lundi 27 décembre 2010

Je ne crois pas à la psychologie ni en la psychothérapie !

Je sais cet article n'était pas prévu, mais c'est comme ça. Na !



En fait, ça fait plusieurs patients -oui au masculin uniquement- qui arrivent depuis 2 mois sur mon célèbre canapé en me disant "je viens vous voir mais je ne crois pas à la psychologie ni en la psychothérapie".

La première fois ça m'a interpelé et ma réaction a été "mais alors qu'est-ce que vous faites là ?" sur un ton un peu excédé.

En général, on me sort un truc fumeux du genre "je n'aime pas les médocs, je ne veux pas prendre de drogues, alors comme je ne sais vers qui me tourner je me dis qu'essayer avec un psychologue ça peut m'aider", le tout assorti d'un sourire en travers et carnassier.

"Ah, et vous avez essayé les guérisseurs ?".

ou alors j'ai droit à "vous êtes la 3ème que je vois, ça ne passait pas avec les autres".

Tu m'étonnes.
Maintenant, je commence à être habituée et je leur explique qu'ils ont le droit de ne pas "croire", encore qu'il ne s'agit pas de croire, mais qu'il va y avoir un problème. Intégrer une psychothérapie c'est s'y intéresser, s'y impliquer et travailler. Mais le maître mot c'est IMPLICATION.
Comment pourraient-ils s'impliquer ces "patients" s'ils pensent à l'avance que ça ne sert à rien ?

Le pire, c'est lorsqu'un patient m'a sorti "de toute façon je ne crois pas à l'Oedipe. C'est quoi ce truc débile ? Je n'ai jamais eu envie de coucher avec ma mère !! Freud disait vraiment n'importe quoi !".
Le type avait lu je ne sais combien d'articles de psycho sur le net avant de venir me voir. Mais il n'avait toujours pas compris ce qu'était le complexe d'Oedipe (que soit dit en passant il n'avait absolument pas réglé, d'où certainement son rejet).
J'ai eu une forte envie de le mettre dehors. Et je me suis fait un plaisir de ne pas lui expliquer ce qu'était le complexe d'Oedipe.
Ces "patients" arrivent par effet de mode.
A force d'en entendre parler dans les médias, ils pensent que tout le monde suit une thérapie et que ça peut supplanter un traitement par antidépresseurs ou anxiolytiques.
C'est vrai dans bien des cas, mais encore faut il évaluer le degré de dépression et d'anxiété, et surtout il faut accepter l'idée que la parole et l'étude de son psychisme amène au mieux-être.

Le constat est que ces patients je les vois une ou deux fois.
Ensuite j'ai certainement le plaisir de devenir la 4ème psy sur le canapé du 5ème psy.

En fait, j'ai remarqué que cela concerne des personnalités soit narcissique soit psychopathique et aussi quelques grands dépressifs.
Que des gens qui n'ont pas réglé leur Oedipe, un Oedipe très castrateur.
Dans tous les cas, j'ai eu affaire à des personnes qui ne veulent pas sortir de leur problématique. Ils verbalisent vouloir le faire, et sans doute quelque part ils savent qu'ils doivent se réaménager psychiquement, mais ils ne veulent/peuvent pas.
Soit ils ne sont pas prêts à avancer, soit ils se complaisent dans leur mal-être. Et c'est cette dernière configuration que j'ai le plus constater.

Ils comprennent au bout de la première séance que la psychothérapie va tout réorganiser et surtout réorganiser la famille, chacun reprenant sa place (parents/enfants) ce qui leur est insupportable.
Un m'ayant exprimé sa volonté d'essayer de vivre sa vie enfin sans sa mère intrusive n'a pas supporté l'idée qu'il devrait essayé de prendre des décisions seul sans qu'elle finisse par trancher pour lui (psychiquement on imagine sans peine ce qu'elle a tranché).
Un autre, pour lequel j'hésite encore à ce jour entre personnalité narcissique ou peut être un borderline du fait de son fonctionnement, m'a affirmé que son passé n'avait aucune importance car ses parents étaient parfaits. Doté d'une mère intrusive hypercastratrice, d'un père absent psychiquement, sans compter d'un décès dans la fratrie qui a fait qu'il a cessé d'exister pour ses parents dans sa jeunesse, en dehors de ça tout va bien et "tout cela n'est d'aucun intéret dans sa problématique actuelle" (oui mes patients causent bien).

Bien sur leur première approche du "je ne crois pas à la psychologie" est une façon déguisée de me dire "je ne crois pas en vous".
(Je l'ai déjà dit, certains patient(e)s me comparent à Dieu, mais bon il existe peut être un juste milieu non ?)
C'est façon aussi de me rabaisser et donc pour eux de se valoriser. 
Ils arrivent en disant qu'ils en savent plus que moi, me citent à tort et à travers des auteurs ("alors untel a dit dans sa théorie que..." et "untel, ce n'est pas n'importe qui, a écrit un article qui..."). Je suis n'importe qui, j'ai bien compris merci.
Pourtant ces patients, aussi étrangement que cela paraisse, sont arrivés chez moi parce qu'ils connaissent mes travaux en crimino ou sur les violences conjugales. Mais bon, il s'agit de se positionner en me montrant qu'ils "savent" (et moi pas).
D'ailleurs, à un pas gentil, j'ai fini par lui dire "c'est vous le psy ou moi ? parce que si c'est vous ça ne me gène pas, mais alors ne venez pas me voir." Ca l'a calmé.  

Assez étrangement, en fait non lol, ces types aiment/veulent être dominés.
C'est ce qu'il recherche chez moi, que je m'oppose à eux et que je leur montre mon autorité. 
Homme "castré" à personnalité narcissique accompagnée d'une mère castratrice épouse femme castratrice et recherche psy castratrice.
Mais bon, comme je ne suis pas dupe, ça ne dure pas et je leur explique que ma réaction est le résultat de leur mode de fonctionnement et qu'il serait bien qu'il réfléchisse à cette problématique.
Bizarrement, ils ne reviennent pas.

Avant les psychopathes on ne les voyait jamais en consultation.
Maintenant on les voit, mais ils ne font que passer.

Alors hop, AU SUIVANT !


18 commentaires:

  1. Il semble que vous soyez un expert dans ce domaine, vos remarques sont tres interessantes, merci.

    - Daniel

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  2. Les psys peuvent être très utiles, d'une part pour les maladies mentales, et d'autre part pour ceux qui ont subi un traumatisme.
    Pour les autres cas, cela dépend du psy et du patient.
    Par contre leur formation est souvent insuffisante, basée sur les thèses de Freud.
    La neuro biologie a montré qu'effectivement le complexe d'Oedipe n'existait pas, de même que les refoulements qui sont simplement des blocages et pas forcément sexuels
    MAIS TON ARTICLE EST TRÈS INTÉRESSANT.

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  3. Jean Pierre : tss tss, la neuro biologie n'a rien montré de telle. La psychologie biologique non plus. Ces deux "sciences" ne sont que des tentatives de médicalisation de psychisme, ce qui permettrait de réserver la psychologie et la psychanalyse aux médecins. On y arrive petit à petit, on le voit avec le statut de psychothérapeute.
    Si le complexe d'Oedipe n'existe pas et les refoulements non plus, je me demande comment mes patients arrivent à sortir de leurs traumas, de leur dépression et de toutes autres problématiques sans recourir à une quelconque médication.
    Certes, les théories ont évolué, certes ma pratique des séances n'a rien à voir avec les prescriptions de Freud, la psychologie s'est adapté à nos nouvelles connaissances et aux contraintes sociales.
    Vouloir nier les apports de Freud, c'est nier les effets placebo. Or ça existe, ça se mesure. Si au moins 40 % des personnes peuvent être guéries/soignées rien que par l'apport psychologique, pourquoi vouloir absolument leur trouver des déséquilibres entre hormones, entre neuro médiateurs... ?

    Lorsqu'en on acceptera que l'asthme ou le psoriasis ne sont quasi que des maladies psychiques, la sécu fera enfin des bénéfices. Mais cela, si les médecins le disent hors cabinet, ils ne sont pas prêts de l'accepter devant leurs patients.

    D'un autre côté, peut être que la neuro bio n'est que la face visible de l'iceberg. Car on peut très bien pensé que lorsqu'un patient va mal, le stress généré dérègle le fonctionnement des neuro transmetteurs. Et que le retour à un bien être psychique régule le fonctionnement cérébral.
    C'est tout le problème des sciences "médicales", vouloir à tout prix séparer le corps de l'esprit et ne les réunir que... sur ordonnance
    .

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  4. Vous savez, parfois on peut arriver à des résultats corrects avec des théories complètement fantaisistes.

    C'est par exemple le cas pour la méthode "Tomatis" pour apprendre les langues. La théorie dit qu'il faut "filterer les fréquences" pour permettre de mieux apprendre les langues: ca ne rime à rien, mais le résultat consiste à faire écouter la langue à apprendre sans autre but que de l'écouter, et ça, en effet, ça aide à apprendre la langue.

    J'ai l'impression, que pour Freud, c'est la même chose dans une large mesure. Bien sûr, je ne suis pas du métier et je n'ai pas étudié Freud, ni la psychologie comme vous, mais j'ai l'impression que l'apport principal de Freud consistait à écouter le patient, à le prendre au sérieux, à forger un rapport humain avec lui.

    Je suppose que cette base à permis à toute la psychologie d'évoluer et d'avoir de meilleurs résultat.

    D'un autre côté, je suppose que beaucoup de théories de Freud sont bien belles, mais ont peu de rapport avec la réalité. Pourtant, elles ont aidé à développper la psychologie moderne, car c'est grâce à ces échaffaudages théoriques que l'on a pu commencer à s'intéresser au patient et à le guérir.

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  5. Je connais la méthode Tomatis et pour avoir assisté à 2 cours (et mettre fait jeter dehors), je sais sur quoi ça repose parce qu'il ne fallait surtout pas poser de questions.

    Avant de critiquer Freud, je me permets de vous proposer de le lire. Vous y apprendrez que la psychanalyse n'a jamais écouté le patient et surtout, surtout pas, construit de rapports entre le patient et le thérapeute, bien au contraire. C'est l'analyse et l'interprétation du contenu du psychisme par le patient (et avec la médiation rare de l'analyste) que le patient trouve la voie. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs une thérapie dure si longtemps car tant que le patient rejette une interprétation il "patine". Ce qui n'a rien à voir avec la psychologie.
    En ce qui concerne le rapport entre théories et réalité dans l'analyse, je vois difficilement le lien puisque justement l'inconscient n'est pas perçu comme "réel", mais il cherche sans cesse à s'exprimer car il traduit ce que "pense" et "est" réellement le patient.
    Freud n'a pas écrit tant de bêtises que ça, sauf sur les femmes qui n'étaient décidemment pas son point fort, en tout cas d'un point de vue analytique lol.

    La psychologie ne s'appuie pas du tout sur les mêmes théories et postulats que la psychanalyse puisqu'on ne s'intéresse pas du tout à la même chose.
    Mais perso, je l'ai déjà écrit, je vois mal comment appliquer les principes de psychothérapie sans passer par une approche analytique. Coller une couche de plâtre sur les imperfections, permets de les cacher mais pas de les faire disparaître.

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  6. Freud c'est démodé tout le monde le sais voyons ^-^
    Ce qui est fun en ce moment c'est les stage de développement personnel effectuer par des charlatant se disant psychothérapeute et donnant un certificat à la fin.

    Aprés je me demande pourquoi allé voir un psychologue si on ne veut pas et qu'on y crois pas? Si on est pas trainer de force pourquoi y allé?

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  7. lymphe : toute la question est là et je l'ai déjà posé "pourquoi venir ?". J'ai donné la réponse, mais je pense qu'en fait aussi il s'agit d'être renforcé dans son propre mode de fonctionnement, être vu comme une victime, dénoncer l'autre comme étant la cause de tous les problèmes et trouver enfin une personne de "poids" qui rentrera dans ce jeu et permettra de renforcer le fonctionnement psychique.

    Pour les thérapies, justement j'ai vu un truc à la télé, j'ai fais des bonds, j'en parlerai.

    Freud, n'importe qui en parle mais ils ne lisent pas. Ensuite, les critiques livresques que j'ai pu lire sont écrites par des philosophes et en aucun cas par des psys ou des analystes. J'ai assisté à un interview d'un de ces "casseurs" de Freud, j'étais étonné de sa méconnaissance des théories et de sa prise 'à la lettre' de certaines théories piochées de toute évidence au hasard de certaines lectures. Dire que les gens lisent ça en pensant qu'il a raison...

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  8. Bonjour,

    Je cherchais des articles sur internet qui discuteraient de la psychologie, de ses variantes, des alternatives...
    Et je suis tombée sur ce blog, et cet article.

    Moi même j'ai un peu de mal à croire en la psychologie. J'en ai fait un semestre durant mes études, j'ai également étudié en Terminale Littéraire la philosophie, et durant ma première année de supérieur j'ai étudié l'analyse systémique.

    J'ai pu comparer ces différentes "sciences" qui ne sont pas exactes. J'ai une préférence pour l'une des trois mais là n'est pas la question. La question est plutôt : comment se satisfaire d'une analyse en psychologie, psychanalyse... lorsque l'on est pas dans le cas d'un grave problème narcissique, pervers, obsessionnel... ?

    Oui, peut-être que le schéma parental triangulaire est trop synthétique, peut être que la psychologie se repose sur cette trouvaille. Ce triangle est assez fermé, vous ne pensez pas ? Comment s'en remettre strictement à ce triangle ? bien qu'il doive fonctionner pour beaucoup de cas j'imagine.

    Oui la psychologie n'est pas une science exacte. Oui il existe aujourd'hui de nombreux psychologues qui ouvrent le débat et remettent en question les idées de Freud, pour élargir le champ de vision. Mais pour autant la psychologie ne devrait-elle pas s'étoffer avant d'être appliquée au monde extérieur ?

    Je préfère l'analyse systémique qui ressemble plus à un monde de possibilités, qui s'assume en tant que science non exacte.
    Un systémicien ne cherchera pas à épiloguer sur le passé et se concentrer sur le négatif, il ne cherchera pas à rester silencieux (qui est-ce que ça a jamais aidé d'être écouté par quelqu'un de totalement silencieux?).
    Il concentrera le patient sur ce qu'il peut faire pour remédier à son mal être, et c'est tout.

    N'est-ce pas tout simplement la manière d'aider, plutôt que de chercher à donner des explications qui peuvent paraître lugubres ? voire répétitives, tirées de jugements rapides, des conclusions hâtives sur par exemple, un complexe d'Oedipe.
    A quoi cela sert-il d'expliquer à son patient qu'il n'en est pas guéri ? Quelle est le bon, la guérison qu'il est sensé en tirer ?

    C'est à mon avis l'opinion de beaucoup de sceptiques sur la psychologie. Et une opinion qui va plus loin que celles que vous pouvez entendre.

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  9. Petit oubli :

    A l'heure où la psychologie est un effet de mode, et où beaucoup de gens y ont recourt, il faut savoir cerner ses nouveaux patients. Quelles sont leurs attentes ?

    Peut-être avez vous des patients qui pourraient être évoqués comme "des cas graves", mais j'imagine qu'ils forment moins de la moitié du chiffre total de vos patients ?

    Si c'est le cas, peut-être pourriez-vous vous pencher sur donc, la psychologie comme moyen de discuter et d'aider simplement quelqu'un qui ne peut être écouté par ses proches, mais qui ne souffre pas de problèmes profonds semblables à ceux des narcissiques, pervers etc.

    Alors en effet vous pourriez mettre de côté les grandes théories sur le complexe d'Oedipe et l'explication du passé (qui s'avère sûrement importante et nécessaire chez les cas plus grave, mais qui sonne aux oreilles des patients eux-même comme incorrecte). Pourquoi ces théories semblent-elles incorrectes et que viennent vraiment chercher ses patients ?

    Il est peut-être nécessaire d'adapter la pcyhologie. Ne doit-elle pas reposer sur les principes de la philosophie, la remise en question et l'ouverture d'esprit ? Se borner, dans une science comme celle-ci, serait une erreur à mon avis.

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  10. Vous semblez totalement confondre psychanalyse et psychologie, ce qui peut être compréhensible avec seulement 3 mois de cours... Mais c'est un amalgame que font beaucoup de novices.

    Le psy n'est pas là pour remplacer les proches. Les proches sont les proches, le psy fait un travail. Si le patient a besoin d'affection qu'il aille voir ses proches mais pas le psy. Ceci dit le transfert va faire que le patient va finir par projeter son affection envers ses parents sur le psy, mais c'est un tout autre processus.

    Nous sommes tous des névrosés, nous avons donc tous des choses à régler. L'aborder n'a rien de "lugubre". C'est d'ailleurs étrange cette conception, c'est peut être que vous même avez des choses à aborder mais qu'elles vous font peur.

    Vous n'avez de toute évidence pas compris ce qu'était l'Oedipe ni la notion de "parents", je vous suggère de vous (re)pencher dans un manuel.

    Par ailleurs il n'existe pas de science exacte. Il vous faudrait sans doute définir ce que vous entendez par là.

    Pour conclure, votre connaissance de la psychologie et de ce qui se passe en consultation sont très limitées et surtout déformées. Ce qui, vous l'avouerez, est ennuyeux pour tenter une critique.

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  11. Bon, je ne connais pas les méandres et les nuances qui, j'en suis sûre, sont très intéressantes et innombrables, entre la psycha et la psycho. Cela dit, je ne suis point novice étant donné que ce n'est pas mon domaine, je suis plutôt observatrice.

    Cela dit, accordez-moi que l'on dénote beaucoup de subjectivité dans vos propos. Le psy n'est pas là pour remplacer les proches. Certes, mais vous êtes professionnelle, tenir de tels propos me semble assez anti-éthique ?
    Ne vous méprenez pas je ne cherche pas à faire de sombres insinuations, je pose simplement la question.

    Bien sûr que j'ai, en ma personne, des choses à régler qui me font peur (à base de querelles familiales et des peurs liées à celles-ci, comme tout individu qui a grandi dans un cercle familial). N'en avez-vous pas vous même ? Votre conscient doré du blason de la profession, n'est pas à l'abri de votre inconscient, ne reconnaissez-vous pas ?

    Je vous remercie pour la suggestion, et si l'occasion et l'envie d'approfondir ma connaissance sur cette théorie du complexe d'Oedipe se présente à moi alors je le ferai.

    Par ailleurs, ma connaissance sur la psychologie est probablement limitée et déformée comme vous le dites, j'imagine. Cela dit j'ai une certaine expérience de ce qui se passe en consultation (et qui m'est propre mais je ne suis pas ici pour parler de moi, ce que je vous explique au bas de ce commentaire). Mais ne pensez-vous pas juger de manière singulièrement rapide mes connaissances générales, notamment sur des termes qui ne sont pas propres à la psychologie ? (science exacte entre autres)

    Je le redis, pour une professionnelle, ces mots me semblent assez effrayants. Et je ne me permettrai pas d'insinuations sur vous comme vous semblez vous en permettre sur d'autres lecteurs de l'article mais sachez que c'est assez intrusif et rapide.

    Cependant comme je vous le disais, je ne suis ici en train de discuter que pour échanger des idées pacifiquement, obtenir de riches points de vue de la part de quelqu'un dans la profession sur cette même science, et peut-être m'en voir étonnée.

    Pour le moment je vous l'avoue : je ne lis dans votre réponse qu'un ton défensif, dénué de concrètes avancées dans le débat si je puis dire. Et à la lecture des commentaires qui sont comme le mien, non pas agressifs mais sur le même ton que l'élève qui pose au maître des questions sensées et à répétition, je peux voir le même genre de réponses.

    Personnellement je ne suis pas là pour critiquer de manière butée la psychologie ni la psychanalyse mais pour approfondir nos points de vue.
    Ne vous méprenez pas avec les patients que vous recevez que vous décrivez dans l'article.

    A bon entendeur.

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  12. Non non, vous ne venez pas apprendre mais vous venez faire la leçon au maître alors que vous n'y connaissez pas grand chose. Non, les psys ont rarement des choses à régler, c'est même pour cela qu'ils sont psy c'est parce qu'ils ont réglé avant...
    Ensuite, il suffit de quelques mots pour savoir ce que sont les gens. Je l'ai déjà écrit ailleurs, le simple appel de prise de RDV permet de savoir souvent pourquoi les patients viennent. Comme vous l'aurez compris à la lecture de tout ce blog, les patients ne viennent jamais pour la vraie raison.
    En quoi serait il anti éthique de ne pas vouloir remplacer les proches ? Je suis toujours très claire, je ne suis et je ne serai jamais ni la mère, ni le père, ni la copine, je suis la psy. Chacun reste à sa place. L'inverse serait de la manipulation.
    Vous êtes en colère, mais pas contre la bonne personne. Vous me faites la morale à défaut de la faire à la personne qui en aurait besoin. Vous êtes tout le temps sur le mode offensif et c'est pour mieux vous protéger. Ce besoin que vous avez de vous mettre sans cesse en avant avec un discours paradoxal (du style je suis l'humble élève mais je ne cherche qu'à vous prendre à défaut). On ne vous a jamais écouté ni prise au sérieux. Ne venez pas régler vos problème ici je ne suis pas votre psy.

    Vous avez des question à poser, OK. Mais faites le avec respect et gentillesse et de façon construtive.

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  13. Mmm...

    À essayer à l'occasion.

    Patient: Bah, je ne crois pas vraiment dans tous ces trucs psycho.

    Thérapeute: À vrai dire, moi non plus.

    Dire la chose sur le ton de la confidence (pas celui de la moquerie ou du défi). Regarder gentiment le patient dans les yeux. Laisser passer les anges en attendant que le patient renoue le dialogue sur une base un peu plus utile.

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  14. Ah ça j'ai essayé. Je me suis ramassée "donc vous êtes aussi incompétente que les autres, mais vous avez le mérite de l'avouer". Ca n'a rien renoué du tout...

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  15. Aïe aïe aïe ! et si mon psy pensait ça de moi ? dur ! Mon psy est un homme comme les autres et peut-être même qu'il tient un blog lui aussi où il fait marrer les autres avec mes névroses...

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  16. Je ne pense pas que les névroses racontées ici fassent se marrer les lecteurs. Au contraire, je pense que beaucoup viennent chercher des début de compréhension à leur problématique au travers de celles des autres.
    Maintenant demandez vous pourquoi ça vous fait honte...

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  17. Je dirais parce que je crois me retrouver dans le patient désagréable qui n'y croit pas... Même si cela fait 1an et demi que je vois mon psy 2fois par semaine, j'ai toujours peur qu'il puisse penser ces choses là de moi... Vous me direz, lui, les autres, le problème est bien plus étendu que ça ! C'est la corde sensible, quoi....

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  18. 1 an 1/2 et cela 2 fois par semaine !!! Nom d'un teckel en rut, mais jamais il ne me viendrait à l'idée d'imposer cela à un patient ! (je comprends mieux pourquoi mon banquier fait la gueule). Un patient m'a demandé dernièrement, je vous revoie dans la semaine ? Et j'ai dis "ben pourquoi ? La semaine prochaine voire dans 15 jours c'est très bien !". Jamais je n'aurai de rolex (m'en fous je trouce ça moche).

    Votre psy ne pense rien de vous. Vous êtes un patient, il analyse, interprête... et vous oublie dès que vous êtes parti. Au suivant !

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