samedi 4 juin 2011

"Confessions intimes"

Hier soir, assez tard, alors que la soirée barbecue avait pris fin, je décide d'allumer la télé.
Vous savez ce que sait quand les invités partent, il y a toujours l'impression d'un vide. 
C'est brutalement trop calme et on est encore trop excité cérébralement pour aller se coucher.
J'allume donc la télé et en zappant j'arrive sur une émission que je connaissais pas : "confessions intimes".
Au premier abord, plusieurs scènes de vie de personnes qui viennent exhiber leur vie privée à la télé en espérant que ça va régler quelque chose.
Surtout qu'on n'y explique rien et que les rares commentaires volent haut "cette fois, il en a assez", "elle étouffe", "elle a honte"... Des fois que la téléspectateur ne comprenne pas bien la situation.

Faut dire qu'il est presque minuit et qu'on imagine sans peine le spectateur avachi sur le canapé, la comprenette fortement diminuée dans un endormissement bienvenu.

Ce qui n'était pas mon cas, je vous assure. 
Car je suis restée jusqu'au bout de l'émission fortement intriguée par cet étalage granguignolesque et les efforts pathétiques mais surhumains de la commentatrices pour nous faire croire que ce que nous regardons vaut bien la catastrophe de Fukushima.

Donc le premier "reportage", nous montre un père qui ne vit que dans le but que sa fille devienne une star de la chanson.
Elle est dotée d'un physique banal, possède un joli grain de voix, mais bon, rien d'extraordinaire.
(vous me direz que des voix extraordinaires dans la chanson actuelle ça devient rare. Et vous n'aurez pas tort.)
Bref, il était évident que sa grand fille d'au moins 20 ans n'avait pas envie du tout de continuer ce cheminement là.
Il était évident aussi qu'elle n'avait pas de vie personnelle.
Parents divorcés, une mère baba cool, plutôt gothique d'ailleurs, qui laisse le libre choix de sa vie à sa fille. Trop sans doute, car avec sa mère elle ne sait jamais quelle route prendre. 
La mère est néanmoins très rassurante et veut que sa fille suive son "coeur".
Or son coeur est tiraillé entre sa mère et son père. Père qui met la fille sous pression, qui s'extasie sur son look, son physique, ses compétences. 
Mais ce qu'elle veut elle, il s'en fout royalement.
Elle finira par lui balancer, mais comme il n'entend pas ça ne sert à rien.
La présence de la télé n'aide pas. Il finit par lui dire qu'il n'y a pas besoin d'études pour devenir connue, y a qu'a regarder les animateurs devant elle, juste là. Légère gène.
Bien sur que ce mère veut ce qu'il y a de mieux pour sa fille, mais il finit par la lancer dans une voie dans laquelle il ya peu de débouchés.
Bien sur que ce père est très valorisant, il n'arrête pas de lui dire qu'elle est la plus jolie, la meilleure...
Bien sur qu'il se projette et veut qu'elle réussisse là où lui a échoué.
Mais ce père est tout simplement amoureux de sa fille.
Il le dit d'ailleurs sans le vouloir. Il veut lui donner du plaisir.
Mais ça les "psys-maison" de l'émission ne l'on pas vu ni entendu.
 Ils voient juste qu'il est étouffant et que la nana elle voudrait que son père lui lâche la grappe.
Il n'est pas prêt de la laisser partir moi je vous le dis.

Ensuite, vient un reportage sur un cas de violence conjugales d'une petite nana envers son mec.
Mon oreille fait tilt.
Elle a 23 ans, il en a 43.
Ils vivent ensemble depuis 3 ans.
C'est encore une ado, un vrai garçon manqué. Elle est agressive verbalement et ne supporte plus son homme.
Lui la dépasse d'au moins 40 cm, il fait très vieux, il est super maniaque et surtout il est très "mou".
Ce qu'il veut ? C'est qu'elle devienne une femme, qu'elle ait l'air d'une femme et qu'elle l'aide dans les taches ménagères.
Elle ? On ne lui demande pas ce qu'elle veut. 
C'est elle la méchante, donc on ne lui demande pas pourquoi ni ce dont elle a envie. 
Une psy apparait. En 3 minutes elle explique à la minette qu'elle ne s'intéresse pas à ce que pense et vit son mec.
(c'est un comble, puisque -comme je viens de l'écrire- personne ne lui demande ce qu'elle pense)
Larmes, prise de conscience.
La nana et la psy vont faire les magasins. La minette ressort relooké H&M, bottée, emjupée et petit haut moulant. Elle a l'air d'avoir 35 ans.
Le mec la regarde. Et là, son regard en dit long. On est passé du mec soumis au prédateur dans toute sa splendeur.
La psy n'a pas vu que c'est lui le dominant dans cette histoire.
C'est un sacré pervers au sens manipulateur du terme. Il se fait passer pour la victime. C'est d'autant plus facile, qu'il n'élève jamais le ton, qu'il obéit et que seule, elle, gueule à tout va.
En fait ce mec veut tout contrôler. Tout est super propre chez lui. Il contrôle 10 fois la factures du supermarchés, il fait ses comptes à longueur de journée. Il veut aussi contrôler la nana.
Pourtant lorsqu'il s'est mis avec, elle avait le même look, le même caractère. Mais la chair fraîche ça se manipule facilement.
Il veut qu'elle soit comme si, qu'elle ressemble à ça.
Et c'est ce qu'il va obtenir.
Inconsciemment elle le comprend, c'est pour cela qu'elle est en révolte.
Mais la psy va devenir sans le faire exprès la complice de la perversité du mec.
Petite nana, si tu me lis, cours, cours, cours loin de ce type !


Enfin pour finir, l'histoire d'une nana qui fait du strip-tease intégral pour vivre et dont la petite soeur (24 ans, paraissant 45 !) a honte.
La "petite" ne supporte pas que ça "grande" frangine se foute à poil devant les mecs.
Elle lui dit qu'elle est la honte de la famille, que tout ça désormais les sépare. Et elle lui fait la morale.
La grande fait de la muscu ? A quoi ça sert d'être jolie ? (c'est vrai que vu l'état de la petite, on peut comprendre qu'il y aurait du boulot).
Nous découvrirons qu'elles étaient très complices (10 ans d'écart tranquilles) Mais l'arrivée du strip-tease a tout cassé.
En fait, la grande a une faille, un trauma qui l'a poussé à aller se trémousser à poil.
La psy parle a juste titre d'une relation mère/fille. La grande ayant été perçue comme une mère par la petite pendant un certain temps et voir sa "mère" se foutre à poil devant des mecs, j'avoue c'est pas simple.
Et il est évident qu'il y a là une problématique relationnelle entre les deux soeurs.
Mais ce qui se joue surtout c'est la jalousie.
La plus jeune ne supporte pas que la grande s'aime, s'assume, qu'elle assume son corps et sa sexualité.
Elle lui en veut de vouloir être jolie, séduisante.
Elle l'a voudrait comme elle, terne, casée, avec enfant, sans histoire, banale, non séductrice, coincée, psychorigide.
Il y a un retournement. La petite joue à la maman avec sa grande soeur.
Une mère castratrice.
"Tu ne dois pas être comme ça pour que je n'ai pas honte de toi". Ce qui veut dire, "tu doit être comme moi pour que je n'ai pas honte de moi".
Elle veut contrôler le psychisme de sa soeur et même son corps.
La petite frangine aurait fortement besoin d'une psychothérapie.
La grande aussi mais seulement pour résoudre son trauma. Mais si elle veut faire du strip c'est son affaire.
La petite gagnera je vous rassure, l'autre se casera, aura un enfant, cessera le strip et aura enfin l'air d'avoir 10 ans de plus que son âge... comme sa petite soeur.


"Confessions intimes" je ne connaissais pas.
Mais si vous voulez voir des pervers manipulateurs à l'oeuvre au quotidien et comment ils s'y prennent de façon anodine et perfide, c'est le bon magazine.
A recommander à tous les fans de psychologie !




16 commentaires:

  1. ça m'interpelle ce que tu dis parce que je pense exactement pareil, je suis tombée sur cette émission un peu par hasard, un soir tard lors d'un weekend solo, ça m'a rendu physiquement malade ! comment on peut oser laver son linge comme ça a la télé, c'est choquant ! limite va voir un psy pour régler tes problèmes mais ne t'affiche pas à la télé pfffff !! ok à 100% pour les manipulateurs, mon ex mari l'était et j'ai fini par m'enfuir en courant !!

    merci ! mais peu de gens prendront conscience de ça, leur côté voyeur les domine beaucoup trop !

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  2. Je n'ai pas vu l'emission mais je l'imagine trés bien au vu de cet article. Et je connais très bien le 2eme cas de figure, j'ai l'impression que c'est un cas "classique" (en fait si on réfléchit un peu et regarde autour de soi les trois le sont d'ailleurs) et qu'il est très facile d'être leurrer. Malgré les apparences, c'est l'homme tout gentil et "soumis" qui dicte ses volontés en ne tenant aucunement compte de sa partenaire mais tout en donnant l'impression du contraire et en sachant également en expert la faire culpabiliser. Et, vraisemblablement, inconsciemment la personne le sent et le sait, ce qui la rend agressive mais ne fait qu'augmenter sa culpabilité (en effet, c'est elle la mauvaise toujours en train de gueuler sur son pauvre homme tout gentil).
    Et effectivement, je pense que, dans ce cas-là, la meilleure chose à faire est de partir très très vite !
    Lea

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  3. ;-)
    J'imagine que c'est particulièrement flagrant dans confessions intimes qui est là pour exposer un problème, mais c'est aussi le cas dans bon nombre de reportages témoignage comme "C'est ma vie" sur M6. Et c'est pour moi extrèmement frustrant. La caméra nous montre des personnes, des familles, qui ont des disfonctionnements plus ou moins grave, plus ou moins flagrant,et qui ne s'en rendent absolument pas compte. Mais le pire c'est que présenté ainsi, sans la moindre analyse, ni critique cela laisse à croire que ces comportement sont parfaitement normaux et sains.

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  4. Ce qui est flagrant c'est qu'il existe énormément de familles qui présentent des disfonctionnements internes. Ca repose toute la question de la "norme" de la pathologie...

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  5. la seconde histoire m'a le plus marquée, je retiens que comme en médecine où l'organe ou le tissus qui s'exprime le plus n'est pas forcément "responsable", l'individu qui exprime clairement des symptômes n'est pas forcément le plus "patho"..... merci!

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  6. dans le genre consternant il y a aussi une émission sur les mère maltraitantes sur "tm...". Je trouve que on diabolise ces mères qui manifestement ont de gros problèmes et ne se rendent pas compte de ce qu'elles disent! c'est vraiment pour montrer du doigt ce qui finalement arrive dans bien des familles

    kirikou

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  7. Furia : exactement, le mal n'est souvent qu'un symptôme. Il faut ensuite trouver ce qui déclenche la douleur et pourquoi à cet endroit là. Par expérience, comme un médecin, on fini par comprendre que là se fixe l'expression non pas de tel organe mais de telle problématique.

    Kirikou : moui, la limite c'est justement de finir par penser que toutes les mères maltraitantes trainent des pathologies. Aujourd'hui, de nombreuses études démontrent l'inverse. Les médias montrent ce qui attire les foules. Ca permet aux autres de se dire "ouf, moi je n'ai pas vécu ça !".
    Ceci dit, on peut trouver toutes les excuses qu'on veut aux mère, ça ne résoud en rien ce qui se joue chez l'enfant. Ca explique, mais ça ne justifie rien.

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  8. Vous parlez de diaboliser les mères maltraitantes... comment est-ce possible ? Personnellement, je pense qu’une mère qui est à même de maltraiter son enfant n'aurait tout simplement pas dû en avoir. Une solution pour ces mères-là serait la ligature des trompes dés qu'elles sont en âge de procréer, si elles ne sont pas en mesure elle-même de comprendre qu'elles peuvent être un danger pour leur descendance (pour les pères maltraitant, même régime : vasectomie). Un peu radical peut-être… je veux bien l’admettre. Et la difficulté dans ce cas-là serait de détecter leurs problèmes avant qu’elles mettent bas, ce qui n’est pas forcément évident et ce qui peut pourrait poser quelques problèmes éthiques, je le conçois.
    Et malheureusement, il y aura toujours des mauvais traitements, il est difficilement possible d’éradiquer ce problème complètement. Mais on peut essayer de le limiter. Une autre solution serait d'éduquer les futurs parents potentiels dés l’adolescence en rajoutant par exemple une matière à partir du collège, pourquoi pas la psychologie d’ailleurs ! Pour faire comprendre à ces futurs mères et pères les conséquences de leurs actes et paroles sur leur enfant, leur apprendre comment se développe un enfant, ce dont il a besoin, ce qu’il faut surtout éviter… car c’est hélas encore de nos jours pour beaucoup trop de gens et de parents un sujet totalement méconnu et inconnu !
    Désolé pour ce petit coup de gueule mais je ne peux avoir de sympathie ou être compréhensive avec une mère maltraitant son enfant.

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  9. Ton commentaire me choque pas mal Léa, tout autant que si on me disait que la solution était de couper les couilles à un pédophile pour qu'il ne s'en prenne pas à des gamins.
    Je doute vraiment qu'on puisse, de façon éthique, agir de cette manière sans engendrer des dérives et autres erreurs.
    Imagines simplement que un médecin ait des doutes sur la façon dont une mère va élever son gamin et qu'il lui refuse le fait d'être enceinte, mieux encore ligature des trompes, euh oui, et si erreur il y a, tu penses un peu à la mère dans ces cas-là ?
    On ne peut pas prédire à l'avance les actes d'une personne, et même si certains signes sont présents je ne pense pas que l'on peut prendre autant de liberté sur autrui et sur ses droits.

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  10. Jigsaw : de toute façon, on sait par expérience que la castration réelle est plus efficace que la castration chimique, mais qu'elle n'empêche en rien certains de récidiver... Donc médicalement s'entend, l'efficacité reste limitée.
    Je ne ferai pas l'avocate de Lea, elle est bien assez pour le faire toute seule, mais la notion d'éthique me gène toujours. Elle est tellement fluctuante. Ce qui a été éthique il y a 100 ans ne l'est plus aujourd'hui et ce qui l'est aujourd'hui ne le sera certainement pas demain (et cela ne sous entend pas un sens progressif obligatoire).
    Pour de ce qui est de se tromper sur une éventuelle mère, de toute façon on ne le saura pas puisqu'elle ne sera pas mère ! La psychiatrie justement tente de prédire les comportements des gens. C'est même la super tendance depuis 15 ans. Bien sur le but est d'abord de diagnostiquer les grands criminels de façon précoce et contre toute attente, cela semble fonctionner. Enfin, en fait on ne le sera que dans quelques années, puisque si un gamin de devient pas un tueur en série, comment être sûr qu'il en serait devenu un ? Espace temps quand tu nous tiens... On sait pour les tueurs en série ce qui les créé et on peut identifier les familles dans lesquelles ces facteurs sont réunis, mais, je te rejoins, pour un gosse qui déraperait, 10 n'auraient sans doute jamais dérapé. Mais autant donner toutes les bonnes cartes aux 11 (enfin surtout pour leurs futures éventuelles victimes). Et c'est LA question : faut il accepter de sacrifier plusieurs personnes pour en sauver 1 ?

    En tout cas, je suggère depuis quelques années qu'on propose de façon obligatoire des cours. Ya la gym prénatal, la préparation à l'accouchement, il faudrait y ajouter des cours de parentalité. Je pense que ça résoudrait quelques situations. Mais ça ne les supprimera pas toutes...

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  11. Je suis tout à fait d'accord avec toi Jigsaw, d'où la suite de mon com... Je le reconnais moi-même et parle d'une autre solution plus appropriée.
    C'était juste une manière d'extérioriser une certaine colère (ou plutôt une très grosse colère)... ainsi que le regret que la psychologie n'est pas plus de place dans notre éducation, il y a beaucoup de lacunes à combler à ce niveau-là. Mais c'est comme si on voulait laisser consciemment le "peuple" dans l'ignorance... Et je trouve ca vraiment dommage, pour tous ces enfants et adultes qui souffrent et en subissent les conséquences.

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  12. Un complément de réponse à Léa: je suis depuis de nombreuses années des discussions sur l'éducation respectueuse et si certains cas de maltraitance sont flagrants, d'autres sont plus insidieux(maltraitance plus verbale) et enfin ce qui constitue de la maltraitance pour les uns constitue au contraire les bases d'une bonne éducation sérieusement menée. Ce qui sera de la bienveillance pour l'un et de l'écoute respectueuse sera pour un autre du laxisme insencé conduisant aux pires dérives. Sans compter que les règles sont souvent à adapter à l'enfant qu'on a en face de soi.
    Néanmoins quelques cours permettant de distiller les principes de base pourrait tout de même rendre service à quelques enfants. Idéalement ça serait encore mieux de pouvoir avoir recours à une personne ressource(autres que ses propres parents pas toujours du meilleur conseil) dès qu'on se sent un peu dépassé.

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  13. Nulle vie humaine ne mérite d'être sacrifiée (les grands sacrifices c'est bien mignon mais je préfère laisser ça à Jésus sur sa croix, superbe réussite d'ailleurs, vive les gueguerres de religion qui ont succédés),les "monstres" ou tout du moins les personnes commettants des actes qualifiés de monstrueux ne sont que le produit de la société. Bien sûr il y a une part de liberté individuelle, ce serait beaucoup trop facile de rejeter uniquement la faute sur "la Société", mais la part de l'environnement reste à mon sens un des facteurs ayant une importance non négligeable. On ne né pas criminel/mère maltraitante/pédophile/serial killer.
    Prédire le comportement d'autrui reste une grande blague, on peut décrire une tendance, une généralité, des grandes lignes, mais pouvoir prédire avec une exactitude égal à zéro est une utopie. Et heureusement.
    L'idée des cours de parentalité serait pas mal en effet, mais donné par qui, comment, qui aurait accès ? Dans le concret ça reste difficile à mettre en place.

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  14. Cleanette : exactement, la notion de "norme" est centrale dans toute discussion philosophique mais aussi psychologique. Or cette norme est très différente d'une personne à l'autre, d'une famille à l'autre, d'une Société à l'autre (ce qui rejoins mon dernier article).

    Jigsaw : je ne te suis pas dans ton raisonnement. Il est évident que l'éducation créé le 'monstre'. Mais si l'acquis est prépondérant sur l'inné, cela ne veut pas dire que l'inné n'a pas de puissance. Il existe des tempéraments (personnalité de fond) criminels (sociopathes), certains ne passeront jamais à l'acte parce que l'environnement leur a permis de canaliser leurs "déviances". Dans d'autres cas, l'environnement au contraire a été le déclencheur de l'émergence de la personnalité asociale. Ceux la passeront sûrement à l'acte. Mais cela ne veut pas dire que les premiers ne le feront jamais, juste qu'ils se contiennent, mais circonstances aidant tout peu arriver.
    Par expérience, et ce n'est que mon avis, l'être humain ne me parait pas naître bon (les enfants se battent, maltraitent les animaux, envient l'autre naturellement), seule l'éducation, elle même issue d'une volonté de vie sociale "pacifique" et "amicale" fait que ses penchant naturels sont canalisés puis refoulés.

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  15. Personnellement je suis interpellé par vos interprétations sauvages et votre réductionnisme... Rassurez moi il s'agit d'un choix motivé par une volonté de toucher un large public ou de rendre vos article attractif pour le lecteur, n'est-ce pas ? Certaines de vos remarques me paraissent relever davantage d'une psychologie de comptoirs que de la réel psychopathologie .... La vulgarisation de la psychologie me parait intéressante cependant il faut éviter les dérives ... Je vous cite : "ce père est tout simplement amoureux de sa fille.
    Il le dit d'ailleurs sans le vouloir. Il veut lui donner du plaisir." ... Vous voulez s'en doute dire qu'il y de l'incestuel dans cette famille je l'entends cependant votre formulation est vraiment maladroite et je m'interroge sur ce que peut en comprendre les non initiés ... Ceci me semble dangereux et contribue à mon sens aux critiques que l'on fait à la psychologie et aux psychologues. Un bon moyen d'enrichir l'opinion des anti-psychologue qui nous qualifie d'arnaqueur ...

    J'aimerai beaucoup avoir votre avis sur la question ...

    Marion

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  16. Marion vous êtes grave. Vous n'avez vraiment rien compris, ce qui prouve que vous n'avez pas lu grand chose sur ce blog... ou si vous l'avez lu c'est de façon totalement orientée.
    Ceci dit vous m'expliquerez en détail la différence entre un climat incestuel et le fait qu'un père aie envie de se taper sa fille sans passer à l'acte. C'est juste la question du "patois" professionnel qui vous chiffonne ? Alors oui vous avez raison, c'est grâce à cela que les psys ont mauvaises réputations car on leur reproche, comme à d'autres, de volontairement utiliser un vocabulaire incompréhensible pour les "non initiés" (les patients). Il est vrai que c'est souvent la seule méthode qui reste à certains psys pour tenter de montrer qu'ils ont fait des études ou qu'ils auraient certaines compétences...
    Les anti psychologues n'existent pas. Il y a ceux qui sont anti-psychologie et c'est très différents. Et vous n'avez pas l'air de bien faire la différence. Une limite dans votre vocabulaire ? A moins que ce ne soit le reflet de vos limites psychiques... Ah la la, ces gens qui savant toujours tout mieux que les autres et qui font la morale. Ca porte un nom non ?

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