mercredi 3 novembre 2010

Bébé et date limite de procréation

En moyenne la ménopause qui signe l'arrêt total de la fécondité chez la femme tourne autour de 50 ans.
Avec une chute drastique de la capacité de procréation à partir de 45 ans.



Mais chez certaines femmes, il apparait une ménopause dite "précoce".
Ce n'est pas que cette ménopause rende plus intelligente, c'est juste qu'elle prend sa place bien plus tôt que la moyenne.
Autour de 30 ans.
Et concerne 1 femme sur 20.

Un test d'évaluation de la date de mise en place probable de la ménopause sera sans doute mis bientôt en vente.
Des chercheurs ont trouvé comment à partir d'une simple prise de sang comment mesurer une hormone qui provient du fonctionnement des ovaires et qui permettra de déterminer à 4 mois près la date à laquelle elle ne pourront plus avoir d'enfant.

Les chercheurs, gardant toujours en vue que le but est de faire avancer la science et que les avancées de la sciences servent à faire progresseur l'humain, se réjouissent d'une future planification possible des grossesse pour éviter les mauvaises surprises d'infécondité.

Ainsi Mademoiselle si le test vous promet la ménopause à 37 ans, il ne s'agira pas que le désir d'enfant vous prenne à 36 1/2 ans. Ce sera trop tard.
En plus tant pis pour vous on vous aura prévenu.

J'imagine sans peine la future génération d'aujourd'hui jeunes filles munies de leur carte médicale indiquant la date de leur ménopause.
Après tout à 16 ans, savoir qu'on sera ménopausé à 30 ans, ça parait super loin. A 16 ans, les trentenaires ce sont des vieux.
Le problème c'est qu'à 20 ans, alors que cette jeune fille se mettra sans doute en couple et que ses hormones la titillant lui demanderont d'engendrer une descendance, elle dira "mais c'est trop tôt, je vais d'abord finir mes études".
Et paf, la voila entre 25 et 28 ans dotée de son super diplôme.
Et plus que 2 à 5 ans pour faire un enfant.
Panique à bord (si je peux me permettre).
2 ans, lorsqu'on en a 28, c'est demain !
Deux ans à surveiller sa courbe de fécondité, à devoir absolument trouver le bon géniteur, à se demander si on va y arriver.
Puis 1 an, puis 6 mois. tic tac tic tac
Puis plus rien. Paf, ménopause.


Bien sur me direz vous, il existe aujourd'hui plein de façon d'avoir un enfant.
Mais le fait d'être ménopausée en supprime quelques uns.
Puisque soit il n'y a plus du tout d'hormone, soit il n'y a plus du tout d'ovule en bon état.
Le don d'ovule OK, ça existe, mais ça n'est plus tout à fait Soi vous diront certaines.
Sans compter que l'aspect "intervention extérieure" en rebutent quelques unes.

Cette prévention génétique rejoint celle proposée aujourd'hui pour le cancer du sein.
OK une jeune femme peut avoir les marqueurs du cancer du sein.
Mais cela n'implique en rien qu'elle en aura un.
Pourtant nombreuses sont ces jeunes femmes qui informés d'une éventuelle survenue de cancer vont accepter une mammectomie "préventive".

J'en ai recontré qui n'ayant pas choisi cette voie radicale, se font suivre tous les ans. 
Et qui tous les jours se réveillent et se précipitent pour se palper les seins afin de se rassurer.
Angoisse quotidienne, molécules de stress,  qui finiront bien par leur déclencher un cancer ou une attaque cardiaque.

Ces préventions médicales partent du principe que les gens sont sains psychiquement et qu'ils sont capables de gérer leurs angoisses. 
Entre les enfants, le boulot, la famille, les vacances... ils devraient avoir d'autres choses à penser qu'à leur futurs cancers ou future ménopause.

Ben non, le fait de savoir à l'avance va induire un déséquilibre.
Déséquilibre psychique qui va imprimer toute la vie de la jeune fille.
Après tout savoir qu'on sera "vieille" de bonne heure, pas sur que ce soit "fun".
Sans compter la pression familiale plus tard : "Alors quand est-ce que vous faites un bébé ? Non, parce que Jean-Philippe, ma Charlotte ne vous l'a pas dit, mais il ne lui reste que 2 ans pour avoir un enfant... Comment ça tu protestes, mais enfin il a le droit de savoir et puis nous rêvons tellement de devenir grands-parents"... tic tac tic tac

Mine de rien, on créé des jeunes personnes qui ne pensent plus qu'à ce qui va leur arriver physiologiquement alors même qu'elles n'ont encore rien et que rien n'est tout à fait sur.
Se faire du mouron lorsqu'on y est est une chose, s'en faire 10 ans avant cela présente-t-il un réel intérêt ?

Je ne désespère pas que dans quelques années un groupe de géniaux chercheurs pourra, d'une prise de sang, nous donner l'âge de notre mort.
Ca risque d'être intéressant.


13 commentaires:

  1. Et bien je ne suis pas d'accord avec toi, 1/20 je trouve que c'est quand même une proportion énorme. Pour les concernées qui avaient pour but premier dans la vie de procréer, il me semble essentiel d'avoir cette information si on tient à avoir un enfant ayant nos gènes. Elles auront alors la chance de pouvoir mettre cette objectif prioritaire dans leur plan de vie. Pour la majorité, faire des étude après les enfants semble plus compliqué mais dans leur cas la tendance s'inverse et il n'est pas si compliqué de se focaliser sur la recherche du partenaire idéal. Pour ma part, j'avais mis depuis longtemps mis cet objectif à poids égal avec mes études et un éventuel boulot sans avoir d'ultimatum autre que mon choix de vie qui était d'avoir des enfants relativement jeune. J'ai trouvé mon partenaire, fini mes études (bac +3) et à 24 ans j'étais enceinte au chômage et à 28 j'étais employée en CDI et j'accouchais de mon 2ème et normalement dernier enfant.
    Ma sœur qui n'avait pas cette priorité familiale a d'avantage tardé et sans pourtant être sujette à cette ménopause précoce elle se retrouve confronté à un soucis d'infertilité (en abrégé mort progressive précoce des spermatozoïdes de son conjoint) Lorsque le désir d'enfant a fini par poindre il était déjà trop tard, sachant qu'ils étaient en couple sérieusement depuis déjà quelques temps j'imagine qu'ils auraient vraiment préféré savoir et décider en connaissance de cause.

    Quand au problème de l'angoisse induite, mes constatations personnelles vont plutôt dans le sens qu'une personne angoissé trouvera toujours des sujets d'angoisse parfois complètement futile si elle n'a aucun sujet sérieux à se mettre sous la dent.
    Enfin pas besoin d'avoir un compte à rebours pour avoir une pression familiale au contraire là au moins ça permettrait de la désamorcer passé 30 ans: désolée la machine est cassée, ce n'est plus la peine d'espérer.

    RépondreSupprimer
  2. Excellent article. Quand on voit déjà à quel point les jeunes femmes sont sous pression pour ce qui est de la maternité, ce test est une fausse bonne idée / nouvelle. Chacun sait que plus la femme se sent sous pression, moins elle sera fécondée facilement.
    En revanche si quelqu'une cherche un géniteur, je suis très altruiste et très efficace :-))

    RépondreSupprimer
  3. Une femme doit avoir un enfant quand elle est prête, pas pour des raisons de timing. Après certaines aiment planifier de manière plus pragmatique.
    Quand à la somatisation et au lien corps esprit on travaille dessus en ostéo. Certains patients ne guériront pas de leur symptôme (maux de tête, de dos) sans un travail chez un psy.
    Mais parfois recentrer le patient au niveau postural...le recentre au niveau psychologique, on lui donne un axe, l'expression être droit dans ses baskets prend tous son sens.
    Sinon on peu travailler la somatisation au niveau organique.
    L'anxiété verrouille le diaphragme, ce qui bloque les angles coliques et induit une colopathie fonctionnelle.
    Lors d'un trop plein d'émotion les hormones et neuromédiateurs sont stockées pour ne pas submerger le cerveau. Il en induit des boucles répétitives dans le tissu cérébrale,(c'est le cas pour les viol ou les tortures) une somatisation dans les fascias qui se rigidifient, c'est la mémoire tissulaire.
    Ainsi pendant un traitement il arrive que le patient revive une expérience traumatisante en parallèle avec un relâchement tissulaire.

    voilà. je suis un peu HS, sorry.

    RépondreSupprimer
  4. Cleanette : tu l'écris avec une froideur qui me glace. J'ai fais le choix, j'ai trouvé un partenaire... Tout est planifié, rien d'émotionnel, pas d'envie. Cela donne l'impression qu'il n'y avait pas d'envie familiale mais un puissant besoin de contrôle. ALors que ta soeur, elle a vécu son truc à sa façon. Elle n'en n'est pas responsable puisque c'est son compagnon qui ne fonctionne pas bien (ce qui aurait pu t'arriver). C'est comme si tu justifiait le fait d'avoir tout planifié en montrant que pour toi ça a bien fonctionné alors que pour ta soeur le laissé vivre l'a laisse dans l'échec.

    Je crois surtout qu'on est dans une Société de l'enfant à tout prix. Les couples ne savent plus vivre s'ils n'ont pas d'enfant. Les gens n'existeraient donc qu'au travers de leur enfant ? Beaucoup répondent non chez le psy, pourtant s'il n'y a pas d'enfant c'est un échec social, un échec du couple, un échec personnel....

    Nous sommes tous angoissés plus ou moins c'est selon, pourquoi en rajouter ?

    Pour la pression familiale passé la ménopause on obtiendrait "tu vois si tu t'y était pris comme je te l'ai dit" ou "si tu avais moins difficile" ou "si tes priorités avaient été claires" ou 'si tu avais comme je te l'ai dit". La pression familiale ne cesse jamais pour certaines.

    Mais c'est ta façon de voir les choses, je l'entends.

    Alexis : je te rejoins, plus on cherche moins on trouve. Que ce soit pour le compagnon ou pour la fertilité. (c'est quoi ce besoin de semer ton ADN à tout va ? lol)

    Furia : une osthéo avec Furia comme pseudo, ça fait un peu peur quant à la douceur des manip ! Lol
    Plus sérieusement, je suis d'accord avec toi. Je ne comprendrais jamais pourquoi les osthéo et les kiné ne travaillent pas plus avec des psys.
    J'ai une patiente totalement bloquée du dos, elle prend aussi des antidépresseurs. Elle le dit "j'en ai plein le dos de ma vie". Tout est là.

    Mais moi, j'ai toujours mal même si j'ai retrouvé ma souplesse dorsale. je dois en avoir plein le dos aussi de quelque chose, mais de quoi ? Faut que j'y réfléchisse.

    RépondreSupprimer
  5. Lol mon pseudo est Furia parce que je suis...très agressive sur le plan personnel.
    Mais je ne travaille qu'avec des techniques douces en ostéo! Car si on impose quelque chose au corps en force il ne réagit jamais bien. On ne soigne pas le patient il se soigne en nous prenant comme point d'appui. Effectivement certaine expression populaire trahissent la façon dont nous somatisons. (moi c le bide lol)

    RépondreSupprimer
  6. Et bien moi, quoi mec donc fatalement moins concerné (quoi que la baisse de concentration touche parait-il tout le monde), je suis plutôt d'accord avec Cleanette. Si ton but pour apprécier ta vie est d'avoir des enfants, pourquoi remettre à demain ce que l'on peut faire maintenant. je le dis de façon d'autant plus détaché que j'ai voulu avoir un enfant le plus tard possible, mais je trouve très légitime sa vision des choses : Pourquoi serait-ce plus "froid" que de dire : je fais des études, peut importe si le mec de mes rêves me passes sous le nez sans toucher les ovaires, les études d'abord, puis le boulot et ensuite, entre 32 et 35 ans, je m ferai engrosser ? je trouve ça encore pire.
    Savoir faire passer ses priorités d'abord, c'est plutôt un bon choix de vie.

    RépondreSupprimer
  7. Je trouve ça plutôt intéressant de savoir à l'avance ce genre de chose, tout bêtement je mets ça à la même échelle que deux futurs parents faisant une prise de sang afin de savoir si c'est une fille ou un garçon.
    Après dans le domaine concret, ça m'est parfaitement égal de savoir si je serais ménopausée à 30 ou 50 ans, mon horloge biologique doit être moisie mais je n'ai aucune envie "planter mon ovule" ailleurs (je suis plutôt pour l'adoption, je n'ai pas besoin que l'enfant ait une partie de mes gènes pour l'aimer et l'élever) et c'est sûrement pas parce que quelqu'un me dira que "oulala attention il vous reste 12 ans pour faire vos bambins" que je vais partir à la quête de l'Homme Parfait à mes yeux pour fonder une famille, c'est complètement absurde.
    Mais il n'empêche que pour les psychorigides qui aiment tout contrôler de A à Z (j'en fais partie lol), savoir ce genre de renseignement est toujours plus "avantageux" que lorsque ça nous tombe sur le coin de la gueule sans préavis.

    PS: truc à part, qui n'a pas grand chose à voir avec l'article. Est-ce que vous avez eu l'occasion de voir la nouvelle affiche publicitaire pour le chocolat Poulain ? Où on voit un cheval "humanisé" de part la posture, avec une feuille de vigne sur "ses parties génitales" ? Cela m'a rappelé l'article que vous avez fait concernant la zoophilie et la pub Fanta (les girafes qui gigotaient en tenue sexy).

    RépondreSupprimer
  8. Nakito : tu relis ce que tu as écrit ? "si ton but pour apprécier ta vie est d'avoir des enfants". C'est très archaïque tu me diras et ça ramène l'être humain à ce qu'il est : un animal qui cherche à perpétuer sa race afin qu'elle ne disparaisse pas.
    Mais derrière ça, la psy que je suis, y voit aussi des êtres humains qui ne vivent que pour avoir des enfants parce que sans enfant il n'y a pas de vie. Ce qui justifie "l'enfant à tout prix" actuel et le fait que l'humain ne s'accomplit qu'au travers son enfant. Quel poids il porte ce gosse pas encore né !

    Sinon, chacun ses priorités en effet. Ce n'est pas la notion de priorités que j'ai ressenti en lisant le com de Cleanette, mais un truc très froid, sans envie, juste une planification parce que c'est plus simple dans un certain ordre et pas parce qu'il existe du désir. Mais ce n'est que ma perception.

    Chucky : justement j'ai du mal à avoir l'avantage. Si je le comprends d'un point de vue chronologie, j'y vois surtout des contraintes psy.

    Pour la pub, je l'ai vu en effet cet aprem. L'anthropomorphisme est à la mode. Ce qui m'a surtout interpelé c'est que c'est pour du poulain noir et le cheval n'est pas noir mais marron sur fond noir. La connotation du discours sexuel est moins évidente mais j'ai bien vu la feuille de vigne afin de ne pas choquer la jeunesse et donner des idées aux zoophiles chevalesques !

    RépondreSupprimer
  9. a propos de savoir a l'avance si oui ou non on sera ménoposée a tel ou tel age; n'ayant " que " 20 ans je pense que je ne voudrais pas savoir. Pourquoi savoir; personnellement ça me mettrais une pression et aussi sur mon couple et sur l'enfant à naitre (tu te rends compte à x mois près tu n'existais pas; tu as de la chance d'etre né etc). De plus ça me créerais une angoisse inutile à mon sens car qui ne dis pas que ce test est erroné (erreur de fiole, erreur dans le calcul ou la lecture des résultats ) . et puis qui dit que l'on vivra jusqu'a la date voulu pour avoir des enfants?
    Non. sincèrement chaque problème en son temps; sans se voiler la face sur l'écheance de la ménopause, rester dans le moment présent.
    ps:je tomde sur ce blog et tout ces articles... merci en particulier pour celui-ci car me destinant au droit médical en Belgique ça concerne directement mes études juridiques... bien à vous
    Karamba

    RépondreSupprimer
  10. Non, je n'ai pas relu mais hormis les fautes de frappes, je maintiens ce que j'ai dit. J'aurai même pu dire "Si son but pour être heureux est d'avoir une vie archaïque basé sur la reproduction avant tout", alors autant se donner les moyens de réussir. cela n'engage en rien ce que je pense de telle ou telle conception de l'existence. Je trouve juste qu'essayer de ne pas trop subir sa vie est plutôt un point positif.

    RépondreSupprimer
  11. Et pourquoi pas congeler ses ovules, histoire d'être sur d'en avoir encore au moment voulu.

    J'ai du mal a comprendre les gens qui font des gosses juste parce que ca semble logique. Parce que les autres en ont. Parce que les autres font pression. Parce que c'est juste pas normal d'être avec un mec depuis x année et de pas etre marié ni avoir de gosse.
    Franchement ca viens quand ca viens. Si le couple ne veut pas de gosse ben il en fait pas et voila. Et vaut mieux parfois pour le gosse.

    RépondreSupprimer
  12. Je suis d'accord. D'ailleurs chez les femmes dont on sait aujourd'hui que leur fécondité ne va pas durer (cancer ou traitement), on leur propose de congeler leurs ovules.

    Il faut bien voir deux choses :
    - pour beaucoup de femmes encore, l'enfant issu de la congélation (tout comme la FIV par exemple), ne relève plus de l'enfant "naturel". L'aide médicale extérieure à la technique "classique", leur donne l'impression que l'enfant n'est pas d'elle.
    - ensuite j'ai parlé du désir d'enfant parce que c'était le but premier du test de dépistage de la ménopause précoce mais l'arrivée de la ménopause est d'abord et avant tout l'arrivée de la vieillesse pour de nombreuses femmes. Se savoir "vieille" et "inutile" à 30 ans est une chose, le savoir à 11 ans est autre chose.

    RépondreSupprimer
  13. Face à ce genre de débat j'ai tendance à me soumettre aux lois et à la voie de la Nature... La femme est naturellement faite pour concevoir alors qu'elle est encore jeune... Pourquoi s'obstine t-on à vouloir toujours défier la Nature comme pour avoir par exemple des enfants de plus en plus tard... La Nature reprend toujours ses droits, j'en suis convaincue... Aller contre Nature c'est courir droit à la catastrophe, je ne comprend pas que chacun n'ait pas encore intégré le fait que nous faisons partie d'un écosystème... mais bon... chacun fait comme il veut... moi quand j'ai un doute, je me demande ce qu'a voulu la Nature, en général je trouve rapidement une réponse...

    RépondreSupprimer

Stats