mercredi 31 août 2011

Quel est ce film - 14

Finissons ce mois d'août en beauté avec un peu d'humour à la française.
Ce film a pas mal vieillit (surtout le début), mais les déboires de notre héros restent très amusantes et... culturelles puisqu'on y apprend les fondements de la "loterie nationale" ! Bref, une gentille façon de réviser l'histoire de France.
Et je connais bien des fétichistes qui se laisseraient tenter par le supplice de la chèvre... (G. Tron sort de ce corps) !




Titre, année, acteurs.

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Vous aurez reconnu la scène du supplice de la chèvre issue du film "François 1er" (1937) de Christian Jacques avec Fernandel.

Il s'agit d'un -mauvais- acteur forain qui doit jouer un rôle dans une mauvaise pièce retraçant la vie de François 1er. Il se fait hypnotisé afin de mieux gérer son trac et s'endort. Commence alors une nouvelle vie pleine de déboires burlesques aux temps de François 1er ...

Ce film a beaucoup vieillit. Comme je l'écrivais plus haut, toute la courte et première partie contemporaine (enfin d'avant la seconde guerre quand même) est franchement dépassée. Heureusement, le héros est rapidement plongé dans le passé où alors tout l'humour de Fernandel peut s'exprimer.

Au notera au passage que certains acteurs jouent double, voire triple rôles : dans le présent et dans le passé...

L'extrait :






samedi 27 août 2011

Les pervers narcissiques


La notion de "pervers narcissique" a été lancé par une psychologue il y a quelques années.
Il s'agissait à l'époque de décrire au mieux le comportement de certaines personnes au sein de l'entreprise.
Ainsi il existait des gentils "harcelés" et des méchants "pervers narcissiques".

Son discours visait à faire comprendre au grand public le vécu difficile de certains salariés en grande souffrance. 

Si la notion de "harcelé moral" n'existait pas, cette catégorie de population en souffrance bien connue des psys n'avait pas vraiment de nom, après tout y coller une étiquette pourquoi pas ?. Mais pour la catégorie "pervers narcissique" c'est une autre histoire.
La notion de pervers narcissique revoit bien sur à Narcisse. Celui qui s'admirait dans l'eau au point d'en mourir. 
Le pervers narcissique ne penserait donc qu'à lui, tout tournerait autour de lui, lui seul compterait.

A force d'écouter et de rencontrer des victimes de violences conjugales, je peux vous assure que j'entend parler à longueur de journée des "pervers narcissiques". Je demande donc d'où elles sortent cela ces chères victimes. Mais d'un livre voyons ! Vous savez le bouquin écrit par....... ! Euuuh, oui. Mais votre "pervers narcissique" il a été diagnostiqué par un psychiatre ? Ah non, c'est juste qu'il/qu'elle correspond exactement à la description du livre.... Ben voyons.

Alors Ok, tout ça c'est bien beau. Sauf que...

Sauf que "pervers narcissique" est un pléonasme.
C'est comme "monter en haut" ou "descendre en bas". 
Un pervers est OBLIGATOIREMENT narcissique.

Je crois que j'ai déjà fait un article sur le sujet. Le pervers n'est pas ce qu'on croit.
Ce n'est pas un obsédé sexuel, ni un pédophile, ni un être vivant dans des turpitudes diaboliques (vous vous pencherez sur les différences entre perversion et perversité).
Il peut bien sur être tout cela. En plus.
Le pervers en psychologie est un déviant.
Il n'est régit que par ses propres lois, qui elles seulent lui donnent du plaisir. Et le monde est prié de s'y plier. Tout sera bon pour réussir à ce que ces lois prennent force. Tout sera bon pour éliminer ceux qui ne les acceptent pas.
Ces lois peuvent être morales, sexuelles, psychologiques.... ou le tout à la fois.

Il y a encore quelques années, le "pervers" était surtout perçu comme un déviant sexuel par le "public" non profesionnel. Désormais, si vous taper "pervers" dans un moteur de recherche, vous n'obtenez que des articles sur les pervers narcissiques. Le créneau est porteur... et rémunérateur.

Chacun y reconnait désormais son voisin, son collègue, son conjoint. Mais surtout pas soi. LOL

Par expérience personnelle, je dirai pourtant que c'est souvent celui qui accuse l'autre qui l'est... mais ça n'engage que moi !

Alors, on nous parle aussi de pervers manipulateur ou de manipulateur pervers. On peut très bien être manipulateur sans être pervers (si vous faites "l'avion" à votre gosse pour qu'il avale sa cuillérée d'épinards, vous le manipulez de façon perverse, mais vous n'êtes pas pervers pour autant). Mais on ne peut pas être pervers sans être manipulateur, puisque, je l'ai écrit, tout est bon pour arriver à faire appliquer sa loi. Lui seul à raison, tout les autres n'ont rien compris...

Alors je suppose que les professionnels n'auront pas gain de cause face à certains lobbies qui voudraient absolument faire entrer le terme de "pervers narcissique" dans le prochain DSM (tout comme la notion "d'aliénation parentale"...Je dis ça je dis rien). 

Le pervers vient-il en consultation ? 

Oui ! Pour accuser l'autre de la manipuler et d'être un vil pervers manipulateur ! Et lorsqu'on le met face à ses comportements, il arrive à douter. Le problème est que les séances ont un temps limité et que la séance suivante il a balayé d'un revers les arguments admis quelques jours plus tôt... en les retournant contre sa victime... ou contre le psy !

Ah oui, j'oubliais, il y a autant de pervers chez les hommes que chez les femmes.


Le pervers vous manipule. Au début, il dicte sa loi puis prend du plaisir à vous voir vous détruire.

Quel est ce film - 13

Ah la la, j'en connais qui ont fait des bonds devant leur écran en voyant l'image du jour !
Cette élégance, ce charme, cet humour ! Un (en fait deux) bon(s), un méchant (très méchant), des combats d'épées !! Comment ne pas restés captifs devant un tel film ?
J'en ai trop dit... ou pas assez.



Titre, année, acteurs.

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Bon, j'aurai donc laissé le nom de sur la photo... C'était donc la semaine vraiment très facile ! lol

Vous aurez reconnu Stewart Granger, Deborah Kerr et James Mason dans "le prisionnier de Zenda", film de cape et d'épée de 1952.

Dans un pays imaginaire, un prince, désagréable et désabusé, doit être couronné roi. Drogué par un concurrent jaloux (James Mason) qui se voit déjà régent, il ne pourra se présenter à la cérémonie. On lui trouve un sosie qui lui est gentil et respectueux. Mais au cours de l'apprentissage de son rôle princier, il se fait enlever...


Ce film histoire est tiré d'un roman que vous trouverez en format .pdf ICI

Un extrait :




Cette version est un remake de celle de 1937 que vous pouvez regarder en petits morceaux sur Dailymotion :






mardi 23 août 2011

Vous êtes conditionnés - 3

Pour ceux qui n'auraient pas suivis, le premier article est par là et le second par ici.

Bon, vous l'aurez compris tout est conditionnement... ou presque.
On aimerait se dire qu'on a notre libre arbitre et que nous faisons nos choix en toute quiétude et en toute indépendance et crac voila qu'en fait vous ne faites que reproduire un schéma appris, parfois il y a très longtemps.

Je conduis. Un peu perdue je cherche mon chemin. Arrive une fourche. A droite ou à gauche ? Soit je m'arrête au milieu, incapable de prendre une décision (je suis très immature) soit je pars à droite soit à gauche. Ai-je choisi au hasard ? Peut être. Peut être ai-je été aussi attirée par la couleur du mur de l'immeuble qui m'a paru plus sympathique d'un côté. Peut être ai-je préféré "l'ambiance" de la rue. Peut être ai-je pensé que cela semblait plus court de tel côté. Peut être qu'en fait je suis attirée par la couleur de cet immeuble parce que j'ai vécu dans un immeuble de cette couleur (ou qu'au contraire je la fuis et j'ai pris de l'autre côté). Peut être que j'aime 'l'ambiance' de cette rue parce qu'on m'a appris à préférer les endroits calmes et verdoyants (mes parents étaient écolo), peut être que cela semblait plus court de ce côté parce que lorsque j'étais petite, confronté à cette situation, papa prenait toujours de ce côté.... Tout semble anodin et impulsif. Rien ne l'est.

Maintenant, tentons une expérience. Imaginez vous à votre tour dans cette voiture. A la fourche, quelque chose vous "tire" à prendre tel côté. Prenez l'autre. Que ressentez vous ? Déjà il a fallut vous forcer pour le faire, comme si vos bras étaient lourds ou le volant difficile à tourner. Ensuite, vous avez l'impression de faire une bêtise ou de ne pas être là où vous devriez ou tout autre situation de mal-être. 

Après tout que vous preniez à droite ou à gauche, à part vous perdre sans doute, n'a pas grand intérêt. lol Mais comme vous ne savez pas d'avance quel côté vous mène à la perdition, après tout peu importe non ?
Eh bien non, justement.

Vous avez appris à un moment donné qu'il fallait préférer telle couleur, telle parole, tel comportement...

Et toute la question est là. 

Ce n'est qu'un apprentissage. Or tout ce qui est appris, peut être plus ou moins désappris ou remplacer par un autre apprentissage.

Je sais c'est facile à écrire et bien plus difficile à mettre en oeuvre. D'autant que très souvent, cet apprentissage est apparu sur le tard et a été renforcé... uniquement par vous même.

Prenons un exemple, dur mais concret. Il est 3 heures du matin, une ado se fait violer par un type dans une rue sur le chemin de retour d'une soirée. Contre toute attente, elle n'a pas appris à avoir peur d'aller en soirée, elle n'a pas appris à avoir peur dans la rue, elle n'a pas appris à avoir peur dans marcher dans le noir. Elle va apprendre à avoir peur des hommes. J'écris bien "va" parce que le lendemain, elle n'a pas peur des hommes. Elle a peur de la réaction de ses parents s'ils apprennent qu'en fait elle était en soirée au lieu de dormir chez sa copine. Elle se sent sale et déprimée. Mais elle va retourner en soirée en douce, va encore rentrer seule à 3 h du mat. Et va avoir peur de croiser un mec. Dès qu'elle en voit un au loin, elle l'évite en changeant de trottoir, en changeant de rue... Il ne va rien lui arriver. Pendant des années. Sa vie va à peu près bien, sauf que croiser un homme lui est très difficile. Depuis cette fâcheuse rencontre, elle en a croisé des hommes. Elle leur a même parlé, elle est même sortie avec quelques uns sans aller plus loin. Aucun, depuis toutes ses années, n'a essayé de la forcer à quoi que ce soit, n'a même fait allusion à ce qu'il pourrait lui faire de force. Elle a appris. En une fois. Que toutes les hommes sont des violeurs. Si on rationnalise, c'est illogique. Si ce n'est arrivé qu'une fois en 35 ans de vie, alors que la situation de rencontre avec des hommes a eu lieu des milliers de fois, statistiquement le risque est quasi nul. 

C'est pareil pour plein d'autres situations. Traumas, accidents (d'ailleurs ne dit on pas lorsqu'on tombe de vélo qu'il faut s'y remettre de suite ?).

Il ne s'agit pas de nier la force du trauma. Mais il s'agit de s'en débarrasser, en tout cas d'en diminuer l'impact.
Et se rendre compte que si l'impact est si important c'est parce qu'on veut qu'il soit important. Si je reprends l'exemple de la jeune violée, l'impact ne s'est pas transmis à toute la situation (soirée, nuit, rue...) mais uniquement à l'acteur. C'est un choix personnel, qui répond d'ailleurs à une problématique personnelle. Lorsqu'elle retourne au lycée, ce sont toujours les mêmes mecs qu'elle regarde différemment. C'est sa vision qui déforme la réalité. Elle apprend seul à se méfier de tous les hommes. Et à chaque fois qu'elle va croiser un homme elle va avoir des doutes sur ce qu'il est au fond de lui. Elle autorenforce son conditionnement.

Tout cela relève de la psychothérapie cognitivo-comportementale. Il faut désapprendre ce qui a été appris. Modifier les pensées "magiques", modifier les comportements et cesser de croire que parce qu'on modifie ce comportement cela va entraîner quelque chose de négatif.

Le chienchien de Pavlov si on arrête de lui casser les oreilles avec les clochettes, il salivera tout autant rien qu'en voyant arriver sa gamelle. Et au bout d'un certain temps, le son de la clochette lui rappellera certes qu'avant c'était le signal de la nourriture, mais désormais il écoutera son estomac qui lui dira qu'il vient de manger et que ce n'est pas la peine de saliver comme un dingue.

 Est-ce que j'ai l'air d'avoir besoin d'une clochette pour savoir si j'ai faim ?




samedi 20 août 2011

Vous êtes conditionnés - 2

Nous avons vu le premier type de conditionnement ici.

La seconde technique de conditionnement appelée aussi "conditionnement skinnerien" ou "conditionnement opérant" ou "conditionnement instrumental" ou conditionnement de "type II".

Ne vous fatiguez pas à retenir tout, contentez vous de savoir que c'est aussi ce qu'on appelle un "apprentissage par punition/gratification".
Si dans le type I on se penchait sur des explications internes sur le conditionnement, dans ce modèle on se penche sur des explications externes, liées à l'environnement.

C'est pas compliqué. Vous êtes gosse, on vous demande de faire vos devoirs.  Le conditionnement va venir de la notion centrale d'évitement. Comme tous les gosses, vous n'avez pas envie de bosser, vous préférez vous affaler devant la tivi que de relire vos cours et paf le lendemain mauvaise note. Ooops. Mais vous allez tenter désormais d'éviter d'avoir une mauvaise note (d'autant qu'elle est renforcée par une punition) et vous décidez de vous mettre à apprendre. Or lorsque vous travaillez, vous observez que obtenez une bonne note. Ce qui est gratifiant pour l'estime de Soi (d'autant que vos parents vous félicitent). Vous avez essayer de ne rien faire, vous avez été puni (punition). Vous avez appris qu'en bossant vous aviez des bonnes notes (gratification).

Dans un tout autre exemple, on pourrait dire que vous êtes toujours le même gamin. Y a votre frère qui vous viole toutes les nuits dans votre chambre, mais vous ne dites rien. La première fois vous avez bien tenté de résister, mais il vous a fourrer des coups de poing dans le bide et même que ça n'en finissait pas. La fois d'après vous avez laissé faire, il a tiré son coup vite fait et vous avez pu vous rendormir rapidement. Vous avez appris que résister c'est avoir mal (punition) et que se laisser faire vous permet d'être "libéré" rapidement (gratification). 

A l'âge adulte, vous avez appris à vous laisser faire afin que le "problème" glisse car vous avez aussi appris que dire "non" c'est -sans doute- se prendre des coups. 

Vous êtes la victime devenue idéale car une simple menace réactive le conditionnement. 

Le pire c'est qu'à force d'éviter les situations qui seraient censées vous faire prendre des coups, vous n'y êtes jamais confrontées. Du coup, vous ne savez pas si réellement vous allez prendre des coups. Si votre manager vous demande de faire des heures sup (alors qu'il faut allez chercher vos beaux-parents à la gare à la même heure), vous n'osez pas dire non. Refuser, serait peut être prendre le risque que votre frère vous couvre de coups de poings. Vous savez très bien que ce n'est pas possible. Mais vous ne prendrez pas le risque. Désormais c'est vous même qui maintenez le conditionnement. 


Mais où la psy veut-elle en venir ? Vous le saurez au prochain article !!


Ne croie pas que tu fasses mieux...

La suite --> LA

jeudi 18 août 2011

Vous êtes conditionnés - 1

Nous sommes tous conditionnés.
Et ça commence dès la naissance. 
En fait, en réflechissant bien, ça début même avant. Après tout, le fait d'être enceinte conditionne les comportements de la mère (et du père), on sait souvent le sexe de l'enfant avant sa naissance, on connaît sa "bouille", on déménage, on va chez Ikea on prépare la nouvelle chambre.... 
Ca conditionne la façon dont les parents considèrent l'enfant et ça conditionne donc "l'ambiance" dans laquelle l'enfant se fabrique. 
A la naissance, paf ! éblouissement par la lumière, claque sur les fesses, premiers cris, grosse faim, froid... On peut pas dire que ça commence bien. On apprend déjà plusieurs choses: c'est que désormais va falloir agir pour obtenir et que les parents n'avaient peut être pas si bien que ça préparés la venue du "petit"....
Ensuite, selon les situations familiales va falloir apprendre à gueuler fort et à être très présent ou à contraire à se taire et à être transparent pour obtenir à bouffer.
Je crie, je bouffe.
Je crie, j'entends les bruits de préparation du biberon ou la mère qui approche, je salive, je bouffe et je me sens bien.
Après rien que d'entendre le bruit du biberon à heure fixe, même plus besoin de pleurer, j'en salive et je me remplis de joie à l'avance.

Si ça c'est pas un conditionnement pavlovien, je ne sais pas ce que c'est.


Bon je vais être claire, si vous croyez que je vais vous faire un cours orthodoxe sur les conditionnements (oui y'en a plusieurs) vous vous mettez le doigt dans l'oeil. Je pourrais vous citer les grands observateurs des conditionnements (Pavlov, Skinner et j'en passe), mais je n'ai pas vraiment de respect pour les grands sadiques qui s'amusaient à torturer les petites et grosses bêtes pour valider leur théorie (même si tout est question d'époque et que tout compte fait leurs théories ne sont pas si nulles).

Il existe en fait deux grands types de condionnement : le type I et le type II. 
Le conditionnement pavlovien, dit "classique", c'est le type I.

Tout ça pour vous dire, que nous sommes tous conditionnés (je le répète).
Par les parents, les proches, les médias... la vie quoi.

Si vous faites l'effort de vous observer, vous constaterez que ce type de conditionnement vous l'avez pour pas mal de choses. Allez faire du shopping et passer devant le truc qui vous plait. Vous le regardez, vous salivez (si si) et si vous l'achetez vous ressentez un grand contentement (qui se transforme en sensation de vide ou de honte ensuite pour des raisons que je n'expliquerai pas ici.).  Et comme vous l'avez déjà fait plusieurs fois, vous avez appris qu'acheter vous donne du bonheur. Rien que de rentrer dans la magasin vous êtes déjà rassasié. (du coup l'acheter ne se pose plus vraiment parfois). Et si vous ne l'achetez pas, vous êtes triste et non contenté (mais comme vous êtes adulte et sain ça passe vite) et vous saliverez encore plus fort en repassant devant la prochaine fois... (pour les hommes qui ne se sentiraient pas concernés par le shopping, pensez à la vitrine d'un vendeur de voiture... Je dis ça je dis rien).

Qui dit conditionnement dit apprentissage.
Et dans apprentissage il y a 'apprendre'.
Cela veut dire que vous avez appris à aimer ou pas certaines choses.
Que vous avez appris à saliver, à attendre, à réagir à certains sons/actes...
Cela veut dire aussi que cela se désapprend.

Le chienchien de Pavlov il salivait au son de la clochette, mais si on mettait y mêlait un bruit de sonnette il avait appris lorsqu'on supprimait le son de la clochette que c'était désormais à la sonnette à laquelle il devait réagir. 

Alors comme cet exemple vous le montre, on peut désapprendre un conditionnement pavlovien mais pas le supprimer. Quesaco ? Et bien il va falloir le remplacer par autre chose.

Exemple classique (le lecteur aime les exemples) : tu salives devant la vitrine de Lamborghini. Soit tu vas t'en acheter une soit non. Si tu vas te l'acheter tu es contenté. On n'en parle plus. Si tu n'as pas les moyens, tu salives à tout va et tu n'es pas contenté. Dégoûté, déçu et maugréant après ton pouvoir d'achat, au même instant où tu salives sur le véhicule rutilant inaccessible tu entends le vendeur de glaces ventant la fabrication artisanale de ses produits. Tu vas t'acheter une glace à la vanille (encore dans tes moyens le 17 du mois). Tu as appris quelque chose. C'est que lorsque tu salives devant une voiture, tu peux te contenter soit en achetant la voiture soit en mangeant une glace. Alors la tendance, lorsque désormais tu vas passer devant ta Diablo préférée (bien que personnellement j'ai toujours un gros faible pour la Countach) (pour les méconnaisseurs une recherche photo sous Gougueul va t'aider à comprendre de quoi je parle) tu vas avoir envie d'une glace à la vanille. Tu es conditionné(e). 

Et bien le psy peut t'apprendre à préférer la glace au chocolat.

LOL



Suite ICI

mercredi 17 août 2011

Quel est ce film - 12

Aujourd'hui, je vous présente un film assez méconnu du grand public.
Comme la semaine dernière, nous ne quittons pas les grands espaces.
Mais nous y apprendrons une chose, c'est que parfois bien que nous regardons tous dans la même direction, l'ennemi ne vient pas de là où on l'attend.
(Franchement, je suis trop forte pour les indices...)



Titre, année, acteurs.

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Vous n'avez pas été inspirés. Il faut dire que la photo était trompeuse et que les acteurs peu connus...
Il s'agissait -bien sur- de "La chose venue d'un autre monde" (The thing") de 1951 avec Kenneth Tobey (Le capitaine Hendry), Robert Cornthwaite (Docteur Carrington) et Margaret Sheridan (Nikki).

Ce film a marqué les esprits en son temps. C'était le vrai premier film mettant en scène les extraterrestres, grande préoccupation mondiale depuis l'affaire Roswell en 1947.
Dans le fond la vérité est tout autre. En effet, ce film est basé sur une histoire de virus contaminant l'humanité, l'ennemi ne vient pas de loin, mais bien de l'intérieur. Métaphore du Maccarthysme ? Peut être, en tout cas, ce film de science-fiction est aujourd'hui culte.

A noter qu'en 1982, John Carpenter en fit un excellent mais boudé remake à ne pas manquer et plus proche de l'histoire originale. Fuyez par contre le remake de 2011...

Voici un extrait (qui ne peut être affiché aussi cliquez sur la photo) :



Quant à l'extrait suivant, c'est en fait le premier d'une série de 12 videos sur Youtube qui permet de regarder le film "The Thing" de John Carpenter dans son entier (voir bas de la page de la video). Âmes sensibles s'abstenir...







dimanche 14 août 2011

La BD du dimanche

La PSY n'est pas toujours psy.... 

(cliquez sur l'image pour voir plus net)


jeudi 11 août 2011

Le tatouage, expression d'un trouble de la personnalité ?

Si vous fréquentez les plages publiques depuis quelques années, vous aurez constaté que le nombre de tatoué(e)s est en accroissement exponentiel. 

Alors bien sur cet article va encore me valoir les ires des adeptes de 'bodmods", tout comme celui sur les piercings. Certains ne s'y reconnaitrons pas -et c'est normal-, d'autres s'y reconnaitront trop -et ça c'est insupportable.

Alors si vous n'avez pas oublié la première phrase de cette article (non, on ne relève pas les yeux), vous n'aurez pas oublié que j'ai écrit "plages publiques". Pfff, c'est très élitiste tout ça. Et pour cause. Une étude sur un large échantillon vient de nous faire connaître le profil du tatoué.

Or le tatouage reste l'apanage des catégories socio-professionnelles basses (bref, ton salaire et ton environnement d'origine sont éloignés de l'aristocratie). Fort étrangement, dans les sociétés "archaïques" le tatouage était le signe d'un statut supérieur. Plus on était tatoué plus on avait de pouvoir et on écrivait sur son corps son évolution et son statut social. Le chef était le plus tatoué. Chez nous, le tatouage a permis d'écrire sur le corps le vécu difficile du tatoué (les Russes, modèles du genre, écrivait leurs actes déviants mais considérés comme héroïques, ce qui permettait de savoir qu'untel était un voleur, untel un tueur...). Dans nos prisons, les tatouages étaient éloignés de cette étiquette, mais permettait d'écrire sur son corps des messages qui reliaient à la vie hors murs ("à Maman"...) mais la technique artisanale permettait tout de suite de connaître le parcours du tatoué. Puis le tatouage est entré "dans la rue", d'abord les hommes ayant aimé jouer aux "mauvais garçons", forts et virils, ils eurent envie de se tatouer comme les ex taulards (ce qui n'a pas beaucoup changé chez certains délinquants). Et la tatouage est devenu un décor. Tel que perçu dans les pays d'Asie (or si le tatouage intégral relève bien de l'art chez les Japonais, il correspondait à l'expression d'un statut social et d'une appartenance groupale). Le corps est devenu alors une toile, comme un chassis, sur laquelle on écrit des valeurs importantes, un souvenir... La lecture des tatouages devient le récit d'un parcours de vie, parfois pour soi mais aussi pour les autres. Le premier réseau social est là : on transmet aux autres des éléments de sa vie sans avoir à verbaliser en face à face.
Sans compter les déçus de leur corps, atteints de dysmorphophobie sans le savoir, qui ressentent le besoin de cacher leur corps en -selon leurs critères- l'améliorant.
(et là y'en a déjà plein qui hurlent devant leur écran).

Tatouage maori


Alors que montrent les diverses études à ce jour sur les tatoués ?

- 10 % des françai(e)s sont tatoué(e)s
- 25 % des 18 -24 ans envisagent de se faire tatouer (ce qui voudrait dire que d'ici au mini 15 ans, 30 % de la population sera tatouée et cela à égalité entre les hommes et les femmes)
- les tatouages ne se font pas au hasard. Les hommes tatouent principalement leur bras et en second le torse. Les femmes tatouent surtout le haut de leur dos puis le pubis, les fesses, les seins (du fait de l'influance de la présence de ce type de tatouage chez les actrices de porno ! On a les modèles qu'on peut lol !)
- plus on regarde la télé, plus on est tatoué (imitation de quelques modèles médiatiques tatoués)

Du coup, là on se dit que le libre arbitre n'est pas super présent chez les tatoués et que surtout ils sont plutôt influençables et qu'en fait au lieu d'être dans l'individualité ils sont plutôt dans l'imitation de groupe (Décidemment, l'esprit rebelle fout le camp !! lol), au point qu'on trouve surtout des tatoués... dans l'entourage d'autres tatoués !

- on se tatoue plus chez les ouvriers que chez les cadres. Et le tatouage reste une pratique très marginale chez les intellectuels et les catégories supérieures (d'où la plage publique !).
- les tatoués sont majoritairement politiquement TRES à droite (même à l'extrême) ou dans une moindre mesure écologistes.

Vous percevez bien là encore que du coup le tatouage vous "classe". Le tatouage est donc bien parlant de vos origines sociales et de vos idées. Bref, c'est votre carte d'identité.

Quelles motivations au tatouage me direz vous ?
Bonne question peu analysée. La réponse principale retenue des diverses études c'est que le tatoué cherche à se différencier des autres... c'est raté nous l'avons vu. Et si vous regardez les "thèmes" des tatouages, vous verrez que cela relève de l'utopie, chacun croyant avoir un tatouage original dont les thème, le tracé se retrouve sur bien d'autres tatoués (un dragon ? un tribal sur le pec ? un dauphin ? un papillon ? des ailes ? Allez une petite étoile ! ).

Joli, mais pas original... (en plus mal tracé)

Mais quelle est donc la psychologie du tatoué ?
S'il y a bien un sujet qui intéresse ce blog, c'est bien celui là.
Alors ?

- chez les ados, les tatoués ont plus de comportements à risque que les non tatoués
- 83 % des ados tatoués avaient déjà eu des relations sexuelles à 16 ans (contre 36 % chez les nons tatoués)
- 63 % des ados tatoués ont consommé de la drogue dans le mois (26 % chez les non tatoués)
- idem pour le binge drinking
- chez les ados tatoués, l'absentéisme et l'échec scolaires sont 3 fois plus élevés que chez les non tatoués.

Mais le font ils parce qu'ils sont tatoués ou sont ils tatoués parce qu'ils prennent plus de risques ? Eh bien, en fait ce sont les personnalité "déviantes" qui sont attirées par les tatouages (alors on conseille à ceux dont les ados veulent se tatouer de les surveiller car ils seraient plus fragiles et plus enclin à tomber dans les comportements à risque)

- les tatoués se décrivent eux mêmes comme moins conformistes (sauf à leur groupe !), plus aventuriers, créatifs, individualistes (hum hum...) que les non tatoués. Ils "avouent" aimer les activités à risques (prise de drogue, plus de partenaires sexuels, plus de vols...).

Contre toute attente, alors que le nombre de tatoués s'accroit, le tatouage ne touche qu'une tranche de la population associée à des idées négatives. Les anglais ont fait pas mal d'études sur la perception des tatoués et là, pas de surprise, que les femmes tatouées sont perçues comme pas très jolies, aux moeurs légères et certainement consommatrice d'alcool. Et encore pire, si la femme a plusieurs tatouages. 
Les tatoués sont encore perçus comme étant peu compétents socialement, peu extravertis. Ce qui quelque part est logique. Si on se tatoue c'est pour être considéré comme "hors norme" et différent des autres, donc logiquement ça entretien l'idée qu'on ne veut pas être intégré dans la norme et donc qu'on n'est pas sociable. 

L'image est tout autre lorsqu'on demande cela à des jeunes. L'idée qu'un prof puisse être tatoué le fait paraître tout de suite plus sympa et plus réceptifs aux problématiques des jeunes. Mais l'effet de perception positive du tatouage reste marginale. Ainsi pour un recrutement, avoir un tatouage vous ferme la porte des postes de cadre mais au contraire vous facilite l'accès aux postes d'ouvriers ou de... militaires !

Le tatouage, tout comme le piercing, fermerait donc des portes et pourraient empêcher d'accéder à certains rêves....

Le pire dans toute cette histoire c'est que les tatoués eux mêmes ont recours à ces stéréotypes. Ainsi les hommes tatoués considèrent les femmes tatouées aussi jolies que les nons tatouées, mais ils pensent qu'une femme tatouée acceptera plus facilement de coucher avec eux le soir même car ils y voient une connotation sexuelle !

Comme j'en vois qui bouillonnent devant leur écran, je vous rassure, ce sont des moyennes, il y a donc forcément des tatoué(e)s qui sont hors de ces constats. Vous peut être ? lol


Tu sais ce qu'il te disent les tatoués ?




mercredi 10 août 2011

Quel est ce film - 11

Rien de tel qu'un clair de Lune de studio pour vous faire croire que tout peut arriver...
Aucun indice à laisser pour cette photo, tout est sur l'image y compris "l'actrice" principale.


Titre, année, acteurs...

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La photo est tirée du film "L'équipée sauvage" ("the wild one") de 1953  avec Marlon Brando, Mary Murphie et... la Triumph Thunderbird 6T

D'affreux vilains blousons noirs, les Black Rebels", vont dévaster une petite ville. A leur tête, Johnny, leur chef sans foi ni loi (Marlon Brando) qui va faire la connaissance de Cathie, la serveuse. Mais une autre bande de motards, les Chino (avec à leur tête le jeune Lee Marvin), va traverser la même ville. La population se révolte et tout ça finira mal.

Lorsque ce film est tourné Marlon Brando est déjà une star à laquelle on colle déjà l'étiquette d'une jeune homme rebelle et insoumis, bien avant James Dean. Ce film eu un impact énorme sur la jeunesse de l'époque et l'expression de "blousons noirs", délinquants incontrôlables, fit son apparition dans le langage suite à ce film. L'équipée sauvage fut censurée ou interdite dans plusieurs pays, mais aujourd'hui le visionnage en est assez difficile...


bande annonce :





dimanche 7 août 2011

Etes vous susceptible ?

Les personnes susceptibles on ne peut rien leur dire. 
C'est tout juste si on peut faire une blague.
Crac ! Tout est pris au premier degré. Recrac ! De tout façon ça les visait. ReCrac crac, et qu'elle vous balance une réponse agressive.
Euuuuuh, ménon, c'était pas une agression. Méééénon, ça ne te visait pas spécialiement. Méééénon, je te jure que je n'en n'ai pas après toi. Euh, mais pourquoi tu fais la tête ? Mais part pas !!!

 Ben oui, à force d'être odieux, on fait le vide autour de soi...



Ah la la, les susceptibles sont infernaux.
Le blem c'est qu'ils sont invivables et qu'ils finissent pas se faire "jeter" et ils ont tout le loisir de se dire ensuite qu'ils avaient raison, qu'on leur en voulait.... 
Et que ça les rend encore plus sur le qui vive, encore plus sur la défensive et qu'ils finissent par être offensifs parce qu'il vaut mieux prendre les devants.

Alors qui est le ou la susceptible ?

En fait il existe plusieurs formes de susceptibilité.
D'abord celui qui a une estime de Soi très déficiente. 
Ensuite, l'égocentré qui pense être le meilleur partout et qui cherche à dominer.
Et pour finir en beauté... le parano qui pense que tout le monde leur en veut.

Dans tous les cas, leur vie est compliquée car ils ne cessent de guetter les paroles, les gestes, les regards qui viendront nourrir leur méfiance. Ils écoutent leurs voisins (qui n'ont rien d'autre à faire que de parler d'eux et en négatif en plus...), ils étudient leur environnement (le tabouret a été mis là exprès pour les tester). 

Mais à force de guetter, ils ne font plus autre chose et ils perdent leur capacité à écouter et analyser correctement "à chaud" leur environnement. 

En fait, ce sont des 'pauv' bêtes" (et là le susceptible à tout de suite pensé que je disais qu'il/qu'elle était bête). Ils ont une estime d'eux-mêmes tellement déficiente qu'ils se méfient de le moindre remarque négative qui viendrait confirmer et renforcer voire accroître cette faible estime. Lorsqu'on se trouve nul, si on vous dit que vous êtes nul, non seulement cela vous touche, cela vous confirme que vous l'êtes et vous vous sentirez encore plus nul. Chaque remarque est un peu plus destructive. Et lorsqu'on n'a pas eu le droit d'exister enfant, on a du mal à exister adulte et on a peur que le peu de stabilité qu'on a puisse être détruit.

Tout cela n'est qu'une apprentissage. Et la susceptibilité n'est qu'un mécanisme de défense.
(mais comme je l'écrivais plus haut, ce mécanisme est inadapté puisqu'il fini par créer ce qu'on veut éviter, c'est de l'autopunition).

Plus il se sent "inférieur" plus il tente de se montre "supérieur". Mais du coup, il doit coller à cette image, il n'a donc plus le droit à l'erreur. Il a donc peur de se planter, il ne prend donc plus beaucoup de décisions, il a du mal à agir et s'il se trompe, c'est toujours à cause d'un facteur extérieur qu'il dénonce facilement histoire de détourner l'attention de lui (de toute façon, il ne peut pas se tromper, ce sont les autres qui n'ont rien compris).

Les 'susceptibles', comme toutes les personnes qui réinterprètent la réalité, ont toujours besoin de clarifier la situation. En psychothérapie, ils apprendront à comprendre d'où vient ce sentiment d'inexistence et comment en sortir.




samedi 6 août 2011

Quel est ce film - 10

Les deux dernières semaines ont été trop simples. 
Je me rends bien compte que lorsque ce n'est pas trop compliqué, ça reste plus agréable. Donc lorsque le film sera moins connu, je tenterai de vous caser une photo plus explicite. 
Et puis ça doit rester un jeu... psychologique : ça vous fera bien remonter quelques souvenirs !! ;-)

Revenons donc à un peu de "profondeur" dès aujourd'hui.




Il s'agissait de "20 000 lieues sous les mers" (1954) avec Kirk Douglas et James Mason.
C'est une adaptation du roman éponyme de Jules Vernes paru en 1870.

Le thème : des navires ne cessent de disparaître sur les mers dont la légende dit qu'ils seraient attaqués par un monstre. Dès lors le professeur Aronnax (Paul Lukas) et le harponneur Ned Land (Kirk Douglas) vont partir à la recherche du monstre. Ils seront harponnés par le Nautilus, sous marin du Capitaine Némo (James Mason).

Franchement, ce film n'est pas la meilleure adaptation du livre de Vernes. Il y a même des scènes qui traînent en longueur.  D'autant qu'il était difficile de tirer un scénario d'un roman qui ne présente aucune trame mais est juste une accumulation de "scènes". bien que les effets spéciaux (dont l'attaque par la pieuvre géante) furent recompensés par un Oscar, le public ne s'y trompa pas et bouda cette production.

Un extrait :




(vous vous demandez pourquoi je choisis des extraits ou des B.A. en V.O. ? Et bien tout simplement parce que je ne trouve rien d'intéressant en français !!)



mardi 2 août 2011

Le déni

J'ai 10 minutes devant moi pour vous expliquer ce qu'est le déni. 

Rien que de se dire qu'en 10 minutes c'est possible, c'est un déni en soi.

Le déni c'est lorsqu'une personne n'arrive pas à intégrer une réalité.... tout en sachant que cette réalité existe.

Ainsi, une personne peut tout à fait rationnaliser en vous disant 'je sais que ça existe et que je dois faire/dire/penser cela" mais en même temps dès qu'elle a fini de le dire sa psychée fait comme si cet événement n'existait pas et continue à se comporter comme si rien de tout cela n'était réel.

L'exemple typique est bien sur l'intégration d'un décès.
En effet, la mort d'une personne qu'on aimait bien passe par une phase de déni. Vous savez que la personne est morte, vous avez même été à son enterrement, si on vous dit qu'elle est décédée vous êtes d'accord et vous en parlez au passé. Mais en même temps vous n'arrivez pas à croire qu'elle est morte. Vous avez même l'impression qu'elle est encore vivante et que juste vous n'avez pas de nouvelles. Cette partie là est du déni.

C'est juste une phase à passer. Car le déni est normalement un mécanisme de défense face à un événement difficile à intégrer psychiquement mais qui finira par faire son "chemin" et sera enfin intégrer.

S'il est sain de passer par cette phase dans un deuil (qu'il soit réel ou purement psychique), cela devient pathologique lorsque ça perdure.

Je pourrai vous parler des dénis de grossesse, qui sont extrêmement rares (contrairement à ce que cherche à nous faire penser les médias). Dans ce cas, bien que tous les signes soient là, que la femme sache qu'elle est enceinte, jusqu'à l'accouchement une partie d'elle nie cet état de fait. 

On peut dénier beaucoup de situations, de la détresse au travail par exemple ou plus simplement l'impact que certaines paroles ont sur nous.

"Déni" est un terme imprécis. En fait en français on n'avait pas de terme plus précis pour traduire le terme allemand utilisé par Freud. Mais on parle désormais plutôt de "dénégation". Car dans le déni il existe une notion de non connaissance des faits. Dans la dénégation, la personne sait mais elle réfute ce qu'elle sait ("ca n'est pas arrivé"). Il est évident que pour dire que quelque chose n'est pas vrai, il faut bien qu'avant une prise de conscience de l'événement existe.

Il n'y a même pas de conflit entre la réalité et le déni. Ils cohabitent.

Et c'est tout le problème. Car si le phase de "dénégation", comme mécanisme de défense, existe face à beaucoup de problématiques, normalement plus ou moins rapidement, la réalité prend sa place et est acceptée.

Or dans certains cas le refus de la réalité va s'installer. C'est la porte ouverte vers la psychose.



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