lundi 31 octobre 2011

Le doudou, objet transitionnel

J'ai une patiente qui surnomme son mari "doudou".... Elle n'osait pas me le dire parce qu'elle pensait que je tirerai des conclusions.
Elle avait raison.
D'ailleurs, après discussion, elle a reconnu que son mari lui servait de doudou et pas de mari....



Je n'ai pas trouvé d'où vient l'appellation "doudou".
En effet, il y a encore quelques années il n' y avait que des nounours, des couvertures....Mais certains gamins ne se seraient jamais séparés de leur camion de pompier pour dormir ou de l'écharpe de leur mère. Mais il n'existait pas de terme générique.
D'ailleurs à la base, "doudou" ne s'employait que pour les espèces de torchons/couvertures/foulards que les gosses trimbalaient dans la rue.
"Doudou" est par contre un terme créole qui veut dire "chéri".
Ce nom s'est petit à petit appliqué à tous les objets que l'enfant manipule et qui facilitent son endormissement.

Alors pourquoi un "doudou" ?
Et bien en fait on n'en sait rien.
Winocott nous parlait "d'objet transitionnel".
Transition à la fois de la mère vers l'enfant puis de l'enfant vers l'environnement.
C'est une façon de projeter la douceur protectrice de la mère dans l'environnement menaçant.

L'enfant se choisi un doudou entre 12 et 24 mois.
L'enfant dans sa peur de perdre sa mère, ne pouvant supporter la rupture, va la projeter sur un objet fétiche.
Car à la base le doudou est un fétiche, fétiche objet magique mais aussi fétiche objet sexuel lié à l'angoisse de castration.
Soit il reste objet fétiche et devient représentant de la personne qu'il symbolise. Finissant par s'en détacher, il devient lui même objet d'amour. Il ne pourra jamais être abandonné et s'imisce dans la sexualité (c'est cet aspect qui intéresse Freud)
Soit il se transforme en objet transitionnel qui se désinvestit au fil du temps. Il existe toujours mais perd de sa valeur (c'est cet aspect là qui intéresse Winicott). Cela fait partie du développement normal de l'enfant, une phase -non obligatoire- de l'illusion vers la réalité.

Chez les femmes uniquement, l'objet transitionnel peut perdurer jusqu'à l'âge adulte, surtout pour aider à s'endormir.
C'est un vestige de la sexualité enfantine. Il est lié à une odeur, un toucher particulier toujours liés à la mère.
C'est l'envie de retourner dans le ventre de la mère et la peur de la perte de l'amour maternel.

L'objet transitionnel est alors à la frois Freudien et Winicottien. Il est soit uniquement transitionnel et permet à l'enfant de désinvestir la mère pour mettre son narcissisme dans la réalité, soit il devient fétiche et devient addictif. Ce qui va faire basculer vers l'un ou l'autre est en fait déjà présent dès le choix de l'objet en fonction du vécu précoce de l'enfant.

Le problème dans nos Société est que l'on tend à 'normaliser' le choix du doudou : peluche ou carré, imposés par le marketing et parfois par les parents. Or l'objet transitionnel peut être... n'importe quoi. C'est cette liberté de choix qui permet à l'enfant de savoir qu'il peut investir n'importe quel objet pour en faire ce qu'il veut, ouvrant ainsi la porte à sa future créativité.

vendredi 28 octobre 2011

Le principe de Peter

Bon,en fait j'ai changé d'avis, faut pas toujours se fier aux psy ! Pour les "doudous" repassez lundi !

Le principe de Peter est souvent perçu comme une bonne blague.
Laurence Peter a dit : "dans une hiérarchie, toute personne fini par atteindre son niveau d'incompétence."

Ce qui se traduit par : si à chaque fois qu'un employé remplit bien sa fonction on le promeut à un nouveau poste, dans ce nouveau poste il fera mal son travail et finira pas ne plus être promu et restera dans un poste où il continuera à travailler mal.

Conséquences : plus le temps passe dans une entreprise plus les postes sont occupés par des personnes inadaptées à ces postes. Par corollaire, la charge de travail des quelques personnes compétentes ne cesse d'augmenter.

Et très franchement, si vous êtes salarié(e) je suis sûre que vous avez déjà constaté cet effet.



Le principe de Peter néanmoins n'avait jamais été testé. Car cela parait absurde. Comme si toutes les entreprises n'avaient que des gens incompétents ! Et comme si on ne controlait pas les qualités et compétences des personnes qu'on promeut ! non mais.

Depuis 2009, de nombreuses études se sont penchées sur cette problématique des compétences intra-entreprise.

D'abord, constat n°1. La productivité des salariés baisse lorsqu'ils sont embauchés de façon définitive. (bref, en période d'essai je bosse comme un malade, une fois en CDI j'en fous plus une, ils peuvent plus me virer...)
Il semblerait néanmoins que ce soit moins vrai en France qu'aux USA... mais ça n'a pas été étudié auprès des fonctionnaires....

constat n° 2 : avec le temps, la productivité d'un salarié diminue (ben ouais, tu vieillis mec).

constat n°3 : la productivité des salariés nouvellement promus baisse.
Ce qui paraître logique, car c'est justement parce qu'il était très compétent dans son ancien poste que ce salarié a été promu... a un poste qu'il ne connaît pas et qu'il va falloir maîtriser avant de devenir compétent sur ce poste là.
Le principe de Peter serait-il là ?

Les DRH qui ne sont pas plus bêtes que la moyenne -sauf s'ils ont atteint leur niveau d'incompétence- ont normalement connaissance du principe de Peter et en tiennent compte lors des recrutements de promotion. Aussi, nous disent-ils, c'est vrai que la productivité des nouveaux promus diminue mais pour tendre vers une moyenne et tout cela au mieux pour les entreprises.

Les mathématiciens étant tortueux (et parfois tatoués lol), ils ont décidé de mettre en équation et en logiciel des situations de promotion en rentrant un maximum de données. Et on démontré que parfois les promotions décidées au hasard ne feraient pas grand tort....

Je vous passe les aspects méthodologiques sur la construction du modèle et de la prise de décision au sein d'une entreprise virtuelle de 161 personnes avec 6 niveaux hiérarchiques. Les âges et les compétences par niveaux sont représentatifs d'une répartition réelle.
On part de deux hypothèses : celle de Peter (la compétence dans le nouveau poste est indépendante de la compétence dans l'ancien poste) mais aussi celle dites "du bon sens" (un promu garde dans son nouveau poste les compétences qu'il avait dans son ancienne fonction).
Et y ajoute 3 autres hypothèses :
- la promotion du meilleur : pour remplir une fonction, on choisit dans le niveau inférieur le salarié qui semble le plus compétent
- la promotion du pire : pour une fonction, on choisit dans le niveau inférieur le salarié qui est le moins compétent
- la promotion au hasard : tirage au sort

Entre la promotion du meilleur ou du bon sens, il est clair que c'est celle du meilleur qui donne la meilleure simulation (79 % de réussite pour l'entreprise à court et à long terme). Et pour simplifier, avec l'hypothèse du bon sens, on tourne autour d'une moyenne (entre 75 et 79 %). Ce qui rejoint ce que disent les DRH.
Avec le principe de Peter, on s'écarte grandement de la moyenne. Et en gros, soit on a une catastrophe (moins de 60 % de réussite) soit une réussite grandiose (82 %) bien supérieure à celle obtenue par la technique de la promotion au meilleur.

En effet, promouvoir les meilleurs les fait régresser vers la moyenne. Ils deviennent donc moins compétents, ce qui fait diminuer l'efficacité globale de l'entreprise.
Alors que promouvoir au hasard, permet aux plus mauvais de finir par se rapprocher de la moyenne ! Ils ont donc une seconde chance et font monter l'efficacité globale de l'entreprise !

Donc promouvoir les meilleurs est la pire chose à faire et le principe de Peter est vrai.

Les grandes entreprises qui ne promeuvent que les meilleurs sont victimes de le régression vers la moyenne (vers le bas dans ce cas) et cela produit de l'incompétence et au bout d'un certain temps une productivité plutôt basse. Même si la promotion au mérite reste nécessaire, en promouvant des gens moins compétents, d'autres entreprises permettent une régression vers la moyenne (vers le haut cette fois) et gardent ou accroissent leur niveau de compétence et gardent une productivité élevée.

Quelques conseils :
- lorsqu'un incompétent est découvert il faut le changer de poste ou s'en débarrasser
- lors d'une promotion, on ne demande pas au salarié nouvellement promu des choses qu'il ne sait pas faire
- limiter le temps passé sur un poste pour ne pas stagner à son niveau d'incompétence
- former les salariés ou les évaluer avant de les promouvoir
- laisser le plus possible les gens compétents à leur niveau mais augmenter leur salaire, afin qu'entreprise et salariés trouvent tous leur intérêt
- parfois recruter des personnes extérieures à l'entreprise afin de créer de la concurrence en interne.


Nous verrons bientôt comment on repère un incompétent.





jeudi 27 octobre 2011

Quel est ce film - 22

Ah ce film ! Trop long, trop barbant, mais l'acteur était tellement... beau.
Bon, je sais c'est très parti pris, d'autant que les blonds c'est pas mon truc en temps normal.
Mais que voulez vous, on ne peut nier que sans cet acteur le film n'aurait sans doute pas eu l'impact qu'il a eu. Personnage central du film, entre fragilité et force, secret et ambigü, le héros de ce film -qui lui donne son titre- passionna les foules.

Bien que son action reste trouble, nous dirons avec le temps que la Sagesse s'est construite une maison et a élevé sept piliers.



mardi 25 octobre 2011

Pourquoi associe t on le bleu aux garçons et le rose aux filles ?

Ce sera une semaine enfant. Je vais d'ailleurs décaler le "quel est ce film ?" à jeudi. Puis ce sera un article sur le "doudou", objet transitionnel. Passionnant non ?



Aujourd'hui posons nous une question existentielle.
Pourquoi associe t on le bleu aux garçons et le rose aux filles ?
Par tradition me direz vous.
Et bien vous auriez tort.

(suspens...)

Dans l'Antiquité, les garçons étant plus importants que les filles (ce sont eux qui travaillaient aux champs), on les protégeait des mauvais esprits en les consacrant aux Dieux. Pour cela on les habillait en bleu, couleur divine.
Les filles n'avaient alors pas de couleur associée.

Mais les enfants n'avaient pas de vêtements d'enfants. Ils se vêtaient des mêmes vêtements que les adultes qu'on retaillait. Ils portaient donc les mêmes couleurs et formes que les adultes.
Au XIIème sicèle, seuls les nouveaux-nés et les bébés bénéficiaient d'un trousseau spécifique. 
A partir du XVIIIème siècle, avec l'arrivée du coton, les bébés ont pu se voir dotés de vêtements blancs.
Blancs comme la pureté et l'innocence. Mais aussi comme la propreté.
Mais le blanc c'est aussi la symbôle d'une appartenance sociale.
Car si le blanc représente la propreté, il se salit vite et il faut le laver et en changer souvent.

Lors du baptême, les enfant sont encore en blanc.
Les couleurs sont plutôt indifférenciés car les enfants sont non sexués, mais ill arrive parfois qu'on agrémente leur linge plutôt d'une ruban rouge voire rose pour les garçons et bleu pour les filles !
La vierge Marie, elle même, est souvent représentée drapée de bleu, couleur divine.

Le duc de Chartres et sa famille, Charles Lepeintre, 1776

On se retrouve donc avec une opposition rouge (masculin) couleur guerrière / bleu (féminin) couleur virginale.
Mais ne vous y trompez pas, je parle de masculin et féminin mais les enfants portent indifféremment la robe jusqu'à 6 ou 7 ans.

C'est au XIXème siècle qu'une nouvelle inversion survient, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Le bleu devient masculin et le rose -un rouge atténué (couleur des règles et de l'enfantement), devient féminin. Le bleu divin vêt désormais les hommes, alors que le rose, couleur de sang impur, vêt les femmes. Ces couleurs seront adoptées dans les familles bourgeoises pour vêtir les enfants.

Au début du XXème siècle, les enfants se "sexualisent" et les petits garçons tombent la robe. L'arrivée des premières publicités vers 1920, qui reprennent les codes de la haute bourgeoisie, finissent d'ancrer le bleu et le rose dans l'imaginaire. Le blanc reste néanmoins une valeur sûre dans la non différenciation sexuée.


lundi 24 octobre 2011

Quelque nouvelles du colloque...

Le colloque sur le thème "couples : hommes victimes, femmes violentes", c'est fini !



Nous avons eu beaucoup de mal à bénéficier de pub au plan national, mais l'international ne nous a pas oublié. Contre toute attente, les journaux et sites web Suisses, Belges et surtout Canadiens nous ont fait une pub monstrueuse. Merci à eux.

Bien que j'ai pris contact avec près de 100 journalistes, avec les 4 de la Délégations aux Vitimes, avec tous les délégués police / gendarmerie de la petite couronne (près de 300 personnes), aucun n'a réussit à trouver l'occasion de passer au colloque. Lorsque le sujet dérange....

Ah oui on a même reçu des menaces. On a fait fermer des blogs qui nous insultaient. Du coup, on a super filtré.

Ceci dit notre public était certes moins nombreux qu'attendu, mais franchement quelle ambiance !

Les intervenants ont passionnés le public. 
Alors que les intervenants étaient certains de ne pas arriver à remplir 30 minutes de temps de paroles, ils ont tous débordés. Sans compter les multiples témoignages et questions... Bref moi qui était intervenant en fin de chacune des deux parties, j'ai du faire fissa... 
La première partie a fini avec 45 minutes de retard. Pause. Prolongée devant un café.
Il régnait une telle synergie entre les participants, ça parlait, ça témoignait, ça échangeait des coordonnées, ça achetait des bouquins.... qu'il était difficile de ne pas faire durer cette pause qui n'a vraiment rien eu d'un temps mort.

Reprise des interventions avec 1 heure de retard sur le planning. Ca n'a l'air de géner personne et même les intervenants ne trépignent pas, pourtant certains habitent loin.

17 h. Normalement fin du colloque.
Il reste deux intervenants !
17h45. Il reste un intervenant : moi !

L'homme de ménage débarque dans la salle. Ben oui, tout le monde est encore là et personne n'a l'air de vouloir partir. On nous accord 10 minutes.
Je fais 10 minutes de parlotte hyper rapide, je n'aborde pas tout ce que je voulais aborder. Ooouuuinnn !

L'homme de ménage entre et commence à ranger les chaises.
Le vice président de SOS Papa Paris demande à prendre le micro. Et dans une situation étrange (l'homme de ménage continue à enlever les chaises, les gens se lèvent mais restent sur place...), il nous explique son vécu d'homme victime, l'horreur que ses enfants ont vécu, l'aveuglement de la Justice malgré les preuves.

Tout le monde applaudit.
On fini tous dans le couloirs.
En fait, je ramasse les félicitations des uns et des autres.

On m'a recontacté, il parait que c'était super. Super intéressant, super convivial.
On m'a demandé d'en organiser un autre !

Vous savez ce qu'il y a d'écrit sur certains sites Canadiens ? Qu'on est super courageux parce que chez eux, personne n'oserait jamais organiser un colloque avec un thème pareil.

Et ben, je vais vous dire, je suis fatiguée mais fière !
Et déjà je prépare le suivant.

(non j'ai pas pensé à prendre des photos...)


Suivez désormais SOS Hommes Battus sur Twitter !

vendredi 21 octobre 2011

Le concert fait le moine

Vous êtes certainement comme les autres (j'attaque fort là), vous vous croyez différent et unique.
Bien sur nous n'avons pas tous le même nez, les mêmes cheveux, la même taille.
Ni les mêmes vêtements... sauf dans certaines situations.
Encore que, nous pourrions en débattre, les "classes sociales" se repèrent aussi au look, à la façon de se tenir et au langage.

Mais plus encore que les quartiers, les ghettos ou le travail, il existe 1 endroit où les personnes se regroupent par "style" (si on peut dire).
C'est en situation de concert.

On pourra se demander fort justement si les personnes qui se regroupent pendant un concert se ressemblent parce qu'elles participent à un concert ou si à un concert donné les personnes se ressemblent que parce qu'elles ont déjà un style donné.

Un photographe s'est amusé à photographier les personnes qui participent à un concert. Alors, le moine fait-il l'habit ou l'habit fait-il le moine ? A vous de décider ci-dessous... en retrouvant à quelle célébrité s'identifient ces fans !



Fans des Sex Pistols

Fans de Kiss

Fans de Madness


Fans de Madonna

Fans de Marylin Manson

Fans de Missy Elliot

Fans de Oasis

Fans de Puff Diddy

Fans de Rod Stewart

Fans des Spice Girls

Fans de Jennifer Lopez

Fans de Cure

Fans de Dolly Parton

Fans de George Michael

Fans de Bjork

Fans de 50 cents

mercredi 19 octobre 2011

Quel est ce film - 21

Je ne vais pas vous mentir, je n'ai JAMAIS VU le film dont il est sujet ci-dessous.
Ca ne m'a jamais inspiré. Toutes les personnes que je connais qui ont vu ce film sont restées pantoises devant -parait-il- la violence gratuite qui (des)sert l'ambiance. Il faudra sans doute un jour que je m'y mette, histoire de rester moins bête, d'autant que ce film a du vieillir et que le contenu devrait paraître plutôt soft aujourd'hui face à certaines émissions "tout public". Bon, ceci dit, j'en ai vu tellement de photos et des extraits que rien qu'en les voyant je peux citer le nom du film et de son acteur, facilement reconnaissable à son regard. Et vous ?


mardi 18 octobre 2011

Autoportrait photographique

Cette semaine, avec la finalité de l'organisation du colloque, ça va être léger léger ici.
Alors pour vous faire passer agréablement le temps, j'ai décidé de vous faire partager des photos vues sur d'autres site.

Laissez vos commentaires surtout, je passerai les lire et y répondre rapidement.

Aujourd'hui je vous propose une photo qui est un autoportrait d'une modernité étonnante :



Le visage et le regard m'ont scotché. J'ai cru à un montage photographique, mais non.

Cette photo date de 1839.

Vous avez bien lu.
Il s'agit de Robert Cornelius, inventeur en photographie "rapide".
Ce que vous voyez c'est le premier portrait et autoportrait pris en quelques minutes de pose (jusqu'alors et 6 mois avant seulement Hippolyte Bayard avait pris le premier autoportrait en posant plus d'une heure !).

A votre avis il nous fait un doigt d'honneur sur la tof ?

samedi 15 octobre 2011

Expo "la Cité Interdite au Louvre"




Samedi après midi culturel.
Visite à l'exposition "La Cité Interdite au Louvre".
Pas trop de monde cet après midi, c'est donc avec beaucoup de chance que j'ai pu voir les 3 salles de l'exposition sans avoir à attendre pour entrer.

Les salles 1 et 2 sont dans l'aile Sully.
La salle 3 dans l'aile Richelieu.
Vous pouvez les faire dans les désordres -ce que j'ai fait- chacune étant indépendante des autres.

Les photo sont interdites. j'ai bien tenté de dégainer mon portable, mais je me suis fait gentiment rappeler à l'ordre donc je ne vous mettrais pas de photos personnelles (j'en ai bien une, mais bon c'est pas très parlant du coup). Pour avoir quelques images, je vous met ce que j'ai trouvé sur le net et je vous conseille ce lien sur une video de Tf1 (passer la pub puis allez à la minute 1).

C'est une très belle expo dans laquelle on découvre des peintures grandeur nature sur papier. Les chevaux sont à la taille réelle, les représentations des empereurs et impératrices aussi. Les couleurs éclatantes, le dessin net, précis et les détails minuscules ! Quelle patience, quel maîtrise dans la technique.


 Ce dessin est très grand puisqu'il représente un poulain en taille réelle


 Une impétrice... à l'air pas très sympathique


  Influence de la peinture européenne très forte ici (apparition de perspectives, d'ombres et de pommelés)

On retrouve aussi nombre de vêtements du dessous, du dessus, de cérémonie. Assez étrangement, les habits paraissent très larges. On se dit qu'ils devaient avoir de la place pour bouger ! Mais lorsqu'on regarde les illustrations de toute évidence certains empereurs étaient plutôt dodus ! Du satin, de la soie épaisse, de la soie légère, brodée de dragons, de nuages, de fils d'or et d'argent. 

Vous apprendrez aussi que l'actuelle Pékin s'est appelée Dadu. Mais pourquoi donc ? Eh bien l'expo vous l'expliquera.

Vous y verrez aussi que ces empereurs conquérants à l'emploi du temps bien rempli étaient aussi des poètes durant leur temps de calme.

Vous apprécierez le travail du jade, de la porcelaine Ming (bleu sur blanc), du fer, de la peinture et de la calligraphie.

Cette expo tente aussi de replacer les périodes des empires Chinois avec ce qui se passait en France (doù le sous titre de l'expo : "Empereurs de Chine et rois de France". Pendant que Gengiskhan se perdait dans les champs catalauniques, que se passait il chez nous ? Qui était roi ? Quelle relations la Chine et la France entretenaient-elles (saviez vous que la Chine a faillit "donner" Jérusalem à la France ?) ? Quelles influences des arts orientaux sur l'art français et réciproquement ?

Bref, une petite expo très agréable à l'oeil, joliment mise en scène, avec de très belles pièces. Le fait que le nombre de personnes admises dans chaque salle soit limité permet de ne pas se bousculer, de lire, d'admirer, de prendre son temps.

Certains regretteront qu'en fait l'expo ne fasse pas la part belle à la Cité Interdite. On ne la voit pas, on ne la décrit pas. Il s'agit bien ici de comprendre comment vivaient les empereurs, quelles ont été leurs actions et quelles influence tout cela a eu sur la France.

Pour info, pour visiter l'expo il vous faut réserver votre place lorsque vous prenez votre billet. Sauf si vous avez une carte d'abonné (professionnel ou amis du Louvre....), dans ce cas pas de réservation nécessaire (gniark gniark)... par contre pas de passe droit, il vous faudra quand même faire la queue !

Si vous passez par le Louvre, laissez tomber la Joconde ou la Vénus de Milo, et passez plutôt voir cette expo.

Bonne visite.



jeudi 13 octobre 2011

Candace Newmaker

Je voulais faire un article sur la jeune Candace en premier et cela me semblait difficile sans vous avoir expliqué ce qu'était la technique du "rebirth". D'où l'article de lundi dernier.

Je vais donc vous raconter brièvement la vie de Candace Newmaker. Il ne s'agit pas ici de dire qu'il ne faut pas pratiquer du rebirthing, dans la mesure où la pratique a beaucoup évolué... par obligation et cela "grâce" à Candace.



Candace Tia Elmore est née -une première fois- comme fille aînée d'un jeune couple à la dérive. La mère encore adolescente à sa naissance et la présence d'un père violent, ont amené les services sociaux américains a placé les 3 enfants de ce couple. Les parents déchus de leurs droits alors que Cancade était âgée de 5 ans, les enfants furent proposés à l'adoption.

Deux ans plus tard, Candace dut adopté par une femme célibataire de 40 ans, infirmière pédiatrique de profession. Elle vécu alors sa seconde vie sous le nom de Candace Newmaker. Sa nouvelle maman était très dévouée, au point de faire l'admiration de tous les gens qui la connaissait. Candace avait tout, Candace avait tous les droits.

Ses enseignants de maternelle l'ont décrite comme une petite fille brillante, affectueuse. Mais dans la cours de l'école, Candace tapait ses petits camarades, ils n'avaient pas le droit de la regarder, de lui parler. Son entrée à la grande école (primaire) fut difficile. Elle ne voulu pas entrer dans la classe le premier jour. Elle n'était pas une très bonne élève, mais elle était une élève appliquée et ses profs l'aimaient bien. Elle aimait les animaux. Se sentant plus en sécurité, elle se fit des amies avec lesquelles elle allait patiner. Elle faisait de la gymnastique, de la danse et de la natation, allait au catéchisme. Dans le voisinnage tout le monde l'appréciait, elle était gentille et mâture. On se moquait d'elle aussi parce qu'elle était adoptée. Son petit frère et sa petite soeur lui manquaient. Mais tout semblait s'arranger pour Candace... en surface.

Néanmoins, à la maison tout ne semblait pas rose. Un médecin expliqua à la mère adoptive que Candace restait très tracassée par son passé. On ne serait à moins. C'est ainsi que la mère adoptive -décrite par le médecin comme ayant adopté un enfant comme soutien psychologique- trouva que Candace présentait de plus en plus de troubles comportementaux. Elle fut diagnostiqué comme présentant un trouble de l'attention et une hypermaturité. Les médecins furent unanimes : Candace savait sourire et avoir l'air heureuse, mais elle ne l'était pas. Elle fonctionnait comme une ado de 18 ans.

Très rapidement la maman adoptive emmena sa fille dans diverses consultations psychiatriques, psychologiques, médicales car sa fille adoptive aurait présenté de nombreux troubles du comportements liés à son stress post-traumatique. Elle fut mise sous traitement : antidépresseurs, antipsychotiques, amphétamines. Rien n'y fit et les troubles s'aggravèrent.

En 2000, Candace à 10 ans. Sa mère adoptive était convaincue que sa fille souffrait d'un trouble de l'attachement, elle consultat un "spécialiste" qui sans avoir vue Candace décréta à la description qu'elle présentait un trouble très sévère. La mère pris sa fille sous le bras et traversa les Etats-Unis pour qu'elle suive une thérapie intensive de ré-attachement (reactive-enactement) auprès de deux thérapeutes qui s'étaient autodécrétés spécialistes de l'attachement. Considérant ces enfants comme dangereux pour leurs parents, Candace, comme d'autres, fut durant la thérapie attachés fermement par les poignets et les chevilles. Le but étant de montrer à l'enfant qu'il peut être contrôlé et se contrôler sans que cela le mette en insécurité. Les traitements de Candace avaient été arrêtés 15 jours avant la thérapie, sauf son calmant, du Risperdal, dont la dose avait été doublé pour être sûre qu'elle ne serait pas agressives pendant sa prise en charge.

On sait cependant que cela ne s'arrêta pas là. Durant la première semaine, Candace fut attachée, insultée et terrorisée car elle ne répondait pas bien à la thérapie. Face à l'inefficacité de la thérapie, et comme il faut ce qu'il faut, en deuxième semaine les deux thérapeutes décidèrent de faire suire une thérapie de rebirthing à Candace.

Candace fut enroulée dans une couverture à même le sol, mais avec la tête à l'extérieur. Une personne se place de chaque côté de Candace et sa mère adoptive se coucha sur elle. Le but était de faire pression sur son corps pour contrôler la respiration de Candace tout en gardant le contact visuel avec elle. Au bout de 3 heures, elle fut délivrée et priée d'aller en rampant s'assoier sur les genoux de sa mère afin qu'elle la nourrisse. Ce qu'elle fit. Candace restait rivé sur les yeux de sa mère, sa mère était heureuse, les thérapeutes furent heureux de la "connection". 

La séance était filmée. A la visualisation, après coup, tout le monde constata que Candace était terrorisée.

A la séance suivante, Candace a du mal à respirer et a fait un cauchemar dans lequel sa mère biologique essaie de la tuer. Elle se souvient avoir été une fois enroulée dans un rideau. Mais sa "nouvelle" mère est là désormais pour la protéger. On lui demanda si elle voulait renaître auprès de sa nouvelle mère. Elle confirma.

On lui expliqua que naître n'est pas facile et que sortir de l'utérus de sa mère était un travail difficile.

On met une couverture au sol. Candace se met en position foetale dessus. On referme fermement la couverture au-dessus de sa tête. On lui pose dessus 4 gros coussins. Les 2 thérapeutes et leurs 2 assistants se couchent au sol chacun contre une partie du corps de Candace. Sa mère adoptive reste près de la tête afin d'accueillir Candace lors de sa re-naissance. En tout plus de 300 kilos contre une enfant de 35 kilos. Candace est étonnée et s'étonne qu'il y ait quelqu'un à la tête car "cela ne va pas aider" dira-t-elle.

Au bout de 10 minutes, Candace n'en peut plus. Elle crie qu'elle n'y arrivera pas et qu'elle ne peut pas respirer. Elle dit qu'elle va mourir, supplie qu'on la laisse respirer. Mais les adultes continuent de pousser avec leur corps. "Je meurre. Je suis désolée...".
"Tu veux mourir, d'accord, alors meurt" lui répond t on.

Sa mère adoptive se sent rejetée, sa fille n'essaie pas de renaître pour elle. Mais le thérapeute lui explique que c'est normal, tous ces enfants disent qu'ils ne peuvent pas respirer juste pour aller aux toilettes. En fait, sans attachement ces enfants sont incontrôlables, il faut donc continuer à les contrôler... et pousser plus fort.

Au bout de 20 minutes, Candace supplie d'avoir de l'air. Elle vomit et ses intestins se vident dans la couverture. "Reste dans ton vomis et ton caca" lui répond le thérapeute.

Au bout d'une demi heure, Candace est calme. On lui ordonne de crier pour sortir. Candace refuse. Alors on la secoue, on la déplace, on la tourne, on la pousse avec les corps, avec les mains. Elle a besoin d'être poussée plus fort, elle doit se battre plus si elle veut de l'air. On lui place un coussin sur la tête. Elle murmure.

"Serrez, serrez plus fort. Laissez lui de moins en moins d'air".
10 minutes passent. "Bébé, veux tu renaître ?"
"Non." répond faiblement Candace.
Qu'elle reste encore un peu dans son vomi et son caca. 
10 minutes plus tard on entrouve la couverture. un des thérapeutes place sa main devant le visage de Candace : elle respire encore bien. On referme. 
7 minutes plus tard, il recommence. Le visage est mouillé. C'est bon signe. Il fait humide dans la couverture.
Elle respire lui demande t on ? 'je ne suis pas sûr. Il fait très humide là dedans". Elle ne répond pas.

Une minute plus tard on demande à la mère adoptive de quitter la pièce, Candace serait en effet à même de voir sa déception ce ne serait pas bon pour elle. La mère adoptive se rend dans une autre pièce où elle pourra suivre sur un moniteur la suite de la thérapie.

Quelques minutes plus tard les deux thérapeutes demandent aux leurs assistants de sortir de la pièce. Ils ont l'air inquiets. Attendent encore quelques minutes et se décident à découvrir Candace. 

"Elle dort dans son vomi" dit l'un. Candace ne bouge pas. Elle est calme et tranquille.

"Candace ?" "Candace ?" "Candace !!"

La mère adoptive déboule dans la pièce. 
Candace est morte. Son visage est bleu.

On tente un massage cardiaque.

Les secours arrivent. Le visage bleu, le nez qui saigne, le corps "mou", les pupilles sont fixes et dilatées, les secours pensent qu'elle a été privée d'air pendant quelques temps. Asphyxie. Hernie et oedème cérébraux.

Dans l'entourage personne n'a compris. Personne n'avait jamais vraiment constaté les gros troubles de comportement décrit par sa mère chez Candace, pas même les médecins. 

Et personne ne raconta comment elle était morte. Jusqu'à ce que les thérapeutes et leurs assistants soient arrêtés.

Les deux thérapeutes furent condamnés à 16 ans de prison pour mise en danger d'enfant ayant donné la mort.

Les deux assistants furent condamnés à l'équivalent de 10 ans de "probation" et à 1000 heures de travaux d'intérêt public pour non assistance à enfant en danger.

La mère adoptive fut condamnée à 4 ans de sursis pour négligence sur enfant.

Durant le procès, la "Loi Candace" ("Candace Law") fut signée. Il s'agissait de bannir les techniques de ré-attachement via la technique de rebirth (renaissance) avec recours à tout procédé qui pourrait amener à blesser ou tuer.



mercredi 12 octobre 2011

Quel est ce film - 20

Regardez bien l'image. J'inaugure un nouveau type de photos pendant quelques temps. Cette fois, quelques rares films d'avant 65 mais plutôt des films en couleur, plus modernes qui seront sans doute plus faciles à retrouver dans vos mémoires. Mais attention, ce type de photos, pas sûre que ça aide....

On commence par un "classique". Un film comme je les aime. Tout en ambiance. Du genre qui vous gâche à jamais l'envie de prendre une douche...






Titre, acteurs, année....

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Décidemment les films d'Hitchcock vous inspirent, lol !

Vous avez reconnu le film "Psychose" ("Psycho") de 1960 avec l'allure gracile et fragile d'Anthony Perkins dans le rôle de la folie diabolique. Et avec aussi janet Leigh, Vera Miles et John Gavin.

Anthony Perkins fut tellement marqué par ce film qu'il n'arriva pas à faire la carrière prometteuse qui lui était promise à Hollywood. Dans les années 50, parallèlement à sa carrière d'acteur il fut un chanteur reconnu pour sa voix de crooner. Définitivement identifié au rôle de Norman Bates, il produisit lui même des suites de ce film. 


Pour en savoir plus sur le film, je vous suggère le lien suivant : http://dossiersrenoir.blogspot.com/2009/09/psychose.html

Ce film fut boudé à sa sortie car il fut considéré moins bon que "La mort au trousse". Aujourd'hui, il est classé parmi les 100 meilleurs films américains et trône toujours en tête des classements des meilleurs films de type thriller.



Maintenant, la présentation du film (c'est en anglais, mais il y a en fait très peu de dialogue dans le film)



lundi 10 octobre 2011

le Rebirth ("rebirthing" ou "renaissance")

Aussi appelé "respiration consciente" le rebirth est un principe de thérapie (et non de psychothérapie) pour aller vers un mieux être.... à la base.

Le père du Rebirth en est Léonard Orr. Dans les années 70, ce terme désignait une technique de revécus de naissance et de libération de mémoires en relation avec la naissance. Il expérimenta d'abord sa pratique dans l'eau (chaude et froide) et étudia les réactions de son corps. Puis il passa à une expérimentation "à sec" et constata les mêmes effets.



En fait, la technique repose sur le fait d'installer un certain type de respiration sur des cycles. Je vous livre une explication tirée d'un site de respiration consciente : "Depuis votre naissance, vous avez respiré seule. Peut-être, par le fait même que vous soyez présente à cette conférence, êtes-vous consciente que votre respiration pourrait être plus ample, plus ouverte, plus vivante. Peut-être, si vous regardez en arrière, êtes-vous consciente de cela depuis longtemps déjà… et alors, pourquoi cela n’a-t-il pas changé? En respirant avec un praticien, vous vous rendez compte à quel point vous avez soif de bien respirer. Pourquoi votre respiration, alors que vous pouvez agir sur elle à volonté, ne vous «obéit»-elle pas? C’est parce qu’elle n’est qu’à la surface d’un monde profond qui est votre inconscient. Elle est immédiatement et directement reliée à votre inconscient. Et c’est lui le maître. Mais en libérant votre respiration, immédiatement et directement, vous libérez votre inconscient. C’est pour cela que toutes les techniques travaillant sur le conscient, la pensée positive et la motivation n’agissent qu’en surface, comme une couche de peinture sur la rouille."

On le voit dans cette définition, le rebirth n'est pas une psychothérapie mais pourtant le but est de faire remonter l'insconcient.
Le but de cette pratique est de régresser. Revenir comme son nom l'indique à la naissance pour renaître nouveau et bien.
Mais pour renaître, il faut revenir en arrière. Loin. Très loin. A la naissance.

Le rebirth est une technique très complexe qui nécessite un thérapie très expérimenté qui saura "faire revenir" son patient dans le "temps présent".

C'est du coup une technique forte, mais dangereuse.

Il y a eu des cas de débordements, car le rebirth a parfois été pris au pied de la lettre : faire renaître.
Donc revenir avant la naissance, s'extirper de l'uterus pour naître de nouveau. Je vous parlerai dans le prochain article d'un cas particulier. 

J'ai rencontré dans ma vie une personne qui était passé par le rebirth. C'était une jeune femme issue d'une famille difficile, beaucoup de violences. Elle n'allait pas bien et sa psychothérapeute lui a propose le rebirth. Elle lui a donc proposé plusieurs séances. Après avoir testé les techniques de respiration sur quelques séances, elle lui l'a mis en situation de régression. Enfermée dans une couverture, symbolique de l'utérus maternelle, elle devait en sortir tout en appliquant les techniques de respiration apprise. Il fallait que ce soit difficile car il faut être motivée, vouloir vraiment renaître. Ca été difficile. Très. Lorsqu'elle est sortie enfin, elle avait régressé il est vrai. Sa psy a paniqué car elle n'avait jamais été confrontée à une vraie régression. Elle a tenté de la ramener à l'âge adulte, mais elle n'a pas su et puis c'était la fin de la séance.  Il y a eu procès par les parents. La psy a reconnu qu'elle ne savait pas faire "revenir". Cette jeune femme, qui ne l'est plus tant aujourd'hui, est restée "bloquée" à l'âge de 6 ans. Diagnostiquée ensuite psychotique.
Normalement, le rebirthing ne doit pas donner lieu à ce type de pratiques. Cela doit se limiter aux techniques de respiration et souvent liées à des séances de méditation ou de yoga afin de réapprendre à respirer. C'est donc adapté aux femmes enceintes, aux sportifs, aux personnes qui se sentent "à l'étroit" dans leur corps... et aux écolo car l'idéal pour bien respirer est de ne pas vivre en ville !

C'est une thérapie intéressante lorsqu'elle est pratiquée avec quelqu'un d'expérimenté. Après tout, lorsque vous ressentez une émotion, cela modifie votre respiration. Et bien en modifiant votre respiration, vous générez des émotions et donc des remontées de souvenirs ou de refoulements. Il faut donc un praticien qui sache gérer et contrôler votre respiration et qui sache aussi gérer l'inconscient du patient. 

Une séance dure environ 2 h durant laquelle le patient ressent son corps, mais aussi certaines émotions et certains souvenirs. Le dernier temps de la séance sert à "intégrer" ces émotions et ces souvenirs. Le patient quitte sa séance avec des exercices de pensées créatrice à effectuer chez lui.


 

mercredi 5 octobre 2011

Quel est ce film - 19

Rien à dire, à part peut être, que tout est sur la photo... ;-)



Titre, année, acteurs (il y en a).

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Ah vous voyez quand c'est simple c'est plus sympa...
Il s'agissait bien du film "le pont de la rivière Kwaï" (the bridge on the river Kwai) de 1957.
Avec Alec Guiness (qui n'avait pas encore été anoblit), William Holden et Sessue Hayakawa.

En Thaïlande un groupe de prisonniers de guerre britanniques arrivent dans un camp Japonais. Le colonel Saïto, chef du camp, reçoit l'ordre de construire un pont au dessus de la rivière Kwaï afin d'y faire passer un train. Il met alors à contribution les britanniques ainsi que leurs officiers. Ce contre quoi va s'insurger le colonel Nicholson (Alec Guiness). S'ensuit un bras de fer entre le commandant Japonais et Nicholson. Néanmoins le pont est construit. Un des hommes (William Holden) ayant réussi à s'enfuir il reviendra pour faire sauter le pont. Nicholson dans un sursaut d'orgueil informe le commandant Japonais. Le train arrive. Nicholson comprend son erreur...

Ce film, basé sur un fait réel, fut multi récompensé : 8 oscars !! meilleur film, meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleur photographie, meilleure musique de film, meilleur montage, meilleur scénario adapté, oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Sans compter les nombreuses récompenses accumulées au fil des années...

On ne peut manquer de faire le rapprochement entre les relations entre les colonels Japonais et Anglais de ce film et celles qui seront mises en oeuvre dans Furyo en 1983 (avec David Bowie mais dont on retiendra surtout la performance d'acteur et de musicien de Ryuichi Sakamoto).

Un long extrait de la fin du film (avec des images un peu étirées... lol)



lundi 3 octobre 2011

Je suis nulle !

"Je suis nulle !".
Combien de fois j'ai entendu ça.
Il existe bien sur quelques variantes : "qu'est-ce que je suis conne", "quel abrutie je suis", "je suis bête hein ?"...
N'y voyez aucun sexisme de ma part, je vous rassure, je l'entend aussi bien au féminin qu'au masculin.

Depuis quand êtes vous nul(le) ?

Prenez deux secondes pour réfléchir.
Ca y est ? Vous êtes bien assis(e) ?

Est-ce que croyez qu'un enfant vient au monde en se croyant nul ?
Non ? bien.
Donc cela veut dire que c'est quelque chose qu'il apprend, que vous avez appris.
Qui vous l'a appris ?
Ou dans quelles circonstances vous a t on fait sentir que vous étiez nul(le) ?
Ca a commencé un jour.
On vous l'a peut être répété.
En tout cas vous y avez cru.
Et vous continuez à y croire.

Aujourd'hui le temps a passé.
Vous vivez votre vie.
Pourtant tout continue comme avant.
A chaque fois que vous ratez quelque chose -pour vous s'entend-, paf, "je suis nul(le) de chez nul(le)".
Le pire c'est que plus personne ne vous le dit.

Vous vous le dites tout(e) seul(e).

En fait, dans votre psychisme, ce n'est pas vous qui pensez, c'est celui ou celle qui vous l'a dit.
Cette personne a réussi à glisser ses pensées à la place des vôtres.
A chaque fois que vous ratez quelque chose, elle vous le répète, vous pourriez presque entendre sa voix et voir son regard.

Et si vous pensiez par vous même ?

Et si lorsque vous vous dites que vous êtes nul, vous vous demandiez qui le pense vraiment ?
Vous ou telle personne ?

Et puis ce que vous venez de rater est-ce si important pour que vous puissiez vous qualifier dans votre intégralité de nullité ?

OK, c'était peut être pas super. Et alors ? Il faut bien apprendre, les erreurs font partie des essais. 
Et puis on a le droit de se tromper.
On a aussi le droit de ne pas toujours être au top de sa forme.
Et puis, vous n'êtes pas obligé de faire les choses telles ou aussi bien qu'une autre les voudrait.
C'est VOTRE vie.

De toute façon si vous êtes nul(le) vous n'allez rien y comprendre alors faites des économies...

 

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