jeudi 29 septembre 2011

"Et vous, vous en pensez quoi ?"




La patients viennent pour une raison.
Et souvent au cours de la thérapie cette vie leur réserve des surprises.
Bonnes ou mauvaises.
Cela les amène à devoir prendre des décisions, à nouer de nouvelles relations, à agir...
Et la question arrive :
"Et vous, vous en pensez quoi ?"

A qui s'adressent-ils ?
A la psy ou à la femme ?
Certains, des petits malins, le précise d'ailleurs : "vous, pas en tant que psy, mais en tant que femme vous auriez fait quoi ?"

Quelque part ils ont raison de poser la question, car de mon côté à moi, je suis psy mais je suis aussi moi.
Et moi n'est pas toujours d'accord avec le psy que je suis.
J'ai mes valeurs, ma vision du monde, ma vie.
Le psy a des valeurs de psy, une vision psy et une vie limitée à ses patients.

Mais en consultations, je suis psy.
Alors bien sur c'est aussi beaucoup de moi.
Et je m'en vais leur répondre que mon avis de femme n'a aucun intérêt ici, qu'ils sont venus voir un psy par une femme et que la seule chose qui nous intéresse c'est leur avis à eux.

Ce détour, ce questionnement est toujours intéressant.
Déjà cela dévoile que le patient (j'écris "le" mais ça peut être "la patiente" bien sur) a besoin de l'avis d'une tierce personne pour réfléchir et/ou prendre une décision.
Cela peut dévoiler qu'en fait il ne sait pas prendre de décision.
Cela peut dévoiler aussi qu'il pose le psy comme détenteur d'une autorité qui serait supérieure à celle du patient.
Cela peut dévoiler aussi que le patient délègue sa vie aux autres.
Cela peut dévoiler aussi que l'opinion d'une femme est très importante pour eux.
... et je pourrais en trouver d'autres.

C'est cela que je vais renvoyer au patient.
"Et vous, vous en pensez quoi ?"
"Rien, je n'ai rien à en penser. Si quelqu'un doit penser pour vous, c'est bien vous. Maintenant votre réaction montre que.... bla bla bla... ou nous renvoie à votre mode de fonctionnement... bla bla bla..."


Et vous, vous en pensez quoi ?

mercredi 28 septembre 2011

Quel est ce film - 18

Eh non, ça ne peut pas être facile toutes les semaines, ça n'aurait plus aucun intérêt.
Mais lorsqu'on a tout, comme l'actrice principale, d'un film marginal on fait un grand film.
(pfff, je vous laisse trop d'indices...)




Titre, année, acteurs.

_________

Personne n'a trouvé ! L'indice vous en disait pourtant beaucoup.
il s'agit de "la fille qui avait tout" (the gilr who had everything) de 1953.
Avec Elisabeth Taylor, Fernandos Lamas, William Powell.

Larimer, un vieil avocat malin va défendre un malfrat (Fernando Lamas) chef d'un syndicat du jeu et lui faire gagner son procès. La fille de l'avocat (Elisabeth Taylor) va en tomber amoureuse. L'avocat va entrer en conflit avec son ancien client et trouve de nouveaux éléments pour le faire "tomber".

3ème film tourné sous la direction de Richard Thorpe, "La fille qui avait tout" n'a laissé qu'un vague souvenir au cinéphiles. Ce film n'est que de passage dans la filmographie d'Elisabeth Taylor qui vient de se marier et d'accoucher de son premier enfant.


"La fille qui avait tout" était l'intitulé de la vente chez Christies des bijoux de l'actrice après son décès.

extrait :

lundi 26 septembre 2011

Des tests psychologiques pour dépister les pédophiles




L'annonce d'une éventuelle sélection des prêtres par des tests psychologiques et cela dans le but de dépister ceux attirés par les mineurs m'a interpelé.
 
Il faut dire que je me suis bien demandé quels tests ils allaient bien pouvoir utiliser.

Déjà un QCM avec une question du genre :

"Lors de mes érections matinales je pense (un choix possible) :
- à Soeur Thérèse
- à la souffrance du Christ sur sa croix
- à ma petite nièce de 8 ans"

A mon avis, ça sent le piège.
Les réponses risquent d'être orientées.
Le sélectionneur ne nous dira pas si la réponse 1 justifie aussi de ne pas faire partie des recrutés.

Déjà soyons clairs : il n'existe aucun test psychologique pour dépister les amateurs de chair très fraîche.

Les Canadiens s'y sont essayés, ça n'a pas donné grand chose. 

Mais par contre, les tests psychologiques, tels que le MMPI, peuvent permettre de cerner la personnalité.
On verra donc surgir les psychopathologies.
Or si un mec s'avère être un psychopathe ou un type qui a du mal à contrôler ses pulsions, il sera éliminé sous prétexte que si en plus il serait pédophile (ce qu'on ne peut savoir) , ça va faire beaucouuuuup de dégâts (et de victimes !) lors de la catéchèse.

Mais alors tout cela ne serait qu'annonce d'esbrouffe ?
Oui.

Il existe une technique pour dépister les amoureux de la jeunesse.
C'est la pléthysmographie.
Cela consiste à mesurer les érections survenant lorsqu'on présente du "matériel" (photos ou videos je vous rassure) à des sujets (masculins de préférence).
Cela s'appelle aussi la phallométrie.
Cette technique est utilisée déjà aux Usa et aux Canada pour évaluer la dangerosité des délinquants sexuels et savoir quel type de thérapie il faut leur proposer.
Voici d'ailleurs la définition proposée par le service correctionnel du Canada : 
"Le test phallométrique consiste à mesurer les réponses érectiles masculines (pléthysmographie pénienne) obtenues pendant la présentation de divers stimuli sexuels et non sexuels. Les stimuli sont choisis en fonction de catégories de comportements sexuels pouvant correspondre à divers schémas criminels. Ces stimuli sont classés soit comme déviants (ils mettent en scène des enfants, des adolescents ou des adultes contraints à avoir des relations sexuelles) ou appropriés (relations sexuelles entre adultes consentants) et l’excitation relative ressentie par l’homme qui est exposé à ces stimuli est mesurée. Dans la plupart des cas, on estime que l’érection minimale du sujet doit correspondre à 10 % d’une érection totale présumée, ou montrer un changement de volume du pénis de 3 mm pour que l’on puisse faire une interprétation clinique des résultats. Une fois les résultats bruts convertis en écarts réduits normalisés, les différentiels de la déviance sont calculés et les diverses catégories de stimuli peuvent être comparées. Ce sont ces différentiels de déviance calculées entre les sujets examinés qui permettent de déterminer la présence de préférences ou d’intérêts sexuels déplacés"


Le seul problème : quelle est la norme ?
Un second : est-ce fiable ?
Les résultats sont exprimés en  en millimètres de modification dans la circonférence du pénis ou encore de changements dans la tension ou dans le volume.
Par exemple, la présentation de matériel infantile, ne provoque pas plus d'intérêt chez les non pédophiles que pour les incestueux. Pour les pédophiles, les résultats sont mitigés. Selon les études ont a des différences entre les groupe "contrôle" et des fois non. Et lorsqu'on a des résultats "positifs", il est impossible de différencier l'amateur de viol sur femme adulte de celui du violeur d'enfant. Les incestueux sont plutôt excités par le sonore (cris/sons) et les pédophiles par le visuel (images/videos). Les incestueux ne sont pas "pédophiles" (en fait si, mais ils n'apprécient que la victime intrafamiliale) et les pédophiles (extra-familiaux) ne sont pas incestueux.

Les résultats de toutes les études actuelles démontrent qu'il existe une bonne fiabilité interne du test, à savoir on peut différencier les pédophiles des incestueux (mais pas les violeurs d'adultes des violeurs d'enfants). Mais la fiabilité externe est faible : difficile selon les groupes de discerner les "non amateurs" des "amateurs de violences sexuelles".

Il faut savoir aussi qu'on estime qu'environ 20 % des hommes sont excitables par du matériel pédophiliques. Mais la majorité ne passera jamais à l'acte et ni pensera même pas si on ne lui met pas sous le nez.

Pour faire court, il n'y a donc pas aujourd'hui de technique fiable pour dépister les pédophiles. 
Qu'ils soient prêtres ou pas.

(et puis ce qui me gène dans tout ça c'est qu'on essaie de nous faire croire que la pédophile n'est qu'une affaire d'homme....)



jeudi 22 septembre 2011

Changer

Je lisais un truc sur le "big bang" - non ce n'est pas sexuel c'est astronomique (j'ai un doute du coup, c'est sexuel alors ?). 
Quand je lis un truc sur un paradoxe grec : l'être dont on dit qu'il change reste un et le même, du coup il n'a pas changé ou soit il a vraiment changé alors on ne peut plus dire qu'il est un et le même... 

Et là, je me dis que les grecs ont eu de grands philosophes et qu'ils auraient fait de grands psychologues.

Sauf qu'ils posaient le paradoxe mais n'en donnait pas de solution.
Or il existe une solution en psychologie (comme en astronomie) : changer ne veut pas dire se transformer.

Hola, allez vous me dire je ne comprends plus rien. 
C'est normal. 
C'est moi le psy pas vous ! 
LOL
Nous avons déjà vu ce que pouvait être qu'être Soi.
Or si la question de savoir ce qu'on est réellement ou ce qu'on aurait été sans les différentes influences subies peut trouver sa réponse, comprendre qu'on peut changer pour devenir Soi sans se perdre de vue est plus complexe qu'il n'en n'a l'air.

Car la question reste : si je change, que vais-je devenir ? Et ce que je vais devenir est-ce toujours moi ?
(ça fait deux questions en fait).

Les patients veulent changer. Ils veulent aller mieux. Ils ont donc un comparatif dans la tête.
Après tout c'est quoi "aller mieux" ? Mieux que quoi ? Mieux que qui ? Mieux que quand ?
Mais s'ils vont mal, n'est-ce pas parce que cela fait partie d'eux ?
Ne vont-ils pas mal parce qu'ils ont besoin d'aller mal, au moins à un moment de leur vie ?
Et si cela s'arrange, iront ils vraiment mieux ? 
Vont ils se reconnaître dans le changement ?
Seront ils encore eux-mêmes ?

les patients veulent changer.
Mais changer fait peur.
Changer pour quoi ? En qui ? Et quand ?
Comme dans le paradoxe Grec, la tendance est à croire que changer s'est se modifier.
Ce serait remplacé ce qui est par autre chose, par quelqu'un d'autre.

Mais Soi, on l'a vu il y a peu, existe déjà.
C'est déjà là, depuis la naissance.
Changer pour ce qu'on est déjà.
Avoir peur d'être au plus près de ce qu'on est vraiment.
On ne remplace pas, on ne transforme pas.
On fait refaire surface.

Alors bien sur certain(e)s patient(e)s se sont très éloignés d'eux.
Ils peuvent alors avoir l'impression d'une transformation radicale.
Comme si cela se faisait en claquant des doigts.
Comme si c'était simple.

Cela se fait doucement, tranquillement, d'abord sur des petites choses concrètes.
Comme vous ne vous êtes pas vu grandir, vous n'allez pas vous voir changer.
Vous souvenez vous de ce à quoi vous ressembliez lorsque vous aviez 5 ans ? Comment étiez vous tout simplement il y a 1 an ?
Reprenez vos photos et regardez.
Regardez comment vous avez changé.
Pourtant c'est toujours vous.
Depuis vos 5 ans vous avez radicalement changé, vous vous êtes même transformé(e), pourtant c'est toujours vous là sur la photo et vous qui la tenez entre vos doigts.
Une seule et même personne, pourtant deux enveloppes différentes.
Vous ne vous reconnaissez pas vraiment dans ce corps de 5 ans, pourtant en vous voyant vous savez que c'est vous.
Et chaque matin vous n'avez pas vu que vous changiez.
Vous avez changé de corps (vos cellules se sont suffisamment reproduites pour dire que vous avez vécu dans plusieurs corps), vos connexions cérébrales ont augmenté -normalement !, vos envies, vos goûts, vos arguments ont évolué parfois drastiquement.

On peut donc changer et ne rester qu'un.

C'est l'entourage qui voit et qui verra le changement.
Et plus on avance en âge, plus l'entourage a du mal à supporter les changements.
Parce que vous allez changer, eux aussi. Peut être s'ils en font l'effort. Sinon vous les laisserez sur le bas-côté.
Ils n'auront pas changé.
En fait si, comme tout le monde, mais pas sur la même route que vous, pas dans le même axe, pas dans le même but.
Ainsi va la vie.
Le changement est permanent.
Encore faut il l'accepter.
C'est aussi ça être Soi.




mercredi 21 septembre 2011

Quel est ce film - 17

Si l'acteur principal est ici méconnaissable c'est juste pour le rôle titre.
En espérant que cela vous portera bonheur !!





Titre, année, acteurs.

________________

VOus aurez attendu pour avoir la réponse, mais ne dit-on pas '"plus c'est long, plus c'est bon" ?

Vous avez reconnu le fantastique Jean Marais dans le rôle titre "le bossu" (1959). Avec aussi Bourvil dans le rôle de son valet Passepoil et Sabine Sesselman dans le rôle de la (très) jeune Isabelle.

Tout comme dans "La belle et la bête", jean Marais, qui aimait à faire lui même les cascades, n'a pas hésité à se faire maquiller pendant de longues heures et à apprendre à se déplacer afin d'entrer dans la peau de son personnage mesquin. Le bossu, celui dont on touchait la bosse pour avoir de la chance, tente de retrouver l'assassin du Duc de Nevers. 16 ans plus tôt ils avaient fait connaissance alors que Henri de Lagardère (Jean Marais) venait en aide au Duc de Nevers qui allait succomber sous l'estoc, laissant aussi à son bon soin sa toute petite fille, Aurore dont le prénom sera changé en isabelle. Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi. Et c'est ainsi que déguisé Lagardère fini par retrouver l'ignoble tueur et profiteur. A la fin Aurore retrouve son prénom, sa mère qui la croyait morte et se fiance à son bienfaiteur.

Cette fin m'a toujours interloqué.
Normalement Aurore/Isabelle a 16 ans à la fin du film (l'actrice en parait 35, mais passons...). A vue de nez Lagardère à environ 30 ans lorsqu'on lui remet la fillette dans les bras. Ce qui veut dire qu'Aurore et lui ont à peu près 30 ans d'écart. 16 ans / 46 ans, déjà ça met le doute. Mais lorsqu'on pense que c'est Lagardère qui élève Aurore, comme un père l'aurait fait, ça pose vraiment question. Une jeune fille de 16 ans qui épouse le type qui l'a élevé et qui a 30 ans de plus... Si ce n'est pas la quête du père, je ne sais pas ce que c'est, mais c'est aussi un inceste psychologique.

Cette fin n'est pas sans me rappeler les préoccupations incestueuses du père dans "Peau d'âne" dans lequel c'était déjà Jean Marais qui jouait le Roi éperdument amoureux de sa fille.

lundi 19 septembre 2011

Le complexe d'Electre

Je vous ai déjà parlé 500 fois du complexe d'Oedipe.
Nous avons tous tendance à parler d'Oedipe que ce soit pour les garçons ou pour les filles.
C'est une simplification de langage, rien d'autre.
Oedipe c'est pour les garçons.
Electre c'est pour les filles.

Freud n'a jamais été très doué pour la compréhension des femmes, il faut bien l'avouer.
Mais c'est aussi l'époque qui voulait cela.
Les femmes devaient être mères, des épouses parfaites, toutes les autres étaient des hystériques, lol.
Et ce n'est pas le fait d'être encore coincées dans un corset qui rendait la respiration et l'alimentation difficiles qui allait arranger les choses.
Il s'est donc surtout préoccupé du psychisme des hommes et des jeunes garçons et c'est ainsi qu'est né le complexe d'Oedipe. Sans le savoir, Oedipe ayant tué son père puis épouser sa mère...

Jung, qui était un gros malin aussi et qui aimait embêter les théories de Freud, a proposé le complexe d'Electre. Electre tue sa mère pour venger son père.

Freud ne fut jamais d'accord avec cette théorie pour la bonne raison que la Loi vient du père. Ce en quoi il n'a pas tort.

Vous l'aurez sans doute remarqué, surtout si vous êtes un homme, les femmes sont plus compliquées que les hommes. lol
Le complexe d'Oedipe se résoud en une fois chez les garçons. Hop, on constate qu'on a un pénis et hop on peut ainsi s'opposer au père et tenter de lui piquer sa meuf. 

Chez les fifilles, le complexe d'Oedipe (enfin d'Electre) se résoud en deux temps.
1. la petite constate qu'elle n'a pas de pénis, elle se croit donc "incomplète" et jalouse le père (et s'identifie à la mère).
Un temps de latence pendant lequel mademoiselle va plutôt penser aux copines.
Et paf ! 2. la rivalité avec la mère dans le but de tenter de récupérer le pénis du père (que la mère lui pique).
Non mais.


Fille ou garçon, il y a une histoire de castration dans tout ça. Le garçon pourvu mais ayant peur d'être castré et la fille dépourvue, pensant avoir déjà été castrée, qui va tout faire pour récupérer ce qu'on lui aurait pris.

En fait c'est très simple.... lorsque les parents communiquent sainement et qu'ils expliquent à leurs enfants.
Il est normal que les filles n'aient pas de pénis, mais cela ne veut pas dire qu'elles n'ont pas de sexe. Bien au contraire, elles en ont un aussi sauf qu'il est caché (c'est pour cela que les filles aiment les petites boîtes, les petits sacs et les portes monnaie). Le garçon ne risque pas de perdre son pénis. Personne ne va le lui prendre et surtout personne ne va le lui couper. A la maternelle, les garçons et les filles ont souvent des toilettes communes et chacun constate les différences de l'autre. Les filles finissent par comprendre que, comme c'est bizarre, le garçon il a un truc qui dépasse et elles, elles ont un tube à l'intérieur. Le garçon va comprendre la même chose.  Le truc c'est qu'ils comprennent quelque part qu'il y a un lien, mais l'idée "d'emboîtement" ne leur traverse pas l'esprit. Ca viendra tout seul plus tard (et parfois aidé par les ami(e)s).

Et comme vous le savez déjà vous qui me lisez, on rappelle aux enfants des deux sexes qu'ils n'épouseront jamais leur parent de sexe opposé (et celui de même sexe non plus d'ailleurs !).

Chez le garçon l'Oedipe s'achève lorsque le père devient un rivale et que c'est dans cette rivalité que le garçon commence à avoir peur de perdre son pénis. Il va donc tenter de "séduire" sa mère. L'oedipe est normalement réglé. C'est donc la castration qui fait sortir le garçon de l'Oedipe.

Or la fille nait "castrée". Je l'ai écrit, elle se tourne donc vers le père pour lui prendre son pénis, elle va comprendre que ce n'est pas nécessaire parce qu'elle n'en n'a pas besoin et parce que ce n'est pas possible. Ca n'empêchera pas la jeune ado de rechercher le regard approbateur du père et de se chamailler avec sa mère. Parce que l'Oedipe ou l'Electre c'est pas qu'une question de convoitise d'organe sexuel c'est aussi une construction psychologique qui fait que les enfants acquièrent l'hétérosexualité et que les parents les pousse à aller satisfaire leur envie sexuelle à l'extérieur de la famille.

Le complexe d'Electre est complexe. Car chez la fille rien n'est jamais totalement réglé. En effet, elle est attiré par le père juste parce qu'elle espère lui récupérer son pénis. Elle va être en rivalité avec la mère mais c'est pourtant son premier modèle. Freud pensait que le complexe d'Electre ne se résolvait jamais tout à fait.

En tout cas il a été très critiqué car il exprimait cela de telle façon que la notion de castration chez la fille semblait montrer qu'elles naissaient inférieures ou incomplètes. Il fallait bien trouver une façon d'exprimer sa théorie. Ce qui est important ce n'est pas ces notions d'opposition homme/femme, mais bien l'idée qu'il existe une rivalité interne au petit cercle familial qui doit amener les enfants en dehors de ce cercle et de la façon la plus naturelle qui soit.

Oreste, son petit frère a dû avoir du mal à trouver sa place à côté d'Electre !!

jeudi 15 septembre 2011

Est-ce qu'on rigole chez le psy ?

Voila une question qui me taraude.

J'ai plutôt tendance à me marrer avec mes patient(e)s. 

Pas tout le temps non plus n'exagérons pas.
Et contre toute attente ce sont souvent les choses les plus "dures" qui mènent au rire, non pas par mise à distance de ma part mais parce qu'il me semble évident qu'il faut détendre les patient(e)s.
On ne vient pas pour sortir en faisant la tronche de chez moi.
Même si certain(e)s m'ont dit que parfois le chemin du retour était un peu difficile... 

Je ne conçoit pas un consultation hyper sérieuse, morne, triste et terne.
Les réactions des patient(e)s me fait parfois bien rire, les miennes font parfois rire les patient(e)s. Moins dans ce sens là allez savoir pourquoi.
Ce n'est pas un rire moqueur, c'est un rire de situation. Il me parait important de dédramatiser.

Je l'ai déjà dit, le passé c'est le passé. 
Rire c'est aussi prendre de la distance avec son vécu.
Les patient(e)s les plus traumatisés ont d'ailleurs souvent développé un grand sens de l'humour.
Humour derrière lequel ils se cachent, derrière lequel ils cachent leur souffrance, leur fragilité.
L'humour permet d'avoir l'air fort, détaché de tout.
Certains patient(e)s rigolent beaucoup au début. Avec le temps ils rigolent moins.
D'abord parce que parfois je ne dis pas que des choses drôles et parfois je demande du "travail" pas amusant du tout (même si au premier abord ça parait toujours simple ou amusant...).
Et puis parce qu'au bout d'un certain temps, ces patient(e)s tombent les masques et ont moins envie de faire le pitre.

Mais l'humour reste présent, car elle me permet aussi de les toucher, de les "travailler" avec leurs propres armes (qui a dit "torturer" ???).

Alors ce n'est pas possible avec tous les patients. 
Certains n'ont pas (plus ?) le sens de l'humour.
D'autres n'ont que le rire sarcastique, ironique, jaune voire noir.

Et puis il y a les dépressifs.
Rien ne les fait rire. 
Surtout pas mon humour.

Bon ceci dit, je ne vois pas pourquoi je devrai faire un job dans lequel je ne marre pas. La vie serait d'un triste..... !!!

Alors, je me demande si chez les autre psys on se marre aussi ? Vous avez vécu quoi vous ?

source : "les psys", tome 12 "je suis moche !" editions Dupuis



mercredi 14 septembre 2011

Quel est ce film - 16

Jugé "mou", ce film regardé en passant par les spectateurs français fait pourtant parti des films "cultes" aux USA.
Nouveau western pour certains loin des canons hollywoodiens de l'époque, plein de métaphores et très psychologique, servi sur un plateau pour un très grand acteur, ce film reste un des plus forts jamais tourné sur le sujet qu'il aborde.




 Comme toujours, titre, année, acteurs principaux.

_____________________________

Vous aurez constaté que lorsque le nom du film ne s'affiche plus en cliquant sur l'image, c'est nettement plus difficile ! 

L'image c'est celle qui a permis de créer l'affiche de "Un homme est passé" (Bad day at Black Rock) de 1955 avec Spencer Tracy, Robert Ryan et Anne Francis.

Dans un village totalement perdu et isolé, un train s'arrête. Le premier depuis quelques années. Un seul homme en descend. Il lui manque le bras gauche. Il cherche comment se rendre à une adresse et son questionnement va générer au sein de la petite ville une agressivité croissante. 

Si ce film ne nous parle pas, c'est parce que les Européens sont peu concernés par son sujet de fond : les relations avec les nippo-américains et le rachat des préjudices causés pendant la guerre (lynchages, camps de concentration...). En fait, l'adresse que cherche John MacReady (Spencer Tracy) est celle d'un fermier japonais qui a été lynché par la population au lendemain de Pearl Harbor. Or le fils de ce fermier, décédé au cours des combats, a reçu la médaille militaire et MacReady venait la remettre à sa famille. La venue de cet homme permet de mettre en exergue un faux patriotisme, le racisme, la violence et les préjugés partagés par bien des américains à l'égard des familles d'origine japonaises. Dans ce film, ce ne sont pas la japonais qui demandent la justice, c'est un américain qui vient demander des comptes à d'autres américains.

A l'époque pour les Européens, ce film semblait plus tourné vers une critique du Maccarthysme, problématique que nous connaissions mieux. En plus, ce film n'a pas le rythme des film hollywoodiens. C'est un film lent, avec des plans longs, dans une quasi absence de décor et sans action. C'est un film "d'ambiance", un western moderne psychologique. Ce fut un film très marquant aussi dans la carrière de Spencer Tracy qui avait habitué les cinéphiles d'alors à des productions plus légères...

La bande annonce (en anglais) :




vendredi 9 septembre 2011

Colloque "couples : hommes victimes, femmes violentes"

Et bien c'est parti.
L'idée a surgit un matin d'été (pluvieux) et a été mise en route aussitôt.

L'association SOS Hommes Battus tiendra donc son premier colloque sur le thème "couples : hommes victimes, femmes violentes" le samedi 22 octobre 2011 à Montrouge (92).

Que vous dire ? Que c'est une grande première sur un sujet tabou.
Que tout le monde se dit intéressé mais qu'il n'y a toujours pas d'inscrits !

Les intervenants seront des psys et des avocats au premier abord. Mais nous espérons d'autres personnes, des éducateurs, des assistantes sociales, des médecins par exemple qui viendront nous parler de leur expérience et de leurs constats.

Pour s'incrire c'est par là.

Si vous souhaitez intervenir parce que vous êtes victime et que vous souhaitez faire partager le témoignage de votre vécu ou parce que vous travailler dans un domaine qui vous fait rencontrer les violences des femmes au sein de leur couple, contactez directement l'association à soshommesbattus@yahoo.fr





jeudi 8 septembre 2011

Etre Soi

Etre Soi. Voilà à quoi aspire les patients des psy et les psys de leurs patients.

Mais être Soi, est-ce possible ?

Il faut bien voir que nous sommes tous le résultats de facteurs extérieurs (et je ne parle pas du préposé au poste qui aurait mis éventuellement votre mère enceinte).
Dès notre naissance, nous sommes ballotés, aimés (ou pas), chouchoutés (ou pas), on nous apprend à aller sur le pot, à dire non (puis à oublier), à suivre, à obéir, à aller à l'école, à faire du vélo, à nager... j'en passe et des meilleures (et des pires).
Bref, dès notre naissance on ne nous demande pas vraiment notre avis. Et c'est tant mieux. Ce ne sont pas aux enfants d'élever leurs parents, mais bien aux parents d'élever les enfants.
Mais il existe une contre partie : on intégre certains interdits réels ou psychiques, certains comportements, certaines craintes.

A l'âge adulte, normalement bien constitué structuré, nous vivons notre vie.
Nous faisons nos choix, prenons nos décisions et assumons nos responsabilité.
En toute liberté.
Pourtant beaucoup ne sont pas heureux.
Pourtant enfant, que n'avait-on pas envie d'être adulte pour faire enfin ce qu'on voulait !
Mais fait-on réellement ce qu'on veut ?
Est-on vraiment libre ?
On pourrait philosopher sur ces questions pendant des heures.
D'un point de vue purement psychologique, la réponse sera rapide : non, nous ne sommes pas libres et non on ne fait pas ce qu'on veut.
Je ne parle pas du cadre et des sanctions des codes juridiques, mais bien des contraintes que nous nous infligeons nous mêmes.
Lorsqu'on prend une décision, on croit donc la prendre en toute liberté et en connaissance de cause.
Quant est-il ?
Etes vous sûr(e) lorsque vous prenez une décision que c'est bien vous qui la prenez ?

Je m'explique :
Prenons l'exemple d'une femme qui croise dans le cadre de son travail une autre femme qu'elle n'a encore jamais vu. Va-t-elle s'avancer vers elle pour se présenter ? oui ? non ? non. Non parce que au moment où cette idée lui a traversé l'esprit elle s'est dit que cette femme allait peut être penser qu'elle essayait de la draguer. Déjà, elle pense à la place de l'autre. Ensuite d'où peut bien venir cette idée ? En cherchant, on va découvrir par exemple, que ado elle avait eu la "bonne" idée de dire à son frère qu'elle trouvait telle fille super jolie. Son frère n'avait cessé de lui dire alors "pour rigoler" qu'elle était une "lesbienne refoulée". Aujourd'hui avec son mari, ça ne se passe pas comme il faut au lit. Elle se demande alors si elle n'est pas lesbienne et si son frère en fait n'avait pas raison. Du coup, à chaque fois qu'elle approche d'une femme elle se à peur d'être attirée par elle et elle a peur que cela se voit dans ses comportements. Pourtant elle se sent hétéro et n'a jamais fantasmé sur des filles dit-elle. Mais avec cette collègue inconnue, elle va faire un écart, va lui lancer un regard agressif (pour bien lui montrer que non elle n'est pas attirée), ce qui ne manquera pas de lui donner à cette collègue une perception faussée de cette jeune femme, la trouvant bizarre. Pourtant notre jeune femme a très envie de se présenter. Ne serait-ce que par politesse. Elle se souvient qu'elle avait apprécié que les autres fassent les premiers pas lors de son entrée dans la boîte...
Elle s'en veut de laisser la nouvelle comme cela.
Elle s'en veut de se livrer de telle façon.
Elle s'en veut de ne pas être Soi.

Nous avons parlé de conditionnement il n'y a pas si longtemps et je vous avais rappelé combien peu de choses relevaient d'un choix personnel mais d'acquis.

Or avant de se déconditionné, il faut décider de qui on est vraiment.
Qui veut on être ? Qui est-on tout simplement ?
Qui se cache derrière les acquis, les traumas, les erreurs, les peurs ?
Surtout est-on toujours qui on a été ?

Beaucoup de personnes souffrent de ne pas être elles mêmes.
Elles ont des modèles : un parent, une star, la voisine. Pourquoi pas ?
Mais comme elles voudraient être comme leur modèle, elles cherchent à devenir comme ce modèle. Mais si cette personne est comme cela c'est parce qu'elle a son vécu, ses propres acquis, ses propres conditionnement et que -peut être- elle en est sortie !
Vouloir "coller" les comportements des autres sur Soi ne peut que rendre malheureux car ces comportements peuvent être en profonde inadéquation avec ce qu'on est, ce qu'on pense et nos valeurs personnelles.

Nous disparaissons. Nous cessons d'exister, nous devenons transparents.
Ce sont les autres qui pensent à notre place.
Ce sont leurs pensées qui viennent dans votre esprit lorsque vous pensez.
Et vous, vous là caché tout au fond, que pensez vous, VOUS ?

Bien sur, être Soi est parfois difficile.
Certain(e)s n'ont pas eu la possibilité d'être eux mêmes. Des parents étouffants, une éducation très stricte, des traumas divers.... tout a été mis en place pour que la personnalité réelle et profonde ne puisse s'exprimer.
Et pour d'autres parce qu'après tout s'approprier les pensées des autres, ça évite de penser par soi même, de prendre des décision et d'en assumer les conséquences. D'ailleurs ceux là, il y aura toujours quelqu'un pour leur dire qu'ils sont influençables ou influencés, qu'ils sont les fifilles à papa ou le p'tit gars à maman.


Etre Soi c'est exister pour soi et par soi.
Etre Soi tout simplement.



mercredi 7 septembre 2011

Quel est ce film - 15

Certain(e)s d'entre vous seront passé(e)s par la rentrée des classes...
Alors méfiez vous sur le chemin du retour de l'école, à force de laisser trainer des miettes de goûter tout peut arriver ! lol



Titre, année, acteurs.

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Pour la rentrée scolaire, je vous avait proposé une image tirée du film "les oiseaux" (the birds) d'Alfred Hitchcock.
Film de 1963 avec Rod Taylor et Tippi Hedren dans les rôles principaux.

Une rencontre fortuite entre une jeune femme et un avocat chez un oiseleur. Il recherche un certains type d'oiseau pour sa petite soeur. Elle en trouve et décide sur un coup de tête de les apporter chez l'avocat. Dès son arrivée, elle est blessée par une mouette. C'est le début d'attaques d'oiseaux sur toute la population de la ville. 

Voici une présentation du film remise au goût du jour (car dans le film il n'y a pas de musique)

dimanche 4 septembre 2011

Etes vous radin(e) ?

Après une semaine de vacances bien méritées (selon moi !) et durant lesquelles j'ai dépensé sans compter (et perdu 90 % de mon lectorat lol !), il m'est venu l'idée de cet article.

Nous sommes tous le radin de quelqu'un.
Lorsque vous refusez de payer le dernier jean's à la mode à votre gosse sous prétexte qu'il coûte 100 € (le jean's pas le gamin), votre "bébé adoré" pense que vous êtes radin(e). Lorsque vous vous débrouillez pour ne pas payez votre place de ciné avec vos potes, ils pensent que vous êtes radin(e).

En fait, il y a une grande différence entre le fait d'être "près de ces sous" et de la fait d'être économe : la volonté.

On peut très bien décidé que payer un jean's 100 € c'est n'importe quoi, surtout lorsqu'on sait que cela revient à moins de 4 €... On peut très bien décider aussi que vu que les dernières fois c'est vous qui avez payé pour l'autre pote, cette fois c'est à votre tour de vous faire "inviter". Et puis, faut pas rêver, il existe des contraintes réelles : avec un salaire de 1000 €, une fois réglés le loyer, la bouffe, l'électricité, pour les extras il n'y a plus grand chose. Alors faut faire gaffe. Ce n'est pas de la radinerie.

Le radin, lui peut se payer ce qu'il veut ou ce qu'on lui demande. Ce n'est pas qu'il ne peut pas ou qu'il se venge ou qu'il se dit que ça ne vaut pas le coup, c'est juste qu'il ne peut pas dépenser son argent.

Il faut le garder, le thésauriser. C'est "Onc' Picsou". Plus il en a plus il est heureux. Cet argent ne lui sert à rien ou en tout cas à pas grand chose. Le tout c'est de l'avoir.

Il existe aussi des radins "spécifiques", ce sont ceux qui sont radins pour tout sauf pour un truc particulier (leur voiture, leur fringues...). Mais dans tous les cas, cette tendance dispendieuse les concerne eux, pas les autres. Garder l'argent pour soi, cela peut être donc aussi ne le dépenser que pour soi. La notion de générosité leur est inconnue ou impossible à mettre en oeuvre.

Les radin(e)s sont mal perçu(e)s. On les repère vite. On comprend vite leurs stratégies pour que les autres paient à leur place. Ne comptez pas sur eux pour vous faire un cadeau ou alors trouvé en super occase au pied de leur immeuble. S'ils doivent vous acheter un cadeau, cela leur fend le coeur et ils se feront un plaisir de vous indiquer la valeur pécunière du produit. Si vous sortez avec le radin, ne vous attendez pas à ce qu'il vous offre un café ou le resto.

Alors pourquoi être radin(e) ?

Le radin n'est pas quelqu'un qui n'a pas d'argent. Il en a souvent pas mal. 
Il le garde précieusement. 
Sur son compte, sous son matelas, dans un bocal près de son lit...
Rien ne mérite son argent. S'il trouve quelque chose de sympa, il se dit que ça ne vaut pas le coup, il trouvera peut être mieux et moins cher ailleurs.

Et lorsqu'on lui demande pourquoi, il répond qu'il a peur d'en manquer de son bel argent.
Comme si on mourrait du manque d'argent !!

Car le radin, à chaque dépense, meurre un petit peu. C'est comme s'il s'arrachait une partie de son âme, qu'il perdait un morceau de son corps.

C'est d'ailleurs le cas selon Freud. Pour lui le radin, n'arrive pas à faire le "cadeau" à sa mère lorsqu'on le met sur le pot. La première fois qu'il a fait sa grosse commission, sa mère ne l'a pas complimenté ou au contraire elle lui a démontré combien c'était sale. Si ça ne sert à rien de faire un cadeau et si c'est beurk, autant le garder pour soi. Du coup, la prochaine fois, il va le garder pour lui. Plus question de donner. 

Les radin(e)s sont souvent des personnes qui ont vécu un manque affectif. 
Ils comblent avec l'argent.

Ils peuvent avoir aussi ressenti une insécurité chez leur parents. 
Entendre ses parents parler sans cesse de problèmes d'argent, ne regardez que des émission qui parlent de pauvreté, mettre toujours le prix d'un objet en avant, créé ches l'enfant l'idée que l'argent "protège" et qu'il lui faut en avoir car ses propres parents ne semblent pas capable de lui garantir sa "sécurité".

Le radin est un angoissé, car contrôler son argent lui donne l'impression de contrôler son environnement.

Bien sur, cela s'arrange avec une psychothérapie à long terme. 
Si non, ça empire avec le temps, d'autant que lorsqu'on ne sait pas donner matériellement, on ne sait pas donner affectivement. Le radin n'arrive pas/plus à exprimer ses sentiments.
Certains radins vont tenter de se trouver un(e) partenaire à valeur psychothérapeutique (à valeur maternelle), qui les poussera à faire quelques dépenses (une sortie, un cadeau) (et ça fait mal).
Mais attention, car les radins n'ont pas conscience d'être radins !

Les radins ne font que ça !!



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