jeudi 25 novembre 2010

Je suis lesbienne mais je ne veux pas !

C'est ainsi qu'a commencé un soir de printemps une consultation avec une nouvelle patiente.

"Certes" lui dis-je "mais pourquoi ne voulez vous pas ?"

Bien des sujets ont été abordés.
Elle finit par m'avouer qu'elle ne savait pas vraiment ce qu'elle était, hétéro ou homo, ce n'était pas clair pour elle.
Elle avait connu une sexualité hétérosexuelles précoce, avait croisée des hommes pas sympa avec lesquels elle n'avait jamais eu de plaisir.

"Et ça vous gène d'être homosexuelle ?"
"Oui, en fait je ne sais pas, j'ai peur de me tromper, de m'être trompée ! Est-ce que je peux redevenir hétéro ?"

Nous avons donc fait le tour des théories psychanalytiques.
Pour la psychanalyse freudienne, l'homosexualité est, pour faire simple, due à une mauvaise résolution du complexe d'Oedipe.

Je lui confirmais donc que, théoriquement, si elle le souhaitait vraiment nous pourrions, sans doute, la faire (re)devenir hétérosexuelle.

Elle était en couple avec une autre femme. Par le fait du hasard mais aussi de divers traumas par des hommes croisés dans sa vie.

Mais elle fantasmait sur les hommes, dans ses rêves elle se faisait pénétrer.
Alors que dans la vie cela lui était impossible !
Elle se disait dégoûtée des hommes, leur peau rugueuse et poilue, leurs gestes disgracieux, leur agressivité sexuelle toujours présente, tout la faisait frémir de dégoût.
Mais elle fantasmait sur les hommes, dans ses rêves elle se faisait pénétrer, se livrait à des ébats au milieu de plusieurs hommes avec délice.
Alors que dans la vie cela lui était impossible !

Nous avons mis en place une psychothérapie qui a mené sur bien des pistes et qui lui a permis aussi de regarder les hommes différemment.
Et de se détendre en pensant à eux ! 
Ce qui a fini par rendre possible la pénétration par divers "instruments" lors de jeux sexuels avec sa copine.

Comme elle était jolie, elle continuait à se faire draguer par des hommes.
Ce qui lui faisait plaisir, la valorisait... et la terrifiait.
Sa détente face à la pénétration lui a permis d'accepter le jeu de séduction avec un homme , puis d'envisager les relations sexuelles et même d'accepter la pénétration par un pénis.
Et pour la première fois de sa vie, elle y pris même du plaisir !
Et revint me dire que c'était super. Qu'elle avait raté quelque chose dans sa vie et qu'elle était contente d'avoir essayer et réussit. 

Et la thérapie a pris un tournant.
Après réflexion, elle a posé qu'elle était une vraie hétérosexuelle.
Mais était-ce bien nécessaire de tout remettre en question, fallait-il tout balayer ?

Elle savait désormais qui elle était et elle devenait libre de faire ses choix.
Et comme elle était bien avec sa copine, elle est restée avec.
Et elle n'envisage pas de la quitter pour se mettre avec un homme.

Car le tout dans la vie, c'est d'être en accord avec soi même et d'être bien.
(j'aime bien les articles polémiques)

8 commentaires:

  1. ah bon c'est sujet à polémique ça?, pour moi c'est une histoire qui se termine vraiment bien. Non seulement ta patiente a pu aller au bout de ses questionnements et trouver ses réponses mais en plus elle a aquis suffisement de sagesse pour ne pas tout chambouler pour autant.

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  2. Alors ça, ça me la coupe ! Se découvrir hetero et rester avec une femme ? C'est aussi bizarre que marrant.

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  3. Cleanettte : y a un thème très polémique dans l'article, mais il est caché (si peu en fait). lol

    Alexis : lesbien normal ?

    Stephanie : non, elle était bien dans son couple, ça n'a donc rien changé. Elle aurait pu tout envoyer valser mais ce serait basé sur quoi ? Les sentiments restent les mêmes.
    Mais elle est consciente aussi que les couples homo dure rarement longtemps et elle s'est dit que la prochaine fois ce sera peut être un homme, qui sait ?

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  4. Avec la contraception… vous savez la petite pilule qui met un frein à la procréation ! Nous avons libéré la femme, l’amour et toute une génération des lois de la Nature… Un seul petit bémol… nos hommes, enfin nos femmes font de moins en moins d’enfants… Mais Dieu merci, quelques uns ont pris le relais, pour que la valse continue… Ce sont les gays… qui sont bien décidés à poursuivre l’œuvre de la création… Ils veulent à tout prix avoir des enfants… Et même si la Nature n’est toujours pas disposée à changer de nature… La Culture leur a permis quand même, de s’offrir une progéniture… sans la moindre bavure ! Que vive la science pour cette double récompense : avec un gros récipient et un petit récépissé, vous avez droit à un enfant sans la douleur de l’enfantement. Pour les deux papas, c’est le gâteau sur la cerise… Autant pour moi, il n’y a pas deux papas… Il y a un papa et une maman… désolée d’avoir dit une bêtise !
    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20gays

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  5. Ce qui est assez amusant d'ailleurs. Car nous remarquerons que les hétéro on fait du pacs et de l'union livre des chevaux de bataille dans l'accession à la liberté. Ainsi que le droit à l'enfant quelque soit la manière d'avoir cet enfant.
    or les homos, fonctionnent à "l'envers". ils veulent absolument du mariage comme signe de reconnaissance sociale et ils veulent absolument avoir le droit d'avoir des enfants biologiques...
    La restructuration sociale passera t elle par les couples homo ?

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  6. En tant que féministe, je revendique en effet l'abolition du mariage, institution patriarcale phallocrate s'il en est, qui ne fait que se consolider de l'homopatriarchie. Le père idéalisé n'a jamais donné de bons résulats, à voir les chiffres de l'inceste.

    Quant au mariage gay d'identité, il a été mis de côté depuis bon moment par l'idéologie libérale queer qui annihile sexe et genre. Plus de revendication d'identité. C'était avant.

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    1. En tant que féministe, je revendique le droit au mariage, institution religieuse s'il en est, donc basé sur une certaine morale qui me correspond. Chacun sa vision des choses. le mariage permettant seulement d'avoir accès à un droit de succession et une pension de retraite complémentaire, rien d'autre. Le côté symbolique, chacun en fait ce qu'il veut. Le mariage n'a rien de patriarcal car il n'a jamais tenu la femme à quoi que ce soit. Elle n'a pas à prendre le nom de son conjoint et cela ne créé aucun obligation spéciale pour la gemme.

      Quant à l'inceste le restreindre à une action masculine c'est nier la réalité. Aujourd'hui on sait qu'environ 35 % des mères sont incestueuses (constats des services médicaux d'urgence), surtout sur leurs fils, qui ne déposent toujours pas plainte, d'où l'absence de chiffres police. Aux Etats Unis, comme au Canada, le nombre de mères incestueuses est considéré à égal à celui des pères incestueux.

      Quant au mariage gay, c'est une ineptie totale. Vouloir à tout prix "coller" au symbolisme hétérosexuel ne peut que mener dans le mur. Chaque fois qu'un couple homo tente de s'approprier les codes hétéro, cela donne lieu à de la violence dans le couple et un dysfonctionnement fort. Les homos se doivent de trouver leur propre fonctionnement et ce n'est certainement un symbole religieux hétéro qui les y aidera. Rappelons pour mémoire que la violence au sein des couples homo est 2 fois supérieure à celle des couples hétéro et 4 fois dans les couples lesbiens. Sujet totalement occulté par les association LGBT qui crèvent de peur à l'idée que cela fasse un jour surface.

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