lundi 9 mai 2011

Histoire de tabou - 6

Pour cette sixième semaine, les tabous selon Xe Lymphe :



Encore quelques station de métro avant de rentré dormir. 
 
                Vêtu de blanc la journée et de noir la nuit je suis comme les super héros avec une double apparence et double personnalité. Ou peut être pas. La vie n’est qu’un jeu de rôle après tout. Faire semblant. Encore et toujours. 

Les autres me définissent souvent comme une jeune femme timide, toute frêle, réservé, … Personne ne pourrait s’imaginer comment je passe la plupart de mes nuits. Et même si je le disais ils n’y croiraient pas.
Accroché à la barre, un sourire nier sur le visage, une vieille me regarde bizarrement, ah !… si seulement elle était dans ma tête. Elle prendrait la fuite la pauvre.

Je regarde autour de moi les gens partir travailler. Des commerciales pour la plupart, des patrons peut-être… Ils sont mignon tous dans leur costume trois pièce, entasser comme des sardine pour allé bosser derrière un bureau du matin au soir, a en sortir seulement pour boire un café et déjeuner le midi. 

Y a-t-il des patrons dans le métro ? Non ils sont trop bien pour s’entasser ici. Se mélanger a la population, c’est juste inconcevable… Mais bon ça me fait bien rire quand je les vois le soir devant moi. Eux aussi jouent un rôle. Patron de société réputé qui se transforme en chien  docile la nuit.

Je repense à mon client de cette nuit. Et je ne peux pas m’empêcher de sourire bêtement. C’est peut être pour ça que la vieille a coté me regarde de travers. Elle doit surement me prendre pour une droguée. Une fille trop maigre, trop pale avec des cernes qui rigole toute seule dans son coin…. Mais bon c’était une soirée vraiment géniale, comme je l’ai aime.

En fermant les yeux je peux encore le revoir devant moi. Je sent encore son odeur de sueur mélanger à son sang. Je le revois accrocher à ces chaines me suppliant de continuer, me suppliant de lui faire mal. Je sent encore sa peau se déchirer sous mes ongles. Je commence à avoir le coup de main pour ça. Et le coup de rein pour les procéder. Quelle jouissance de les rabaisser comme ils peuvent le faire avec leur employé. De les sentir à ma merci. Ceux qui ne sont pas marié sont les meilleur car ils se fouttent pas mal des traces que je leur laisse sur leur peau. Mais bon je rigole bien aussi avec les mariés. Même si souvent ils ont peu de trace j’imagine les mensonges débiles qu’ils doivent raconter à leur femme. Quoi que parfois je me dis que s’ils viennent me voir c’est qu’il ne se passe plus grand-chose dans le lit conjugal. 

                Le signal me fait quitter mes rêveries. Terminus tout le monde descend. Je m’en vais rejoindre Morphée au coté de ma moitié.





1 commentaire:

  1. Histoire très bien écrite, j'aime bien le thème choisi.

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