lundi 29 novembre 2010

Sexe, réussite et longueur des doigts

On se le dit depuis longtemps, la longueur de l'index chez un homme serait représentative de la longueur de son pénis.

J'avoue que personnellement lorsque je regardais le second, j'oubliais de mesurer le premier.
Ce qui, fatalement, fut parfois une erreur.


On le dit aussi, et il semblerait que certaines études le confirment, la différence de longueur entre l'index et l'annulaire permettrait de connaître l'orientation sexuelle.
Ainsi un index plus court que l'annulaire (arrête de regarder tes doigts) serait le signe d'une orientation homosexuelle.
Alors qu'au contraire, un index plus long que l'annulaire serait le signe d'une orientation hétéro.
Le problème c'est que je n'ai jamais pu trouver s'il fallait mesurer à droite ou à gauche, car assez bizarrement l'être humain étant dissymétrique, il peut arriver qu'on trouve un configuration sur la main droite et l'autre sur la main gauche (l'inverse marche aussi). Que faut il donc en déduire ? Eh bien une propension à la bisexualité. Si si. Surtout chez la femmes.

Car, encore une fois fort étrangement, les différences index/annulaire a servi principalement à évaluer l'orientation sexuelle de femmes et le taux de dominance des hommes.

Une toute nouvelle étude, tout aussi informatrice que les précédentes, vient de "démontrer" que les hommes dominants (appelés "mâles alpha") aurait un index plus COURT que leur annulaire.
Et plus la différence est grande, plus l'imprégnation en testostérone foetale aurait été importante.

Ces "mâles" seraient plus dominants socialement.
Ils prendraient plus de risques socialement, dans leurs loisirs et en matière de finances.
Ils attireraient plus les femmes car en meilleure santé, meilleurs en relations sociales et plus fortunés (!).
Ils feraient de bons informaticiens et surtout seraient de bons financiers.
Ils seraient donc conseillé à ceux qui recrutent dans le domaine de l'analyse financière de s'intéresser de près aux doigts des candidats.
Mesdames, il vous faudra donc choisir entre un homme à l'index long et bien "doté" génitalement ou à l'index court et bien "doté" financièrement.
C'est Sexe OU fric. 
Et si l'argent ne servait qu'à compenser un index court ?

Edition du 2/12/10 : l'index plus court que l'annulaire serait l'indicateur potentiel d'un risque élevé de cancer de la prostate.
(non seulement ils l'ont courte mais en plus "elle" ne fonctionnera pas beaucoup, on peut comprendre que certains compensent avec beaucoup d'argent... lol)



dimanche 28 novembre 2010

samedi 27 novembre 2010

Les couches-tard sont plus intelligents

Une étude vient de démontrer que les couches-tard seraient plus intelligents car présentant de plus gros QI.



Et si des études précédentes avaient par contre montré que les couches-tard étaient plus sensible à la dépression, ces noctambules sont plus créatifs.

Ces gros QI représentatifs de niveaux de complexité cognitives plus élevés, sembleraient indiquer que l'évolution tend à faire passer les êtres humaines d'une espèce diurne à une espèce nocturne.

Mais moi je pose la question, sans ambage :
Lorsqu'on est à son optimum de fonctionnement à 3 h du matin, on est de la "nuit" ou très matinal ?

Le monde serait-il à ceux qui se lèvent TRES tôt ?




jeudi 25 novembre 2010

Je suis lesbienne mais je ne veux pas !

C'est ainsi qu'a commencé un soir de printemps une consultation avec une nouvelle patiente.

"Certes" lui dis-je "mais pourquoi ne voulez vous pas ?"

Bien des sujets ont été abordés.
Elle finit par m'avouer qu'elle ne savait pas vraiment ce qu'elle était, hétéro ou homo, ce n'était pas clair pour elle.
Elle avait connu une sexualité hétérosexuelles précoce, avait croisée des hommes pas sympa avec lesquels elle n'avait jamais eu de plaisir.

"Et ça vous gène d'être homosexuelle ?"
"Oui, en fait je ne sais pas, j'ai peur de me tromper, de m'être trompée ! Est-ce que je peux redevenir hétéro ?"

Nous avons donc fait le tour des théories psychanalytiques.
Pour la psychanalyse freudienne, l'homosexualité est, pour faire simple, due à une mauvaise résolution du complexe d'Oedipe.

Je lui confirmais donc que, théoriquement, si elle le souhaitait vraiment nous pourrions, sans doute, la faire (re)devenir hétérosexuelle.

Elle était en couple avec une autre femme. Par le fait du hasard mais aussi de divers traumas par des hommes croisés dans sa vie.

Mais elle fantasmait sur les hommes, dans ses rêves elle se faisait pénétrer.
Alors que dans la vie cela lui était impossible !
Elle se disait dégoûtée des hommes, leur peau rugueuse et poilue, leurs gestes disgracieux, leur agressivité sexuelle toujours présente, tout la faisait frémir de dégoût.
Mais elle fantasmait sur les hommes, dans ses rêves elle se faisait pénétrer, se livrait à des ébats au milieu de plusieurs hommes avec délice.
Alors que dans la vie cela lui était impossible !

Nous avons mis en place une psychothérapie qui a mené sur bien des pistes et qui lui a permis aussi de regarder les hommes différemment.
Et de se détendre en pensant à eux ! 
Ce qui a fini par rendre possible la pénétration par divers "instruments" lors de jeux sexuels avec sa copine.

Comme elle était jolie, elle continuait à se faire draguer par des hommes.
Ce qui lui faisait plaisir, la valorisait... et la terrifiait.
Sa détente face à la pénétration lui a permis d'accepter le jeu de séduction avec un homme , puis d'envisager les relations sexuelles et même d'accepter la pénétration par un pénis.
Et pour la première fois de sa vie, elle y pris même du plaisir !
Et revint me dire que c'était super. Qu'elle avait raté quelque chose dans sa vie et qu'elle était contente d'avoir essayer et réussit. 

Et la thérapie a pris un tournant.
Après réflexion, elle a posé qu'elle était une vraie hétérosexuelle.
Mais était-ce bien nécessaire de tout remettre en question, fallait-il tout balayer ?

Elle savait désormais qui elle était et elle devenait libre de faire ses choix.
Et comme elle était bien avec sa copine, elle est restée avec.
Et elle n'envisage pas de la quitter pour se mettre avec un homme.

Car le tout dans la vie, c'est d'être en accord avec soi même et d'être bien.
(j'aime bien les articles polémiques)

mardi 23 novembre 2010

Le mensonge et les enfants

Certains parents s'évertuent à dire à leur enfant que ce n'est pas bien de mentir et qu'il ne faut pas le faire.
Comme si les adultes ne mentaient jamais !
Ce que l'enfant ne manquera pas de balancer à ses parents à la première incartade d'ailleurs.

Il serait plus judicieux d'expliquer aux enfants que se mentir c'est d'une façon générale risquer de rompre la confiance.
Mais surtout faire comprendre à l'enfant que parfois le mensonge est mieux qu'une vérité.
Ce n'est pas possible souvent avant 5 ans, le temps que l'enfant arrive à comprendre que les relations ne sont pas juste "j'aime/j'aime pas", mais qu'il existe des "milieux" différents en fonction des circonstances, des personnes, du temps... Et pourra alors comprendre que parfois vérité "arrangée" vaut mieux que vérité "crue".
Est-ce mentir ? 
C'est une bonne question.

D'un autre côté, on constate que les enfants mentent facilement.
On se demande où ils apprennent cela... lol
Le problème avec le mensonge de l'enfant c'est que justement le problème n'est pas toujours là où on le croit.
D'abord mentir jusqu'à un certain âge celapeut être dire la vérité.
En effet, l'enfant confond parfois la réalité et son imaginaire. Les deux se mêlent. L'enfant se persuade et est persuadé que ce qu'il a rêvé ou pensé ou joué est la réalité.
Regardez un enfant lorsqu'il joue à des jeux de "faire semblant", il y est, il y croît. C'est en train de se passer, c'est donc la vérité. 
Lorsqu'il racontera ce qu'il a fait, il aura tendance à inclure ce qui s'est passé dans le jeu et le mettra au même niveau que ce qu'il a "réellement fait". Jeu et vie ne font qu'un.

L'enfant comprend aussi très vite parfois qu'il existe des sujets à ne pas aborder.
Oh, ce n'est pas pour mentir, pour se protéger lui.
Mais pour protéger ses parents.
Ainsi certains enfants, sachant leurs parents sensibles à certains sujets, vont systématiquement éviter de prononcer certains mots, de raconter certaines choses juste pour ne pas rendre les parents tristes.
Mentir, c'est protéger. C'est vivre.

Et puis, d'un autre côté, il y a des parents qui disent à leurs enfants qu'ils ne faut pas mentir et qui sanctionnent verbalement ou par une punition le mensonge, alors qu'eux mêmes s'y livrent allègrement en évitant de raconter certaines choses ou en faisant semblant que tout va bien ou en mentant parce que l'enfant "n'est pas en âge de comprendre".

Alors bien sur la parentalité, ce n'est pas les parents d'un côté et les enfants de l'autre. 
Ce sont les intéractions entre les deux parties.
Or lorsqu'un enfant actif, imaginatif rencontre des parents sceptiques car eux mêmes dans le mensonge, le doute s'installe.



Tenez, j'ai eu un petit patient de 4 ans 1/2.
Je le croisais souvent dans la rue car je passe parfois devant les écoles à l'heure des entrées ou des sorties.
J'avais remarqué cet enfant espiègle et souriant qui faisait "tourner en bourrique" une maman qui me semblait épuisée et débordée.

Un mercredi après-midi, je les retrouve en consultations.
Pour moi il existe de nombreux non dits dans cette famille et de toute évidence les relations père/mère ne me semblent pas au beau fixe bien que la mère verbalise le contraire.
Il y a un petit frère, tout aussi "excité".
En fait, le petit garçon qui m'est amené est consultation ne tient pas en place en classe. L'enseignante s'en plaint.
Je reste avec le gamin, lui fait mine de rien passer quelques "tests" et de toute évidence j'ai devant moi un précoce (haut potentiel).
Mais émotionnellement, il a 2 ans.

Je ne le vois pas trop souvent car de toute évidence il a aussi besoin d'acquérir de la maturité au contact des autres, ce qui se passe d'ailleurs en quelques mois.
Mais il rencontre les problèmes de enfants précoces, il est mal intégré en classe et n'a quasi pas de copain.
Un jour que nous travaillons sur l'intégration des différences en classe au cours d'un jeu de rôle, il me joue une scène inattendue et spontanée : sa maîtresse le bat.
Je suis surprise, d'autant que j'ai déjà rencontré son enseignante afin de faire le point et qu'elle m'a paru très enthousiaste à l'égard de ce petit garçon qu'elle trouve surprenant mais très remuant.
Il me dit que SA maîtresse tape aussi sur d'autres enfants.
Nous en discutons mine de rien, il m'explique comment, combien de fois.....

La maman revient chercher l'enfant.
Après avoir demandé à l'enfant si je pouvais parler à la maman de ce qu'il m'avait raconté et qu'il ait dit oui, j'explique à la mère qu'il avait été frappé par sa maîtresse.
Effondrement de la mère.
Elle attrape son p'tit gars et lui sort "c'est vrai ça, tu es sûr ?".
Le gosse est rigide et le regard éploré de la mère n'est pas facile à soutenir.
Il dit que oui, mais la mère persiste en me disant que son gamin est plein d'imagination et que parfois il mélange les dessins animés et la réalité.
Elle me sort "vous le croyez vous ?"
"Bien sur, je n'ai aucune raison de ne pas le croire".
Le gamin part des bras de sa mère et retourne jouer avec un puzzle.
La mère étant HS, le gamin et moi m'étons au point une stratégie afin qu'il vive mieux son entrée dans la classe et surtout je lui explique que parfois les adultes ont besoin d'un peu de temps pour pouvoir agir.
La mère se ressaisit et le rassure sur le fait qu'elle va s'en occuper, surveiller, etc...

La maman me rappelle affolée le lendemain.
Elle s'est livrée à un interrogatoire poussé du gamin.
"Qu'est-ce que je fais de cette information ? Vous pensez vraiment que ce qu'il dit est possible ? Non parce que vous savez il a fini par me dire que c'était pour jouer, mais il m'a demandé si sa maîtresse allait avoir des problèmes, vous pensez que c'est pour ça ?"
Je réitère que je ne mets pas la parole de l'enfant en doute.
Et que s'il se rétracte c'est justement parce qu'il a peur que sa maîtresse soit punie à cause de lui.
Et surtout il voit l'effet que ça produit sur sa maman de raconter tout ça, donc sans doute préfère t il revenir en arrière.
Il semblerait que les actes de la maîtresse ne se soient pas reproduits.
A moins que tout ça ne sorte de l'imagination de l'enfant.
Mais c'est aussi une question de perception, une petite tape d'un adulte peut être vécu ecomme une véritable agression lorsqu'un enfant fait confiance à cet adulte, d'autant que cet adulte est intégré comme ne pouvant pas taper.
Ensuite, l'important n'est pas de savoir si l'enfant a été frappé ou pas, c'est de l'avoir cru.
Lorsque j'ai recroisé entre deux consultations ce gamin dans la rue, il m'a littéralement sauté au cou.
Sa mère m'a dit qu'il était plus détendu pour aller en classe.
Quelqu'un lui avait fait confiance et il avait appris qu'il existe des adultes sur lesquels on peut s'appuyer c'est le plus important.
J'aurai bien sur préféré qu'il comprenne cela de ses parents, mais, après discussion avec eux, je crois qu'ils ont bien repris leur rôle là-dessus ensuite.
Si il y avait mensonge, c'est peut là qu'il voulait mener, vers des comportemets de réassurance par les parents.

Alors mensonge, mensonge et demi ?



vendredi 19 novembre 2010

Les enfants opprimés par leurs parents ?

(nous parlerons ici des enfants en Europe et plus particulièrement en France)

Je reçois une jeune femme à titre informatif.
Elle a créé une association qui lutte contre la violence du sexisme.
C'est une jeune femme très grande, très mince, sans forme féminine.
Elle a eu du mal à arriver chez moi car il faut prendre l'ascenseur, ce qui la terrifie.
Nous nous rencontrons pour nous présenter mutuellement nos associations.

Je lui parle des violences conjugales faites aux hommes.
Ce qu'elle ne nie pas puisqu'elle en a rencontré et constaté.
Elle tique un peu sur les statistiques hors Europe.
Elle m'explique qu'elle a travaillé auprès de femmes victimes mais qu'elle était préoccupée par le fait que les hommes n'étaient jamais pris en compte dans la lutte, ce qui l'a amené à se poser la question du sexisme dans nos Sociétés.
Après avoir expliqué la violence des femmes par un retour de bâton de l'oppression faites aux femmes et avoir clairement exprimé la dévalorisation qu'elle attribue aux tâches ménagères, nous en venons à parler des rôles de chacun au sein de la Société mais aussi du couple.

Ce qui nous amène bien sur à la mise en place de l'identité sexuelle.
Cette notion d'identité sexuelle la gène car que fait on de ceux qui ne seraient pas dans cette problématique (tels que les hermaphrodites) ? Pourquoi devraient-ils optés pour un sexe ?
Ensuite vient sur le tapis le fait que des parents autour d'elles se posent la question à l'approche de Noël de comment éviter les jouets sexistes pour leurs enfants ?
Elle termine, le temps imparti à notre discussion étant fini, sur le fait que l'identité sexuelle étant mise en place par les parents, les enfants sont donc opprimés par leurs parents. 
Et que cette oppression doit cessée.

Nous nous séparons en nous promettant de nous revoir pour collaborer sur certains sujets.

Je reste dubitative sur cette rencontre.
Si je reprends les problématiques abordées,  je suis bien obligée d'opposer la vision du psychologue et la vision du sociologue.

 
Si je me penche sur le cas d'un hermaphrodite, il est évident que c'est à lui de décider ce qu'il veut être (et pas aux parents comme cela se fait et comme le force souvent les chirurgiens). Si l'herma veut rester avec son corps doublement sexualisé, ça ne regarde que lui. A lui ensuite de savoir et d'accepter comment et qui il se sent à l'intérieur de lui. Certains penseront qu'ils ne sont ni un sexe ni l'autre, d'autres qu'ils sont les deux. Peu importe du moment qu'ils sont en accord avec eux mêmes. 
D'un point de vue sociologique, l'hermaphrodite... on s'en fout.
Il ne représente qu'une minorité. C'est médicalement une simple erreur d'imprégnation hormonale qui a permis le développement de caractères sexuels des deux sexes. . En tant qu'erreur, il n'est pas amené à compter puisque la seule importance sociale est la survie de l'espèce passant par la reproduction. Donc il fait ses choix, mais pour la Société il ne compte pas.

En ce qui concerne les jouets sexués, je comprends la préoccupation des parents. 
Personnellement, je trouve inadmissible d'offrir une poussette à une gamine et un train électrique à un gamin, surtout tant que la demande ne vient pas de l'enfant. 
L'inverse n'est pas impossible et ce qui fait la problématique c'est plus le regard des autres du style "mais t'es un petit garçon, c'est pas à toi d'avoir une poussette" ou "il est joli ton train, mais c'est pas un jeu de garçon ça?".
Tant qu'on ne leur a pas dit que tel jeu était féminin ou masculin, les gosses n'en savent rien et s'en foutent totalement.
Et si je reprends l'exemple de la poussette, il faut aussi la remette dans son contexte, parfois cette demande est liée par exemple à une naissance qui donne envie de faire "comme maman", autant chez les filles que chez les garçons.
Mais il ne faut pas confondre comportements sexués et identité sexuelle.
Or une fille a besoin de savoir qu'elle est une fille et qu'un garçon qu'il est est garçon.
(ce qui a fait hurlé mon interlocutrice sous prétexte qu'on exclut les "autres" et pourquoi donc devrait-on opter ?).
Je lui ai réexpliqué que ce n'est pas parce qu'on sait qu'on est une fille qu'on doit avoir l'air d'une fille, ce sont deux notions différentes (ce qui la rassuré).
Or le problème que je n'ai pas eu le temps de discuter avec cette jeune femme, c'est que nous sommes physiologiquement différents.
Nous sommes sexués. Jusqu'à preuve du contraire, les garçons et les filles ont quelques différences (les organes génitaux bien sur, la pilosité, la répartition graisseuse, les hormones, le fait de pouvoir porter un enfant ou pas...).
Du coup nous sommes différents, nous avons une façon de nous tenir différente qui implique des comportements différents (par exemple lorsque nous dansons, les filles tendent à balancer le corps et à onduler du bassin, les garçons utilisent surtout leurs membres (bras, jambres) qu'ils remuent en mouvement saccadés).
Différences physiologiques, différences physiques, comportements différents... pourquoi donc devrions nous avoir les mêmes centres d'intérets ou les mêmes jouets ?
Les petites filles aiment les boîtes, les petits sacs, les pochettes, tout les trucs dans lesquels ont peut fourguer des "secrets". Dolto elle-même le disait, il faut donner des boîtes au filles, elles sont symboliques du vagin et de l'utérus qu'elles ne peuvent voir et qu'elles imaginent symboliquement avec ce qu'on peut mettre dedans.
D'ailleurs dans les jeux, les filles ont tendance à ramener les objets vers elles et les garçons à les écarter au loin.

Pour ce qui est de pourquoi obligatoirement opter pour l'un ou l'autre sexe, je n'ai pas vraiment la réponse, sauf que par constat personnel lorsque les gens ne savent pas bien ce qu'ils sont ils en souffrent et éprouvent le besoin de réussir à se glisser dans une catégorie plutôt que dans l'autre. On sait que le cerveau à tendance à simplifier pour coder l'information, il classe à longueur de temps toutes les infos qu'il reçoit. Ca, ça rentre dans telle case, ça dans telle autre... Le besoin d'être dans une catégorie peut n'être qu'un prolongement logique au fonctionnement psychique de base. En tout cas, il me semble qu'à partir du moment où on peut se décrire avec des éléments génétique, physiologique et physique comme étant fille ou garçon, j'ai du mal à comprendre pourquoi on voudrait être dans l'autre catégorie, si ce n'est parce que psychiquement on se sent différent (ce qui existe dans le transsexualisme), mais ce qui reste un phénomène, là encore, très rare.
Ce qui peut être pris en compte psychologiquement, mais pas socialement.

Alors moi lorsqu'un parent me demande comment éviter de donner des jouets sexués à ses enfants, je me demande surtout quelle est la problématique personnelle derrière...

Quant à l'oppression des parents, difficile de savoir exactement ce que mettait là-dessous mon interlocutrice.
Mais il était évident qu'elle le rapportait au fait que si nous étions si "formattés sexuellement" dans nos comportements c'était de la faute des parents.
Ce n'est qu'en partie vraie lorsque les parents cherchent à renforcer certains comportements sexués parce que cela répond à l'image qu'ils se font des filles ou des garçons.
Mais l'école s'en charge bien aussi, il n'y a qu'à voir les différences de comportements des surveillants dans une cour d'école.
C'était aussi de la faute des parents si certaines personnes ne savaient pas dire non et ne savait résister à l'oppression générale voire sociétale. Là, j'étais d'accord.
Lorsqu'un enfant n'apprend pas à avoir le droit de dire non, il dira oui à tout et ne s'opposera jamais à personne.
Mais l'école est pas mal non plus. Aujourd'hui on apprend à la maternelle et au primaire qu'il ne faut pas taper sur les autres. Certes. Mais on apprend aussi que si on se défend, comme on tape aussi sur l'autre, ce n'est pas bien. Si tu tapes le premier, tu es puni. Si tu tapes pour te défendre, tu es puni. Donc pour être bien élevé et en cohérence avec ce qu'on te raconte, tu n'as plus qu'à subir ceux qui ne respecte pas les règles. Soit tu es un rebelle, tu cognes, t'es punis mais au moins t'as cogné. Soit tu es "bien élevé", tu ne frappes pas, tu subis et tu vas dénoncé le "méchant" afin qu'il soit sanctionné.
Bref, l'école, au travers de règles paradoxales, est très douée pour faire de futures victimes qui doivent croire qu'en la Justice pour réparer les torts subis. Ca devrait, mais on sait que ça n'est pas.

Bon, je crois que j'ai un peu perdu le fil de mon article. 
Ce n'étaient que quelques réflexions.
Quel est votre avis sur ces sujets ?




mercredi 17 novembre 2010

Les prénoms des femmes et leurs partenaires sexuels

Un site de rencontre via internet a mené, certainement dans un but totalement informatif, une étude aux résultats surprenants.

Ainsi les femmes dont le prénom se termine par un "a" auraient plus de partenaires sexuels que les autres femmes.

Vous vous prénommez Laura ?
Quelle coquine, c'est vous la plus délurée.
9.7 partenaires dans votre vie.

Les Tania ? 9.6 !
Les Lola ? 9.5. 
Seulement.

Honte à vous si vous prénommez Françoise. Juste 1.2 partenaire.

Quant aux Thérèse, elles n'avouent que 1.1 partenaire.
Ce qui n'a rien d'étonnant en fait, car nous les avions déjà. 
Ne dit-on pas : deux qui la tiennent, un qui la bai... 
Euh je m'égare...

Bon d'abord, on sera bien sur tenté d'opposer que les Thérèse et autres Françoises font, pour l'instant, rarement parties de la même génération. Et que les plus âgées étaient sans doute moins consommatrices.

Mais on peut en déduire plusieures choses intéressantes :

- qu'un homme a tendance jaloux devrait plutôt porter son choix vers une compagne ne portant pas un prénom se terminant par un "a"

- que les femmes plus âgées sont de sacrées cachottières (aucun mari trompé avant 1968 c'est bien connu)

- que les femmes dont le prénom se termine par un "a" feraient mieux de fermer leur gueule

- que les prénoms se terminant par la lettre "a" sont sur-représentés dans l'étude et dans les inscriptions sur le site alors que ce type de prénom reste rare

- que cette étude ne précise pas si par "partenaire sexuel" on parle d'homme ou de femme

Mais surtout qu'il existe quelque part dans la nature un 0.2 ou un 0.8 de partenaire sexuel et que ça doit lui faire vachement plaisir de le savoir...


Loana aurait-elle fait bunga-bunga dans la piscine avec Jean-Edouard si elle c'était prénommée Gudule ?

mardi 16 novembre 2010

Le manga anti-tabac

Une nouvelle campagne de pub, euh de prévention, contre le tabac vient encore de voir le jour grâceà l'INPES.
Elle s'adresse tout particulièrement aux ados, voire aux adultes fanas de mangas.
Cette fois, il s'agit d'un site internet qui permet d'assister à un manga animé et interactif.

A la connexion, je regrette que le site tente de se connecter à la webcam de mon micro (avec possibilité de refus, tout en bas de l'écran, ce qui je gène en rien le visionnage) et qu'on nous propose de nous connecter à Fessebouc (quel intérêt hormis passer le message qu'on a regardé le "clip" à nos 'amis').

Alors ce que j'en pense :

- C'est long. Très long. Trop à mon goût. J'avais hâte que ça finisse.
- c'est trop compliqué pour les plus jeunes.
- c'est moche. Disons que ce n'est pas à mon goût. Ca me rappelle surtout les vieux dessins animés japonais avec des animations statiques (si si, rien ne bouge à part le fond qui défile).
- ca clignote dans tous les sens, on ne sait pas toujours trop ce qu'on voit
- c'est sexiste. Parmi les héros, c'est encore les garçons qui amène le "poison" et la fille qui joue à la sauveuse-maternante (y a bien une méchante, mais elle est quasi extraterrestre).
- c'est incitatif à la cigarette. Avec la clope, le monde est coloré, festif, musical, relationnel. Sans la clope, le monde est triste, sombre, calme, ennuyeux et solitaire.

C'est mal barré pour les aspects préventifs.
Je me demande qui a bien pu donner son accord à ce clip qui de toute évidence joue sur les stéréotypes et atteint, à mon humble avis, l'effet inverse de celui recherché.

Ah oui, c'est LA.


Et vous, vous en pensez quoi ?

lundi 15 novembre 2010

Petite annonce - Clavier virtuel

Aujourd'hui, article inhabituel. Je passe une annonce.

Un de mes patients atteint d'une maladie neurologique dégénérative a brutalement perdu l'usage de la motricité fine de ses mains. Il ne peut plus utiliser son clavier "classique" et la souris devient aussi d'un usage difficile.

Ses quelques contacts avec le monde extérieur s'effectuent via son ordinateur.
Et bien sur, pour faciliter le tout, il a un Mac (Apple).

Je recherche donc un programme de clavier virtuel sous Mac, gratuit si possible.
(sous PC on en trouve autant qu'on veut)
Avec une préférence pour un clavier AZERTY, mais si c'est du QWERTY ce serait déjà super.

Par ailleurs, il devient urgent de remplacer sa souris par un "joystick". On trouve principalement des joysticks de jeux (pilotage d'avion virtuel par exemple), or il a besoin d'un joystick de "navigation" dans ses programmes (entrée dans les fichiers, click...). Peut être connaissez vous des fournisseurs, des références d'un tel produit (toujours sous Mac).

Si vous savez où il est possible de trouver tout ça, faites moi signe ! (vergiberation @ gmail.com)

Merci d'avance pour lui.


samedi 13 novembre 2010

The Pedophile's Guide to Love and Pleasure

Vous en avez certainement entendu parlé. 
Amazon a retiré de la vente le "guide du pédophile, de l'amour et du plaisir".
Déjà en vente depuis quelques semaines, ce livre était totalement passé inaperçu.
Il n'était vendu que sous format "kindle" pour moins de 5 dollars.



Il aura fallut plus de 2000 plaintes et je ne sais combien de forums (religieux pour la plupart) pour que ce livre soit retiré de la vente.
Alors que seuls 79 exemplaires avaient été vendus.

Les forums se sont acharnés sur ce livre.

Il semblerait que le titre ait été choisi très volontairement comme "provocant" et "attractif" .
Le problème est qu'il s'agit bien de la vie des pédophiles dans le livre, ceux qui l'ont lu ne semblent pas "si" outrés que cela.
L'auteur n'a pas vraiment cherché à se défendre. 
Il a dit n'avoir pas été victime d'agression sexuelle dans sa vie, mais avoir été confronté dès l'âge de 6 ans à la sexualité.
Il aurait écrit ce livre dans le but d'aider les pédophiles à vivre avec leurs pulsions sans avoir besoin de passer à l'acte.
Un bon samaritain en somme.

Faut croire que ça fonctionne puisqu'en deux jours s'en sont vendus plus de 400 exemplaires de plus.
Les gens, après l'arrêt de vente du livre, ce sont précipités pour l'acheter.
Car ce qui est drôle c'est que plus les gens sont contre, plus ils veulent l'acheter pour le lire et le détruire, plus l'auteur se fait de fric.
Pas de bol, y'a plus rien.
Car c'est surtout cette montée en visibilité qui a poussé Amazon à réagir.
J'ai bien cherché je n'ai rien trouvé sur le net.
Mais je n'allais quand même pas payer pour ce livre. 
Il en circulerait quelque part mais comme je ne passe pas par les réseaux dédiés au sexe je n'ai rien trouvé à télécharger (c'est pas bien je sais).

A la lecture de certains extraits, on peut penser que l'auteur est parfois à la limite de la légalité et tend à considérer les enfants comme des objets.
Mais c'est un peu facile à partir phrases sorties de leur contexte et compte tenu que la législation américaine en matière de pédophilie est nettement moins sévère que la nôtre.

Mais si les gens avaient fermés leur "gueule" il se serait vendu en tout en pour tout une centaine d'exemplaires de ce livre (dont 50 à la police !).
Il bénéficie maintenant d'une publicité gratuite digne d'un immense budget com.

Fallait-il vendre ce livre ou pas ? Faut il censurer les livres ?

Comme disait Gainsbourg "qu'on parle en mal de toi, tu t'en fiches, le tout c'est qu'on parle de toi"...
C'est réussi.


(aux dernières nouvelles, Amazon.com remettrait le livre en vente)

jeudi 11 novembre 2010

De l'utilité sociale de la déliquance et de la criminalité

Durkheim bien avant moi avait posé la question de l'utilité sociale de la criminalité.
Tardé ne l'avait pas raté en lui répliquant qu'il était inadmissible de justifier le crime et même de l'appeler.
Ca prouve qu'il n'avait rien compris et Durkheim, au cours d'une lecture, le lui avait gentiment mais sûrement fait comprendre.

Mais depuis personne n'a osé retouché à cette épineuse question.
Sauf les hommes politiques qui, toujours en recherche de crédibilité électorale, n'hésite pas à crier tout haut qu'il faut supprimer la délinquance et le crime, hontes de nos Sociétés développées et morales.




Sauf que....
Sauf qu'à bien vouloir y regarder de plus près cela pose d'autres questions.

D'abord pourquoi la délinquance et la criminalité existent-elles ?
Certes on m'opposera tous les grands sociologues accusateurs d'une Société en déclin, d'un consumérisme extrême et d'inégalités sociales criantes.
Certes on m'opposera les psychologues qui affirmeront que tout ça n'est qu'une affaire d'éducation et de structure par l'environnement.
Certes les psychanalystes viendront m'affirmer qu'une complexe d'Oedipe mal résolu mène à tout même à la violence, car la violence sur soi est intolérable alors il vaut mieux la retourner vers les autres.

En fait, je ne sais pas vraiment qui a raison.
Certainement tous en même temps.
Car la délinquance et la criminalité, comme tout autre comportement, sont multifactorielles.
Mais alors il faudra m'expliquer un jour pourquoi le délit et le crime existe depuis la nuit des temps.
On peut aisément imaginer l'australopithèque, qui dans ses difficultés de verbalisations, n'aura pu résoudre son Oedipe ni crier sa colère et sa frustration, ni dire qu'il n'était pas d'accord que le voisin de grotte lui pique le cuissot de mammouth. Et paf, un grand coup de massue sur la tronche. Ce qui, au vue de la conjoncture des forces gravitationnelles du poids de la massue et de la force musculaire, avait une légère tendance à faire des trous dans les crânes les plus épais.

Si la violence n'était pas au coeur de l'homme, pourquoi tous ces morts quotidiens ? Pourquoi ce besoin de justifier sans cesse la guerre et surtout de la faire sans que personne ne puisse trouver la solution ? (ce qui en fait n'est pas si compliqué : on colle tout le monde devant Mario Bros Kart, le premier arrivé à gagné. Le premier qui sort son flingue a triché).

Et puis il y a toutes ses violences : esclavages, prostitution forcée, mutilations... Et on peut se demander d'ailleurs si ce n'est pas parce qu'aujourd'hui ces grandes violences sont interdites que l'homme se rejette sur des petites violences. Car après tout si colère intérieure il y a, il faut bien la passer quelque part...

Et puis, plus une Société est directive est contraignante, plus l'être humain a peut être besoin de liberté et de se rebeller contre les chaînes. La délinquance n'est peut être qu'une réponse anarchiste au fait qu'on est partout contrôlé...

L'homme nait-il bon ?
JJ. Rousseau n'avait pas la réponse.
Les enfants élevés par des animaux, n'étaient ni bon ni méchants, question de point de vue. Ils étaient ce qui les avaient élevés : des loups, des ours, des chiens... Adaptés pour la nature, violents pour les humains.
Cela voudrait-il dire alors que toutes ses violences qui nous entourent ne seraient qu'apprises ?
Mais pourquoi les apprend-on alors ?
Demandez aux parents s'ils élèvent leurs enfants en valorisant la violence, tous vous diront non. Alors qui a appris aux enfants, aux ados, aux adultes à se comporter violemment ?
Ne mettons pas tout sur le dos des maladies mentales, trop facile.

Alors pourquoi ?
Peut être parce que la guerre est une façon de contrôler les populations.
Paf 500 000 personnes en moins, c'est toujours ça de nourriture et de pétrole en plus pour les autres.
Peut être que la délinquance et le meurtre sont une façon de supprimer des éléments génants pour la Société. Ou pour quelques uns. 

Mais peut être que la délinquance et le crime ont une utilité sociale.

D'abord elles permettent une certaine cohésion sociale.
Tout le monde est à peu près d'accord sur ce qui est mal.
Et ça permet de faire front ensemble face aux "dérives" comportementales et de se reconnaître comme appartenant à ceux qui luttent contre.

Ensuite, si la délinquance et le crime n'existaient pas, nous n'aurions plus d'échelle de valeur de ce qui est mal.
Si on supprime toute forme de violence, toute forme, aussi minime soit elle, de dérive risque de devenir un crime. Par exemple, si le summum de la violence c'est de mal se garer, boire un verre de vin deviendra de la délinquance.

Et puis demandons a qui profite le crime.
Les effectifs confondus police/gendarmerie (hors personnel administratif, technique et scientifiques) étaient de 222 059 en 2009.
On peut multiplier ces chiffres par 5 si on ajoute les personnels adminstratifs, technique et scientifique. Soit plus d'un million de "travailleurs" institutionnels en lutte contre le délinquance et la criminalité.

On peut ajouter toutes les entreprises qui s'occupent de sécurité : video surveillance et protection. On les estime à 100 000 en France. Certaines en PMI d'autres en énorme entreprise. Soit environ 1 million de personnes qui travaillent dans la sécurité.

On y ajoutera en passant, les agents privés de recherche (détectives privés), les criminologues, les maîtres chiens, les surveillants plantons, les associations...

Sans compter, les magistrats, les avocats, les huissiers...

A l'IHESI on estimait que la luttre contre la délinquance et la criminalité faisait vivre au moins  5 millions de personnes en France.

Supprimez donc la délinquance et la criminalité et vous mettez 5 millions de personnes au chômage. 

Et on les recasent où ?

Alors délinquance et crime, besoin social ?


mardi 9 novembre 2010

Allons au Louvre

Aujourd'hui article culturel.
(ou comment perdre 50 % de ses lecteurs en 3 mots)
Vous le savez, je vais souvent au Louvre d'autant que j'y apprécie les ateliers (même si les prix ont augmenté de 100 % en septembre !)

J'avais décidé de vous faire découvrir les recoins moches du Louvre -y'en a- et puis la balade aidant j'ai pris des photos à droite, à gauche, de choses célèbres, d'autres moins avec l'intention de faire voyager mes lecteurs étrangers (50 % de mon lectorat).

En fait, cette balade va commencer par le "fond" du Louvre.
C'est en voulant aller jeter un coup d'oeil aux appartements de Napoléon III que je me suis perdue dans les dédales d'un escalier que je ne connaissais pas et que je me suis retrouvée sous les toits dans des salles reculées et peu visitées.

Et de façon surprenante c'est dans ces recoins sombres que j'ai retrouvé quelques tableaux parmi les plus célèbres...

La visite se fait à l'envers ! Du haut du Louvre vers le bas.

J'hésite entre mettre des légendes ou pas... Vous verrez bien.. jusqu'à la sortie !

Bonne visite.



La grande pyramide de l'entrée principale sous la pluie vue du dernier étage du musée



Cour Puget


 Vue du même étage (de l'autre côté du couloir) sur l'intérieur du Louvre
En fait en suivant les salles ont finit par se retrouver derrière les fenêtres avec les stores baissés



La première salle des peintures hollandaises
(mais qu'est-ce que je fous là ??)




Salle de la "vie de Saint Bruno" par Le Sueur


L'autre côté de la salle (il y a 14 tableaux en tout)

Et oui, même St Bruno est mort...

Vous constaterez l'immense contraste entre les "peintures" pour les particuliers (l'équivalent de nos photos en fait) en teintes sombres et aux cadres quasi inexistants avec mise en scène et les peintures religieuses, pleines de couleurs et de dorures au style très épuré.

Ci-dessous un autre style. De la salle de la "vie de Saint Bruno" on aperçoit la cour Carré du Louvre. Une "superbe" construction qui prend quasi toute la cour. "Temporaire" parait-il mais présente déjà depuis 2 mois. On y a donné le défilé Vuitton et les réceptions de la FIAC. Les tables étaient dressées, on s'affairait tout autour. Attendait-on le président Chinois ? Grand questionnement qui occupait les gardiens de la salle.




Ouf, j'arrive au bout de cette salle couloir.

Vue extérieure sur la rue de Rivoli.

Et hop, j'enquille une autre salle avec quelques tableaux de style néo-classiques spectaculaires de part leur taille.

(non ce n'est pas moi, mais comme ils ne se poussaient pas...)

 la suite du tableau

Et là, paf, je rendre dans une toute petite salle grise, toute pourrie et je tombe nez à nez devinez avec qui ?
Loulou XIV en personne !



Pour sortir de la salle dédié aux tableaux représentants Louis XIV (et enfin descendre d'un étage), un escalier tout pourri... C'et indigne de l'ancien maître des lieux.



Autre salle, même décor gris sale, toujours sans éclairage naturel. 5 tableaux de style paravents, aux couleurs et aux dessins rafraichissants.

Sortie de cette salle, tout est crade. Sur la gauche vous entrevoyez une rampe d'un escalier condamné. Je n'ose imaginer ce qui doit être derrière tout ce cache-misère...


Je pourrais vous parler de l'expo "Patrice Chéreau - Visages et Corps" reléguée à juste titre au fin fond d'un dédale de couloirs. Mais je m'abstiendrai.
C'est pourtant, là, que j'y ai vu (retrouvé ?) "l'origine du monde" de Courbet prêté par le musée d'Orsay, perdu au milieu de petits tableaux accollés les uns aux autres et à côté de photos contemporaines qui auraient bien fait de se perdre, elles.


Et puis, enfin, de la légèreté. De la lumière naturelle. Une petite salle, dans laquelle une conférencière explique à un petit groupe la modernité de la peinture de Vigier - Lebrun. Ces femmes en mouvements, fraîches et émancipées. Du toucher velours, des froufrous et des pommettes rouges.

Mur suivant. Une surprise :

Mais que Marat est-il venu finir dans ce mouroir à tableaux ?
 
Bien, bien, bien plus loin... De la peinture anglaise. Hiératique. On voit même le poil de l'hermine.

Cela vient en contraste avec les portraits allemands de la salle précédentes noirs et rigides, où les regards des enfants font peur de tristesse.

Un escalier enfin !
Changement de décor.


Changement d'étage ! La magnifique salle toute en marbre des bronzes antiques.

 
Tenue de gladiateur



 Agate sculptée de l'empereur Auguste
Puis, on descend un escalier monumental. On se retrouve dans les salles des terres cuites antiques gréco-romaines. On commence (puisque je "visite à l'envers") par les représentations finement sculptées pour finir par des monsieurs Patate vieux de 4000 ans).
On est très loin des décors en placo grisâtres dans les combles. Ici tout n'est que luxe des décors.

Et d'ailleurs lorsque vous allez au Louvre, n'oubliez jamais de lever la tête, ce qu'il y a au plafond est parfois bien plus beau que ce qui est exposé.







Aucune sculpture, aucun relief, aucun stuc. Sur ces plafonds et ces murs tout n'est que peinture en trompe l'oeil.

Ensuite, je pars à droite ou à gauche. Je choisis la gauche, attirée par les boiseries sombres et l'aspect feutré. C'est le début des salles sur l'ancienne Egypte.

Cette première salle est recouverte de bois sombre finement sculpté et ciselé. Issu d'une ancienne chambre de Charles X, les boiseries ont été installées au Louvre afin d'en faire une l'alcôve. Mais j'ai bien peur que les photos de mon portable ne fassent rien ressortir.





Salle suivante : un copain. J'ai toujours été "fan" d'Akhénaton. La scénographie de cette salle est une catastrophe. Il y a de toute évidence une volonté de planquer ce buste. Mal éclairé, mis en fond de salle, planqué par des claustras, rares sont ceux qui voient cette célèbre représentation.

il est flou, ce n'est pas lui, c'est moi qui ait bougé !

Je passe rapidement sur les salles sur l'Egypte car on peut tout photographier, d'autant que la majorité des oeuvres (stèles, statues) sont très connues.
Les salles sur l'Egypte antique sont organisées de plusieurs façon. Donc selon le sens dans le quel vous vous baladez vous allez vous déplacer soit par thème (l'écriture, les représentations, les symboliques, la mort) soit par chronologie (par dynasties). En fonction de ce choix, vous ne visitez pas toujours les mêmes salles.  Ici, par exemple, je ne suis pas passée par la salle des sacorphages.






Sortie des salles dédiées à l'Egypte ancienne et passage devant un sphinx (impossible à photographier les gens étant continuellement agglutinés devant pour se prendre en photo)

Si vous avez tout bien suivi, ça fait déjà 1h30 que nous marchons depuis le haut du Louvre.

Ensuite je bifurque à nouveau. J'aurai pu partir vers la grèce antique (très antique) mais j'y préfère l'antiquité étrusque.


A l'entrée c'est ce valeureux guerrier qui vous accueille.




Puis vous passez entre ces deux magnifiques représentations de taureaux ailés à visage humain. (là je suis arrivée par l'arrière, vous voyez le guerrier sur le mur à gauche, mais je ne suis pas arrivée par la porte que vous voyez... il y a plein de passages au Louvre !)

Hop, on se retourne.


On entre dans une salle.



Représentations de lions et de gardiens sur briques émaillées. 

Malheureusement, depuis quelques années je trouve qu'elles perdent de leur superbe et le bleu turquoise s'affadit.

Ensuite, mon "truc" préféré !

Un pilier du temple de Darius Ier.




Regardez bien la hauteur. Cela fait 6 mètres de haut. Imaginez qu'en fait, cette partie n'est que le haut d'une colonne qui supportait le toit de la salle. Chaque colonne en marbre faisait 3 fois cette hauteur, soit 18 mètres.
Imaginez maintenant qu'il y avait dans la salle d'audience (en carré) 36 colonnes telles que celle-ci ! Et entre chaque colonne il y avait au moins 15 mètres de distance !
Ca vous donne une idée de la taille de la salle d'audience de Darius Ier.

Tout a une fin. Je me dirige vers la sortie.
Nous étions déjà au RDC du musée. Je traverse la salle des gisants, que je traverse rapidement.

Je passe devant les salles de sculptures françaises (selon la statuaire gréco-romaine).


J'arrive dans une des deux cours en marbre que vous avez vu du haut tout au début de la visite.

Je descend l'escalier, prend au passage une photo de la fontaine aux 4 prisionniers qui s'agitent sous le regard du bronze à cheval de Louis XIV.




J'entre dans le couloir de sortie. Une cour de chaque côté (cour Puget et cour Napoléon).

 


Planqué dans un coin, une vitrine pleine de bronzes.


 
 Un haut relief sur marbre représentant Alexandre le Grand.

Et au bout la sortie. Arrivée sous la pyramide.
J'étais entrée par l'aile Richelieu, je suis sortie par l'aide Sully et vous voyez sur la photo l'aile Denon qui domine la pyramide de verre.


Et bien voila, la visite culturelle aura duré 2 bonnes heures sans vraiment prendre le temps de s'attarder sur les oeuvres (je n'avais que 2h30 à "perdre").

Vous aurez remarqué que j'ai évité la Vénus de Milo (sans intérêt) cernée par les touristes japonais et la Joconde (pfff...)

Ca mérite bien un café non ?


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