samedi 3 décembre 2011

Colloque "L’animal peut il être une sentinelle des maltraitances humaines ?"

C'est un colloque dont le thème est très intéressant et me tient à coeur. En effet, il m'a été donné de constater que les maltraitances à animal sont souvent représentatives de dysfonctionnements familiaux.
Je regrette simplement que ce colloque ne soit pas plus "ouvert" en terme d'intervenants. Des psychologues, des criminologues auraient eu des choses à dire. Car nous pouvons légitimement nous poser quelques questions : Les parents traitent-ils leurs animaux comme ils traitent leurs enfants ? L'observation des animaux de compagnie nous informe-t-elle sur les relations intra-familiales ? Le comportements d'enfants maltraitants sur animaux est-il le reflet de dysfonctionnement familiaux ?

Alors allez-y nombreux, il faut soutenir ce beau mais malheureux sujet afin que la situation avance pour les humains et pour les animaux.


L'association de juristes "Ni Homme, Ni Objet" a soutenu un colloque co-organisé par VetAgro et l'association des Anciens Elèves et Amis de l'ENVL dans le cadre du 250ème anniversaire de la création à Lyon, de la première École Vétérinaire au monde, auquel vous êtes conviée.
Pour cela, je vous invite à remplir un formulaire avant le 5 décembre prochain sur http://www.vetagro-sup.fr/onehealth
  
Thème : L’animal peut il être une sentinelle des maltraitances humaines ?
 
Date : Le 13 décembre 2011 
Lieu : l'Hôtel du Département du Rhône,   29-31 cours de la Liberté  Lyon
Horaires : Accueil à 19h30 ; Conférences à 20h

Prévision de programme :

Introduction : Dr Stéphane Martinot, Directeur Général de VetAgro Sup et / ou Pr Gilles Bourdoiseau, Directeur Adjoint du Campus Vétérinaire de VetAgro Sup :
è Nécessité d’un abord pluridisciplinaire pour tenter de répondre à la problématique des maltraitances.
Dr Jean Paul Richier, Psychiatre, Praticien Hospitalier : Du point de vue de la psychopathologie humaine, quel est le lien entre violences envers animaux et violences envers personnes ? Aspects cliniques en humaine : Profil psychiatrique des personnes qui maltraitent humains (et profil des victimes). Est ce le même que celui des personnes qui maltraitent les animaux ? Quels outils en médecine humaine pour détecter ces maltraitances ? Critères de suspicion, etc. Types de traitements et prises en charge possibles pour les personnalités maltraitantes, etc. Classification des maltraitances du point de vue psychiatrique.
Pr Hubert Montagner, ex-Directeur de recherche à l’INSERM de Bordeaux en psychophysiologie et psychopathologie du développement, spécialiste de la relation enfant-animal : Quels sont les facteurs de risque pendant le développement de l’enfant ? Un enfant qui maltraite les animaux devient il un adulte maltraitant les humains ? Rôle des éducateurs (parents, professeurs etc.). Ce risque, s’il existe, est il actuellement pris en compte par les éducateurs ? Identification des signes de maltraitance chez l’enfant.
Maître Laurent Hincker, Avocat, spécialiste en droit des personnes et de la famille, droit pénal et droit communautaire et européen : Quelle est la législation actuelle en France et en Europe / monde pour sanctionner les maltraitances humaines et animales ? Réalité des faits : dossiers comportant en même temps maltraitances humaines et animales. Quel est le suivi des personnes jugées ?
Dr Dominique Autier-Dérian, Vétérinaire comportementaliste, chargée de consultation à VetAgro Sup : aspects vétérinaires. Maltraitances envers les animaux et plus particulièrement sexuelles. Types d’abus, Aspects pratiques en médecine vétérinaire (lésions et aspects comportementaux).
Pr Denise Remy, Enseignante à VetAgro Sup campus vétérinaire de Lyon, spécialisée en Ethique : aspects éthiques par rapport à l’enseignement et à la pratique vétérinaire.
Bilan et conclusion de la soirée par le Président du Conseil Régional de l’Ordre des Vétérinaires, Dr Jean-Marc Petiot : S’il existe un lien avéré entre maltraitances humaines et animales, quel serait le rôle du vétérinaire, quel serait le rôle du médecin, dans le nouveau dispositif qui pourrait être mis en place ? Peut –on enfreindre le secret professionnel en cas de suspicion de maltraitances envers l’animal et en cas de maltraitance envers un humain ?

7 commentaires:

  1. J'ai heureusement très rarement été confrontée à la maltraitance, en médecine véto comme dans ma pratique paramédicale. La maltraitance la plus fréquente, chez l'animal, est à mon avis extrêmement insidieuse car elle n'est pas reconnue comme telle par la société : elle est tout simplement due à une conception anthropomorphique de l'animal, qui mène à ne pas prendre en considération ses besoins, notamment comportementaux. Je vais faire bondir certains de vos lecteurs, mais tant pis : animaux sur-nourris, animaux nourris en dépit du bon sens (comme leur papa : maltraitance alimentaire), chats en appartement, huskies en appartement ou en pavillon, auxquels on refuse les stimulations dont ils ont besoin, chiens qu'on laisse prendre une place de dominant dans le groupe humain ou qu'on laisse seuls toute la journée (maltraitance comportementale et éducative), reptiles en terrarium, yokshire crevant de tabagisme passif (maltraitance zootechnique), et j'en passe, bref, il n'y a pas que les coups qui sont de la maltraitance. Et on fait tout ça avec les meilleures intentions du monde.
    Je me rappelle deux gamins qui m'ont amené leur énorme berger allemand pour le vaccin. Il était beau, le chien, en pleine forme, entre les deux loulous chétifs et pâles... très fiers de m'expliquer que le chien mangeait deux steacks par jour. Chien choyé, maltraitance des enfants. Je me rappelle un shih-tzu qui faisait l'objet d'un partage du temps après un divorce, alors que l'enfant ne voyait pas son père. Peut-être y avait-il une mesure d'éloignement pour l'enfant, mais je peux vous dire que le shih-tzu somatisait un maximum...

    D'accord avec vous, il aurait fallu des psychologues à ce congrès. Mais je pense qu'il émane de l'école véto de Lyon, car la deuxième partie est "puissamment" vétérinaire.

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  3. J'suis tout à faire d'accord. Ma mère était maltraitante avec les animaux, elle l'était aussi avec nous. Et moi je frappais les chats, sûrement par mimétisme. Beau sujet

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  4. Ce colloque a l'air vraiment intéressant.
    Rare d'avoir ce sujet-là mis en avant. Déjà la cause animale est assez peu prise en compte, notamment en psychologie ou en médecine où les animaux-cobayes ne se,comptent même plus. Et puis.. ce sont des questions qui laissent songeurs.

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  5. Zygielle : pour info, comme j'ai passé mes questions à la personne qui m'a informé du colloque, elle a repassé mes questions à JP Richier. Par ailleurs, ils envisagent de tenir un plus grand colloque à Aix en Provence mais cette fois en ouvrant les types d'intervenants possibles (dont psychologues et criminologues). J'ai proposé Cyrulnik aussi.

    En effet, le congrès est très "véto" car il entre dans les festivités du 250ème anniv.

    En crimino, j'ai vécu un truc où personne ne m'a écouté. Un meurtre avait été commis très violemment dans une famille et cela en présence du chien. La police était absolument sûre que c'était quelqu'un de la famille. Je leur ai dit de mettre les personnes en présence du chien parce je pense sincèrement que le chien ayant assisté à la scène violente aurait eu une réaction (au moins de peur) face à l'auteur du crime. Personne ne m'a cru, on m'a même prise pour une dingue !! Bon, au niveau preuve, ça ne pouvait pas compter mais au niveau orientation d'enquête et d'interrogatoire c'était plutôt intéressant.

    Emma : il fallait bien que ta colère se fasse sur quelqu'un or c'était impossible sur ta mère et ce sont les chats qui prenaient... J'espère que tu as pu dépasser tout cela depuis (surtout pour les chats ! lol)

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  6. Par expérience perso je suis persuadée du lien entre violence sur les animaux et sur les enfants, car la personne croit que pour éduquer il faut frapper. on y a cru un temps (nous les gosses) puis on s'est vite rendu compte qu'on pouvais communiquer très finement avec nos animaux. Un chuchotement suffit! C'est pour ça que c'est intéressant de faire travailler les délinquants violent avec des chevaux..car communiquer avec eux par la violence c'est mettre sa santé ou sa vie en danger.


    aparté, vous qui est une fervente militante contre la violence conjugale des femmes sur les hommes, vous en pensez quoi quand dans "scène de ménages" la blonde fout une baffe à son mec ? (dans au moins 3-4 sketchs)

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  7. Furia : Les délinquants avec les chevaux... Que de scènes de souffrance et de maltraitances de ces animaux j'ai en tête lorsque tu parles de ça... Des délinquants jamais socialisés, sans empathie, capables de seulement articuler quelques mots, qui frappent comme des dingues et qui se marrent avec des yeux remplis de joie devant la détresse de l'animal... Des "animateurs" dépassés qui ne savent plus quoi faire... Ouais, ce type de "rééducation" j'en suis beaucoup revenue.

    Pour cette série, j'avoue ne pas la regarder, parce que je n'arrive pas à comprendre l'intérêt de montrer aux gens ce qui se passe chez eux, ce qui ne fait que banaliser la violence existante pour certains et de pouvoir dire aux enfants que si ça passe à la télé c'est que c'est normal. Je pense que nous allons réagir face à cette série, c'est en réflexion, car elle parait en BD dans un magazine télé qu'on m'a montré et où j'y ai vu des insultes toujours dans le même sens d'ailleurs, des femmes envers les hommes. Maintenant si les lecteurs retrouvent sur le net les scènes dont tu parles, je veux bien les liens... Merci d'avance.

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