mardi 28 juin 2011

Un psy peut il devenir ami avec ses patients ?

Les patients ne restent pas toute la vie des patients.
Ils arrivent, ils vont mal. Ils vont bien, ils repartent.
Ils sortent de la vie du psy.
Et surtout le psy sort de leur vie.
Ce qui est bien plus difficile... pour le patient.

Mais en général les patients consultent le psy du quartier où ils habitent.
C'est comme pour le médecin. Ils vont au plus près.
Avant, lorsque le patient rencontrait le psy, il ne savait pas que c'était un psy.
Ils se croisaient, ne se regardaient même pas et s'oubliaient aussi vite.
Puis un jour, l'anonyme rencontré dans la rue devient "le" psy.
Et lorsqu'on le patient rencontre le psy -son psy- dans la rue, il le regarde et ne l'oublie pas.

Le patient n'aime pas croiser son psy.
D'abord ça lui fait tout drôle.
Le psy aurait donc une vie ?
Le psy aurait donc une vie sans son patient ?
Le psy fait ses courses ? 
Le psy discute sur le trottoir là avec une amie du patient ?
Le psy parle-t-il de son patient ?
Et puis le psy sait tout.
Tout de la vie du patient.
Le plus intime, le plus morbide, tout ce que le patient cache au monde le psy le sait.

Et puis un jour, le psy n'est plus le psy du patient.
Le patient n'est plus un patient.
Et cet ex patient rencontre toujours son ex psy.

Que faire ?

L'ex patient s'entendait plutôt bien avec son ex psy. 
Sinon il n'aurait pas réussit sa thérapie.
L'ex psy appréciait son ex patient.
D'ailleurs il a bien travaillé avec lui.


Mais si l'ex psy est capable de considérer son ex patient comme un non patient.
L'ex patient n'arrive pas à considérer son ex psy comme un non psy.
C'est ainsi qu'au hasard des rencontres urbaines, l'ex psy est amené à parcourir le trottoir dans le même et à la hauteur de l'ex patient.
Ils se disent bonjour.
Et puis ils se parlent.
Le psy (des autres) parlent de la pluie, du beau temps, de politique, du prix du caddie,demande des nouvelles des enfants...
Le non patient (du psy)... est bien embêté.
Il voudrait bien des fois que le psy accélère ou l'oublie.
Mais bon il est poli.
Et toute conversation engagé se doit d'être finie.
Et puis il s'entendait bien avec son psy (ça n'a pas changé depuis les lignes plus haut).
Alors le non patient discute avec le psy qui est désormais un non psy.
C'est difficile, le psy sent bien les réticences du non patient.
Et alors le non psy fait gaffe à ne pas se retrouver en train d'être psy sur le trottoir.
Et le non patient aimerait bien parfois faire le patient sur le trottoir.
D'autres fois, non. Il aimerait bien rester un non patient du non psy.
Mais voila le non psy est psy et l'ex psy sait tout de l'ex patient devenu non patient.

Franchement ça complique les relations.


"Alors si je comprends bien tant que le banquier est patient du psy, tout va bien. 
Mais lorsque le patient est le banquier du psy, tout se complique. 
Humm, faut que j'en parle à ma femme..."


lundi 27 juin 2011

samedi 25 juin 2011

Joggeuse... lambic

Parlons bien mais parlons peu.
D'abord, bien que je sache que le terme "joggeuse" viennent de l'anglais, on devrait le prononcer "jodjeuze", ce qui change tout.
Avouez que ça a de la classe, même s'il est vrai qu'en français, on ne trouve normalement pas de voyelle après deux "g".
Non ?
Non.

Qui osera violer Godzilla pendant son footing ?


Si vous m'avez lu ailleurs vous savez déjà ce que j'en pense, mais ça ne m'empêchera pas de vous le redire ici.
D'abord, il est évident que la dernière joggeuse ("Marie-Jeanne") (joli nom non ?) n'a rien à voir avec les agressions précédentes.
Attaquez une femme dans la fleur de l'âge, sportive et athlétique ne fait pas appel au même profil d'agresseur d'une jeune femme de 17 ans, qui pratique au début de l'été en se demandant si elle va pouvoir rentrer dans son bikini estival.

Même s'il est évident que dans quasi tous les cas, l'agresseur connaissait bien le coin, les petites routes, les cachettes....
Ce qui, n'en doutons pas, voudrait quand même dire que le mec est du coin. A moins qu'il ne soit lui même tombé dans le trou lui même au cours de ses errances et que ça lui a donné des idées.... 

En criminologie il y a longtemps que je ne crois plus au hasard des rencontres agresseurs/victimes.
Si l'agressur trouve l'autre, c'est parce que l'autre est là et que cette victime est facilement accessible.

Non ne me dites pas que je fais le jeu vieillot des arguments en faveur des femmes qui l'ont bien cherché, ce n'est pas le cas.
Mais restons réalistes, se balader seule, dans une tenue un peu près du corps, dans un coin isolé, sans possibilité de contact et avec un casque sur les oreilles, ça permet bien des choses qui ne se feraient pas ailleurs.
Mais attention, ça ne justifie pas l'agression. Mais ça l'explique.

Et quand certaines et mêmes certains comprendront que ce sont quelques individus incapables de contenir leur pulsions qui mènent le monde de l'insécurité, on limitera enfin certains passages à l'acte.
On devrait pouvoir faire/dire ce qu'on veut, où on le veut, mais du fait de ces rares individus c'est impossible.

Bref, certains adultes feraient de se rappeler ce qu'on leur a appris petit :
- ne pas être seul
- ne pas passer dans des endroits isolés ou mal éclairés
- ne pas marcher avec un casque sur les oreilles
- ne pas parler à n'importe qui
- rester à plus d'une portée de bras

C'est fou comme l'adulte croit qu'il est immortel, inatteignable. Ca n'arrive qu'aux autres bien sur.

Mais rappelons le rôle aussi de l'entourage.
Pourquoi donc accepter que sa fille de 17 ans aille faire du jogging seule, avec son casque dans un endroit isolé ? 
Vous me direz qu'à 17 ans, c'est pas toujours facile de les tenir. Mais peut être que certaines règles n'ont pas été assez rappelées.
Mais est-ce que parce qu'on connait "tout le monde" dans le village, qu'on est en sécurité ?

L'agresseur de Marie-Jeanne, à la lecture des médias, à réussi un beau "copy cat". Alors hasard d'une rencontre d'une pulsion et d'une victime "facile" ?  Certainement.

Alors me direz vous, car vous êtes des lecteurs intelligents, n'est-il pas réaliste de dire que dans plus de 70 % des cas les agressions ont lieu par des personnes connues voire des proches ?
Et bien oui !

Mais nous avons affaire à un débutant, sinon il n'aurait pas choisi une victime si jeune, si disponible. 

Du coup,  l'agresseur de la pauvre Marie-Jeanne devait être dans la 'marche blanche', après tout rien de plus drôle que de pleurer celle qu'on a tué. Surtout que si on a des remords, on pleure encore plus fort que les autres. Il est horrifié. Mais il y a pris goût...

Alors me direz vous (bis) si l'agresseur est une personne connue il n'y a pas de raison de se tenir éloigné, sur ses gardes.
C'est bien tout le problème.

CQFD.







vendredi 24 juin 2011

Quel est ce film - 4

Vu que l'article précédent vous a laissé de glace et que cela m'a donné l'impression de pisser dans un violon (elle est bonne) , repassons au quiz de la semaine. Je vous avais dis que ça deviendrai plus difficile..... encore que, vous verrez, certaines semaines seront plus simples que d'autres, ça doit rester amusant.

Cette semaine, un grand classique comme je les aime. Un film qui vous réconcilie avec la gente humaine et qui vous tire une larme sur la scène finale... Peut être "le"meilleur fim de l'histoire du cinéma...

Une idée du titre, de l'année, du nom des acteurs ? Yi ha !!


Ce ne sera pas toujours aussi simple !

Réponse :

Ce magnifique film est "la vie est belle" (a wonderful life). Un film de Franck Capra (1946).
les interprètes principaux en sont :
James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore et Thomas Mitchell (l'acteur âgé à gauche sur la photo).

Ce fim lors de sa sortie ne reçu pas un très bon accueil, les critiques considérant qu'il s'agissait d'une fable trop mièvre, un conte de Noël. Trop de bons sentiments, cela ne pouvait être que louche à la sortie de la guerre. Le thème du don de Soi, du sacrifice ne pouvait plus trouver son public après les tueries et dans un climat où seuls la reconstruction et le profit devenaient les maîtres.

"La vie est belle" fut réhabilité quelques années plus tard et est devenu un grand classique, un film culte diffusé à chaque Noël aux USA (tout en chantant "let it snow, let it snow, let it snow" !)

le thème : 
Dans une ville fictive créée de toute pièce par un avare ("Potter"), seule une famille "banquière" (les "Baileys") résiste en proposant des prêts à des hyper taux préférentiels aux plus pauvres et en ayant pour but de construire un lotissement social afin qu'enfin chacun puisse devenir propriétaire. George Bailey, le héros, ne rêve que de voyages, mais il se sacrifiera aux bénéfices de son petit frère et de la survie de l'entreprise. Lorsque l'oncle, le farfelu tête en l'air, perd tout le contenu de la caisse de l'entreprise. En faillite brutale, George envisage alors de se suicider. C'est alors qu'un ange vient le sauver et va lui montrer ce que serait le monde sans lui afin qu'il prenne conscience de sa valeur et du fruit de ses bonnes actions.

Pour extrait, la scène finale (en VO) :

lundi 20 juin 2011

Urolagnie : Pisse and love

L'ondinisme, dénommée aussi urolagnie, est une déviance sexuelle qui consiste à avoir besoin de voir, de se faire arroser par ou d'être en contact avec de l'urine pour atteindre l'orgasme.



La fameuse "douche dorée" (golden rain), pratiquée par bien des prostituée -si le client amène un pack de bière- peut donner lieu à diverses techniques :
- se faire uriner dessus (réciproquement ou non),
- boire l'urine de l'autre,
- contrôler ses besoins urinaires.

Ce dernier cas relève des pratiques de domination. Il s'agira alors de se retenir le plus longtemps possible sous peine de punition. La libération de la vessie, jouissive, pouvant mener à l'orgasme. Ce phénomène est d'ailleurs bien connu de tous : lorsqu'on se retient longtemps d'uriner, il existe une sensation plaisante (et satisfaisante) qui n'est pas toujours très loin de l'orgasme. Signalons au passage que le fait de ne plus pouvoir se retenir et de faire perler des gouttes d'urine fait partie du jeu "d'omorashie"...

L'urolagnie peut se pratiquer à plus de deux personnes.
Ceux ou celles qui aiment être arrosés par ces "champagnes", apprécient tout particulièrement de l'être à certains endroits précis du corps (le torse chez les hommes, le seins chez les femmes par exemple). 

Contre toute attente, sachez que les fantasmes liés à l'urine sont très fréquents. Alors, lorsque vous regardez votre supérieur hiérarchique lors de votre évaluation annuelle, essayez de l'imaginer allongé sous une femme en train de lui dessus. Ca change tout de suite la donne.

Vous pouvez l'imaginer aussi avec une couche. Car l'urolagnie cotoie "l'infantilisme" qui consiste entre autre à porter de couches. En général en ayant été langé par un ou une partenaire. Le but étant bien sur d'uriner dans la couche pour sentir le liquide coulé, puis la chaleur envelopper le bas ventre. 

Il n'est pas rare que les partenaires s'adonnent à l'absorption d'urine. Bien que cette pratique soit très décrite dans de nombreux ouvrages, il est évident qu'il vaut mieux en limiter la quantité. Sur le principe l'urine, qui permet d'éliminer nombreux déchets inactifs du corps (bactéries et cellules diverses mortes, surplus de vitamines et de nutriments...) n'ai pas normalement pas du tout dangereuse pour la santé. Sauf si le partenaire présente une infection urinaire puisque dans ce cas, le partenaire absorbe des bactéries vivantes et infectieuses ce qui peut entraîner des troubles gastriques mais aussi une infection s'il existe des écorchures dans la bouche (dans 95 % des cas). Or c'est difficile de la savoir surtout en début d'infection puisque les douleurs lors de la miction surviennent lorsque l'infection est déjà bien installée et que chez les hommes ça met très longtemps à se faire ressentir. Donc l'idéal serait de s'abstenir. Certains préconisent de boire peu, mais je ne suis d'pas vraiment sûre d'un point de vue médical qu'en boire un peu ou beaucoup modifie beaucoup l'impact.... 

Sinon, si vous souhaitez pratiquer, celui ou celle qui asperge doit avoir beaucoup bu avant d'abord afin d'avoir assez d'urine mais surtout afin de diluer au maximum le "précieux" liquide. Enfin il est possible de s'amuser à changer le goût (selon ce que vous mangez) ou la couleur (si vous mangez des betteraves par exemple).


En général, les adeptes de l'urolagnie sont des personnes dont le développement psychique s'est arrête au stade anal/uréthral. Il fallait faire plaisir à maman en lui donnant son "pipi". Ca tracassait tellement maman que ce soit bien fait, au bon moment et au bon endroit et ça lui faisait même tellement plaisir à maman lorsque c'était "bien" fait, que le plaisir est resté fixé là.

Les jeux d'urine sont toujours liés au plaisir mais aussi à la honte.

Et si vous avez peu de mouiller partout, vous pouvez jouer dans la baignoire ou vous procurer des draps imperméables !!

(bon d'accord j'aurai pu faire drôle avec un sujet pareil, mais j'ai pas le temps en ce moment !)


dimanche 19 juin 2011

vendredi 17 juin 2011

Quel est ce film - 3

C'est donc décidé.
Le mercredi c'est ciné-quiz.
(enfin, jusqu'au prochain changement).

Alors aujourd'hui ça se corse un peu.
Et non, dans la phrase précédente aucun indice.
En fait, si vous êtes un peu cinéphile, ça devriez vous écrier "bon dieu, mais c'est bien sûr.... !" tel Raymond Souplex découvrant le coupable.
(hein, qui ça ? Raymond Souplex ? Fais recherche sur web et toi savoir).



 Et non, pas de personnage... et pour cause !


Comme toujours : titre, année, acteurs principaux... si vous vous en souvenez.
Ne trichez pas ! (et pour répondre en aparté, oui il existe une façon de trouver l'origine de certaines photos, mais là, bon comment dire, si on veut, c'est pas bien dur...)

Résultats vendredi soir (non, je n'aurais pas la patience d'attendre jusqu'à samedi)
Amusez vous bien !



Vous avez été nombreux à flancher !
En effet, c'est une image tirée de "l'assassion habite au 21".
Le thème en est que de multiples meurtres sont perpétrés en ville toujours signés "M. Durand". Un inspecteur, flanqué de son insupportable fiancée, vont être menés à enquêter au sein de la Pension Les Mimosas afin de démasquer le coupable parmi une floppée de suspect.
Le coupable sera difficile à cerner, car en fait il y a 3 assassins, agissant chacun leur tour.

C'est un fim de 1942 avec dans le rôle de l'inspecteur Wens, Pierre Fresnay. Dans le rôle de Mila, l'enquiquineuse ; Suzy Delaire et nos 3 assassins : Jean Tissier (Lala Poor), Noel Roquevert (Linz) et Raymond Buissières (Turlot).

C'est le premier film de Clouzot et le suspens tient jusqu'à la fin du film.

Ooops, j'ai oublié "l'extrait" :



(si vous n'avez pas de son, touchez un peu le curseur son et hop ! magie, y a du bruit !)

lundi 13 juin 2011

Allez chercher l'enfant blessé en Soi

Je ne parlerai pas ici de la notion "d'enfant intérieur" chère à Jung.



Je constate que chez certains patients abusés dans l'enfance, certains cauchemars et reviviscences reviennent constamment..
Il peut même parfois s'agir de ce que les patients appellent eux mêmes des "régressions".
Il s'agit pour ces patients abusés, souvent sexuellement avec tortures mentales et physiques, de "revivre" les événements traumatiques.
Ils ne cauchemardent pas en fait, ils y sont. Encore une fois ils ont 6, 7 ou 8 ans, encore une fois leur agresseur arrive, encore une fois ils sont violés, torturés... Au point d'avoir des "stigmates" au réveil - brutal. Il y a à nouveau les traces de coups sur la peau, les bleus apparaissent... et disparaissent dans les 15 minutes après le réveil.
Chaque situation qui rappelle la situation d'abus, même de loin -une odeur, un regard, un vêtement...- met le patient en situation de "régression". Il est éveillé et se "déconnecte". Le regard change, le visage rajeuni...
C'est quelque chose auquel j'assiste peu car avec moi les patients régressent une fois pas deux !
Lol, les symptômes hystériques ça ne fonctionnent pas avec le psy ! 
On sait faire "revenir" les patients, le psy sait surtout ce qu'il faut dire pour que la "régression" n'aie pas de prise.
Il y a des personnes avec l'entourage avec lesquelles ça fonctionne très bien. Et le patient régresse à tout va avec ces personnes là, parce qu'il trouve un "terrain".
Et lorsque cet enfant "paraît" il est terrorisé, il a mal, il est perdu.

Bref, pour faire simple, une partie de la psychée de ces patients est restée "coincée" au temps des abus.
Cette partie est restée un enfant, le petit enfant triste, terrorisé, souffrant... qui ne peut pas grandir.
Et pour lequel chaque jour, chaque nuit, tout recommence. Sans fin.



Ce patient donc a fort bien évolué dans sa thérapie.
Il a pu parler, mettre fin aux "pactes" passés avec son agresseur... 
Beaucoup de volonté, d'implication. Une sacrée force psychologique aussi.
Un travail monstrueux pour lui. Et pour moi.
Jusqu'au jour, où d'un coup de tête il décide de mettre fin à la psychothérapie.
C'est vrai qu'on avance peu pendant quelques semaines.
C'est effondré et totalement transformé que je retrouve ce patient quelques mois plus tard.

Les cauchemars sont revenus alors qu'ils avaient quasi disparu.
Le look de mon patient a changé. 
J'ai l'impression de le retrouver lorsque je l'ai vu la première fois.
Tout serait donc à refaire ?
Mais que refaire ? Beaucoup a déjà été dit, écrit, travaillé. Revenir dessus risquerait de finir par fixer le trauma. 
Il y a encore à dire et à travailler bien sur, mais le travail, comme le patient, doit aller de l'avant pas en arrière.

Alors on va revenir en arrière une bonne fois pour toute.
Pas besoin d'hypnose avec ce patient, rien que de penser qu'il est là où se sont passés les abus, il y est. Psychiquement et physiquement.
On, enfin plutôt lui, va donc chercher l'enfant blessé qui attend là que son agresseur arrive. Le chercher pour le sortir de la chambre, pour le sortir de la maison et pour lui expliquer qu'il ne lui arrivera plus jamais rien.
Nous décidons que je suis le fil d'Ariane. Celui qui relie au présent. Mon patient me donne la main. Il me la serre fort et il n'est pas question que je le lâche. Il me fait confiance, je n'ai pas l'intention de trahir cette confiance quoi qu'il se passe.
C'est parti.
Cette fois mon patient n'a pas le droit d'être enfant, il est lui, adulte, dans sa bulle de "présent". 
Il va chercher l'enfant. C'est difficile, ça lui demande un effort incroyable.
Il lui prend la main, sort avec lui de la chambre, puis de la maison. 
Je lui demande de fermer la porte derrière lui. A jamais.
Je vous passe les détails... mais mon patient revient dans le présent sans difficulté.

Mon patient n'a pas réussi à parler à son "enfant blessé".
C'était trop dur.
Moi bien sur, j'avais continué à parler et à dire que maintenant c'était fini, que personne ne reviendrait dans cette chambre et dans la maison.

Mon patient est épuisé mais détendu.
J'aurai de ses nouvelles le lendemain.
Il a passé une super nuit, pas de cauchemar.
Un ami étant passé, il a "régressé". Il était méconnaissable. L'enfant était joyeux, rassuré. Il a juste demandé "pourquoi "on" avait mis si longtemps à venir le chercher ?".
Joli non ?




vendredi 10 juin 2011

Quel est ce film - 2

De bonne heure ce matin, je pris mon petit déjeuner à Sceaux.
En terrasse d'un salon de thé. Café, croissant.
La fraîcheur matinale, les commerçants du marché du mercredi installant tranquillement leur stand, les croyants sortant de l'église.
Quelques rares passants, venant acheter leur pain.
Les boutiques non encore ouvertes.
Quelques moineaux sur ma table vinrent quémander leur part de viennoiserie.
L'un d'entre eux, plus téméraire ou plus fou, accepta le morceau que je lui tendais entre mes doigts.
il revint 3 fois à la charge le gourmand !
L'oeil inquisiteur, sur ses gardes, prêt à s'envoler, l'appel de la nourriture facile fut le plus fort.
Quatre pigeons m'entouraient prêt à récupérer les moindre miettes.
Moment de quiétude et de tranquilité.

Puis vint le moment où il fallut envisager de réintégrer le rythme quotidien.
En m'asseyant dans mon véhicule à 4 roues, je me souvins brutalement de quelque chose.
Et là, là, je me dis que décidemment mes lecteurs sont des roublards.
Y'en a t il ne serait-ce qu'un qui ce lundi s'est enquis du devenir de "quel est ce film ?".
Non. Aucun d'entre vous.
Ca vous passionne j'en conviens.
Et la résolution fut prise immédiatement de retour chez moi de prendre 5 minutes pour réparer mon oubli.
Ouvrant Blogger je fus surprise de constater qu'un "anonyme" (qui a encore oublié de signé ! lol) s'était enquis ce matin de ce fabuleux quiz auquel j'étais censée vous soumettre.

Et bien, voila c'est chose faite.
Ci-dessous la photo du film à reconnaître (titre et éventuellement année et acteurs principaux).



Alors, comme d'habitude ne trichez pas en allant chercher sur le web, ça perd de son intérêt et surtout ça ne vous aide pas à faire fonctionner vos petits neurones... à moins bien sur que vous ne soyez pas capable d'accepter de ne pas savoir ou que votre complexe d'infériorité vous pousse à vouloir montrer que vous savez mieux que les autres... LOL


Bon je sais on n'est que vendredi, mais il me semble que l'attente a été assez longue.
Vous l'avez reconnu !
Il s'agit bien sur de "Ben hur".
Film de William Wyler sorti en 1959 et qui reçu 11 Oscars en 1960 !
Avec l'immense Charlton Heston dans le rôle titre et Stephen Boyle dans le rôle de Messala dans le rôle du meilleur ami/ennemi.

Ce fim a beaucoup fait parlé de lui. Bien sur par la qualité du scénario, l'esthétisme des images et des couleurs, les scènes "choc" (la fameuse course de char) mais surtout par l'homosexualité présente en filigrane. La relation trouble entre Ben Hur et Messala puis la concupiscence de Sextus envers Ben Hur affolèrent les ligues de bonne morale.

Pour l'extrait que j'ai choisis, celui de la galère : cliquer ICI

J'aime beaucoup ce passage, non pas pour la vision des pectoraux de quelques galériens, mais parce que à l'époque romaine les condamnés au galère ne changeait jamais de côté une fois placé devant une rame. Cela entrainaît un développement inégal du corps, un côté forçant plus que l'autre les muscles s'hypertophiaient surtout d'un côté. Ce qui permettait, si jamais un galérien parvenait à s'enfuir, de le désigner à la foule comme évadé... car un condamné ne sortait jamais de la galère.


lundi 6 juin 2011

Psychologie et origine culturelle : le choc



La psychanalyse et la psychologie partent d'un postulat : nous fonctionnons tous à peu près pareils.
La psychiatrie n'en n'est pas très loin non plus lorsqu'elle propose des classifications dans lesquelles ont peut classer tous la population mondiale atteinte de troubles psychiques.
En fait, Freud lui même était conscient que son analyse reposait sur la culture Autrichienne. Et il n'était pas sûr que ça fonctionne partout.
Ses élèves et émules démontrèrent qu'on pouvait en effet appliquer les théories freudiennes partout... dans les pays européens ou à culture d'origine européenne (donc en Amérique du Nord et en Australie par exemple).

Tout cela a bien vite montré d'autres limites.
2 principalement d'ailleurs.
La première, celles de croyances religieuses.
j'en ai déjà parlé, conjuguer psychothérapie et religion est parfois difficile, je le constate tous les jours.
La seconde, c'est bien sur qu'il existe des personnes qui n'ont pas culture d'origine une base européenne.
Et que du coup, les processus de "reprogrammation" chers aux psychothérapie ne sont pas toujours compatibles avec ce que les gens "doivent" penser ou faire.

Prenons un exemple.
Un patient un jour vint me voir.
Un jeune homme, d'environ 22 ans. 
Ses parents sont Chinois installés en France depuis au moins 25 ans.
Ce jeune homme a tout de la caricature du "geek". Il est informaticien, il a la peau pâle comme un linge, les cheveux noirs et longs, le look jeans baggy et t-shirt avec un dessin "expressif". Il travaille donc devant un écran et un clavier et dès qu'il rentre chez lui il allume sa console ou son ordinateur pour jouer.
Bien l'addiction est évidente.
Mais en dehors de cela il présente des signes étranges : il transpire beaucoup du visage, semble totalement sur la défensive, il sursaute au moindre bruit, il est très angoissé et terrorisé.
Je me demande si je dois catalogué "autiste" ou "schizophrène"... encore que j'ai des doutes.
En fait, au bout de 10 minute, je comprends qu'il espère obtenir une attestation afin que son employeur lui mette moins la pression et qu'il lui donne un poste à temps partiel parce qu'il n'en "peut plus".

"Pas d'attestation sans suivi !" fut ma réponse.
Ce qui le mit dans l'embarras, mais je réussi à le voir plusieurs fois.
Et à comprendre...sans rien pouvoir résoudre malheureusement.

En fait, son père était en profession libéral.
Ses parents étaient désormais assez âgés, en âge de prendre une retraite bien méritée.
Or, selon la tradition chinoise c'est aux enfants de prendre la relève et d'assurer à leur parent le logement, la nourriture ou tout au moins un fin de vie calme et reposée.
Or, c'était quelque chose qui lui paraissait très pesant. 
Plus il faisait d'efforts pour y arriver, plus il sombrait dans les tréfonds de la dépression.
A force de vouloir gagner de l'argent pour les soutenir, il s'épuisait mentalement et ne réussissait qu'à vouloir passer à temps partiel, donc moins d'argent, donc moins de soutien, donc dépression. 
Ca tournait en boucle.
Il considérait qu'il devait sacrifier sa vie pour aider ses parents. 
Ce qui lui paraissait inenvisageable mais obligatoire et non négociable selon sa culture.
Ses parents ne lui faisaient pas de reproches verbaux, mais leur comportement, semblait il, faisait comprendre au jeune homme que c'était encore à eux de l'aider lui alors que normalement ce devrait être eux qui auraient du être déjà pris en charge par lui.
Le conflit était tel qu'il en devenait "fou". 
Vivre sa vie et sacrifier ses parents ? C'était cela qu'il voulait, à "l'européenne". Avoir un logement à lui, une copine, une voiture... 
Sacrifier sa vie et vivre pour ses parents ? Comme l'exigeait la tradition... et ne pas exister lui.

Il pu verbaliser le conflit et le compris. 
Il lui fut impossible de trouver une solution ou d'opter pour une vision...

Voila, c'est un exemple.
Il y en a d'autres.
Un homme vint me voir un jour. Sa femme était violente verbalement, elle voulait tout diligenter à la maison, même son mari.
Lui ne voulait pas de cette dominance et de ses contraintes au quotidien qu'imposait sa chère et tendre à toute la maisonnée.
A l'extérieur, dans la rue, chez des amis, elle était parfaite. Douce, gentille, aimable et aimante.
Passé le seuil de la maison, elle redevenait une harpie.
Sa femme était Camerounaise. Je ne sais plus quelle ethnie.
Mais une ethnie chez laquelle la femme à tous les droits à la maison.
Sa femme lui avait bien expliqué que "chez elle" c'était comme ça. Il prenait le temps de lui rappeler gentiment qu'elle n'était plus chez elle, mais "chez eux", qu'elle n'était plus obligée d'obéir au code de sa famille ou de sa mère et que personne ne viendrait lui dire qu'elle tenait mal sa maison. Rien n'y faisait.
La thérapie de couple ne changea pas grand chose.
Certes, elle pris conscience qu'en France sont comportement agressif n'était pas la norme et était punissable (je crois même que c'est ce qu'elle a le mieux retenu), mais elle ne comprenait pas que cela fasse souffrir son mari puisque pour elle ses comportements étaient tout à fait normaux, acceptés par sa propre famille et même valorisés par sa mère.

Voila donc deux exemples qui montrent que parfois culture et psychologie ont des difficultés à cohabiter.
Imposer la psychologie européenne (qui se base sur une norme comportementale) à une personne pour laquelle la norme comportementale est très différente ne peut mener qu'à l'échec.

Dans les années 90, est apparu un nouveau courant : la psychologue ethnique ou transculturelle.
Ce courant reste très contreversé car il ne s'appuie pas sur les bases cliniques de notre psychologie (Freud, Lacan, Jung...). On propose alors aux patients une approche liée à leur culture. Par exemple, si je reprends l'exemple de mon jeune patient d'origine Chinoise, on lui proposera alors de "coller" à la tradition. Il n'y aura pas d'autre mode de pensée possible, donc pas de choix, donc pas de conflit. C'est toute pensée de vélléité à l'encontre de la tradition qui devient déviante. La problématique est résolue.

C'est une vision que je respecte totalement, mais qui va à l'encontre de MA vision (européenne) de l'être humain. Je considère qu'au maximum de la mesure du possible il doit pouvoir avoir le choix de dire non et d'être celui qu'il veut être.



Avez vous rencontré ce type de limite à votre psychothérapie ?

A votre avis le choix du port du collier dès l'enfance relève-t-il d'un choix personnel ou d'une contrainte sociale ? 
Et si cela se faisait en France, qu'en penserait-on ?


samedi 4 juin 2011

"Confessions intimes"

Hier soir, assez tard, alors que la soirée barbecue avait pris fin, je décide d'allumer la télé.
Vous savez ce que sait quand les invités partent, il y a toujours l'impression d'un vide. 
C'est brutalement trop calme et on est encore trop excité cérébralement pour aller se coucher.
J'allume donc la télé et en zappant j'arrive sur une émission que je connaissais pas : "confessions intimes".
Au premier abord, plusieurs scènes de vie de personnes qui viennent exhiber leur vie privée à la télé en espérant que ça va régler quelque chose.
Surtout qu'on n'y explique rien et que les rares commentaires volent haut "cette fois, il en a assez", "elle étouffe", "elle a honte"... Des fois que la téléspectateur ne comprenne pas bien la situation.

Faut dire qu'il est presque minuit et qu'on imagine sans peine le spectateur avachi sur le canapé, la comprenette fortement diminuée dans un endormissement bienvenu.

Ce qui n'était pas mon cas, je vous assure. 
Car je suis restée jusqu'au bout de l'émission fortement intriguée par cet étalage granguignolesque et les efforts pathétiques mais surhumains de la commentatrices pour nous faire croire que ce que nous regardons vaut bien la catastrophe de Fukushima.

Donc le premier "reportage", nous montre un père qui ne vit que dans le but que sa fille devienne une star de la chanson.
Elle est dotée d'un physique banal, possède un joli grain de voix, mais bon, rien d'extraordinaire.
(vous me direz que des voix extraordinaires dans la chanson actuelle ça devient rare. Et vous n'aurez pas tort.)
Bref, il était évident que sa grand fille d'au moins 20 ans n'avait pas envie du tout de continuer ce cheminement là.
Il était évident aussi qu'elle n'avait pas de vie personnelle.
Parents divorcés, une mère baba cool, plutôt gothique d'ailleurs, qui laisse le libre choix de sa vie à sa fille. Trop sans doute, car avec sa mère elle ne sait jamais quelle route prendre. 
La mère est néanmoins très rassurante et veut que sa fille suive son "coeur".
Or son coeur est tiraillé entre sa mère et son père. Père qui met la fille sous pression, qui s'extasie sur son look, son physique, ses compétences. 
Mais ce qu'elle veut elle, il s'en fout royalement.
Elle finira par lui balancer, mais comme il n'entend pas ça ne sert à rien.
La présence de la télé n'aide pas. Il finit par lui dire qu'il n'y a pas besoin d'études pour devenir connue, y a qu'a regarder les animateurs devant elle, juste là. Légère gène.
Bien sur que ce mère veut ce qu'il y a de mieux pour sa fille, mais il finit par la lancer dans une voie dans laquelle il ya peu de débouchés.
Bien sur que ce père est très valorisant, il n'arrête pas de lui dire qu'elle est la plus jolie, la meilleure...
Bien sur qu'il se projette et veut qu'elle réussisse là où lui a échoué.
Mais ce père est tout simplement amoureux de sa fille.
Il le dit d'ailleurs sans le vouloir. Il veut lui donner du plaisir.
Mais ça les "psys-maison" de l'émission ne l'on pas vu ni entendu.
 Ils voient juste qu'il est étouffant et que la nana elle voudrait que son père lui lâche la grappe.
Il n'est pas prêt de la laisser partir moi je vous le dis.

Ensuite, vient un reportage sur un cas de violence conjugales d'une petite nana envers son mec.
Mon oreille fait tilt.
Elle a 23 ans, il en a 43.
Ils vivent ensemble depuis 3 ans.
C'est encore une ado, un vrai garçon manqué. Elle est agressive verbalement et ne supporte plus son homme.
Lui la dépasse d'au moins 40 cm, il fait très vieux, il est super maniaque et surtout il est très "mou".
Ce qu'il veut ? C'est qu'elle devienne une femme, qu'elle ait l'air d'une femme et qu'elle l'aide dans les taches ménagères.
Elle ? On ne lui demande pas ce qu'elle veut. 
C'est elle la méchante, donc on ne lui demande pas pourquoi ni ce dont elle a envie. 
Une psy apparait. En 3 minutes elle explique à la minette qu'elle ne s'intéresse pas à ce que pense et vit son mec.
(c'est un comble, puisque -comme je viens de l'écrire- personne ne lui demande ce qu'elle pense)
Larmes, prise de conscience.
La nana et la psy vont faire les magasins. La minette ressort relooké H&M, bottée, emjupée et petit haut moulant. Elle a l'air d'avoir 35 ans.
Le mec la regarde. Et là, son regard en dit long. On est passé du mec soumis au prédateur dans toute sa splendeur.
La psy n'a pas vu que c'est lui le dominant dans cette histoire.
C'est un sacré pervers au sens manipulateur du terme. Il se fait passer pour la victime. C'est d'autant plus facile, qu'il n'élève jamais le ton, qu'il obéit et que seule, elle, gueule à tout va.
En fait ce mec veut tout contrôler. Tout est super propre chez lui. Il contrôle 10 fois la factures du supermarchés, il fait ses comptes à longueur de journée. Il veut aussi contrôler la nana.
Pourtant lorsqu'il s'est mis avec, elle avait le même look, le même caractère. Mais la chair fraîche ça se manipule facilement.
Il veut qu'elle soit comme si, qu'elle ressemble à ça.
Et c'est ce qu'il va obtenir.
Inconsciemment elle le comprend, c'est pour cela qu'elle est en révolte.
Mais la psy va devenir sans le faire exprès la complice de la perversité du mec.
Petite nana, si tu me lis, cours, cours, cours loin de ce type !


Enfin pour finir, l'histoire d'une nana qui fait du strip-tease intégral pour vivre et dont la petite soeur (24 ans, paraissant 45 !) a honte.
La "petite" ne supporte pas que ça "grande" frangine se foute à poil devant les mecs.
Elle lui dit qu'elle est la honte de la famille, que tout ça désormais les sépare. Et elle lui fait la morale.
La grande fait de la muscu ? A quoi ça sert d'être jolie ? (c'est vrai que vu l'état de la petite, on peut comprendre qu'il y aurait du boulot).
Nous découvrirons qu'elles étaient très complices (10 ans d'écart tranquilles) Mais l'arrivée du strip-tease a tout cassé.
En fait, la grande a une faille, un trauma qui l'a poussé à aller se trémousser à poil.
La psy parle a juste titre d'une relation mère/fille. La grande ayant été perçue comme une mère par la petite pendant un certain temps et voir sa "mère" se foutre à poil devant des mecs, j'avoue c'est pas simple.
Et il est évident qu'il y a là une problématique relationnelle entre les deux soeurs.
Mais ce qui se joue surtout c'est la jalousie.
La plus jeune ne supporte pas que la grande s'aime, s'assume, qu'elle assume son corps et sa sexualité.
Elle lui en veut de vouloir être jolie, séduisante.
Elle l'a voudrait comme elle, terne, casée, avec enfant, sans histoire, banale, non séductrice, coincée, psychorigide.
Il y a un retournement. La petite joue à la maman avec sa grande soeur.
Une mère castratrice.
"Tu ne dois pas être comme ça pour que je n'ai pas honte de toi". Ce qui veut dire, "tu doit être comme moi pour que je n'ai pas honte de moi".
Elle veut contrôler le psychisme de sa soeur et même son corps.
La petite frangine aurait fortement besoin d'une psychothérapie.
La grande aussi mais seulement pour résoudre son trauma. Mais si elle veut faire du strip c'est son affaire.
La petite gagnera je vous rassure, l'autre se casera, aura un enfant, cessera le strip et aura enfin l'air d'avoir 10 ans de plus que son âge... comme sa petite soeur.


"Confessions intimes" je ne connaissais pas.
Mais si vous voulez voir des pervers manipulateurs à l'oeuvre au quotidien et comment ils s'y prennent de façon anodine et perfide, c'est le bon magazine.
A recommander à tous les fans de psychologie !




mercredi 1 juin 2011

A quoi pense le psy en consultation ?

Brisons ce fumeux tabou.
Il de notoriété public que le psychanalyste ne faisant pas face à son patient lit son journal ou fait ses mots croisés.
De même le psychiatre pense déjà à son nouveau client pour payer sa maison.
Le psychologue pense...

à ce qu'il veut !
Non mais des fois.



Le psychologue fait face à son patient.
En général il interprête, reformule, demande une analyse particulière.
Vous pensez vraiment qu'on peut faire cela en pensant au dernier "itbag" ?

Bon après, ça dépend des compétences qu'on a.
Certains peuvent écouter d'une oreille tout en ayant le cerveau qui pense à autre chose.
D'autres sont obligés de se concentrer.

Mais bon le psychologue reste un être humain.
Parfois, s'il s'est passé quelque chose d'important dans la vie du psy, il pense à cela pendant les consultations. Encore que le travail psychique a ça de bien qu'il permet d'échapper à certaines problématiques personnelles du moment.
Parfois le psy sait qu'il part en congé dès la fin de cette consultation là et il pense déjà à ne pas oublier ses billets de train, à n'avoir pas oublié son maillot de bain...

Plus sérieusement, le psy a parfois l'oreille distraite. Le patient ayant déjà raconté cette partie là de sa vie 3 fois (et comme le psy a de la mémoire...) ou le patient bloque et raconte tout sauf le sujet sur lequel on l'a orienté.
Le regard du psy flotte alors derrière le patient, se perd dans le détail du tableau à côté ou par la fenêtre.
Pour se reconnecter aussi sec dès la question du patient ou dès que celui-ci semble avoir prononcé -enfin- un mot important.

Le psychologue ne décroche jamais totalement, c'est impossible.
Surtout s'il ne prend presque pas/plus de notes, pour se souvenir il faut qu'il entende.
Pour reformuler, interpréter, poser des questions, il faut écouter et entendre.
Car dans le discours du patient, la phrase n'a pas d'importance, seul certaines choses en ont : l'intonation sur un mot, la mimique sur un autre, le choix de ce mot là, le lapsus....

Mes patients doivent me trouver bizarre des fois.
Je le vois bien à leur réaction.
Je plisse un oeil.
Je me grattouille la tête.
Je regarde complètement à côté d'eux.
Pourtant ils ne manquent jamais de se ramasser le mot ou la phrase qui "tue" !
J'ai toujours une partir de mon cerveau qui est dans le quotidien. Je me demande ce que regarde mon patient derrière moi ou je pense à aller à la poste. Ca tourne tout seul en tache de fond, pas besoin d'y penser vraiment d'ailleurs.
Mais la plus grosse partie de mon esprit est tournée vers l'écoute et l'interprétation.
Je fais des liens avec ce qui m'a déjà été dit.

Il m'arrive d'être fatiguée.
Et bien la fatigue disparait pendant le temps de consultation.

Bref, rassurez vous, le psychologue vous écoute et pense rarement à autre chose qu'à vous.
Ce qui ne va pas en rassurez certains tout compte fait.




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