vendredi 13 août 2010

Le suicide chez les enfants

J'ai craqué, voila déjà un nouvel article.

Une jeune fille de 11 a été retrouvée pendue dans sa chambre ce mercredi.
Tout de suite on a pensé suicide, on pourrait aussi penser "jeu du foulard". 
C'est d'ailleurs la première chose qui me vient à l'idée (si vous voulez plus d'info, voir ), mais ce ne sera pas mon sujet aujourd'hui.



S'il y a bien un autre sujet tabou sur lequel je me suis penchée c'est bien le suicide des enfants.
Je défie quiconque le veut d'arriver à faire démontrer à des parents "sains" qu'un enfant de moins de 12 ans puisse avoir envie de se suicider. On vous répondra qu'il devait être maltraité ou qu'on lui a mis l'idée en tête.
C'est aussi comme cela que pense nos institutions.

Le suicide des enfants de moins de 12 ans est rare.
Environ entre 2 et 4 par an en France.
Enfin ce n'est qu'une estimation car nous n'avons pas de stats à ce sujet.
Chiffres en augmentation.
Il a plus que doublé en 20 ans aux USA.
Avec une augmentation d'un peu moins de 10 % rien que sur deux ans.
Le suicide arrive en 5ème place des causes de mortalité des 5/14 ans.
Les suicidés les plus jeunes ont 7 ans.

En Nouvelle Zélande, en deux ans, 129 enfant entre 12 et 17 ans se sont suicidés, 13 de moins de 12 ans.

On n'a pas de chiffre exact puisqu'il est très difficile de savoir si un enfant s'est suicidé ou s'il a joué à un jeu dangereux qui s'est mal fini, les techniques étant souvent les mêmes. 
De plus les médecins hésitent à faire entrer le mot "suicide" dans une famille ou dans une école primaire et transforment parfois ces cas de suicides en "accidents".

Aux USA il a été montré que le taux de suicide en augmentation chez les plus jeune était lié à la prise d'anti-dépresseurs. Mais c'est une contreverse, si prendre des antidépresseurs peut mener au suicide, ne pas en pendre peut y mener encore plus sûrement.
Il faut savoir qu'environ 1 enfant sur 30 est dépressif, mais en France on prescrit encore peu d'anxiolytiques ou d'antidépresseurs au moins de 15 ans.

Il existe aussi un phénomène de "suicide par contagion".
Plus on parle de suicide dans les médias, plus on romance le suicide dans les livres pour ados, plus on met sur un piédestal les jeunes suicidés, plus le taux de passage à l'acte augmente.
Le suicide peut être vu comme une porte de sortie, comme si on pouvait revenir.
Le suicide peut être comme une façon romantique de vivre un amour profond surtout avec la mode des vampires.
Le suicide peut être une façon de rejoindre une amie qui est décédée.

Les suicides chez les enfants peuvent être liés au décès d'un membre de la famille, d'un proche, d'un(e) ami(e), au divorce des parents,  à une déception amoureuse (même à 8 ans), à des déménagements successifs de logements ou d'écoles, à des humiliations ou hontes subies, à un conflit avec un parent, même à une "simple" mauvaise note à l'école. 
Mais être proche d'un suicidé ou membre d'une famille dans laquelle il y a eu un suicide accroît fortement les risques. 

Bien sur il y a des enfants maltraités et/ou abusés, des enfants atteints de pathologies mentales, des enfants négligés, mais beaucoup semblent aller bien. Seulement 1 suicide d'enfant sur 4 semble planifié.

Les études menées dans les pays anglo saxons tendent à démontrer que la plupart des suicides d'enfants sont liés à la dépression. Mais ce n'est pas parce qu'on est dépressif qu'on se suicide, bien sur. 
Les psychologues et psychiatres n'ont pas réussi à trouver de signes prédictifs chez les enfants, comme ce l'est pour les plus âgés. Mais cela peut être du au fait que de nombreux professionnels sous-estiment les risques chez les plus jeunes.

D'autant qu'il n'est pas facile de faire la part des choses entre une souffrance "normale" (par exemple après le décès d'une grand-mère) et la souffrance qui peut mener au passage à l'acte.

De toute façon, malgré ce que semblent nous faire croire les médias,  encore peu d'enfants sont amenés en consultations psychologiques ou psychiatriques lorsqu'ils ne vont pas bien.






5 commentaires:

  1. Pourquoi une telle augmentation ?
    Qu'est-ce qui justifie l'augmentation des chiffres ?

    Je trouve ça tellement.. incompréhensible. Désarmant, un enfant qui souhaite mourir.
    Il faut dire aussi qu'il y a moins de risques de se louper également puisque l'enfant est plus fragile.

    Question bête (ça faisait longtemps), à quel âge un enfant prends conscience de sa finitude et de la mort en général ?
    Est ce qu'un enfant peut vouloir se suicider sans avoir réellement conscience que après il n'y aura pas de retour en arrière possible et donc voir le suicide comme une façon de "s'amuser" ou faire comme les héros à la télé ?

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  2. Hello, pas trop le temps de répondre en profondeur. je reviendrai. mais déjà, pour ce qui est de la prise de conscience de la mort et de son non retour, c'est très variable. En général ce n'est pas avant 5/6 ans (soit entrée en primaire). Mais ensuite les enfants qui ont confrontés jeunes au décès d'un très proche prennent conscience tôt qu'on ne revient pas. Ensuite, il y a les enfants "précoces". Ils posent des questions sur la mort et sur ce que c'est bien avant l'entrée en maternelle, parfois avant 2 ans, surtout chez les filles qui ont accès au langage très tôt.

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  3. bonsoir les tentatives de sucide chez les enfants sont tro neglige ou pas connu..
    quand javais 10 jai pris ds larmoire a pharmacie un antidepresseur de ma mere je vouai mendormir et ne plus me reveiller je voulais finir ma vie elle me paraissai deja trop cruelle .
    jen ai parler recemment a mon frere et ma soeurpour moi cetai comme une honte . il mon confie quil on fai pareil...

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  4. Le suicide d'une petite fille de 9 ans relance cet article. Et je m'aperçois que je n'avais jamais répondu aux commentaires par manque de temps.

    Je ne suis pas sûre qu'on soit face à une augmentation des chiffres, juste qu'on en parle plus et qu'on n'hésite moins à utiliser le terme suicide plutôt qu'accident. Avant le suicide dans une famille c'était une honte, aujourd'hui c'est une détresse.

    Anonyme : désolée de ne pas avoir vu ton com plus tôt. Pourrais tu si tu repasses expliquer ce qui vous avait poussé à vouloir mourir ? Mais tu l'as écrit tu voulais dormir et ne pas te réveiller sauf si cela s'était arrangé. Beaucoup de suicidants ne veulent en fait pas mourir, ils veulent juste arrêter ce qui arrive et espèrent se réveiller et que tout aura changé. On retrouve d'ailleurs ce fonctionnement chez les dépressifs.

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  5. cela semble absurde, pour certain , mais pourtant réel pour d'autres car les enfants de 5 ans ne sont pas des monstres qui cherche à s'échapper il vive intensément à cette age
    pourquoi j'en parle c'est stupide
    pourquoi l'avouer .j'ai vécu avec
    cette acte, toute ma vie et il n'y a que m'a spy a qui j' en ai parlé
    et annoymant peut- etre sur un support ouvert au hasard .j'abrége
    ...

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