mercredi 28 décembre 2011

Quel est ce film - 31

Eh bien, voila profitez bien de "ce quel est ce film" parce que c'est la dernière fois que vous voyez cette rubrique.
En fait, j'ai beaucoup de films à vous faire (re)découvrir, mais ça va finir par lasser et il faut savoir se renouveler.

Alors pour finir l'année en beauté, je ne vous propose pas 1 film mais 5 films à reconnaître. Mais pas d'indice cette fois. Acteurs, année, titre.....

Film n°1 :

Film n° 2:

Film n° 3 :

Film n° 4:

Film n° 5 :

______________________
Je sais j'ai totalement oublié de mettre les solutions. Moi quand un truc est fini, c'est fini je n'y pense plus.
Mais à la demande générale, voici ce qu'il en est :

Film n° 1 

C'est "Shining" ("The shining"), film de Stanley Krubrick (1980) avec Jack Nicholson et Shelley Duval.

Jack Torrance arrive avec sa femme et son fils comme gardien d'un hôtel immense et perdu dans la neige pendant la période hivernale de fermeture. Hôtel des années 20, il semble qu'il se soit passé des choses horribles dans ce lieu. Quelques années auparavant le gardien, devenu fou, avait massacré sa famille. Le fils de Jack, doté d'une hypersensibilité extrasensorielle ("shining") va revoir et voir des scènes du passé mais aussi du futur. Jack quant à lui se laisse envahir par l'esprit des lieux qui va le mener vers une folie dévastatrice et sanglante envers sa famille.

Ce film est un film d'horreur et de revenants agressifs mais sans diable. Sorti de "vol au-dessus d'un nid de coucou", Nicholson était l'acteur idéal pour mettre en scène la folie destructrice. Son visage très expressif dont il joue (sourcil, rictus...), met le spectateur mal à l'aise car on voit la folie se mettre en place. On ne peut nier que le lieu choisi, l'hôtel, a sa part de vedettariat. Est-ce l'esprit de l'ancien gardien qui revient ou est-ce l'hôtel qui rend fou ?

Une bande annonce trompeuse...



BANDE ANNONCE SHINING par STEPHANE_ROI


En fait, c'est plutôt ça (le dernier quart d'heure du film, âmes sensibles s'abstenir) :



"Shining" la fin du film en V.O. de (1980) par DIRECTVISION1

Film n° 2 :

Faut il encore présenter "Il était une fois dans l'ouest" (1968), film de Sergio Leone avec Henri Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale et Jason Robards ? Sans parler de la désormais ultra connue bande sonore d'Ennio Morricone qui vient souligner les situations et la personnalité des personnages.

Ce film très long, souvent présenté en version courte, a eu pour spécificité de lancer le renouveau du western avec des personnages plus complexes, des scènes filmées au ralenti et la technique des flashs back. Contre toute attente, ce film a fait un bide aux USA.

Le film mélange deux histoires : celle de l'arrivée du train dans une petite ville et celle d'une vengeance personnelle. L'arrivée du chemin de fer attirant les travailleurs et tous les "méchants" peu scrupuleux susceptibles de se faire de l'argent rapide, les deux histoires finissent par se rejoindre. Car le train doit passer sur le seul terrain alimentée d'une source or le propriétaire et ses 3 enfants va y être abattus dans des circonstances cruelles. Arrive la nouvelle femme (Claudia Cardinale) du propriétaire, qu'il venait d'épouser, qui découvre le massacre. Héritière de la propriété, elle va être aidée par deux hommes : Cheyenne (Jason Robards) et l'homme à l'harmonica (Charles Bronson). Elle va être intimidée par un homme de main (Henry Fonda) qui n'est autre que celui qui a abattu le père de l'Harmonica dans des circonstances sadiques bien des années plus tôt. La vengeance sera consommé, le train passera, une époque révolue vient de prendre fin.

Extrait :




Film n° 3

Les puristes auront reconnu le premier épisode de la sextologie "Alien". "Alien, le 8ème passager" date de 1979. C'est un film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skeritt et John Hurt.

Du fond de l'espace personne ne vous entend crier. Ca tombe bien car l'héroïne ne crie pas. Ce n'est pas le premier film à donner la vedette à une femme mais c'est le premier à ne pas en faire une femme qui pleurniche, se plaint au moindre bobo et crie devant une petite araignée, mais bien une guerrière prête à tout pour sauver sa peau qui va combattre une énorme créature extra-terrestre qui veut l'utiliser comme nourriture pour ses petits.

A bord d'un vaisseau spatial de transport de marchandises qui rentre Terre, toute une équipe est réveillée par la réception d'un message de détresse incompréhensible. Se dirigeant vers l'origine du message, l'équipe découvre un énorme vaisseau extraterrestre où toute vie semble avoir été anéantie. La curiosité est la plus forte et quelques membres de l'équipage décide d'aller visiter le vaisseau. Le message est décodé, en fait c'était un message d'alerte, il ne fallait pas approcher du vaisseau. Il faut du coup remonter à bord en toute urgence, mais trop tard l'extermination est déjà à l'oeuvre et désormais dans leur propre vaisseau...

Ce film lance un style. La moitié du film se passe dans le noir, le tout éclairée par des flashs stromboscopiques. Que se passe-t-il entre deux flashs ? Tout se déplace, bouge et la créature n'est pas là où elle devrait être. L'effet de surprise est total. Surprise aussi sur les personnages. Il y a à bord un androïde qui est bien décidé à rapporter un échantillon de créature au mépris de la vie de l'équipage. Le commandant n'est pas celui qu'on croit. Et tout les autres ne pense qu'à l'argent. Seule Ripley (Sigourney Weaver) plus posée et la tête sur les épaules s'en sortira...avec son chat.

Extrait :


1979 - Alien le huitième passager - Ridley Scott par Altanisetta


Un extrait (le film est visible en entier par parties, ici c'est la partie 5) :

alien le 8 eme passager part 5 par tony13010




Film n° 4

Il s'agit d' "I.A., Intelligence Artificielle" ("A.I.") est un film de Steven Spielberg sorti en 2001 avec Haley Joel Osment et Jude Law.

Je n'ai pas vu ce film dont le scénario se base sur la difficile délimitation entre l'humain et le robot androïde. Une puce électronique complexe a-t-elle une vie propre ? (qui n'a jamais eu une console qui triche ?)

On retrouve ici ce qui existait déjà dans "l'homme bicentenaire" ou dans "blade runner" (auxquels les décors font furieusement penser). Jude Law, toujours aussi mauvais acteur, d'ailleurs semble reprendre ici le rôle du "replicant" rebelle déjà tenu par Rutger Hauer mais emballé dans une dimension toute disneyienne ou plutôt E.T.ienne... Tout ça sent le réchauffé... Ce qui est marrant c'est que ça pourrait être un "terminator origins" !

Bande annonce :




Film n° 5

Ben oui, là dans un style très différent, cette dernière photo était extraite de "Orphée" (1950) de Jean Cocteau. Avec Jean Marais, Maria Casarès et François Périer. 

Orphée, beau jeune homme insouciant, se fait reverser par une moto au moment où une belle femme passe à portée. Orphée se relève (en fait sort de son corps) et monte dans la voiture de la femme qui est en fait la mort. Orphée tombe amoureux de la femme. Or Orphée est marié à Eurydice. Et la mort, jalouse, viendra tuer sa femme. Il va alors aller de l'autre côté du miroir pour retrouver Eurydice.

S'ensuit un procès au cours duquel la Mort est condamnée pour avoir fait preuve d'initiative personnelle en tuant cette jeune femme. Orphée et sa femme sont donc libres de retourner dans le monde des vivants. Mais Orphée ne pourra plus jamais regarder Eurydice sous peine qu'elle disparaisse à jamais. Il tient parole jusqu'au jour il la voit dans le retroviseur d'une voiture. Elle disparait instantanément. Meurtri, il se laisse conduire dans la maison de la Mort, mais ses anciens amis viennent y faire le siège pour savoir ce qu'est devenu Orphée. Dans la bagarre un coup de feu part et Orphée est tué. 

Orphée est de nouveau derrière le miroir et la Mort décide de remonter le temps. Orphée et Eurydice seront de nouveau réunis.

Ce film est bien sur totalement dépassé dans sa mise en scène aujourd'hui. Mais à l'époque ce film fut d'une superbe modernité et dépoussiéra le mythe d'Orphée. Cocteau, toujours génial, a construit un film plein de symbolismes. Le recours au miroir permet de passer d'un monde à l'autre, tel que dans "l'Autre côté du miroir" de Caroll. La Mort toute puissante sur Terre, n'est plus qu'une fonctionnaire dévouée de l'autre côté. Les trouvailles techniques (miroirs en mercure liquide, scènes de miroir réelle, ralentis inversés...) en font un film surréaliste qu'il faut avoir vu.

Un extrait :




4 commentaires:

  1. Je n'en ai que trois ou quatre :
    1. Shining, Kubrick, Nicholson...
    2. Il était une fois dans l'Ouest : Leone, Bronson, Fonda, Cardinale et Robbards ;
    3. "The thing", de Carpenter, je crois.
    4. Joker !
    5. Jean Marais dans... Orphée aux enfers, de Cocteau, peut-être ?
    Dommaaaaaage pour ce pas-blindfold test hebdomadaire, mais merci, je me suis bien amusée.
    Très bonne année 2012 à vous et vos lecteurs,
    Zygielle.

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  2. Aïe, faible score...

    1 - Shining de Kubrick avec Jack Nicholson

    2 - Il était une fois dans l'ouest de Sergio Leone avec Henry Fonda, Claudia Cardinale et Charles Bronson (et un harmonica)

    3 - Alien (le 2, je crois) : C'est la scène ou le droïde Bishop se fait couper en deux.

    4 - 9a m'énerve, je sais que j'ai déjà vu e film mais impossible de me souvenir ce que c'est...

    5 - Alors là, mystère... je ne reconnais même pas l'acteur...

    Fin d'année en petite forme, ludiquement parlant en tout cas... Mais pour le reste, je te souhaite surtout, pour toi, une excellente fin d'année 2011.

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  3. Meileurs voeux pour 2012 !
    Et mon souhait présent, c'est d'avoir les solutions de ce dernier test...

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  4. moi aussi j'aimerais connaitre les solutions ....

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