samedi 30 juillet 2011

La personnalité schizotypique

La personnalité schizotypique n'existe pas vraiment.
En fait elle existe dans le DSM 4 mais pas dans la CIM 10... Ce qui pose la question de savoir ce qu'on peut bien faire de ces personnes.

La CIM 10, qui est la classification européenne, considère que les schizotypiques sont des schizophrènes. Et les psychiatres les traitent comme des malades mentaux, à base de Risperdal bien assommant.
Le DSM 4, quant à lui, dit que c'est du grand n'importe quoi et que les schizotypiques ne sont pas (encore) des schizophrènes et qu'on peut les aider par les psychothérapies et que les médocs ça attendra un peu...

Et pour vous dire, je suis plutôt d'accord avec cette seconde version. Et ça n'engage que moi.



Alors la personnalité schizotypique, c'est comme le borderline, au début on ne sait pas trop quel diagnostic poser. Une personne traumatisée ? Un paranoïaque ? Un délirant ? Un déprimé ? Un grand méli mélo qui découvre une partie de soi à chaque consultation. 

Le patient ne cessant de demander "alors c'est moi qui suis fou ?".
Et qu'au début, on dit "non" parfois en étant tenté de dire "oui". 

Au bout de la 10ème, ça devient clair ! 
"Alors je suis fou ?" "Non, mais vous avez une personnalité "spéciale" dite schizotypique qui vous fait réinterpréter la réalité".
Et ça le patient comprend, même si en fait cela ne change rien à son comportement. Mais il arrête de se poser des questions : oui c'est bien lui qui a un problème.

Le schizophrène ne sait pas qu'il a un problème, ce sont les autres qui en ont au début, puis à un moment il ne se pose plus la question de s'il existe un problème. La réalité cesse d'exister.
Le schizotypique n'arrête pas de se remettre en question "alors ça vient de moi ?", "je suis folle ?", "vous croyez que c'est moi le problème ?". Le patient a conscience que quelque chose ne va pas et que ça vient certainement de lui. Et tant qu'il en est conscient, je ne peux concevoir qu'il soit dans la maladie mentale.

Alors c'est quoi la personnalité schizotypique ?

C'est d'abord une personne qui a moins de 35 ans, qui a peu travaillé et que les autres regardent bizarrement.

Comme dans la schizophrénie on a souvent affaire à une personne qui a vécu des traumas intenses infantiles et qui n'a trouvé aucun adulte pour l'aider à les résoudre. Il s'est fait seul avec ses félures et ses lacunes. Il peut exister dans la famille des personnes schizophrènes. Parfois, on retrouve ensuite en grandissant d'autres maltraitances (conjoint(e) violent(e) par exemple).

Le schizotypique est un enfant inadapté. Il n'a quasi aucune compétence sociale (et on ne lui a pas appris d'ailleurs).
Il aime travaillé avec des enfants ou des personnes âgées avec lesquels il se sent proches (mais dont il ne comprend pas les demandes !).
Il présente des aspects paranoïaques (tous les comportements des autres sont jugés évaluateurs ou agressifs dans le but de lui vouloir du mal).
Les circonstances de la réalité sont réinterprétés à la lumière des intérets du patient (par exemple, imaginez un schizotypique qui va acheter du pain. La façon dont la baguette va être posée sur le comptoir aura une signification.)
Il existe un thème au délire (extra-terrestres, religion, complot...).
L'habillement est bizarre, excentrique voire inadapté.
Il est facilement déprimé, voire suicidaire car se sent inadapté.

Les schizotypique n'est ni méchant ni dangereux. Il est même "attachant". Il est juste "bizarre".
Il peut travailler, il sait parfois mettre son délire au service de la création. Il est serviable, respectueux.
Mais il ne sait jamais quoi faire aux réactions des autres. Il reste tétanisé ou s'enfuit face à son incompétence sociale.
En consultation le transfert est ENORME ! Le patient prend son psy comme substitut parental dès le départ (ce qui vaut des appels pour des broutilles comme savoir quoi faire face à telle phrase ou savoir si c'est son imagination qui lui fait percevoir telle chose ou s'il doit aller voir son médecin...).
Le contre-transfert est important aussi, car c'est ce contre-transfert qui va permettre au patient d'apprendre des compétences sociales et d'endiguer son flux imaginatif.

J'ai eu un patient adorable, infantile, issu de traumas importants.
Pas de culture, une inadaptation sociale importante. Un délire religieux car c'est la seule base de connaissance acquises auprès de ses grands parents. Je lui ai donné des encyclopédies pour enfant à lire. Sa culture s'est accrue. Sa  "créativité" aussi puisque désormais il pouvait appuyer ses dires sur de nouvelles connaissances, mais en même temps il a pu remettre en question son délire religieux et sa déformation de perception. S'il réinterprétait son environnement, il arrivait désormais à se demander si c'était lui ou les autres et tentait de faire réintervenir la réalité dans ses relations. 

Pour vous donner un exemple, ce patient pensait être amoureux de sa voisine. Sa voisine achetait des yaourts au chocolat. Or lorsqu'il la croisait il discutait avec elle et elle tripatouillait ses yaourts. Il en déduisait  qu'elle l'aimait. Je lui demandais sur quoi se basait cette impression. D'après lui le fait qu'elle achète ces yaourts était un message comme quoi elle aimait les garçons et donc lui, car c'est bien connu "les filles à la vanille, les garçons au chocolat"... 
"Vous croyez que je me fais des idées ?" me demandait-il brutalement pris d'un doute...
"oui, elle se contente d'aimer les yaourts au chocolat".
"Manger du chocolat ce n'est pas pour que les garçons alors ?"
"ben non..."
Du coup, lorsqu'il la recroisait avec ses yaourts cela ne le tracassait plus. Il était passé à autre chose.
Et il faut tout expliquer comme cela au schizotypique car il n'arrive pas à comprendre ce que les autres veulent dire.

Ce qui oblige à être très clair dans le discours. Avec le schizotypique, il ne peut y avoir de sous-entendus ou de détours dans les explications. Il faut être "cash". C'est noir ou blanc, bien ou mal... mais il ne peut y avoir d'entre deux car cet entre deux est créateur de doute et donc d'interprétation.
Du coup le schizotypique est plutôt direct dans sa façon de communiquer... Car lorsqu'il a compris comment il fonctionnait, il sait qu'il a besoin d'une réponse claire et nette. Il met donc parfois les gens mal à l'aise (comme cette patiente qui n'a pas hésité à aller voir son patron pour savoir si oui ou non il lui avait jeté un sort). Mais une fois que la réponse est donnée, le patient passe à autre chose. L'imagination, le délire, ne peut plus avoir prise sur cette situation.

La psychothérapie est très importante pour ces patients et elle est à très long terme. Les consultations peuvent être espacées tant que le patient n'est pas confrontée à trop de situations sociales complexes, mais dès que ça se complique (au travail par exemple), les consultations doivent être rapprochées afin de "régler" les interprétations et d'expliquer les comportements des uns et des autres.

L'évolution ? La personnalité schizotypique ne sera jamais guérie. Elle peut rester schizotypique toute sa vie avec des améliorations dues à la psychothérapie (1 cas sur 4), mais la plupart du temps on va vers une schizophrénie. 
Et c'est avec un certain regret que le psychologue passe la main au psychiatre...


Quel est ce film - 9

Cette semaine un film dont je ne saurais jamais s'il a été tourné noir et blanc puis colorisé ou tourné en couleurs et diffusé en noir et blanc.
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vu ce film en couleur même lorsque j'étais toute petite (sauf la scène du début dont est tirée l'image). Il m'a fallut attendre l'adolescence pour le "découvrir" en N&B, ce qui est un comble avouez. Les couleurs ressemblent vraiment à la qualité du Eastmancolor, ce qui ne s'est jamais refait, même aujourd'hui avec la colorisation numérique.
Bon, je vous parle technique et vous vous en foutez car vous avez déjà certainement trouvé de quel film il s'agit. Mais ne dit-on pas que plus c'est long plus c'est bon ?



Titre, année, acteurs principaux (pas tous par pitié !)

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Alors là vous m'avez laissé sans voix. Vous avez été nombreux à ne pas reconnaître la dernière image du film "le jour le plus long". Cette image reste pourtant longtemps à l'écran puisque le générique défile sur cette image et le générique de ce film est presque aussi long que le film !

Alors c'est un film de 1962.

C'est bien sur l'histoire de la préparation du débarquement sur les plages normandes.
Il y a plusieurs réalisateurs, un pour chaque "camp". En effet l'originalité du film est de retracer la préparation et le vécu de ce jour dans chaque pays (France bien sur, mais aussi Etats-Unis, Canada, Angleterre, Ecosse et... Allemagne).

L'autre originalité de ce film est le casting : chaque pays a recruté des acteurs de la nationalité du camp qu'il représente. On assiste au défilé d'une brochette de stars (John Wayne, Henry Fonda, Mel Ferrer, Curd Jurgens, Robert Ryan, Bourvil....) et de stars en devenir dans des petits rôles (Sean Connery, Robert Redford, Paul Anka, Richard Burton, George Segal, Michel Duchaussoy...).

Bien sur cela reste un film et pas un documentaire, aussi certaines actions ont été romancées, déformées voire créées de toute pièce. Si ce film met en avant le courage des hommes, il s'agissait d'abord d'un divertissement.

La bande annonce :



mardi 26 juillet 2011

Le psy et les décisions importantes

Quel chemin prendre ?

 
Certains patients ne viennent qu'une fois ou deux.
D'autres qui ont vu leur thérapie prendre fin il y a plusieurs mois voire plusieurs années, reviennent voir leur psy pour 1 ou 2 consultations.

Il s'agit pour ces patients de prendre une décision importante.
Démission, divorce ou mise en couple, déménagement, départ à l'étranger, avortement...
Ces patients le disent, ils ont besoin d'une réponse.

Or si il y a bien quelqu'un qui ne donnera pas son avis et pas de réponse c'est bien le psy !

Mais il s'agira dans ce type de consultation de faire la part des choses entre ce que veulent vraiment ces personnes et toute la rationalité qu'ils y mettent.

Car, si je prends l'exemple d'une patiente qui se demande si elle doit avorter, elle ne se demande pas si elle veut garder l'enfant, elle se demande si c'est bien raisonnable (vu son âge, vu ses finances, vu le peu de durée de son couple, vu son travail, vu l'avis de ses parents...).

Et son avis à elle ?

C'est là que ça coince en général.
Les personnes, quelqu'elles soient, ont toujours de bonnes raisons de faire ou ne pas faire quelque chose.
D'ailleurs on leur a appris des "normes". Parfois implicites (par exemple, on ne fait pas un enfant "toute seule", ça n'a jamais été édicté ainsi mais lorsque la patiente était petite ses parents parlait de ses "filles-mères" tristes et amorales)

Et puis on a toujours tendance à se demander si c'est "bien" ou "mal", sans même être vraiment sur de ce qu'on met derrière ces deux termes.

Sans compter, la fâcheuse -mais réaliste- tendance à se demander si c'est bien le bon moment....

Comme si dans la vie il y avait des moments pour faire ceci et d'autres pour faire cela ! Bien sur, vu de l'extérieur on peut se dire qu'en effet si on est en fin de droits de chomage, si on vit dans un studio et si le couple est vacillant, ce n'est peut être pas le bon moment pour faire un enfant !
M'enfin, la nature elle s'en fout de tout ça. Ce qu'elle voit, c'est deux être humains qui ont copulé sans prendre de précaution et que c'est exactement ce qu'il faut pour perpétrer l'espèce. 

Alors prendre une décision importante est-ce un combat instinct vs civilisation ?

Sans doute.
 
Et c'est le rôle du psy, au cours de cette parfois unique consultation, de rappeler aux patients "trop civilisés" qu'ils ont aussi un instinct... et que s'il le suivait un peu plus souvent, la décision serait plus facile et plus adaptée à leur envie profonde.




vendredi 22 juillet 2011

Psys : sauveurs ou imposteurs ?

 

Le titre de mon article et la reprise d'une question que pose l'Express.
D'ailleurs vous l'aurez remarqué début juillet c'était la fête des Psys.
Tout le monde y va de son petit hors série sur : comment choisir son psy ? Quelle thérapie ? Comment se connaître soi même ? 100 tests pour connaître sa personnalité... sans compter psychothérapie de nos animaux domestiques... 

Néamoins le titre de l'Express m'a interpelé.
Les psys n'auraient donc pas le choix : soit ils sauvent, soit ce sont des imposteurs.
C'est amusant, parce qu'on prend les psys pour des médecins. Eux sauvent des gens, ils prescrivent, opérent, recollent... la question n'est pas de savoir ici s'ils ont toujours raison et s'ils ont toujours des bonnes raisons de le faire, mais ils le font.
Alors bien sur cela repose la question de comment différencier les différents psys.
Psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute... le futur patient y perd son latin. Et les professionnels aussi, il faut bien dire.

Tout ce petit monde réalise des psychothérapies. Le psychiatre alors qu'il est médecin spécialisé dans les maladies mentales et qui peut, alors qu'il n'a jamais été formé pour cela, faire des thérapies sans formation. Le psychologue, spécialiste de comportements formés aux psychothérapie, ne peut plus en faire que s'il suit une formation complémentaire. Le psychanalyste qui n'est formé qu'à lui même n'a qu'a suivre la même formation que les psychologues. Et les "purs" psychothérapeutes qui ont le droit d'être et surtout n'importe quoi du moment qu'ils le font depuis plus de 5 ans... Bref, on peut comprendre les réticences des patients... et de certains journalistes peut être mal tombés lors de leur propre psychothérapie.

Alors les psys sont ils des imposteurs ? Mais des imposteurs de quoi, à quoi ?
D'abord les psys sont normalement issus d'une formation spécialisée. Ca ne garantit jamais les compétences, mais pour un médecin ou un chirurgien c'est pareil.
Y a des bons, Y a des mauvais, y en a beaucoup entre les deux... et surtout y en a qui ne correspondent pas à leur patients.
Car voila ce qui m'inquiète dans le titre, c'est qu'on parle du psy sans parler du patient.
Comme si le patient n'existait pas.
Comme si surtout le patient ne faisait rien.
Lorsque vous allez chez votre généraliste et que vous dites que vous avez mal à la gorge, votre médecin vous prescrit un sirop. Votre seul "rôle" consiste à avaler une cuillérée 3 fois par jour. Donc vous êtes impliqué dans le traitement. Mais pas trop quand même puisque dans 40 % des cas de toute façon que vous preniez ou pas c'est kif kif (placebo). Et puis ouvrir sa bouteille, faire couler le sirop dans la dosette, se fourrer le tout sous la luette et déglutir ça ne demande pas une implication exceptionnelle, ni même une remise en question existentielle. 

Mais chez les psys, le patient c'est lui qui fait 50 % du travail, voire plus !
Alors chez le psychanalyste, il fait environ 99 % du travail parce que l'analyste ne dit quasiment rien.
Chez le psychiatre, ça dépend de son approche personnelle, mais le patient y fait environ 75 % du travail.
Chez le psychologue, selon les séances, le patient fait entre 25 et 50 % du travail. Le psychologue parle beaucoup, il interprête à voix haute, explique, discute, propose des orientations...
Chez le psychothérapeute "dur", le patient fait 10 %, le thérapeute imposant sa thérapie et les cognitions qui vont avec.

Alors le psy est-il un sauveur ?
Non, car tout seul il ne peut rien. Le patient se sauve lui même.
La solution est DANS le patient. C'est lui détient la vérité, la bonne voie et la sortie de la problématique. 


C'est le psy qui dirait qu'il est un sauveur qui serait un imposteur.




Quel est ce film - 8

J'ai tellement de films à vous proposer qu'à mon humble avis ce petit jeu va durer au moins jusqu'à la fin de l'année. Ca me permet autant qu'à vous de retrouver des films dont j'avais oublié l'existence.

Ce n'est pas le cas du film à découvrir cette semaine. C'est un "classique" s'il en est.
L'image qui suit devrait vous mettre sur la voie et avouez qu'il y a une sacrée vue....


Comme d'hab, titre, année, acteurs principaux...


Vous avez reconnu ce que voit James Stewart de sa fenêtre dans le film "fenêtre sur cour" (1955) d'Alfred Hitchcock.

Acteurs : James Stewart (Jeff), Grace kelly (Lisa), Raymond Burr (Thorwald)

Un journaliste aventurier, Jeff (James Stewart) s'est cassé une jambe et est contraint à demeurer dans son appartement. Il croit assister par sa fenêtre à une scène de crime dans l'immeuble d'en face. Via son appareil photo muni d'un téléobjectif il va observer désormais tout son voisinage. Sa fiancée Lisa (Grace Kelly) qui ne prend pas tout ça au sérieux, va finir par l'aider dans sa quête de la vérité et se mettre en danger. Sauvée in extremis par la police, elle laisse Jeff seul dans son appartement. L'assassin ne manquera pas de lui rendre une visite....

Ce qui est fantastique dans ce film c'est que le héros est immobile. En fait, c'est tout ce qui se passe autour de lui qui bouge, change et évolue. il reste un point central, fixe autour duquel tourne la vie et la mort. Même sa compagne, qui est près de lui au début et donc du côté de l'inaction, fini par passer de l'autre côté, celui observé et en mouvement. Le journalise n'est plus qu'un observateur de la vie, il n'y participe plus. Il y a une désynchronisation temporelle : pour lui le temps ne passe quasi pas, pour le reste du monde il file... Sa fenêtre ne symbolise qu'un écran. Le même écran que pour le spectateur au cinéma ou à la télé (ou devant son ordinateur). Et pose une question philosophique : la vie ne serait-elle qu'une fiction où chacun porte un regard différent car centré sur lui-même ?



lundi 18 juillet 2011

Régler son Oedipe à l'âge adulte

Bien que certains remettent totalement en cause la notion d'Oedipe (combien de patients -au masculin- m'ont affirmé qu'ils n'ont jamais eu envie de coucher avec leur mère !), sans bien comprendre parfois de quoi il s'agit, je ne peux nier qu'une fois l'Oedipe régler les patients vont mieux.
Est-ce à dire que l'Oedipe ne prouve son existence que par son anéantissement ? Bonne question que nous règlerons un autre jour. ;-)



L'Oedipe se règle pour les garçon assez facilement et une bonne fois pour toute dans leur prime jeunesse. Pour les filles c'est plus compliqué (les filles sont toujours compliquées lol). Si la question devra être réglée avant 8 ans, s'ensuivant un temps "calme" (dit "période de latence"), la question reviendra sur le plateau vers 12/14 ans et il faudra régler l'Oedipe une fois pour toute.

Je ne vous ferais pas un cours sur l'Oedipe, je l'ai déjà fait quelque part ailleurs... (mais où ???)

Par diverses circonstances de la vie, le complexe d'Oedipe ne se résoud pas toujours à l'adolescence. Le parent est absent physiquement ou psychologiquement ou au contraire il est trop présent et reste "le" modèle.

C'est comme cela que les patients se retrouvent à l'âge adulte à chercher papa ou maman parmi leurs partenaires. Lorsque le ou la partenaire à 15 ans de plus, ne cherchez pas plus loin à comprendre cette attirance. Maman ou papa n'est pas loin.

Un exemple :
Un patient vient me voir un jour parce qu'il n'arrive pas à mettre fin à se relation avec sa "copine" de l'époque. Il est évident qu'il n'arrive pas à la lâcher comme il n'a toujours pas coupé le cordon avec sa mère. Au fur et à mesure de la consultation, j'apprends que sa future ex a 15 ans de plus que lui, qu'elle a le même job que sa mère et qu'en plus, cerise sur le gâteau, elle lui ressemble énormément physiquement. Et comme par hasard, la sexualité entre eux c'était vraiment pas top. Rien d'étonnant, avoir l'impression de coucher avec sa mère ne doit pas faciliter les choses...

Une patiente, la trentaine, s'éprend d'un type de 50 ans. Ils s'entendent hyper bien. Il est fier de l'avoir à son bras, elle est admirative devant sa culture.  Leur sexualité est plaisante mais rare. Tout se complique le jour où le désir d'enfant arrive. Surprise, il n'en veut pas. Elle finira pas découvrir qu'en fait leur relation était très père/fille et qu'elle recherchait la protection du "père". Il lui avouera que de toute façon il l'avait toujours considéré comme sa fille.... 

Alors peut on résoudre son Oedipe à l'âge adulte ?
Mais oui bien sur.
Nul besoin de la présence du parent aimé (et désiré) pour régler l'Oedipe.
L'Oedipe c'est psychique rien d'autre. Alors que le parent soit présent, informé, vivant, mort n'y change rien.
Bien sur, normalement, c'est le parent qui permet la résolution de l'Oedipe de l'enfant, mais quand le parent n'est pas là c'est à l'enfant (au sens de descendance) de se prendre en main et de régler ça tout seul.
Le fait même parfois que le parent soit vivant et encore bien (trop ?) présent complique parfois les choses. Car ce parent a pris la vilaine habitude de fonctionner avec un enfant qui le met sur un piedestal et il ne va pas comprendre d'en descendre brusquement. Autant il aurait compris que son gosse le rejette pendant sa crise d'adolescence, autant là, ça fait 30 ans voire 50 que ça fonctionne comme ça... 

Alors bien sur, il existe des patients résistants.
Ceux là savent toujours tout. Lorsque je leur parle de leur relation au parent opposé, ils me disent "mais je sais tout ça".
Mais oui, cause toujours. Si le patient savait tout cela ne pèserait plus.
En fait oui le patient sait. Il est évident qu'on n'épouse pas son père ou sa mère. Encore faut il que l'inconscient, ce petit malin qui garde les désirs secrets, ait entendu et compris lui.
Or, en général, ce n'est pas le cas.
Parce que le patient, n'a jamais cherché à se convaincre que ce n'était pas possible. OK on lui a dit, OK il a entendu, mais ce n'est pas "rentré", ce n'est pas devenu une règle explicite.
Alors en dehors du fait qu'il va falloir que ça rentre et qu'il va falloir répéter (et énerver le patient qui "sait"), il va falloir travailler sur la relation au parent de sexe opposé.

Attention, rejetter, descendre du piedestal, ne veut pas dire ne plus aimer, ne plus voir, couper les ponts.
Cela veut dire rendre sa place à chacun. S'apercevoir que les parents font des erreurs, leur en vouloir s'il le faut mais surtout comprendre qu'il va falloir accepter que ce parent fonctionne comme cela et intégrer l'idée qu'on ne se fera pas avoir une autre fois. Bref, regarder le parent de sexe opposé avec objectivité et se dire qu'on peut aller chercher ailleurs quelqu'un d'autre et que ce n'est pas trahir son parent. Bien au contraire, contre toute attente, cela lui fait plutôt plaisir.

Et pour illustrer cela je vous donne un autre exemple :
Patient, ne recherchant que des compagnes semblables à sa mère. La mère ne dit jamais rien, la soeur devient intrusive et joue le rôle de la mère en critiquant. La psychothérapie va l'aider à se rendre compte de tout cela et il se choisira enfin une compagne très différente. Coup de foudre. Il n'ose pas en parler à sa mère, il a peur de la trahir, peur qu'elle ne l'aime plus. Il se décide, n'en parle pas à sa soeur, va voir directement la mère. Il lui explique ses choix antérieurs, lui explique son choix actuel. Pour la première fois sa mère le prend dans ses bras et lui parle enfin : "vit ta vie mon fils et soit heureux avec elle". Chacun reprend sa place, le cordon est rompu, il peut prendre ses distances... avec la bénédiction du parent.

L'Oedipe est résolu.


dimanche 17 juillet 2011

C'est dimanche, jouons un peu...

Cette semaine un petit jeu facile à finir mais esthétiquement très réussit.
Il s'agit de sauver le monde des robots. Pour cela rien de plus simple : il faut suivre les indices tout en trouvant dans quel ordre il faut les appliquer ou les répéter.

Ca vous occupera bien 10 minutes.... (cliquez sur l'image pour arriver sur le jeu "Little Wheel" au centre de votre écran)

vendredi 15 juillet 2011

Pub Kia, chaud et froid...


La pub Kia (publication brésilienne) a gagné le Lion d'Argent de la Publicité à Cannes cette année.

Il s'agit d'une publicité en deux parties présentant la nouvelle climatisation bi-zone gauche/droite des véhicules Kia. 
Bi-zone ne veut pas dire qu'il y a deux zones érogènes ou que les "bi" "zonent" dans les quartiers chauds de Paris,  mais bien que le conducteur ou le passager peuvent régler leur climatisation indépendamment.

Dans ces pubs donc, la partie à gauche met en scène un enfant et celle à droite présente une "ado" .




Le côté enfant symbolise le froid (cold) et la partie ado, le chaud (hot).

Cette pub a fait polémique. Elle a d'ailleurs été supprimée, puis Kia a présenté ses excuses -c'est à la mode- (et c'est surtout très facile) pour avoir choquer quelques personnes. Car vous imaginez bien qu'instantanément la proximité enfant / sensualité, même si ils ne sont mis en scène dans les mêmes cases, a fait surgir des relents de pédophilie.

Différents bureaux de contrôle de la publicité, dont les USA et la France, ce sont empressés de préciser que malgré toutes les qualités de ces pubs, elles n'auraient jamais été acceptées dans ces pays.
Ces pubs sont jugés très inventives et très marketing. L'aspect polémique fait partie du concept, comme il se doit. Elles ont été créées et validées uniquement par des hommes, ce qui est quand même assez ahurissant. Et si le but était de marquer les esprits, c'est chose faite, mais pas sûr que le nom de la marque en sorte grandit ou mémorisé.


Perso, le lien entre la clim et ces pubs ne me saute pas aux yeux si je n'avais pas connaissance du concept. Je vois bien la comparaison à laquelle on veut nous mener : un truc très infantile et sans arrière pensée à gauche et au contraire quelque chose des très sexy voire sensuel à droite. J'y vois plus une réalité des comportements humains, après tout l'enfant ne voit pas dans son prof ou dans son camarade un éventuel partenaire, alors qu'à l'adolescence tout devient source d'éveil sensuel. Mais comme je l'écrivais plus haut, le fait de mettre l'un à côté de l'autre ces deux thématiques pousse dans mon esprit pervers (je sais bien que toi Ô lectrice, Ô lecteur tu n'as pas l'esprit pervers, juste obsédé), l'aspect sensuel  à venir déborder sur l'image infantile avec tous les aspects choquant possibles. Ce n'est en fait qu'une vision de notre (mon ?) esprit, totalement déformé par la sexualisation de la communication qui nous entoure. Impossible désormais de lire, voir ou entendre quelque chose sans y lire, voir ou entendre du sexe... même lorsqu'il n'y en n'a pas ! (et dans ce cas on en cherche). 

Ces publicités obligent à une relecture. Au premier regard, elles sont choquantes, au second... j'ai plus que des doutes. Mais je "coince" un peu sur la relation à la climatisation et les notions de chaud/froid me laissent tiède ... et rien que parce qu'on ne sait pas de quel produit on parle lorsqu'on lit ces pubs, je trouve qu'elles sont nulles et ne méritent pas un prix.

Et vous que ressentez vous à la lecture de ces publicités ?


mercredi 13 juillet 2011

Quel est ce film - 7

Alors comme ça c'était trop facile la semaine dernière ?
Comme dirait Campana, corsons donc un peu les choses cette semaine.
Comme j'aime vous gâter, je vous met deux images. Elles ne sont pas très parlantes, sauf peut être, si vous faites l'effort de les regarder comme il se doit : muni de lunettes stéréoscopiques bleu et rouge (ça ne s'appelait pas encore "3D" mais "relief").
Si ça c'est pas un indice....




Alors titre, année et acteur principal.

C'était plus difficile c'est vrai. Il s'agit du second film en relief/stéréoscopie (3D) sorti en... 1953 !
Titre : l'homme au masque de cire (House of Wax)
acteur principal : le fabuleux et irremplaçable Vincent Price

Bien que ce soit un film américain, l'histoire ce passe à Londre. Jarrod, un génie de la sculpture (Vincent Price) a ouvert un musée de cire. Le feu mis par son associé fera fondre tout le travail et le sculpteur, grièvement brûlé dans l'incendie, disparait. Il réapparait quelques années plus tard aux USA où il installe son nouveau musée de cire sur le thème de l'horreur. Les statues sont hyper réalistes et pour cause car le sculpteur utilise de vrais corps qu'il recouvre de cire. Il s'agit des corps de son ancien associé et de l'amie de celui-ci. Jarrod, lui même, en fait défiguré dans l'incendie de son premier musée a reconstitué son visage avec de la cire...

Le film est en vision "classique" (15/20) sauf pour certaines scènes tournées en relief pour montrer au public l'intéret de cette technique. L'homme au masque de cire arrive 2 ans avant "la créature du lac", film sans scénario mais pourtant devenu la référence du relief...

Le début du film (mais vous pouvez le regarder en entier par tranche de 10 minutes sur dailymotion en suivant les liens du même pseudo) : (si jamais la video ne fonctionne pas cliquez sur le lien en dessous) et n'oubliez pas vos lunettes 3D !!


L'HauMdeC (1953) - 01 de 07 par CamDoSciFi

jeudi 7 juillet 2011

C'est TOI le PSY...

Le beau temps étant propice à la réflexion, je vous propose d'aller vous asseoir à mi-ombre, l'apéro à la main et de vous trouver la réponse à cette lancinante préoccupation : de quoi souffre cette patiente ?


Alors, disons patiente 28 ans.
Mariée, divorcée.
Joli visage, corps déformé par la grossesse, habillée avec peu de goût toujours en noir.
Souriante, infantile, apprend vite.

Issue d'une mère "volage" et maltraitante par négligence ("tradition familiale") et d'un père absent (ayant eu marre des tromperies de sa compagne).
Père sur un piédestal.
Mère considérée comme une pauv'fille.
Son ex mari la maltraitait psychiquement et physiquement.

Cette patiente est peu cultivée, a quitté l'école de bonne heure.
Elle se souvient de sa mère se livrant à quelques orgies sur le canapé du salon avec ses courtisans alors que la fillette devenue ado était là.
Le sexe lui parait sale, horrible.
Sauf avec un mari "officiel".

Elle pense que tout le monde la regarde.
Et que tout le monde ne pense qu'au sexe, ce qui la dégoûte.
Elle ne supporte pas le regard des hommes jugé inaceptable.

Elle n'a aucun sens de la répartie et ne sait jamais quoi répondre à une vanne.
Etre en présence d'un homme la met très mal à l'aise et rien que de penser à lui parler cela "coince".

Patiente très croyante.
Très victimaire.
Se sent totalement inadaptée.
Voudrait ne plus sortir, faire face aux autres est trop difficile.



A votre avis, quelle est la problématique de cette patiente ?
A vos claviers ! 


J'aime bien l'idée de "telle mère telle fille"...
Si vous avez bien lu j'ai écrit qu'elle pense que tout le monde la regarde et ne pense qu'au sexe.
Ce qui veut dire qu'a LONGUEUR DE TEMPS elle pense qu'on la regarde et qu'on ne pense qu'au sexe.
Cela la dégoûte, elle met donc en place des stratégies pour réprimer ces pensées.
Cela la dégoûte elle, pas les autres.

C'est donc......... obsessionnel.

En fait la sexualité c'est sale.
Parce qu'il lui est inacceptable de se dire qu'elle ne pense qu'au sexe.
C'est pour faire simple "une obsédée sexuelle".
Elle est "en manque".
Elle ne supporte pas le regard des hommes parce que cela éveille chez elle des sensations inavouables.
Et elle croit que cela se voit.

Une partie du travail a consisté à lui faire accepter que la sexualité n'est pas un acte sale (elle a bien eu un enfant et elle même a été enfantée par la sexualité). Ensuite, lui faire comprendre que ce ne sont pas les hommes qui ont un problème (encore que ! LOL) mais elle. Elle finira pas accepter qu'elle aime la sexualité et qu'elle en a envie. Ses propres valeurs par contre l'obligeront à n'accepter la sexualité que dans un cadre officiel ("fiancé" au moins), même si cela la met en situation de séduction permanente.





mercredi 6 juillet 2011

Quel est ce film - 6

Le film à découvrir est pour moi le symbole de l'usine à rêve.
J'ai vu ce film un sacré paquet de fois, surtout le dimanche après midi lorsque j'étais petite (à l'époque où toute la France restait devant sa télé pour voir "le grand film du dimanche après midi" en faisant un goûter). Mais même encore aujourd'hui avec mon regard d'adulte, je trouve que ce film véhicule du bonheur et de la joie.



Alors, comme d'hab, titre (ça ne devrait pas être très difficile), année, acteurs.

Mais oui ! C'était "Mary Poppins", film de 1964. Avec Julie Andrews (Mary Poppins) et Dick Van Dyke (Bert).


C'est l'histoire d'une nounou qui se prend pour la psyd e service ! lol Dans une famille où la mère n'est jamais présente et négligente (ses réunions "féministes" étant sa principale préoccupation) et le père obsédé par son travail, les deux enfants de la famille sont élevés uniquement par des nounous. Le turn over des nounous devenant infernal, le père décide de prendre un nouveau recrutement et les enfants forment le souhait d'avoir enfant une nounou "maternante". La pureté de leur coeur permettra l'apparition de Mary Poppins, nounou froide mais juste et magicienne. Elle finira pas leur redonner confiance dans les adultes, la mère finira par admettre qu'elle aime plus ses enfants que ses compagnes sufragettes et le père comprendra enfin que ce qui importe c'est la richesse mais la richesse du coeur. Dans la famille chacun reprend sa place, allélouya. La mission de Mary Poppins sera alors fini dans cette famille. Le tout s'accompagnant de chansons et de numéros de danse...

Mary Poppins on aime ou on déteste. Les gosses ont vraiment un sale tête, mais les autres acteurs sont épatants. Mary Poppins est une usine à rêve, si on y croit très fort tout peut s'arranger. Mais surtout il faut dire afin d'être entendu.

De la poésie, de la tristesse parfois, de l'humour (j'adore la scène de la blague la jambe de bois) et la joie, voila ce que dégage se film. Bien sur, devenu adulte et surtout vu plusieurs fois, les scènes perdent de leur sel et de leur poésie. Mais les enfants ne s'y trompent pas, ils restent sagement assis pendant 2h30 !

L'extrait :

lundi 4 juillet 2011

J'ai testé... le "pony express" de Buffalo Grill

(Bonne fête nationale à tous mes lecteurs américains !)


Il y a bien longtemps que je ne me suis pas livrée à vous faire part de mes tests.

Vous avez que j'aime bien tester les choses simples, accessibles à tous, afin de voir qu'est-ce qu'on peut bien essayer de "caser" aux moins aisés.

Alors j'ai testé -plusieurs fois- le menu "pony express" des restaurants Buffalo Grill.

D'abord le restaurant.
Buffalo Grill est une chaîne de restaurant ayant pour thème le western. Il s'agit d'y consommer tout particulièrement de la viande rouge (boeuf, bison, autruche..). Cette chaîne est plus grande que celle de Hippopotamus qui est le principal concurrent.
Buffalo Grill a subit un revers il y a quelques années, lorsqu'on a découvert dans certains restaurants de la viande impropre à la consommation mais néanmoins servie aux clients. Boycotté pendant environ 2 ans, Buffalo Grill refait désormais le plein par ses tarifs bien plus attrayant que le concurrent sus-cité.

A la base Buffalo Grill était vraiment basé sur l'idée du "steack house", avec mobilier en bois, "box" wagonnets et animation liées au mascotte "Bill (le cowboy) et Plume (l'indienne). C'est une ambiance très familiale le week-end et très "tertiaire" la semaine.
Ces personnages ont disparu l'année dernière et depuis quelques semaines certains restaurants changent totalement de look... Changement de directeur de com' certainement. A suivre donc pour la prochaine ambiance...

Le menu "pony express" est le menu de base de la chaîne.
Le prix est de 8,60 € en ville (à Paris ou Orléans par ex.). En banlieue le prix descend à 7,60 € (Thiais, Ville du Bois, près des autoroutes...). Bon c'est plus vrai, ça l'était encore y a 10 jours... Bon le prix hors ville est passé à 7,90 €...

Le "pony express" c'est plat + dessert ou plat + boisson.
Pas d'entrée, mais chez Buffalo Grill on vous sert une "salade d'accueil" qui est une portion de salade verte avec quelques grains de maïs, quelques haricots rouges et morceaux de poivrons le tout avec une sauce salade. Ca permet de patienter.

Le contenu du menu change de temps en temps, mais pas souvent.
Alors le choix des plats au moment où j'écris :
- steack haché de 150 g
- 3 oeufs sur le plat + bacon
- wings de poulet
(si j'avais une suggestion à faire c'est de virer les "wings" et de proposer un filet de poisson ou alors une viande "entière" (pas hachée)).
(bon là du coup, le contenu du menu a changé aussi depuis 10 jours : désormais il y a toujours le steack haché, les wings, les oeufs sur le plat sont au chorizo et apparition d'une "salade pony"...)


Le légume est au choix :
- frites bien sur,
- pommes de terre au four (servie avec un petit pot de crème aux herbes)
- ratatouille
- salade,
- pennes aux légumes du soleil
- riz basmati
et je dois en oublier d'autres....

Une sauce au choix pour la viande :
- roquefort
- poivre
- béarnaise
- barbecue (la préférée des enfants)
... et il m'en manque une, si vous vous en souvenez faites moi signe.

J'ai essayé le steack haché, les oeufs, les frites, la pomme au four, le riz et toutes les sauces.
(mon abnégation est sans fin).



Le steak haché est servi avec cuisson à la volonté du client.
C'est une belle portion. Les légumes sont bien servis aussi. Si vous avez de la chance, vous tombez sur une énorme pomme au four... et des fois non. Le riz étant servi sans sauce, c'est assez sec. La ratatouille baigne dans l'huile (donc pour le côté je mange des légumes pour ma conscience, ça reste -à mon avis- très calorique). Les frites sont croustillantes.

Pour les sauces, la roquefort est bien équilibrée, la poivre est très relevée, la béarnaise est pas mal je l'avoue. Pour moi la barbecue est trop sucrée... (et puis celle dont je ne me souviens pas... Ca m'énerve !!!)

Les desserts :
Ca change assez souvent, donc j'ai testé différentes choses.
Les donuts sont horribles.
La glace est bien servie (un gros cornet sur un présentoit avec 2 grosses boules dedans) (on ne ricane pas, bande de pervers. Mais si vous ne mangez pas le cornet, il peut -peut être- resservir...;-) )
La mousse au chocolat est un délice.
Le fromage blanc avec son coulis de fruits rouges ou le miel est bien et c'est une belle portion.
Ma préférence ira au café gourmand. Une boisson chaude donc + une mini mousse au chocolat et un cookie aux éclats de chocolat. Fuyez le thé qui ressemble à de la paille dans de l'eau chaude...

Lorsqu'on sort de table on a donc mangé une petite entrée (la salade) + 1 plat + 1 dessert.
Et pour moins de 8 €.
Vous pouvez bien sur opter pour la boisson à la place du dessert ou prendre une boisson en plus (la carafe d'eau est gratuite et la bouteille d'1 l d'eau est à 1,50 €).

On ne va pas chez Buffalo Grill pour faire dans le  gastronomique. Et très franchement on sort de là plutôt bien remplit. Les portions sont belles, le steack haché est gouteux, les frites sont croustillantes...
Si vous y allez avec des enfants, ils se régalent.
J'ai essayé, ayant eu la bonne idée d'en prendre 4 sous mon aile une journée, je les ai tous traîné au Buffalo. Le menu "pony express" les a totalement satisfait, mêmes les plus difficiles ont fini leur assiette et mangé tout le dessert ! Même la petite minette de 11 ans squelettique qui ne mange jamais rien et dont les parents me disent qu'elle n'aime rien.
En plus les enfants adooorent l'ambiance western (d'autant que lorsqu'on m'a vu débarquer avec 4 chipies déjantées on nous a mis dans un grand box style wagon).

Par contre, il y a un bémol chez Buffalo Grill, ce sont les restaurants.
Alors celui de Paris 14ème est fermé actuellement pour travaux (ils pourraient prévenir sur le site internet !).
Celui de Thiais (94) est grand et sympa, les serveurs hyper efficaces et souriants, mais à la cuisine ça ne suit pas. Il faut toujours réclamer pour tenter de manger dans un délai raisonnable et surveiller si la cuisson est bien celle demandée ! ("manque de personnel" dit le manager, mais il dit ça à chaque fois...). Il existe une terrasse à l'étage qui n'est plus jamais ouverte car les clients finissent par déserter ce restau.
Celui de Ballainvilliers (91) est grand aussi, la cuisine est nettement plus efficace. Les serveurs courrent comme des fous et restent souriants. Par contre, il est souvent plein ! L'idéal lorsqu'il fait beau est de profiter de la terrasse. Service un peu plus long dehors.
A Orléans (il y en a deux mais je ne me souviens plus lequel c'est, c'est celui à côté d'un grand centre commercial au bord de l'autoroute), bref service lent même lorsque le restau est vide et personnel pas souriant.
Il y en a un a absolument éviter, c'est celui d'Argenteuil (juste en dessous de l'autoroute), une cata.... je ne suis même pas restée, je les ai laissé se débrouiller avec ma commande qui ne venait pas.


Bon au hasard de me pérégrinations autoroutières j'en ai testé d'autres, mais ça ferait long et je ne me souviens pas toujours...


D'une façon générale, le service est toujours "speed", c'est la cuisine qui ne suit pas. Il est réel que le personnel n'est pas assez nombreux (même le nombre de serveurs tend vers la baisse depuis quelques temps), ce qui allonge le temps de service. Mais tout le monde arrive à rester agréable. La qualité de la viande est plutôt stable d'un restau à l'autre.


Il faudra que je vous parle des Courte-paille un jour ... niark niark...

samedi 2 juillet 2011

Quel est ce film - 5


Alors aujourd'hui c'est la semaine difficile. Je vous propose de plancher sur un film assez méconnu.
Indice : c'est un film franco-italien de 1960.

Heureuse époque que celle du "Cinéma de minuit" qui nous permettait à minuit donc (et souvent en retard)  de voir des rétrospectives (les fameux "cycles") de films souvent américains ou français en noir et blanc en VO sous-titrée (sauf pour les films français allez savoir pourquoi). Films que plus aucune chaîne déjà ne voulait diffuser car jugés trop âgés et/ou trop difficiles d'accès au public. Les connaisseurs se rappeleront avec plaisir le célèbre générique et avec délectation Patrick Brion qui présentait le contexte du film avec sa très énervante mais inoubliable voix.

L'image à découvrir :



Titre, année, acteurs ??

Réponse samedi. Et samedi c'est aujourd'hui.

Et bien oui, il s'agit bien du film "les yeux sans visage", de 1960.
Ce film de Georges Franju est à la base un film d'ambiance que le public de l'époque considéra comme un film d'horreur. La vision du sang, de chairs à vif... furent une grande première dans le cinéma français. 
Avec 50 ans d'avance,  scénario tentait de nous démontrer que la greffe du visage devrait être possible. La réalité a rattrapé le film.


Il s'agit d'un chirurgien (Pierre Brasseur) dont la fille (Edit Scob), victime d'un accident, est gravement défigurée. Pour ne pas se voir dans son état réel, elle porte continuellement un masque. Pour tenter de lui rendre son visage, le père enlève des jeunes filles pour leur prendre chirurgicalement leur visage et tenter de le greffer sur celui de sa fille. Mais aucune opération ne fonctionne, la nouveau visage étant toujours rejetée. Les opérées meurrent et le chirurgien et son assistante (Alida Valli) se débarrassent des corps. Mais tout est bien qui fini bien, la morale sera sauve, l'assistante et le père sont tués. Et la jeune fille défigurée prend la tangente dans une envolée de colombes...


Pour en savoir plus sur ce film et le réalisateur, je vous propose de lire ICI une excellent fiche sur le sujet.


Un extrait (non recommandé aux âmes sensibles) :











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