu'un inconnu s'inscruste chez vous, demande à manger, exige qu'on le lave, qu'on l'habille, qu'on le conduise au travail et tout cela quand bien même vous n'auriez pas une personnalité "compatible" ?
Non, c'est clair.
C'est pourtant ce que font tous les jours les gens qui naissent parents.
Vous pourrez lire tous les ouvrages que vous voulez, vous pourrez demander à votre maman, ça n'y changera rien.
Le parent grandit au rythme que grandit son enfant.
Le parent apprend au rythme qu'apprend son enfant.
Les parents tatonnent complètement, font de leur mieux, se plantent parfois (souvent même lol), réajustent, bref s'adaptent à cet être en perpétuel changement.
Ce qui convient un jour, ne convient plus une semaine plus tard.
Ce qui était vrai un jour, ne l'est plus quelque temps plus tard.

Devenir parents c'est entrer dans une nouvelle vie.
Une vie de joies, de contraintes aussi, de plénitude souvent, de pleurs et de colères parfois.
L'être humain qui passe son temps à affirmer qu'il n'aspire qu'à la liberté et à la paix se "colle" un enfant qui lui limite son temps personnel, lui construit plein d'obligations, tente sans cesse de faire croire qu'il est le centre du monde, lui cherche des poux et le pousse à bout.
Quelque part décider de devenir parent c'est totalement dingue !

C'est pourtant un choix personnel.
Certains diront "si j'avais su !"
Mais je préviens que l'abandon est nettement plus difficile au bord des routes pour les gosses que pour les chiens.

Pourtant pour bien des gens devenir parents est la plus belle chose du monde.
Pour rien au monde ils ne reviendraient en arrière.
Pour preuve, ils font même d'autres enfants.
Et là encore c'est une autre double naissance. Car si les parents ont bien appris quelques petites choses avec le premier enfant, celui là qui vient d'arriver, n'a pas encore la même personnalité ni les mêmes aspirations.
Il faudra donc aux parents naître encore une fois.

Faire naître une enfant c'est lui offrir la vie.
Faire naître un parent c'est lui offrir une nouvelle vie.




lundi 23 août 2010

Le psy et le patient SLA

La SLA (sclérose latérale amyotrophique) est une atteinte neurologique progressive du système moteur.
Cela semble d'origine virale, mais les hypothèses génétiques, bactériennes ou environnementales ou le tout croisé ne sont pas exclues.
Elle touche principalement les plus de 35 ans, mais apparaît quelque fois beaucoup plus tôt.
C'est une maladie qui a deux formes :
- soit elle commence en général par une perte de puissance musculaire dans une main ou un poignet, puis cela remonte dans le bras, puis ça passe de l'autre côté,
- soit elle commence par une perte de parole et de la déglutition.
La durée de vie moyenne du patient une fois la maladie déclarée est de 5 ans.



J'ai, parmi mes patients, un jeune homme de moins de 30 ans qui a déclaré une SLA il y 3 ans.
Il m'a été adressé via le réseau d'un hopital parisien spécialisé dans lequel j'ai suivi des formations sur la SEP (sclérose en plaque) et la SLA.
J'avais tout particulièrement suivi bien sur les ateliers de psychologie.
Et deux questions avaient surgit :
- à quoi sert le psy auprès d'un patient SLA ?
- quel projet de vie donner à un patient SLA ?

Cette seconde question peut paraître étrange face à un patient qui sera décédé dans 5 ans maxi.
Mais le patient sombre facilement dans la dépression et il est important de lui maintenir le sourire, de lui permettre de répondre à certains désirs ou envies, voire  d'essayer de maintenir le maxi d'autonomie afin que sa fin de vie se fasse le plus correctement possible.
Le problème c'est que la maladie évolue vite, par poussées brutales.
Mon patient a perdu de la force musculaire dans une épaule en 15 jours. Il pouvait boire seul jusqu'à là, ce n'était quasiment plus possible ensuite.
Le passage en fauteuil roulant a été très brutal, la déformation des poignets, l'amaigrissement aussi.
Ces patients n'ont pas le temps de se "préparer".
La perte de la marche est une catastrophe. Au quotidien d'abord. Trouver un médecin généraliste accessible en fauteuil est très difficile, encore pire pour un dentiste. Trouver un psy qui fait des consultations à domicile aussi.
Ensuite, il y a le regard -pensé- des autres. Bien sur il y a aura toujours des abrutis pour avoir du mépris, mais il y a les autres. Ceux qui regarde les malades avec pitié. Mais le patient y voit aussi ce qu'il veut, il oublie que souvent les "bien portants" ne savent tout simplement pas comment faire face à un handicapé : comment lui parler (faut il éviter certains mots, certaines blagues ?), se demande si la personne en face d'eux va pouvoir répondre (est-ce un débile mental ou est-ce seulement physique ?), ont peur de l'agressivité... Il suffirait pourtant d'être naturel ce qui modifieraient les regards réciproques que l'on se portent.

Lorsqu'il ne peut plus marcher, lorsqu'il ne peut plus écrire, il ne reste que la pensée et la parole au patient SLA.
Et c'est là qu'intervient le psy.
Bien sur, mes consultations sont psychothérapeutiques.
A la base.
On fait connaissance, on discute de comment ça a commencé (fort étrangement la SLA de mon patient s'est déclarée très rapidement suite à un trauma psy et elle a commencé physiquement là où le trauma s'était fixé), on parle d'inconscient, mais aussi de maladie,  de culpabilité, de mort et de sexualité.

Et puis le psy sort de son rôle.
Parce que le patient SLA -comme face à d'autres maladies- ce n'est pas qu'un inconscient à démonter et un conscient à restructurer. 
C'est une personne avec un handicap qui évolue à toute vitesse.
Or l'hopital comme les associations n'aident en rien le patient au quotidien.
Ca pour donner de l'info sur la maladie, ils savent faire.
Mais lorsqu'il s'agit de trouver un gobelet à paille parce que le patient ne peut plus tenir sa bouteille ou lorsque le patient a besoin d'un lit médicalisé ou lorsque le patient a besoin de connaître des adresses de médecins accessibles, y a plus personne.
Le kiné, lui il se contente de masser et -parfois- d'entretenir au maxi la force musculaire. Mais la majorité des kiné ne connaissent pas la SLA aussi ils font avec ce que le patient leur dit (lorsqu'il dit. Et là c'est encore au psy de proposer au patient de parler de ses sensations au kiné).
Les "médiatrices", joli nom pour les intervenantes à domicile qui lavent le malade, sont souvent de toutes jeunes femmes tout juste sorties de l'école et auxquelles le patient apprend le métier !
Le médecin généraliste, lorsqu'il vient à domicile, connaît peu la maladie et traite au symptôme et ne connait pas les intervenants.
Le neurologue de l'hopital renvoie vers les associations.
Et les associations renvoient... vers rien.
Et il reste qui ?

Les orthophonistes et les psychologues.
Qui ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale.

Oui, parce que faut vous rappeler que la SLA touche les muscles. Or pour parler nous utilisons la langue et les joues qui sont des muscles. Et les machoires qui bougent sous l'action de muscles. Alors lorsque la sphère ORL est touchée, la parole tend à disparaître.

Mais les orthophonistes interviennent tard dans le processus.
Donc entre les deux "paquets" d'intervenants il y a le psy.
Au psy donc -s'il le veut bien c'est clair- de trouver des fournisseurs de matériel médical, des agences de téléphonie accessibles et vendant du matos pour handicapés, des associations susceptibles de sortir le patient de son isolement souvent volontaire... 

Nous avons constaté qu'en fin de vie du malade, il ne reste que l'orthophoniste et le psy. 
Qui ne font plus office d'ortho et de psy.
Ils servent à trouver des solutions, proposer des adaptations du logement (ce que peut faire aussi un ergothérapeute),  trouver des solutions de communication, mais aussi à adoucir par leur présence, leurs blagues, leur récit du quotidien, leurs anecdotes, cette fin de vie.
Il faut aussi servir de relai avec les proches. 
Les proches qui parfois on en marre de "sacrifier" leur vie. 
Qui peuvent même parfois devenir maltraitants.
Leur donner des conseils aussi (trouver un autre système, leur donner une adresse par exemple ou leur proposer d'aller consulter un psy !).

Mais vous me direz, lorsque la parole disparait aussi, le patient se retrouve seul.
Pas totalement, l'ortho et le psy peuvent convenir avec la famille de passer encore de temps en temps.
Parce que la famille aussi a besoin de ces personnes extérieures ne serait-ce que parce que la famille a besoin de se raccrocher à ces intervenants qui connaissent si bien le malade.
Et parce que les proches comprennent que la fin est proche.
Nous avons constaté que lorsque la parole disparait, le patient s'éteint dans les 3 mois.

Pour en savoir plus, ICI ou LA




samedi 21 août 2010

Placebo / nocebo



L'effet placebo n'est pas super bien expliqué.
On constate que chez des personnes qui consultent pour une maladie, 40 % tireront autant de bénéfice à ne rien prendre qu'à prendre un médicament.
Bien sur on ne leur dit pas.
(le médecin ne veut pas se prendre une torgnole)
On fait semblant de leur donner un médicament et hop ils vont mieux.
Ils vont même aussi bien que ceux qui prennent des médocs.

Sauf que parfois le patient est têtu.
Car vous aurez remarqué autour de vous que lorsque certaines sont sous traitement, elles se plaignent de maux d'estomac, de migraines, de nausées, de douleurs...
Eh bien pour ceux qui prennent un placebo, c'est pareil.
Iles reviennent voir leur toubib en leur disant que le traitement ne leur réussit pas et que si leurs symptômes vont mieux certes, ils ont mal à la tête, l'estomac fragile....
C'est l'effet "nocebo".
Le non-traitement nuit au patient.
Pas là où on l'attendait, mais sur des infos totalement subjectives.

Fort de leur expérience dans l'effet placebo, des petits malins ce sont dit qu'on pourrait peut être tenter de faire la même chose avec la chirurgie.
Eh eh, y sont malins les chirurgiens. 
Ils vous font payer en dépassement d'honoraire une intervention qu'ils ne vous font pas !
Ils ont donc tester pour certaines opérations les fausses chirurgies.
Bien sur il faut que ça fasse vrai.
Bandage, soins.. Le patient doit croire qu'il a été opéré, sinon ça ne fonctionne pas.
Dans les cas de pathologies au genou, lors d'une expérience sur un nombre important de patients, ils ont opéré un patient sur deux.
Tout en faisant croire à tous les patients qu'ils avaient été opérés et que cela s'était bien passé.
Les patients non opérés ressentaient les mêmes bénéfices et les mêmes réductions de douleur que ceux réellement opérés !
En neurologie, dans des cas de maladie de parkinson, des greffes de cellules foetales ont été effectuées.
Ou pas. C'est selon.
Qu'il y ait eu opération ou pas, chez les patients persuadés d'avoir été greffés, la qualité de vie s'est améliorée.
D'autant que chez les patients ayant reçus une greffe.

On sait que chez les personnes étant persuadées d'être "à risque" pour certaines maladies ont plus de risque de développer cette maladie que les personne vraiment à risque que cela ne tracassent pas. 
Ainsi dans le cas des maladies cardiaques, se croire à risque (alors qu'on ne l'est pas) multiplie par 4 la mortalité par rapport aux personnes réellement à risque mais qui restent optimistes.

On sait désormais que l'effet placebo, d'un point de vue physiologique, repose sur la sécrétion de dopamine dans le cerveau. Prendre un traitement ou penser qu'on prend un traitement soulage en partie parce que justement on se sent "soulagé" d'avoir un traitement. Cela libère de la dopamine qui va diminuer les sensations douloureuses.

L'effet nocebo reposerait sur le fait que les personnes sont anxieuses, soit par rapport à leur pathologie soit par rapport aux effets que pourrait avoir le traitement. Or l'anxiété fait diminuer la sécrétion de dopamine au niveau cérébral et augmente de ce fait les sensations douloureuses.

La puissance du psychisme reste un vaste chantier en friche. 
On s'étonnera que les médecins fassent tout pour psychiatriser la psychologie.


vendredi 20 août 2010

Les articles reviennent bientot

Oui, parfaitement j'ai pris quelques jours de vacances.
C'est fini.
(non non pas de regret c'est bien Paris)

Alors pas d'article encore ce midi, ce soir tard sans doute.
Revenez me voir !

lundi 16 août 2010

La communication paradoxale

Un paradoxe c'est une idée qui va l'encontre de ce qu'on en attendrait.
Par extension, c'est devenu une idée qui est en contradiction avec elle-même.

C'est sur cette base qu'est née la notion de communication paradoxale, particulièrement génératrice de stress psychique.

La communication paradoxale, du fait même de la présence du terme "communication", sous-tend la présence d'un Autre qui communique de façon illogique.

Prenons un exemple simple.
Un gosse fait une bêtise. Un des parents s'exprime en faisant la tête "ah génial !".
Normalement "génial" se rapporte à quelque chose de rare et de bien. Ici cela prend le sens de hors du commun mais en y juxtaposant la moue du parent, cela veut dire quelque chose d'exceptionnel dans le sens négatif.
Il y a donc un paradoxe entre les termes utilisés et ce qu'exprime le parent.
L'enfant voit bien l'expression du parent, mais ce les termes utilisés le laissent perplexe.
C'est bien ou pas alors ?
C'est par expérience ou par explication des expressions utilisées par les adultes que l'enfant va comprendre qu'on peut utiliser des expressions qui disent l'inverse de ce qu'on veut dire pour exprimer l'inverse de ce que cela veut dire....
Paradoxal, je vous dis.

La communication paradoxale en psychologie est symbolisée par le "syndrome de la sentinelle".
Dans un fort, du haut de son mirador, la sentinelle doit avertir s'il se passe quelque chose dehors.
Si elle ne le fait pas, elle sera fusillée.
Si elle le fait alors que ce n'était pas important, elle sera fusillée.
Prévenir/ne pas prévenir ? Quand prévenir ? Quelle limite entre ce qui est important et pas important ?
La sentinelle devient dingue.

La communication paradoxale rend fou.

C'est souvent ce qu'on retrouve dans le harcèlement moral.
Par exemple, un directeur en présence de son assistante va dire "en passant"de façon négative : "ce courrier n'a pas été enregistré". Alors son assistante enregistre le courrier. le directeur le constatant dit "mais je ne vous ai jamais demandé de l'enregistrer".
A la fin, l'assistante ne sait plus ce qu'elle doit faire ou pas, ce qui est bien ou pas.
La dépression et le burn out la guette.

La psychanalyse suppose que l'autisme serait basée sur une communication paradoxale entre la mère et l'enfant.
"Je t'aime" dit verbalement et un "je ne t'aime pas" émis physiquement.
L'enfant "coincé" entre amour et rejet, entre le fait de faire un pas vers la mère et être rejeté ou de ne pas en faire et de se le voir reproché, deviendrait autiste, incapable désormais de déceler comment il faut communiquer, de démêler le vrai du faux, de séparer l'amour de l'agressivité.

La communication paradoxale pourrait se résumer à :
si ceci est vrai là, mais est faux ici, où est la limite ?
 
Et à force de chercher la limite, le psychisme tourne en rond, se torture et n'en peut plus.
On pourrait postuler qu'il n'est pas nécessaire de chercher des limites, mais c'est mal connaître le psychisme qui passe son temps à réduire, classe, catégoriser, étiqueter.
Porter à l'extrême, on entre dans ce qu'on appelle "la double contrainte".
C'est à dire qu'on est en présence de deux obligations qui se contredisent ce qui va rendre la solution impossible à trouver.
Par exemple, dans une situation de divorce, chaque parent va demander à l'enfant de n'aimer que lui.
Ce qui est insoluble, aimer l'un obligerait à ne pas aimer l'autre, ce qui est contraire à ce que demande l'autre justement.

La personne prise dans la double contrainte, serait contrainte au silence (il n'existe pas de réponse) et au retrait (se renfermer tant qu'on n'a pas la réponse).

En psychiatrie, on pense que la schizophrénie serait la résultante de l'existence d'une communication paradoxale à double contrainte au sein de la famille. En effet, seule la dissociation de personnalité permettrait de répondre aux deux obligations.

Au sein d'une entreprise, un brutal turn-over dans un service ou une épidémie d'absentéisme ou de dépression, doivent faire penser à la possible existence d'un individu qui communique paradoxalement. Ce qui nécessite une évaluation du service et une formation à la communication... bien sur lorsque ce recours n'est pas volontaire pour pousser les gens à la démission !

Lorsqu'on est présence d'une communication paradoxale au sein d'une famille, il est nécessaire d'envisager des séances de thérapie familiale afin de prendre conscience du mode de communication en place et tenter de rétablir une communication normale.



vendredi 13 août 2010

Le suicide chez les enfants

J'ai craqué, voila déjà un nouvel article.

Une jeune fille de 11 a été retrouvée pendue dans sa chambre ce mercredi.
Tout de suite on a pensé suicide, on pourrait aussi penser "jeu du foulard". 
C'est d'ailleurs la première chose qui me vient à l'idée (si vous voulez plus d'info, voir ), mais ce ne sera pas mon sujet aujourd'hui.



S'il y a bien un autre sujet tabou sur lequel je me suis penchée c'est bien le suicide des enfants.
Je défie quiconque le veut d'arriver à faire démontrer à des parents "sains" qu'un enfant de moins de 12 ans puisse avoir envie de se suicider. On vous répondra qu'il devait être maltraité ou qu'on lui a mis l'idée en tête.
C'est aussi comme cela que pense nos institutions.

Le suicide des enfants de moins de 12 ans est rare.
Environ entre 2 et 4 par an en France.
Enfin ce n'est qu'une estimation car nous n'avons pas de stats à ce sujet.
Chiffres en augmentation.
Il a plus que doublé en 20 ans aux USA.
Avec une augmentation d'un peu moins de 10 % rien que sur deux ans.
Le suicide arrive en 5ème place des causes de mortalité des 5/14 ans.
Les suicidés les plus jeunes ont 7 ans.

En Nouvelle Zélande, en deux ans, 129 enfant entre 12 et 17 ans se sont suicidés, 13 de moins de 12 ans.

On n'a pas de chiffre exact puisqu'il est très difficile de savoir si un enfant s'est suicidé ou s'il a joué à un jeu dangereux qui s'est mal fini, les techniques étant souvent les mêmes. 
De plus les médecins hésitent à faire entrer le mot "suicide" dans une famille ou dans une école primaire et transforment parfois ces cas de suicides en "accidents".

Aux USA il a été montré que le taux de suicide en augmentation chez les plus jeune était lié à la prise d'anti-dépresseurs. Mais c'est une contreverse, si prendre des antidépresseurs peut mener au suicide, ne pas en pendre peut y mener encore plus sûrement.
Il faut savoir qu'environ 1 enfant sur 30 est dépressif, mais en France on prescrit encore peu d'anxiolytiques ou d'antidépresseurs au moins de 15 ans.

Il existe aussi un phénomène de "suicide par contagion".
Plus on parle de suicide dans les médias, plus on romance le suicide dans les livres pour ados, plus on met sur un piédestal les jeunes suicidés, plus le taux de passage à l'acte augmente.
Le suicide peut être vu comme une porte de sortie, comme si on pouvait revenir.
Le suicide peut être comme une façon romantique de vivre un amour profond surtout avec la mode des vampires.
Le suicide peut être une façon de rejoindre une amie qui est décédée.

Les suicides chez les enfants peuvent être liés au décès d'un membre de la famille, d'un proche, d'un(e) ami(e), au divorce des parents,  à une déception amoureuse (même à 8 ans), à des déménagements successifs de logements ou d'écoles, à des humiliations ou hontes subies, à un conflit avec un parent, même à une "simple" mauvaise note à l'école. 
Mais être proche d'un suicidé ou membre d'une famille dans laquelle il y a eu un suicide accroît fortement les risques. 

Bien sur il y a des enfants maltraités et/ou abusés, des enfants atteints de pathologies mentales, des enfants négligés, mais beaucoup semblent aller bien. Seulement 1 suicide d'enfant sur 4 semble planifié.

Les études menées dans les pays anglo saxons tendent à démontrer que la plupart des suicides d'enfants sont liés à la dépression. Mais ce n'est pas parce qu'on est dépressif qu'on se suicide, bien sur. 
Les psychologues et psychiatres n'ont pas réussi à trouver de signes prédictifs chez les enfants, comme ce l'est pour les plus âgés. Mais cela peut être du au fait que de nombreux professionnels sous-estiment les risques chez les plus jeunes.

D'autant qu'il n'est pas facile de faire la part des choses entre une souffrance "normale" (par exemple après le décès d'une grand-mère) et la souffrance qui peut mener au passage à l'acte.

De toute façon, malgré ce que semblent nous faire croire les médias,  encore peu d'enfants sont amenés en consultations psychologiques ou psychiatriques lorsqu'ils ne vont pas bien.






mercredi 11 août 2010

Ateliers d'écriture thérapeutique (2) & Co

Je vous avais déjà parlé de mon projet ICI.

J'ai donc mis en place des mini stages d'écriture thérapeutique pour adultes et ados qui commenceront dès septembre à Montrouge (92).

J'ai mis les infos en ligne. Pour ce faire, on s'amuse comme on peu, j'ai créé deux sites (blogs) qui sont exactement les mêmes mais avec une présentation différente, comme ça il y en a pour tous les goûts ! LOL
C'est ICI ou LA, c'est selon... c'est peut être même par LA qui sait...

Allez donc cliquer partout et restez y un peu siouplé afin d'améliorer mon référencement (la qualité du référencement répond à bien des subtilités et pour l'info les sites "blogspot" se référencent mieux que les "overblog").
Mon référencement a déjà bien commencé sous Gougeule, mais sous Yaou rien pour l'instant. 
Dites moi quel site vous préférez.

Et si vous souhaitez vous inscrire, rien de plus simple, les bulletins d'inscriptions sont en ligne.


J'ai propose aussi désormais un atelier d'écriture de nouvelle policière ou... criminelle. Ces ateliers auront lieu à Sèvres (92) au bord de la Seine.

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Vous aurez remarqué que ce blog a encore changé de fond.
Eh oui, lorsque j'ai changé la forme il y a peu je n'avais pas fait attention qu'on pouvait changer l'image de fond.
C'est il y a quelques jours à 3 h du mat' (oui j'aime l'idée d'être la dernière lumière du quartier, du monde peut être et d'avoir la terre entièrement accessible dans mon écran rien que pour moi) alors que je me penchais sur les possibilités de modifications de forme l'illumination se fit. 

Donc hop, une nouvelle image, hop une nouvelle apparance.
Ce site sidérant est donc devenu -aussi- un site sidéral.
Certains me diront que c'est moins lisible. Sans doute, mais ça me plaît comme ça... et ça me correspond plutôt bien ! LOL

Vous remarquerez que j'ai légèrement changé le sous titre. En fait, pour la suprême superficialité c'est vraiment mal barré depuis quelques temps. Ce blog devient vachement sérieux. Mais j'avais déjà du mal à surfer sur les sites des autres qui racontent leur vie et  sur les blogs "mode" auxquels je ne trouve aucun intérêt je ne vous dit pas. Ca a empiré. Si si c'est possible.
Ce sont pourtant ces blogs là qui font le plus d'entrée, quelque chose m'échappe entre ce que vive les gens au quotidien et ce qu'ils disent vouloir vivre lorsqu'il sont chez le psy... 

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Pas de musique en ce moment. 
On me dira c'est tant mieux. Puristes va !
J'aimais bien ajouter à mes articles d'une musique plus ou moins illustratrice, parfois totalement décalée.
Pour une raison incompréhensible, la musique ne se charge plus sous Dixheures.
Faut vous dire que j'ai fait du tri dans mes fichiers informatiques et que lorsque je fais du tri, je n'hésite pas, je vire à tout va, je nettoie au Kärcher numérique, appuyer sur la touche "supprim" est jouissif, vider la corbeille encore plus. Alors il est fort probable que j'ai viré un truc qui fait que mon accès Dixheures ne fonctionne plus.
C'est marrant quand même ça a cessé de fonctionné depuis la fusion avec Orange.
Une simple coïncidence diront certains.
J'ai tout bien remis le Flashplayer pourtant.
Bon tant pis, nous resterons sans musique pendant quelques temps....
Si vous avez une idée pour restaurer tout ça je suis preneuse.
Bon, ben voila, je concocte d'autres articles à venir. Mais pas trop le temps aujourd'hui et les jours suivants. Alors ça va pas voler haut cette fin de semaine.
Enfin peut être que si, on ne sait jamais avec moi...




lundi 9 août 2010

Pourquoi les patients ne viennent pas à leur consultation



Nous avions déjà vu les raisons pour lesquelles un patient qui ne vient pas à sa consultation doit néanmoins la régler (ICI).

Mais qu'en est-il des raisons des patients ? Créons quelques catégories.

- les "forces majeures" :
Bien sur il y a des raisons sérieuses de non consultation et dans ce cas la consultation n'est pas due (ça arrive tout le monde... même a psy)
- la maladie
- un enfant malade
- un décès familial...
Bref, tous les cas de force majeure qui peuvent être "validés" et justifiés. Ceci dit ça marche une fois dans l'année, pas deux. 

- les "overbookés"
"J'ai beaucoup de travail ce jour là". Là je n'accepte plus.
Lorsqu'on a mal aux dents, on passe le dentiste avant le travail. Lorsqu'on a mal au psychisme, on fait passer le psy avant le travail. La consultation est due. Et bizarrement, lorsqu'on leur rappelle, ils arrivent souvent à se libérer pour venir.
Combien de patients m'ont dit "en fait, vous passez en dernier !".
Merci pour la considération.
Il y a bien sur d'autres choses parfois sous cette expression, mais ce n'est pas le sujet.

- les "angoissés immatures" :
Il y a les patients qui flippent.
Ils flippent pour leur première consultation.
Après tout allez chez le psy, ça veut encore dire pour beaucoup qu'on est fou ou plus légèrement qu'on arrive pas à gérer sa vie tout seul.
Ils flippent aussi en cours de suivi psy.
Parce que le psy demande du "travail" qui ne peut être fait ou qui ne peut être abordé en consultation. Alors plutôt que d'avouer qu'on n'arrive pas à réaliser ce qui a été demandé, les patients réagissent de façon immature comme face à un prof, ils éludent et fuit la consultation. 
Ceux là annulent à la dernière minute, en se trompant de jour, d'horaire. De psy (ça m'est arrivé)
Ils doivent la consultation. Mais lorsqu'on leur rappelle que la consultation sera due, en général, ils arrivent... en retard !

- les "bénéficiaires pervers"
surtout lors de la première consultation, y a ceux qui flippent.
Pas les même que ceux du paragraphe au dessus. Non.
Ceux qui savent quelque part en eux que leurs symptômes sont du flan.
Ceux qui disent souffrir, ne pas allez bien, avoir tel symptôme, mais qui en tirent un bénéfice.
Par exemple, la considération de leurs proches ou le fait qu'on accepte plus facilement certaines "dérives" de leur part.
Ceux là viennent pour que cessent leur symptôme, mais en fait ils ne veulent pas.
Ceux là savent quelque part que c'est de la simulation et le psy risque de s'en rendre compte.
Alors, me demanderez vous, pourquoi veulent ils consulter ?
Parce que le psy joue un rôle de renforcement. En effet, si le psy joue le jeu du patient et dit que tout ça est avéré, c'est que leur "maladie" existe vraiment et que leurs comportements sont justifiés.
C'est une façon d'instrumentaliser le psy.
Y a ceux aussi qui sont vraiment génés par leurs symptôme ou leur mal-être, qui voudraient bien que ça cesse, mais qui se rendent compte que si ça disparaît ils vont perdre des bénéfices (comme être chouchoutés ou pardonnés ou avoir le droit de ne pas travailler).
La consultation est due. Il ne peut y avoir que des bénéfices à leur situation.

- les "résilients"
Il existe un petite catégorie de patients qui, rien que du fait d'avoir pris rendez-vous, vont mieux.
Le fait d'entamer une démarche thérapeutique met chez eux en route le processus d'intégration des traumas. Ceux là n'annulent même pas la consultation ou alors par un vague SMS à l'heure où il aurait du entrer en consultation. 
Ca ne sert à rien de leur réclamer la consultation, on n'aura plus jamais de leur nouvelle.

- les "pas prêts dit aussi "à reculons""
Ils appellent, prennent rendez vous, se morfondent d'avoir pris ce RDV, n'osent pas appeler, appellent ou envoie un SMS à la dernière minute tout en se torturant mentalement. Ils ont pris RDV parce qu'ils ont des copains ou des copines en thérapie à qui ça a fait du bien. En fait, ils ne se sentent pas capables d'entamer un suivi psy. Ils ont peur de ce qu'ils vont trouver, entendre. En fait ils savent déjà, mais entrouvrir la porte est inacceptable psychiquement. Ca fait trop peur. Ces patients là appelleront plusieurs psys sur un court laps de temps sans jamais être capables de franchir symboliquement la porte d'un cabinet.

Les "pas prêts" on les reconnait aussi au fait qu'ils ne sont jamais dispo aux horaires du psys. "Vous n'auriez pas une place autour de 22h00 ou avant 7h30 ?" "Non, je vous propose 15h30" "ah mais je ne peux pas je travaille, j'ai des horaires". Moi aussi, c'est drôle. Si leur généraliste avait dit 15h30, ça n'aurait pas poser de problème, mais le psy...

Cette catégorie passe de psy en psy, ne trouvant jamais le bon. Ils annulent en général dans les temps.

- les "je cherche un ami"
Cas surtout présent chez les personnes âgées.
Isolées, s'ennuyant avec les autres "vieux", ces personnes se cherchent une personne qui les écoute, qui compatisse à leur vécu. Alors ces personnes appellent un psy qui fait des consultations à domicile. Ce sont des consultations agréables avec thé et petit four. On a le droit aux photos de famille, de vacances. Mais rien sur le récit personnel. Et dès qu'on commence à entrer dans le "jeu psy" (raconter son enfance, ses traumas, ses problèmes et/ou donner des "devoirs"), paf la personne met fin aux consultations. Là en général, on est prévenu quelques jours à l'avance avec beaucoup de chaleur dans la voix et des regrets exprimés. On ne revoit pas la personne.

- les "je suis maso et je cherche un Maître (ou une Maîtresse)"
Ce phénomène présent chez les hommes comme chez les femmes, est surtout présents chez des patients qui sont incapables de se reconnaître comme maso et comme recherchant du plaisir dans une relation domination/soumission. En plus un psy ça coûte moins cher qu'une domina ou un Maître. On peut parfois y ajouter des troubles de l'orientation sexuelle. Le psy étant par nature le plus neutre possible, ne joue pas dans le jeu du patient. Lorsque celui-ci comprend qu'il n'aura rien et surtout, Ô horreur, que le psy peut l'amener à comprendre ce fonctionnement, le patient se dépêche de mettre fin aux consultations. A la dernière minute en général,  avec agressivité et dans un processus de "rupture amoureuse", histoire de montrer au psy qui commande réellement.
Si on leur réclame le montant de la consultation, en général ils paient.

- les "je perds mon temps"
Ce sont des résistants. Ces patients là ne disent rien pendant les consultations ou répondent juste par "oui/non". On se demande pourquoi ils sont là. Viennent plusieurs fois en consultation, finissent par dire qu'ils ont l'impression de ne pas avancer ou qu'ils perdent leur temps (version 2 : qu'ils font perdre son temps au psy). Ceux là partent brutalement en vacances et proposent de rappeler après pour reprendre RDV. Ils ne reviennent pas.

- les "je me fous de mon psy"
Catégorie sur-représentée chez les ados. Comme ce ne sont pas eux qui sortent l'argent de leur poche (même si symboliquement c'est eux qui doivent me payer), certains ratent allègrement leur consultation. "je ne me suis pas réveillé(e)", "j'ai trop fait la teuf hier soir", "nooon, lààààààà je peeeuuuux pââââ" (d'une voix pâteuse et canabisée), "je vous ai oublié" (d'accord y a pas que moi dans sa vie), "j'avais rien à vous dire", "j'suis à Beaubourg, y a une copine qui m'a demandé de l'accompagner pour son piercing". J'apprécie tout particulièrement lorsque je viens de traverser Paris. Je conseille alors fortement aux parents que ce soit l'ado qui paye avec son argent de poche, ce qu'ils font en général. Cest marrant comme ça ramène dans la réalité. (je me sens détestée après, allez savoir pourquoi).

Il y aurait certainement d'autres catégories à créer. Vous vous êtes reconnu(e) ou vous faites partie d'une autre catégorie, faites m'en part que j'enrichisse mon expérience.

Lorsqu'un patient utilise un alibi bidon, il est nécessaire de lui en parler. Que fuyait-il ? Que ne voulait-il pas dire ? De quoi avait-il peur ? Il faut souvent faire un rappel sur le fait que le psy ne juge pas. Le patient n'a pas fait son "devoir" ? Après tout c'est son travail, pas celui du psy. C'est la patient qui stagne pas le psy. Et qu'il y a t il donc de si difficile dans ce devoir pour que ça nécessite de ne pas le faire et/ou de ne pas en parler au psy ? D'où le fait que ces consultations annulées soient dues car elles font pleinement parties du processus de travail psychologique.

D'une façon générale, lorsqu'un patient commence à trouver un alibi bidon et s'il ne fait pas l'effort de venir à la consultation malgré qu'elle soit due, on sait qu'il y a peu de chance qu'il revienne. Et si on prend un autre RDV, il ne vient pas et finit par dire (par SMS, surtout pas en face à face ou au téléphone) qu'il ne reviendra pas.

Y a aussi du cas par cas c'est évident. D'abord le psy a besoin de garder ses clients. Ensuite, même si je suis consciente que certains patients ne viennent pas parce que ça implique trop de choses psychiquement, j'accepte que "l'oubli" (hum hum) arrive une fois. Tout va dépendre de l'implication qu'a montré jusqu'à là ce patient dans son travail mais aussi de la façon dont c'est dit, de si le patient semble vraiment désolé... 

Un constat, les patients motivés et impliqués ratent au maxi 1 consultation sur une année. Et c'est pour une bonne raison (maladie, décès...). Si des raisons moins valides (mariage d'un ami, vacances imprévues) sont exprimées, ces patients préviennent bien à l'avance.



dimanche 8 août 2010

Méditation du dimanche - 43


N'essayez pas de devenir
un homme qui a du succès,
essayez de devenir
un homme qui a de la valeur.


jeudi 5 août 2010

les violences conjugales dans les couples gay/lesbiens

Lorsque j'ai créé SOS Hommes Battus il y a plus de 2 ans, les couples gay n'étaient pas concernés.
En effet soit en union libre soit pacsés, la violence dans un couple gay n'entraient pas dans les catégories prévues par les codes civil et pénal relatives aux violences intrafamiliales ou conjugales.

Depuis la loi a évolué et les personnes pacsées peuvent déposer plainte pour des actes de violences psychologiques et physiques au sein de leur couple.

Lorsque je suis intervenue auprès des éducateurs pour leur prêcher la bonne parole sur les violences conjugales subies par les hommes, un jeune homme n'a pas manqué de me demande ce qu'il en était dans les couples homosexuels.

Depuis, un homme se disant en couple homosexuel, a contacté l'association pour se plaindre de la violence de son partenaire et demander conseils.

 Au moins pendant qu'il lui tient sa main, il ne peut pas lui en coller une.

En France, il n'existe pas de données statistiques sur les violences conjugales au sein des couples homosexuels. Toutes les données que l'on va trouver sont, comme il se doit, soit américaines soit canadiennes.

Les constats sont édifiants : la violences conjugale est bien plus présente dans les couples homo que dans les couples hétéro. 

Dans les couples gay, la possibilité d'apparition de la violence conjugale est liée :
- au fait que l'on soit en présence de 2 hommes et que chacun d'eux est susceptible d'être soumis/dominant à un moment ou à un autre
- il existe une norme sociale qui veut qu'on ne frappe pas une femme mais qu'un homme ce n'est pas "si grave"
- on pense socialement que se frapper entre homme est une façon de régler "sainement" les conflits

On peut être aussi en présence d'un "sur-attachement" qui fait que le partenaire battu va être dans le déni de la violence, tout devant être mis en oeuvre pour préserver l'harmonie du couple même au prix de la négligence de ses propres besoins et envies. 


Et contre toute attente, c'est dans les couples lesbiens que la violence est la plus présente. C'est pourtant dans les couples lesbiens qu'on en parle le moins, par conviction féministes les lesbiennes n'acceptent pas de se positionner de façon réaliste dans la violence envers les femmes, ce "domaine" étant "par nature réservé aux hommes".

Dans les couples lesbiens, souvent, le couple est thérapeutique et il peut se rejouer une scène : 
- la relation père/mère
- une identification à un agresseur

Ce qui met à mal le besoin d'autonomie et d'indépendance de chacun des deux femmes. 

Mais quelque soit l'orientation du couple, gay ou lesbien, on retrouve souvent des abus sexuels (inceste ou pédophilie) chez au moins un des deux partenaires et une faible estime de Soi.

On retrouve aussi des difficultés de prise de rôle. Par essence sociale, on estime que dans un couple il doit y avoir un rôle masculin et un rôle féminin. Les couples homosexuels tentent de "coller" à cette norme de fonctionnement, mais à force de tenter de savoir et accepter qui des deux doit prendre le rôle de l'autre sexe, le couple est en souffrance. Le couple tiendra en se forgeant un autre fonctionnement que celui de la norme en redéfinissant les limites des rôles internes. Ce qui ne manquera pas de se (re)poser lors de la venue d'un enfant (qui est le papa, qui est la maman ?).



Ajoutons comme facteurs supplémentaires à la survenue des violences intra couples homo, les sur-consommations d'alcool (ches les gays) et de drogues (chez les lesbiennes).

Mais aussi une pincée de tous les stresseurs liés à l'homosexualité : les parents sont ils au courant ? les collègues de travail ? Faut il vivre cachés ? Comment désigner son/sa partenaire (ami(e) ? Copain/copine ? Colocataire ? Compagne/compagnon ?....) ? 



Dans tous les cas, que les couples soient hétérosexuels ou homosexuels, les rôle du battu et du battant, de la victime et de l'agresseur,  n'apparaissent pas brutalement du jour au lendemain. Ces rôles existent souvent déjà avant la mise en couple et sont présents lors de l'installation. Ils s'exacerbent avec le temps.


La violence au sein des couples homosexuels est dénoncée depuis 1980. Mais il n'existe quasi aucune études sur le sujet du fait que plus encore que les victimes hétéro, les victimes homosexuelles se taisent.


Quelques "trucs" pour savoir si vous êtes victime de violences conjugales (à lire au masculin mais à transposer au féminin) :

Avez-vous peur de votre partenaire ?
Votre partenaire vous a t il/elle déjà agressé  ?
Vous menace-t-il/elle de vous blesser si vous n'agissez pas d'une façon qu'il/elle trouve acceptable ?
Votre personnalité, votre capacité de communiquer ouvertement, votre confiance en vous ont-elles diminué depuis que vous êtes en relation avec lui/elle ?
Vous humilie-t-elle/il délibérément (sans qu'il s'agisse d'une entente préalable) ?
Vous menace-t-elle/il de sévices physiques si vous ne vous conformez pas à un comportement qu'il/elle juge acceptable ?
Vous retrouvez-vous à apaiser votre partenaire, surveiller votre comportement, censurer vos paroles ?
Avec elle/lui, vous sentez-vous dégradé(e), insignifiant(e), impuissant(e) et sans valeur ?
Pouvez vous facilement inviter des ami(e)s dans la maison que vous partagez avec lui/elle ?
Vous menace-t-il/elle de dévoiler votre orientation à vos amis, à votre famille, à vos collègues si vous le/la quittez ?
Vous menace-t-elle/il de vous blesser ou de vous tuer (ou de se tuer) si vous le/la quittez ?
Est-ce que le fait de l'aimer vous amène à ne plus vous estimer ?
Critique-t-elle/il vos capacités intellectuelles publiquement, en privé ?
Surveille-t-elle/il vos appels, votre courrier; fouine-t-elle/il dans votre journal intime, vos emails... ?
Ses besoins sexuels/émotionnels sont-ils la seule priorité dans votre relation ?"
Pouvez vous discuter de tout ceci avec elle/lui ?


Dans les cas de violences conjugales homosexuelles, on conseille principalement des consultations psychothérapeutiques individuelles. Mais le recours à des consultations en couple peut être efficace...... à condition que le thérapeute n'y plaque pas les théories de fonctionnement hétérosexuelles. Il faudra en effet cerner les relations de couple à la lumière des rôle de chacun des partenaire, des "théories" en oeuvre dans le couple (ultra féministe par exemple), de l'homophobie subie et de la connaissance de l'homosexualité par l'entourage...


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