lundi 30 janvier 2012

Le sexe a ses raisons que le coeur n'a pas

Oui Alexis, je confirme, cette fois c'est "sessouel". Tu peux donc rester jusqu'au bout de cet article.

"Son excellence Benar Shah, grand ami de la France, est mort il y a une heure dans les bras de son admirable épouse dans l'ancien château des Ohen Zolern près de Munich. Une mort aussi édifiante que le fût sa vie.
[...]
Oui, ben maintenant que vous m'avez donné la version pour France-Dimanche et la presse du curé, vous pourriez peut-être me donner la vraie non ?
 
Ah mais la voici, assez contrariante. Madame Pauline n'est pas la femme de Benar Shah et son buique de la rue de Chazel n'a rien à voir avec le château fort du défunt."

Tel Félix Faure qui est mort en ayant abusé de ses forces pendant une relation sexuelle, la science s'interroge depuis longtemps sur les risques de décès pendant la sexualité.
Pendant longtemps il a été déconseillé aux cardiaques de faire des efforts physiques. Or sexualité, même passive, et efforts ont parfois des points communs. Surtout en ce qui concerne l'augmentation du rythme cardiaque. On demanda donc aux cardiaques de s'abstenir de toute relation un peu trop excitante, sous entendu : abstinence sexuelle.

La science a cela de bien c'est qu'elle avance. Surtout parfois en fonction du bon sens ou tout simplement en fonction d'effets de mode. Le nombre de personnes atteintes de pathologies cardiaques étant exponentiel, mettre au régime sec un tiers des hommes de plus de 55 ans est devenu un enjeu de santé publique. 

La sexualité redevint donc permise et même conseillée, puisque -contrairement aux idées des 30 années précédentes- les cardiaques se retrouvaient avec un besoin urgent de soumettre leur corps à des efforts physiques pour aller mieux. Sport, sport, sport et même sport en chambre furent fortement recommandés. Avec néanmoins une contrainte : ne pas dépasser entre 150 et 180 pulsations cardiaques en fonction de l'état cardiaque du patient. 
On imagine que ça facilite la tache d'avoir des relations sexuelles tout en testant son pouls toutes les minutes.
Et puis, il faut bien l'avouer, la science continue d'avancer. Ô progrès, ô chercheurs, voila que refont surface quelques décès jusqu'à là passés sous silence. Comme je l'ai écris plus haut, la sexualité est plus que jamais un sport. Plongée, foot, rugby, penis même combat. S'il existe des risques de crises cardiaques au fond de la piscine, il y a les mêmes sous les draps de satin (ou de pilou selon vos moyens).

Les risques diminuent au bout de deux heures de pratique. M'enfin, bon, je voudrais pas paraître rabat-joie (tout juste réaliste) un coït de 2 heures, mesdames n'oubliez pas de prendre un bouquin.

Or vous le savez, tout le paradoxe est là, l'activité sportive régulière est bonne pour le coeur. Donc une activité sexuelle régulière est censée l'être aussi. Quelques chercheurs, bonnes âmes, ont étudié de très très près la sexualité de leurs contemporains et ont réussi à calculer qu'une relation sexuelle serait l'équivalent de la grimpette de deux étages. Attention, veillez à ce que votre relations sexuelle se fasse dans des conditions non stressante et avec votre partenaire habituelle, toute galipette extraconjugale fait monter le stress et vous fait grimper au moins un étage de plus ! Le risque cardiovasculaire augmente !

Alors me direz vous, au vue de tout cela, rien de bien grave.

Détrompez vous braves gens. C'est qu'au bout d'une relation sexuelle normalement il y a...un orgasme ! 
Alors là, c'est la cata catastrophique... un ras de marée qui vous ferait couler un paquebot sur les côtés grecques. 

Or si tout cela n'a pas grande importance chez les sujet jeunes et en bonne santé, c'est une autre histoire chez les sujets âgés surtout s'ils présentent des troubles tels qu'une arythmie cardiaque, une insuffisance cardiaque, une angine de poitrine ou chez ceux ayant déjà fait un infarctus, un pontage...  Et croyez moi ça fait du monde.

Bref, les décès par risques cardiaques lors de relations sexuelles (ou juste après) sont moins rares qu'on le croit surtout chez les "inactifs". 

Et je me suis brutalement demandé si par "inactif", ça voulait dire les mecs qui sont en-dessous...


et ben, c'est pas vrai !





11 commentaires:

  1. Cool, de nouveaux arguments pour inciter mon petit homme à ne pas faire de bêtises à l'extérieur et à faire du sport à la maison...

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  2. Noir sur noir, il n'y a plus d'espoir de lire ce blog ! Au secours !

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  3. C'est comme un sportif pas au courant de sa pathologie cardiaque sous-jacente, l'effort peut entrainer la décompensation. Après, je m'inquièterai moins pour quelqu'un qui est déjà sous traitement ou suivi médical.

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  4. ;-) il n'y avait rien dans tout ceci qui méritait de censurer ton texte en l'écrivant noir sur fond noir. Si?

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  5. Donc du sexe... oui mais pas d'orgasme pour ces messieurs qui ont des problemes cardio vasculaires... C'est ca, j'ai bien compris ?
    Ca peut etre interessant.... :-)
    Lea

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  6. ça va vous paraître stupide mais tout d'un coup je me suis demandée d'où vient l'expression "sessouel", ben oui on l'utilise mais quelle est l'origine ? Donc j'ai regardé sur internet et voilà ce que j'ai trouvé :"Le Harcèlement sessouel tient son nom de la petite ville de Sessou, où la littérature rapporte le premier cas de Harcèlement sessouel en 1852." Et là problème, je ne trouve pas où se situe "la petite ville de Sessou"... ça risque de me turlupiner toute la soirée, alors si vous avez la réponse merci !

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  7. Et le nombre d'assassinats en chambre par orgasme intempestif, hein ? On en parle ?

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  8. "sessouel" est un truc que j'ai utilisé un jour et qui a faini par faire le tour du web.Qui a réellement été le premier utilisateur ? Même pas sûre que ce soit moi... J'aime bien "sessouel" à prononcer avec l'accent hispanique.Tiens en fait est-ce que ça ne viendrait pas de Jules l'Eglise ?

    Zygielle : ben non on n'en parle pas, parce que c'est improuvable.C'était quelque chose qui faisait la une des journaux au 19ème et au début du 20ème siècles parce que justement on déconseillait aux cardiaques d'avoir des relations sexuelles.Accepter d'en avoir revenait donc soit à un suicide soit à un assassinat par la tentatrice.Mais aujourd'hui, du fait que cela est préconisé, on dira "il aura tiré la vie jusqu'à la dernière goutte, amen".

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  9. C'est justement ça qui est formidable : c'est improuvable. Si j'avais des... (ah non, on ne dit pas ça) je serais devenue épouse à répétition de cacochymes argentés et sériale killeuse sessouelle. Avant, j'aurais soigné l'athérosclérose de mes victimes à grands coups de cuisine au beurre (prérequis nécessaire au crime parfait).

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  10. Aaah "Les Barbouzes" que du bonheur ! Je confirme tes dires de manière pragmatique. J'avais un ami qui est décédé d'une triple rupture d'anévrisme suite à un coït, avec sa légitime pourtant. Faut pas demander s’il avait été en train de la tromper :-)

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