vendredi 29 octobre 2010

Peut-on péter chez le psy ?

J'entame aujourd'hui une série, courte mais instructive, d'un haut niveau scatologique.

Aujourd'hui encore une de mes patientes, absolument subjuguée par mes paroles, se penche en avant pour mieux se concentrer.

Bonne poire, je me dis que décidemment mes dires sont d'un intérêt primordial et que mon capital compétence est sans conteste à son plus haut niveau .
Elle repart en arrière et me répond très nonchalamment, un truc imprécis.

Et voila qu'une odeur circonspecte s'élève entre nous.
Je sais que ce n'est pas moi.
Comme dirait Horatio "c'est donc quelqu'un d'autre".
Et comme nous ne sommes que deux, nul besoin de faire appel à un expert jusqu'à Miami : c'est elle.
Elle continue à blablater comme si de rien n'était.
Alors qu'elle ne peut échapper elle aussi à cette odeur nauséabonde qui emplit... le cabinet.
Je sais -vous aussi- que parfois on n'est pas sujet à sentir ses propres odeurs.
M'enfin quand même.

Je suis doublement déçue.
D'abord je finis la consultation dans un environnement non propice à ma concentration psychique.

Ensuite, je me dis qu'elle est sacrément gonflée.
Enfin non, elle ne l'est plus.
Nous finissons dans de totales banalités, 
je n'ai plus la tête à l'écouter.
Ca se voit, elle ne prend RDV que pour dans 3 semaines.
Me voila soulagée.
Et la porte passée, 
je me précipite pour ouvrir la fenêtre,
et retrouver mon bien-être.

(poême à proposer aux CM2)

J'ai bien faillit ouvrir la fenêtre pendant la consultation, geste qui aurait été accompagné d'une phrase sybilline du genre "y a comme une odeur qui monte vous ne trouvez pas, je vais ouvrir...".
Mais pour tout vous dire, j'ai un bête mal de dos depuis 2 jours qui me colle à mon assise.

Alors pourquoi pête-t-on chez le psy ?
On pête bien ailleurs me direz-vous.
Parfois dans les ascenseurs, vous vous souvenez ?

Certes.
Pête-t-on chez le psy pour symboliser "qu'on s'emmerde" ?
Ou pour signifier "qu'on n'en n'a rien à pêter" ?
Ou pour envoyer peter Gabriel ? (non, celle là elle est catastrophique je sais, d'ailleurs j'ai hésité avec peter Rabbitt...).

Pour vous dire, ce fut une grande première.
Parfaitement, en tout ce temps de carrière, on ne me l'avait jamais fait.
En tout cas pas un adulte.
Elle n'aura pas su se retenir.
Sans doute avait-elle quelque chose à dire.
Quelque chose de pas gentil, de nauséabond.




mercredi 27 octobre 2010

Que regretterez-vous ?





Un de mes patients, la cinquantaine, malgré une verbalisation facile, me disait qu'il y avait certaines choses qu'on ne se disait pas dans sa famille.

Il aurait bien aimé parfois régler certains malentendus avec ses frères, parler de son impression de préférence pour l'un ou l'autre, dire son admiration pour le plus grand qui lui semblait avoir toutes les cartes pour réussir, mais aussi dire son amour pour eux et le plaisir de les revoir parfois ...

Je lui demandais pourquoi, lui qui avait la parole si facile, il n'avait pas réussit à dire tout cela à ses frères. 
La pudeur bien sur, la difficulté dans sa famille à exprimer les ressentis et puis aussi la peur de ce qu'ils allaient en penser.

"Pourtant j'aimerais" avait il ajouter.

Alors je lui demandais s'il ne risquait pas de le regretter jusqu'à la fin de sa vie. 
Passait il à côté de quelque chose ?


Et toi, Ô lectrice, Ô lecteur, ne vas tu rien regretter à la fin de ta vie ?

Statistiquement, si tu as 20 ans, il te reste 72 ans à vivre si tu es une femme, 67 si tu es un homme.
Si tu as 40 ans, il te reste 52 ans à vivre si tu es une femme, 37 si tu es un homme.
Si tu as 70 ans, il te reste 22 ans à vivre si tu es une femme, 17 si tu es un homme.

Mais ça ce sont des statistiques.

Quelque soit ton âge, que tu aies 10 ans, 22, 36, 47, 58 ou 84 ans, tout peut s'arrêter brutalement dans un mois, une semaine, un jour, une heure. A la fin de la lecture de cet article qui sait ?

Alors, que regretteras-tu de n'avoir pas dit, pas fait ?
Oh, je ne parle pas des rêves d'enfant. Ceux où chacun veut devenir vétérinaire, alpiniste, astronaute, se démontrer qu'on peut tout.
Non, je parle des choses plus profondes, des choses les plus importantes, de celles qui conditionnent notre vécu, de celles qu'on ruminent, de celles qui minent parfois.
Ce qu'on n'a pas osé dire à certaines personnes, en bien ou en mal.
Ce qu'on n'a pas osé faire pour certaines personnes...

Pour Soi.
Mais aussi pour ceux qui restent.

Ô lectrice, Ô lecteur, si ta vie doit d'arrêter là dans quelques instants, que regrettes-tu ?
"si j'avais osé, si j'avais pu, si j'avais su..."

Et n'est-il pas encore temps de le dire ou de le faire ?


lundi 25 octobre 2010

Jeux de contrôle de respiration ("breath control play")

Cet article est fortement déconseillé aux personnes de moins de 18 ans sans regard parental.

Les précautions étant prises, le thème de cet article m'est revenu en m'apercevant que je ne sais plus quelle chaîne diffusait pour la millième fois le film "Soleil levant" avec Sean Connery, toujours épatant et Wesley Snipes, toujours inexpressif.

Je ne l'ai pas regardé car je le connais par coeur. Si je regrette que ce film ne fasse pas une part plus belle aux différences entre les cultures Japonaise et Américaine, ce film avait pour la première fois mis en avant  auprès du grand public une scène de plaisir sexuel via le contrôle de respiration (ce qui avait mené au scénario de décès d'une jeune femme d'où recherche du meurtrier).

Les jeux de contrôle de la respiration ("breath control play") sont etiquettés dans nos pays occidentaux comme des pratiques BDSM.


En Asie, au Japon tout particulièrement, cela fait partie des "jeux" sexuels permettant d'arriver à une exacerbation du plaisir.

Les Japonais ont toujours aimé les pratiques "limites" et surtout "raffinées", c'est à dire nécessitant une mise en oeuvre longue, contrôlée et esthétique. Et toujours dans le respect de la volonté de l'autre.

Les "jeux" dangereux, tels que le jeu du foulard fait partie des "breath control play".

Mais le but premier n'est pas de faire souffrir le corps par des pratiques violentes. 
On est bien dans la volonté de contrôler la respiration dans le but de la ralentir, de la limiter afin que le cerveau sécrète des endorphines face à ce qu'il considère comme un danger. 
Il ne s'agit jamais par contre de priver totalement d'oxygène, comme ce qu'on trouve dans le jeu du foulard, la strangulation longue ou l'électrocution.

Il s'agit de bien la réalisation d'un fantasme sexuel dans lequel celui qui "subit" reste en bonne santé et surtout vivant !

Il y a plein de techniques. La strangulation, la compression sur le torse, le sac plastique ou tout simplement retenir sa respiration ou la "noyade". Ou d'autres nécessitant des accessoires : ne pas pouvoir bouger dans une gangue de latex avec pour seule entrée d'air la présence d'une paille au niveau des narines ou de la bouche, la pompe à évacuation d'air, le sac gonflable, un masque à gaz ou le préservatif (grande taille) sur la tête... et j'en passe.

 

Ces techniques ne doivent en aucun cas être pratiquées lorsqu'on est seul.
On ne pratique pas non plus avec n'importe qui.
Et celui que sera limité en arrivée d'oxygène doit pouvoir à tout moment montrer, exprimer clairement qu'il est temps d'arrêter ou qu'il veut mettre fin au jeu. 
Il y a de nombreux décès tous les ans parce que des personnes sont toujours persuadées qu'elles seront plus intelligentes que les autres ou qu'elles ont tout prévu. 
Une vingtaine de décès en France, plus de 1000 aux USA chaque année.
Lorsque ces pratiques sont réalisées par une personne seule, on parle de "décès autoérotiques" (Michael Hutchence et David Carradine en sont les décès les plus célébres) car on a beau prévoir toutes les solutions possibles pour permettre le respiration, lorsqu'on a perdu connaissance défaire un noeud ou tirer sur une corde s'avère difficile.
Sans compter que le corps a une fâcheuse tendance à ne pas tomber là où le système de sécurité avait été placé. C'est bête.

Il est vrai que la limite entre jeu sexuel et jeu de la mort est plutôt floue.
Je viens de l'écrire la grande différence est d'abord qu'on y joue à 2 et pas tout seul.

Plusieurs facteurs permettent d'accéder à un puissant orgasme : le risque bien sur, le fait de participer à une action tabou, la confiance en l'autre.

Je l'avais déjà écrit sur l'article sur les décès par autoérotisme, les jeux de respiration sont addictifs.
Eh oui, comme lorsque vous mangez un carré de chocolat, vous avez toujours envie d'en manger un second. Vous n'en n'avez pas besoin physiologiquement de ce deuxième carré de chocolat, mais les endorphines du plaisir libérées font que c'est un besoin psychologique.
Et bien là c'est pareil. A force de recevoir des sécrétions d'endorphines à haute dose lors des pratiques de jeux de contrôle de respiration, les relations sexuelles "classiques" n'ont plus aucun intérêt et n'apportent plus de plaisir. Du coup, il faut à chaque relation passer par la case contrôle et de plus en plus loin, avec des techniques de plus en plus sophistiquées et limiter la respiration de plus en plus longtemps.

Si les jeux de contrôle de respiration pratiqués à deux et dans un respect mutuel sont sans risques de mort, il n'en demeure pas moins que des études ont constaté qu'à partir d'une vingtaine de répétition le cerveau subit des dégâts neuronaux irréparables.

Un décompte à retenir lorsqu'il n'y a plus d'oxygène :
Il faut 3 secondes pour perdre conscience,
il faut 30 secondes pour entrer dans le coma
il faut 3 minutes pour mourir.


mercredi 20 octobre 2010

Le botox rend idiot ...

On le savait déjà.
Pour avoir recours au Botox, issue de la bactérie la plus toxique s'il en est, il ne fallait pas être fute-fute.
Mais le pire, c'est que le études que ceux qui se font pratiquer des injections au botox présentent des difficultés d'apprentissage et risquent de devenir idiots (encore plus donc !)

Une université américaine vient de rendre publique ses résultats sur l'étude de l'impact des injections frontales de Botox sur le ressenti des émotions chez les femmes.
Emotions des autres mais aussi ses propres émotions.

Les injections ont donc eu lieu dans le front, là où elles sont pratiquées en médecine esthétique bloquer les rides provoquées par l'expression d'émotions telles que la colère, la tristesse et tous les stades possibles des émotions négatives.

Puis, nos chercheurs ont proposé la lecture de textes connus pour provoquer des émotions négatives.
Les "patientes" ont eu plus de mal à comprendre les phrases (5 à 10 % de phrases mal comprises) et que pour les phrases comprises il leur avait fallut beaucoup plus de temps pour les comprendre (que les femmes du groupe contrôle). Elles ont du relire parfois plusieurs fois les phrases avant d'en comprendre le sens.

Normalement, lorsqu'on lit quelque chose, nous projettons nos émotions sur nos visages. Même si c'est imperceptible de l'extérieur, il existe bien des micro contractions musculaires qui correspondent à l'expression de nos émotions.
A la lecture d'un texte à "émotions négatives", nos muscles du front se micro contractent pour exprimer de la colère, du dégoût ou de la tristesse.

Selon la localisation des injections, nos chercheurs obtiennent les mêmes résultats tant pour les émotions négatives (injections sur le front) que pour les émotions positives (injections autour de la bouche). 

Le Botox ne lisse pas que les rides, il lisse aussi les émotions.

L'injection de Botox modifie la donne.
Il a déjà été démontré que recevoir des injections de Botox dans le front réduit l'activité des zones du cerveau qui servent à percevoir les émotions.


Cette recherche tenderait à montrer que l'expression physique des émotions entre en jeu dans la compréhension et dans l'apprentissage.

Corps et cerveau serait donc liés.
Ce qu'on constatait déjà dans les techniques d'apprentissage utilisées avec les enfants déficients (dyslexiques par exemple) dans lesquelles on utilise le corps pour faciliter la compréhension et augmentation la mémorisation.

D'un point de vue psychologique, on pourrait se demander si une personne est moins capable de percevoir ses propres émotions et moins capables de comprendre celles des autres, si le Botox ne fabriquent pas de psychopathes en série.

Cela expliquerait aussi que les personnes ayant recours au Botox continuent à y avoir recours ainsi qu'à d'éventuelles autres techniques esthétiques, après tout n'étant plus touchées par ce qu'elle véhicule, elles peuvent vouloir se changer sans se rendre compte de l'effet qu'elles ont sur les autres et même chercher à obtenir un état physique hyperstimulateur (mais déformé) qui va leur permettre de ressentir une émotion.


 Est-elle plus "bête" qu'elle n'en n'a l'air ?



lundi 18 octobre 2010

Syndrome de Munchausen psychologique maternel et schizophrénie adolescente

Il y a des constats étonnants dans la vie du psy.
Bien sur, le psychologue connaît ses classifications et les troubles de la personnalité.
Il connaît aussi les maladies mentales.
Il n'y en n'a pas 36.

La principale est la schizophrénie.
Normalement, c'est une maladie qui se développe à la fin de la l'adolescence (et qui peut alors être guérie) ou après 35 ans (et là on n'y peut plus rien).



C'est une maladie dont on connaît mal les causes de l'apparition de la schizo chez les ados.
Génétique, sûrement, car là où il y a schizo dans une famille, on en retrouve quelques autres parmi les ascendants.
Environnementale, sociale, éducative, le tout mélangé... voui voui très certainement.

Mais je me demande parfois si la schizo n'est pas "créée".
Ce n'est pas la première fois que je constate chez un ado la mise en place de traits schizophréniques en présence d'une mère "sauveuse" et très présente, présentant elle même des troubles évidents de la personnalité.

Je vais essayer d'être plus claire.
Certaines mères ont une emprise sur leurs enfants.
Elles sont très présentes. Trop même.
Elles sont tout le temps en train de surveiller par le visuel, le téléphone, la parole, ce que fait l'ado, où il est, comment il fait...
Elles surgissent partout.
Soi-disant parce qu'elles s'inquiètent pour leur ado.
Ado qui ne semble pas aller bien il est vrai.
Ado renfermé, enfermé même sur lui même.
Dans une rumination psychique constante, une remise en question exacerbée de leur place dans le monde. Un goût pour la philosophie extrême.
Des ados qui semblent surdoués d'ailleurs.
Mais déconnectés du monde.
En retrait.
Avec parfois des discours délirants, des hallucinations et même des dissociations (impressions de sortir de son corps, ne pas se reconnaître dans un miroir...).

Plus l'ado va mal, plus la mère est présente.
On ne sait pas trop où est le père d'ailleurs.
Soit il n'est plus là, soit il est présent mais absent psychiquement. La mère ne lui laissant aucune place, le père peut même être en retrait, malade ou suicidaire exprimant ouvertement qu'il est de "trop" dans la famille.

La mère est très collante.
Mais très attentionnée.
Le moindre bobo de l'ado ? hop, au toubib !
Le moindre problème lié à l'adolescence ? hop, chez le psy.

Mais.
Parce qu'il y a un mais.
On a fortement l'impression que ces mères ne veulent pas que leur ado aillent mieux.
Il s'agit de se positionner en mère "sauveuse", parfaite, attentionnée.
Avec une volonté farouche de surtout ça ne s'arrange pas ou que ça empire.

Bien sur cet aspect fait penser à de la perversion.
La mère manipule son monde. Fait croire que...
Mais cela ressemble fortement à un syndrôme de Munchausen par procuration.
Un syndrôme qui ne s'exprime plus en faisant souffrir physiquement l'enfant, mais en le faisant souffrir psychiquement.

Je constate que l'enfant symbolise ou véhicule les symptômes du mal-être familial.
Tant que l'ado va mal, les parents vont à peu près bien, le couple tient plus ou moins, la famille reste plus ou moins stable.
Dès que l'ado va mieux, les parents vont mal, le couple explose.

Que l'ado aille mieux ? C'est intolérable pour la mère.
Et la voila qui sous un prétexte bidon met fin aux consultations.
"comment ça, vous acceptez que ma fille/mon fils pense que je suis une mauvaise mère ? C'est inadmissible !"
Ce qu'elle oublie de dire que pour avoir cette info, elle a harcelé son gosse pendant toute la soirée pour savoir ce qu'il avait dit au psy.

Le gosse se renferme, se sent épié, fait des cauchemars, a le sentiment de ne pas avoir d'intimité ni de secret. Sa mère veut tout savoir : ce qu'il fait, ce qu'il dit mais aussi ce qu'il pense.
Les pensées négatives, méchantes, agressives sont interdites.
L'ado est persuadé qu'on peut lire dans ses pensées.
Ce sont souvent des ados mutiques sur eux-mêmes, mais très bavards sur la philosophie de la vie.

La mère a une emprise totale. Elle contrôle tout, n'importe où.
Dans la chambre, dans la salle de bain...

Le profil de la mère est facilement reconnaissable.
Communément on dirait qu'elles sont "nerveuses", "speed".
Elles sont hyperactives. Beaucoup de phobies. Très angoissées. Beaucoup de contrôle perpétuel. Une agressivité toujours présente dans le discours. Une volonté de se positionner comme dominante. Ce sont toujours les autres qui ne vont pas bien.
Elles se disent suivi par un psy, mais j'ai parfois des doutes ou en tout cas si une psychothérapie est entamée elle n'est pas poursuivie.


Par contre l'ado est poussée dans toutes les consultations possibles.
Au lycée, les ados sont poussés au tutorat.
La mère rencontre sans cesse les profs (car l'ado a des notes pas super élevées sauf en philo...) pour les défendre.
Elle demande des attestations à tout va à tous les médecins, psys... afin de démontrer que son ado ne va pas si mal et qu'il faut lui donner sa chance.
Rien ne fonctionne alors la mère amène paniquée son ado chez le psychologue.
L'ado ne voulait pas venir, mais la mère l'a forcé à prendre rendez-vous et à dire qu'il était partant.

L'ado est en plein "spleen", sombre, renfermé, n'a rien à dire.
Il ne peut rien dire sur ses parents, les idées négatives ne peuvent être verbalisées ni même pensées ("je n'ai pas le droit de penser comme ça").
Il culpabilise de plein de choses, sans que ce soit clair.
Alors, on parle de tout, du monde, de la philo, de politique... mais de rien de "constructif".

Au fur et à mesure néanmoins la confiance s'installe et l'ado va se mettre à expliquer le fonctionnement familial.
Là où la mère voit une situation claire (couple déjà séparé ou un couple stable), l'ado décrit un couple qui ne s'est jamais entendu et qui reste ou vit une situation de conflits. La faute est toujours au père... et à l'ado.

Les retours vers la mère font alors apparaître un discours ambivalent.
Très inquiète pour son ado en crise, d'un autre côté elle n'hésite pa à l'enfoncer en le mettant mine de rien en cause dans la situation familiale ("toute petite, elle a raconté que (abus non avérés par exemple)..., et ça a modifié les rapports entre elle et son père mais aussi entre son père et moi. Mais lui je l'ai toujours soutenu et elle je n'ai cessé de lui rappeler que ce n'était pas grave...").

Autre exemple, considérer sa fille de 13 ans comme une petite fille, la cadrer, l'entourer, mais la déposer tous les samedis soirs en jupe courte à des soirées où il y a des ados et des adultes et où la mère ne connaît personne.
Et ensuite ne pas comprendre pourquoi sa fille a été abusée.
Et y trouver une bonne raison pour renforcer son contrôle en l'emmenant chez les médecins, les psys et lui serrer encore plus la vis la semaine..
Ou considérer que son fils de 12 ans est encore un bébé mais le laisser régler les conflits à l'école tout seul même lorsque ça dégénère.
Et ensuite ne pas comprendre pourquoi son fils, ce grand,  n'a pas été capable de se défendre dans la rue lorsqu'il a été agressé par 3 ados de 17 ans qui lui ont volé son portable.

Et c'est pour tout comme cela.

D'un côté sauver l'ado, mais d'un autre le détruire.
Et plus il est détruit, plus il faut le sauver.
Ce qui justifie les aspects intrusifs, l'emprise, les consultations à tout va.
Les toubibs disent à la mère "il faut lui lacher la grappe et ça ira mieux".
Ce que la mère ne peut entendre.
Son ado vient de faire ou subir une bêtise comment pourrait elle détendre son contrôle ?
Bien au contraire, il faut le renforcer !

Le pire c'est qu'à tout le monde la mère dénonce la méchanceté de ceux qui s'en sont pris à son enfant.
Mais avec son enfant, elle minimise ("Le temps fera son oeuvre", "il faut passer à autre chose"...) voire elle le culpabilise ("il/elle aurait du se défendre").

Et puis, vient le temps où l'ado va mieux.
Eh oui la psychothérapie sert à quelque chose.
Le problème c'est que quand l'ado va mieux, il refuse de n'être que le symptôme du mal-être familial et maternel.
Alors il se met à se rebeller, à refuser certaines choses (comme le fait d'être surveillé à la sortie du lycée).
Et il se passe une chose étrange.
L'ado n'est plus l'objet qui éponge et absorbe le mal-être général.
Alors la mal-être familial devient patent. Il explose.
Le couple (défait ou fait) est en grand conflit. S'il était encore là, le couple se déchire.
La véritable personnalité de la mère prend le dessus.
Elle se met à reprocher continuellement des choses au père, elle le rabaisse, elle l'accuse d'être responsable de tous ses maux. Le père fuit ou devient suicidaire.

Mais le mal-être familial est intolérable.
Car les réactions du père et l'échec du couple renvoie systématiquement la responsabilité vers la mère.
C'est inacceptable.
Alors on repasse à la patate chaude...
A qui à votre avis ?
Mais à l'ado bien sur.
Qui se remet à aller mal et sur lequel la mère peut décupler son emprise.
Plongé dans cette communication paradoxale systématique depuis l'enfance, l'enfant se met à présenter des troubles évidents du comportements.
Les agressions qu'il subit, sont recherchées par la mère afin de surjouer son rôle de "sauveuse".
Et à l'adolescence bien des symptômes de la schizophrénie sont présents.

En général, lorsque l'ado commence à aller mieux la mère met brutalement fin à la psychothérapie de son ado pour une broutille et en ressortant un truc que le psy a/aurait dit à l'ado.
Prétexte bidon pour mettre fin à une situation non prévue : que l'ado aille mieux.

Il ne faut pas qu'il aille mieux.
Il faut qu'il aille mal.
En l'entraînant dans la spirale des consultations et des entretiens, elle pourra montrer au monde combien elle est une bonne mère.
Et qu'elle mérite d'être aimée.
Elle.


Si cela est de la perversion, le fonctionnement ressemble fort à un syndrôme de Munchausen par procuration ("Munchausen by proxy") mais de nature psychologique.

mercredi 13 octobre 2010

L'identification à l'agresseur

L'identification à l'agresseur concerne les adultes qui ont été abusés enfants. Ce qu'on en connaît concerne surtout les filles.

Lors d'un abus sexuel très traumatique la personnalité de l'enfant n'est pas encore fixée.
Elle ne peut mettre en place des mécanismes de défense "classique".
Alors elle n'a pas le choix : elle se morcèle.

D'où souvent le développement d'une double personnalité.
Celle "de base", la vraie, qui est perçue comme "morte, anéantie, annihilée" et l'autre forte, celle qui résiste et prend le dessus. 
Ce n'est pas l'enfant tout en étant une partie de lui.




Mais pendant la commission du trauma, comme je viens de l'écrire, la personnalité, la vraie, explose.
Elle est détruite, l'enfant se veut mort (tout en souhaitant vivre, ce qui créé des pensées paradoxales).
Mourir c'est ne plus subir, ne plus souffrir.
Mais la mort n'intervient pas.
Pas physiquement.
Et en partie psychiquement.
Etre une chose, un objet, ne plus exister en tant qu'être humain, faire le vide. Ne plus penser, ne plus pouvoir. 
Vide.
Or la vide n'existe pas.
Cette partie psychique anéantie doit être remplacée.
Le vide doit être rempli.
Or comme on est dans une situation d'abus, lorsque la personnalité s'annihile, celle de l'agresseur prend sa place.
C'est comme si l'enfant était un trou béant dans lequel l'agresseur met ce qu'il est lui.
Comme si chaque coup de sexe enfonce la personnalité de l'agresseur un peu plus profondément dans l'enfant.

L'enfant se retrouve avec une partie de la personnalité de l'agresseur : ses pulsions mais aussi ses hontes, ses peurs et son agressivité.
L'enfant comprend, sans être d'accord, alors il se soumet, accepte les abus.
L'enfant va alors se construire avec cette nouvelle personnalité.
Il y a le "double", qui prend la forme d'une toute autre personnalité très forte, combattive.
Et la "vraie" personnalité qui est devenue l'agresseur est donc devenue agressive.
La haine de l'autre a été intégrée.
La haine est liée au plaisir (plaisir de l'agresseur à agresser l'enfant) et le plaisir devient difficile à concevoir sans la haine.

L'enfant plus tard peut donc se livrer à une imitation de l'agresseur.
Et s'il ne s'y livre pas, il redoute de passer à l'acte.
Peur de lui, sans se douter qu'en fait il a peur de l'autre. 
Il n'a plus confiance en lui car il a peur de ce qu'il est.
Il n'a plus confiance dans les autres car il a peur de ce qu'ils pourraient être.
Et de ce qu'il pourrait leur faire.

Le monstre n'est plus dehors, il est en dedans.
Il me hait, je le hait. Je les hait tous.
Ce qui donne consciemment : cet homme m'a abusé et à la fois m'a aimé et détesté, je le hait pour cela et je voudrais lui faire mal. J'ai peur que tous les hommes soient comme lui, je les hait tous et je voudrais leur faire mal. Mais je veux être aimée et du coup je vais les détester et leur faire mal. 
Je n'ai donc pas le droit d'aimée car je vais faire mal.
Je n'ai pas le droit d'être aimée, car je ne le mérite pas car je ne sais que faire le mal.
Alors je n'aime personne, je ne me fais aimée de personne. 
Surtout pas de moi.

Et le seul qui m'a vraiment aimé, c'est l'agresseur.

Interdit de penser, interdit de parler, interdit de dénoncer.
Plus de désir physique.
Que de l'agressivité.


Jusqu'au jour où....
L'enfant ou l'enfant devenu adulte parle.
Cela fait sauter tous les interdits.
Mais lorsque l'identification à l'agresseur est identifiée et acceptée, elle s'en va.
Et laisse le trou à nouveau béant.
Et que mettre à sa place ?


lundi 11 octobre 2010

David Hamilton ou comment passer de la célébrité à la perversion en 30 ans

A l'heure où l'exposition des photos de Larry Clarck est interdite au moins de 18 ans, penchons nous sur une production moins "explicite".

Ceux qui sont nés dans les années 80 n'ont connu voire qu'aperçu que la fin du travail de David Hamilton.

Hamilton est un photographe britannique qui a commencé à être reconnu pour son travail dans les années 60.

Son style, reconnaissable entre mille, était basé sur des photographies de jeunes filles dans un environnement flouté et floral.
Ces productions, nombreuses, relevait du romantisme.
Même si je me souviens que nous avions remarqué que ses héroïnes avaient toujours des grands pieds !
Que les ados sont méchantes !

Chacun s'extasiant devant la capacités quantitatives du photographe.
Car s'il y a eu des photographies, il y a du des dérivés : films, posters et cartes postales à la pelle.
D'ailleurs je me demande qui n'a pas eu ou reçu une carte postale avec la photo d'une jeune fille "en fleur" entre 1975 et 1985.

La grande question est : aujourd'hui Hamilton pourrait-il prendre ses photos ?

Car les jeunes filles, toujours des jeunes filles, si elles étaient souvent recouvertes par des voiles fins ou un floutés artistique, montraient souvent des parties d'elles-mêmes que la pudeur n'autorisait pas à montrer.
Hamilton, aimait photographier des jeunes ados, bien sur, mais les photos les plus connues et les plus publiées ne montraient pas grand chose. Avaient été choisies plutôt des photos de grappes de jeunes filles nonchalamment alanguies en train de lire, de discuter ou de traîner leur moue boudeuse dans les bois ou sur une plage.


On y voyait principalement à l'époque des ados romantiques photographiées dans des poses détendues propres aux confidences entre amies. Jusqu'à là David Hamilton restait le chouchou des femmes et des ados.

Et puis il y a eu "Bilitis" en 1976. Les photos et le film.



Puis "tendre cousine" en 1980 (qui fut interdit au moins de 13 ans) et "premiers désirs" en 1984 ...
Là, on a tous commencé à comprendre que ce que montrait Hamilton c'était la découverte du plaisir par les adolescents et surtout les adolescentes.
En fait, ça n'a pas choqué grand monde.
D'abord, ces plaisirs et attirances parlaient aux ados et les photos restaient très belles.
Ensuite la montée du porno présent partout et dans toutes les salles de ciné à partir des années 75 faisait que ce type de films restait plutôt "soft" et qu'il y avait bien d'autres images plus choquantes dans l'environnement.

Mais certaines personnes ont commencé à s'émouvoir de ces jeunes filles étalées quasi nue à la vue de tous.

David Hamilton a néanmoins continué à photographier ses nymphettes et si ces photos en cartes postales sont passées de mode, ses albums ont continué à être publié et vendu comme des produits tout public.

Jusqu'à...

Jusqu'à 1990. Le porno a disparu des murs. Il est retourné dans des cinéma caché au fond de certains quartiers. La enfants sont désormais mieux protégés par les lois. La prévention de la pédophilie et la chasse aux pédophiles est médiatisée.
David Hamilton sort alors un album photo avec quelques clichés qui vont lancer la contreverse. 



On ne peut que constater le rajeunissement des modèles en quelques années. 
Damilton se défend en expliquant que ce qui cherche à fixer ce sont les instants fugitifs de l'innocence adolescente.
On est aussi passé des adolescentes en situation à des poses qui regardent l'objectif donc aussi celui qui regarde la photo.
Il se voit alors accusé de photographies à teneur pédophilique. Il est même interdit d'exposition dans certains pays. En France, en 2007, sa rétrospective est interdite au moins de 18 ans (pour le régale des pédophiles qui sont souvent des majeurs !!).

Hamilton continue aujourd'hui à photographier, toujours de la nudité mais plutôt des femmes adultes (mannequins, actrices...).

Pensez-vous que son travail serait possible aujourd'hui ?
Pour vous, les photos de Hamilton sont elles pédophiliques ?



jeudi 7 octobre 2010

Mohamed bosse en call center...

Le call center, dit "centre d'appel" c'est là que bossent tous les gens lorsque vous appelez une "hot line".
Il faut avouer qu'entre "hot line" et "call center", il y a quelque chose qui nous fait surtout entendre le "hot" et le "call".
Comme qui dirait l'autre que t'appelle serait "call girl" ou 'call boy".
C'est "hot" !

 

Ben voila que dans les call-centers en fait t'as au mini 3 nanas ou mecs (jusqu'à 3000 !) qui répondent à la chaîne au téléphone.
Lorsque ta banque t'appelle pour te proposer "un placement qui fera qui tout ira bien pour toi", c'est en fait une gentille nana parquée dans une salle avec son casque micro sur la tête et devant elle un classeur plein de réponses pré-écrites.
A chaque fois que tu poses une question, elle feuillète vite fait pour savoir ce qu'elle va te dire.
Parce qu'elle n'a pas le droit de dire autre chose que ce qui est écrit.
Elle lit ça où elle dégage instanténement par la porte.
Ce qui explique que parfois tu t'énerves alors que la pauvre de l'autre côté, elle ne peut pas arrêter de lire son texte.
Si elle ne le lit pas en entier, elle dégage.
Si elle dit un autre mot, elle dégage.
Si elle ne sourit pas, elle dégage.
Si elle s'énerve elle dégage.
Et elle dégage d'autant plus facilement, qu'il y a un chef de call-center qui observe la nana tout le temps qu'elle parle pour s'assurer qu'elle ne dit pas ce qui l'arrange.
La gentille call-girl est payée à l'appel.
Si elle appelle et ça répond pas, elle gagne rien.
Si elle appelle et ça décroche, elle gagne un truc du genre 50 cents.
Si elle appelle et arrive à obtenir tes coordonnées exactes, elle gagne plus.
Si elle décroche un RDV téléphonique pour te rappeller, c'est encore mieux.
Si elle te place directe le produit, alors là c'est byzance.

J'écris la "nana" parce que majoritairement on tombe sur des filles. Mais y a aussi des gentils "call boys" qui répondent.

Y a les "hot line" que tu appelles en urgence lorsque par exemple ton portable ne sonne plus ou que tu veux savoir si t'as pas dépassé la ligne rouge sur ton compte.
Alors là, ce sont des jeunes étudiant(s) qui arrondissent leurs fins de mois.
Ils ne connaissent strictement rien à ce que tu demandes, mais ils ont leur classeur.
T'as prononcé le mot "compte", tac, on ouvre la page "compte".
T'as prononcé le mot "sonnerie", tac on ouvre la page sonnerie.
C'est pour ça que des fois c'est long.
Enfin des fois, ils répondent à 3 personnes à la fois, alors c'est trèèès long.

Mais y a un blem.
Comme toujours.
Pour une raison mal connue (hum) lorsque tu travailles dans un call-center et que tu t'appelles Farida, Mohamed, Yassine ou Djamila et que t'appelles les gens, va savoir pourquoi les gens ils t'écoutent pas, ils raccrochent.
Pourtant lorsque c'est eux qui ont besoin de toi (si leur mobile est en panne), là ça les gènent pas.
Les gens sont mesquins (et colonialistes) parfois.

Alors, dans les call-centers, on demande gentiment à Farida, Mohamed, Yassine et Djamila de s'appeler Claudine, Paul, Antoine et Caroline.
Sinon....
(oui t'as tout compris et suivi) ils dégagent.

Vois-tu j'ai bossé dans un grand groupe qui vend des yahourts et de l'eau.
Dans ce groupe, un call center avait mis en place afin de proposer des promotions à de potentiels acheteurs.
Eh bien dedans, y'en a qu'on du changer de prénoms.
Y'en a qui ont refusé. Ceux là on pris la porte de sortie. Y 'a même pas eu à les pousser, ils sont sortis tous seuls.
Y'en a qu'on accepté.
Parce qu'en France pour bouffer, faut taffer.
Bien sur que me disait le directeur commercial, "Farida qu'est-ce qu'elle est bonne, elle vend super bien. Bon ben on a du changer son prénom en Marie, c'est pas top comme manière mais bon ça a pas l'air de la déranger alors du coup on l'appelle tout le temps Marie".
Marie gagnait bien sa vie.
Et du coup comme Marie bossait bien, elle est très vite devenue la formatrice et la superviseuse des autres call-girls.

Marie n'a jamais déposé plainte. Ceu qui sont partis non plus.
La Halde n'existait pas d'ailleurs.
Mohamed a raison de déposer plainte pour discrimination.
Et c'est pas ces collègues François (Karim), Clément (Abdul) et Sophie (Anjika) en call-center au Maroc (Free) ou à Bombay (Easy Jet)  qui le contrediront.




mercredi 6 octobre 2010

notre RDV de mercredi à Thiais

Eh bien voila, le rendez-vous des bloggers qui lisent "Vergibération" a enfin eu lieu.
Nous étions 30 000 selon les organisateurs.
2 selon la police.

Je remercie tous ceux qui ne sont pas venus parce qu'ils se sont perdus dans les méandres des transports en commun ou dans le parking.
Je remercie aussi ceux qui étaient bloqués au boulot et qui étaient avec nous par la pensée.
je remercie enfin ceux qui sont loin mais qui auraient bien aimé venir.
Les autres... ils sont restés chez eux.

Surtout, oui, surtout je remercie Nakito qui -lui- a fait l'effort de venir.

Il a bien faillit me rater, car ne voyant personne à 14h40 j'étais en train de me préparer mentalement à déguerpir lorsqu'il a débarqué.
C'était sans oublier que les personnes bien élevées n'arrivent jamais les premières. 
Là c'était raté, parce que vu qu'il n'y avait personne d'autre, même 3/4 d'heures plus tard il serait arrivé le premier... et même qu'il aurait été le dernier. A quoi ça tient la vie tout de même...

Alors, petits impatients que vous êtes, vous aimeriez que je vous décrive Nakito. 
Que nenni, fallait venir.
Na.

Il s'est bien demandé, le pauvre, ce qu'il faisait là.
Après tout se retrouver seul en face de Vergibération, c'est hyper vachement intimidant.
(Enfin il s'est surtout demandé ce qu'il allait bien trouver à me dire et comment il allait faire pour se tirer de cette situation le plus rapidement possible).
Hé hé, c'est sans connaître Vergibération qui aurait réussi à elle seule à retenir Attila sur les champs Catalauniques.

Ce tête à tête fut fort enrichissant. 
Je connais presque tout désormais de la vie trépidante de Nakito  car, vous vous en doutez bien, j'ai réussi à lui soutirer "son blog, sa mère, ses amours, ses emmerdes" et je ne désespère pas la prochaine fois de lui faire raconter son enfance. (si si tu verras).

Et c'est bien plus tard, que n'ayant plus rien à se dire, nous avons d'un commun accord et sans nous concerter, décidé de quitter ce lieu de perdition (c'est le lieu qui est perdu pas nous).

Sachez que Nakito nous réserve pour l'été prochain une surprise dont je vous tiendrai au courant (la date est prise, t'as plus qu'à t'y remettre lol).

Et comme vous êtes de bons lecteurs, vous avez retenu "la prochaine fois". 
Car il y aura une prochaine fois.
Certainement au tout début des "vacances" de Noël.
Et cette fois dans Paris.





mardi 5 octobre 2010

La contamination du psy

Non je ne suis pas radioactive.

Parfois le psy se fait contaminer.
A distance : le patient qui éternue ou qui tousse.
Dans ce cas là, la distance n'est jamais assez grande.

Par proximité : le gamin qui dit aurevoir en faisant la bise.

Et bien c'est exactement ce qui m'est arrivé.
Un jeune surdoué de 4 ans, enrhumé, le morve au nez, m'a fait un bisou en partant de mon cabinet.

Et paf, rhinopharyngite pour qui ????
Pour moi !



J'adore avoir le nez qui coule en consultation.
A part ça, c'est chic.
Ca ne perturbe pas mes pensées. Nooon.
Ca ne perturbe pas le patient. Noooon.
Et je n'ai qu'une envie, c'est d'aller m'allonger. Ron zzzz

Mon patient qui arrive, va être ravi. 
Allez je vais bosser.

(du coup, personne ne va me faire la bise demain à notre RDV bloggesque.)




dimanche 3 octobre 2010

BD du dimanche - Au rouge, on stoppe

 
Vous aurez remarqué cette nouvelle rubrique, la "bd du dimanche".
C'est concocté par mes petites mains à partir d'un site d'édition de comic en ligne.
J'espère que vous apprécierez. 
J'ai demandé autour de moi, personne ne trouve ça marrant.
Mais moi, je ne peux pas m'empêcher de me marrer à chaque fois que je relis ce que j'ai fais. Comme quoi, moi au moins ça m'interpelle. C'est déjà ça !! LOL


samedi 2 octobre 2010

Vous n'avez rien à faire la semaine prochaine ?


Et surtout mercredi 6 octobre à 14h30 ?

Et bien donnons nous RDV devant le Starbuck du centre commercial de Thiais Village !! (grande terrasse couverte)

Ce sera l'occasion d'y boire un café et de faire connaissance... et qui sait d'y parler psycho.
(mais vous payez vos conso !)

Et si vous venez à 3000, ce sera encore plus marrant.

Soyons fous !!



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