samedi 31 décembre 2011

Restons tradition - 2 ..........


Ca y est, 2011 c'est fini ! Vive 2012 !
Que vous soyez de janvier ou de décembre, vous aurez déjà inconsciemment déjà pris 1 an de plus ! 

Je vous souhaite de régler tous vos troubles psychologiques, d'aller au bout de votre thérapie, mais surtout de vivre cette année dans le bonheur, la joie et l'amour dont vous avez besoin pour enfin être heureux.

Et n'oubliez pas pour 2012 :

Peut importe ce qu'on a fait de vous, 
ce qui est important
c'est ce que vous faites de ce qu'on a fait de vous.







vendredi 30 décembre 2011

Les enfants "dys" - 3 - la dysorthographie et la dyscalculie

Vous l'aurez compris, les troubles du langage oral s'accompagne en général d'un trouble du langage écrit, puisque les deux s'acquière en même temps. De même, avoir du mal à coordonner ses mouvements, à appréhender l'espace ne peut qu'avoir des répercussion sur l'écrit.

C'est ce qu'on va appeller la "dysorthographie", c'est à dire la difficulté à écrire. Non pas cette fois à gérer l'alphabet, les codes grammatical et lexical, mais bien des troubles des gestes avec difficultés à tracer les lettres.
Mais soyons clairs, dyslexie et dysorthographie vont de paire et c'est pour cela qu'on ne les dissocie pas.

Encore une fois, il faut avoir éliminer toutes les pistes de troubles fonctionnels (lésion cérébral, trouble fonctionnel, trouble psychiatrique...) pour établir un tel diagnostic.

Alors il existe plusieurs dyslexie-dysorthographie :

- la "dysphonétique"

Le passage de l'écrit à l'oral est difficile avec une méconnaissance des règles. On assiste à un remplacement de certaines lettres par d'autres b/d, p/q, p/b, d/t.... et de certains mots par d'autres qui y ressemblent.

Ici, la lecture est quasi correcte. C'est bien le passage vers l'écrit qui est troublé. Si les règles grammaticales pourront être acquises, elles n'arriveront pas à être appliquées.

- la "dyseidétique"

 Les mots simples et souvent rencontrés sont reconnus et lus. Mais les mots irréguliers et rares ne le sont pas. La lecture va être très lente car l'enfant déchiffre syllabe par syllabe, ce qui rend la compréhension parfois délicate.

L'enfant a encore la capacité à transcrire l'oral en écrit pour des mots simples, mais cela reste purement phonétique. Le sens des mots n'étant pas reconnu, les mots peuvent être écrits "coupés" ou "assemblés".

- la "mixte"
 
L'enfant a du mal à parler correctement et sa mémoire visuelle est défaillante. La lecture est atteinte car les mots difficilement discriminés ce qui rend la compréhension quasi impossible.

L'écrit ne répond pas aux règles et la transcription du "parlé" vers l'écrit est très difficile.

- la "visuo-attentionnelle"

En fait, c'est une classe à part. Ici l'enfant à toutes les capacités, mais il est incapable de tenir son attention qui lui permettrait de discriminer, lire, enregistrer les informations liées au langage tant oral qu'écrit. Il se laisse distraire par tout. A la lecture, il confond les lignes, il ne lit pas la fins des mots ou les "invente", il relit plusieurs fois le mot, il confond certaines syllabes. 

A l'écrit, il hésite, rature, revient en arrière, fait beaucoup de fautes.

Tout cela est repérable dès la maternelle, parce que l'enfant aura des problèmes à l'oral, de mémoire et de représentation spatiale. En primaire, on a un enfant meilleur à l'oral qu'à l'écrit (avec une grosse différence entre les 2, par exemple avec un vocabulaire riche à l'oral et pauvre à l'écrit) et pour lequel la copie est difficile. Il peut être lent.

Les dyslexie-dysorthographie nécessitent une prise en charge en orthophonie le plus précocement possible. On y associera de la psychomotricité et une psychothérapie.



A la lecture de tout cela, vous comprenez que l'orientation spatiale est un aspect cognitif extrêmement important dans le développement du langage. Or s'il y a bien quelque chose qui a besoin de la notion d'espace, c'est le calcul. Pour compter, il faut être capable de discriminer les objets et leurs caractéristiques spatiales. Le calcul est logique. Mais l'acquisition du calcul se fait sur une très longue période (ainsi il faut attendre 10/12 ans pour appréhender certaines logiques de comparaison et jusqu'à 13/14 ans pour une évaluation globale !).

Ce qui veut dire que pour savoir bien appréhender le calcul et les mathématiques, il faut avoir une bonne orientation spatiale, mais aussi avoir appris à parler, lire et écrire. On comprendra donc que les enfants "dys" le soient aussi en raisonnement numérique. 

Tout ceci vous explique que si dès 3 ans on peut voir apparaître des troubles de raisonnement logique, on ne peut repérer la dyscalculie avant le 7-9 ans au plus tôt. Et comme la dyscalculie ne peut quasi pas être dissociée des autre troubles "dys" il est difficile de savoir si c'est de la dyscalculie ou de la dyslexie ou de la dys.... 

La dyscalculie peut être repérée par des troubles de l'image corporelle, une mauvaise coordination, des retards perceptibles dans les dessins, puis des troubles de la lecture (nommer une opération) ou de l'écriture (écrire les symboles), des difficultés de perception (reconnaître des symboles ou regrouper des objets) ou attentionnelles (respecter les consignes, recopier correctement les signes, oublier les retenues) et des difficultés purement mathématiques (apprendre les tables, dénombrer).... Tout cela s'appuyant bien sur des déficits qui peuvent être "purs" ou associés. Il existe donc plusieurs types de dyscalculies. Un petit article simple et sympa ICI.

Avec le temps, le fait qu'un enfant puisse par exemple apprendre ses tables et savoir s'en servir, démontrera qu'en fait ce n'est pas de la dyscalculie mais des difficultés en lecture ou en graphisme qui interfèrent.

La rééducation repose surtout sur le fait de passer par des manipulations concrètes des notions importantes en mathématiques (sériation, quantités , classification...). Cela passe par de l'orthophonie (spécialisée en dyscalculie) de la psychomotricité et de la psychothérapie. Voir la présentation ICI.


Il est donc très difficile de diagnostiquer parfois de quel trouble souffre un enfant. Et le temps que le diagnostic soit correctement posé, il peut se passer quelques années, perdues malheureusement en temps de rééducation. 



La prochaine fois : les dyspraxies


mercredi 28 décembre 2011

Quel est ce film - 31

Eh bien, voila profitez bien de "ce quel est ce film" parce que c'est la dernière fois que vous voyez cette rubrique.
En fait, j'ai beaucoup de films à vous faire (re)découvrir, mais ça va finir par lasser et il faut savoir se renouveler.

Alors pour finir l'année en beauté, je ne vous propose pas 1 film mais 5 films à reconnaître. Mais pas d'indice cette fois. Acteurs, année, titre.....

Film n°1 :

Film n° 2:

Film n° 3 :

Film n° 4:

Film n° 5 :

______________________
Je sais j'ai totalement oublié de mettre les solutions. Moi quand un truc est fini, c'est fini je n'y pense plus.
Mais à la demande générale, voici ce qu'il en est :

Film n° 1 

C'est "Shining" ("The shining"), film de Stanley Krubrick (1980) avec Jack Nicholson et Shelley Duval.

Jack Torrance arrive avec sa femme et son fils comme gardien d'un hôtel immense et perdu dans la neige pendant la période hivernale de fermeture. Hôtel des années 20, il semble qu'il se soit passé des choses horribles dans ce lieu. Quelques années auparavant le gardien, devenu fou, avait massacré sa famille. Le fils de Jack, doté d'une hypersensibilité extrasensorielle ("shining") va revoir et voir des scènes du passé mais aussi du futur. Jack quant à lui se laisse envahir par l'esprit des lieux qui va le mener vers une folie dévastatrice et sanglante envers sa famille.

Ce film est un film d'horreur et de revenants agressifs mais sans diable. Sorti de "vol au-dessus d'un nid de coucou", Nicholson était l'acteur idéal pour mettre en scène la folie destructrice. Son visage très expressif dont il joue (sourcil, rictus...), met le spectateur mal à l'aise car on voit la folie se mettre en place. On ne peut nier que le lieu choisi, l'hôtel, a sa part de vedettariat. Est-ce l'esprit de l'ancien gardien qui revient ou est-ce l'hôtel qui rend fou ?

Une bande annonce trompeuse...



BANDE ANNONCE SHINING par STEPHANE_ROI


En fait, c'est plutôt ça (le dernier quart d'heure du film, âmes sensibles s'abstenir) :



"Shining" la fin du film en V.O. de (1980) par DIRECTVISION1

Film n° 2 :

Faut il encore présenter "Il était une fois dans l'ouest" (1968), film de Sergio Leone avec Henri Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale et Jason Robards ? Sans parler de la désormais ultra connue bande sonore d'Ennio Morricone qui vient souligner les situations et la personnalité des personnages.

Ce film très long, souvent présenté en version courte, a eu pour spécificité de lancer le renouveau du western avec des personnages plus complexes, des scènes filmées au ralenti et la technique des flashs back. Contre toute attente, ce film a fait un bide aux USA.

Le film mélange deux histoires : celle de l'arrivée du train dans une petite ville et celle d'une vengeance personnelle. L'arrivée du chemin de fer attirant les travailleurs et tous les "méchants" peu scrupuleux susceptibles de se faire de l'argent rapide, les deux histoires finissent par se rejoindre. Car le train doit passer sur le seul terrain alimentée d'une source or le propriétaire et ses 3 enfants va y être abattus dans des circonstances cruelles. Arrive la nouvelle femme (Claudia Cardinale) du propriétaire, qu'il venait d'épouser, qui découvre le massacre. Héritière de la propriété, elle va être aidée par deux hommes : Cheyenne (Jason Robards) et l'homme à l'harmonica (Charles Bronson). Elle va être intimidée par un homme de main (Henry Fonda) qui n'est autre que celui qui a abattu le père de l'Harmonica dans des circonstances sadiques bien des années plus tôt. La vengeance sera consommé, le train passera, une époque révolue vient de prendre fin.

Extrait :




Film n° 3

Les puristes auront reconnu le premier épisode de la sextologie "Alien". "Alien, le 8ème passager" date de 1979. C'est un film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skeritt et John Hurt.

Du fond de l'espace personne ne vous entend crier. Ca tombe bien car l'héroïne ne crie pas. Ce n'est pas le premier film à donner la vedette à une femme mais c'est le premier à ne pas en faire une femme qui pleurniche, se plaint au moindre bobo et crie devant une petite araignée, mais bien une guerrière prête à tout pour sauver sa peau qui va combattre une énorme créature extra-terrestre qui veut l'utiliser comme nourriture pour ses petits.

A bord d'un vaisseau spatial de transport de marchandises qui rentre Terre, toute une équipe est réveillée par la réception d'un message de détresse incompréhensible. Se dirigeant vers l'origine du message, l'équipe découvre un énorme vaisseau extraterrestre où toute vie semble avoir été anéantie. La curiosité est la plus forte et quelques membres de l'équipage décide d'aller visiter le vaisseau. Le message est décodé, en fait c'était un message d'alerte, il ne fallait pas approcher du vaisseau. Il faut du coup remonter à bord en toute urgence, mais trop tard l'extermination est déjà à l'oeuvre et désormais dans leur propre vaisseau...

Ce film lance un style. La moitié du film se passe dans le noir, le tout éclairée par des flashs stromboscopiques. Que se passe-t-il entre deux flashs ? Tout se déplace, bouge et la créature n'est pas là où elle devrait être. L'effet de surprise est total. Surprise aussi sur les personnages. Il y a à bord un androïde qui est bien décidé à rapporter un échantillon de créature au mépris de la vie de l'équipage. Le commandant n'est pas celui qu'on croit. Et tout les autres ne pense qu'à l'argent. Seule Ripley (Sigourney Weaver) plus posée et la tête sur les épaules s'en sortira...avec son chat.

Extrait :


1979 - Alien le huitième passager - Ridley Scott par Altanisetta


Un extrait (le film est visible en entier par parties, ici c'est la partie 5) :

alien le 8 eme passager part 5 par tony13010




Film n° 4

Il s'agit d' "I.A., Intelligence Artificielle" ("A.I.") est un film de Steven Spielberg sorti en 2001 avec Haley Joel Osment et Jude Law.

Je n'ai pas vu ce film dont le scénario se base sur la difficile délimitation entre l'humain et le robot androïde. Une puce électronique complexe a-t-elle une vie propre ? (qui n'a jamais eu une console qui triche ?)

On retrouve ici ce qui existait déjà dans "l'homme bicentenaire" ou dans "blade runner" (auxquels les décors font furieusement penser). Jude Law, toujours aussi mauvais acteur, d'ailleurs semble reprendre ici le rôle du "replicant" rebelle déjà tenu par Rutger Hauer mais emballé dans une dimension toute disneyienne ou plutôt E.T.ienne... Tout ça sent le réchauffé... Ce qui est marrant c'est que ça pourrait être un "terminator origins" !

Bande annonce :




Film n° 5

Ben oui, là dans un style très différent, cette dernière photo était extraite de "Orphée" (1950) de Jean Cocteau. Avec Jean Marais, Maria Casarès et François Périer. 

Orphée, beau jeune homme insouciant, se fait reverser par une moto au moment où une belle femme passe à portée. Orphée se relève (en fait sort de son corps) et monte dans la voiture de la femme qui est en fait la mort. Orphée tombe amoureux de la femme. Or Orphée est marié à Eurydice. Et la mort, jalouse, viendra tuer sa femme. Il va alors aller de l'autre côté du miroir pour retrouver Eurydice.

S'ensuit un procès au cours duquel la Mort est condamnée pour avoir fait preuve d'initiative personnelle en tuant cette jeune femme. Orphée et sa femme sont donc libres de retourner dans le monde des vivants. Mais Orphée ne pourra plus jamais regarder Eurydice sous peine qu'elle disparaisse à jamais. Il tient parole jusqu'au jour il la voit dans le retroviseur d'une voiture. Elle disparait instantanément. Meurtri, il se laisse conduire dans la maison de la Mort, mais ses anciens amis viennent y faire le siège pour savoir ce qu'est devenu Orphée. Dans la bagarre un coup de feu part et Orphée est tué. 

Orphée est de nouveau derrière le miroir et la Mort décide de remonter le temps. Orphée et Eurydice seront de nouveau réunis.

Ce film est bien sur totalement dépassé dans sa mise en scène aujourd'hui. Mais à l'époque ce film fut d'une superbe modernité et dépoussiéra le mythe d'Orphée. Cocteau, toujours génial, a construit un film plein de symbolismes. Le recours au miroir permet de passer d'un monde à l'autre, tel que dans "l'Autre côté du miroir" de Caroll. La Mort toute puissante sur Terre, n'est plus qu'une fonctionnaire dévouée de l'autre côté. Les trouvailles techniques (miroirs en mercure liquide, scènes de miroir réelle, ralentis inversés...) en font un film surréaliste qu'il faut avoir vu.

Un extrait :




lundi 26 décembre 2011

La psy somatise...

Pfff, y a des patients qui sont -comment dire ?- difficiles. Mais pas dans le sens compliqués ou gonflants, mais dans le sens lourds émotionnellement.

Bon en même temps je ne vais pas me plaindre, j'ai en ce moment des cas un peu lourds et franchement c'est passionnant. Mais prise de tête, oh la la !! 

La prise de tête vient aussi du fait que, moi avec ma vision extérieure, j'ai parfois du mal à comprendre pourquoi les patients stagnent alors que la résolution psychique est si simple. Alors la simplicité n'est pas accessible à tous et puis, je le sais, parfois mettre en oeuvre ce qu'il faut faire ou dire pour sortir d'une ornière est TRES compliqué socialement parlant. Mais bon faut ce qu'il faut. Ou le patient décide de ne pas faire de vague (c'est son droit le plus stricte) et il reste où il en est, soit il tape du poing sur la table, ça secoue tout le monde et on repart sur des bases zéro (et perd quelques liens dans la bataille). La 3ème solution étant de faire son deuil de cette situation de résolution, c'est possible, mais long et, pour le coup, compliqué. Mais encore une fois, le patient décide, c'est son chemin.

M'enfin, comme vous le savez si vous me suivez depuis longtemps, y a aussi les notions de transferts et de contre-transfert qui viennent s'entremêler dans tout ça. Mais le transfert et le contre-transfert sont malins comme des singes ! Des fois, on les voit pas, on n'y pense même pas. 

Bref, ça faisait 15 jours que je somatisais comme une dingue. Boule dans la gorge, comme un truc coincé en travers. Bon "qu'est-ce que je peux bien avoir envie de dire qui ne sort pas ?" est mon premier réflexe. Je réfléchis. Je trouve quelques trucs, mais ça ne me parait pas suffisant.  Et puis c'est apparu quand ce foutu truc ?
Y a plusieurs faits qui se sont enchaînés, pas facile de faire le tri. Et puis faut bien avouer, que j'avais déjà des sujets, causes de sensibilités personnelles, à force d'entendre celles des autres qui viennent se surajouter, le sensibilités ne se sont pas arrangées. Y a des trucs qui me faisaient hurler avant d'être psy, c'est clair que c'est pire aujourd'hui. 

J'analyse : alors un problème familial ? Un truc à dire à quelqu'un ? Une gamine de mes connaissances dont je suis persuadée qu'on la terrorise chez elle ? Un patient ? Un peu de tout. Mais "THE" truc est le patient. Et que je demande bien pourquoi... Bon d'accord ce patient stagne depuis 15 jours. Il a reçu une info familiale qui lui a fait perdre le bénéfice de 2 ans de thérapie... dissociation. Paf, j'ai affaire à un de ses "avatars"... 1 fois...2 fois... Ca me gonfle sérieux. Ok le patient a baissé les bras ? Ok, je les baisse aussi.
Et je décide aussi sec de mettre fin à sa psychothérapie, je rédige une lettre de recommandation pour un psychiatre, les psychoses ne sont pas de mon ressort... Tout ça me fait un bien fou.

Et puis je réfléchis. La nuit porte conseil.

Bon je sais qu'il y a transfert. Le patient se comporte avec moi comme avec sa mère. Et dans le contre-transfert, je réagis comme s'il était mon fils. Mais je n'ai pas analysé tout ça depuis ces 15 derniers jours.
Alors dans la réalité, le patient a cessé d'exister aux yeux de sa mère, sa mère le rejette et il considère qu'il n'existe plus.
En thérapie, il n'est plus présent et il n'existe plus à mes yeux, je mets fin à la thérapie.
Bref, on joue la même scène, mais pas dans le même théatre. Euréka !

Le patient arrive. 
Je lui dis que je mets fin à la thérapie. Stupeur !!
Je lui dis aussi que c'est la faute au transfert et contre-transfert. Là il me regarde comme une dingue.
J'explique. Je pense qu'il me croie franchement dingue.
Je recommence. Oui là c'est évident.
Je serais donc claire : où il existe et est présent (et pas une de ses dissociations) et je continue ou il décide de ne plus exister, il devient schizophrène et je n'ai plus rien à faire là.
Il a décidé d'exister.
Nous avons décidé de continuer la psychothérapie.
Et on réfléchi comment il pourrait exister dans les yeux de sa mère...

Et lorsqu'il a passé la porte, le truc que j'avais en travers de la gorge a brutalement disparu...

Magique !

samedi 24 décembre 2011

Restons traditions - 1 ....

Je sais, certains vont me dire que les fêtes de fin d'années ça les gonfle sérieux.
Soit parce qu'il faut aller faire la bise à tonton Jean, celui qui passait sa main sous la jupe lorsque vous étiez petite.
Soit parce qu'il faut aller découper la dinde d'Annie (avec le couteau pour la dinde, symboliquement pour Annie), celle qui joue la matriarche à chaque réunion de famille et qui mine de rien balance à tout va.
Soit parce que y a des trucs à régler et que c'est pas encore ce Noël qu'on va y arriver.
Soit parce que dans la famille on a jamais été fêtes (c'est surtout que c'était le meilleur alibi pour ne pas dire qu'on n'avait pas d'argent ou qu'un des parents avaient lui même un truc à régler...).
Soit parce qu'on se croit au-dessus de tout ça ("les fêtes c'est commercial, gna gna...").
Soit parce qu'on se le joue "je ne suis pas croyant".
Bon y a aussi ceux qu'on de bonnes raisons, le gamin qui se tue en voiture 2 heures avant la fête, c'est sûr que ça vaccine à tout jamais... (c'était la séquence émotion).

Mais restons joyeux, joyeux !
Noël reste une superbe fête. L'excitation des gosses (qui du coup se font engueuler à tout bout de champ), l'énervement des parents (qui du coup engueulent leur gosses à tout bout de champ), saine émulation que voila ! 
Et c'est l'occasion de bouffer des trucs qu'on ne trouve pas le reste de l'année. Alors qu'on trouve des cerises en décembre, tiens, va me trouver de l'oie ou des marrons glacés au mois de juin !

La psy te souhaite un super Joyeux Noël !!



jeudi 22 décembre 2011

Les enfants "dys" - 2 - Dyslexie et dysorthographie

Comme le faisait si bien remarque Zygielle, le problème dans les troubles "dys", c'est qu'on a rarement un cas "pur" en face de soi. En général, il existe un trouble majeur avec des satellites autours ou un méli mélo des troubles. 

Il est évident qu'un enfant qui a des difficultés avec l'espace va avoir du coup du mal à savoir correctement placer son crayon pour bien écrire. De même que lorsqu'on n'arrive pas à lire, l'écriture est plus difficile... 


2. les troubles de l'écrit : la dyslexie et la dysorthographie

Une fois encore avant de poser le diagnostic de troubles "dys", il est important d'avoir fait un bilan. En effet, ces troubles peuvent être le signe de retards de développement chez l'enfant dus à des causes diverses (déficiences, troubles neuro, privations diverses...)

Pour faire simple, la dyslexie c'est lorsqu'on a des difficultés pour lire et la dysorthographie lorsqu'on a des difficultés pour écrire. Les deux sont liés parce qu'on apprend à lire en même temps qu'on apprend à écrire et vice versa.

Et cela n'a rien à voir avec le fait de n'avoir pas appris à lire ou à écrire, car on peut apprendre à l'âge adulte, plus difficilement certes, mais sans troubles particuliers.

Pour comprendre où ça peut "coincer", il faut savoir que l'apprentissage passe par 3 phases :

1. la pré-lecture : l'enfant "photographie" quelques mots qu'il va identifier (donc reconnaître et pouvoir lire). 

2. apprentissage lettres / syllabes / groupes / sons : il va pouvoir associer ou séparer. Il y a un "code" qui une fois connu permet de déchiffrer et dire tous les mots de la langue (même lorsque le sens n'est pas connu). C'est la phase dite "alphabétique".

3. C'est les stockage et la retranscription : l'enfant peut réécrire ce qu'il lit ou écrire ce qu'il entend.
Dans cette 3ème phase, on passe par un temps d'identification entre les lettres et les sons, c'est l'assemblage. 
Puis il y a "adressage", c'est à dire qu'un mot  n'a plus besoin d'être découpé pour être lu et reconnu, il l'est dans sa globalité (par exemple pour lire "globalité", vous ne faites pas gl + o = glo,etc...  ni glo + ba + li + té, le simple faite de voir "glo" vous fourni déjà les indices pour la suite du mot qui n'est plus que survolé pour être confirmé).

Or lorsque la phase alphabétique et l'assemblage ne sont pas maîtrisé, l'automatisation ne se met pas en place car le fonctionnement du "code" n'est pas assimilé. L'enfant va continuer à assembler les lettres et les sons (il va lire gl + o se prononce gle + o = glo, etc...), non seulement cela prend beaucoup de temps mais les risques d'erreurs sont très importants. Il va mettre en place des stratégie, "deviner" à partir d'indices qu'il pense avoir trouvé, la lecture est donc aléatoire.

A l'écrit, soit il tente de se souvenir des "images" des mots soit il transcrit phonétiquement. C'est donc peu lisible, sauf si on lit à haute voix !
Ce sont ce type de troubles qu'on constate le plus souvent.

Il existe bien sur des variantes. Si certains enfants  maîtrisent très bien la phase alphabétique et le système de l'assemblage, ils y restent "coincés" sans qu'on sache pourquoi. S'ils arriveront à lire -avec difficultés- les mots, le fait d'être obligés de continuer à assembler (gl + o) + (b + a) + (l +  i) + (t + é) fait que le sens des mots leur échappe la plupart du temps.

D'autres situations, plus rares, montrent des enfants qui vont maîtriser l'alphabétisation mais n'accéderont jamais à la phase de l'assemblage. Il leur est quasi impossible de lire ("alexie") et d'écrire. 

Ces enfants ont besoin de stratégies adaptées pour évoluer, mais des stratégies qui vont se baser sur ce qu'ils savent/peuvent faire afin que la lecture devienne plus facile. Aides que l'enfant ne pourra trouver qu'en dehors de l'école, encore une fois non formée pour apporter un tel soutien.


(la prochaine fois, la dysgraphie et la dyscalculie)

mercredi 21 décembre 2011

Quel est ce film - 30

Ce film est un remake amusant d'une histoire culte, horrible et surtout triste. Une histoire de mort et de vie digne du mythe de Prométhée.


Année, acteurs, titre. (réponse vendredi)

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La réponse est : "Frankenstein Junior" (1974), film de Mel Brook avec Gene Wilder (Doc Fronkenstine), Marty Feldman (Aïgor) et Peter Boyle (le monstre).

Ce film part d'un scénario jouissif où le petit fils du docteur Frankenstein ne veut plus entendre parler de son grand père. Il a choisi de changer son nom afin d'être en rupture avec son passé. De passage en Transylvanie, il est hébergé dans un vieux chateau lugubre, où il finira par former une créature... qui n'est pas vraiment celle à laquelle on pouvait s'attendre.

Mais il ne suffit pas d'un bon scénario pour faire un bon film. Car la réalisation est poussive.Certes, le film s'appuie sur le remake absurde de scènes cultes issues de plusieurs films d'horreur, dont le "Frankenstein" de 1931. Ce film n'eut pas la succès escompté à sa sortie et ce n'est pas sans raison. Il en reste néanmoins quelques drôleries et surtout le personnage d'Aïgor, tenu par Marty Feldman, l'homme aux yeux globuleux...

Extrait :


Frankenstein junior par Montaigu-Vendee

dimanche 18 décembre 2011

Lancel n'aime pas le safran

Alors vous m'avez vu à la télé cette semaine ? Même au 13 h ! Même dans les journaux, je deviens une omniprésente médiatique. Bon je vous rassure, si tout est diffusé la même semaine c'est un pur hasard, vu que j'ai été filmée et interviewée parfois à 10 jours d'intervalles... Mais comme je ne m'appelle pas Isabelle Adjani ni Brigitte Bardot (je ne suis pas encore assez vieille pour les remplacer, ça doit être pour ça), du coup Lancel me fait un coup de calgon qui commence à m'énerver au plus haut point. Devrais-je médiatiser cette affaire ? Le temps le dira, mais ça commence déjà ici.

(Pour les plus jeunes, savez vous pourquoi on dit "un coup de Calgon" ?)

Bon alors tout commence début octobre lorsqu'un de mes proches décide de m'offrir un bracelet de chez Lancel. Le modèle "pretty little thing" couleur safran (c'est à dire orange) avec le fermoir argenté (j'ai horreur de tout ce qui est doré).

Ce n'est si orange "pétant" que ça en à l'air, c'est tout simplement...orange quoi.

Quinze jours plus tard, je constate effarée que le fermoir (ce qu'on appelle "la bijouterie") change de couleur. En gros, l'argent disparait pour laisser place à une couleur cuivre des plus inesthétique (et peut être toxique). Je devrais simplement le ramener à la boutique d'origine (Lancel aux Galeries Lafayette de Montparnasse), mais en fait je ne passe jamais dans ce quartier et je n'ai pas le temps.

Comme je suis en déplacement professionnel  et que je suis amenée à ma déplacer dans Paris pour des RDV divers, j'en profite pour me rendre dans les magasins Lancel pour savoir ce que je peux faire et surtout je ne m'avoue pas vaincue fasse à un refus.

- Lancel Deauville :  la responsable me regarde de la tête aux pieds (c'est bon j'ai le look golf !) avant de me demander si par hasard j'enlevais bien le bracelet à chaque fois que je me lavais les mains (le plus souvent possible, mais tiens essayez donc d'ouvrir d'une main leur minuscule fermoir) et si je n'utilisais pas de produits acides (les cachets d'aspirine ça compte ?). Plus sérieusement on me précise qu'il faut renvoyer le tout au SAV pour expertise, mais que l'idéal serait vraiment que je retourne à la boutique d'origine. Merci, au revoir, client suivant.

- lancel Vélizy : on m'explique que c'est le magasin qui me l'a vendu qui verra s'il peut être fait quelque chose.

- Lancel Le Chesnay : pas de pot, la dame voudrait bien me faire un échange -surtout qu'elle a le même bracelet sur son comptoir- mais l'informatique est en panne, il est impossible de leur acheter quoi que ce soit, ni de faire d'échanges...

- Lancel BHV (Paris) : Je tombe sur une jeune vendeuse. Assise, elle est plongée dans l'écriture d'un SMS. Je l'interrompt et je me vois répondre qu'elle ne voit vraiment pas ce qu'elle pourrait faire. Et replonge aussi sec dans son SMS.


A signaler quand même que d'une façon générale, les vendeuses sont très agréables lors de l'accueil, mais lorsque je signale que j'ai un problème, c'est une toute autre histoire. Hautaines, dédaigneuses... C'est vrai comment puis-je oser faire une réclamation pour un "truc" de seulement 45 € ? C'est vraiment ce qui en ressort.

De guerre lasse, je me décide un samedi après-midi à me rendre à Montparnasse. Là je tombe sur le tout nouveau responsable. Un type un peu tout fou, souriant, agréable qui tombe de nues en voyant l'état de la bijouterie et me propose aussi sec de faire l'échange. Pas de pot n°2, il n'a plus la couleur. Le SAV risquant de prendre quelques semaines, il me propose de me commander un nouveau bracelet et de me faire l'échange le samedi d'après. 

Sauf que.... le samedi d'après il n'y a toujours rien. Et le samedi d'après non plus. En fait, il semblerait que plus aucun magasin n'a ce coloris en boutique. J'attends donc une semaine supplémentaire pour apprendre en fait que ce coloris est épuisé et qu'il est impossible de faire un échange. 

Entre temps j'ai contacté le service clientèle de Lancel, qui me garanti qu'ils sont tous désolés. Et qu'ils vont faire au mieux et au plus rapide. Je repasse donc à Montparnasse, je laisse mon bracelet pour le SAV (on est début décembre !) avec la certitude que tout reviendra comme neuf en moins de 7 jours. Avec à côté de moi une jeune femme qui veut absolument le même bracelet dans le même coloris que le mien... (ben oui c'est la mode du orange partout, sauf chez eux).

Deux jours plus tard. Le responsable de Montparnasse me laisse un message. Pas très à l'aise, le ton neutre au possible, je me dis qu'il y a un blem. Je rappelle. Paf, la bijouterie du bracelet n'est pas changeable malgré l'état impeccable du bracelet (et du coup je me demande si les bracelets ne seraient pas assemblés en Chine, comme leurs sacs ? Car si la bijouterie est française et les cuirs majoritairement italiens, les cuirs sont depuis quelques années assemblés en Chine comme l'indique la toute petite étiquette planquée au fond des sacs).

Le service clientèle via le responsable de la boutique de Montparnasse, me propose un geste commerciale. Comme j'ai l'air d'aimer le coloris "safran", on me propose ça :

Ceinture (95 €) + boucle (45 €)

C'est vrai, c'est orange. Mais une ceinture au poignet, ça le fait pas. je coince surtout sur la boucle "opéra" qui pour moi fait "souvenir de Paris". 

Sur le principe, c'est un geste sympathique, mais bon ça ne résoud rien. D'autant que j'ai demandé du coup, avant de prendre toute décision, à récupérer mon bracelet qui vous vous en doutez bien à plus une valeur sentimentale que marchande. 

Et que depuis jeudi, je n'ai pas de nouvelle de mon bracelet...

Allez je rappelle demain avant d'écrire directement au PDG, histoire de mettre de l'ambiance juste avant Noël.


mercredi 14 décembre 2011

Quel est ce film - 29

Vu que vous vous êtes tous (ou presque) plaint que dernièrement les films étaient trop "modernes", alors voila de quoi faire remonter quelques souvenirs aux plus cinéphiles d'entre vous.

Voila un film qui, aujourd'hui, n'arriverait sans doute pas à être distribué. Certains crieraient à la liberté artistique d'autres à l'exploitation des mineurs, question d'époque. En tout cas, le titre qui aura inspiré bien des parents, aura réussi à passer dans le langage populaire pour devenir un nom commun. "C’est pas ma faute, Et quand je donne ma langue au chat, Je vois les autres, Tout prêts à se jeter sur moi..."


Année, titre, acteur...
(réponse vendredi et entretemps je vous aurai entretenu de mes déboires avec la maison Lancel, ce qui vous ne passionnera pas, mais va vous faire bien rire)
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Quelle culture ! Mais oui, c'est "Lolita", film de Stanley Kubrick de 1962 avec James Mason, que ce rôle pourtant marquant n'empêchera pas de faire une fabuleuse carrière, Shelley Winters dans le rôle de la mère et Sue Lyon, "la" lolita.

Basé sur un roman de Nabokov, il s'agit de l'histoire du professeur Humbert qui cherche et trouve un appartement chez une veuve entreprenante. Pas très enthousiasmé par les lieux, il le sera beaucoup plus par la fillette de 12 ans 1/2 dont il épousera la mère pour rester auprès d'elle. Mais la mère s'en apercevant pique une crise et meurt dans un accident. La jeune fille et son beau-père, qui n'en n'est pas à sa première expérience de nymphette, vivent alors un amour passionné mais destructeur. L'aura sulfureuse du film trouve sa vraie résolution dans la destruction.

Le film pour être distribué du être censuré de certaines scènes. Les puritains trouvèrent que ce n'était pas assez, les puristes qu'on trahissait l'esprit de l'oeuvre de Nabokov.

Le terme "lolita" devint à partir de ce moment un nom commun pour désigner une jeune fille dépravée, perverse et séductrice.

Ce film fit l'objet d'un remake en 1996, plus cru, plus prêt de l'oeuvre de base, mais moin suggéré et donc moins fort.

Extrait du film de 1962 (en anglais) : suivre le lien

http://youtu.be/Q2ilHiMf1F8

Un extrait de la version de 1997 (Jeremy Irons est, à mon avis, un excellent choix pour jouer M. Humbert)




lundi 12 décembre 2011

Les enfants "dys" - 1 - dysphasie : les troubles du langage oral

Il n'y a pas si longtemps on ne se préoccupait pas de savoir pourquoi ou comment un enfant avait du mal à articuler, à comprendre, à lire. Pourquoi gigotait-il sans cesse ? Quel asticot ! Sans compter le rêveur, le maladroit.... Bref, dans toutes les classes nous avons tous rencontrés de ces enfants dont on disait qu'ils troublaient la classe ou qu'on ne les comprenait pas.

En fait tout ça n'a pas beaucoup changé. Surtout au sein de l'Education nationale, malgré les circulaires diverses et variées qui obligent à prendre en compte les différents troubles que pourraient présenter les enfants.

Pourtant ces enfants présentant des dysfonctionnements on peut aussi les "classifier", expliquer ce qu'ils ont et proposer dans la majorité des cas des solutions.

Alors déjà vous aurez remarqué qu'on parle de dysfonctionnements. Ce qui pose un problème parce qu'on part du principe que les enfants "dys" sont des enfants avec déficit, hors norme dans le sens de en-dessous de la norme. Ce qui n'est pas toujours vrai et même totalement faux dans le cas des surdoués qui sont des enfants en dysfonctionnement mais au-dessus de la norme. Ce qui pose autant, si ce n'est plus, de problèmes à l'entourage. Mais j'y reviendrai.

Alors je vais quand même faire simple parce que les troubles "dys" je pourrais écrire un bouquin pour chacun des troubles.

Les troubles du langage oral ou dysphasie :


Alors bien sur, un trouble du langage peut être du à des choses très diverses ;  retard mental, autisme, surdité, manque de stimulation, atteintes neurologiques. Mais parfois, on ne sait pas d'où ça vient. Tout est OK, sauf le langage. Mais langage ne veut pas dire que parler : il y a la prononciation, mais il y a aussi la capacité à avoir du vocabulaire, la logique des la syntaxe car parler est un comportement très complexe qui fait appel à la langue, la musculature, la position des dents (troubles fonctionnels) mais aussi au fait de réussir à exprimer ou à recevoir (plutôt percevoir). C'est ce qu'on appelle les "dysphasies". Ces troubles apparaissent très tôt et on un impact sur les apprentissages, même sur le langage écrit (dyslexie).

je vous passe le détail des dysphasies, mais sachez qu'il existe des dysphasies phonologiques-syntaxiques (enfants ayant du mal à s'exprimer), des troubles de production phonologiques (enfants parlant mais avec déformations et répétitions), des troubles lexico-syntaxiques (enfants parlant mais avec difficultés de mémoire et difficulté de construction de phrases), des troubles réceptifs (liés au décodage) et des troubles sémantiques-pragmatiques (peu visibles au début puis difficultés à faire des phrases complexes).

Pour résumé, les dysphasies, sauf cas particuliers, ne sont pas liées à un retard mental. Par contre, si le l'évaluateur utilise un test à base de langage, il est clair que l'enfant va se retrouver avec une étiquette de retard mental, c'est du bon sens. Ce sont des enfants avec souvent des problèmes de repérage dans l'espace et l'apprentissage, surtout en maths, peut être ralenti par une mémoire à court terme défaillante. 

Le dysphasique, comme tout enfant "dys", tend à se replier sur lui même. Normal, il n'arrive pas à communiquer et les autres ne le comprennent pas, voire il se fait engueuler à tout bout de champ. Il peut devenir dépressif, ce qui ne va pas le pousser à communiquer.

Les signes disparaissent rarement totalement. Du coup les enfants dysphasiques ont plus de difficultés scolaires (logique), surtout que le système éducatif classique n'est pas formé pour se poser des questions et encore moins pour tenter de les résoudre. Il faudra passer par une rééducation plus ou moins lourde avec une éventuelle orientation en classe spécialisée. Tout va dépendre du degré des troubles.

Il est clair maintenant qu'avant de vous dire que votre enfant est dysphasique il est nécessaire de faire un bilan ORL et orthophonique. 

Beaucoup vous diront que ce n'est qu'une atteinte neurologique, donc un truc purement physiologique. Mais comme les dysphasies recouvrent un continuum de troubles sans cause précise, je demande à voir. Perso je prône, dans certains cas, un terrain familial favorable à la mise en place d'un tel trouble (voire des parents que ça arrangent). De toute façon, les aspect de repli sur soi et la faible estime de soi doivent pousser à une psychothérapie familiale afin que l'ambiance se détende.


Aides à l'enfant dysphasique (pour aller sur le site, cliquez sur l'image)





samedi 10 décembre 2011

Séquence souvenir - les Rubettes

Pff, z'êtes trop jeunes. Bon j'étais pas bien vieille non plus, mais le batteur, ah le batteur...
Tenez je l'ai même croisé chez les Champs Elysées, toute émerveillée je me suis approchée, je ne parlais pas un mot d'anglais, il m'a dit un truc que je n'ai jamais compris, m'a fait un grand sourire, il m'a signé un autographe sur une photo moche de lui. Photo que j'ai perdu le jour même. Inconsciemment déçue que j'étais de l'avoir vu en vrai... pas glop. Il ne faudrait jamais voir en vrai les gens qui passent à la télé.

Bon les Rubettes qui c'est ?
Un groupe anglais, qui a scotchée la France à partir du milieu des années 70. Je dis bien scotché la France, parce que nul n'est prophète en son pays et au UK on peut pas dire que ce groupe fut ne serait-ce qu'une heure l'équivalent des Beatles bien qu'il ait réussi à se classer n°1 dans les charts avec leur 1ère chanson.

Alors, je suis sûre que vous avez déjà entendu certains de leurs titres. Ils avaient pour eux leur look, librement inspiré des années 50. Le chanteur, célèbrement lippu, faisait vibrer les coeurs des mes jeunes camarades.

Dès 1976, pour leur 4ème album, le groupe a radicalement changé d'orientation musicale et a laissé tombé son look identificateur. Le public est totalement décontenancé et ne suivra pas. Le groupe commence a sombrer et fini par se séparer en 1979.

Leurs titres principaux :

Sugar Baby Love

Juke Box Jive

I can do it

Saturday night


Mais que sont il devenus ? Faut il vraiment se poser cette question.
Ils ont tous pris un sacré coup de vieux...

Alan Williams le chanteur continue sa... carrière, il est venu à Calais à la Brasserie des Aviateurs :


Quant à John Richardson le batteur, il a changé de nom , se fait appeler Jayadev Prabhu et chante désormais... des mantras aux cours des thérapies alternatives qu'il dispense.



Se souvient-il qu'un jour il a signé un autographe à une petite fille sur les Champs Elysées ?

jeudi 8 décembre 2011

Le "tueur" de la Deûle

(je remonte le message parce que, du fait d'une erreur de programmation il n'est resté qu'une demi-journée en tête, ce qui n'est pas assez pour le référencement)


Allez hop, 5 noyés en quelques mois dans la Deûle, rivière qui coule au beau milieu de Lille.

Avez tout l'engouement du public qui va avec.

Sommes nous en présence d'un tueur en série ? Un "pousseur" comme disent les journalistes ? Y a t il un "monstre" affreux qui guettent les mecs bourrés qui vont assouvir une envie pressante au bord de l'eau et qui tapi dans l'ombre n'attend que ce moment pour les pousser dans l'eau. Plaisir de les voir se débattre. Plaisir de les voir se noyer. Plaisir de les voir couler. "Un de moins" se dit-il.

D'abord pourquoi 'un' tueur ? Après tout on pourrait très bien envisager qu'une femme dont le mari bourré tous les soirs (et enfin décédé en tombant dans la Deûle) se venge d'une vie de soumission et se sent investie d'une mission en supprimant de potentiels maris agressifs et saouls afin que la soumission d'autres femmes cesse.

J'ai l'imagination fertile, je sais.

Alors que dire sur ce sujet ?
Que les "pousseurs" sont l'équivalent des "drowners" ("noyeurs") anglo-saxons. 
Il y a eu quelques affaires comme celle de Lille aux USA.
Il n'a jamais pu être démontré que ces noyades étaient l'affaire d'un tueur en série.
Toutes les enquêtes du FBI ont mené à une conclusion : décès accidentels avec contribution d'alcool.

Car tomber à l'eau, après tout, lorsqu'on sait nager, ça n'a rien de bien dangereux.
Bon certes la nuit, c'est plus difficile de s'orienter pour trouver le bord. M'enfin y a des lumières et puis en ville il ne fait jamais tout à fait noir.
Par contre, un type bourré, il n'a plus de réflexe, l'alcool augmente la rapidité de l'hypothermie (encore plus dans l'eau froide), l'orientation sous alcool c'est pas top. Sans compter la force qu'il faut pour sortir de l'eau.

Tiens, avez vous déjà tenté de sortir un chien tombé dans un bassin dans un parc ?
Non ?
Moi  oui.
Et encore c'était un teckel. Tombé dans un bassin en courant après des canards, le chien s'était retrouvé dans l'eau. Pas très profond, 1m50 dont certainement 80 cm de vase.
Le chien a répondu aux appels de la maîtresse et s'est dirigé vers le bord. Pour aider la dame, je me mets à genoux à côté d'elle. On est à enviton 60 cm au-dessus du niveau de l'eau. Pour attraper le chien il faut tendre les bras, que j'ai plus longs que la dame. J'attrape le chien, qui doit faire en temps normal 6 kilos à tout casser. Et bien c'est quasi impossible de la sortir de l'eau. Il est là juste en dessous de moi, je le tiens sous les pattes avant, je suis hyper penchée en avant, la dame me retient et je n'arrive pas à sortir la bébête de là ! Il m'a fallut exercer une énorme traction avec l'aide de la dame pour enfin le sortir de l'eau (et me retrouver trempée). Le gardien qui passait par là, comme la cavalerie une fois l'action finie, nous expliquait que des gros chiens sautaient à l'eau de temps en temps. Ils n'arrivaient pas à remonter et il était impossible de les sortir (même en sautant dans l'eau puisque la vase empêche d'être en appui). Et ces gros chiens se noyaient sous les yeux de leurs maîtres... 

Alors imaginez un mec entre 50 et 75 kgs qui, emplit d'une substance toxique qui ralenti ses réflexes, le refroidit et l'empêche de bien se mouvoir, doit nager et se hisser sur un rebord de 50 cm (oui parce que la Deûle est une rivière "canalisée") . C'est impossible.

Bon on ne peut jamais totalement exclure un comportement déviant, mais quel intérêt peut bien avoir un tueur à regarder les gens se noyer ? Surtout qu'il ne peut pas voir leurs yeux vu que cela se passe la nuit... Aucun intérêt. Un tueur ça aime le contact, ça aime voir la vie s'échapper des corps... 

Maintenant, soyons clairs entre accidents, suicides et copycat, pas toujours facile de faire la différence. Parce que le fait d'en parler ça donne des idées. Des idées aux suicidaires. Des idées à celui qui a envie de se débarrasser de son frérot qui s'incruste à la maison... Bref, on part peut être d'un truc au hasard, pour finir sur diverses inspirations. Sans compter les curieux, qui bourrés, vont faire pélerinage le soir pour voir comment les autres -ces abrutis- ont bien pu tomber. Il se penche et paf dans l'eau...

Et puis franchement, tous ces gens agglutinés au bord de la Deûle pour rendre hommage aux morts, ça ne vous donne pas envie de les pousser dans l'eau vous ?

Regardez bien si tueur en série il y a, il est là parmi eux...




Quel est ce film - 28

Film connu, mais image pas facile pour l'identifier. J'ai beaucoup aimé ce film, j'ai juste trouvé que la vérité arrivait un poil trop tôt à la fin. Mais chut !! Règle numéro 1 : on parle pas du film.



Titre, acteurs, année.

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Vous êtes des bêtes de cinéma !! Vous avez (quasi) tous et toutes reconnu(e)s le film "Fight Club"  de David Fincher sorti en1999 avec Brad Pitt, Edward Norton et Helena Bonham Carter.

Alors ça parle de quoi ? c'est l'histoire d'un mec insomniaque (Edward Norton) qui vit une vie paumée, morne, sans relation sociale, sans amour. Un mec dont on ne sait pas grand chose, sauf qu'il est "transparent" même pour lui même. Jusqu'à ce qu'il rencontre un autre mec, Tyler, un doux dingue, anarchiste, bombe sexuelle et excité comme une puce. Bref, tout ce qu'il n'est pas. C'est l'occasion de créer le "Fight Club", un club de lutte, de bagarre, sans règle, on les hommes sont amenés à retrouver leur virilité et leur existence. Jusqu'au moment où les buts anarchistes du Fight Club s'étire à la Société et prône l'action terroriste. Notre héros va tenter de s'y opposer. Mais Tyler existe t il vraiment ?

Fight Club est un film qui s'étire. On ne comprend pas toujours pourquoi, comment. Jusqu'à la fin où là tout s'éclaire. Contre toute attente, malgré quelques longueurs, il est très difficile de décoller du film, on a toujours envie de savoir quelle dinguerie va se passer. Bref c'est un film surréaliste. Un film à voir absolument si ce n'est déjà fait.

Bien que le choix de Brad Pitt ne venait pas en premier, on ne peut nier qu'il apporte sa touche au film. Bien qu'il soit, comme d'habitude, totalement incapable d'exprimer une quelconque expression sur son visage (d'où sa qualité d'interprétation dans "Rencontre avec Joe Black"), il du repasser par ses techniques d'agitation qui ne l'avaient pas vraiment quitté depuis l'Armée des 12 Singes.

Quant à Edward Norton, il continuait dans sa logique de carrière sur les rôles troubles et psychologiquement forts. C'est le contraste entre les deux facettes qui fait tout l'intérêt du film.

La bande annonce :

lundi 5 décembre 2011

Pour les fêtes, augmentons les prix !

J'inaugure aujourd'hui un nouvel article qui remontera jusqu'à la fin de l'année.

Il s'agit pour moi, pour vous si vous le voulez bien, de relever les augmentations de prix "spécial fêtes" que vous constaterez dans les magasins autour de vous.

Prenons quelques exemples car j'en ai :

Carrefour (Belle Epine) :
- coquilles saint jacques : prix habituel (hors promo) à 29,90 €/kg, passé à 39,90 €
- crevettes 40/60 : prix habituel (hors promo) à 12,50 €/kg, passé à 16,50 €

Paul "le boulanger" :
- galette frangipane individuelle : prix habituel à 2,70 €, passé à 2,90 € (et en plus il y a moins d'amande)

Géant Casino :
- le pot de Nutella de 440g qui est passé de 2€38 à 2€70 (merci Jigsaw)


A vous de faire les détectives...

samedi 3 décembre 2011

Colloque "L’animal peut il être une sentinelle des maltraitances humaines ?"

C'est un colloque dont le thème est très intéressant et me tient à coeur. En effet, il m'a été donné de constater que les maltraitances à animal sont souvent représentatives de dysfonctionnements familiaux.
Je regrette simplement que ce colloque ne soit pas plus "ouvert" en terme d'intervenants. Des psychologues, des criminologues auraient eu des choses à dire. Car nous pouvons légitimement nous poser quelques questions : Les parents traitent-ils leurs animaux comme ils traitent leurs enfants ? L'observation des animaux de compagnie nous informe-t-elle sur les relations intra-familiales ? Le comportements d'enfants maltraitants sur animaux est-il le reflet de dysfonctionnement familiaux ?

Alors allez-y nombreux, il faut soutenir ce beau mais malheureux sujet afin que la situation avance pour les humains et pour les animaux.


L'association de juristes "Ni Homme, Ni Objet" a soutenu un colloque co-organisé par VetAgro et l'association des Anciens Elèves et Amis de l'ENVL dans le cadre du 250ème anniversaire de la création à Lyon, de la première École Vétérinaire au monde, auquel vous êtes conviée.
Pour cela, je vous invite à remplir un formulaire avant le 5 décembre prochain sur http://www.vetagro-sup.fr/onehealth
  
Thème : L’animal peut il être une sentinelle des maltraitances humaines ?
 
Date : Le 13 décembre 2011 
Lieu : l'Hôtel du Département du Rhône,   29-31 cours de la Liberté  Lyon
Horaires : Accueil à 19h30 ; Conférences à 20h

Prévision de programme :

Introduction : Dr Stéphane Martinot, Directeur Général de VetAgro Sup et / ou Pr Gilles Bourdoiseau, Directeur Adjoint du Campus Vétérinaire de VetAgro Sup :
è Nécessité d’un abord pluridisciplinaire pour tenter de répondre à la problématique des maltraitances.
Dr Jean Paul Richier, Psychiatre, Praticien Hospitalier : Du point de vue de la psychopathologie humaine, quel est le lien entre violences envers animaux et violences envers personnes ? Aspects cliniques en humaine : Profil psychiatrique des personnes qui maltraitent humains (et profil des victimes). Est ce le même que celui des personnes qui maltraitent les animaux ? Quels outils en médecine humaine pour détecter ces maltraitances ? Critères de suspicion, etc. Types de traitements et prises en charge possibles pour les personnalités maltraitantes, etc. Classification des maltraitances du point de vue psychiatrique.
Pr Hubert Montagner, ex-Directeur de recherche à l’INSERM de Bordeaux en psychophysiologie et psychopathologie du développement, spécialiste de la relation enfant-animal : Quels sont les facteurs de risque pendant le développement de l’enfant ? Un enfant qui maltraite les animaux devient il un adulte maltraitant les humains ? Rôle des éducateurs (parents, professeurs etc.). Ce risque, s’il existe, est il actuellement pris en compte par les éducateurs ? Identification des signes de maltraitance chez l’enfant.
Maître Laurent Hincker, Avocat, spécialiste en droit des personnes et de la famille, droit pénal et droit communautaire et européen : Quelle est la législation actuelle en France et en Europe / monde pour sanctionner les maltraitances humaines et animales ? Réalité des faits : dossiers comportant en même temps maltraitances humaines et animales. Quel est le suivi des personnes jugées ?
Dr Dominique Autier-Dérian, Vétérinaire comportementaliste, chargée de consultation à VetAgro Sup : aspects vétérinaires. Maltraitances envers les animaux et plus particulièrement sexuelles. Types d’abus, Aspects pratiques en médecine vétérinaire (lésions et aspects comportementaux).
Pr Denise Remy, Enseignante à VetAgro Sup campus vétérinaire de Lyon, spécialisée en Ethique : aspects éthiques par rapport à l’enseignement et à la pratique vétérinaire.
Bilan et conclusion de la soirée par le Président du Conseil Régional de l’Ordre des Vétérinaires, Dr Jean-Marc Petiot : S’il existe un lien avéré entre maltraitances humaines et animales, quel serait le rôle du vétérinaire, quel serait le rôle du médecin, dans le nouveau dispositif qui pourrait être mis en place ? Peut –on enfreindre le secret professionnel en cas de suspicion de maltraitances envers l’animal et en cas de maltraitance envers un humain ?

jeudi 1 décembre 2011

Les fleurs de Bach

Je dois toujours faire mon article sur l'homéopathie mais comme ça sera long à écrire, j'avoue que depuis plus d'un an j'ai la flemme.

Alors aujourd'hui j'en m'en prends aux Fleurs de Bach.

J'ai mis longtemps avant de comprendre ce que c'était que les Fleurs de Bach. Mais internet est arrivé un jour et là j'ai enfin compris ce que c'était.

Alors en fait il s'agit de liquides aux fleurs censés rétablir l'équilibre émotionnel. 

Alors il faut savoir que sur le principe, moi, vous, tout le monde peut fabriquer de tels liquides. C'est très simple, il suffit de prendre des fleurs (en bon état) et de soit les laisser tremper dans  de l'eau de source pendant 3 heures au soleil soit de les faire bouillir dans de l'eau pendant 30 minutes. Puis filtré, vous en versez quelques gouttes dans du Cognac et vous secouez pendant quelques temps. Le liquide ainsi obtenu peut être ingéré (pas tout non, l'alcool est néfaste pour la santé il parait). Nous ne sommes pas très éloigné de l'homéopathie.

Bach (qui n'a rien à voir avec le compositeur), dans les années 20, testait ses plantes en en mangeant les pétales. Ce qui, rien qu'à l'odorat et au goût, lui permettait de savoir sur quoi cela agissait. Il me faut bien avouer que sniffer des fleurs odorantes est plutôt agréable (sauf lorsqu'on est dépressif) et que j'aime bien manger des fleurs parce qu'elles ont un goût inhabituels. Mais j'ai eu beau bouffer toute une poignée de bourrache, à part l'envie de m'en avaler d'autres, je n'ai pas senti d'action particulière (l'addiction à la bourrache serait-elle un signe ?).

Bref, Bach décidait selon le goût des fleurs des effets de celles-ci sur l'émotionnel. Il décida sur le même principe des mélanges floraux selon le principe de l'époque de "force vitale", le parfum de la fleur étant son "âme" qui s'évaporerait dans l'air.

Depuis l'appellation "Fleurs de Bach" existe toujours et des liquides pour soutenir les aspect émotionnels de chacun sont en vente libre.  Ainsi si vous êtes trop protectrice madame, vous souffrez aussi certainement du fait de ce trouble dans votre équilibre émotionnel, de toux et/ou de troubles urinaires. Vous boirez donc quelques gouttes de l'elixir de Chicorée afin de rétablir votre équilibre émotionnel et vous fera cesser toute somatisation. Monsieur, vous êtes un vilain égocentrique. Vous souffrez donc d'hypertension et d'angines à répétition ? Vite de la bruyère. Sachez que l'eau de Roche (qui n'est que l'eau de source sans fleur) vous permettra de mettre fin à des préoccupations excessives.

Bon, plus sérieusement, depuis 2002 plusieurs chercheurs se sont penchés sur les effets des fleurs de Bach.
Les conclusions ? En gros "l'hypothèse que les fleurs de Bach auraient un effet supérieur à l'effet placébo n'est pas soutenue par les résultats". Bref, les fleurs du Bach ne sont pas plus efficaces que le placebo, c'est à dire 40 % d'effet en avalant rien.

Depuis quelques petits malins ont repris le principe en y ajoutant d'autres plantes, d'autres émotions. Dans tous les cas, ce type de produits trouvent preneurs auprès de personnes sensibles au fait que les médicaments (traitement allopathique) sont chimiques et donc catastrophiques pour le corps. De même qu'on ne s'occuperait que des symptômes et pas des causes des maladies. Sans compter la raisonnance avec les fidèles naturopathes qui ne croient qu'au vertus naturelles et aux effets du psychisme (sans doute, mais expliquez à E. coli que son inexistence n'est qu'un fait de l'esprit).

Bon, vous aurez compris ce que j'en pense et pour ceux qui seraient du même avis, je vous propose de lire un complément sur le site pseudo sciences.
1 granule = 2 gouttes. 
Mais à quand la même formule pour le Whisky 20 ans d'âge ?

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