mercredi 9 février 2011

Bébé médicament. Et la psychologie alors ?

Le premier bébé médicament français à vu le jour.
Ce bébé va permettre de guérir sa grande soeur atteinte d'une maladie génétique.
En effet, né par sélection génétique, le sang du cordon ombilical de ce bébé plein de cellules souches devrait permettre de guérir l'aînée.



Bien sur tous les médecins et tous les magasines scientifiques se sont félicités de le prouesse médical et des espoirs de traitement dans un futur proche.
Espoir, c'est d'ailleurs le prénom de ce bébé. "Umut-Talha" voulant dire "notre espoir" en Turc.

Par contre, certaines personnes se sont mollement opposés ou inquiétés de cette naissance.
Mais nulpart de possibles préoccupations psychologiques.

L'aînée se sentira t elle redevable à ce frère ?
L'enfant va t il devenir la "lumière" de la famille ?
Ce bébé aura t il encore une raison d'être après sa naissance ?
Au contraire, sera t il considéré comme le "sauveur" auquel on doit tout ?
Le fait d'avoir été sélectionné génétiquement en fait-il le "bébé de l'amour"ou de la science ?
Comment lui se considèrera t il, comme un enfant désiré ou comme un objet nécessaire ?
Le fait d'avoir sélectionné le fera t il culpabiliser d'être là lui alors que sans ce projet soit il n'y aurait personne d'autre soit il y aurait un autre enfant "non parfait" ?
Si la greffe pour sa soeur échoue, sera t il considéré lui même comme un échec ?
Si cela échoue, se considèrera t il comme n'ayant plus de raison d'être ?
Si cela échoue, ne lui fera t on pas porter le poids d'une culpabilité de n'être pas "assez parfait" ?
Que vient-il guérir : sa soeur ou la peur de la mort des parents ?
Et si lui même a un problème, qui viendra lui le sauver ?


Sans doute pourrait-on ajouter d'autres questions.
Vous en pensez quoi ?





9 commentaires:

  1. Je ne veux pas être méchante ou condamner a priori mais cet enfant aura bien besoin d'un psy pour se construire à mon avis, et son prénom est déjà une calamité en soi : il résume l'état d'esprit des parents !
    Je suppose que les médecins ont dû expliquer aux parents les risques pour le psychisme des deux enfants mais ils feraient bien de se répéter encore et encore. Tout (ou presque) va dépendre de l'intelligence des parents...

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  2. C'est malsain, je trouve le procédé profondément malsain et je vois surtout là l'oeuvre de chercheurs qui surpassaient par leur désir de faire LA découverte empruntent tout les raccourcis possibles sans se soucier une seule question de questions d'ordre éthique.
    Je ne connais pas vraiment le sujet donc je ne vais pas m'avancer plus que ça, mais de ce que j'en lis, ça ne m'inspire guère plus que de la méfiance et de la réticence.
    De toute façon on sera très vite fixé sur les réponses dans l'avenir, et comme c'est malheureusement souvent le cas avec les divers revers de médaille qui n'avaient pas été pris en compte initialement.
    Non clairement, je ne parviens pas à voir de points positifs qui ne seraient pas annihiler par la masse de points d'interrogation que suscitent les suites de cette "prouesse médical".

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  3. Comme vous. Mêmes interrogations.

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  4. J'en pense qu'on se pose bien trop de questions.
    Dans le même genre certains se sont offusqués quand j'ai dit que je voulais un 2ème enfant pour offrir un compagnon de jeux à mon premier.(évidement la réciproque est valable aussi)
    Et quasi toutes tes questions se posent de la même façon même si c'est de façon un peu moins cruciale.
    Il y a des tas de familles qui ont un 2ème enfant et qui ont un début de relation particulier avec celui-ci.
    Ma puce en plus de devenir compagne de jeu de fiston m'a également permis de réussir un bel accouchement sans péridurale. C'était assez important pour moi.
    Est-ce que si je n'avais pas réussi, je n'aurais pas d'avantage eu envie d'un petit 3ème? Idem si je n'avais pas eu 1 fille et 1 garçon?
    Et je ne parle pas non plus de tout les parents d'enfants handicapés, qui font un autre enfant d'en l'espoir d'en avoir un "normal". On ne se pose pas tant de question éthique alors que ça ne doit pas être facile à vivre tous les jours non plus pour l'enfant handicapé et pour le/s frères ou soeurs "normaux".

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  5. j'en pesne que je me suis posé les mêmes questions que toi... enfin, pas toutes quand même, j'ai une vie à côté !

    je me disais aussi qu'outre sa relation avec ses parents, il serait épié toute sa vie comme a du l'être la petite fille 1ère bébé éprouvette (amandine, je crois) donc on voit régulièrement des images à la TV tous les 2 ou 3 ans depuis... 30 ans ?

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  6. Cleanettte : l'humain est parfois amusant, il a besoin de se trouver des raisons pour avoir des enfants alors qu'en fait tout cela n'est régit que par la biologie archaïque.
    Quant à faire un enfant "comme compagnon de jeu" de l'autre, cet argument m'aurait fait hurler aussi, mais il n'est pas pire qu'un autre. Sauf que tu avais une chance sur 3 que ça fonctionne. Et s'ils avaient été deux personnalité peu compatibles quelle vision aurait tu eu de ton envie face à cet réaction ? On ne peut qu'extrapoler bien sur.
    En ce qui concerne les parents qui ont un enfant handicapé et qui en veulent un "normal", ça pose évidemment les quasi même questions. Mais là encore, fort étonnament, on evite de les poser.
    Ce qui m'interroge ici, c'est que je n'ai pas trouvé un seul article, une seule réaction qui aborde ces questions. Et ça, moi, ça me pose question.

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  7. Aparté : le site de cul est revenu sur mon écran, après que j'ai cliqué sur "commentaires".
    Le ver est dans le fruit !

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  8. J'réfléchissais à cet article avant de répondre, j'pensais justement à ce que j'avais lu il n'y a pas très longtemps : ne pas dire à l'ainé qu'on lui fait un petit frère ou une petite soeur pour lui faire plaisir, parce qu'un bébé n'est pas un jouet, et ça n'est pas la responsabilité de l'ainé, ça n'est pas son choix, et qu'il voudra probablement détruire son nouveau "jouet".
    Moi aussi je trouve cette histoire un peu triste, l'idée d'être un "médicament", d'avoir été créé par amour pour un autre bébé que soit. Je me demande comment les parents expliqueront ça plus tard au bébé. Drôle d'innovation, ça me rappelle des bouquins de sciences fictions, où l'on ne se soucie pas des individus mais seulement du progrès, de ce que les humains sont capables de faire (on est les plus fort). La biologie ne fait pas partie des sciences "humaines" lol

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  9. Zygielle : une solution déjà, ne pas cliquer sur "commentaire" mais l'ouvrir en faisant en clic droit "ouvrir dans un nouvel onglet". Ca ne règle pas, mais ça court circuite. Oui, je n'ai pas accès au code de la partie com, mais je reste persuadée que c'est lié soit à un lien dans un com soit à un pseudo.

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