dimanche 18 décembre 2011

Lancel n'aime pas le safran

Alors vous m'avez vu à la télé cette semaine ? Même au 13 h ! Même dans les journaux, je deviens une omniprésente médiatique. Bon je vous rassure, si tout est diffusé la même semaine c'est un pur hasard, vu que j'ai été filmée et interviewée parfois à 10 jours d'intervalles... Mais comme je ne m'appelle pas Isabelle Adjani ni Brigitte Bardot (je ne suis pas encore assez vieille pour les remplacer, ça doit être pour ça), du coup Lancel me fait un coup de calgon qui commence à m'énerver au plus haut point. Devrais-je médiatiser cette affaire ? Le temps le dira, mais ça commence déjà ici.

(Pour les plus jeunes, savez vous pourquoi on dit "un coup de Calgon" ?)

Bon alors tout commence début octobre lorsqu'un de mes proches décide de m'offrir un bracelet de chez Lancel. Le modèle "pretty little thing" couleur safran (c'est à dire orange) avec le fermoir argenté (j'ai horreur de tout ce qui est doré).

Ce n'est si orange "pétant" que ça en à l'air, c'est tout simplement...orange quoi.

Quinze jours plus tard, je constate effarée que le fermoir (ce qu'on appelle "la bijouterie") change de couleur. En gros, l'argent disparait pour laisser place à une couleur cuivre des plus inesthétique (et peut être toxique). Je devrais simplement le ramener à la boutique d'origine (Lancel aux Galeries Lafayette de Montparnasse), mais en fait je ne passe jamais dans ce quartier et je n'ai pas le temps.

Comme je suis en déplacement professionnel  et que je suis amenée à ma déplacer dans Paris pour des RDV divers, j'en profite pour me rendre dans les magasins Lancel pour savoir ce que je peux faire et surtout je ne m'avoue pas vaincue fasse à un refus.

- Lancel Deauville :  la responsable me regarde de la tête aux pieds (c'est bon j'ai le look golf !) avant de me demander si par hasard j'enlevais bien le bracelet à chaque fois que je me lavais les mains (le plus souvent possible, mais tiens essayez donc d'ouvrir d'une main leur minuscule fermoir) et si je n'utilisais pas de produits acides (les cachets d'aspirine ça compte ?). Plus sérieusement on me précise qu'il faut renvoyer le tout au SAV pour expertise, mais que l'idéal serait vraiment que je retourne à la boutique d'origine. Merci, au revoir, client suivant.

- lancel Vélizy : on m'explique que c'est le magasin qui me l'a vendu qui verra s'il peut être fait quelque chose.

- Lancel Le Chesnay : pas de pot, la dame voudrait bien me faire un échange -surtout qu'elle a le même bracelet sur son comptoir- mais l'informatique est en panne, il est impossible de leur acheter quoi que ce soit, ni de faire d'échanges...

- Lancel BHV (Paris) : Je tombe sur une jeune vendeuse. Assise, elle est plongée dans l'écriture d'un SMS. Je l'interrompt et je me vois répondre qu'elle ne voit vraiment pas ce qu'elle pourrait faire. Et replonge aussi sec dans son SMS.


A signaler quand même que d'une façon générale, les vendeuses sont très agréables lors de l'accueil, mais lorsque je signale que j'ai un problème, c'est une toute autre histoire. Hautaines, dédaigneuses... C'est vrai comment puis-je oser faire une réclamation pour un "truc" de seulement 45 € ? C'est vraiment ce qui en ressort.

De guerre lasse, je me décide un samedi après-midi à me rendre à Montparnasse. Là je tombe sur le tout nouveau responsable. Un type un peu tout fou, souriant, agréable qui tombe de nues en voyant l'état de la bijouterie et me propose aussi sec de faire l'échange. Pas de pot n°2, il n'a plus la couleur. Le SAV risquant de prendre quelques semaines, il me propose de me commander un nouveau bracelet et de me faire l'échange le samedi d'après. 

Sauf que.... le samedi d'après il n'y a toujours rien. Et le samedi d'après non plus. En fait, il semblerait que plus aucun magasin n'a ce coloris en boutique. J'attends donc une semaine supplémentaire pour apprendre en fait que ce coloris est épuisé et qu'il est impossible de faire un échange. 

Entre temps j'ai contacté le service clientèle de Lancel, qui me garanti qu'ils sont tous désolés. Et qu'ils vont faire au mieux et au plus rapide. Je repasse donc à Montparnasse, je laisse mon bracelet pour le SAV (on est début décembre !) avec la certitude que tout reviendra comme neuf en moins de 7 jours. Avec à côté de moi une jeune femme qui veut absolument le même bracelet dans le même coloris que le mien... (ben oui c'est la mode du orange partout, sauf chez eux).

Deux jours plus tard. Le responsable de Montparnasse me laisse un message. Pas très à l'aise, le ton neutre au possible, je me dis qu'il y a un blem. Je rappelle. Paf, la bijouterie du bracelet n'est pas changeable malgré l'état impeccable du bracelet (et du coup je me demande si les bracelets ne seraient pas assemblés en Chine, comme leurs sacs ? Car si la bijouterie est française et les cuirs majoritairement italiens, les cuirs sont depuis quelques années assemblés en Chine comme l'indique la toute petite étiquette planquée au fond des sacs).

Le service clientèle via le responsable de la boutique de Montparnasse, me propose un geste commerciale. Comme j'ai l'air d'aimer le coloris "safran", on me propose ça :

Ceinture (95 €) + boucle (45 €)

C'est vrai, c'est orange. Mais une ceinture au poignet, ça le fait pas. je coince surtout sur la boucle "opéra" qui pour moi fait "souvenir de Paris". 

Sur le principe, c'est un geste sympathique, mais bon ça ne résoud rien. D'autant que j'ai demandé du coup, avant de prendre toute décision, à récupérer mon bracelet qui vous vous en doutez bien à plus une valeur sentimentale que marchande. 

Et que depuis jeudi, je n'ai pas de nouvelle de mon bracelet...

Allez je rappelle demain avant d'écrire directement au PDG, histoire de mettre de l'ambiance juste avant Noël.


4 commentaires:

  1. eh oui il est bien loin le temps ou le client était roi.
    Bon même si il ne l'a jamais vraiment été il me semble qu'on n'avait moins besoin de réclamer auparavent et que lorsque cela arrivait, il n'y avait pas besoin d'y revenir à 20 fois pour obtenir gain de cause.

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  2. Que de péripéties ^^. J'espère que vous parviendrez à obtenir gain de cause. En tout cas vous ne baissez pas les bras malgré tout les obstacles, c'est déjà pas mal.

    Courage !

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  3. C'est juste que maintenant l'Europe fait plein de lois soi disant pour la protection du consommateur mais que 1) personne ne les connait sauf les juristes et que 2) pour les faire respecter ça coute plus cher en procédure, en energie, en stress et autres tracas que de racheter le produit ou de renoncer... Triste constat. Mais surement que d'écrire au pdg fera avancer les chose (y cas coir ce que fait un certain J C. Sur une chaine de radio bien connue ( ça peut vous arri...) Un concept déja employé par des allemandes pendant la guerre pour récupérer leurs maris juifs et déportés ou par des femmes de russes envoyés au goulag sous Staline Bon courage en tout les cas

    Kirikou

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