lundi 30 mai 2011

Quel est ce film ?

Hello !!

Je vais commencer aujourd'hui une nouvelle série très simple.
Il s'agira de vous présenter une image tirée d'un film (noir et blanc ou couleur).
Putôt des vieux films d'ailleurs... enfin en tout cas bien avant 1960.

A vous de trouver de quel film est tiré cette image.
Titre au minimum, date si possible, acteurs si vous les reconnaissez. 
Ne trichez pas en allant sur le net, c'est trop facile et ça n'aurait vraiment aucun intérêt.
N'hésitez pas dire ce que vous pensez du film présenté.

Aujourd'hui et pendant quelque semaines, le lundi c'est donc cinéma.
Le résultat le mercredi, dans le même article, avec -si possible- un extrait.
Je ne suis "pas chien", les 3 premières semaines seront faciles.

Ce premier film fait partie de mes films préférés. J'ai du le voir 150 fois si ce n'est plus et je suis absolument certaine qu'il a quelque chose à voir avec mon intérêt pour le psychisme.

A vos mémoires !

(ah oui, j'ai oublié de vous dire que les commentaires ne seront pas publiés avant mercredi, sinon c'est trop facile de copier sur les autres !)



Le film est "Planète interdite "ou "forbidden planet".
Film de science-fiction de 1955 avec Leslie Nielsen (Le commandant Adams), mais aussi Anne Francis (Altaïra) à ses tous débuts et Walter Pidgeon (Morbius). Sans oublier Robbie le robot.

Pour faire simple sur le synopsis : la vaisseau du Commandant Adams tombe en panne et se doit d'atterrir d'urgence sur Altaïr 4. Il prend contact avec l'unique survivant d'une bande de colons scientifique qui ne veut voir personne. L'atterrissage se fera quand même et le commandant et son équipe découvriront que toute la colonnie a été décimée. Il ne reste que Morbius et sa fille. Habitaient cette planète il y a bien longtemps les Krell. Etres très différents des humains et dotés d'une intelligence incommensurable. Toute leur technologie étant basée sur le pouvoir de l'esprit. Ils ont disparu en une nuit, tous tués par un être hyper puissant mais invisible. En fait, le pouvoir de l'esprit s'est retourné contre eux, puisque la "machine" était capable de construire à partir des pensées. Le problème c'est que la nuit, comme nous, les Krell faisaient des cauchemars qui du coup prenaient vie. Morbius comprendra que son esprit calculateur et hyperdéveloppé a mener ses propres compagnons et sa femme à leur perte. Inconsciemment il va tenter de tuer tout l'équipage du commandant Adams et même sa fille ! Pris de remord, il va lutter psychiquement pour détruire la "créature" mentale. Et bien sur, le vaisseau enfin réparé, pourra reprendre sa route au bon moment emmenant en son sein l'équipage et la fille de Morbius.

Il faut noter que c'est le premier film sans musique. Il y a plein de sons, de bruitages qui donnent le ton et créént une ambiance surnaturelle.
Robbie le robot est un vrai robot. Lors de la première du film au Grand Rex à Paris, Robbie était accompagné et entouré par des gardes du corps. Robot issu de recherches de la Nasa, prévu pour des missions spatiales, il avait quelques défauts : celui de ne pas pouvoir passer partout et celui d'avoir des bras courts non rapprochables.
Signalons juste pour l'anecdote que jusqu'au milieu des années 80, ce film fut considéré comme un véritable "nanar" avant de devenir un film culte.


THE END - La Planète Interdite Science Fiction par this-is-the-end

samedi 28 mai 2011

La fête de qui ? des Mères !

La fêtes des mères reste un événement essentiel dans l'année d'un enfant.
Dès la maternelle, il prépare avec délice et malice le précieux présent qu'il offrira le jour venu à sa maman.
La maîtresse lui a bien dit "chut, il ne faut pas le dire, il faut faire la surprise !", l'enfant finira toujours par lâché qu'il est en train de préparer une surprise à l'école en chantonnant "c'est bientôt la fêtes des mères, la la la !" d'un air ravi.

Je ne vous ferai pas l'historique de la fêtes des Mères, il existe des sites qui le feront bien mieux que moi.

Je m'en vais par contre ici disserter (je ferai court n'aie peur Ô lecteur, Ô lectrice) sur les dérives de la fêtes des Mères.

Tiens, je m'en va monter faire mes courses dans une grande surface.
En titubant erratiquement entre les rayons afin de trouver les yaourts puis totalement à l'opposé les fromages, j'écoute distraitement les discours publicitaires censés me faire consommer de la purée Pousseline en super promotion les 3 paquets pour le prix de deux (mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse de 3 paquets si je n'en n'ai besoin que de deux ? Je préférerai qu'on me fasse payer 1/3 de moins sur chaque paquet...). 

C'est perdue dans mes pensées rebelles que d'un seul coup j'entends un truc du genre :
(voix de grande ado) "tu sais papa avec la carte Machin, tu bénéficies de 20 % sur les bijoux, c'est cool non ?" "
(voix d'homme) "c'est vrai c'est intéressant, avec la carte Machin ont a toujours des bons plans"
(voix de la fille) "mais papa, t'as rien compris. Dimanche c'est la FETE - DES - MERES ! Maman elle aime les bijoux, alors tu pourrais peut être y penser aux 20 % sur les bijoux"
(le mec contrit) "ah oui, ooop, t'as raison,....."

Bref, si je comprends la façon dont c'est traité et les tonalités des voix, on tente de faire comprendre aux mecs qu'ils doivent offrir un cadeau à leur femme le jour de la fête des mères.

C'est pas la première fois que je vois ça. 
Dans un magazine féminin, on parlait des cadeaux (mesdames) que vous aimeriez qu'Il vous offre dimanche.

Pourtant à la fêtes des Mères, le mec il a bien un cadeau à faire : à sa propre mère (on reste l'enfant de ses parents pendant un certain temps vous avez remarqué ? lol)
Et s'il y a des enfants dans le couple, ce sont eux qui font un cadeau un cadeau à Madame.

Nonobstant, les pubs censés toucher les hommes se font très agressives.
1. Comme s'il fallait à tout prix qu'un cadeau de fête des Mères soit acheté !
On se gausse sans cesse des colliers de nouille ou du cadre mal peint, mais franchement y a pas plus beau pour une mère (équilibrée bien sur) que ce qui est fait avec le coeur. Rien de tel pour une maman que de voir son gosse excité, les yeux grands ouverts dans l'attente du bisou et de la phrase magique "c'est le plus beau cadeau qu'on m'ait fait cette année !".

2. Comme s'il fallait que Monsieur offre aussi un cadeau à sa compagne.
C'est très régressif vous me direz. Ainsi cet homme aura le plaisir de dire de façon sous entendu à sa chère et tendre "tu es ma mère". Ce qui ne va pas faciliter les relations (encore que pour certains on est déjà dans cette configuration ! lol).


La fête des Mères, tout comme la fête des Pères, reste une journée importante dans l'année d'un enfant.
Les publicitaires prennent le risque de le gâcher par un "et toi, tu n'as pas pensé à mon cadeau ?" d'une dame vénale face à un mari resté "très tradition".
Il y a déjà la saint Valentin, la pseudo journée de la Femme, l'anniversaire et Noël. Sans compter tous les petits cadeaux qui mine de rien peuvent ponctuer une relation de couple (un petit savon par là, un glace par ci, un restau ici...).

Rêvons donc à ce que la fête des Mères reste ce qu'elle est : la joie d'un enfant qui viendra nourrir le coeur de sa mère.



mercredi 25 mai 2011

Choix du psychologue : homme ou femme ?

Je lisais un article intéressant qui expliquait qu'aux USA les hommes consultaient peu des psychothérapeutes féminins.
Et de se demander pourquoi, of course.
D'après les quelques réponses obtenus, les hommes se sentaient plus à l'aise avec un psy homme, qui comprenait mieux leur problématique, qui posait un regard d'homme et surtout avec lequel il serait plus facile de parler de leur sexualité.

Mon expérience personnelle montre en tout cas que la proportion hommes/femmes serait du style 1/4 - 3/4.
Maintenant est-ce du au fait que les hommes consultent moins un psy femme ou parce que les hommes, d'une façon général, verbalise moins et qu'ils font moins appel aux psy ?
La réponse est dans la question je crois.

En fait, par expérience personnelle, je pense très franchement que le choix du sexe du psy n'est en rien lié au hasard.

Les patients disent parfois "je vous ai trouvé dans l'annuaire" ou "j'ai pris votre nom au hasard"...
Mouais...
Entre celle qui consulte "au hasard" et comme par le plus grand des"hasards" je porte le même prénom que son ex.
Ou celui qui consulte parce qu'il a eu l'impression au son de ma voix que j'étais compétente (et qui s'avère avoir un grand besoin de se faire dominé) (parfaitement, j'ai une voix "déterminée" et non je ne domine pas mes patients, je ne suis pas domina (c'est plus cher)).


Sans compter les femmes qui consultent une autre femme car elles ont besoin d'être dans la comparaison.
Et ceux qui n'existent qu'au travers des yeux des femmes.
Et ceux qui ont un besoin de retrouver leur séduction et qui veulent se conforter dans l'oeil de la psy,
et celles qui ont besoin de se confronter à une femme "qui a réussi"....
et ceux qui viennent pour dominer une femme "socialement dominante"
et celles qui découvrent leur homosexualité latente...

Je pourrai vous faire une liste très longue.

Je vais vous donner un exemple (je sais Ô lectrice, Ô lecteur que tu as besoin d'exemple pour mieux comprendre) :
Un patient se pointe un jour avec un gros déficit d'estime de Soi.
Le regard des femmes est très important pour lui.
Il s'en nourrit et du coup est tout le temps dans la séduction.
Je lui demande un petit "travail" (mes patients "travaillent" beaucoup).
Il m'avoue qu'il a menti dans ce qu'il a écrit.
Il ne voulait pas que je le perçoive tel qu'il est en réalité parce que son "intérieur" ne lui plait pas.

Mais on vois là un bel exemple où le patient ne considère pas seulement sa psy comme une psy mais comme un femme... à séduire qui plus est.
(je vous passe sur la discussion qui s'ensuivie)

Pour ceux qui se poseraient la question, y'en a, ça m'arrive aussi avec des femmes.

Quant à parler plus facilement de sexualité avec une personne du même sexe que soi, c'est exactement la même problématique.
Je n'ai aucun problème à parler de la sexualité d'un patient et je n'en n'ai jamais rencontré un qui ne me racontent pas des détails. Peut être au début sont ils hésitants "en dedans", mais comme ils voient que ça ne me gène pas et que je leur répond de façon neutre (et qu'en plus j'en rajoute des fois), ils sont plutôt à l'aise sur le sujet.

Ceci dit, homme ou femme, certains sont incapables d'aborder le sujet de la sexualité et ils rencontreraient les mêmes problèmes quelque soit le psy en face d'eux. Ceux là tendent à choisir un psy du même sexe qu'eux, pensant qu'ainsi le psy sera plus à même de comprendre de quoi ils veulent parler à demi mot voir au travers des diverses allusions (ben des fois non). D'ailleurs le travail du psy sera de réussir à leur faire dire les mots ou d'expliquer en détail (croustillants bien sur) afin de les libérer de cette problématique.

En fait, lorsqu'on y regarde de plus prêts, choisir son psy repose sur les mêmes critères que choisir un médecin.
Le bouche à oreille fonctionne, mais rarement dans ma profession.
Mais le fait que le prénom ou le nom joue sur le choix est une réalité. Celui la va rien qu'en regardant ses coordonnées va nous paraître plus sympa. Le fait que ce soit un homme ou un femme joue donc un rôle aussi (c'est comme aller chez le gynéco !). 

Bien sur parfois le choix du psy semble lié au pur hasard. Le fait que son cabinet soit proche du domicile ou du travail. Le fait qu'il soit dispo aux horaires qui conviennent au patient.

Mais si vous êtes dans ce cas, posez vous 30 secondes sur votre chaise et demandez vous sérieusement si le fait de choisir un psy juste à côté de chez vous ou au contraire le plus loin possible relève d'un pur hasard ou d'un choix caché ?

Allez je suis sûre que vous avez déjà la réponse.




lundi 23 mai 2011

Histoire de tabou - 8

Avec un peu de retard la toute dernière histoire de tabou. La mienne. Celle de Vergibération donc (dois-je mettre un lien vers le site ? lol)


Sophie a 43 ans.
Elle est assise.
Assise dans sa cuisine.
Assise sur le vieux tabouret en bois, dans le petit coin là entre le réfrigérateur et le plan de travail.
Elle attend.
Elle sait ce qu'elle attend, mais en même temps elle ne veut pas y penser.
Elle attend les épaules tombantes, les mains serrées contre elle, la tête penchée.
Lasse. Si lasse.
Mais que faire ?

Les pommes de terre sautées grésillent dans la sauteuse.
De l'ail, du persil.
La viande, du boeuf, repose sur la planche à découper.
Le chien renifle mais il ne dit rien. 
Il attend.
Lui aussi.

Un souffle.
Un soubresaut.
La porte d'entrée s'ouvre brutalement.
L'enfer vient d'entrer.
Le chien se glisse au le salon.
Il ne jappe pas, il rampe. 
Se fait tout petit.

"KaïïÎ" fait il lorsque le coup de pied l'atteint.
"T'es encore là sale clébard ? Casse toi. Hey y a personne qui peut tenir ce connard de clebs ?"
La voix traverse la pièce et entre dans la cuisine.
Sophie se lève d'un bond et se cale dans le coin.
"Qu'est-ce tu fous assise ? T'es vraiment qu'une merde, t'as rien à foutre ou quoi ?".
Sophie tremble.
Elle bafouille "j'ai fait à manger..." d'une toute petite voix.

"Putain, encore des patates." Il donne un coup dans la sauteuse, elle tombe à terre.
Dans un fracas monstrueux, les pommes de terre roulent puis s'étalent sur le sol.
Il se plante devant elle. "Tu sais rien foutre d'autre ?" lui hurle la voix à ras du nez.
"T'es bonne à rien, bordel ! Y'en à marre de ce foutoir. Et magne toi de faire aut'chose, j'crève la dalle".

"Qu'est-ce t'as fait du reste du fric ?"
Sophie tend maladroitement son porte-monnaie.
"Arrête de trembler. T'es vraiment trop conne. Tu comprends rien ou quoi. J'ai besoin de FRIC, F.R.I.C., TU COMPRENDS ?" hurle-t-il.
Il attrape Sophie par le col de son t-shirt délavé.
"5 euros ? Tu te fous de ma gueule !". 
Il lance Sophie contre le coin du plan de travail. 
Le coin entre dans son dos, elle n'émet aucun son. Rien ne peut sortir.

"Bon j'vais voir l'aut' là-haut, je pari qu'il est encore dans sa chambre".
"Il est malade tu sais bien" anonne Sophie.
"Malade ? Une feignasse oui ! J'vais aller le secouer".
Il attrape le couteau de cuisine resté près des morceaux de viande.
"Il va se réveiller je te le garanti. Il doit bien avoir du fric... Il a intérêt à avoir du FRIC !".
Et en désignant le chien avec la pointe du couteau : "Et ton connard de clebs là, je veux plus le voir. Tu t'en débarrasses, tu le fais piquer. Si je le revois je le massacre, il va comprendre qui c'est le maître ici !".

La voix sort de la cuisine.
Il monte l'escalier le couteau à la main en criant "hey le connard là-haut, t'es encore au pieu ? Lève ton cul où je vais t'aider !"

Sophie met sa tête dans ses mains.
Elle prie. 
Elle prie d'avoir la force cette fois.

Elle bouge lentement, elle n'ose pas, des fois qu'il entendrait.
Des bruits sourds, des bruits de coups, une chute, des cris.
Elle décroche le téléphone.
Le 17.
"Allo, vous avez demandez la police ne quittez pas" dit la voix mélodieuse.
"Vite, vite" pense-t-elle.
"Bonjour Madame, commissariat, je peux vous aider ?"
"oui, venez vite s'il vous plait, notre fils de 14 ans est monté tuer son père".


dimanche 22 mai 2011

La BD du dimanche

La PSY est parfois très terre à terre...



Cliquez sur l'image pour voir plus net





vendredi 20 mai 2011

Samedi c'est la fin du monde !!

Eh oui, il parait que ce samedi 21/05 c'est le début de la fin.
Ce serait écrit dans la Bible.
Si ce soir nous ne nous sommes pas tous repentis, plus rien ne sera possible et dès demain la fin du monde commencera sans retour en arrière possible.



Meteo France le confirme, samedi le temps ça va encore, dimanche il pleut ! La fin du monde sera entamée.

Alors demandons tous à DSK de prier plus fort que les autres car c'est de lui de toute évidence qu'émergera l'opprobe divine.



Nous serons tous punis : les riches avec une augmentation d'impôts, les pauvres avec une augmentation du tarif des PV et ceux du milieu qui basculeront dans l'une ou l'autre catégorie sociale...

Jusqu'à ce que le 31 octobre le monde tel que nous le connaissons disparaisse.

Enfin presque.
200 millions d'entre nous devraient survivre.


Pfff, c'est bien la peine d'avoir obtenu la peine de se masturber au boulot 15 minutes toutes les deux heures ...
Allez j'y retourne.

Aucun respect ce gardien, s'appuyer négligemment sur la tête de DSK...

mercredi 18 mai 2011

Eurovision 2011

Vous n'avez pas regardé ni écouté le concours de l'Eurovision 2011 samedi dernier ?
Vous avez eu raison ! Je l'ai fait pour vous !

Non en fait je ne me suis pas coltinée toute la soirée, juste la fin, le décompte des points que j'adooore.
J'adore toujours voir l'horrible chanson française se faire démonter. Je dis horrible car ça fait des années qu'on n'est pas foutu de présenter une chanson correcte. Même Gainsbourg avait réussi à pondre un nullité pour ce concours là, faut croire que ça nous casse notre créativité.

Bref, contre toute attente ce fut une "bonne" année avec de la musique de qualité. On aime ou pas la variété, mais c'était franchement de la bonne musique pour la plupart des participants. Le Royaume-Uni et la Suède ont, comme d'habitude, honorés leurs compétences en matière de musique dansante et rythmée. Y a pas à dire, ils savent faire. Le problème -pour eux- est que les pays de l'est ont compris la recette !!

Quant au pays gagnant, l'Azerbaidjan, mwouais, bof, je n'ai pas trop bien compris ce qui a excité autant les jurés. D'ailleurs vous ne trouverez pas leur clip ci-dessous.

Ce qui est amusant dans ce concours ce sont les votes : la Russie vote pour la Serbie, l'Azerbaidjan et la Georgie. La Géorgie vote négligemment pour... la Serbie, la Russie et l'Azerbaidjan. Et l'Azerbaidjan vote pour qui à votre avis ?
Bon, on ne fait pas vraiment mieux. Parce que le Royaume Uni vote pour le Danemark, l'Irlande et la Suède. Mais l'Irlande vote pour le Danemark, le Royaume uni et la Suède. Il n'y a guère que les Italiens, les Espagnols, les Suisses et les Français qui n'ont pas compris la règle du jeu. Ce qui leur vaut de finir dans les derniers tous les ans.

Rappelons que pour moi la règle du jeu est de trouver la chanson "populaire" qui va plaire à un maximum de personnes et dont on retient facilement le refrain.

Allez hop, MA petite sélection parmi les finalistes:













Pour moi les gagnants à mon classement :
J'attribue mes 12 points à la Roumanie pour "Change" de Hotel FM
J'attribue mes 10 points à la Bosnie Herzégovine pour "Love in Rewind" de Dino Merlin
J'attribue mes 8 points au Danemark pour "New tomorrow" de A Friend in London

Si vous voulez voir tous les participants (mêmes ceux qui n'ont pas été sélectionnés pour la final, c'est sur le site officiel ICI)

La Belgique avait un truc très sympa sans instrument :



Les Pays-Bas donnaient dans le "calme" :



La Pologne pour les amateurs de jolies brunes (lol) :



Et un disco israëlien !



Franchement ces 4 là n'auraient pas démérités de participer à la finale.



Et vous, si vous avez suivi le concours, qui vous paraissait le gagnant potentiel ?



lundi 16 mai 2011

Histoire de tabou - 7

Pour finir en beauté les publications de mes lecteurs, voici la vision taboue de Nakito... qui ne risque pas d'améliorer la réputation de ce blog j'en ai peur ! LOL




Je suis pétrifiée devant cette porte sombre qui me dévisage de son judas lubrique.

Machinalement, je m'accroche au bras de mon homme mais je suis comme une noyée qui s'agrippe à une ancre car mon homme est celui qui a réussi, je me demande encore comment, à m'amener là. Quand je dis là, je veux surtout dire de l'autre côté de la porte. Dans l'antre du vice, du stupre et de la fornication.

Une fois le cerbère apprivoisé, les gonds couinent et je pénètre à l'intérieur. Terrorisée, forcément. Moi dans une boite à partouze... Pardon, un club libertin, ça fait beaucoup plus chic. Casanova était libertin, Marc Dorcel est partouzeur.

Bien malgré moi et tandis que je maudis mon cavalier d’avoir réussi à me convaincre de ne pas mettre de culotte « car de toutes façons, tu l’aurais perdue », je ne peux réfréner un pensée incongrue pour ma mère. Que penserait-elle de moi en me voyant hagarde dans le vestibule de Sodome & Gomorrhe, pauvre petite Cosette égarée dans la forêt turgescente ? Ma pauvre mère qui s’agenouille bien plus souvent devant le grand punaisé du Golgotha que devant l’appendice caudal de son mari peut-elle seulement imaginer qu’un tel lieu puisse exister ? Elle pour qui…Non, Maman, s’il te plait, sort de ma tête, tu ne vas pas m’aider à me libérer !

Arrivée aux abords de la piste de danse, je suis tout d’abord contente de voir qu’elle existe, qu’on n’entre pas directement dans le vif du sujet. Ni dans le croupion des convives. Et je suis rassurée de voir qu’on s’ébroue sur la piste de façon somme toute anodine, que les gens ne jouent pas à Tétris en s’imbriquant les uns dans les autres. Néanmoins, un verre m’aidera à me désinhiber et je traverse la salle pour atteindre le bar et sa carte des consommations ostensiblement accrochée à un phallus géant qui trône au mur comme un trophée de chasse.

Là, le choc ! Manifestement, le tarif couple à l’entrée est pondéré par le prix exorbitant des consommations. Dans un lieu ou les gens sont censés prendre du plaisir en allant et venant entre mes reins, c’est tout de même dommage que je sois obligé d’en vendre un pour m’offrir un verre. Mais puisque c’est grâce à moi que Monsieur échappe au tarif « vieux pervers » réservé aux hommes seuls, pour ce qui du bar, il va cracher au bassinet !

Après trois cocktails en quinze minutes, je ne me débats plus beaucoup lorsque mon amant m’entraine sur la piste de danse, puis ne résiste guère plus lorsqu’au gré des rythmes il me caresse les fesses sans s’embarrasser de ma robe qu’il a négligemment roulée sur mes hanches. Ce n’est que lorsque mes restes de cours d’anatomie en cinquième m’aidèrent à trouver étrange la présence de trois mains sur mon corps que je compris que les choses s’accéléraient.

Les Mâles avaient négocié entre eux, sans un mot, juste par échange d’œillades complices. Ils avaient conclu une paix des braves mais je sentais que c’est moi qui devrais fumer le calumet. Même si l’inconnu restait pour l’instant raisonné, ça allait trop vite, trop loin. On a beau avoir une vie sexuelle épanouie, on ne se transforme pas en un claquement de doigts et deux claquements de string en reine des chaudasses prête à toutes les perversions.

Comprenant mon malaise, l’inconnu calme ses pulsions tactiles et je lui en sais gré. Mais concomitamment, une femme plutôt jeune, joli sourire, jupe toute en prestance qui couvrait tout ce qu’elle devait couvrir mais le téton qui baguenaude à hue et à dia, se rapproche de moi. Manifestement, c’est l’offrande de mon inconnu à mon homme… mais bordel, c’est quand que je peux décider quelque chose, moi ? Je n’ai pas le temps d’exprimer mon courroux que la femelle numéro 2 plonge en même temps sa langue dans ma bouche et sa main dans la braguette de mon Jules…

Je ne sais pas ce qui m’a le plus dérangé, sur le coup. Mais rapidement, j’ai compris : C’est l’imaginer faire le contraire dans quelques minutes. La théorie de la libération sexuelle, de la dissociation entre le corps et l’amour, c’est bien joli devant une pizza surgelée et un reportage de M6 mais quand on est à 3 minutes de voir son amoureux se faire aspirer la pompe à plaisir par une pétasse que l’on n’arrive même pas à trouver moche, c’est beaucoup plus difficile de franchir le pas. Deux millénaires de morale judéo-chrétienne et deux ans de catéchisme, ça ne s’efface pas aussi vite qu’une tâche suspecte sur une robe de soirée. Et puis le gus, là, derrière, que je ne regarde même plus mais qui a manifestement coincé ses doigts dans mon sillon anal, il ne m’aide pas à remettre mes idées en place.

J’ai envie de craquer, de crier… Mais pas de passer pour la jouvencelle bloquée.

Le calme un peu revenu, je me laisse expliquer qu’ici, ce n’est qu’un jeu de séduction, qu’il y a des salles, des alcôves, des règles d’intimité, qu’on a toujours le choix.

Mon choix a été de serrer très fort mon chéri dans mes bras, de lui dire qu’on allait visiter si ça lui faisait envie, qu’on pourrait même reboire un verre à côté de la piste en regardant les gens s’encanailler mais qu’ensuite, on rentrerait bras dessus, bras dessous chez nous. Et s’il le souhaite, nous pourrons revenir. Plus tard. Quand je serai mieux préparée. On ne brise pas un tabou sans réfléchir, c’est trop dangereux.

Lorsque la porte s’est rouverte pour nous laisser accéder à l’air frais, mon homme tira sur ma robe qui était restée roulée tout ce temps au dessus de mon séant sans que j’y prête attention. J’avais donc déjà fait un premier pas ! Mais j’avoue, je pensais déjà au poulet au curry qu’allais préparer maman pour le repas de famille de demain midi.

samedi 14 mai 2011

Les horaires du psy

Cet article paru vendredi 13/05 au soir a mystérieusement disparu ce samedi 14/05 au matin.... Je le remets donc. Si vous le trouvez en double c'est que Blogger l'a retrouvé au fin fond de l'infini...
(Blogger a planté pendant 36 h en m'effaçant deux articles mis en ligne dont un a réapparu ce samedi matin comme par miracle !
Pour ceux qui m'ont entrevus à la télé ou entendue à la radio, j'espère qu'ils ne sont pas trop saturés par l'affaire X. Dupont de Ligonnes. Mon nombre de lecteurs n'a pas bougé mais j'ai l'impression d'avoir perdu mes lecteurs habituels. Mes commentaires sur cette affaire vous intéressent-ils ? Faites m'en part).




Le psy a une chance : il commence assez tard le matin.
Enfin une chance, si vous n'êtes pas du matin !


En général donc pas avant 10 h.
D'ailleurs il est très rare que les patients soient demandeurs d'heures de consultation avant cette horaire là.
Il m'est arrivé de prendre un patient à 9 h parce que de toute façon, il n'y avait que là qu'il pouvait être dispo. Mais bon "je ne fais pas ça pour tout le monde" ! lol

Les horaires les plus pris sont :
- le soir (après 18 h et jusqu'à 22 h)
- le samedi matin
- le midi


Le problème est que TOUS les patients veulent être reçus le soir ou le samedi matin !
Sauf, que l'agenda n'étant pas extensible, il s'avère que du coup ces horaires là saturent vite. D'autant que l'on revoit les patients de façon cycliques, que ce sont donc les mêmes qui reviennent pendant un certains temps toutes les semaines ou chaque 15 jours et que ça limite les disponibilités.

Alors que faire entre 10 h et 12 h et entre 14 h et 17 h ?
Eh bien essayer de convaincre les patients qu'on n'est pas libres à d'autres moments ?
Après tout lorsqu'on veut aller chez le médecin et qu'on vous annonce 11h15 ou 16h10, on ne fait pas la fine bouche, on grimace, on se dit que ça va pas être de la tarte d'être libre mais on prend le RDV quand même et on s'y tient. On peut toujours essayer un autre médecin, mais comme nous avons nos habitudes et nos "amitiés" on préfère garder ce RDV mal placé.

Et bien ça, les patients ne l'admettent pas chez le psy.
Je l'ai déjà dit, le psy passe après tout le monde. "J'attend mon livreur Carrefour, j'ai accepté sur l'heure de notre consultation parce que c'est ce que j'ai de moins important" ! .... 
Eh oui, être psy c'est aussi savoir mettre son égo dans sa poche.

Contre toute attente, remplir son agenda sur la journée n'est pas toujours simple.
Et du coup, pour un salarié trouver un psy dispo n'est pas simple non plus.
C'est une des raisons qui font que certains ne consultent jamais, car ils n'arriveront pas à trouver un psy compatible avec leur plage de liberté.

Bien sur me direz vous, car vous êtes finauds maintenant, n'est-ce pas un bel acte manqué ?
Héhé, bien sur.
Pour certains en tout cas.
Certains ne sont pas prêt pour la thérapie et trouve un alibi fictif pour ne pas prendre de RDV. Ils diront à leurs proches qu'ils ont tout essayé mais qu'aucun psy ne lui fait de la place (et du coup discours sur les psys pas sympas, pas compréhensifs et qui croulent sous les patients...).
D'autres se débrouillent pour ne pas pouvoir avoir de RDV. Ils sont persuadés qu'ils sont prêts (ne font ils pas la démarche d'appeler le psy d'ailleurs ?) et proposent des horaires de dispo impossible à tenir (avant 8 h ou après 21h30).
D'autres perçoivent le psy comme une personne extraordinaire. Le statut du psy ne lui permet pas d'être appréhendé comme une personne "classique" avec des horaires, des contraintes personnelles ou familiales, le psy est un être à part disponible 24 h/24 pour sauver le monde.

Il est évident alors que le psy se retrouvent de façon majoritaire avec des patients qui peuvent se libérer.
Des professions libérales, des artisans, des chercheurs, des étudiants, des salariés à temps partiels, des inactifs.
Tous les autres... ils ne vont pas chez le psy !

Ce qui est étonnant c'est que les patients, très vite, s'aperçoivent qu'être suivi psychologiquement leur fait un bien fou. Bien sur ce n'est pas aussi rapide qu'une bonne pilule, mais ils sentent des changements en profondeurs, des changements qui seront persistants. Et ils se disent que le psy est aussi important que n'importe quelle autre type de consultation. 

Si les éventuels patients savaient le bien être qu'ils peuvent tirer d'un soutien ou d'un suivi en psychologie, sans doute seraient ils moins regardant sur les horaires. Un chemin reste encore à faire pour le faire comprendre... et remplir l'agenda des psys !!!  ;-)

Le choix du partenaire





On voudrait pouvoir penser que le choix de notre compagnon ou de notre compagne relève des hasards de la vie.

Et c'est vrai en ce qui est l'endroit de rencontre.

Mais pour ce qui de se dire que "l'autre" est "bon" pour tenter une construction de couple, il en est tout autrement.

Le problème est que lorsqu'on drague on présente souvent un façade.
Cette façade est plus ou moins "épaisse".
Elle sert souvent à cacher ce qu'on croit être des faiblesses ou des mauvais côtés de soi. Certains iront jusqu'à vous dire que c'est de la timidité ou de la pudeur.

Bien sur nous avons tous nos "façades". Nous ne sommes pas les mêmes avec la boulangère, qu'avec nos amis ou qu'avec notre prof ou le président de la République ! Certains nous importent, d'autres non. Du coup nous construisons un "masque" qui est censé nous mettre, à défaut de niveau, à notre avantage.
Et bien sur ce "masque" est plus ou moins déformant de ce que nous sommes au fond parce que nous pensons que ce que nous sommes n'est pas approprié à la personne en face de nous.

Du coup, lorsque nous séduisons ou lorsque nous nous faisons séduire, nous nous présentons sous notre meilleur angle.
Mais meilleur pour qui ?
Du coup, de qui tombe amoureux l'autre ? De votre façade ou de ce que vous êtes en réalité ?
Du coup ne risque t il (elle) pas d'être déçu(e) ?
C'est parfois ce qui se passe (d'où certaines violences conjugales).
On peut accuser l'autre de tout ce qu'on veut, mais il faut bien avouer qu'on l'a bien cherché puisque nous avons triché.
Le partenaire vous dira qu'il ne comprend pas ce que vous devenez. Or vous avez toujours été ce que vous êtes. Ce qui n'était pas vrai et n'était que fugitif c'est votre façade !! Or votre partenaire a été attiré par votre façade, c'est cette façade qui lui plaisait pas votre "vraie" personnalité. D'ailleurs s'il l'avait connue, sans doute ne vous aurait il pas choisit comme partenaire au long cours.

Alors non seulement votre partenaire a été dupé(e), mais on aussi se demander pourquoi il/elle a choisi cette "personnalité". 

Il existe ce que j'appelle les "couples thérapeutiques". 

Chacun répond à un besoin ou manque psychologique chez l'autre. 
Ainsi prenons un exemple, un peu caricatural, mais rencontré :

Voici un homme. Hautes études, beau poste.
Issu d'une famille dans laquelle la mère domine et le père se soumet. 
A appris que les hommes n'avaient pas le dessus et que les femmes devaient être dominantes.
A l'âge adulte, pas de confiance en Soi, se trouve nul.
Alors pour ne pas decevoir se construit une façade d'homme viril, fort, sûr de lui.
Attire les femmes.
Des femmes dominantes qui cherchent un "contre pouvoir".
Au premier abord, tout concorde une femme dominante avec un homme "fort".
Elle avait besoin d'un type de "mâle" pour répondre à ses besoins de limites et de cadre.
Il a besoin d'un femme dominante afin de montrer au monde qu'il est capable de séduire ce type de femme.
Au bout que quelques mois, lorsque l'intimité s'impose, la façade n'est plus nécessaire.
Elle tombe et l'homme se révèle tel qu'il est : fragile, soumis, sensible.
Elle ne comprend pas. Il ne répond brutalement plus à ces attentes, mais surtout il s'avère qu'il est incapable de lui donner le cadre dont elle a besoin.

Nous avons tous des façades.
Comme je l'ai écrit plus haut, elles sont plus ou moins déformantes de ce que nous sommes.
Le problème se présente lorsque la façade est trop déformante.
Car nous trompons le monde et le monde se trompe sur nous.
Ce qui entraîne des choix de partenaire (pour correspondre à la façade) et l'attirance de partenaires éventuel(le)s (qui recherchent des personnes qui ressemblent à la façade) qui vont être aussi "déformés".
Tout est faussé. 

Vous l'avez bien compris dans mon exemple, il a besoin de séduire une femme séductrice, dominante pour se montrer qu'il est capable de le faire mais aussi pour "frimer" et montrer que oui, lui ce nul à l'intérieur, est capable d'attirer ce type de femmes, ce qui redore son blason.

Un tel choix de partenaire ne peut que conduire à l'échec du couple.

Il est donc nécessaire lorsqu'on séduit et surtout que l'on veut construire, de se demander ce qu'on a "vendu" à l'autre. A-t-on été Soi (authentique) ou a-t-on été dans la "façade" (virtuel) ?

Ce qui veut dire que lorsqu'on sait qu'on ne va pas bien à "l'intérieur" et qu'on présente une façade "dominante" il est nécessaire de se pencher sur soi lors d'un travail en psychologie afin de modifier les comportements.
Le choix est à la décision du patient : soit il opte pour tenter de devenir tel que sa façade le présente, soit il opte pour ébranler la façade afin que sa présentation soit plus proche de ce qu'il est en réalité.
Il va sans dire que le plus "équilibrant" est ce deuxième choix.

Le choix de notre partenaire de vie n'est jamais un hasard. Il sert de continuité à l'environnement familial d'origine et il comble aussi certaines lacunes affectives. Mais lorsque ces lacunes sont trop grandes, elles faussent nos relations aux autres et peuvent pousser à un choix qui n'est pas en accord avec ce que l'on est vraiment.



vendredi 13 mai 2011

Les horaires du psy

(Blogger a planté pendant 36 h en m'effaçant deux articles mis en ligne dont je n'ai pas gardé trace. Pas sur que je les réécrivent. Je verrai.
Pour ceux qui m'ont entrevus à la télé ou entendue à la radio, j'espère qu'ils ne sont pas trop saturés par l'affaire X. Dupont de Ligonnes. Mon nombre de lecteurs n'a pas bougé mais j'ai l'impression d'avoir perdu mes lecteurs habituels. Mes commentaires sur cette affaire vous intéressent-ils ? Faites m'en part).




Le psy a une chance : il commence assez tard le matin.
Enfin une chance, si vous n'êtes pas du matin !


En général donc pas avant 10 h.
D'ailleurs il est très rare que les patients soient demandeurs d'heures de consultation avant cette horaire là.
Il m'est arrivé de prendre un patient à 9 h parce que de toute façon, il n'y avait que là qu'il pouvait être dispo. Mais bon "je ne fais pas ça pour tout le monde" ! lol

Les horaires les plus pris sont :
- le soir (après 18 h et jusqu'à 22 h)
- le samedi matin
- le midi


Le problème est que TOUS les patients veulent être reçus le soir ou le samedi matin !
Sauf, que l'agenda n'étant pas extensible, il s'avère que du coup ces horaires là saturent vite. D'autant que l'on revoit les patients de façon cycliques, que ce sont donc les mêmes qui reviennent pendant un certains temps toutes les semaines ou chaque 15 jours et que ça limite les disponibilités.

Alors que faire entre 10 h et 12 h et entre 14 h et 17 h ?
Eh bien essayer de convaincre les patients qu'on n'est pas libres à d'autres moments ?
Après tout lorsqu'on veut aller chez le médecin et qu'on vous annonce 11h15 ou 16h10, on ne fait pas la fine bouche, on grimace, on se dit que ça va pas être de la tarte d'être libre mais on prend le RDV quand même et on s'y tient. On peut toujours essayer un autre médecin, mais comme nous avons nos habitudes et nos "amitiés" on préfère garder ce RDV mal placé.

Et bien ça, les patients ne l'admettent pas chez le psy.
Je l'ai déjà dit, le psy passe après tout le monde. "J'attend mon livreur Carrefour, j'ai accepté sur l'heure de notre consultation parce que c'est ce que j'ai de moins important" ! .... 
Eh oui, être psy c'est aussi savoir mettre son égo dans sa poche.

Contre toute attente, remplir son agenda sur la journée n'est pas toujours simple.
Et du coup, pour un salarié trouver un psy dispo n'est pas simple non plus.
C'est une des raisons qui font que certains ne consultent jamais, car ils n'arriveront pas à trouver un psy compatible avec leur plage de liberté.

Bien sur me direz vous, car vous êtes finauds maintenant, n'est-ce pas un bel acte manqué ?
Héhé, bien sur.
Pour certains en tout cas.
Certains ne sont pas prêt pour la thérapie et trouve un alibi fictif pour ne pas prendre de RDV. Ils diront à leurs proches qu'ils ont tout essayé mais qu'aucun psy ne lui fait de la place (et du coup discours sur les psys pas sympas, pas compréhensifs et qui croulent sous les patients...).
D'autres se débrouillent pour ne pas pouvoir avoir de RDV. Ils sont persuadés qu'ils sont prêts (ne font ils pas la démarche d'appeler le psy d'ailleurs ?) et proposent des horaires de dispo impossible à tenir (avant 8 h ou après 21h30).
D'autres perçoivent le psy comme une personne extraordinaire. Le statut du psy ne lui permet pas d'être appréhendé comme une personne "classique" avec des horaires, des contraintes personnelles ou familiales, le psy est un être à part disponible 24 h/24 pour sauver le monde.

Il est évident alors que le psy se retrouvent de façon majoritaire avec des patients qui peuvent se libérer.
Des professions libérales, des artisans, des chercheurs, des étudiants, des salariés à temps partiels, des inactifs.
Tous les autres... ils ne vont pas chez le psy !

Ce qui est étonnant c'est que les patients, très vite, s'aperçoivent qu'être suivi psychologiquement leur fait un bien fou. Bien sur ce n'est pas aussi rapide qu'une bonne pilule, mais ils sentent des changements en profondeurs, des changements qui seront persistants. Et ils se disent que le psy est aussi important que n'importe quelle autre type de consultation. 

Si les éventuels patients savaient le bien être qu'ils peuvent tirer d'un soutien ou d'un suivi en psychologie, sans doute seraient ils moins regardant sur les horaires. Un chemin reste encore à faire pour le faire comprendre... et remplir l'agenda des psys !!!  ;-)






mercredi 11 mai 2011

Hommage

Il n'est plus là.
Nous y étions préparés depuis plusieurs mois.
Sans doute était-il temps. 
Tout ça a trop traîné, tant de souffrances, tant de volonté que ça s'arrête.
Face à la médecine et face à la vie, nous n'y pouvons rien.
Une vie si remplie et si mouvementée, se retrouver ainsi était indigne pour toi.
Tu nous a surpris, tout arrêter là brutalement c'est bien de toi !
Un jour ça va, le lendemain plus rien.
Et malgré ce soulagement, cette attente, c'est le choc.
Depuis tant d'années, tant de souvenirs partagés.
Mais déjà tout s'efface pour ne garder que le meilleur.
Impression que tu es en vacances et que tu vas donner des nouvelles.
Mais tu n'en donneras pas.
Tu n'en donneras plus.


lundi 9 mai 2011

Histoire de tabou - 6

Pour cette sixième semaine, les tabous selon Xe Lymphe :



Encore quelques station de métro avant de rentré dormir. 
 
                Vêtu de blanc la journée et de noir la nuit je suis comme les super héros avec une double apparence et double personnalité. Ou peut être pas. La vie n’est qu’un jeu de rôle après tout. Faire semblant. Encore et toujours. 

Les autres me définissent souvent comme une jeune femme timide, toute frêle, réservé, … Personne ne pourrait s’imaginer comment je passe la plupart de mes nuits. Et même si je le disais ils n’y croiraient pas.
Accroché à la barre, un sourire nier sur le visage, une vieille me regarde bizarrement, ah !… si seulement elle était dans ma tête. Elle prendrait la fuite la pauvre.

Je regarde autour de moi les gens partir travailler. Des commerciales pour la plupart, des patrons peut-être… Ils sont mignon tous dans leur costume trois pièce, entasser comme des sardine pour allé bosser derrière un bureau du matin au soir, a en sortir seulement pour boire un café et déjeuner le midi. 

Y a-t-il des patrons dans le métro ? Non ils sont trop bien pour s’entasser ici. Se mélanger a la population, c’est juste inconcevable… Mais bon ça me fait bien rire quand je les vois le soir devant moi. Eux aussi jouent un rôle. Patron de société réputé qui se transforme en chien  docile la nuit.

Je repense à mon client de cette nuit. Et je ne peux pas m’empêcher de sourire bêtement. C’est peut être pour ça que la vieille a coté me regarde de travers. Elle doit surement me prendre pour une droguée. Une fille trop maigre, trop pale avec des cernes qui rigole toute seule dans son coin…. Mais bon c’était une soirée vraiment géniale, comme je l’ai aime.

En fermant les yeux je peux encore le revoir devant moi. Je sent encore son odeur de sueur mélanger à son sang. Je le revois accrocher à ces chaines me suppliant de continuer, me suppliant de lui faire mal. Je sent encore sa peau se déchirer sous mes ongles. Je commence à avoir le coup de main pour ça. Et le coup de rein pour les procéder. Quelle jouissance de les rabaisser comme ils peuvent le faire avec leur employé. De les sentir à ma merci. Ceux qui ne sont pas marié sont les meilleur car ils se fouttent pas mal des traces que je leur laisse sur leur peau. Mais bon je rigole bien aussi avec les mariés. Même si souvent ils ont peu de trace j’imagine les mensonges débiles qu’ils doivent raconter à leur femme. Quoi que parfois je me dis que s’ils viennent me voir c’est qu’il ne se passe plus grand-chose dans le lit conjugal. 

                Le signal me fait quitter mes rêveries. Terminus tout le monde descend. Je m’en vais rejoindre Morphée au coté de ma moitié.





vendredi 6 mai 2011

Quel est ce film ? - 2

Vous avez été nombreux à trouver la semaine dernière. Voyons si vous serez aussi perspicace cette fois.
Je vous informe qu'il y a aura des films principalement américains et français et quelque fois d'autres nationalités... Il y aura parfois des films des années 70 et je vous en informerai puisque ce n'est pas la "norme" du jeu.

Ensuite, ceux qui pensent n'avoir pas de culture cinématographique ne doivent pas hésiter à tenter leur chance.
Ici, ce n'est pas un concours. Il n'y a pas de gagnant ni de perdant, ni de "bon" ou de "nul". C'est juste un jeu pour faire appel à vos souvenirs ("ah oui je l'ai déjà vu celui-la, c'est quoi déjà ?") et jespère qu'il vous distraira autant que ça m'amuse de chercher des images (comme si j'avais que ça à faire, je suis pas sérieuse des fois).

Cette semaine encore quelque chose de "simple".
Vous l'aurez compris, je garde au chaud vos commentaires jusqu'à mercredi.







jeudi 5 mai 2011

Drame de Nantes (4) - la lettre

Xavier Dupont de Ligonnes a adressé une lettre à plusieurs personnes de sa famille.
J'ai eu la chance d'y avoir accès dans son intégralité.
Et miracle journalistique, vous pouvez la lire désormais ICI !

Quelques commentaires. Quelques parce qu'il n'y a pas grand chose à en dire.

La lettre aurait été écrite le 8 avril, date à laquelle tout le reste de la famille et les chiens étaient déjà morts.

Ce qui ne garantit en rien que ce courrier soit de cette date, tout laisse même sous entendre qu'il aurait été quelques temps plus tôt.

Quoi dire sur la forme :

Il est normal que la lettre soit tapée. Après tout 9 exemplaires ont été envoyés, c'est une lettre de 4 pages, on peut donc légitimement penser qu'il était plus rapide de la taper et de l'imprimer 9 fois, même avec quelques variantes.

Du coup qui dit informatique, dit correction grammaticale et orthographique, voire même la ponctuation. Ce qui rend la lettre dépersonnalisée.

La lettre est bien organisée.

Sur le fond :

La lettre est d'une étrange légèreté. On dirait que c'est écrit comme si tout cela n'était pas important. Comme si le fait d'être soi disant un témoin protégé et de devoir tout quitter pour témoigner à un procès important et de refaire sa vie à zéro n'était pas plus important que de passer 2 jours en Normandie ! Il y a un ton "carte postale" assez étonnant.

Ensuite, la première phrase qui retient l'attention est une qui porte sur le fait quie ce qui est écrit est contrôlé. Par qui ? Ne serait ce pas une façon de glisser qu'il écrit sous la contrainte ? Ou que c'est lui même qui glisse dans son mensonge dont il ne peut plus sortir ?

La phrase se rapportant aux gravats sous la terrasse à ne pas déplacer ni y faire attention est surprenante... a posteriori. En effet nous savons aujourd'hui que c'est sous la terrasse que les corps étaient enterrés et que normalement à la date de rédaction de la lettre les corps s'y trouvaient déjà. C'est écrit trop "légèrement", c'est noyé au milieu des autres phrases. Ca n'a pas plus d'importance que le reste. Ce qui tendrait à montrer qu'au moment où a été écrit la lettre les corps n'y étaient peut être pas encore.

Je remarque que dans la moitié de la lettre Xavier D de L parle de lui. Il utilise le "je" en précisant "Xavier" à chaque fois. Il explique que sa famille, sa femme, ses enfants, n'étaient pas au courant de sa "couverture". Or dans la seconde partie de cette lettre, il parle de "nous". Or on imagine facilement que si personne n'était au courant, leur dire brutalement qu'ils partent aux USA, laissent leurs amis, leur école, leurs contacts, leur famille, leurs prénoms ne doit pas être facile à comprendre et à accepter. On peut penser que la famille face à cette situation au contraire n'a pas accepté de suivre Xavier et qu'il a fallut supprimer tout le monde pour que le "rêve" continu.

Quelque chose ne colle pas en tout cas avec l'idée de protection de témoin par le gouvernement américain. Vous imaginez bien que si c'était le cas, Xavier D de L n'aurait eu besoin d'emprunter de l'argent à plein de personnes. Le gouvernement lui aurait versé de l'argent sous couverture afin qu'il réussisse sa mission.

Ensuite dans la lettre, tout est détaillé : la vente des voitures, le don des chiens, la répartition des meubles... Tout est prévu, précis. Belle préméditation.

Mais surtout beau mensonge.

J'avais parlé d'un dépressif qui décide de prendre sa vie en main. Je me rapprocherai plus aujourd'hui d'un mythomane.
Le mythomane se créé une vie rêvée (alors que le dépressif la rêve). Il construit autour de ce rêve et il est difficile de le prendre en défaut car chaque idée, chaque objection donne lieu à une continuité logique du mensonge.
Le mythomane créé sa réalité. Elle fait loi et personne ne peut s'y opposer.

Si le narcissique n'est pas nécessaire dangereux, à part pour ses proches qui lui barrent le chemin, pour le mythomane tout le monde est potentiellement dangereux car chaque personne peut être intégrée à la réalité de façon positive ou de façon négative en fonction de l'évolution de la construction virtuelle.



mardi 3 mai 2011

La passivité de l'homme victime de violences conjugales

Il est encore un constat qu'on peut faire sur de nombreux forums : dès qu'un homme dit qu'il est victime de la violence de sa compagne, on le traite de "lopette", de "carpette".
Vu de l'extérieur, sans s'être jamais penché sur les mécanismes mis en oeuvre suite aux agressions, il est tout à fait possible de se dire que de prime abors ces hommes sont passifs, inertes, presque consentants.
En effet, comment comprendre, qu'une personne, homme ou femme d'ailleurs, puisse accepter sans claquer la porte de se faire harcèler, maltraiter, menacer, violer, affamer.... ?
Le premier réflexe est de se dire "moi, ça ne marcherait pas".



Pourtant les hommes victimes n'ont pas tous un profil psychologique de masochistes ou de petits garçons passifs surprotégés par leur mère.

La victimation est en fait progressive.

Prenons par exemple, un homme que j'ai rencontré.
Marié depuis plus de 20 ans, il reconnait que sa femme a toujours été autoritaire, mais bon ça allait plutôt bien.
Jusqu'au jour, après 15 ans de mariage, où elle s'est mise à lui reprocher son manque d'ambition.
Reproches, dévalorisation suggérée.
Au début monsieur laisse couler. Il se dit qu'elle n'a pas tout à fait tort. Mais bon lui son travail lui plait, son appart lui suffit, ses enfants le rendent heureux. Que vouloir de plus ?
Et puis à force de s'entendre sous entendre qu'il n'a pas réussit dans la vie, il finit par comprendre qu'il n'a pas réussi sa vie.
Remise en question. C'est vrai il n'est pas cadre. C'est vrai ils n'ont pas de maison. C'est vrai ses enfants n'ont pas le dernier iphone.
Sa charmante compagne lui rappelle qu'ils y en d'autres qui ne vivent pas comme eux.
Et de vouloir refaire toute la déco de l'appart, de vouloir des vacances à l'étranger, de vouloir que les gosses fassent des activités chères.
Et que monsieur se dit qu'après tout, c'est vrai il ne rend pas sa femme et ses enfants heureux, eux qui n'ont pas accès à tout, eux qui doivent parfois faire attention à la fin du moi.
Et que madame insiste pour prendre plusieurs crédits que monsieur acceptent les yeux fermés espérant qu'enfin ils seront tous heureux.
Et que sa compagne et ses enfants lui rappellent que sans les crédits ils ne feraient rien et que décidemment heureusement qu'il y a les banques parce que monsieur n'est vraiment qu'un bon à rien.
C'est vrai après tout.
Déprime.
A la fin du mois il a du mal à montrer sa fiche de paie tellement il a honte.
Il fait profil bas lorsqu'il rentre. 
Quoi ? pas d'heures sup ? T'es qu'un nul !
Non tu dors pas là, tant que tu feras pas d'heure sup t'auras pas le droit de dormir à côté de moi.

Certains se diront là, moi je serai parti. Tss, tss. Parti = abandon de domicile conjugal = plainte = la victime devient l'agresseur, le vilain père qui abandonne une mère de famille et ses deux enfants. Le fait de ne pas pouvoir dormir à côté de sa compagne n'est pas une violence conjugale aux yeux des juges. Impossible de mettre madame dehors, dès qu'on est marié ce n'est plus possible. Lui coller une torgnole ? Hop garde à vue pour violences conjugales, perte de la garde des enfants, pension alimentaire, casier judiciaire et sans doute perte de l'emploi, obligation de quitter le logement....

Nous en étions donc à une déprime doublée d'une interdiction de lit conjugal.
Et la nouvelle télé écran plat ?
ben non, là pas vraiment avec les crédits. Quoi ???? Eh bien c'est simple "on" va moins manger et faire attention.
Assez étrangement au bout de quelques temps le "on" c'est transformé et ne concerne plus que monsieur. La douche ? 30 secondes.. pour lui. La bouffe ? Pas de petit déj on n'a pas les moyens... pour lui. L'éclairage ? Tu lis trop.
Un certain temps avant de s'apercevoir que tout le monde ne fonctionne pas à la même rigueur. Surtout pas madame.
La télé ils l'ont eu. Mais bon et la grande qui veut faire du tennis ?
Monsieur a déjà perdu quelques kilos, il est épuisé après ses heures sup, il entre en dépression.
Comment ça tu t'assois et moi je fais quoi la journée ? Puisque c'est comme môssieur se fera se bouffe lui même. 
Et comme monsieur est épuisé, il se met son barquette de surgelés Picard dans le micro onde, mange rapidement dans la cuisine et s'en va dormir.
Ah c'est comme ça, ben puisque t'as besoin de tranquilité, tu mangeras tous les jours dans la cuisine tout seul avec ton pote Picard.
Qu'a t il fait pour mériter cela ? Il est donc un si mauvais mari, un si mauvais père ? Pour quoi paye-t-il ?
Monsieur a du mal à réfléchir, l'esprit est embrûmé, l'abysse financier n'est pas loin, les heures sup l'achèvent. Il voudrait bien se rebeller mais il n'en n'a pas le courage. Et puis que va t elle inventer encore pour se venger. Alors il ne dit rien.
Qui ne dit rien consent dit-on.
Alors les engueulades s'accélèrent et s'intensifient. Monsieur est de plus en plus fatigué, il n'arrive plus à penser. Les enfants l'engueulent. Il rentre et n'a qu'une envie allez dormir. Mais on ne laisse plus accéder au lit. Tant pis il s'endort par terre dans un coin. Tout le monde de moque de lui et le traite de "chien". ouaf ouaf, ça fait rire les gamins.
Mais les chiens ça n'a pas besoin d'argent, ni de papiers, ni de prendre les transports. Alors on le prive de tout. Dès qu'il se rebelle, on le prive encore plus. Moins de nourriture d'où plus de fatigue. 
20 kgs de moins sur la balance.
Il veut partir mais n'arrive plus à bouger. Peur des représailles. D'ailleurs la police lui a dit "ne déposez pas plainte, ce sera encore pire".
Alors subir sans rien dire. Accepter pour limiter les cris, qui durent des heures.
Ne plus contrarier pour pouvoir manger.
C'est encore trop. Sa présence elle même est un déshonneur pour la famille. "t'as vu ce que t'acceptes de subir ?" "De toute façon on peut faire tout ce qu'on veut tu ne dis rien" "allez vas-y pars que je dépose plainte contre toi" "de toute façon tu pars je te tue".
Menaces, puis coups, puis tentative d'assassinat lors d'une crise de colère.
Il a désormais trop peur. Il n'ose plus agir, agir c'est mourir. Et puis qui va le croire ?
Il ne peut plus penser. Il ne voit plus les portes de sortie, les solutions possibles. 
Il ne se reconnait plus. Il n'a plus confiance en personne. 


Vous qui lisez ceci, il vous parait évident que vous pourriez agir. Or pour être dans l'action il faut être dans le temps. Pour une victime le temps s'arrête. Pas pour l'entourage. 
De plus la victime ne comprend pas. Normalement dans un couple, on est en sécurité. Après tout le couple est le prolongement du couple parental qui protège des agressions. Or l'agression vient de l'intérieur du couple. C'est inattendu, incompréhensible et ingérable. le couple devient non sécuritaire. Les lois sociales ne s'appliquent plus entre les deux personnes, le respect n'existe plus. le couple devient le témoin de la sauvagerie.
Pour la victime, il se met en place une intense activité psychique. Comprendre et accepter. Mais cela fonctionne lorsqu'il n'y a qu'une seule agression. La victime ici n'a pas le temps de comprendre, tout est répétitif, tout envahi son espace psychique. La crainte s'installe. La crainte que ça recommence. Un trop plein d'émotions difficile gérable et épuisant. 
La victime devient son propre bourreau. Il s'auto censure. Ne pas parler. ne pas parler pour ne pas continuer à subir, pour ne plus y penser, pour ne pas risquer que cela recommence.
Alors la victime n'existe plus. L'autre tente de la détruire et la victime finit de s'anéantir par elle même.


Si vous pensez que ça ne peut pas vous arriver, que vous soyez un homme ou une femme, c'est parce que vous déployez des mécanismes de défenses. Vous pensez être capable de tout gérer, vous pensez que vous contrôler votre entourage et votre environnement. Entendre que tout peut déraper ce serait se mettre en insécurité. Admettre qu'il peut exister une défaillance dans le fonctionnement du système. Partant de se principe, on ne construirait rien, on ne se mettrait pas en couple non plus. 

C'est ce qui fait que nous préférons croire qu'une victime est passive plutôt que ses forces de défense ont été détruites. Ca nous rassure. Pourtant cette apparance passivité n'est souvent que le résultat de traumas répétés. C'est aussi un mécanisme de défense. Lorsqu'on ne peut pas fuir, on fait "le mort" en espérant qu'on va nous oublier.

Mais dans les violences conjugales, l'agresseur ne vous oublie jamais. Il vous regarde, vous surveille, vous épie. Vous détruire est devenu sa raison d'être.
Alors dès les premiers signes prenez les devants, ne croyez jamais que ça va s'arranger. Agissez avant de devenir passif.






Film "men don't tell" (1993)

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