vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël !!

Eh oui, je reste très traditionnaliste.
J'adore Noël, d'autant que cette année la neige nous gâte et nous met dans l'ambiance.
A Paris, Noël perd de sa magie, moins de déco dans les rues, moins de sapins qui clignotent dans les appartements, tout le monde trouvant cette fête trop commerciale. Comme si les consommateurs n'y étaient pour rien ! Y avait qu'à voir mardi dans les centres commerciaux, c'était la folie, un monde de ouf, tout le monde se précipitant pour acheter à la quasi dernière minute. 
Pourtant Noël c'est d'abord une réunion de famille et l'excitation et la joie des enfants, même des grands enfants ! lol

Je crois que beaucoup craignent aujourd'hui Noël car comme tous les ans, cela permet aussi de refaire surgir les rancunes, les terreurs parfois et la réunion de famille peut tourner au règlement de compte comme à la remise sous emprise.

C'est bien plus simple de rejeter l'aspect festif pour ses travers que de régler ses problèmes.

Combien de mes patient(e)s iront "fêter" Noël à contre-coeur et dans la hâte de voir arriver la bûche et le café afin, qu'enfin, cela soit fini.
Certains diront qu'ils faut aplanir les problèmes pour les enfants et petits enfants. C'est vrai, mais encore faut-il que ce qui se joue soit possible à aplanir. 
Le retour dans la famille est pour certains l'occasion de se retrouver à nouveau à sa place d'enfant, avec cette espèce de hiérarchie familiale, untel à droite de la maman, untel à gauche du papa, untel au milieu et chacun avec son rôle prédéfini, celui qui raconte des blagues, celle qui parle choses sérieuses, celui qui aide, comme si le temps n'avait pas eu de prise, comme si malgré la vie, les enfants, le travail, on avait encore 7 ans...

On nous dit que c'est pendant les fêtes de Noël qu'il y a le moins de suicides. Comment se suicider lorsque toute la famille est là ? Et puis Noël est une fête de vie et de joie.
Mais quel rebond ensuite. 
Lorsqu'on se demande comment on a encore pu supporté "son" regard encore une fois.
Lorsqu'on se dit que régresser est trop dur.
Lorsqu'on découvre qu'on occupe toujours la même place dans la famille, le vilain petite canard, peut être,  sans reconnaissance de ce qu'on a fait ensuite.
Tout simplement parce qu'on en a marre de faire semblant juste pour les enfants, sous prétexte qu'on ne veut pas les priver de leurs cousins, leur oncle ou je ne sais qui.
Et que Noël au lieu d'être une fête dont on devrait se réjouir, devient une contrainte supplémentaire parce qu'on n'ose pas dire non.

N'oubliez pas : Noël n'est que ce que vous en faites et la perception que vous en avez.
Les rituels ont changé, mais pourtant ils ont toujours la même signification.
Nous ne brûlons plus la bûche, nous la mangeons (et nous brûlerons les calories après !).
Car la période de Noël c'est avant tout le solstice d'hiver. 
Dès aujourd'hui le jour reprend le pas sur la nuit.
C'est la lumière qui fait fuir l'obscurité.
C'est la vie qui submerge la mort.

Et tout ça, aucun commerce ne pourra nous l'enlever.

(et pour rappel le fantastique article de l'année 2008 sur le sujet ICI)


Je souhaite à tous mes lecteurs et lectrices, 
un très joyeux Noël !





12 commentaires:

  1. Joyeux Noël à vous aussi :)
    Je n'aime pas bien cette période de l'année, mais le retour de la neige m'a redonné le sourire ce matin, je pense que vous avez raison: l'important c'est la perception qu'on en a, et pour ce, j'ai décidé de partir optimiste au dîner de ce soir et on verra bien !
    Que la magie de Noël opère ;-)

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  2. merci beaucoup,

    et bonne fetes de fin d'année, de début et de toutes celles qui suivent...pour tous!!

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  3. Oui sans doute, Noël c'est chouette quand on a une famille. Mais quand on en n'a pas c'est un peu la déprime, vous n'en parlez pas.
    Joyeuses fêtes aussi

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  4. Aphone : non je n'en parle pas parce que lorsqu'on n'a pas de famille ce n'est pas que le jour de Noël, c'est tout les jours.
    Alors ça ne change rien (ou ça ne devrait rien changer). Alors pourquoi déprimer plus ce jour là ?

    Noël c'est :
    - la fête du solstice d'hiver
    - la fête de la nativité
    - la fêtes des enfants
    selon ses croyances, son envie aussi.. et tout le monde en profite pour se réunir.

    On peut très bien fêter le solstice d'hiver seul en se réjouissant de l'allongement de la période du jour. Mais si on est croyant, on peut très bien fêter la nativité seul (encore que le passage à l'Eglise permet de croiser quelques personnes). Et si on se fout du solstice, qu'on n'est pas croyant et qu'il n'y a pas d'enfant, à quoi sert Noël ? c'est après tout un jour comme les autres. La différence c'est ce qu'on en fait.

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  5. J'ai fini par lire l'article jusqu'a la fin ^-^

    Joyeux noel en retard, ou en avance pour l'an prochain :p

    Ca peu etre sympa noel, quand ya pas un membre de la famille qui prend son tripe a faire chialer tout le monde è_é
    Mais bon ca passe vite quand meme, c'est le coté pratique ^^

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  6. C'est curieux, je pensais que les déprimes étaient exacerbées autour de Noel et que donc les suicides étaient plus nombreux...

    Sinon, je t'avoue que je ne me pose pas tant de questions : pas contre, je vais toujours réveilonnez chez des amis car pas vraiment de fêtes de famille de mon côté ! Et je mets en avant la bonne bouffe et le plaisir de voir pleins de gamins se jeter sur les paquets les yeux écarquillés.

    Sinon, même s'il est un peu tard pour cette année, je profite du sujet pour poser une question à la psy : Concernant le Père Noël, que faut-il dire aux enfants ?
    Je pose la question car j'ai toujours dit à mon fils "le père noêl, c'est comme le bon dieu, ça n'existe pas".
    Mais son institutrice m'a convoqué et m'a demandé d'être plus laxiste dans mon cartésianisme car ça foutait le bordel dans la classe !!!
    Alors, il y a des règles ? Dur d'échapper à l'imagerie populaire... mais je me demande quoi faire pour l'an prochain.

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  7. Nakito : D'abord dire que Dieu n'existe pas, même si je comprends ta position sur le sujet, n'est pas une solution en soi. L'idéal serait de dire "écoute, moi je n'y crois pas, pour moi il n'existe pas, mais je te laisse le choix de décider de ce qu'il en est pour toi." Après tout, les enfants ont tendance à prendre les habitudes de leurs parents jusqu'à l'adolescence. Là, s'il le veut ton enfant peut très bien décider de devenir croyant. La foi c'est d'abord une question de libre arbitre.
    Le Père Noel c'est pareil.
    Mais ça va être difficile de revenir en arrière maintenant, c'est clair. Les parents ont parfaitement le droit d'exprimer le fait qu'ils ne croient pas au Père Noël. Et pour cause, ils ne sont plus enfants, ils sont adultes. Le Père Noël ne vient que pour les enfants pas pour les adultes. Là tu as imposé ta croyance. Ton enfant doit d'ailleurs être très troublé car il est minoritaire. Puisque tu as fait TON choix, il serait sage de lui apprendre que si lui ne croit pas au Père Noël ce n'est pas une raison pour ne pas respecter les croyances des autres. Si les autres veulent croire, c'est aussi leur droit. Il ne s'agit pas non plus d'exhiber, pour ton enfant, son incroyance comme une supériorité sur les autres ("t'es un bébé tu crois encore au Père Noêl ! ou "t'es bête, comment tu peux croire au PN ?") d'autant qu'il s'appuie sur une autorité adulte ("c'est mon père qui le dit").
    Je crois que ce n'est pas une question de cartésianisme mais une question de libre arbitre. As tu déjà demandé à ton fils ce que lui en pensait avant que tu ne lui assènes TA vérité ?
    Parce que de toute façon, vers 7 ou 8 ans, lorsque les enfants sortent justement de l'enfance et des croyances magiques qui y sont attachées, ils ne croient plus au PN car ce n'est plus possible.
    Alors, pose toi aussi cette question : qu'as tu gagné à le faire entrer dans ton monde d'adulte avant l'âge ? Et lui qui a t il gagné ?

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  8. Je peux répondre simplement : Lui manifestement n'a rien a gagner et a juste perdu de la candeur voir de la crédibilité auprès de ses camarades, et moi je n'aurais rien gagner hormis éviter de faire le pitre pour suivre la croyance enfantine.
    Ma question tenait lieu d'aveu : Je pense que j'ai voulu trop tôt le grandir, comme un souvenir fugace de mon passé ou j'étais fier de savoir, moi, que le Père Noël n'existait pas.

    Mais tout est bien qui finit bien, l'institutrice m'ayant rappelé à l'ordre assez tôt, j'ai pu feindre une erreur de jugement de ma part et me reglisser dans la peau du parent qui joue le jeu.

    Pour la religion, c'est très différent car je prends comme un devoir d'essayer d'expliquer aux croyants qu'il ne sont pas sur la bonne voie. C'est ma vision des choses en tout cas, c'est une sorte de militantisme pour moi. Alors autant commencer très tôt avec mon fils !
    ... Ce qui ne l'a pas empêché d'aller à la messe de minuit avec sa mère...

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  9. Ah la la ces adultes qui ne veulent pas faire le pitre et qui croient qu'être adulte c'est être sérieux... Quelle vision pessimiste et craignante de la vie ! Mais c'est surtout que la vie d'adulte ça n'a rien à voir avec cela. Mais c'est une autre histoire.

    Pourquoi les croyant seraient ils moins sur la bonne voie que toi ? La bonne voie c'est celle qui permet de se sentir bien et d'être heureux. Si la religion leur permet d'être heureux tant mieux après tout (mais par constat professionnel c'est rarement le cas j'en conviens).Ta vérité n'a pas à être celle des autres. Et pour ton fils, il finira tirailler entre ses deux parents, faire semblant de croire avec maman pour ne pas la décevoir et faire semblant de ne pas croire pour faire plaisir à papa, sans jamais se poser la question de ce qu'il croit lui.

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  10. bonnes fêtes de fin d'année à toi, que ton blog soit tj aussi bon à lire en 2011 ;)

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  11. Perso je pense qu'il faut avant tout respecter les croyances des autres, que ce soit des adultes ou des enfants.

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