mardi 3 janvier 2012

Gérer son stress ou supprimer les stresseurs ?

Nous vivons une époque formidable. 
Si il est devenu difficile d'obtenir un congé formation, il est par contre plutôt facile de participer un peu partout à des sessions, formations, séminaires et j'en passe sur la façon de gérer son stress.

Ah "gérer son stress" !! 
Que peut-on mettre là-dessous ? La capacité à gérer son temps, son agenda ? La capacité à prendre de la distance avec les situations ou personnes difficiles ? La capacité à être "cool" voire "zen" ?



Ce qui sous-entend que nous devons développer des capacités intrinsèques qui nous permettrons de ne pas ressentir les émotions négatives qui viennent de l'extérieur. Ca doit glisser. Après tout "être zen", c'est se comporter comme un maître Zen ou comme un moine Bouddhiste : ne plus ressentir les émotions, rester neutre.

Nous sommes inclu(e)s dans une Société qui prône les libertés individuelles (en les limitant toujours plus) et la prise en charge personnelles (en multipliant les stresseurs).

Car tout le monde n'est pas stressé. Seul(e)s ceux et celles qui sont géné(e)s par une personne ou une situation le sont. On pourra d'ailleurs se demander si une personne qui en stresse une autre est elle-même stressée. Ce n'est pas dit.

Ainsi, donc au nom de l'individualité, il vous faut ne plus rien dire aux autres, ne plus s'opposer à telle ou telle situation, accepter telles circonstances, bref tout encaisser. Il est clair qu'après tout cela vous risquez d'être stressé, d'où le besoin de recourir à une technique de "gestion du stress".

Dire à quelqu'un "vous êtes stressé, justement on ouvre une session "prenez votre vie en main" dans une semaine, je vous inscrit d'office", c'est beaucoup plus facile que de dire à une autre personne "vous êtes un stresseur, justement nous avons un partenariat avec un psychologue pour des séances individuelles de suivi, je vous inscrit d'office".

Si on supprime autour de vous les dossiers à deadline extra-courte, le chef agressif, le con de voisin, votre conjoint(e) qui ne sait parler qu'en hurlant, vous êtes au fond quelqu'un de très zen.

On demande donc à la "victime" de bien vouloir se gérer. Après tout pourquoi donc ressent-elle telle personne ou situation comme stressante ? C'est vrai, quoi si on vous file un coup de marteau sur la tête, si vous avez mal ce n'est pas de la faute ni de l'agresseur, ni du marteau mais bien de la vôtre qui êtes sensible à la douleur. Ce que ne manquera pas de faire remarquer votre agresseur, qui sera libéré sous (petite) caution (vu qu'il n'est pas solvable) et que vous n'auriez pas du vous trouver là. Par contre, nous vous proposons de suivre un séminaire "apprendre à gérer la douleur" qui vous permettra de vous transformer en Rambo urbain résistant à tout coup de marteau.

Alors plutôt que de demander aux gens de gérer leur stress, il serait plus judicieux de demander aux stresseurs de ne plus l'être. Les situations stressantes (trop de bruits, par exemple) se verraient prises en charge (meilleure isolation). Les personnes stressantes (les cons par exemple), se verraient pris en charge (psychothérapie et séminaire "être moins con") (séminaire dont les résultats ne sont pas garantis). Tout ça coûterait plus cher que de vous demander de suivre votre séminaire de gestion du stress (que vous devrez financer de votre poche).

Vous me direz qu'on ne pourra jamais supprimer toutes les situations stressantes (un deuil par exemple). Non bien sur. Mais on ne pourra jamais supprimer tous les cons non plus, je vous rassure !!! lol




48 commentaires:

  1. Merci pour cet article rigolo ;) Ça reflète bien l'individualisme ambiant en effet, d'apprendre à "gérer" (un peu comme une machine dont il faudrait contrôler les rouages), de se maîtriser, se prendre en main; sous peine de passer pour une personne dépassée qui ne sait rien faire de sa vie.

    Hors sujet : Puis-je me permettre une petite request ? Je lis actuellement un bouquin que je trouve génial sur les états-limites, et j'aurais aimé avoir l'avis de Vergi sur cette pathologie :D J'en demande trop... hein ?

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  2. Je viens de voir, après une petite recherche (peut-être aurais-je du la faire avant ?), que tu as déjà traité du sujet auparavant... Sorry !:)

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  3. D'une manière ou d'une autre, nous creusons notre propre tombe !

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  4. Bravo, j'admire l'honnêteté car c'est un peu prêcher contre sa paroisse !

    Pour moi il y a 2 hypocrisies. Tout d'abord on vit dans un système dominé par la quantité et la qualité mais où les seuls critères sont quantitatifs. Donc ça ne peut générer que du stress. La 2ème hypocrisie s'est de faire croire de s'occuper du bien-être des gens et donc à leur qualité de vie en leur demandant d'apprendre à gérer le stress qu'on génère en demandant plus de quantité...

    Ceci dit je crois qu'on peut aussi s'auto générer du stress (oui, oui, j'en sais quelque chose), et là il me semble possible qu'un petit travail sur soi peut être utile. Bon c'est pas gagné dans mon cas!

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  5. Oh! comme c'est vrai! Mais je trouve la société quand même globalement très agressive et bon nombre de ces aggressions gratuites nous stressent et finissent par nous rendre agressifs nous aussi.
    Je suis d'une nature sensible et j'ai tendance à surréagir à toute ces aggressions, donc même sans avoir eu besoin de séminaires de gestion du stress, j'ai aprécié de trouver au fil du temps quelques outils pour mieux gérer toutes ces agressions et du coups de rentrer chez moi plus zen qu'à une époque.

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  6. Fred : pas de blem, tu sais je ne sais même plus sur quoi j'ai écrit alors...

    Milady et Cleanette : il est évident que ns avons la capacité à générer notre propre stress négatif. Ce qui est important alors c'est de se demander pourquoi on se créé ce stress ? Qui demande d'aller si vite ? Qui demande d'être parfait(e) ? La réponse est rarement "soi". Cela peut être quelque chose d'appris dans l'enfance ou une contrainte extérieure ou une habitude.

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  7. ayant parcouru le blog je m'attendais à cette réponse ou plus exactement à ces questions ! Le problème c'est que ce n'est pas simple d'y répondre, dommage la vie serait un long fleuve tranquille.

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  8. Milady : il est parfois simple de répondre mais pas simple de regarder la réponse !
    En fait je n'avais pas fini mon commentaire, mais j'ai du m'arrêter... et je ne sais plus ce que je voulais écrire d'autre ! lol

    Ah oui, le stress n'est pas toujours négatif puisqu'il nous permet d'apprendre, de nous adapter psychologiquement et physiquement. LOrsqu'on dit "gérer son stress", on sous entend "gérer son stress négatif". Lorsque 10 personnes te disent que tu en nul(le), c'est un peu facile de dire à la personne qui subit "gérer votre stress et tout ira bien". Si la personne n'y arrive pas, on s'en prendra à elle mais pas aux 10 stresseurs. De plus, puisqu'elle n'arrive pas gérer son stress, la victime va se dire qu'en fait c'est vrai, elle est nulle... Et on n'aura même plus besoin de lui redire, elle va s'auto nourrir.

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  9. ok pour dire que le stress n'est pas toujours négatif et pour l'exemple donné.
    Dans mon cas pas la peine de me dire que je suis nulle, je le dis spontanément, une vraie mitraillette! Pourtant je sais bien que ce n'est pas le cas, pour être honnête, loin de là.
    Ce qui est difficile c'est de rechercher dans l'enfance ce qui a provoqué ce réflexe.
    Pour la question "Qui demande d'aller si vite ?" ce qui est difficile c'est de dépatouiller ce qui est une réaction à un environnement de ce qui ne l'est pas. Franchement en dehors du système scolaire je ne vois pas et encore je n'ai pas vraiment le souvenir d'avoir eu des problèmes de temps à l'école. Mais aussi loin que je me souvienne la notion de vitesse était là.
    "Qui demande d'être parfait(e) ?", à mon avis il n'y a que moi mon général ! comme il y aurait beaucoup à dire sur le sujet je ne m'étends pas.

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  10. Le tout peut être lié. Je ne connais pas ta vie, mais on pourrait penser que le fait que face à un système scolaire qui demandait d'être réactive, n'y arrivant tu t'es sentie mise à l'écart (ou on t'y as mis) ou stigmatisée, ce qui fait que tu t'es pensée nulle... Et que donc pour être parfait il faudrait cessée d'être nulle, ce qui se traduirait par 'aller à la bonne vitesse'... C'est une hypothèse bien sur parmi d'autres.

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  11. ça ne me correspond pas : très réactive et très rapide.

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  12. Il ne faut cependant pas oublier les gens qui ne sont efficace que sous le stress. Le stress est souvent engendré par la contrainte de résultat avec des moyens (temps, argent, aides, outils, etc) limités. Je connais plusieurs personnes, et directement des gens de mon équipe qui ne savent bosser que lorsque la pression est pesante sur leurs épaules. Mais c'est aussi vrai pour le sportif qui fait de meilleurs temps en compét' qu'en entrainement, à l'acteur qui est meilleur sur scène qu'aux répétitions, au chirurgien qui ne saurait peut-être pas recoudre une aorte en dilletante mais y arrive dans la fourmilière qu'est le bloc op', etc...
    Le stress n'est pas que négatif. Mais il est là donc ceux qui sont transcendés par le stress sont mieux vu dans notre société.

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  13. milady : trop impulsive ? lol

    Nakito : fonctionner sous stress peut être très stimulant. Mais ceux qui ne vivent qu'au pied du mur sont des "procrastinateurs". Ils ne sont efficaces qu'en temps court ou contrainte, car il faut les forcer à bouger. Ce qui est intéressant c'est de comprendre pourquoi ils trainent. Certains tout simplement parce que cela les gonfle...

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  14. Bingo ! je pourrai en dire plus mais je déborde peut-être un peu sur ce forum.

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  15. je suis bien d'accord, que les stresseurs déchargent leurs stress ailleurs !! cela dit on peut apprendre à faire baisser la pression qui monte. Heu...dans la forme de bouddhisme que je connais un peu il n'est pas question de ne plus ressentir d'émotion, mais de mieux les gérer.

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  16. Les "stresseurs" ne sont pas tous des cons, bien souvent une personne ayant une attitude stressante sur un autre ne rend s'en absolument pas compte.
    Exemple typique, le manager d'une équipe fout la pression sur son équipe parce qu'il est lui-même sous l'influence du stress de son patron, ect ect. Au final on assiste à un "report de stress" si on veut.
    Après "gérer son stress" c'est pas totalement inadéquat pour autant, il y a des personnes qui se font une montagne pour une situation bénigne aux yeux des autres. Au final c'est tellement subjectif comme notion et les sources peuvent être tellement diverses qu'il me parait utopique de stigmatiser uniquement les "personnes stressantes" comme étant les "grands méchants" de l'histoire.

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  17. entierement d'accord avec ce dernier comm;

    la seule chose qui motive vraiment c'est voir l'échéance se rapprocher( et souvent comme pour tous les procrastinateurs ça joue des tours)

    Kirikou

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  18. Milady : ici tout le monde déborde et c'est très bien.

    Furia : normalement le bouddhisme veut qu'on ne gère pas mais qu'on contrôle ses émotions, toute émotion ressentie ne peut que tirer l'humain vers une direction qui le fera sortir des voies du renoncement. Il faut donc renoncer aussi aux émotions.

    Jigsaw : quelle réaction ! Tu te défends ou quoi ? lol Bien sur que on il n'y a pas que des "cons", c'était un exemple. Maintenant tu m'excuseras faire redescendre la pression sur d'autres n'est pas une preuve d'intelligence c'est soi de la psychopathie soit de la connerie. Et puis j'ai écrit qu'il y avait aussi des situation stressantes. Tu es tellement sur la défensive que tu lis de travers. Pourquoi donc alors faudrait il uniquement stigmatiser les "victimes" dis moi ? Si certaines personnes sont si sensibles au stress (psychologique s'entend) c'est parce que majoritairement on les a rendu comme cela, c'est donc qu'il y a à la base des personnes stressantes (les parents pour prendre un exemple parmi d'autres).

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  19. je reviens sur l'idée qu'un stress peut être positif et sur l'idée de "perfection". Imaginons un peintre perfectionniste! S'il ne se fixe pas de délai pour donner une toile à une galerie, il ne finit jamais sa toile, il l'a fait évoluer constamment. Avec un délai, il est stressé car au moment où il doit rendre sa toile sa vision a évoluée, il est donc insatisfait du résultat. Vue de l'extérieur c'est pas mal car il va en faire une autre et cela permet de suivre l'évolution du peintre, mais pour lui c'est une souffrance (non, je ne suis pas peintre !).

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  20. eh bien non. Car justement j'ai eu parmi mes patients des artistes peintres renommés. Il n'y a pas de limite de temps pour une toile. C'est le peintre qui considère qu'il a mis dessus tout ce qu'il voulait y mettre. Chaque toile est préparée minutieusement (croquis, choix des couleurs, perspectives s'il y a lieu) sur le papier ou dans la tête. S'il veut y mettre autre chose, il passe à une autre toile. Et d'ailleurs il ne le ferait pas qu'il rentrerait dans un comportement obsessionnel. L'artiste est satisfait de sa toile parce qu'elle correspond à une inspiration à un temps donnée. Cela peut lui sembler peu adapté 2 jours après, mais il y voit ce qu'il était quelques jours plus tôt. L'artiste ne voit pas l'aspect "esthétique" de sa toile, mais il y voit un vrai travail (choix, option, matière., sujet...). Et contre tout stéréotype, les artistes ne sont jamais aussi créatifs que lorsqu'ils vont bien.

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  21. Réponse à tout... Bon c'était un mauvais exemple alors je vais parler de ce que je connais mieux. Imaginons le chercheur perfectionniste ! S'il ne se fixe pas de délai pour faire une conférence, écrire un article... alors il ne publie jamais car il y a toujours des détails obscurs, des choses à comprendre. Avec un délai, il est stressé car au moment où il doit faire sa conférence, il a déjà avancé et il sait que ce qu'il présente est incomplet. Il est donc insatisfait du résultat. Promis j'en connais !

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  22. Je n'ai pas l'impression d'être particulièrement sur la défensive. En fait je passe pas mal de temps à observer les gens et il me vient un exemple à ce sujet, dans une entreprise où j'ai bossé pour l'inventaire pendant les vacances: Mr T. responsable du magasin, et Mr D. magasinier-vendeur. Le premier était constamment sur le dos du second parce que celui-ci se mettait en retard dans son travail, négligeait des clients, ne rappelait pas d'autres, n'était pas à jour, bref la liste était longue. Le premier reproche au second son manque de rigueur qui porte préjudice au reste de l'équipe et le menace de lui retirer sa prime de fin d'année. Le second reproche au premier de le stresser ect ect.
    A qui la faute ?
    C'est là-dessus que je voulais en venir, à mon sens il n'y a pas plus de victime que de coupable, il n'y a pas d'éléments stressants et d'éléments stressées.
    Autre exemple qui me vient, imaginez que vous avez un tic pour vous concentrer qui stressent d'autres personnes, le fameux clic-clic du stylo, les os des articulations qu'on fait craquer, faire les 100 pas... Bref des trucs à vous, qui vous rassurent, pourtant il y a des personnes qui ne supportent pas de voir quelqu'un faire les 100 pas en face de lui et qui vont se retrouver tendue à vous regarder ainsi.
    A qui la faute ?

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  23. Milady : tu aimes les obsessionnels !! Un chercheur n'est pas perfectionniste sinon il ne serait pas chercheur puisque par nature il n'y a pas de réponse finie à une recherche et par nature encore un chercheur est insatisfait puisque justement "plus on sait, moins on sait". Ceux que tu connais sont de gros obsessionnels, angoissés en manque d'estime d'eux mêmes.. j'en ai eu pas mal sur mon canapé (certains avec un nombre de doctorats époustouflants) et heureusement ça va mieux après une bonne psychothérapie. En fait ils se mettent la pression tout seul suite à souvent un milieu d'enfance qui pousse à se dépasser ou plutôt à dépasser les parents. Bref, ils ont soit des choses à prouver soit ils cherchent à se faire aimer soit ils croient qu'ils vont sauver un proche en résolvant tel problème...

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  24. Jigsaw : non dans les relations humaines on sait qui est l'oeuf et qui est la poule. Un comportement en entraîne un autre. Il y en a un qui commence et l'autre qui réagit, ensuite Ok ça fonctionne en boucle.
    Ensuite, ton exemple ne marche pas. Car si pour me concentrer j'ai besoin d'un "tic", donc d'être rassuré, c'est que j'ai un problème (de réassurance). Or je n'ai pas à imposer ma vie, mes problèmes aux autres, je suis donc un élément stresseur. Par contre, le blem est que souvent une personne qui a un tel "tic" ne s'en aperçoit plus. Et si personne ne lui dit que c'est génant, il est clair que les stressés deviennent leur propre victime. je n'hésite jamais à dire à quelqu'un que son comportement de "tic" me gène, l'autre se sent agressé c'est très amusant alors que c'est lui qui m'agresse en m'imposant sa vie. La liberté des uns...

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  26. sorry d'insister mais c'est pas ce que le lama qui m'a bénie m'a dit, dans le bouddhisme nyingma il n'est pas question de se couper de ses émotions, ils cultivent l'empathie.
    Pour moi décharger son stress sur quelqu'un c'est une agression. après c'est vrai que dans certaines situation on a envie de bousculer quelqu'un qui ne se rend pas compte de notre urgence, j'essaye de toujours expliquer à la personne pourquoi on va devoir speeder et donc le stress de la situation se répercute sur elle mais j'essaye de ne pas l'agresser.

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  27. Mais non Milady, c'est juste que publier ne l'intéresse pas voire plus. En effet, une fois l'expérimentation montée et une fois les résultats obtenus, elle passe à autre chose. Ecrire ne l'intéresse pas car revenir dans le passé c'est revenir sur quelque chose de fini, aucun intéret et perte de temps. Il va juste falloir lui faire comprendre que si elle ne publie pas, elle ne pourra pas continuer à expérimenter. Et lui fourrer une deadline courte !

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  28. Furia ; je ne sais que te répondre, normalement toute émotion est perturbatrice mais comme on ne peut s'en débarrasser il faut prendre conscience de leurs aspects et des conséquences qui en découlent. Il faut tout "gérer" de telle façon à ce que toute situation soit positive pour soi et pour l'autre.
    A partir du moment où tu demandes à une personne de ne pas respecter son rythme personnel tu l'agresses. Lui expliquer rendra la situation moins stressante, mais il ne faut pas se cacher derrière une explication pour dire "mais je n'ai pas été agressive", parce que ça fini par devenir de la manipulation non ?

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  29. oui c'est sûr, je ne respecte pas son rythme, je dis genre : "dépechez-vous je vais me faire engueuler sinon" ça me parait plus humain.

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  31. Furia : et en plus tu lui fais du chantage affectif !!!!

    Milady : je parlais de ta collègue. Les chercheurs sont rigoureux dans leur métier, pas dans leur vie. Si elle avait tant besoin de reconnaissance elle publierait. Tout chercheur sait que sans publication il n'existe pas. Elle pense que son travail est une imposture. Elle se dot que c'est facile de leurrer ses collègues, c'est moins facile de leurrer des "experts" internationaux. C'est parce que ce qu'elle fait est trop "simple" pour elle. C'est une grande maligne, tu l'aides à rédiger, en gros tu fais la plus grosse partie du travail, pas elle. Encore une surdouée qui en fait le moins possible et qui se dit que quelqu'un va finir par s'en rendre compte.
    Et en lui disant que tu "ne feras plus à sa place", tu l'obliges à bosser... Ce qui lui convient très bien car du coup cela l'oblige à faire par elle même et elle se sent moins en imposture.

    Des chercheurs (très) mal payés j'en connais plein. ils apprennent chez moi à ne plus se laisser faire et à "monnayer" leur savoir faire et leur savoir transmettre. Comme pour tout le monde, avoir un papier qui sort OK c'est sympa, mais franchement (et ça n'engage que moi) ça ne repose que sur du temps passé et on a toujours l'impression que ce n'est plus vraiment d'actualité lorsque ça sort.

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  34. Si elle en fait le moins possible de ce qu'on attend d'elle. Elle fuit, elle se disperse, bref elle fait autre chose. Peut être que sa recherche ne lui plaît pas...
    Monayer n'est jamais le truc des chercheurs... mais certains chercheurs sont vraiment sous payés. Et puis se dire idéaliste c'est une jolie façon de dire qu'on n'ose pas se mettre en avant non ?

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  36. Mon humble connaissance du Bouddhisme me pousse à dire que celui-ci ne prône pas de ne plus ressentir les émotions, bien au contraire, il s'agit de les accepter, de les ressentir, et de se poser en "observateur" de nos émotions. Toujours selon le bouddhisme (dont il existe beaucoup de variantes), l'idée est que les émotions sont des réactions physiologiques, générée par ce que les bouddhistes appellent notre "mental" ou éventuellement notre "ego" (qui n'a pas le même sens que celui pour lequel on l'utilise habituellement). Il s'agit donc de remettre notre mental à sa place, à faire en sorte que le cheval ne soit plus le coché, et qu'il reprennent sa place dans l'attelage. Il y auraint vraiment beaucoup de choses à dire à ce sujet, car c'est extrêmement difficile à apréhender pour nos esprits occidentaux.

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  37. Le bouddhisme tibétain n'a pas de considération pour les émotions, mais il y a obligation de faire avec, puisque comme je l'ai écris, on ne peut les supprimer. Elles faussent le monde mais le remettent donc en cause. Dans le "monde" bouddhiste, rien n'est mauvais, rien n'est bon. D'où la relation avec la bienveillante neutralité du psychothérapeute.

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  38. Effectivement, les émotions, tout comme le temps et la matière sont autant d'illusions dans l'optique bouddhiste. Partant, les relations causales le sont aussi (CG Jung avait une approche comparable par son concepte de synchronicité. En conclusion rien n'est bon ou mauvais.

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  39. je reviens sur le stress. Fin du cleaning day du labo (très instructif sur les comportements individuels et collectifs...). Plus un papier sur mon bureau, je suis perdue pourtant c'est cool un bureau dégagé. Eh bien croyez moi ou pas mais ça me stresse d'abord parce que je ne m'y retrouve pas et ensuite parce que je ne sais pas comment arriver à garder cet ordre magnifique.

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  40. Joli conflit psychologique qui peut pousser à devenir obsessionnelle. Pourquoi vouloir garder un ordre dans lequel on ne "se retrouve pas" (ce qui veut "ce n'est pas moi") ?

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  41. Et pourtant les "clean desk policies" avec contrôles à l'appui deviennent la règle. C'est fou comme le monde du travail a changé en 8 ans. Quand j'étais cadre dans un grand groupe pétrolier, j'avais mon propre bureau, on venait d'interdire de fumer dans les bureaux individuels (je n'ai jamais fumé donc je m'en tappe), pour les cadres sup, on avait un mess...aujourd'hui c'est open space pour tous, avec "bureaux mobiles", "clean desk", le premier arrivé est le premier servi, plus de mess mais une cantine Sodexho qui me fait regretter les manoeuvres pendant le service militaire...

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  42. no comprendo : "ce n'est pas moi" ? pourquoi vouloir garder cet ordre ? c'est quand même bien agréable, voir reposant et puis ça évite les cleaning days !

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  43. Milady : quelle résistance !! l'expresion "ne pas s'y retrouver" à un double sens dont celle de vouloir dire "je ne me retrouve pas moi" donc en gros "ce n'est pas moi".

    Alexis : je te rejoins, c'est une cata. L'open space avait été fort décrié lors d'études américaines dans les années 85/90. Le système avait donc été abandonné. Intervenante dans un grand groupe début 2000 on nous a annoncé qu'on passait en open space. J'ai cru à une grosse blague. Ca n'a pas raté, un an après, le personnel était stressé, l'absentéisme avait augmenté, les gens se sentaient épiés... et la productivité avait baissé (en psycho les études ont montré que la productivité baissait d'environ 25 % en espace décloisonné !). C'est su, connu, il existe donc une volonté de revenir à cela. Quel en est l'enjeu ? A part dépister les plus fragiles pour les virer, je ne vois pas trop.
    Quant aux resto d'entreprise, tout dépend du prix que paye l'entreprise. Même chez Sodexho il existe différents types de restau avec qualité de prestations très différentes.
    Le "clean desk" c'est soi disant parce que ça facilite le travail du personnel qui nettoie. Tu parles...
    Maintenant apparaisse les interdictions de personnalisation du lieu de travail sous prétexte qu'on n'amène pas son "chez soi" au travail, ça déconcentre... Plus de plantes vertes perso, pas de photos, les posters c'est niet, le thermos perso doit être planqué...
    Nos Sociétés suivent des cycles, on voit très bien vers quoi on revient.

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  44. résistance, peut-être, peut-être pas. Il m'arrive de faire plusieurs choses à la fois et d'écrire un peu trop vite...

    Je voulais bien dire "ce n'est pas moi". Mais faut pas s'inquiéter mes crises existentielles sur le rangement sont régulières et de courtes durées : chasser le naturel, il revient au galop. Ceci dit le b... est également source de stress. J'ai horreur de tout ce qui est administratif, comme je ne sais rien ranger au lieu de garder l'essentiel je garde tout en tas. Lorsque j'ai besoin d'un dossier (toujours au dernier moment car je n'aime pas m'occuper de ces tâches)je ne dis pas la montée d'adrénaline car bien évidemment ces dossiers là je ne les retrouve pas. Dans ces moments là je me dis toujours qu'un peu d'ordre serait pas mal. Enfin, je parle de ça comme ça, pas d'importance.

    J'imagine un hyperactif dans un open space, une véritable bombe !

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  45. Et oui...Pour ce qui est du Clena Desk, il y a un "semi-prétexte" qui est le risque d'espionage industriel ...par le soi-disant personnel de netoyage...On a même des poubelles spéciales où il est impossible de récupérer les documents qui y ont été jettés. Peronnellement, la première fois queje me suis ertrouvé en open space, c'était fin 2005...ça a été une vrai torture. Dans ma mission qui précédait tout justej'étais "à tu et à toi" avec le conseil d'administration, j'avais mon bureau et du jour au lendemain, je me retrouve dans un open space sans fenêtres sur l'extérieur...à 20 dans 50 m²...

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  46. Vergi, est-ce que tu as stp des références des articles psycho sur les effets de l'open space ? C'est pour un ami à qui on a demandé d'étudier cette possibilité. Merci

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  47. http://www.myrhline.com/actualite-rh/l-open-space-est-il-adapte-a-la-societe-francaise.html

    http://mathieuservais.com/docs/Les_Nuisances_sonores_en_open_space-Mathieu_servais.pdf

    http://www.news.qut.edu.au/cgi-bin/WebObjects/News.woa/wa/goNewsPage?newsEventID=23175

    Y a pas mal de choses sur le sujet. Une bonne recherche sur le net devrait être payante surtout sur les sites de thèses (payant). Les études des années 80-90 sont américaines et difficilement trouvables aujourd'hui.

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  48. Merci beaucoup, enfin un discours où on ne me donne pas l'impression d'être responsable de la manière dont agissent les autres ! En gros le discours "mais pourquoi tu prends les choses comme ça, réfléchis sur ce qui t'amène à ressentir ça, bosse là dessus.." Mais merde ! Et les autres ?
    "Avant de vous diagnostiquer dépressif ou avec une faible estime de vous même assurez vous d'abord que vous n'êtes pas entourés de connards."

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