mercredi 25 mai 2011

Choix du psychologue : homme ou femme ?

Je lisais un article intéressant qui expliquait qu'aux USA les hommes consultaient peu des psychothérapeutes féminins.
Et de se demander pourquoi, of course.
D'après les quelques réponses obtenus, les hommes se sentaient plus à l'aise avec un psy homme, qui comprenait mieux leur problématique, qui posait un regard d'homme et surtout avec lequel il serait plus facile de parler de leur sexualité.

Mon expérience personnelle montre en tout cas que la proportion hommes/femmes serait du style 1/4 - 3/4.
Maintenant est-ce du au fait que les hommes consultent moins un psy femme ou parce que les hommes, d'une façon général, verbalise moins et qu'ils font moins appel aux psy ?
La réponse est dans la question je crois.

En fait, par expérience personnelle, je pense très franchement que le choix du sexe du psy n'est en rien lié au hasard.

Les patients disent parfois "je vous ai trouvé dans l'annuaire" ou "j'ai pris votre nom au hasard"...
Mouais...
Entre celle qui consulte "au hasard" et comme par le plus grand des"hasards" je porte le même prénom que son ex.
Ou celui qui consulte parce qu'il a eu l'impression au son de ma voix que j'étais compétente (et qui s'avère avoir un grand besoin de se faire dominé) (parfaitement, j'ai une voix "déterminée" et non je ne domine pas mes patients, je ne suis pas domina (c'est plus cher)).


Sans compter les femmes qui consultent une autre femme car elles ont besoin d'être dans la comparaison.
Et ceux qui n'existent qu'au travers des yeux des femmes.
Et ceux qui ont un besoin de retrouver leur séduction et qui veulent se conforter dans l'oeil de la psy,
et celles qui ont besoin de se confronter à une femme "qui a réussi"....
et ceux qui viennent pour dominer une femme "socialement dominante"
et celles qui découvrent leur homosexualité latente...

Je pourrai vous faire une liste très longue.

Je vais vous donner un exemple (je sais Ô lectrice, Ô lecteur que tu as besoin d'exemple pour mieux comprendre) :
Un patient se pointe un jour avec un gros déficit d'estime de Soi.
Le regard des femmes est très important pour lui.
Il s'en nourrit et du coup est tout le temps dans la séduction.
Je lui demande un petit "travail" (mes patients "travaillent" beaucoup).
Il m'avoue qu'il a menti dans ce qu'il a écrit.
Il ne voulait pas que je le perçoive tel qu'il est en réalité parce que son "intérieur" ne lui plait pas.

Mais on vois là un bel exemple où le patient ne considère pas seulement sa psy comme une psy mais comme un femme... à séduire qui plus est.
(je vous passe sur la discussion qui s'ensuivie)

Pour ceux qui se poseraient la question, y'en a, ça m'arrive aussi avec des femmes.

Quant à parler plus facilement de sexualité avec une personne du même sexe que soi, c'est exactement la même problématique.
Je n'ai aucun problème à parler de la sexualité d'un patient et je n'en n'ai jamais rencontré un qui ne me racontent pas des détails. Peut être au début sont ils hésitants "en dedans", mais comme ils voient que ça ne me gène pas et que je leur répond de façon neutre (et qu'en plus j'en rajoute des fois), ils sont plutôt à l'aise sur le sujet.

Ceci dit, homme ou femme, certains sont incapables d'aborder le sujet de la sexualité et ils rencontreraient les mêmes problèmes quelque soit le psy en face d'eux. Ceux là tendent à choisir un psy du même sexe qu'eux, pensant qu'ainsi le psy sera plus à même de comprendre de quoi ils veulent parler à demi mot voir au travers des diverses allusions (ben des fois non). D'ailleurs le travail du psy sera de réussir à leur faire dire les mots ou d'expliquer en détail (croustillants bien sur) afin de les libérer de cette problématique.

En fait, lorsqu'on y regarde de plus prêts, choisir son psy repose sur les mêmes critères que choisir un médecin.
Le bouche à oreille fonctionne, mais rarement dans ma profession.
Mais le fait que le prénom ou le nom joue sur le choix est une réalité. Celui la va rien qu'en regardant ses coordonnées va nous paraître plus sympa. Le fait que ce soit un homme ou un femme joue donc un rôle aussi (c'est comme aller chez le gynéco !). 

Bien sur parfois le choix du psy semble lié au pur hasard. Le fait que son cabinet soit proche du domicile ou du travail. Le fait qu'il soit dispo aux horaires qui conviennent au patient.

Mais si vous êtes dans ce cas, posez vous 30 secondes sur votre chaise et demandez vous sérieusement si le fait de choisir un psy juste à côté de chez vous ou au contraire le plus loin possible relève d'un pur hasard ou d'un choix caché ?

Allez je suis sûre que vous avez déjà la réponse.




26 commentaires:

  1. je dois dire que j'ai "rencontré" la mienne vraiment par hasard: c'était la psy scolaire. Mais plus tard à la fac quand je l'ai retrouvée et que j'ai fais le choix de faire un vrai tavail thérapeutique je savais que je voulais le faire avec elle. Le fait que ça soit une femme était primordial pour moi; je ne me sentirais pas à l'aise de raconter ma vie à un homme. J'ai l'impression qu'il ne comprendrais pas ce que je ressens comme le fait une femme (alors que je sais que c'est pas forcément le cas!)
    kirikou

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  2. Au début je me suis beaucoup posé la question, je suis une fille et le psy de la fac était un homme, il m'a demandé une fois si je voulais être orientée vers une collègue, j'ai dit non. J'me demande toujours le vrai pourquoi, peut-être que j'avais trop peur de payer qqch, ou de devoir aller plus loin, peut-etre que je voulais un regard d'homme ou que j'ai peur des femmes. Cependant on ne parle jamais de sexualité, ou alors vaguement, aucun détail. Et quand il a du changé de fac je l'ai suivi, peut-être parce que j'avais trop peur de tout recommencer à zéro. Bref. Le choix du sexe doit sûrement avoir une signification importante c'est sûr. Mais du coup, est-ce que ca joue un rôle important dans une thérapie ? Est-ce que c'est important au point que ça soit un facteur déterminant pour la guérison du patient ? Ou est-ce qu'au final, on est capable de voir une femme ou un homme, un psy reste un psy ... ?

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  3. Je pense que les hommes ont du mal à aller voir un psy femme surtout parce que le fait de demander de l'aide c'est déjà pas évident mais en plus devoir le demander à une femme, pour peu que l'homme est une virilité machiste mal placée, ça le sera encore moins.
    J'ai rencontré ma première psy dans un Cmp, elle était mielleuse, étouffante et avait une sacrée envie de me mettre dans un jolie cocon rempli de fleurs roses, elle dramatisait tout ce qui m'angoissait plus qu'autre chose, mais en dépit de tout ça, elle m'a apporté quelques pistes de réflexions intéressantes. Puis la deuxième femme que j'ai rencontré, je ne l'ai vu qu'une fois, je n'ai pas accroché, j'avais juste envie de m'amuser à la faire tourner en bourrique ce qui aurait été une perte de temps pour elle comme pour moi.
    Et puis finalement je suis suivie actuellement par un homme et ça se passe beaucoup mieux, c'est pas évident de parler de certains sujets, mais il a une approche plus neutre que j'apprécie davantage.
    Bref, homme ou femme il y a autant de psychologues que de façon de procéder, et le sexe n'est pas si important que ça si on passe outre.

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  4. Je pense qu´effectivement rien n´ai dû au hasard même si des fois on pourrait croire le contraire.

    Moi, personnellement, j´ai effectué pendant trois ans une psychothérapie avec une femme et voyant que cela n´avançait pas suffisamment, mon médecin m´a conseillé quelqu´un d´autre et cette fois-ci un homme. Elle m’a donné un numéro de portable et son nom, c’est tout. J’ai appelé pour prendre RDV mais ne me suis pas présentée au bon endroit au bon moment, j’ai raté le premier RDV, je me suis trompée et y suis allée en fait un jour plus tard. Je me suis retrouvée devant une porte close, je l’ai à nouveau appelé et il m’a indiqué que nous avions rdv hier et non aujourd’hui mais, qu’il pouvait me voir dans une demi-heure à une autre adresse. Et là, ça a été complètement différent. Je suis rentrée dans la quatrième dimension…
    J’ai commencé une vraie thérapie et un véritable travail de fond dont je ne me soupçonnais pas capable, dont je ne soupçonnais en fait même pas la possibilité. Je pense avoir choisi précédemment une femme, par facilité et par crainte de l’autre, car je n’étais vraisemblablement pas encore prête à effectuer ce travail-là, qui ne pouvait être possible qu’avec un thérapeute de sexe masculin, me semble-t-il.
    Léa

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  5. Quelle signification peut avoir le fait de choisir un psy qui se trouve le plus loin possible ?

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  6. Lea : (ah enfin un lien, tu n'auras plus besoin de signer en bas de tes coms) le fait de choisir un psy éloigné peut avoir plusieurs significations. D'abord, la volonté de ne pas mélanger la vie intime et le travail thérapeutique (un zone géo pour chaque). Ensuite, se donner le challenge d'y aller. Et oui, car si c'est loin ça peut ne pas être pratique, du coup pour y aller il faut être motivé, impliqué et ça peut être une façon de se mettre à l'épreuve ou... de se punir !

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  7. Jigsaw : les hommes étant moins demandeurs d'aide, ils consultent moins en général. Ca n'a rien à voir avec le choix du psy. Par contre, le fait de vouloir jouer au "macho" peut au contraire les traîner devant une femme qu'ils chercheront à dominer.

    Une réalité les hommes ne fonctionnent pas comme les femmes en tant que patient. Ils ont du mal à écrire, à se laisser aller à leur émotions et ils recherchent plus des solutions concrètes.

    Y a pas de secret, avec son psy on vient finir de résoudre son Oedipe ("transfert"). Alors lorsque le psy à la même personnalité que maman ou papa, parfois ça ne passe pas ou au contraire des fois c'est ce qu'il faut. Mais, n'oublions pas que parfois le patient ne "sent" pas son psy, alors qu'en fait il est en plein dans la problématique ("le psy me fait penser à ma mère, elle est étouffante"), ce n'est pas que le psy est étouffant c'est qu'en fait le patient rejoue une scène (et que le psy est parfaitement adapté !).

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  8. jeme suis présenté,un jour, à un cabinet de 4 Psy....deux hommes deux femmes,j'ai pas eu le choix, ce fut un homme...le pourquoi j'était venue à cet endroit précis? le bouche à oreille comme pour un bon spectacle...
    Et un jour mon psy est parti (oui le mien) et devinez qui du cabinet à repris mes rendez vous? un homme, pas une femme,non, j'avait le choi de dire non bien sur, fallait essayer dire les spécialiste, comme un bon spectacle...
    en tout cas j'aime ces choix que je fait sans le savoir, et même tout les jours, desfois j'arrive à en voir, mais pas toujours, pas toujours, ce rejouer la scène pour tout saisir (comprendre) c'est comme un spectacle....ca peut etre amusant...

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  9. Ce que vous dites me parle mais pourquoi se punir en allant chez un psy trés éloigné ?

    Et est-il toujours possible de finir son oedipe après coup ? Ou n'est-ce possible qu'à certaines conditions ?

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  10. Dans ce cas les TCC ou les thérapies brèves peuvent aider, au niveau des solutions concrètes, parce que c'est vrai que lorsque l'on voit la durée des analyses longues ça peut être décourageant pour quelqu'un qui veut des solutions de manière assez rapides parce que la situation n'est pas gérable pour lui.

    Mais.. question que je me pose, s'il peut arriver de façon assez fréquente en fait pour de bonnes ou mauvaises raisons, qu'un patient ne "sente" pas son psy, qu'en est-il de l'inverse, il vous est déjà arrivé de ne pas être à l'aise avec un patient ?

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  11. Lea : je ne sais pas à l'avance pourquoi une personne a besoin de se mettre en difficulté ! Allez voir un psy peut être un défi. Chacun voit le défi à sa porte, certains en gravissant l'Everest, d'autres en choisissant un psy à l'autre bout de la ville !
    On peut résoudre son Oedipe après coup, mais c'est long et ensuite il faut changer ses mauvaises habitudes. lol

    RJ : Allez voir un psy comme on va au spectacle n'est pas si anodin. C'est comme si on cherchait à ne pas s'impliquer, à ne pas prendre de décision soi-même et qu'on déléguait aux autres les choix de notre propre vie.

    Jigsaw : Les TCC aident, mais elles ne résolvent rien. Les symptômes réapparaissent ailleurs ou sous une autre forme. Il faut absolument passer par l'analytique sur du long terme. Analytique ne veut pas dire psychanalyse. J'ai une patient qui a fait des années de psychanalyse. En fait, elle découvre qu'elle n'a rien fait, rien dit, rien analysé. En 3 séances, elle était étonnée d'avoir plus avancé avec moi qu'avec son analyste.

    Non, ce n'est pas qu'un patient ne "sent" pas son psy. C'est une histoire de contre transfert. Il y a des patients qui "m'énervent", les grand dépressifs par exemple. Je leur dit d'ailleurs et on analysons ce contre transfert ensemble. Ca les fait réfléchir, ils mettent en mots leur souffrance, mais ils ne veulent pas toujours avancer car ils n'en n'ont pas envie (et c'est ce qui m'éverve). Au bout d'un moment, je propose qu'on arrête les séances parce qu'ils ne remettent rien en cause, stagnent, n'ont rien à dire et faire des séances en regardant les mouches voler n'a aucun intérêt pour moi. Il y a des dépressifs qui veulent s'en sortir, mais il y en a beaucoup qui ont un sacré gain à rester "malade" et ceux là je préfère ne pas les prendre en charge.

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  12. Et de choisir un psy à 840 km de chez soi, de convenir avec lui d'écrire une lettre par semaine en racontant tout ce qui nous passe par la tête (ou presque) et de prendre 2 RDV à un jour d'intervalle toutes les 3 à 4 semaines, qu'est-ce que ça peut-être ça ?
    Défi, punition ou masochisme ?!

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  13. Ca veut dire qu'on ne fait pas une psychothérapie et qu'on se donne bonne conscience se convainquant qu'on en fait une.

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  14. Là, je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
    Malheureusement, je n'ai pas non plus la réponse quant aux raisons exactes d'un tel comportement et d'une telle volonté... Mais je pense que c'est beaucoup plus compliqué que ça.

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  15. C'est ton droit. Mais une thérapie par courrier n'a aucun intérêt. De même que d'un seul coup vouloir rattraper le temps perdu en consultant coup sur coup. Ca n'apporte rien. Ca ressemble plus à une volonté de "confession", comme s'il fallait expier quelque chose.

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  16. Je ne suis absolument pas d'accord et te trouve bien sûre de toi.
    Même en étant fine psychologue et en ayant une certaine expérience, comment peux-tu te prononcer aussi catégoriquement à partir de si peu d'éléments ?
    En psychologie, beaucoup de constatations se répétent dans de nombreux cas mais, reste que chaque situation ainsi que chaque personne est unique, non ?

    Léa

    (concernant mon compte Google, je ne peux l'utiliser à partir de mon portable, c'est pourquoi je ne l'utilise pas tout le temps et signe en bas de mes coms, comme maintenant d'ailleurs)

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  17. Lea : quelle agressivité ! J'ai touché un point sensible, j'en suis ravie. Non je ne suis pas sûre de moi d'ailleurs si tu relis bien toutes les précautions lexicales sont prises, mais quand on ne veut pas voir...
    Ah ces personnes qui aimeraient tellement être uniques ! Ca rassure certaines personnes, c'est même parfois l'essence de leur vie. Et bien non, c'est raté. Il n'existe moins de 100 catégories en psychiatrie et on rentre TOUS dans au moins une. Telle situation, donne toujours le même résultat. Tel comportement est toujours lié au même type de vécu. C'est bien pour cela d'ailleurs que le profilage criminel est possible ou qu'on peut informatiser les comportements.
    Après pourquoi les gens en "sortent" est bien plus basé sur l'acquis que sur l'inné.
    Quant à savoir en peu de chose, il suffit de lire une seule ligne de la part d'une personne pour en savoir déjà long sur elle.

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  18. Ah oui, j'ai oublié que de continuer d'écrire malgré la distance est un beau transfert. D'où la question sur l'Oedipe ?

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  19. Je ne suis pas agressive mais j'ai été décue par ta réponse, je souhaitais vraisemblablement entendre autre chose... Et oui, effectivement j'ai été "piquée" par ton commentaire (et je suis enchantée de voir que ca te ravie ! Grrr). lol !

    En ce qui concerne les précautions lexicales utilisées, je les trouve peu convaincantes et le ton assez radical (et c'est un euphémisme). Perso, quand je ne suis pas sûre, j'emploie le conditionnel par exemple ou indique parler en général, mais bon je ne vais pas polémiquer la dessus.

    Et non, je ne pense pas et ne me rassure absolument pas en pensant être unique (même si au niveau génétique je le suis, comme tout le monde d'ailleurs). Je pense même être assez prévisible pour quelqu'un d'un tant soit peu psychologue et observateur. Et d'un côté, je trouve ca même plutôt rassurant d'ailleurs. Mais je ne pense pas (peut-être à tort) que l'on puisse systématiquement généraliser sans tenir compte du contexte... d'où ma réaction.

    Concernant ton dernier commentaire : Ah oui, j'ai oublié que de continuer d'écrire malgré la distance est un beau transfert. D'où la question sur l'Oedipe ?
    Quelle est la question exacte ? Si je suis en plein tranfert avec mon psy ? Encore un doute à ce sujet ?? Là, ca m'étonne vraiment pour quelqu'un qui n'a besoin de lire qu'une seule ligne de la part d'une personne pour en savoir déjà long sur elle!
    Que veux-tu dire exactement ? Lá, ca m'interesse. Tout ce qui touche au transfert m'intéresse en fait.
    Léa

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  20. Rhoo c'est pas beau d'être piquée à vif comme ça ! Quelle colère sous jacente et si tu la portais sur la personne sur laquelle tu es vraiment en colère ?
    Bon, tu n'as jamais dit que la psy à 850 km était le tien. Ceci dit ça transparaissait, mais j'en n'en n'avais pas la preuve. Maintenant, je suis sûre.

    Oui je suis assez radicale, je ne m'en cache pas. n'ai je pas écrit 5000 fois que j'étais très narcissique et psychopathe ? Ca n'a donc rien d'étonnant.

    Le contexte explique serait trop simple. Cela voudrait dire qu'on agit qu'en tenant compte du présent, or on agit surtout en tenant compte du passé.

    Tss, tss si tu veux des infos sur ton transfert tu en parles à ton psy. Au fait, juste comme ça, l'Oedipe surtout chez les filles se résoud assez facilement en psychothérapie, pourquoi en es tu toujours là ?

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  21. Et de qui je suis sensée être vraiment en colère Madame la psychologue ??

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  22. Lea : je n'avais pas l'intention de toute façon de faire paraître ton dernier com qui est très personnel.
    Deux choses. Et tu en fais ce que tu veux. 1. Si tu vois un psychologue, il n'est pas normal qu'il ne te parle pas. La psychothérapie doit se faire en face à face justement pour travailler le transfert (et le contre-transfert), le psy échange, parle, interprête... 2. Comment ton psy peut il ne pas avoir vu le transfert ? Le transfert ça se voit au plus tard à la 4ème séance, des fois dès la 1ère !! De plus, le fait que tu lui écrives est LE signe du cordon ombilical qui te relie.
    Contre qui tu es en colère ? La preuve tu ne peux pas dire ta colère à ton psy tu ne peux que lui écrire (ce n'est pas un signe de lâcheté) car il n'est pas en face de toi à ce moment. Tu es en colère soit contre une personne (chez la fille il y a le père, mais on le voit le "cordon" n'est pas passé encore avec la mère), c'est donc la cellule familiale qui a besoin d'en prendre "plein la tête" (ils n'ont pas su, pas vu, pas entendu, pas fait... au choix). J'adore quand un patient m'engueule. En fait c'est arrivé une fois. Après qui en avait il en fait ? On a trouvé, cela lui a été insupportable, il a mis fin à la thérapie... par peur.
    J'aime la phrase de ton dernier com. Tu n'écris pas "contre qui suis-je en colère" mais "de qui je suis sensée être en colère". C'est une colère descendante, elle vient d'avant, elle t'a été transmise.

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  23. Lea : tu as raison, je peux te fournir des pistes de réflexion mais ici ce n'est pas "psy en ligne".
    Tu transfère très facilement envers les personnes qui sont bienveillantes avec toi en tout cas.
    Et non, je ne prends pas le CB ! lol

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  24. Oui, je sais, je le sens mais sans vraiment comprendre. Connaitrais-tu un livre traitant ce sujet d'ailleurs ? Je voudrais comprendre et il me manque des elements...
    Et normalement, comme tu l'as indique precedemment, c'est le role du psy d'interpreter et d'aider a comprendre ce genre de phenomene, mais s'il ne remplit pas ce role, mieux vaut en changer ? Connaitrais-tu ou pourrais-tu conseiller un(e) psy en region Auvergne par hasard ?! La, maintenant, tu comprends mieux mon probleme ! lol.

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  25. Non pas de livre désolée. Mais ça ne t'aiderait pas. Il ne te faut pas comprendre "le" transfert mais "ton" transfert. Et ça ce n'est pas dans les livres.
    Pas de contacts, les psys sont peu en relations les uns avec les autres. Mais je n'ai pas à te dire si tu dois changer de psy. S'il ne te convient pas changes en, mais c'est ta décision... pas la mienne. Et attention que ton psy ne se transforme pas en gourou surtout s'il te dit quoi penser et faire.

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  26. Je m'attendais à cette réponse. Merci quand même et dans tous les cas merci bien pour les pistes de réflexion... elles sont intéressantes, je pense.

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